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22 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On étudie le fonctionnement d'un système de chauffage installé dans une pièce.

Ce système se déclenche automatiquement dès que la température de la pièce est inférieure ou égale à 18 °C (degrés Celsius), et s'éteint lorsqu'elle atteint 20 °C.

Partie A : Phase de chauffage Pour une température de la pièce variant de 18 °C à 20 °C, le système de chauffage fonctionne en continu. La température de la pièce augmente progressivement.

Dans cette partie, on modélise la température de la pièce, en degré Celsius, à l'instant t, exprimé en dizaines de minutes, par une fonction T définie sur [0 ;+\infty[.

On admet que la fonction T est :

  • dérivable sur [0 ;+\infty[;
  • solution de l'équation différentielle (E):\quad y'=-0,035 y+0,91y est une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0 ;+\infty[.

On note T' la fonction dérivée de la fonction T.

On suppose qu'au début de l'étude, la température de la pièce est de 18 °C.

Ainsi T(0)=18.

  1. Donner les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0 ; +\infty[.
  2. En déduire que, pour tout nombre réel t appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[, on a : T(t)=26-8 \e^{-0,035 t}.
  3. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps la pièce atteindra la température de 20 °C.

    On exprimera le résultat en heures et minutes arrondi à la minute.
  4. Si une panne du système de chauffage l'empêche de s'éteindre lorsque la température de la pièce atteint 20 °C, la température de la pièce pourra-t-elle dépasser 28 °C selon ce modèle ?

    Justifier.

Partie B: Phase de refroidissement Lorsque la pièce atteint la température de 20 °C, le système de chauffage s'éteint et la pièce refroidit.

On modélise la température de la pièce par la suite (u_{n}) définie par u_{0}=20 et pour tout entier naturel n : u_{n+1}=0,965 u_{n}+0,35+0,07 \e^{-0,1 n} ,n est un nombre entier exprimant le temps écoulé en dizaines de minutes.

  1. Montrer que u_{1}=19,72.
  2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_{n}>10.

On admet que la suite (u_{n}) est décroissante.

  1. En déduire que la suite (u_{n}) est convergente.
  2. On note \ell la limite de la suite \left(u_{n}\right).

    1. Justifier que cette limite est solution de l'équation x=0,965 x+0,35.
    2. Déterminer \ell et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  3. On rappelle que le système de chauffage se met en marche automatiquement dès que la température de la pièce, est inférieure ou égale à 18 °C.
    1. Recopier et compléter les lignes 4,5 et 6 du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie le nombre de dizaines de minutes à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.
      1.	 def marche() :
      2.	    n = 0
      3.	    u = 20
      4.	    while ... :
      5.	       u = ...
      6.	       n = ...
      7.	    return n
    2. Déterminer le temps, en dizaines de minutes, à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.
Voir la correction

A.1Donner les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,035y + 0,91 sur [0 ; +\infty[.

(E) est une équation différentielle linéaire du premier ordre de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}035 et b = 0{,}91.
La solution constante particulière vérifie 0 = -0{,}035 y_p + 0{,}91, soit \begin{aligned}y_p &= \dfrac{0{,}91}{0{,}035} \\ &= 26\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto K e^{-0{,}035t} + 26, où K est une constante réelle.

A.2En déduire que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, T(t) = 26 - 8e^{-0{,}035t}.

D'après la question précédente, T(t) = K e^{-0{,}035t} + 26.
Comme T(0) = 18 : K e^{0} + 26 = 18, soit \begin{aligned}K &= 18 - 26 \\ &= -8\end{aligned}
Donc, pour tout t \in [0 ; +\infty[, T(t) = -8e^{-0{,}035t} + 26 = 26 - 8e^{-0{,}035t}.

A.3Déterminer au bout de combien de temps la pièce atteindra 20^{\circ}C (en heures et minutes, arrondi à la minute).

On résout T(t) = 20 : 26 - 8e^{-0{,}035t} = 20, soit 8e^{-0{,}035t} = 6, soit e^{-0{,}035t} = 0{,}75.
-0{,}035t = \ln(0{,}75), donc \begin{aligned}t &= \dfrac{-\ln(0{,}75)}{0{,}035} \\ &\approx 8{,}22\end{aligned} dizaines de minutes, soit environ 82,2 minutes.
82{,}2 minutes \approx 1 h 22 min.

A.4Si le système ne s'éteignait pas à 20^{\circ}C, la température pourrait-elle dépasser 28^{\circ}C selon ce modèle ?

Pour tout t \geq 0, e^{-0{,}035t} > 0, donc T(t) = 26 - 8e^{-0{,}035t} < 26.
La température modélisée par T reste donc toujours strictement inférieure à 26^{\circ}C, quelle que soit la durée de chauffe.
Non, selon ce modèle, la température de la pièce ne pourra jamais dépasser 28^{\circ}C (elle ne dépasse même jamais 26^{\circ}C).

B.1Montrer que u1 = 19,72.

u_1 = 0{,}965 \times u_0 + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1 \times 0} = 0{,}965 \times 20 + 0{,}35 + 0{,}07 \times 1 = 19{,}3 + 0{,}35 + 0{,}07 = 19,72.

B.2Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a un > 10.

Initialisation : u_0 = 20 > 10, la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que u_n > 10 pour un entier n donné. Montrons que u_{n+1} > 10.
u_{n+1} = 0{,}965 u_n + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1n}. Comme u_n > 10, on a 0{,}965 u_n > 9{,}65.
De plus, 0{,}07e^{-0{,}1n} > 0 pour tout n (une exponentielle est toujours strictement positive).
Donc u_{n+1} > 9{,}65 + 0{,}35 + 0 = 10 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, on a u_n > 10.

B.3En déduire que la suite (un) est convergente.

La suite (u_n) est décroissante (admis dans l'énoncé) et minorée par 10 (question précédente) : d'après le théorème de convergence monotone, la suite (u_n) est convergente.

B.4.aJustifier que la limite \ell est solution de l'équation x = 0,965x + 0,35.

Comme (u_n) converge vers \ell, la suite (u_{n+1}) converge aussi vers \ell.
De plus, e^{-0{,}1n} \to 0 quand n \to +\infty.
En passant à la limite dans la relation u_{n+1} = 0{,}965 u_n + 0{,}35 + 0{,}07e^{-0{,}1n}, on obtient \ell = 0{,}965\ell + 0{,}35.

B.4.bDéterminer \ell et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

\ell - 0{,}965\ell = 0{,}35, soit 0{,}035\ell = 0{,}35, soit \ell = \dfrac{0{,}35}{0{,}035} = 10.
Interprétation : si le chauffage ne se remettait jamais en marche, la température de la pièce se rapprocherait indéfiniment de 10^{\circ}C sans jamais l'atteindre.

B.5.aRecopier et compléter les lignes 4, 5 et 6 du programme Python pour qu'il renvoie le nombre de dizaines de minutes à partir duquel le chauffage se remet en marche.

  • Ligne 4 : while u > 18 :
  • Ligne 5 : u = 0.965*u + 0.35 + 0.07*math.exp(-0.1*n)
  • Ligne 6 : n = n + 1

B.5.bDéterminer le temps, en dizaines de minutes, à partir duquel le système de chauffage se remettra en marche.

En calculant successivement les termes de la suite, on obtient u_7 \approx 18{,}14 (encore supérieur à 18) puis u_8 \approx 17{,}90 (inférieur à 18).
Le chauffage se remet donc en marche à partir de n = 8 dizaines de minutes, soit 80 minutes (1 h 20 min) après le début du refroidissement.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un bassin destiné à l'élevage des truites contient 30000 litres d'eau, régulièrement renouvelée.

Pour vérifier la présence éventuelle de substances polluantes dans le bassin, on procède à des analyses régulières.

On étudie dans les deux parties ci-dessous un cas de contamination de l'eau par une substance polluante à l'aide de deux modèles différents.

Les deux parties sont indépendantes.

Partie A : modèle discret

On note V_{n} le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin, n heures après le début du phénomène de pollution.

On a ainsi V_{0}=0.

On admet que pour tout entier naturel n, V_{n+1}=0,995 V_{n}+6.

  1. Calculer V_{1} et V_{2}.
  2. Recopier et compléter le programme ci-contre pour qu'il renvoie le volume en litre de substance polluante présente dans le bassin après n heures.
  3. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, V_{n} \leqslant\quad V_{n+1} \leqslant\quad 1200.

    def volume(n):
       v = ...
       for k in range(n):
          v = ...
       return v
  4. Justifier que la suite (V_{n}) converge, et calculer sa limite.

Partie B : modèle continu

On note v(t) le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin à l'instant t, en heure.

On admet que la fonction v est définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[, et on note v' sa fonction dérivée.

On considère que le phénomène de pollution débute au temps t=0; ainsi v(0) = 0.

On admet que la fonction v est solution de l'équation différentielle :

(E) :\quad y'=-0,005 y+6,

y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

\begin{enumerate} \item \begin{enumerate} \item Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[. \item Montrer que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

v(t)=1200\left(1-\e^{-0,005 t}\right).

\item Calculer la limite de v en +\infty.

\item Déterminer le sens de variation de la fonction v sur l'intervalle [0 ;+\infty[. \end {enumerate} \item Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin nécessite un nettoyage complet.

Selon ce modèle, le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage?

\item Pour pouvoir dépolluer rapidement le bassin et éviter de lourdes conséquences sur l'élevage, il est préconisé que le volume de la substance polluante ne dépasse pas 50 litres.

Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume de la substance dépasse 50 litres dans le bassin.

En donner la valeur en heure et minute, arrondie à la minute. \end{enumerate}

Voir la correction

A.1Calculer V1 et V2 (V0 = 0, Vn+1 = 0,995 Vn + 6).

V_1 = 0{,}995 \times 0 + 6 = 6 litres.
V_2 = 0{,}995 \times 6 + 6 = 5{,}97 + 6 = 11,97 litres.

A.2Recopier et compléter le programme Python pour qu'il renvoie le volume après n heures.

  • def volume(n) :
  • Ligne 2 : v = 0
  • Ligne 3 : for k in range(n) :
  • Ligne 4 : v = 0.995*v + 6
  • Ligne 5 : return v

A.3Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, Vn \leq Vn+1 \leq 1200.

Initialisation : V_0 = 0 et V_1 = 6 (question 1), donc V_0 \leq V_1 \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200 pour un entier n donné.
Comme 0{,}995 > 0, on peut multiplier chaque membre : 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 0{,}995 \times 1\,200, soit 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 1\,194.
En ajoutant 6 partout : 0{,}995V_n + 6 \leq 0{,}995V_{n+1} + 6 \leq 1\,200, c'est-à-dire V_{n+1} \leq V_{n+2} \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200.

A.4Justifier que la suite (Vn) converge, et calculer sa limite.

D'après la question précédente, la suite (V_n) est croissante et majorée par 1\,200.
D'après le théorème de convergence monotone, la suite (V_n) converge vers une limite \ell.
La fonction associée à la récurrence, x \mapsto 0{,}995x + 6, est continue (fonction affine), donc \ell est solution de l'équation x = 0{,}995x + 6.
\begin{aligned}0{,}005x = 6 &\Leftrightarrow x = \dfrac{6}{0{,}005} \\ &\Leftrightarrow x = 1\,200\end{aligned}
La suite (V_n) converge donc vers 1 200 : le volume de substance polluante se stabilise autour de 1 200 litres.

B.1.aDéterminer les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,005y + 6 sur [0 ; +\infty[.

(E) est de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}005 et b = 6. Sa solution particulière constante est \begin{aligned}y_p &= -\dfrac{b}{a} \\ &= \dfrac{6}{0{,}005} \\ &= 1\,200\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto Ce^{-0{,}005t} + 1\,200, où C est une constante réelle.

B.1.bMontrer que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, v(t) = 1200(1 - e^{-0,005t}).

Comme v(0) = 0 : Ce^{0} + 1\,200 = 0, donc C = -1\,200.
v(t) = -1\,200e^{-0{,}005t} + 1\,200 = 1\,200\left(1 - e^{-0{,}005t}\right).

B.1.cCalculer la limite de v en +\infty.

Quand t \to +\infty, e^{-0{,}005t} \to 0, donc v(t) \to 1\,200 \times (1-0) = 1 200.

B.1.dDéterminer le sens de variation de la fonction v sur [0 ; +\infty[.

v'(t) = 1\,200 \times 0{,}005 \times e^{-0{,}005t} = 6e^{-0{,}005t}, toujours strictement positif.
La fonction v est donc strictement croissante sur [0 ; +\infty[.

B.2Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin (30 000 L) nécessite un nettoyage complet. Le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?

Le seuil critique est 0{,}05 \times 30\,000 = 1 500 litres.
La fonction v est strictement croissante et tend vers 1 200 sans jamais l'atteindre : elle est donc toujours strictement inférieure à 1 200, donc à 1 500.
Non, selon ce modèle, le volume de substance polluante n'atteindra jamais le seuil de 1 500 litres : un nettoyage complet ne sera jamais nécessaire.

B.3Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume dépasse 50 litres (en heure et minute, arrondi à la minute).

On résout v(t) = 50 : 1\,200\left(1-e^{-0{,}005t}\right) = 50, soit \begin{aligned}1 - e^{-0{,}005t} &= \dfrac{50}{1\,200} \\ &= \dfrac{1}{24}\end{aligned}
e^{-0{,}005t} = \dfrac{23}{24}, donc -0{,}005t = \ln\left(\dfrac{23}{24}\right).
t = \dfrac{\ln\left(\frac{23}{24}\right)}{-0{,}005} = 200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right) (valeur exacte), soit environ 8,51 heures.
8{,}51 heures \approx 8 h 31 min.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Partie A

Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+\infty[ dont on donne ci-dessous une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère orthogonal.

On note f' sa fonction dérivée.

On précise que:

  • la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente parallèle à l'axe des abscisses au point C d'abscisse 1;
  • la tangente T_{\mathrm{A}} à la courbe \mathcal{C}_f au point A\left(\dfrac{1}{2} ; 0 \right) passe par le point B\left(1 ; \e^{2}\right).
  1. À l'aide du graphique ci-contre :
    1. Donner f'(1).
    2. Donner la solution de l'équation f(x)=0 sur l'intervalle [0~;~3].
  2. Déterminer f'\left(\dfrac{1}{2}\right).

1 1 T A 0 C f A B C

  1. Parmi les trois courbes \mathcal{C}_{1}, \mathcal{C}_{2} et \mathcal{C}_{3} ci-dessous, deux représentent des primitives de la fonction f.

