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Bac Terminale Spé Maths : Métropole 2023, Sujet 2

Session 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane, Sujet 2 · Spécialité mathématiques, 4 exercices, 4 heures.

Exercice 1 (QCM) 5 points

1.Dans un jeu vidéo en ligne, chaque joueur choisit un monde A ou un monde B avant de jouer une partie. On sait que P(A)=\dfrac{2}{5}, que la probabilité de gagner sachant que le joueur a choisi le monde A est P_A(G)=\dfrac{7}{10}, et que la probabilité de gagner la partie (tous mondes confondus) est P(G)=\dfrac{12}{25}. Quelle est la probabilité que le joueur choisisse le monde A et gagne la partie ?

\begin{aligned}P(A\cap G) &= P(A)\times P_A(G) \\ &= \dfrac{2}{5}\times\dfrac{7}{10} \\ &= \dfrac{14}{50} \\ &= \dfrac{7}{25}\end{aligned} Donc, la réponse est c.

2.Quelle est la probabilité P_B(G) de gagner sachant que le joueur a choisi le monde B ?

Les évènements A et B étant complémentaires, \begin{aligned}P(B) &= 1-P(A) \\ &= 1-\dfrac{2}{5} \\ &= \dfrac{3}{5}\end{aligned}
D'après la formule des probabilités totales, P(G) = P(A\cap G)+P(B\cap G), donc \begin{aligned}P(B\cap G) &= P(G)-P(A\cap G) \\ &= \dfrac{12}{25}-\dfrac{7}{25} \\ &= \dfrac{5}{25} \\ &= \dfrac{1}{5}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}P_B(G) &= \dfrac{P(B\cap G)}{P(B)} \\ &= \dfrac{\frac{1}{5}}{\frac{3}{5}} \\ &= \dfrac{1}{5}\times\dfrac{5}{3} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned} Donc, la réponse est b.

3.Un joueur enchaîne 10 parties, assimilées à des tirages indépendants avec remise, avec une probabilité de gain de \dfrac{12}{25} à chaque partie. Quelle est la probabilité, arrondie au millième, qu'il gagne exactement 6 parties ?

Le nombre X de parties gagnées sur les 10 suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=\dfrac{12}{25}.
\begin{aligned}P(X=6) &= \dbinom{10}{6}\times\left(\dfrac{12}{25}\right)^{6}\times\left(\dfrac{13}{25}\right)^{4} \\ &\approx 0{,}188\end{aligned} (calculatrice). Donc, la réponse est c.

4.Pour un entier naturel n, la probabilité arrondie au millième que le joueur gagne au plus n parties vaut 0{,}207. Quelle est la valeur de n ?

En testant les valeurs à la calculatrice avec la loi de X ci-dessus, on trouve P(X\leqslant 3)\approx 0{,}207. Donc, la réponse est b (n=3).

5.Quelle est la probabilité que le joueur gagne au moins une partie sur les 10 ?

L'évènement contraire de « gagner au moins une partie » est « ne gagner aucune partie », c'est-à-dire X=0.
\begin{aligned}P(X\geqslant 1) &= 1-P(X=0) \\ &= 1-\dbinom{10}{0}\left(\dfrac{12}{25}\right)^{0}\left(\dfrac{13}{25}\right)^{10} \\ &= 1-\left(\dfrac{13}{25}\right)^{10}\end{aligned} Donc, la réponse est d.

Exercice 2 5 points

PartieA ; 1. Des biologistes suivent une population d'insectes qui compte 100 000 individus au départ. En laboratoire, sans prédateur, cette population augmente de 60 % chaque mois. On modélise le nombre d'insectes, en millions, au bout de n mois par une suite (u_n) avec u_0=0{,}1. Justifier que, pour tout entier naturel n, {u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n}}.

Augmenter de 60 % chaque mois revient à multiplier l'effectif par 1+\dfrac{60}{100} = 1{,}6 d'un mois sur l'autre : la suite (u_n) est donc géométrique de raison q=1{,}6 et de premier terme u_0=0{,}1.
Or le terme général d'une suite géométrique est u_n = u_0\times q^{n}. Donc, la réponse est {u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n}} pour tout entier naturel n.

PartieA ; 2. Déterminer la limite de la suite (u_n).