    Indiquer lesquelles et justifier.

    1 1 0 C 1 C 2 C 3

Partie B

Un industriel doit créer un logo représentant la forme ci-contre (Fig. 1).

La dimension de 0,3 \text{cm} indiquée sur la figure est une contrainte imposée par le client.

L'industriel choisit de modéliser le contour de ce logo à l'aide d'une portion de la courbe de la fonction f vue en partie A, et de l'image de cette portion par la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, sur un intervalle [0,5 ; \alpha].

Le nombre \alpha est un réel supérieur à 1 que l'on déterminera dans cette partie.

L'ensemble est représenté graphiquement dans un repère orthonormé (Fig. 2) d'unité 1 cm.

0 , 3cm Fig.1

On admet que la fonction f est définie sur l'intervalle [0 ;+\infty[ par : f(x)=(2 x-1) \e^{-2 x+3}.

    1. Vérifier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[ :

      f(x)=\e^{2} \times \dfrac{2 x-1}{\e^{2 x-1}}.
    2. En déduire la limite de f en +\infty.

      (On pourra poser X = 2x-1).
    1. Montrer que,

      pour tout x de l'intervalle [0 ; +\infty[, f'(x)=(-4 x+4) \e^{-2 x+3}.
    2. Construire le tableau complet des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ;+\infty[.
  1. Justifier que la contrainte imposée par le client se traduit par l'égalité f(\alpha)=0,15.

    Montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans l'intervalle [1 ;+\infty[ qui permette de vérifier cette égalité.

    En donner une valeur arrondie au dixième.

1 1 0 α C f Fig.2

Partie C

On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d'acier suivant la forme du logo représenté par la surface grisée en figure 2 de la partie B.

On précise que cette plaque a une épaisseur de 0,2 \text{cm}.

  1. On considère :

    I=\int_{0,5}^{3,3} f(x)\quad \mathrm{d} x

    À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I arrondie au dixième est égale à 3,6.
  2. On précise que le volume du porte-clé est égal à :

    Aire du logo \times épaisseur de la plaque


    Déterminer le volume du porte-clé en \mathrm{cm}^{3}, arrondi au dixième.
Voir la correction

A.1.aÀ l'aide du graphique, donner f'(1) (la courbe admet une tangente horizontale au point C d'abscisse 1).

La tangente en C (abscisse 1) est parallèle à l'axe des abscisses, donc de coefficient directeur nul : f'(1) = 0.

A.1.bDonner la solution de l'équation f(x) = 0 sur [0 ; 3] (la courbe coupe l'axe des abscisses au point A d'abscisse \dfrac{1}{2}).

La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'au point A, d'abscisse \dfrac{1}{2} : la solution de f(x)=0 sur [0;3] est \dfrac{1}{2}.

A.2Déterminer f'(\dfrac{1}{2}) (la tangente en A(\dfrac{1}{2} ; 0) passe par B(1 ; e^{2})).

f'\left(\dfrac{1}{2}\right) est le coefficient directeur de la tangente en A, c'est-à-dire de la droite (AB) :
\dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A} = \dfrac{e^{2} - 0}{1 - \frac{1}{2}} = 2e^{2}.

A.3Parmi les courbes C1, C2 et C3, indiquer lesquelles représentent des primitives de f.

Deux primitives d'une même fonction diffèrent uniquement d'une constante : leurs courbes se déduisent l'une de l'autre par une translation verticale.
C'est le cas de \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2, qui ont la même forme décalée verticalement.
\mathcal{C}_3 est décroissante là où f est positive (autour de x = 0,5 à 0,7), ce qui est incompatible avec une primitive de f à cet endroit.
Les courbes \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 représentent des primitives de f.

B.1.aVérifier que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{2} \times (2x-1)/e^{2x-1} (avec f(x) = (2x-1)e^{-2x+3}).

On remarque que -2x+3 = -(2x-1)+2, donc e^{-2x+3} = e^{-(2x-1)} \times e^{2}.
\begin{aligned}f(x) &= (2x-1) \times e^{-(2x-1)} \times e^{2} \\ &= e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}}\end{aligned}

B.1.bEn déduire la limite de f en +\infty (on pourra poser X = 2x-1).

Quand x \to +\infty, X = 2x-1 \to +\infty, et par croissances comparées \dfrac{X}{e^{X}} \to 0.
Donc \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0, puis f(x) = e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0.

B.2.aMontrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f'(x) = (-4x+4)e^{-2x+3}.

En dérivant le produit f(x) = (2x-1)e^{-2x+3} :
f'(x) = 2 \times e^{-2x+3} + (2x-1) \times (-2)e^{-2x+3} = \left(2 - 2(2x-1)\right)e^{-2x+3} = (2-4x+2)e^{-2x+3} = (-4x+4)e^{-2x+3}.

B.2.bConstruire le tableau complet des variations de f sur [0 ; +\infty[.

L'exponentielle étant toujours strictement positive, f'(x) est du signe de (-4x+4), positif avant x=1 et négatif après.
f est donc croissante sur [0;1] puis décroissante sur [1;+\infty[.
\begin{aligned}f(0) &= (0-1)e^{3} \\ &= -e^{3}\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= (2-1)e^{1} \\ &= e\end{aligned}
Tableau : f croît de -e^{3} à e sur [0;1], puis décroît de e vers 0 (sans l'atteindre) sur [1;+\infty[.

B.3Justifier que la contrainte du client se traduit par f(\alpha) = 0,15, puis montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans [1 ; +\infty[ vérifiant cette égalité. En donner une valeur arrondie au dixième.

Le point (\alpha ; f(\alpha)) et son symétrique (\alpha ; -f(\alpha)) par rapport à l'axe des abscisses sont distants verticalement de 2f(\alpha).
Cette distance doit valoir 0,3 cm : \begin{aligned}2f(\alpha) &= 0{,}3 \\ &\Leftrightarrow f(\alpha) = 0{,}15\end{aligned}
Sur [1 ; +\infty[, f est continue et strictement décroissante, de \begin{aligned}f(1) &= e \\ &\approx 2{,}7\end{aligned} vers 0 (sans l'atteindre).
Comme {0 < 0{,}15 < e}, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 0,15 admet une unique solution \alpha dans [1 ; +\infty[.
À la calculatrice, on trouve \alpha \approx 3{,}3.

C.1À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I de f entre 0,5 et 3,3 est, arrondie au dixième, égale à 3,6.

On pose u(x) = 2x-1 et v'(x) = e^{-2x+3}, donc u'(x) = 2 et v(x) = -\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}.
\displaystyle I = \left[u(x)v(x)\right]_{0,5}^{3,3} - \int\limits_{0,5}^{3,3} u'(x)v(x)\,dx = \left[-\dfrac{1}{2}(2x-1)e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} + \int\limits_{0,5}^{3,3} e^{-2x+3}\,dx
Le crochet vaut -\dfrac{1}{2}\left(5{,}6e^{-3,6} - 0\right) = -2{,}8e^{-3,6}.
L'intégrale restante vaut \left[-\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} = -\dfrac{1}{2}e^{-3,6} + \dfrac{1}{2}e^{2}.
I = -2{,}8e^{-3,6} - 0{,}5e^{-3,6} + 0{,}5e^{2} = 0{,}5e^{2} - 3{,}3e^{-3,6} \approx 3,6.

C.2Déterminer le volume du porte-clé en cm^{3}, arrondi au dixième (volume = aire du logo \times épaisseur de 0,2 cm).

Le logo est symétrique par rapport à l'axe des abscisses : son aire est le double de l'aire sous la courbe de f entre 0,5 et 3,3, c'est-à-dire \begin{aligned}2I &\approx 2 \times 3{,}6 \\ &= 7{,}2\end{aligned} cm^{2}.
Volume \approx 7{,}2 \times 0{,}2 = 1,4 cm^{3}.

Bac Terminale 2026 : Antilles et Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f_{k} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}k est un réel strictement positif et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On désigne par \mathcal{C}_{k} la représentation graphique de la fonction f_{k} dans un repère orthonormé.

On admet que la fonction f_{k} est deux fois dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

On note f_{k}' sa dérivée première et f_{k}'' sa dérivée seconde.

Partie A : étude d'un premier cas particulier Dans cette partie, on se place dans le cas k=2.

La courbe \mathcal{C}_{2} est représentée sur le graphique ci-dessous.

On précise que :

  • Le point A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_{2};
  • T_{2} est la tangente à la courbe \mathcal{C}_{2} au point A.

    1 1 0 C 2 T 2 A
  1. On considère une primitive F_{2} de la fonction f_{2} sur ] 0 ;+\infty[.

    Avec la précision permise par le graphique, donner les variations de la fonction F_{2} sur l'intervalle ]0 ; 3].
  2. Parmi les trois courbes ci-dessous, indiquer celle qui représente f_{2}' et celle qui représente f_{2}''.

    Justifier.

1 1 0 1 1 0 1 1 0 Courbe1Courbe2Courbe3

Partie B : étude d'un second cas particulier Dans cette partie on se place dans le cas k=1.

On considère la fonction f_{1} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{1}(x)=1-x+\dfrac{1+\ln x}{x}

    1. Montrer que pour tout réel x>0 : f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.
    2. Déterminer la limite de f_{1}'(x) lorsque x tend vers +\infty.
  1. On admet que :
    • l'axe des ordonnées est une asymptote de la courbe de f_{1}';
    • pour tout réel x>0, f_{1}''(x)=\dfrac{2 \ln x-1}{x^{3}}.


    On donne ci-dessous le tableau de variations de f_{1}' sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.

    x f 1 0 e 1 2 +∞ +∞ 1 1 2e 1 1 2e 1 1

    1. Justifier les variations de la fonction f_{1}' sur l'intervalle ]0 ;+\infty[ et la valeur de l'extremum.
    2. Justifier la limite de la fonction f_{1}' en 0.
    3. Montrer qu'il existe une unique solution \alpha à l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      En déduire que f_{1} admet un maximum sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.
    4. Recopier et compléter les pointillés du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie une valeur approchée à 10^{-2} près de la solution \alpha de l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      def d(x) :
         return -1-ln(x)/x**2
      def alpha() :
         u = 0.5
         while d(u) ... 0 :
            u = ...
         return u


      On rappelle que x**2 désigne x^{2}.

Partie C: \boldsymbol{k} quelconque On considère la fonction h définie sur ] 0 ;+\infty[ par h(x)=\dfrac{1+\ln x}{x},

et la fonction H définie sur ] 0 ;+\infty[ par H(x)=\dfrac{1}{2}(1+\ln x)^{2}.

On admet que H est dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

  1. Montrer que la fonction H est une primitive de h.

On rappelle que k est un réel strictement positif et que f_{k} est la fonction définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}

  1. Existe-t-il une valeur de k pour laquelle la valeur moyenne de la fonction f_{k} sur l'intervalle [ 1 ; \e] est égale à 0 ?

    Justifier.
Voir la correction

A.1Donner les variations de F_{2} sur ]0 ; 3].

F_2 est une primitive de f_2, donc ses variations sont données par le signe de f_2. D'après le graphique, F_2 est décroissante sur ]0 ; 0{,}3], croissante sur [0{,}3 ; 2{,}5], puis décroissante sur [2{,}5 ; 3].

A.2Identifier les courbes représentant f_{2}′ et f_{2}″.

f_2 admet un maximum en x \approx 0{,}75 (là où F_2 change de croissante à décroissante) : sa dérivée doit s'y annuler. C'est la courbe 1 qui s'annule vers 0,75 : elle représente f_2'.
Le point A (point d'inflexion de \mathcal{C}_2) est situé vers x \approx 1{,}6 : la dérivée seconde s'y annule. C'est la courbe 2 qui s'annule vers 1,6 : elle représente f_2''.

B.1.aMontrer que f_{1}′(x) = -1 - ln(x)/x^{2}.

f_1 = w + \dfrac{u}{v} avec w(x)=1-x, u(x)=1+\ln x, v(x)=x, donc w'(x)=-1, u'(x)=\dfrac{1}{x}, v'(x)=1.
f_1'(x) = w'(x) + \dfrac{u'(x)v(x)-v'(x)u(x)}{v(x)^{2}} = -1 + \dfrac{1-(1+\ln x)}{x^{2}} = -1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.

B.1.bDéterminer la limite de f_{1}′(x) en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x^{2}} = 0, donc, par somme, \lim\limits_{x \to +\infty} f_1'(x) = -1.

B.2.aJustifier les variations de f_{1}′ et la valeur de l'extremum.

f_1''(x) a le signe de 2\ln x - 1 (car x^{3}>0), positif pour x>e^{\dfrac{1}{2}}.
f_1' est donc décroissante sur ]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}] puis croissante sur [e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty[.
f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\dfrac{\ln(e^{\dfrac{1}{2}})}{e} = -1-\dfrac{1}{2e} : c'est bien la valeur du minimum du tableau.

B.2.bJustifier la limite de f_{1}′ en 0.

Quand x \to 0^+ : -\ln(x) \to +\infty et x^{2} \to 0^+, donc par quotient puis somme, \lim\limits_{x \to 0^+} f_1'(x) = +\infty.

B.2.cMontrer qu'il existe une unique solution \alpha à f_{1}′(x) = 0, puis que f_{1} admet un maximum.

Sur \left]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}\right], f_1' est continue et strictement décroissante, avec \lim\limits_{x\to0^+} f_1'(x) = +\infty > 0 et f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\frac{1}{2e} < 0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f_1'(x)=0 y admet une unique solution.
Sur \left[e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty\right[, f_1' est strictement croissante et tend vers -1, donc reste toujours strictement négative : pas de solution sur cet intervalle.
Il existe donc une unique solution \alpha à f_1'(x)=0 sur ]0;+\infty[, et f_1 admet un maximum en \alpha (signe de f_1' positif puis négatif).

B.2.dCompléter le script Python calculant une valeur approchée de \alpha.

  • Condition de la boucle « while » : while d(u) > 0 :
  • Instruction dans la boucle : u = u + 0.01

C.1Montrer que H est une primitive de h.

H est de la forme \dfrac{1}{2}u^{2} avec u(x)=1+\ln x, donc u'(x)=\dfrac{1}{x}, et H'(x) = u'(x)u(x) = \dfrac{1}{x}(1+\ln x) = h(x).
H est donc bien une primitive de h sur ]0;+\infty[.

C.2Existe-t-il k tel que la valeur moyenne de fₖ sur [1 ; e] soit nulle ?

La valeur moyenne est \begin{aligned}\displaystyle \mu &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e} f_k(x)\,dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e}\left(1-x+kh(x)\right)dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\left[x-\dfrac{x^{2}}{2}+kH(x)\right]_1^{e}\end{aligned}
= \dfrac{1}{e-1}\left(\left(e-\dfrac{e^{2}}{2}+k\dfrac{(1+1)^{2}}{2}\right) - \left(1-\dfrac{1}{2}+k\dfrac{(1+0)^{2}}{2}\right)\right) = \dfrac{2e-e^{2}+3k-1}{2(e-1)}.
\begin{aligned}\mu &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2e-e^{2}+3k-1 = 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{e^{2}-2e+1}{3} \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3}\end{aligned}
Oui, il existe une unique valeur k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3} pour laquelle la valeur moyenne de f_k sur [1;e] est nulle.

Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f définie sur \R par : f(x)=(4 x-4) \e^{-0,5 x}+5 On note \mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

On admet que f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

  1. Montrer que, pour tout x \in \R, f'(x)=(-2 x+6) \e^{-0,5 x}.
  2. Étudier le signe de f'(x) sur \R puis en déduire les variations de la fonction f sur \R.
  3. La courbe \mathcal{C}_{f} admet-elle des points pour lesquels la tangente est horizontale ? Si oui, on précisera les coordonnées exactes de ces éventuels points.
Voir la correction

1.Montrer que, pour tout x, f'(x) = (-2x + 6)e^{-0,5x}.

f(x)=(4x-4)e^{-0{,}5x}+5 est de la forme uv+5 avec u(x)=4x-4, v(x)=e^{-0{,}5x}, donc u'(x)=4, v'(x)=-0{,}5e^{-0{,}5x}.
f'(x) = u'(x)v(x)+u(x)v'(x) = 4e^{-0{,}5x} + (4x-4)\times(-0{,}5)e^{-0{,}5x} = \left[4-0{,}5(4x-4)\right]e^{-0{,}5x} = \left[4-2x+2\right]e^{-0{,}5x} = (-2x+6)e^{-0{,}5x}.

2.Étudier le signe de f'(x) puis en déduire les variations de f.

e^{-0{,}5x}>0 pour tout x, donc f'(x) est du signe de -2x+6, qui s'annule en x=3 et est positif pour x<3.
f est croissante sur ]-\infty;3] et décroissante sur [3;+\infty[, avec un maximum f(3)=8e^{-1{,}5}+5.

3.La courbe admet-elle des points à tangente horizontale ?

La tangente est horizontale lorsque f'(x)=0, soit uniquement en x=3.
\begin{aligned}f(3) &= (4\times3-4)e^{-0{,}5\times3}+5 \\ &= 8e^{-1{,}5}+5\end{aligned}
Oui, \mathcal{C}_f admet un unique point à tangente horizontale, de coordonnées \left(3\,;\,8e^{-1{,}5}+5\right).

Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

La partie C est indépendante des parties A et B.

Partie A

On donne ci-dessous, dans un repère orthogonal, les courbes \mathcal{C}_{1} et \mathcal{C}_{2}, représentations graphiques de deux fonctions définies et dérivables sur \R. L'une des deux fonctions représentées est la fonction dérivée de l'autre. On les notera g et g’.

On précise également que :

  • La courbe \mathcal{C}_{1} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~1).
  • La courbe \mathcal{C}_{2} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~2) et l'axe des abscisses aux points de coordonnées (-2~;~0) et (1~;~0).

A.P.M.E.P. 2 1 1 2 3 4 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 0 C 1 C 2

  1. En justifiant, associer à chacune des fonctions g et g' sa représentation graphique.
  2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe représentative de la fonction g au point d'abscisse 0 est y=2x + 1.

Partie B

On considère (E) l'équation différentielle

y+y’=(2x + 3) \e^{-x},y est une fonction de la variable réelle x.

  1. Montrer que la fonction f_{0} définie pour tout nombre réel x par f_{0}(x)=\left(x^{2}+3 x\right) \e^{-x} est une solution particulière de l'équation différentielle (E).
  2. Résoudre l'équation différentielle \left(E_{0}\right): y+ y'= 0.
  3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).
  4. On admet que la fonction g décrite dans la partie A est une solution de l'équation différentielle (E).

    Déterminer alors l'expression de la fonction g.
  5. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Partie C

On considère la fonction f définie pour tout nombre réel x par :

f(x)=\left(x^{2}+3 x+2\right) \e^{-x}

  1. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à 0.

    On admet par ailleurs que la limite de la fonction f en -\infty est égale à +\infty.
  2. On admet que la fonction f est dérivable sur \R. On note f’ la fonction dérivée de f sur \R.
    1. Vérifier que, pour tout nombre réel x, f’(x)=\left(-x^{2}-x+1\right) \e^{-x}.
    2. Déterminer le signe de la fonction dérivée f’ sur \R puis en déduire les variations de la fonction f sur \R.
  3. Expliquer pourquoi la fonction f est positive sur l'intervalle [0;+\infty[.
  4. On notera \mathcal{C}_{f} la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right). On admet que la fonction F définie pour tout nombre réel x par F(x)=\left(-x^{2}-5 x-7\right) \e^{-x} est une primitive de la fonction f.

    Soit \alpha un nombre réel positif.

    Déterminer l'aire \mathcal{A}(\alpha), exprimée en unité d'aire, du domaine du plan délimité par l'axe des abscisses, la courbe \mathcal{C}_{f} et les droites d'équation x=0 et x=\alpha.
Voir la correction

PartieA ; 1. Les courbes C_{1} et C_{2} représentent deux fonctions définies et dérivables sur \mathbb{R}, l'une étant la dérivée de l'autre ; C_{1} coupe l'axe des ordonnées en (0 ; 1), C_{2} le coupe en (0 ; 2) et coupe l'axe des abscisses en (-2 ; 0) et (1 ; 0). Associer à g et g' leur courbe.

La fonction représentée par \mathcal{C}_1 est décroissante sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, croissante sur [-2~;~1].
La fonction représentée par \mathcal{C}_2 est négative sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, positive sur [-2~;~1] : ce sont exactement les intervalles où la fonction de \mathcal{C}_1 croît ou décroît.
Le signe de la dérivée déterminant les variations, \mathcal{C}_1 représente g et \mathcal{C}_2 représente g'.

PartieA ; 2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est y = 2x + 1.

La tangente en 0 a pour équation y=g'(0)x+g(0).
\mathcal{C}_1 coupe l'axe des ordonnées en (0~;~1) donc g(0)=1 ; \mathcal{C}_2 le coupe en (0~;~2) donc g'(0)=2.
L'équation de la tangente est donc y=2x+1.

PartieB ; 1. On considère l'équation différentielle (E) : y + y' = (2x+3)e^{-x}. Montrer que f_0(x) = (x^2+3x)e^{-x} est une solution particulière de (E).

f_0 est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables : f_0'(x) = (2x+3)e^{-x} + (x^{2}+3x)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x)e^{-x} = (-x^{2}-x+3)e^{-x}.
f_0(x)+f_0'(x) = (x^{2}+3x)e^{-x} + (-x^{2}-x+3)e^{-x} = (2x+3)e^{-x} : f_0 vérifie bien (E).

PartieB ; 2. Résoudre l'équation différentielle (E_{0}) : y + y' = 0.

(E_0) équivaut à y'=-y : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).

(E) est de la forme y'=ay+f avec f_0 solution particulière : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}+f_0(x) = (x^{2}+3x+C)e^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 4. On admet que g est solution de (E). Déterminer l'expression de g.

Il existe C\in\mathbb{R} tel que g(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x}. Comme g(0)=1 : \begin{aligned}1 &= (0+0+C)e^{0} \\ &= C\end{aligned}
g(x) = (x^{2}+3x+1)e^{-x}.

PartieB ; 5. Déterminer les solutions de (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Une courbe admet exactement deux points d'inflexion si et seulement si sa dérivée seconde s'annule exactement deux fois en changeant de signe.
Soit f(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x} une solution de (E) : f'(x) = (-x^{2}-x+3-C)e^{-x} et f''(x) = (x^{2}-x-4+C)e^{-x}.
L'exponentielle étant strictement positive, f''(x) est du signe de x^{2}-x-4+C, dont le discriminant est \begin{aligned}\Delta &= 1-4(-4+C) \\ &= 17-4C\end{aligned}
Ce polynôme change deux fois de signe si et seulement si \Delta>0, soit C<\dfrac{17}{4}.
Les solutions cherchées sont les fonctions x\longmapsto(x^{2}+3x+C)e^{-x} avec C<\dfrac{17}{4}.

PartieC ; 1. On considère f(x) = (x^{2}+3x+2)e^{-x} sur \mathbb{R}. Démontrer que la limite de f en +\infty est égale à 0.

f(x) = \dfrac{x^{2}}{e^{x}}+3\dfrac{x}{e^{x}}+\dfrac{2}{e^{x}}.
Par croissances comparées, pour tout entier n non nul, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x^{n}}{e^{x}}=0 ; donc, par somme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0.

PartieC ; 2.a Vérifier que, pour tout réel x, f'(x) = (-x^{2} - x + 1)e^{-x}.

f'(x) = (2x+3)e^{-x}+(x^{2}+3x+2)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x-2)e^{-x} = (-x^{2}-x+1)e^{-x}.

PartieC ; 2.b Déterminer le signe de f' sur \mathbb{R} puis en déduire les variations de f.

L'exponentielle étant strictement positive, f'(x) est du signe de -x^{2}-x+1, de discriminant \Delta=1+4=5>0.
Ses racines sont x_1=\dfrac{-1-\sqrt5}{2} et x_2=\dfrac{-1+\sqrt5}{2} ; le coefficient dominant étant négatif, -x^2-x+1 est négatif à l'extérieur des racines et positif entre elles.
f est décroissante sur ]-\infty~;~x_1] et sur [x_2~;~+\infty[, croissante sur [x_1~;~x_2].

PartieC ; 3. Expliquer pourquoi f est positive sur [0 ; +\infty[.

L'exponentielle étant strictement positive, f(x) est du signe de x^{2}+3x+2=(x+2)(x+1), de racines -2 et -1.
Le coefficient dominant étant positif, ce polynôme est positif sur ]-1~;~+\infty[, donc en particulier sur [0~;~+\infty[ : f est positive sur [0~;~+\infty[.

PartieC ; 4. On admet que F(x) = (-x^{2} - 5x - 7)e^{-x} est une primitive de f. Pour \alpha réel positif, déterminer l'aire A(\alpha) du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f et les droites x = 0 et x = \alpha.

f étant positive sur [0~;~\alpha], l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A}(\alpha) &= \displaystyle\int\limits_0^{\alpha}f(x)\,\mathrm{d}x \\ &= F(\alpha)-F(0)\end{aligned}
\begin{aligned}F(0) &= (0-0-7)e^{0} \\ &= -7\end{aligned} donc \mathcal{A}(\alpha) = (-\alpha^{2}-5\alpha-7)e^{-\alpha}+7 unités d'aire.

Bac Terminale 2024 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ par

f(x) = \dfrac{\e^x}{x - 1}.

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ .

On appelle \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère.

    1. Déterminer la limite de la fonction f en 1.
    2. En déduire une interprétation graphique.
  1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
    1. Montrer que pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[ , on a f'(x) = \dfrac{(x - 2)\e^x}{(x - 1)^2}.
    2. Dresser, en justifiant, le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
  2. On admet que pour tout réel x de l'intervalle ]]-\infty~;~1[, on a

    f''(x) = \dfrac{\left(x^2 -4x + 5\right)\e^x}{(x - 1)^3}.

    1. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
    2. Déterminer l'équation réduite de la tangente T à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.
    3. En déduire que, pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[, on a :

      \e^x \geqslant\quad (-2x - 1)(x-1).
    1. Justifier que l'équation f(x) = -2 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
    2. À l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.
Voir la correction

1.aSoit f(x) = \dfrac{e^x}{x-1} sur ]-\infty~;~1[. Déterminer la limite de f en 1.

e^x\to e>0 et x-1\to0^- (négatif sur l'intervalle) : par quotient, \lim\limits_{x\to1^-}f(x) = -\infty.

1.bEn déduire une interprétation graphique.

La courbe \mathcal{C} admet la droite d'équation x=1 comme asymptote verticale.

2.Déterminer la limite de f en -\infty.

e^x\to0 et x-1\to-\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}f(x) = 0 ; la droite y=0 est asymptote horizontale en -\infty.

3.aMontrer que f'(x) = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

f'(x) = \dfrac{e^x(x-1)-e^x}{(x-1)^2} = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

3.bDresser, en justifiant, le tableau de variations de f sur ]-\infty~;~1[.

e^x>0 et (x-1)^2>0 : f'(x) est du signe de x-2, strictement négatif sur ]-\infty~;~1[. f est strictement décroissante, de 0 (limite en -\infty) vers -\infty (limite en 1).

4.aOn admet f''(x) = \dfrac{(x^2-4x+5)e^x}{(x-1)^3}. Étudier la convexité de f sur ]-\infty~;~1[.

x^2-4x+5 = (x-2)^2+1 > 0 pour tout réel x, et e^x>0 ; sur ]-\infty~;~1[, (x-1)^3<0.
f''(x)<0 sur tout l'intervalle : f est concave sur ]-\infty~;~1[.

4.bDéterminer l'équation réduite de la tangente T à \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

f(0) = -1 et f'(0) = \dfrac{-2\times1}{1} = -2 : T : y = -2x-1.

4.cEn déduire que, pour tout x de ]-\infty~;~1[, e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

f étant concave, sa courbe est sous ses tangentes : f(x)\leqslant-2x-1, soit \dfrac{e^x}{x-1}\leqslant-2x-1.
En multipliant par x-1<0 (le sens change) : e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

5.aJustifier que l'équation f(x)=-2 admet une unique solution \alpha sur ]-\infty~;~1[.

f est continue et strictement décroissante sur ]-\infty~;~1[, et -2 est compris entre \lim\limits_{-\infty}f = 0 et \lim\limits_{1}f = -\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha.

5.bÀ l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

f(0{,}31)\approx-1{,}98>-2 et f(0{,}32)\approx-2{,}03<-2 : {0{,}31<\alpha<0{,}32}.

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un biologiste a modélisé l'évolution d'une population de bactéries (en milliers d'entités) par la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par

f(t) = \text{e}^3 - \text{e}^{-0,5t^2 + t + 2}

t désigne le temps en heures depuis le début de l'expérience.

À partir de cette modélisation, il propose les trois affirmations ci-dessous.

Pour chacune d'elles, indiquer, en justifiant, si elle est vraie ou fausse.