Comme 1{,}6>1, on a \lim\limits_{n\to+\infty} 1{,}6^{n} = +\infty, donc \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty} u_n &= \lim\limits_{n\to+\infty} 0{,}1\times 1{,}6^{n} \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieA ; 3. En résolvant une inéquation, déterminer le plus petit entier naturel n à partir duquel u_n>0{,}4.

u_n>0{,}4 \iff 0{,}1\times 1{,}6^{n}>0{,}4 \iff 1{,}6^{n}>4.
En passant au logarithme népérien, qui est strictement croissant : 1{,}6^{n}>4 \iff n\ln(1{,}6)>\ln(4) \iff n>\dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)} (l'inégalité garde son sens car \ln(1{,}6)>0).
Or \dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)}\approx 2{,}946. Donc, la réponse est n=3.

PartieA ; 4. Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel (qui impose de ne pas dépasser 400 000 insectes) sera-t-il préservé ?

Comme u_3>0{,}4, le nombre d'insectes dépasse 400 000 dès le 3e mois selon ce modèle : l'équilibre du milieu naturel n'est donc pas préservé.

PartieB ; 1. Un second modèle, tenant compte des contraintes du milieu, définit une suite (v_n) par v_0=0{,}1 et, pour tout entier naturel n, {v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2}} (nombre d'insectes en millions). Déterminer le nombre d'insectes au bout d'un mois.

\begin{aligned}v_1 &= 1{,}6\times v_0 - 1{,}6\times v_0^{2} \\ &= 1{,}6\times 0{,}1 - 1{,}6\times 0{,}01 \\ &= 0{,}16-0{,}016 \\ &= 0{,}144\end{aligned} Donc, la réponse est 144 000 insectes.

PartieB ; 2.a On considère la fonction f définie sur \left[0~;~\dfrac12\right] par f(x) = 1{,}6x-1{,}6x^{2}. Résoudre l'équation f(x)=x.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff 1{,}6x-1{,}6x^{2} = x \\ &\iff 0{,}6x-1{,}6x^{2} = 0 \\ &\iff x(0{,}6-1{,}6x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou 0{,}6-1{,}6x=0, c'est-à-dire \begin{aligned}x &= \dfrac{0{,}6}{1{,}6} \\ &= \dfrac{3}{8}\end{aligned}
Ces deux valeurs appartiennent bien à \left[0~;~\dfrac12\right]. Donc, la réponse est : l'équation f(x)=x admet deux solutions, 0 et \dfrac{3}{8}.

PartieB ; 2.b Montrer que f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

f'(x) = 1{,}6-1{,}6\times 2x = 1{,}6(1-2x).
Pour x\in\left[0~;~\dfrac12\right], on a x\leqslant\dfrac12, donc {2x\leqslant 1} et donc 1-2x\geqslant 0, d'où f'(x)\geqslant 0.
Donc, la réponse est : f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

PartieB ; 3.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12}.

Initialisation : v_0=0{,}1 et v_1=0{,}144 (question précédente), donc {0\leqslant v_0\leqslant v_1\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12} pour un entier n donné. Comme f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right] (question 2.b), on peut appliquer f aux trois membres de l'encadrement : {f(0)\leqslant f(v_n)\leqslant f(v_{n+1})\leqslant f\left(\dfrac12\right)}.
Or f(0)=0, f(v_n)=v_{n+1}, {f(v_{n+1})=v_{n+2}} et \begin{aligned}f\left(\dfrac12\right) &= 1{,}6\times\dfrac12-1{,}6\times\dfrac14 \\ &= 0{,}8-0{,}4 \\ &= 0{,}4\end{aligned}
On obtient donc {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant 0{,}4}, et comme 0{,}4\leqslant\dfrac12, cela entraîne {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel n.

PartieB ; 3.b Montrer que la suite (v_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant v_{n+1} : la suite (v_n) est croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant\dfrac12 : la suite (v_n) est majorée par \dfrac12.
Une suite croissante et majorée converge, d'après le théorème de la convergence monotone. Donc, la réponse est : (v_n) converge.

PartieB ; 3.c On note \ell la limite de (v_n), solution de f(x)=x. Déterminer la valeur de \ell et conclure sur la préservation de l'équilibre du milieu naturel.

La suite (v_n) est croissante de limite \ell, donc tous ses termes sont inférieurs ou égaux à \ell ; en particulier v_1\leqslant\ell, soit 0{,}144\leqslant\ell, donc \ell\neq 0.
Comme \ell est solution de f(x)=x, elle vaut donc nécessairement \dfrac{3}{8} (l'autre solution possible étant 0, exclue). Donc \begin{aligned}\ell &= \dfrac{3}{8} \\ &= 0{,}375\end{aligned}
Pour tout n, \begin{aligned}v_n &\leqslant \ell \\ &= 0{,}375\end{aligned} donc le nombre d'insectes restera toujours inférieur à 375 000, valeur qui ne dépasse jamais le seuil de 400 000. Donc, la réponse est : selon ce second modèle, l'équilibre du milieu naturel sera préservé.

PartieB ; 4.a On donne la fonction Python ci-dessous, qui simule l'évolution de (v_n) à partir de v_0=0{,}1 tant que v<a.

  • def seuil(a) : v = 0.1
  • n = 0
  • while v < a :
  • v = 1.6*v - 1.6*v*v
  • n = n + 1
  • return n

PartieB ; 4.b Qu'observe-t-on si l'on exécute seuil(0.4) ?

La fonction seuil(a) renvoie le premier rang n à partir duquel v_n\geqslant a. Or on a montré que v_n\leqslant 0{,}375 pour tout n : il n'existe donc aucun rang n pour lequel v_n\geqslant 0{,}4. Donc, la réponse est : le programme ne s'arrête jamais (boucle infinie).

PartieB ; 4.c Déterminer la valeur renvoyée par seuil(0.35) et interpréter ce résultat.

À la calculatrice, en itérant {v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2}} à partir de v_0=0{,}1, on obtient v_5\approx 0{,}338<0{,}35 et \begin{aligned}v_6 &\approx 0{,}358 \\ &\geqslant 0{,}35\end{aligned}
Donc, la réponse est : seuil(0.35) renvoie 6, ce qui signifie que c'est au bout du 6e mois que le nombre d'insectes dépasse pour la première fois 350 000, selon ce second modèle.

Exercice 3 5 points

1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé, le plan \mathcal{P}_1 a pour équation cartésienne 2x+y-z+2=0. Donner les coordonnées d'un vecteur normal \vec{n_1} à \mathcal{P}_1.

Les coefficients de x, y et z dans l'équation cartésienne d'un plan donnent directement les coordonnées d'un vecteur normal à ce plan. Donc, la réponse est \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}.

1.bLe plan \mathcal{P}_2 passe par B(1 ; 1 ; 2) et admet pour vecteur normal \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}. Sachant que deux plans sont perpendiculaires lorsqu'un vecteur normal à l'un est orthogonal à un vecteur normal à l'autre, montrer que \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.

\begin{aligned}\vec{n_1}\cdot\vec{n_2} &= 2\times 1 + 1\times(-1) + (-1)\times 1 \\ &= 2-1-1 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \vec{n_1} et \vec{n_2} sont donc orthogonaux. Donc, la réponse est : les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.

2.aDéterminer une équation cartésienne du plan \mathcal{P}_2.

Le plan \mathcal{P}_2 admet \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} pour vecteur normal, donc son équation cartésienne est de la forme {x-y+z+d=0}, où d est une constante réelle à déterminer.
Le point B(1 ; 1 ; 2) appartient à \mathcal{P}_2, donc ses coordonnées vérifient l'équation : 1-1+2+d=0, soit d=-2.
Donc, la réponse est : \mathcal{P}_2 a pour équation cartésienne x-y+z-2=0.

2.bOn note \Delta la droite de représentation paramétrique x=0, y=-2+t, z=t (avec t\in\mathbb{R}). Montrer que \Delta est l'intersection des plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.

Les points de l'intersection de \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont les triplets (x~;~y~;~z) vérifiant simultanément 2x+y-z+2=0 et x-y+z-2=0.
En additionnant les deux équations, les termes en y et z s'éliminent partiellement : \begin{aligned}(2x+y-z+2)+(x-y+z-2) &= 3x \\ &= 0\end{aligned} donc x=0.
En reportant x=0 dans la deuxième équation : 0-y+z-2=0, soit {y=z-2}. En posant z=t (réel quelconque), on obtient x=0, y=-2+t, z=t, ce qui est exactement la représentation paramétrique de \Delta.
Donc, la réponse est : \mathcal{P}_1\cap\mathcal{P}_2 = \Delta.