  • Affirmation 1 : « La population augmente en permanence ».
  • Affirmation 2 : « À très long terme, la population dépassera 21000 bactéries ».
  • Affirmation 3 : « La population de bactéries aura un effectif de 10000 à deux reprises au cours du temps ».
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Unbiologiste modélise l'évolution d'une population de bactéries (en milliers d'individus) par la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(t) = e^3-e^{-0{,}5t^2+t+2}, où t désigne le temps en heures. Affirmation 1 : « La population de bactéries augmente en permanence ». Vrai ou faux ?

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme composée de fonctions dérivables. En posant g(t)=-0{,}5t^2+t+2, donc g'(t)=-t+1, on obtient f'(t) = -g'(t)\,e^{g(t)} = (t-1)\,e^{-0{,}5t^2+t+2}.
L'exponentielle étant strictement positive, f'(t) est du signe de (t-1) : f'(t)<0 sur [0~;~1[ et f'(t)>0 sur ]1~;~+\infty[. La fonction f est donc strictement décroissante sur [0~;~1].
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse : durant la première heure, la population diminue strictement.

Affirmation 2 : « À très long terme, la population dépassera 21 000 bactéries ». Vrai ou faux ?

Pour tout t\geqslant0, e^{-0{,}5t^2+t+2}>0, donc -e^{-0{,}5t^2+t+2}<0, d'où f(t) = e^3-e^{-0{,}5t^2+t+2} < e^3.
Or e^3\approx20{,}086 (au millième près), donc f(t) reste toujours strictement inférieur à environ 20{,}086 milliers d'individus, soit 20 086 bactéries.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse : la population ne dépassera jamais 20 086 bactéries, donc a fortiori jamais 21 000.

Affirmation 3 : « La population de bactéries atteindra un effectif de 10 000 individus à deux reprises au cours du temps ». Vrai ou faux ?

Un effectif de 10 000 bactéries correspond à f(t)=10 (population exprimée en milliers). D'après l'étude de variations précédente, f est strictement décroissante sur [0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[.
On calcule les valeurs utiles : \begin{aligned}f(0) &= e^3-e^2 \\ &\approx 12{,}696\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= e^3-e^{2{,}5} \\ &\approx 7{,}903\end{aligned} De plus, \lim\limits_{t\to+\infty}\left(-0{,}5t^2+t+2\right) = -\infty (le terme en t^2 l'emporte), donc par composition \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0{,}5t^2+t+2}=0, puis \begin{aligned}\lim\limits_{t\to+\infty}f(t) &= e^3 \\ &\approx 20{,}086\end{aligned}
Sur [0~;~1] : f est continue et strictement décroissante, et 10 est compris strictement entre f(1)\approx7{,}903 et f(0)\approx12{,}696, donc par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(t)=10 admet une unique solution sur cet intervalle.
Sur [1~;~+\infty[ : f est continue et strictement croissante, et 10 est compris strictement entre f(1)\approx7{,}903 et \lim\limits_{t\to+\infty}f(t)\approx20{,}086, donc l'équation f(t)=10 admet là aussi une unique solution.
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : l'équation f(t)=10 admet exactement deux solutions sur [0~;~+\infty[, donc la population atteindra bien 10 000 individus à deux reprises.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Affirmation : La fonction f définie sur \R par f(x) = \text{e}^x - x est convexe.
  2. Affirmation : L'équation \left(2\text{e}^x - 6\right)\left(\text{e}^x + 2\right) = 0 admet \ln (3) comme unique solution dans \R.
  3. Affirmation : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^{2x} - 1}{\text{e}^x - x} = 0.
  4. Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = (6x + 5)\text{e}^{3x} et F la fonction définie sur \R par :

    F(x) = (2x + 1)\text{e}^{3x} + 4.

    Affirmation : F est la primitive de f sur \R qui prend la valeur 5 quand x = 0.
  5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

    On rappelle que len(L) représente la longueur de la liste L.

    def mystere(L) :
    S = 0
    for i in range(len(L)) :
    S = S + L[i]
    return S / len(L)


    Affirmation : L'exécution de mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50.
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1.Affirmation : la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x-x est convexe. Vrai ou faux ?

f est deux fois dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x)=e^x-1 puis f''(x)=e^x. Comme e^x>0 pour tout réel x, f'' est positive sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.Affirmation : l'équation (2e^x-6)(e^x+2)=0 admet \ln(3) comme unique solution réelle. Vrai ou faux ?

Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un des facteurs est nul : 2e^x-6=0 ou e^x+2=0.
Comme e^x>0 pour tout x, on a {e^x+2>2>0} : cette équation n'a donc aucune solution.
L'autre équation donne \begin{aligned}2e^x = 6 &\iff e^x = 3 \\ &\iff x = \ln(3) \end{aligned} (par stricte croissance de la fonction exponentielle, cette solution est unique).
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie.

3.Affirmation : \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=0. Vrai ou faux ?

On factorise par le terme dominant de chaque membre : \begin{aligned}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x} &= \dfrac{e^{2x}\left(1-e^{-2x}\right)}{e^x\left(1-xe^{-x}\right)} \\ &= e^x\times\dfrac{1-e^{-2x}}{1-xe^{-x}}\end{aligned}
Or \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{-2x}=0 donc le numérateur de la fraction tend vers 1 ; et xe^{-x}=\dfrac{x}{e^x}\to0 par croissances comparées, donc le dénominateur tend aussi vers 1.
Le quotient tend donc vers 1, et comme \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty, on obtient \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=+\infty.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (la limite vaut +\infty, pas 0).

4.Affirmation : avec f(x)=(6x+5)e^{3x} et F(x)=(2x+1)e^{3x}+4 sur \mathbb{R}, F est la primitive de f qui vaut 5 en x=0. Vrai ou faux ?

F est dérivable sur \mathbb{R} comme produit et somme de fonctions dérivables : F'(x) = 2e^{3x}+3(2x+1)e^{3x} = e^{3x}\big(2+6x+3\big) = (6x+5)e^{3x} = f(x).
De plus \begin{aligned}F(0) &= (2\times0+1)e^{0}+4 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : F est bien la primitive de f sur \mathbb{R} valant 5 en 0.

5.On considère une fonction Python mystere(L) qui parcourt une liste L, cumule la somme S de ses éléments, puis renvoie S divisée par la longueur de L (la moyenne des éléments). Affirmation : mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50. Vrai ou faux ?

La somme des dix éléments de la liste vaut 1+9+9+5+0+3+6+12+0+5=50, et la fonction renvoie cette somme divisée par la longueur de la liste (ici 10), soit \dfrac{50}{10}=5. Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (le résultat renvoyé vaut 5, pas 50).

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Les parties { A} et { B} peuvent être traitées indépendamment

Partie A

Le plan est ramené à un repère orthogonal.

On a représenté ci-dessous la courbe d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur \R, ainsi que celle de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f''.

012345670 1 2 31234 C 2 C 3 C 1

  1. Déterminer, en justifiant votre choix, quelle courbe correspond à quelle fonction.
  2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à la courbe \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.
  3. Donner avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

Partie B

Soit un réel k strictement positif.

On considère la fonction g définie sur \R par: g(x) = \dfrac{4}{1 + \text{e}^{- kx}}.

  1. Déterminer les limites de g en + \infty et en -\infty,
  2. Prouver que g'(0) = k.
  3. En admettant le résultat ci-dessous obtenu avec un logiciel de calcul formel, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.
    \triangleright Calcul formel
    g(x) = \dfrac{4}{1 + e^{-kx}}
    1
    \to g(x) = \dfrac{4}{\text{e}^{-kx} + 1}
    Simplifier(g''(x))
    2
    \to g''(x) = - 4\text{e}^{kx}\left(\text{e}^{kx} - 1\right)\dfrac{k^2}{\left(\text{e}^{kx} + 1 \right)^3}
Voir la correction

PartieA ; 1. Le plan est muni d'un repère orthogonal. On donne les représentations graphiques d'une fonction f deux fois dérivable sur \mathbb{R}, de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f'', notées \mathcal{C}_1, \mathcal{C}_2 et \mathcal{C}_3. Identifier, en justifiant, quelle courbe correspond à quelle fonction.

La courbe \mathcal{C}_2 reste strictement positive sur \mathbb{R} : si elle représentait une dérivée, la fonction associée serait strictement croissante partout, ce qu'aucune des deux autres courbes ne vérifie. \mathcal{C}_2 représente donc f elle-même, qui est strictement croissante.
La dérivée d'une fonction strictement croissante est positive : c'est donc \mathcal{C}_3, seule courbe restant positive et cohérente avec cette croissance, qui représente f'.
Par élimination, \mathcal{C}_1 représente f'' : on vérifie que f' (courbe \mathcal{C}_3) croît puis décroît à partir de l'abscisse 4, ce qui correspond bien au changement de signe de \mathcal{C}_1 autour de cette valeur.

PartieA ; 2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.

Ce coefficient directeur vaut f'(4), c'est-à-dire l'ordonnée du point d'abscisse 4 sur la courbe \mathcal{C}_3 (courbe de f'), soit environ 3 par lecture graphique.

PartieA ; 3. Donner, avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

Les points d'inflexion de \mathcal{C}_1 (courbe de f'') correspondent aux changements de sens de variation visibles sur le graphique, soit environ aux abscisses 3, 4 et 5.

PartieB : Soit k un réel strictement positif et g la fonction définie sur \mathbb{R} par g(x)=\dfrac{4}{1+e^{-kx}}. 1. Déterminer les limites de g en +\infty et en -\infty.

Comme k>0, quand x\to-\infty, -kx\to+\infty donc e^{-kx}\to+\infty par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to+\infty, donc, par quotient, g(x)\to0.
Quand x\to+\infty, -kx\to-\infty donc e^{-kx}\to0 par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to1, donc, par quotient, g(x)\to4.
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}g(x)=0 et \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=4.

PartieB ; 2. Montrer que g'(0)=k.

g est dérivable sur \mathbb{R} comme composée et quotient de fonctions dérivables ne s'annulant pas. En écrivant g=\dfrac{4}{u} avec u(x)=1+e^{-kx}, on a u'(x)=-ke^{-kx}, donc g'=-\dfrac{4u'}{u^2}, soit g'(x)=\dfrac{4ke^{-kx}}{\left(1+e^{-kx}\right)^2}.
En x=0 : g'(0)=\dfrac{4k\,e^{0}}{(1+e^{0})^2}=\dfrac{4k}{2^2}=\dfrac{4k}{4}=k. Donc, la réponse est g'(0)=k.

PartieB ; 3. Sachant qu'un logiciel de calcul formel donne g''(x)=-4e^{kx}\left(e^{kx}-1\right)\dfrac{k^2}{\left(e^{kx}+1\right)^3}, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion à l'abscisse 0.

La courbe admet un point d'inflexion en un réel où g'' s'annule en changeant de signe : il faut donc étudier le signe de g''(x).
Le facteur \dfrac{4k^2e^{kx}}{\left(e^{kx}+1\right)^3} est strictement positif pour tout réel x (exponentielle positive, k^2>0). Le signe de g''(x) est donc celui de -\left(e^{kx}-1\right)=1-e^{kx}.
Or 1-e^{kx}>0 \iff e^{kx}<1 \iff kx<0 \iff x<0 (car k>0). Donc g''(x) est strictement positive sur ]-\infty~;~0[, nulle en 0, et strictement négative sur ]0~;~+\infty[ : g'' change bien de signe en 0.
Donc, la réponse est que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.

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Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) d'unité 1 cm, on considère les points suivants :

\text{J}(2~;~0~;~1),\quad \text{K}( 1~;~2~;~1)\:\text{et}\quad \text{L}(-2~;~-2~;~-2)

    1. Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.
    2. Calculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL en cm^2.
    3. Déterminer une valeur approchée au dixième près de l'angle géométrique \widehat{\text{JKL}}.
    1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées \begin{pmatrix}6\\3\\-10\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (JKL).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

Dans la suite, T désigne le point de coordonnées (10~;~9~;~-6).

    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.
    2. Déterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal du point T sur le plan (JKL).
    3. On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

      V\quad = \dfrac13 \mathcal{B} \times h\:\: \text{où }\quad \mathcal{B}\:\text{désigne l'aire d'une base et } \: h \: \text{la hauteur correspondante}

      Calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT en cm^3.
Voir la correction

1.aL'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne J(2 ; 0 ; 1), K(1 ; 2 ; 1) et L(-2 ; -2 ; -2). Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.

\overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{JL}\begin{pmatrix}-4 \\ -2 \\ -3\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{JK}\cdot\overrightarrow{JL} &= (-1)\times(-4)+2\times(-2)+0\times(-3) \\ &= 4-4+0 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \overrightarrow{JK} et \overrightarrow{JL} sont orthogonaux, donc le triangle JKL est rectangle en J.

1.bCalculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL (en cm^{2}).

\begin{aligned}JK &= \left\|\overrightarrow{JK}\right\| \\ &= \sqrt{(-1)^2+2^2+0^2} \\ &= \sqrt5\end{aligned} et \begin{aligned}JL &= \left\|\overrightarrow{JL}\right\| \\ &= \sqrt{(-4)^2+(-2)^2+(-3)^2} \\ &= \sqrt{29}\end{aligned}
Le triangle étant rectangle en J, son aire vaut \mathcal{A} = \dfrac{JK\times JL}{2} = \dfrac{\sqrt5\times\sqrt{29}}{2} = \dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2}.

1.cDéterminer une valeur approchée au dixième de degré près de l'angle géométrique \widehat{JKL}.

Le triangle JKL étant rectangle en J, on utilise SOH-CAH-TOA dans le triangle rectangle JKL : \begin{aligned}\tan\left(\widehat{JKL}\right) &= \dfrac{JL}{JK} \\ &= \dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\end{aligned}
Donc, \widehat{JKL} = \arctan\left(\dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\right)\approx 67,5^{\circ}.

2.aDémontrer que le vecteur \vec n de coordonnées \begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} est normal au plan (JKL).

\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JK} &= 6\times(-1)+3\times2+(-10)\times0 \\ &= -6+6+0 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JL} &= 6\times(-4)+3\times(-2)+(-10)\times(-3) \\ &= -24-6+30 \\ &= 0\end{aligned}
\vec n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (JKL), donc \vec n est normal au plan (JKL).

2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

Le plan (JKL), de vecteur normal \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix}, a une équation de la forme 6x+3y-10z+d=0.
Comme J(2 ; 0 ; 1) appartient au plan : \begin{aligned}6\times2+3\times0-10\times1+d = 0 &\iff 12-10+d = 0 \\ &\iff d = -2 \end{aligned}
Donc, une équation cartésienne du plan (JKL) est 6x+3y-10z-2=0.