3.aOn considère le point A(1 ; 1 ; 1), qui n'appartient ni à \mathcal{P}_1 ni à \mathcal{P}_2, et H le projeté orthogonal de A sur \Delta. Les points de \Delta sont notés M_t(0~;~-2+t~;~t). Montrer que, pour tout réel t, {\mathrm{AM}_t = \sqrt{2t^2-8t+11}}.

\begin{aligned}\mathrm{AM}_t^{2} &= (0-1)^2+(-2+t-1)^2+(t-1)^2 \\ &= (-1)^2+(t-3)^2+(t-1)^2\end{aligned}
= 1+(t^2-6t+9)+(t^2-2t+1) = 2t^2-8t+11.
Une longueur étant positive, {\mathrm{AM}_t = \sqrt{\mathrm{AM}_t^{2}}}. Donc, la réponse est {\mathrm{AM}_t = \sqrt{2t^2-8t+11}}.

3.bEn déduire que \mathrm{AH}=\sqrt{3}.

Le point H, projeté orthogonal de A sur \Delta, est le point de \Delta le plus proche de A : la longueur AH est donc le minimum des longueurs \mathrm{AM}_t pour t décrivant \mathbb{R}, ce qui revient à minimiser 2t^2-8t+11.
Cette expression est un trinôme du second degré de coefficient dominant a=2>0 : son minimum est atteint en \begin{aligned}t &= -\dfrac{b}{2a} \\ &= -\dfrac{-8}{2\times2} \\ &= 2\end{aligned}
Ce minimum vaut \begin{aligned}2\times2^2-8\times2+11 &= 8-16+11 \\ &= 3\end{aligned} Donc, la réponse est \mathrm{AH}=\sqrt{3}.

4.aOn note \mathcal{D}_1 la droite orthogonale à \mathcal{P}_1 passant par A, et H_1 le projeté orthogonal de A sur \mathcal{P}_1. Déterminer une représentation paramétrique de \mathcal{D}_1.

La droite \mathcal{D}_1 est orthogonale au plan \mathcal{P}_1, donc le vecteur normal \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} à \mathcal{P}_1 dirige \mathcal{D}_1 ; celle-ci passe de plus par A(1 ; 1 ; 1).
Donc, la réponse est : \mathcal{D}_1 a pour représentation paramétrique x=1+2t, y=1+t, {z=1-t}, avec t\in\mathbb{R}.

4.bEn déduire que H_1 a pour coordonnées \left(-\dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).

Le point H_1 est l'intersection de \mathcal{D}_1 et \mathcal{P}_1 : ses coordonnées vérifient à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D}_1 et l'équation de \mathcal{P}_1.
En reportant x=1+2t, y=1+t, {z=1-t} dans 2x+y-z+2=0 : {2(1+2t)+(1+t)-(1-t)+2=0}, soit {2+4t+1+t-1+t+2=0}, c'est-à-dire 6t+4=0, donc t=-\dfrac{2}{3}.
On en déduit \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac23\right) \\ &= 1-\dfrac43 \\ &= -\dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned} et \begin{aligned}z &= 1+\dfrac23 \\ &= \dfrac53\end{aligned}
Donc, la réponse est : \mathrm{H_1}\left(-\dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).

5.Soit H_2 le projeté orthogonal de A sur \mathcal{P}_2 ; on admet que \mathrm{H_2}\left(\dfrac43~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right) et que \mathrm{H}(0~;~0~;~2). Montrer que le quadrilatère AH_1HH_2 est un rectangle.

Les coordonnées du vecteur \overrightarrow{\mathrm{AH_1}} sont \begin{pmatrix}-\frac13-1 \\ \frac13-1 \\ \frac53-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\frac43 \\ -\frac23 \\ \frac23\end{pmatrix}.
Les coordonnées du vecteur \overrightarrow{\mathrm{H_2H}} sont \begin{pmatrix}0-\frac43 \\ 0-\frac23 \\ 2-\frac43\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\frac43 \\ -\frac23 \\ \frac23\end{pmatrix}.
Les vecteurs \overrightarrow{\mathrm{AH_1}} et \overrightarrow{\mathrm{H_2H}} étant égaux, le quadrilatère AH_1HH_2 est un parallélogramme.
La droite (AH_1) est orthogonale au plan \mathcal{P}_1 (car incluse dans \mathcal{D}_1), et H_1 appartient à \mathcal{P}_1 ; donc (AH_1) est orthogonale à toute droite de \mathcal{P}_1 passant par H_1, en particulier à la droite (H_1H), puisque H appartient à \Delta\subset\mathcal{P}_1.
Le parallélogramme AH_1HH_2 possède donc un angle droit en H_1. Donc, la réponse est : AH_1HH_2 est un rectangle.

Exercice 4 5 points

1.aOn considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(1+e^{-x}\right). Déterminer la limite de f en -\infty.

Quand x\to-\infty, -x\to+\infty donc {e^{-x}\to+\infty} (limite usuelle de l'exponentielle), donc 1+e^{-x}\to+\infty.
Or \lim\limits_{X\to+\infty}\ln(X)=+\infty. Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.

1.bDéterminer la limite de f en +\infty et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x\to+\infty, e^{-x}\to0 donc {1+e^{-x}\to1}, et \begin{aligned}\lim\limits_{X\to1}\ln(X) &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0. Graphiquement, cela signifie que la courbe \mathcal{C} de f admet l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) pour asymptote horizontale en +\infty.

1.cOn admet que f est dérivable sur \mathbb{R}. Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout réel x, f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

f est de la forme \ln(u) avec {u(x)=1+e^{-x}} et u'(x)=-e^{-x} ; sa dérivée est donc f'(x)=\dfrac{u'(x)}{u(x)} = \dfrac{-e^{-x}}{1+e^{-x}}.
En multipliant numérateur et dénominateur par e^{x} : f'(x) = \dfrac{-e^{-x}\times e^{x}}{(1+e^{-x})\times e^{x}} = \dfrac{-1}{e^{x}+1}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

1.dDresser le tableau de variations complet de f sur \mathbb{R}.

Pour tout réel x, e^{x}>0, donc 1+e^{x}>0 et f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}<0 : la fonction f est strictement décroissante sur \mathbb{R}.
Avec les limites établies aux questions précédentes (+\infty en -\infty et 0 en +\infty), on obtient le tableau : f'(x) est négatif sur \mathbb{R}, et f décroît strictement de +\infty (en -\infty) vers 0 (en +\infty), sans jamais atteindre 0.

2.aOn note T_0 la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse 0. Déterminer une équation de T_0.

La tangente en un point d'abscisse a a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a) ; ici a=0.
\begin{aligned}f(0) &= \ln\left(1+e^{0}\right) \\ &= \ln(2)\end{aligned} et f'(0) = \dfrac{-1}{1+e^{0}} = -\dfrac12.
Donc, la réponse est : T_0 a pour équation y=-\dfrac12x+\ln(2).

2.bMontrer que f est convexe sur \mathbb{R}.

f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}} ; en dérivant à nouveau, avec u(x)=-1 (constante) et {v(x)=1+e^{x}} : f''(x) = \dfrac{-v'(x)\times(-1)}{v(x)^2}\times(-1), plus simplement f''(x)=\dfrac{0-(-1)\times e^{x}}{(1+e^{x})^2} = \dfrac{e^{x}}{(1+e^{x})^2}.
Pour tout réel x, e^{x}>0 et (1+e^{x})^2>0, donc f''(x)>0. Donc, la réponse est : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.cEn déduire que, pour tout réel x, {f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2)}.

Comme f est convexe sur \mathbb{R}, sa courbe représentative \mathcal{C} est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de T_0. Donc, la réponse est : pour tout réel x, {f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2)}.

3.aPour un réel a\neq0, on note M_a(-a~;~f(-a)) et N_a(a~;~f(a)) deux points de \mathcal{C}. Montrer que, pour tout réel x, {f(x)-f(-x)=-x}.

\begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(1+e^{-x}\right)-\ln\left(1+e^{x}\right) \\ &= \ln\left(\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}}\right)\end{aligned} (propriété \ln(a)-\ln(b)=\ln\left(\frac{a}{b}\right)).
En factorisant le numérateur par e^{-x} : 1+e^{-x} = e^{-x}\left(e^{x}+1\right), donc \begin{aligned}\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}} &= \dfrac{e^{-x}(1+e^{x})}{1+e^{x}} \\ &= e^{-x}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(e^{-x}\right) \\ &= -x\end{aligned}

3.bEn déduire que les droites T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Le coefficient directeur de la droite (M_aN_a) est \dfrac{y_{N_a}-y_{M_a}}{x_{N_a}-x_{M_a}} = \dfrac{f(a)-f(-a)}{a-(-a)}.
D'après la question précédente appliquée en x=a, f(a)-f(-a)=-a, donc ce coefficient vaut \dfrac{-a}{2a} = -\dfrac12.
Or T_0 a pour coefficient directeur -\dfrac12 (question 2.a). Les deux droites ayant le même coefficient directeur, donc, la réponse est : T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Corrigé rédigé par Logimaths à partir du sujet officiel du Ministère de l'Éducation nationale (éduscol.education.gouv.fr).