3.aOn note T le point de coordonnées (10 ; 9 ; -6). Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.

La droite \Delta, orthogonale au plan (JKL), admet \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par T(10 ; 9 ; -6). Une représentation paramétrique est donc : \begin{cases}x=10+6t\\y=9+3t\\z=-6-10t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

3.bDéterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).

H est l'unique point d'intersection de \Delta et du plan (JKL). On remplace les coordonnées paramétriques dans l'équation du plan : 6(10+6t)+3(9+3t)-10(-6-10t)-2=0.
En développant : \begin{aligned}60+36t+27+9t+60+100t-2 = 0 &\iff 145t+145 = 0 \\ &\iff t = -1 \end{aligned}
En remplaçant t=-1 : \begin{aligned}x &= 10+6\times(-1) \\ &= 4\end{aligned} \begin{aligned}y &= 9+3\times(-1) \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}z &= -6-10\times(-1) \\ &= 4\end{aligned}
Donc, H a pour coordonnées (4 ; 6 ; 4).

3.cSachant que le volume d'un tétraèdre est donné par V=\dfrac13\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante, calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT (en cm^{3}).

On prend pour base le triangle JKL, d'aire \mathcal{B}=\dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2} (question 1.b), et pour hauteur la longueur TH, puisque H est le projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).
\overrightarrow{TH}\begin{pmatrix}-6 \\ -3 \\ 10\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}TH &= \sqrt{(-6)^2+(-3)^2+10^2} \\ &= \sqrt{145}\end{aligned}
\begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac{\sqrt{145}}{2}\times\sqrt{145} \\ &= \dfrac{145}{6}\end{aligned}
Donc, le volume du tétraèdre JKLT vaut \dfrac{145}{6} cm^{3}.

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Partie A

Soit p la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

p(x) = x^3 - 3x^2 + 5x + 1

  1. Déterminer les variations de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].
  2. Justifier que l'équation p(x) = 0 admet dans l'intervalle [-3~;~4] une unique solution qui sera notée \alpha.
  3. Déterminer une valeur approchée du réel \alpha au dixième près.
  4. Donner le tableau de signes de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].

Partie B

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

f(x) = \dfrac{\text{e}^x}{1 + x^2}

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthogonal.

    1. Déterminer la dérivée de la fonction f sur l'intervalle [-3~;~4].
    2. Justifier que la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.
  1. Les concepteurs d'un toboggan utilisent la courbe \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan. Ils estiment que le toboggan assure de bonnes sensations si le profil possède au moins deux points d'inflexion.

    01234 1 2 3 41234 Représentationdelacourbe C f C f

    Vuedeprofildutoboggan

    1. D'après le graphique ci-dessus, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ? Argumenter.
    2. On admet que la fonction f'', dérivée seconde de la fonction f, a pour expression pour tout réel x de l'intervalle [-3~;~4] :

      f''(x) = \dfrac{p(x)(x - 1)\text{e}^x}{\left(1 + x^2\right)^3}

      p est la fonction définie dans la partie A.

      En utilisant l'expression précédente de f'', répondre à la question : « le toboggan assure-t-il de bonnes sensations ? ». Justifier.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit p la fonction définie sur [-3~;~4] par p(x) = x^3-3x^2+5x+1. Étudier les variations de p sur [-3~;~4].

p est dérivable sur [-3~;~4], avec p'(x) = 3x^2-6x+5, un trinôme du second degré de discriminant \Delta = (-6)^2-4\times3\times5 = 36-60=-24<0.
Comme \Delta<0 et que le coefficient dominant (3) est positif, p'(x)>0 pour tout x de [-3~;~4] : p est strictement croissante sur [-3~;~4].

PartieA ; 2. Justifier que l'équation p(x)=0 admet, sur [-3~;~4], une unique solution notée \alpha.

p(-3)=-68 et p(4)=37. p est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-3~;~4], à valeurs entre -68 et 37 ; comme 0 appartient à cet intervalle, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation p(x)=0 admet une unique solution \alpha dans [-3~;~4].

PartieA ; 3. Donner une valeur approchée de \alpha au dixième près.

À la calculatrice, p(-0{,}2)\approx-0{,}13<0 et p(-0{,}1)\approx0{,}47>0 : donc, \alpha\approx-0{,}2 au dixième près.

PartieA ; 4. Donner le tableau de signes de p sur [-3~;~4].

p étant strictement croissante et s'annulant uniquement en \alpha\approx-0{,}2 : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[, p(\alpha)=0, et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4].

PartieB ; 1.a Soit f la fonction définie sur [-3~;~4] par f(x) = \dfrac{e^x}{1+x^2}, de courbe \mathcal{C}_f. Déterminer f'(x).

f est dérivable sur [-3~;~4] (car 1+x^2\neq0), et par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{e^x(1+x^2)-e^x\times2x}{(1+x^2)^2} = \dfrac{e^x\left(x^2-2x+1\right)}{(1+x^2)^2} = \dfrac{(x-1)^2\,e^x}{(1+x^2)^2}.

PartieB ; 1.b Justifier que \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.

f'(x)=0 \iff (x-1)^2e^x=0 \iff (x-1)^2=0 (car e^x\neq0) \iff x=1.
Donc, f'(1)=0 : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est horizontale, d'équation \begin{aligned}y &= f(1) \\ &= \dfrac{e}{2}\end{aligned}

PartieB ; 2.a Des concepteurs utilisent \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan, en estimant que le profil assure de bonnes sensations s'il possède au moins deux points d'inflexion. D'après le graphique fourni, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ?

Graphiquement, la courbe \mathcal{C}_f semble convexe sur [-3~;~0], concave sur [0~;~1], puis de nouveau convexe sur [1~;~4] : elle change donc deux fois de convexité, aux abscisses 0 et 1. Le toboggan semble assurer de bonnes sensations.

PartieB ; 2.b On admet que, pour tout x de [-3~;~4], f''(x) = \dfrac{p(x)(x-1)e^x}{(1+x^2)^3}, où p est la fonction de la partie A. Confirmer, en justifiant, si le toboggan assure de bonnes sensations.

Sur [-3~;~4], (1+x^2)^3>0 et e^x>0, donc f''(x) est du signe de p(x)(x-1).
D'après le tableau de signes de p (partie A, question 4) : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[ et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4] ; par ailleurs x-1<0 sur [-3~;~1[ et x-1>0 sur ]1~;~4].
En croisant les signes : p(x)(x-1) est positif sur [-3~;~\alpha[, négatif sur ]\alpha~;~1[, puis positif sur ]1~;~4] : f'' change donc bien de signe en x=\alpha et en x=1.
\mathcal{C}_f admet donc bien deux points d'inflexion (aux abscisses \alpha et 1) : le toboggan assure de bonnes sensations, ce qui confirme la lecture graphique.

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Partie A :

Soit h la fonction définie sur \R par

h(x) = \text{e}^x - x

  1. Déterminer les limites de h en -\infty et +\infty.
  2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.
  3. En déduire que :

    si a et b sont deux réels tels que {0 < a < b} alors h(a) - h(b) < 0.

Partie B :

Soit f la fonction définie sur \R par

f(x) = \text{e}^x

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

  1. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

Dans la suite de l'exercice on s'intéresse à l'écart entre T et \mathcal{C}_f au voisinage de 0.

Cet écart est défini comme la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse.

On s'intéresse aux points d'abscisse \dfrac{1}{n}, avec n entier naturel non nul.

On considère alors la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel non nul n par :

u_n = \text{exp} \left(\dfrac{1}{n}\right) - \dfrac{1}{n} - 1

  1. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
    1. Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n,

      u_{n+1} - u_n = h\left(\dfrac{1}{n + 1}\right) - h\left(\dfrac{1}{n}\right)

      h est la fonction définie à la partie A.
    2. En déduire le sens de variation de la suite \left(u_n\right).
  2. Le tableau ci-dessous donne des valeurs approchées à 10^{-9} des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

    \begin{array}{|l|c|}\hline n &u_n\\ \hline 1 &0,718281828\\ \hline 2 &0,148721271\\ \hline 3 &0,062279092\\ \hline 4 &0,034025417\\ \hline 5 &0,021402758\\ \hline 6 &0,014693746\\ \hline 7 &0,010707852\\ \hline 8 &0,008148453\\ \hline 9 &0,006407958\\ \hline 10 &0,005170918\\ \hline \end{array}


    Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit h la fonction définie sur \mathbb{R} par h(x) = e^x-x. Déterminer les limites de h en -\infty et en +\infty.

En -\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty}(-x) = +\infty, donc par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}h(x) = +\infty.
En +\infty : pour x\neq0, on écrit h(x) = x\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{e^x}{x} = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right) = +\infty.
Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), \lim\limits_{x\to+\infty}h(x) = +\infty.

PartieA ; 2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.

h est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, avec h'(x) = e^x-1.
h'(x) > 0 \iff e^x>1 \iff e^x>e^0 \iff x>0, et de même h'(x)<0 \iff x<0, puisque la fonction exponentielle est strictement croissante sur \mathbb{R}.
h est donc strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] puis strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}h(0) &= e^0-0 \\ &= 1\end{aligned}
Tableau de variation : h décroît de +\infty à h(0)=1 sur ]-\infty~;~0], puis croît de 1 à +\infty sur [0~;~+\infty[.

PartieA ; 3. En déduire que, si a et b sont deux réels tels que 0<a<b, alors h(a)-h(b)<0.

D'après la question précédente, h est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.
Si 0<a<b, alors par stricte croissance de h sur cet intervalle, h(a)<h(b), ce qui équivaut à h(a)-h(b)<0.

PartieB ; 1. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x, de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère du plan. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

Une équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y = f(0)+f'(0)(x-0).
Comme f'=f pour la fonction exponentielle, f(0)=f'(0)=e^0=1.
Donc, une équation de T est y = 1+1\times x, soit y=x+1.

PartieB ; 2. On s'intéresse à l'écart, au voisinage de 0, entre T et \mathcal{C}_f, aux points d'abscisse \dfrac{1}{n} (avec n entier naturel non nul). Cet écart est la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse. On pose, pour tout entier naturel non nul n, u_n = \exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1. Déterminer la limite de la suite (u_n).

\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac1n = 0, donc par composition, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}\exp\left(\dfrac1n\right) &= e^0 \\ &= 1\end{aligned}
Donc, par somme de limites, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}u_n &= 1-0-1 \\ &= 0\end{aligned}

PartieB ; 3.a Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n, u_{n+1}-u_n = h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right), où h est la fonction de la partie A.

u_{n+1}-u_n = \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-1\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1\right].
En développant, les termes constants -1 et +1 s'éliminent : u_{n+1}-u_n = \exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-\exp\left(\dfrac1n\right)+\dfrac1n.
En regroupant : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n\right] \\ &= h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)\end{aligned} puisque h(x)=e^x-x.

PartieB ; 3.b En déduire le sens de variation de la suite (u_n).

Pour tout entier naturel non nul n, on a {0<\dfrac{1}{n+1}<\dfrac1n}.
D'après la question 3 de la partie A (avec a=\dfrac{1}{n+1} et b=\dfrac1n), on a donc h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)<0.
D'après la question précédente, cela signifie que u_{n+1}-u_n<0 pour tout entier naturel non nul n : la suite (u_n) est donc strictement décroissante.

PartieB ; 4. Un tableau de valeurs approchées à 10^{-9} près donne : u_1\approx0{,}718281828 ; u_2\approx0{,}148721271 ; u_3\approx0{,}062279092 ; u_4\approx0{,}034025417 ; u_5\approx0{,}021402758 ; u_6\approx0{,}014693746 ; u_7\approx0{,}010707852 ; u_8\approx0{,}008148453 ; u_9\approx0{,}006407958 ; u_{10}\approx0{,}005170918. Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.

La suite (u_n) étant strictement décroissante (question 3.b), on cherche dans le tableau le premier terme strictement inférieur à 10^{-2}=0{,}01.
On lit u_7\approx0{,}010707852>0{,}01, tandis que u_8\approx0{,}008148453<0{,}01.
Donc, la plus petite valeur de n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble inférieur à 10^{-2} est n=8.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.

Une réponse incorrecte, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. Soit f la fonction définie sur \R par

    f(x) =\dfrac{x}{\text{e}^x}

    On suppose que f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

    a. f'(x) = \text{e}^{-x}b. f'(x) = x\text{e}^{-x}
    c. f'(x) = (1- x)\text{e}^{-x}d. f'(x) = (1+x) \text{e}^{-x}
  2. Soit f une fonction deux fois dérivable sur l'intervalle [-3~;~1]. On donne ci-dessous la représentation graphique de sa fonction dérivée seconde f''.

    01 1 2 30 1 2 3123

    On peut alors affirmer que:

    a. La fonction f est convexe sur l'intervalle [-1~;~1]b. La fonction f est concave sur l'intervalle [- 2~;~0]
    c. La fonction f' est décroissante sur l'intervalle [-2~;~0]d. La fonction f' admet un maximum en

    x = -1
  3. On considère la fonction f définie sur \R par:

    f(x) = x^3\text{e}^{-x^2}

    Si F est une primitive de f sur \R,

    a. F(x) = - \dfrac16\left(x^3 + 1\right)\text{e}^{-x^2}b. F(x) = - \dfrac14 x^4\text{e}^{-x^2}
    c. F(x)=-\dfrac12\left(x^2 + 1\right)\text{e}^{-x^2}d. F(x)= x^2\left(3 - 2x^2\right)\text{e}^{-x^2}
  4. Que vaut :

    \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^x + 1}{\text{e}^x - 1}

    a. -1b. 1
    c. + \inftyd. n'existe pas
  5. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \text{e}^{2x +1}.

    La seule primitive F sur \R de la fonction f telle que F(0) = 1 est la fonction :

    a. x \longmapsto\quad 2\text{e}^{2x+1} - 2\text{e} + 1b. x \longmapsto\quad 2\text{e}^{2x+1} - \text{e}
    c. x \longmapsto \dfrac12\text{e}^{2x+1} - \dfrac12 \text{e} + 1d. x \longmapsto \text{e}^{x^2 + x}
  6. Dans un repère, on a tracé ci-contre la courbe représentative d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur [- 2 ~;~4]

    101 x y

    Parmi les courbes suivantes, laquelle représente la fonction f'', dérivée seconde de f ?

    a. 101 x y b. 101 x y c. 101 x y d. 101 x y
Voir la correction

1.Soit f la fonction dérivable sur \mathbb{R} définie par f(x) = \dfrac{x}{\text{e}^x}. Quelle est l'expression de f'(x) : a. \text{e}^{-x} ; b. x\text{e}^{-x} ; c. (1-x)\text{e}^{-x} ; d. (1+x)\text{e}^{-x} ?

En écrivant f(x) = x\text{e}^{-x} (produit de x par \text{e}^{-x}), la formule de dérivation d'un produit donne, pour tout réel x : f'(x) = 1\times\text{e}^{-x} + x\times\left(-\text{e}^{-x}\right) = (1-x)\,\text{e}^{-x}.
Réponse c.

2.Soit f une fonction deux fois dérivable sur [-3~;~1], dont on donne la courbe représentative de la fonction dérivée seconde f'' : celle-ci est positive sur [-3~;~-1], s'annule en x=-1, puis est négative sur [-1~;~1]. Que peut-on affirmer : a. f convexe sur [-1~;~1] ; b. f concave sur [-2~;~0] ; c. f' décroissante sur [-2~;~0] ; d. f' admet un maximum en x=-1 ?

Comme f'' est positive sur [-3~;~-1], la fonction f' est croissante sur cet intervalle ; comme f'' est négative sur [-1~;~1], la fonction f' est décroissante sur cet intervalle.
La fonction f' est donc croissante puis décroissante, avec un changement de sens de variation en x=-1 : f' admet donc un maximum local en x=-1.
Réponse d.

3.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x^3\text{e}^{-x^2}. Si F est une primitive de f sur \mathbb{R}, laquelle des expressions suivantes convient : a. F(x) = -\dfrac16\left(x^3+1\right)\text{e}^{-x^2} ; b. F(x) = -\dfrac14x^4\text{e}^{-x^2} ; c. F(x) = -\dfrac12\left(x^2+1\right)\text{e}^{-x^2} ; d. F(x) = x^2(3-2x^2)\text{e}^{-x^2} ?

Pour identifier la bonne primitive, on dérive chaque candidate et on compare le résultat à f(x)=x^3\text{e}^{-x^2}. Testons la proposition c : F(x) = -\dfrac12\left(x^2+1\right)\text{e}^{-x^2}.
En utilisant la formule de dérivation d'un produit, avec u(x)=-\dfrac12(x^2+1) et v(x)=\text{e}^{-x^2}, on a u'(x)=-x et v'(x)=-2x\,\text{e}^{-x^2} : F'(x) = -x\,\text{e}^{-x^2} + \left(-\dfrac12(x^2+1)\right)\times\left(-2x\,\text{e}^{-x^2}\right) = -x\,\text{e}^{-x^2} + x(x^2+1)\text{e}^{-x^2}.
En factorisant : F'(x) = \text{e}^{-x^2}\left(-x+x^3+x\right) = x^3\,\text{e}^{-x^2} = f(x). La proposition c convient bien.
Réponse c.

4.Que vaut \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x+1}{\text{e}^x-1} : a. -1 ; b. 1 ; c. +\infty ; d. n'existe pas ?

Pour lever l'indétermination, on factorise le numérateur et le dénominateur par le terme dominant \text{e}^x (non nul) : \begin{aligned}\dfrac{\text{e}^x+1}{\text{e}^x-1} &= \dfrac{\text{e}^x\left(1+\text{e}^{-x}\right)}{\text{e}^x\left(1-\text{e}^{-x}\right)} \\ &= \dfrac{1+\text{e}^{-x}}{1-\text{e}^{-x}}\end{aligned}
Or \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\text{e}^{-x} = 0, donc par limite de quotient, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{1+\text{e}^{-x}}{1-\text{e}^{-x}} &= \dfrac{1+0}{1-0} \\ &= 1\end{aligned}
Réponse b.

5.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \text{e}^{2x+1}. La seule primitive F sur \mathbb{R} de f telle que F(0)=1 est : a. x\longmapsto2\text{e}^{2x+1}-2\text{e}+1 ; b. x\longmapsto2\text{e}^{2x+1}-\text{e} ; c. x\longmapsto\dfrac12\text{e}^{2x+1}-\dfrac12\text{e}+1 ; d. x\longmapsto\text{e}^{x^2+x} ?

La fonction f est continue sur \mathbb{R}, donc elle admet des primitives sur \mathbb{R}. En remarquant que f(x) = \dfrac12\times2\,\text{e}^{2x+1} est de la forme u'(x)\text{e}^{u(x)} avec u(x)=2x+1, une primitive générale de f s'écrit F(x) = \dfrac12\text{e}^{2x+1}+k, avec k une constante réelle.
La condition F(0)=1 donne \dfrac12\text{e}^{1}+k=1, soit k=1-\dfrac12\text{e}.
On obtient donc F(x) = \dfrac12\text{e}^{2x+1}+1-\dfrac12\text{e}.
Réponse c.

6.Une fonction f est définie et deux fois dérivable sur [-2~;~4] ; on donne sa courbe représentative, qui laisse apparaître un profil concave sur [-2~;~1] puis convexe sur [1~;~4], avec un point d'inflexion en x=1. Parmi quatre courbes proposées, laquelle représente la fonction dérivée seconde f'' de f ?

Comme f est concave sur [-2~;~1], on a f''(x)\leqslant0 sur cet intervalle ; comme f est convexe sur [1~;~4], on a f''(x)\geqslant0 sur cet intervalle. La fonction f'' change donc de signe (de négatif à positif) en s'annulant en x=1.
Parmi les quatre courbes proposées, une seule est négative sur [-2~;~1], s'annule en changeant de signe en x=1, puis devient positive sur [1~;~4].
Réponse a.

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Partie A : études de deux fonctions

On considère les deux fonctions f et g définies sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par:

f(x) = 0,06\left(-x^2 +13,7x\right)\quad \text{et}\quad g(x) = (-0,15x + 2,2)\text{e}^{0,2x} - 2,2.

On admet que les fonctions f et g sont dérivables et on note f' et g' leurs fonctions dérivées respectives.

  1. On donne le tableau de variations complet de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

    x 0 6 , 85 +∞ f ( x ) 0 f (6 , 85) −∞

    1. Justifier la limite de f en +\infty.
    2. Justifier les variations de la fonction f.
    3. Résoudre l'équation f(x) = 0.
    1. Déterminer la limite de g en +\infty.
    2. Démontrer que, pour tout réel x appartenant à [0~;~+\infty[ on a : g'(x) = (- 0,03x + 0,29)\text{e}^{0,2x}.
    3. Étudier les variations de la fonction g et dresser son tableau de variations sur [0~;~+\infty[.

      Préciser une valeur approchée à 10^{-2} près du maximum de g.
    4. Montrer que l'équation g(x) = 0 admet une unique solution non nulle et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

Partie B : trajectoires d'une balle de golf

Pour frapper la balle, un joueur de golf utilise un instrument appelé « club » de golf.

On souhaite exploiter les fonctions f et g étudiées en Partie A pour modéliser de deux façons différentes la trajectoire d'une balle de golf. On suppose que le terrain est parfaitement plat.

On admettra ici que 13,7 est la valeur qui annule la fonction f et une approximation de la valeur qui annule la fonction g.

On donne ci-dessous les représentations graphiques de f et g sur l'intervalle [0 ; 13,7].

C f C g 0 1 1 13,7

Pour x représentant la distance horizontale parcourue par la balle en dizaine de yards après la frappe, (avec 0 < x < 13,7), f(x) (ou g(x) selon le modèle) représente la hauteur correspondante de la balle par rapport au sol, en dizaine de yards (1 yard correspond à environ 0,914 mètre).

On appelle « angle de décollage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 0. Une mesure de l'angle de décollage de la balle est un nombre réel d tel que \tan (d) est égal au coefficient directeur de cette tangente.

De même, on appelle « angle d'atterrissage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 13,7. Une mesure de l'angle d'atterrissage de la balle est un nombre réel a tel que \tan (a) est égal à l'opposé du coefficient directeur de cette tangente.

Tous les angles sont mesurés en degré.

Leschémaillustrelesanglesdedé-collageetd’atterrissageassociésàlacourbe C f Leschémaillustrelesanglesdedécollageetd’atterrissageassociésàlacourbe C g . C f

  1. Première modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et f(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :
    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?
    2. Vérifier que f'(0) = 0,822.
    3. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    4. Quelle propriété graphique de la courbe \mathcal{C}_f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage de la balle sont égaux ?
  2. Seconde modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et g(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :

    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?

      On précise que g'(0) = 0,29 et g'(13,7) \approx -1,87.
    2. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    3. Justifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité près, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle.


    Tableau : extrait d'une feuille de calcul donnant une mesure en degré d'un angle quand on connait sa tangente :

    ABCDEFGHIJKLM
    1\tan (\theta)0,8150,8160,8170,8180,8190,820,8210,8220,8230,8240,8250,826
    2\theta en degrés39,1839,2139,2539,2839,3239,3539,3939,4239,4539,4939,5239,56
    3
    4\tan (\theta)0,2850,2860,2870,2880,2890,290,2910,2920,2930,2940,2950,296
    5\theta en degrés15,9115,9616,0116,0716,1216,1716,2316,2816,3316,3816,4416,49

Partie C : interrogation des modèles

À partir d'un grand nombre d'observations des performances de joueurs professionnels, on a obtenu les résultats moyens suivants:

Angle de décollage en degréHauteur maximale en yardAngle d'atterrissage en degréDistance horizontale en yard au point de chute
243252137

Quel modèle, parmi les deux étudiés précédemment, semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel ? La réponse sera justifiée.

Voir la correction

PartieA : On considère les fonctions f et g définies sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) et g(x) = (-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x}-2{,}2. On admet que f et g sont dérivables sur [0~;~+\infty[, de dérivées respectives f' et g'. On donne le tableau de variations complet de f : croissante sur [0~;~6{,}85] de f(0)=0 à f(6{,}85), puis décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[ vers -\infty. 1.a Justifier la limite de f en +\infty.

Pour tout x>0, f(x) = 0{,}06x^2\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right).
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{13{,}7}{x} = 0, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right) = -1 ; de plus \lim\limits_{x\to+\infty}0{,}06x^2 = +\infty.
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = -\infty.

1.bJustifier les variations de la fonction f affichées dans le tableau.

f est une fonction polynôme, donc dérivable sur [0~;~+\infty[, avec f'(x) = 0{,}06\times(-2x+13{,}7) = -0{,}12x+0{,}822.
f'(x) > 0 \iff -0{,}12x+0{,}822 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}822}{0{,}12} = 6{,}85, et de même f'(x) < 0 \iff x > 6{,}85.
Donc, f est croissante sur [0~;~6{,}85] et décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[, conformément au tableau donné.

1.cRésoudre l'équation f(x)=0.

\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) = 0 \\ &\iff -x^2+13{,}7x = 0 \\ &\iff x(13{,}7-x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x=13{,}7.
Donc, l'ensemble des solutions est S=\{0~;~13{,}7\}.

2.aDéterminer la limite de g en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2) = -\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{0,2x} = +\infty (limite usuelle de la fonction exponentielle).
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x} = -\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = -\infty.

2.bDémontrer que, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

g est un produit de deux fonctions dérivables sur [0~;~+\infty[ : x\mapsto-0{,}15x+2{,}2, de dérivée -0{,}15, et x\mapsto\text{e}^{0,2x}, de dérivée x\mapsto0{,}2\text{e}^{0,2x} (la constante -2{,}2 ayant une dérivée nulle).
g'(x) = -0{,}15\,\text{e}^{0,2x} + (-0{,}15x+2{,}2)\times0{,}2\,\text{e}^{0,2x} = \text{e}^{0,2x}\left(-0{,}15-0{,}03x+0{,}44\right) = \text{e}^{0,2x}(-0{,}03x+0{,}29).
Donc, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

2.cÉtudier les variations de g sur [0~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-2} près de son maximum.

Pour tout x\geqslant0, \text{e}^{0,2x} > 0, donc g'(x) est du signe de -0{,}03x+0{,}29.
-0{,}03x+0{,}29 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}29}{0{,}03} = \dfrac{29}{3}, et de même g'(x) < 0 \iff x > \dfrac{29}{3}.
Donc, g est croissante sur \left[0~;~\dfrac{29}{3}\right] et décroissante sur \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[ : g admet donc un maximum en \dfrac{29}{3}.
g\left(\dfrac{29}{3}\right) = \left(-0{,}15\times\dfrac{29}{3}+2{,}2\right)\text{e}^{0,2\times\frac{29}{3}}-2{,}2 \approx 2{,}98 (arrondi au centième).

2.dMontrer que l'équation g(x)=0 admet une unique solution non nulle sur [0~;~+\infty[ et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

On remarque déjà que g(0) = (0+2{,}2)\text{e}^0-2{,}2 = 2{,}2-2{,}2 = 0 : x=0 est donc une solution évidente.
Sur l'intervalle \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[, la fonction g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, de g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98 vers -\infty.
Comme 0 appartient à l'intervalle \left]-\infty~;~2{,}98\right[, d'après le théorème des valeurs intermédiaires (corollaire de la stricte monotonie), l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle, avec \alpha\neq0 puisque {\alpha>\dfrac{29}{3}>0}.
À la calculatrice, on obtient \alpha\approx13{,}72 (arrondi au centième).

PartieB : On admet que 13{,}7 annule f et est une approximation de la valeur qui annule g. Pour x représentant, en dizaine de yards, la distance horizontale parcourue par une balle de golf après la frappe (avec 0<x<13{,}7), f(x) (ou g(x), selon le modèle choisi) représente la hauteur correspondante de la balle, dans la même unité. L'angle de décollage est l'angle d tel que \tan(d) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0 ; l'angle d'atterrissage est l'angle a tel que \tan(a) est l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7. Première modélisation (fonction f) ; 1.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle ?

D'après la Partie A, le maximum de f sur [0~;~+\infty[ est atteint en x=6{,}85, avec \begin{aligned}f(6{,}85) &= 0{,}06\left(-6{,}85^2+13{,}7\times6{,}85\right) \\ &= 2{,}81535\end{aligned}
Cette hauteur est exprimée en dizaine de yards, donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut 28{,}1535 yards, soit environ 28,2 yards.

1.bVérifier que f'(0) = 0{,}822.

D'après la question 1.b de la Partie A, f'(x) = -0{,}12x+0{,}822, donc f'(0) = 0{,}822.

1.cDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 0 est f'(0) = 0{,}822, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}822.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni dans l'énoncé), d = \arctan(0{,}822) \approx 39{,}4^{\circ} (arrondi au dixième).

1.dQuelle propriété graphique de la courbe de f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux, selon ce modèle ?

La courbe de f est un arc de parabole, symétrique par rapport à la droite verticale d'équation x=6{,}85 (l'abscisse de son sommet, qui est le milieu de l'intervalle [0~;~13{,}7]). Cette symétrie échange les points d'abscisses 0 et 13{,}7 et transforme donc la tangente en 0 en la tangente en 13{,}7 (à une réflexion près), ce qui justifie que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux.

Seconde modélisation (fonction g) ; 2.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle selon ce modèle ? (On précise que g'(0)=0{,}29 et g'(13{,}7)\approx-1{,}87.)

D'après la question 2.c de la Partie A, le maximum de g sur [0~;~+\infty[ vaut g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98, exprimé en dizaine de yards.
Donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut environ 29,8 yards selon ce modèle.

2.bDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est g'(0) = 0{,}29, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}29.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni), d = \arctan(0{,}29) \approx 16{,}2^{\circ} (arrondi au dixième).

2.cJustifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle selon ce modèle.

L'angle d'atterrissage a vérifie \tan(a) = -g'(13{,}7), l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7.
Comme g'(13{,}7)\approx-1{,}87, on a \tan(a) \approx 1{,}87, d'où \begin{aligned}a &= \arctan(1{,}87) \\ &\approx 61{,}9\end{aligned}^{\circ}, soit 62^{\circ} arrondi à l'unité.

PartieC : Des observations sur des joueurs professionnels donnent, en moyenne : angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}, distance horizontale au point de chute 137 yards (soit 13{,}7 dizaines de yards, cohérent avec les deux modèles). Quel modèle, parmi les deux étudiés, semble le plus adapté pour décrire la frappe d'un joueur professionnel ? Justifier.

Comparons les deux modèles aux observations professionnelles (angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}) :
Avec le modèle f : angle de décollage \approx39{,}4^{\circ} (net écart avec 24^{\circ}, surestimation), hauteur maximale \approx28{,}2 yards (sous-estimation), angles de décollage et d'atterrissage égaux entre eux (alors que les observations donnent 24^{\circ} et 52^{\circ}, très différents).
Avec le modèle g : angle de décollage \approx16{,}2^{\circ} (sous-estimation, mais ordre de grandeur plus proche que f), hauteur maximale \approx29{,}8 yards (sous-estimation, mais plus proche de 32 que le modèle f), angle d'atterrissage \approx62^{\circ} (surestimation, mais du même ordre que 52^{\circ}, et surtout nettement supérieur à l'angle de décollage comme dans les observations).
Le modèle g reproduit qualitativement le fait que l'angle d'atterrissage est bien plus grand que l'angle de décollage (comportement observé chez les professionnels), ce que le modèle f, de par sa symétrie, est structurellement incapable de reproduire.
Donc, même si aucun des deux modèles ne redonne exactement les valeurs observées, le modèle g semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel.

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Principaux domaines abordés : suites, fonctions, primitives

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par

    u_n\quad = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1}.

    On peut affirmer que:
    a. la suite \left(u_n\right) diverge vers +\infty.b. la suite \left(u_n\right) diverge vers -\infty.
    c. la suite \left(u_n\right) n'a pas de limite.d. la suite \left(u_n\right) converge.


    \decosix \decosix \decosix

Dans les questions 2 et 3, on considère deux suites \left(v_n\right) et \left(w_n\right) vérifiant la relation :

w_n = \e^{- 2v_n} + 2.

  1. Soit a un nombre réel strictement positif. On a v_0 = \ln (a).

    a. w_0 = \dfrac{1}{a^2}\quad +2b. w_0 = \dfrac{1}{a^2\quad +2}
    c. w_0 = -2a +2d. w_0 = \dfrac{1}{- 2a} + 2
  2. On sait que la suite \left(v_n\right) est croissante. On peut affirmer que la suite \left(w_n\right) est :

    a. décroissante et majorée par 3.b. décroissante et minorée par 2 .
    c. croissante et majorée par 3 .d. croissante et minorée par 2.
  3. On considère la suite \left(a_n\right) ainsi définie :

    a_0 = 2 \:\:\text{et, pour tout entier naturel}\: n,\quad a_{n+1} = \dfrac13a_n + \dfrac83.

    Pour tout entier naturel n, on a :
    a. a_n = 4 \times \left(\dfrac13\right)^n - 2b. a_n = - \dfrac{2}{3^n} + 4
    c. a_n = 4 - \left(\dfrac13\right)^nd. a_n = 2 \times \left(\dfrac13\right)^n + \dfrac{8n}{3}
  4. On considère une suite \left(b_n\right) telle que, pour tout entier naturel n, on a :

    b_{n+1} = b_n + \ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right).

    On peut affirmer que :

    a. la suite \left(b_n\right) est croissante.b. la suite \left(b_n\right) est décroissante.
    c. la suite \left(b_n\right) n'est pas monotone.d. le sens de variation de la suite \left(b_n\right) dépend de b_0.
  5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

    g(x) = \dfrac{\e^x}{x}.

    On note \mathcal{C}_g la courbe représentative de la fonction g dans un repère orthogonal.

    La courbe \mathcal{C}_g admet :

    a. une asymptote verticale et une asymptote horizontale.b. une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
    c. aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale.d. aucune asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
  6. Soit f la fonction définie sur \R par

    f(x) = x\e^{x^2+1}.

    Soit F une primitive sur \R de la fonction f. Pour tout réel x, on a :

    a. F(x) = \dfrac12x^2\e^{x^2+1}b. F(x) = \left(1 + 2x^2 \right)\e^{x^2+1}
    c. F(x) = \e^{x^2+1}d. F(x) = \dfrac12\e^{x^2+1}
Voir la correction

1.On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{(-1)^n}{n+1}. Peut-on affirmer qu'elle diverge vers +\infty, qu'elle diverge vers -\infty, qu'elle n'a pas de limite, ou qu'elle converge ?

Pour tout entier naturel n, on a {-1 \leqslant (-1)^n \leqslant 1}. Comme {n+1 \geqslant 1 > 0}, en divisant par n+1 : {-\dfrac{1}{n+1} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n+1}}.
Or \lim\limits_{n\to+\infty}\left(-\dfrac{1}{n+1}\right) = 0 et \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{n+1} = 0, donc, d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 0.
La suite (u_n) admet donc une limite finie : elle converge.

2.On considère deux suites (v_n) et (w_n) liées par w_n = \text{e}^{-2v_n}+2. Soit a un réel strictement positif, avec v_0=\ln(a). Que vaut w_0 : \dfrac{1}{a^2}+2, \dfrac{1}{a^2+2}, -2a+2, ou \dfrac{1}{-2a}+2 ?

On remplace v_0 par \ln(a) dans l'expression de w_0 : w_0 = \text{e}^{-2v_0}+2 = \text{e}^{-2\ln(a)}+2.
Or \text{e}^{-2\ln(a)} = \text{e}^{\ln\left(a^{-2}\right)} = a^{-2} = \dfrac{1}{a^2} (car a>0), donc w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.
Donc, la réponse est w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.

3.On sait que la suite (v_n) de la question précédente est croissante. Peut-on affirmer que (w_n) est décroissante et majorée par 3, décroissante et minorée par 2, croissante et majorée par 3, ou croissante et minorée par 2 ?

Comme (v_n) est croissante, pour tout entier naturel n : v_n \leqslant v_{n+1}, donc -2v_n \geqslant -2v_{n+1} (multiplication par -2, qui renverse le sens de l'inégalité).
La fonction exponentielle étant strictement croissante sur \mathbb{R}, cette inégalité entraîne \text{e}^{-2v_n} \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}, puis, en ajoutant 2 des deux côtés : \text{e}^{-2v_n}+2 \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}+2, soit w_n \geqslant w_{n+1}.
La suite (w_n) est donc décroissante.
Par ailleurs, pour tout réel \beta, \text{e}^{\beta} > 0, donc w_n = \text{e}^{-2v_n}+2 > 2 pour tout entier naturel n : la suite (w_n) est minorée par 2.
Donc, la réponse est : la suite (w_n) est décroissante et minorée par 2.

4.On considère la suite (a_n) définie par a_0=2 et, pour tout entier naturel n, a_{n+1}=\dfrac13a_n+\dfrac83. Pour tout entier naturel n, laquelle de ces expressions donne a_n : 4\times\left(\dfrac13\right)^n-2, -\dfrac{2}{3^n}+4, 4-\left(\dfrac13\right)^n, ou 2\times\left(\dfrac13\right)^n+\dfrac{8n}{3} ?

Cherchons le réel \ell tel que la suite constante égale à \ell soit solution de la relation de récurrence : \begin{aligned}\ell = \dfrac13\ell+\dfrac83 &\iff \dfrac23\ell = \dfrac83 \\ &\iff \ell = 4 \end{aligned}
Posons alors, pour tout entier naturel n, b_n = a_n-4. On a \begin{aligned}b_{n+1} &= a_{n+1}-4 \\ &= \dfrac13a_n+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13(b_n+4)+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+\dfrac43+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+4-4 \\ &= \dfrac13b_n\end{aligned}
La suite (b_n) est donc géométrique de raison \dfrac13 et de premier terme \begin{aligned}b_0 &= a_0-4 \\ &= 2-4 \\ &= -2\end{aligned}
Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}b_n &= b_0\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -2\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -\dfrac{2}{3^n}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}a_n &= b_n+4 \\ &= -\dfrac{2}{3^n}+4\end{aligned}

5.On considère une suite (b_n) telle que, pour tout entier naturel n, b_{n+1} = b_n+\ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right). Peut-on affirmer que cette suite est croissante, décroissante, non monotone, ou que son sens de variation dépend de b_0 ?

Pour tout entier naturel n : b_{n+1}-b_n = \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right).
Or, quel que soit le réel b_n, on a (b_n)^2 \geqslant 0, donc (b_n)^2+3 \geqslant 3.
Comme 3 > 2, on en déduit (b_n)^2+3 > 2, donc {0 < \dfrac{2}{(b_n)^2+3} < 1}.
La fonction logarithme népérien étant strictement négative sur ]0~;~1[, on a \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right) < 0, donc b_{n+1}-b_n < 0.
Cette inégalité est vraie pour tout entier naturel n, quel que soit le premier terme b_0 : donc, la réponse est que la suite (b_n) est décroissante.

6.On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = \dfrac{\text{e}^x}{x}, de courbe représentative \mathcal{C}_g dans un repère orthogonal. La courbe \mathcal{C}_g admet-elle une asymptote verticale et une asymptote horizontale, une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale, aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale, ou aucune des deux ?

Au voisinage de 0 (avec x>0) : \lim\limits_{x\to0}\text{e}^x = 1 et \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}x = 0^+, donc, par quotient de limites, \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}g(x) = +\infty : la courbe \mathcal{C}_g admet donc l'axe des ordonnées comme asymptote verticale.
Au voisinage de +\infty : par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (l'exponentielle l'emporte sur x). La courbe \mathcal{C}_g ne présente donc aucune asymptote horizontale en +\infty.
Donc, la réponse est : la courbe \mathcal{C}_g admet une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.

7.Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1}, et F une primitive de f sur \mathbb{R}. Laquelle de ces expressions donne F(x) pour tout réel x : \dfrac12x^2\text{e}^{x^2+1}, \left(1+2x^2\right)\text{e}^{x^2+1}, \text{e}^{x^2+1}, ou \dfrac12\text{e}^{x^2+1} ?

Posons u(x) = x^2+1, de dérivée u'(x) = 2x. On peut alors écrire f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1} = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{u(x)} = \dfrac12u'(x)\text{e}^{u(x)}.
Or une primitive de u'\text{e}^{u} est \text{e}^{u}, donc une primitive de \dfrac12u'\text{e}^u est \dfrac12\text{e}^u, c'est-à-dire \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.
Vérification directe : si F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}, alors F'(x) = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{x^2+1} = x\,\text{e}^{x^2+1} = f(x), ce qui confirme le résultat.
Donc, la réponse est F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.

Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Principaux domaines abordés : suites ; fonctions, fonction exponentielle.

On considère la fonction f définie sur \R par

f(x) = x^3\e^x.

On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

  1. On définit la suite \left(u_n\right) par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right).
    1. Calculer u_1 puis u_2.

      On donnera les valeurs exactes, puis les valeurs approchées à 10^{-3}.
    2. On considère la fonction fonc, écrite en langage Python ci-dessous.

      On rappelle qu'en langage Python,

      « i in range (n) » signifie que

      i varie de 0 à n -1.

      deffonc (n) :
      u =- 1
      for i in range(n) :
      u=u**3*exp(u)
      return u


      Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc (2) arrondie à 10^{-3}.
    1. Démontrer que, pour tout x réel, on a f'(x) = x^2\e^x(x + 3).
    2. Justifier que le tableau de variations de f sur \R est celui représenté ci-dessous :

    3. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {- 1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0.}
    4. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    5. On note \ell la limite de la suite \left(u_n\right).

      On rappelle que \ell est solution de l'équation f(x) = x.

      Déterminer \ell. (Pour cela, on admettra que l'équation x^2\e^x - 1 = 0 possède une seule solution dans \R et que celle-ci est strictement supérieure à \dfrac12).
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x^3e^x et la suite (u_n) définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n). Calculer u_1 puis u_2 (valeurs exactes puis approchées à 10^{-3} près).

\begin{aligned}u_1 &= f(u_0) \\ &= f(-1) \\ &= (-1)^3e^{-1} \\ &= -e^{-1} \\ &= -\dfrac{1}{e} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= f(u_1) \\ &= \left(-e^{-1}\right)^3 \times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3}\times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3-e^{-1}} \\ &\approx -0{,}034\end{aligned}

1.b.Le code Python ci-dessous définit une fonction fonc(n) qui, partant de u=-1, applique n fois de suite l'instruction u = u3*exp(u) avant de renvoyer u. Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc(2), arrondie à 10^{-3} près.

La boucle applique deux fois la relation u_{n+1}=f(u_n) à partir de u_0=-1, donc fonc(2) renvoie la valeur de u_2, soit environ -0,034.

2.a.Démontrer que, pour tout réel x, f'(x) = x^2e^x(x+3).

La fonction f(x)=x^3e^x est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. En dérivant ce produit, on obtient f'(x) = 3x^2\times e^x + x^3\times e^x = x^2e^x(3+x), ce qui est bien le résultat annoncé.

2.b.Justifier le tableau de variations de f sur \mathbb{R} (minimum en x=-3, limites 0 en -\infty et +\infty en +\infty).

Pour tout réel x, x^2 \geqslant 0 et e^x>0, donc le signe de f'(x) = x^2e^x(x+3) est celui de (x+3), sauf en x=0f'(x)=0 car x^2=0.
On a x+3<0 \iff x<-3 : donc f'(x)<0 sur ]-\infty~;~-3[, et f y est strictement décroissante.
On a x+3>0 \iff x>-3 : donc f'(x)>0 sur ]-3~;~+\infty[ (sauf au point isolé x=0f' s'annule sans changer de signe), et f y est strictement croissante.
La fonction f admet donc un minimum en x=-3, qui vaut \begin{aligned}f(-3) &= (-3)^3\times e^{-3} \\ &= -27e^{-3} \\ &= -\dfrac{27}{e^3} \\ &\approx -1{,}344\end{aligned}
Par ailleurs, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} x^3 = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty} e^x = +\infty, donc, par produit de limites, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} f(x) = +\infty.
Ceci justifie bien le tableau de variations donné dans l'énoncé.

2.c.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

Initialisation : on a u_0=-1 et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned} On vérifie bien {-1 \leqslant -1 \leqslant -0{,}368 \leqslant 0}, donc l'encadrement est vrai au rang 0.
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n fixé, on ait {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.
D'après la question 2.b., la fonction f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[, donc en particulier sur [-1~;~0], qui contient tous les termes encadrés par hypothèse de récurrence.
En appliquant f, qui est croissante sur cet intervalle, à chaque membre de l'inégalité {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}, on obtient {f(-1) \leqslant f(u_n) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(0)}, c'est-à-dire {u_1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant f(0)}.
Or \begin{aligned}f(0) &= 0^3\times e^0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368 \\ &\geqslant -1\end{aligned} donc on obtient bien {-1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 0} : la relation est vraie au rang n+1.
Conclusion : l'encadrement est vrai au rang 0 et il est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

2.d.En déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_{n+1} \leqslant 0, donc u_n \leqslant 0 (en particulier pour \begin{aligned}u_0 &= -1 \\ &\le 0\end{aligned}) : la suite (u_n) est majorée par 0.
Donc, d'après le théorème de la limite monotone, la suite (u_n), croissante et majorée, est convergente vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 0.

2.e.On note \ell la limite de (u_n), solution de l'équation f(x)=x. Déterminer \ell, sachant que l'équation x^2e^x-1=0 n'admet pas de solution dans ]-1~;~0[.

D'après la question 2.c., tous les termes de la suite appartiennent à l'intervalle [-1~;~0], donc \ell \in [-1~;~0].
On résout l'équation f(x)=x sur cet intervalle : \begin{aligned}x^3e^x = x &\iff x^3e^x-x = 0 \\ &\iff x\left(x^2e^x-1\right) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x^2e^x-1=0.
Or, par hypothèse, l'équation x^2e^x-1=0 n'a pas de solution dans ]-1~;~0[, donc, sur l'intervalle [-1~;~0], la seule solution possible de f(x)=x est x=0 (qui appartient bien à [-1~;~0]).
Donc, \begin{aligned}\ell &= \displaystyle\lim_{n\to+\infty} u_n \\ &= 0\end{aligned}

Bac Terminale 2021 : Métropole, Mayotte, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Cécile a invité des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu'elle a achetés surgelés.

Elle sort les gâteaux du congélateur à -19 °C et les apporte sur la terrasse où la température est de 25 °C.

Au bout de 10 minutes la température des gâteaux est de 1,3 °C.

I -- Premier modèle

On suppose que la vitesse de décongélation est constante c'est-à-dire que l'augmentation de la température est la même minute après minute.

Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux 25 minutes après leur sortie du congélateur.

Ce modèle semble-t-il pertinent ?

II -- Second modèle

On note T_n la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de n minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi T_0 = - 19.

On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante

\text{Pour tout entier naturel } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).

  1. Justifier que, pour tout entier n, on a T_{n+1}=0.94T_n + 1.5
  2. Calculer T_1 et T_2. On donnera des valeurs arrondies au dixième.
  3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a T_n\leqslant 25.

    En revenant à la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible ?
  4. Étudier le sens de variation de la suite \left(T_n\right).
  5. Démontrer que la suite \left(T_n\right) est convergente.
  6. On pose pour tout entier naturel n, U_n = T_n - 25.
    1. Montrer que la suite \left(U_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme U_0.
    2. En déduire que pour tout entier naturel n, T_n=-44\times 0.94^n+25.
    3. En déduire la limite de la suite \left(T_n\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.
    1. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d'une demi-heure à température ambiante après leur sortie du congélateur.

      Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux ? On donnera une valeur arrondie à l'entier le plus proche.
    2. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu'elle aime déguster lorsqu'ils sont encore frais, à la température de 10 °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.
    3. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n \geqslant 10.

      []{|p{4.5cm}|}

      def seuil() :
      n=0
      T= ...
      while T...
      T= ...
      n=n+1
      return


      Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.

\textsc{Exercice} au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: Exercice A ou Exercice B

Pour éclairer le choix, les principaux domaines abordés sont indiqués en début de chaque exercice.

Exercice A

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) on considère

  • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),
  • le vecteur \vect{u} de coordonnées \begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}
  • la droite d passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \vect{u}.

Le but de cet exercice est de déterminer le point de d le plus proche du point A et d’étudier quelques propriétés de ce point.

On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

x y z M 0 A A ı k O u

  1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
  2. Soit t un nombre réel quelconque, et M un point de la droite d, le point M ayant pour coordonnées (t~;~t~;~0).
    1. On note AM la distance entre les points A et M. Démontrer que:

      AM^2 = 2t^2 - 8t+ 14.
    2. Démontrer que le point M_0 de coordonnées (2~;~2~;~0) est le point de la droite d pour lequel la distance AM est minimale.

      On admettra que la distance AM est minimale lorsque son carré AM^2 est minimal.
  3. Démontrer que les droites (AM_0) et d sont orthogonales.
  4. On appelle A' le projeté orthogonal du point A sur le plan d'équation cartésienne z = 0. Le point A' admet donc pour coordonnées (1~;~3~;~0).

    Démontrer que le point M_0 est le point du plan (AA'M_0) le plus proche du point O, origine du repère.
  5. Calculer le volume de la pyramide OM_0A'A.

    On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: V = \frac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} est l'aire

    d'une base et h est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

Exercice B

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Équations différentielles ; fonction exponentielle.

On considère l’équation différentielle

(E)\quad y'= y + 2x\e^x

On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur l'ensemble \R des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit u la fonction définie sur \R par u(x) = x^2\e^x. On admet que u est dérivable et on note u' sa fonction dérivée. Démontrer que u est une solution particulière de (E).
  2. Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On note g la fonction définie sur \R par :

    g(x) = f(x) - u(x)

    1. Démontrer que si la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) alors la fonction g est solution de l'équation différentielle: y' =y.

      On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.
    2. À l'aide de la résolution de l'équation différentielle y' =y, résoudre l'équation différentielle (E).
  3. Étude de la fonction u
    1. Étudier le signe de u' (x) pour x variant dans \R.
    2. Dresser le tableau de variations de la fonction u sur \R (les limites ne sont pas demandées).
    3. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction u est concave.
Voir la correction

PartieI : Cécile sort des gâteaux du congélateur, où ils étaient à -19\,^{\circ}C, pour les poser sur une terrasse à 25\,^{\circ}C. Au bout de 10 minutes, ils sont à 1,3\,^{\circ}C. En supposant que la température augmente à vitesse constante (même hausse chaque minute), quelle serait la température des gâteaux au bout de 25 minutes ? Ce modèle est-il pertinent ?

En 10 minutes, la température a augmenté de 1{,}3-(-19) = 20{,}3\,^{\circ}C, soit une hausse constante supposée de \dfrac{20{,}3}{10} = 2{,}03\,^{\circ}C par minute.
Au bout de 25 minutes, la hausse totale serait de 25\times2{,}03 = 50{,}75\,^{\circ}C, donc une température de -19+50{,}75 = 31{,}75\,^{\circ}C.
Or la température de la terrasse est de 25\,^{\circ}C : les gâteaux ne peuvent pas dépasser cette température ambiante. Donc, ce modèle n'est pas pertinent.

PartieII : On note T_n la température des gâteaux, en degré Celsius, n minutes après leur sortie du congélateur, avec T_0=-19. On admet la relation T_{n+1}-T_n = -0,06\times(T_n-25) pour tout entier naturel n. 1. Montrer que, pour tout entier naturel n, T_{n+1} = 0,94\,T_n+1,5.

En développant : \begin{aligned}T_{n+1}-T_n &= -0{,}06T_n+0{,}06\times25 \\ &= -0{,}06T_n+1{,}5\end{aligned}
D'où \begin{aligned}T_{n+1} &= T_n-0{,}06T_n+1{,}5 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5\end{aligned}

2.Calculer T_1 et T_2 (arrondir au dixième).

Avec n=0 : \begin{aligned}T_1 &= 0{,}94\times(-19)+1{,}5 \\ &= -17{,}86+1{,}5 \\ &= -16{,}36\end{aligned} soit T_1\approx-16{,}4.
Avec n=1 : \begin{aligned}T_2 &= 0{,}94\times(-16{,}36)+1{,}5 \\ &= -15{,}3784+1{,}5 \\ &= -13{,}8784\end{aligned} soit T_2\approx-13{,}9.

3.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25. Ce résultat était-il prévisible dans le contexte de l'énoncé ?

Initialisation. \begin{aligned}T_0 &= -19 \\ &\leqslant 25\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n, T_n\leqslant25. En multipliant par 0{,}94>0 : \begin{aligned}0{,}94\,T_n &\leqslant 0{,}94\times25 \\ &= 23{,}5\end{aligned}
En ajoutant 1{,}5 aux deux membres : 0{,}94\,T_n+1{,}5\leqslant25, soit T_{n+1}\leqslant25 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25.
Ce résultat était prévisible : la température des gâteaux ne peut pas dépasser la température ambiante de la terrasse, qui est justement de 25\,^{\circ}C.

4.Étudier le sens de variation de la suite (T_n).

D'après la relation de récurrence, T_{n+1}-T_n = -0{,}06\times(T_n-25).
D'après la question précédente, T_n\leqslant25 pour tout n, donc T_n-25\leqslant0, donc -0{,}06\times(T_n-25)\geqslant0.
Ainsi T_{n+1}-T_n\geqslant0 pour tout n : la suite (T_n) est croissante.

5.Démontrer que la suite (T_n) est convergente.

La suite (T_n) est croissante (question précédente) et majorée par 25 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell\leqslant25.

6.aOn pose, pour tout entier naturel n, U_n = T_n-25. Montrer que (U_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}U_{n+1} &= T_{n+1}-25 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5-25 \\ &= 0{,}94\,T_n-23{,}5\end{aligned}
Or 0{,}94\times(T_n-25) = 0{,}94\,T_n-23{,}5, donc \begin{aligned}U_{n+1} &= 0{,}94\times(T_n-25) \\ &= 0{,}94\,U_n\end{aligned}
La suite (U_n) est donc géométrique de raison 0{,}94, de premier terme \begin{aligned}U_0 &= T_0-25 \\ &= -19-25 \\ &= -44\end{aligned}

6.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, T_n = -44\times0,94^n+25.

Comme (U_n) est géométrique de raison 0{,}94 et de premier terme -44 : U_n = -44\times0{,}94^n pour tout n.
Or U_n = T_n-25, donc \begin{aligned}T_n &= U_n+25 \\ &= -44\times0{,}94^n+25\end{aligned}

6.cEn déduire la limite de la suite (T_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Comme {0<0{,}94<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}94^n = 0, donc par somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}T_n = 25.
Cela signifie que la température des gâteaux se rapproche indéfiniment de la température ambiante de la terrasse, 25\,^{\circ}C, sans jamais la dépasser, ce qui est cohérent avec la situation physique.

7.aLe fabricant conseille de consommer les gâteaux une demi-heure après leur sortie du congélateur. Quelle température ont-ils alors atteinte (arrondir à l'entier le plus proche) ?

Avec n=30 minutes : \begin{aligned}T_{30} &= -44\times0{,}94^{30}+25 \\ &\approx 18{,}1\end{aligned} Donc, les gâteaux ont atteint une température d'environ 18 ^{\circ}C.

7.bCécile aime déguster ces gâteaux encore frais, à 10 ^{\circ}C. Donner un encadrement, entre deux entiers consécutifs, du nombre de minutes après lesquelles elle doit les déguster.

À la calculatrice, T_{17}\approx9{,}6 et T_{18}\approx10{,}6 : la température franchit donc 10\,^{\circ}C entre les minutes 17 et 18.
Donc, Cécile doit déguster son gâteau entre la 17^{\text{e}} et la 18^{\text{e}} minute après sa sortie du congélateur.

7.cLe programme Python suivant doit renvoyer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n\geqslant10. Recopier et compléter les lignes manquantes.

  • def seuil():
  • n = 0
  • T = -19
  • while T < 10 :
  • T = 0.94 * T + 1.5
  • n = n + 1
  • return n
Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Les questions 1. à 5. de cet exercice peuvent être traitées de façon indépendante

On considère un cube ABCDEFGH. Le point I est le milieu du segment [EF], le point J est le milieu du segment [BC] et le point K est le milieu du segment [AE].

A B C D E F G H I J K

  1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.

Dans la suite, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~ \vect{\text{AD}},~ \vect{\text{AE}}\right).

    1. Donner les coordonnées des points I et J.
    2. Montrer que les vecteurs \vect{\text{IJ}},~\vect{\text{AE}} et \vect{\text{AC}} sont coplanaires.

On considère le plan \mathcal P d'équation x + 3y - 2z + 2 = 0 ainsi que les droites d_1 et d_2 définies par les représentations paramétriques ci-dessous:

d_1\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&3 + t\\ y &=& 8 - 2t\\ z &=& - 2 + 3t\\ \end{array}\right. , t \in \R\quad \text{et}\quad d_2\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&4 + t\\ y &=&1 + t\\ z &=&8 + 2t\\ \end{array}\right. , t \in \R.

  1. Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
  2. Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal P.
  3. Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal P.

\textsc{Exercice au choix du candidat}

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Exercice A

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction exponentielle
\bullet~~Convexité

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

On justifiera chaque réponse.

Affirmation 1 : Pour tous réels a et b, \left(\text{e}^{a+b}\right)^2 = \text{e}^{2a} + \text{e}^{2b}.

Affirmation 2 : Dans le plan muni d'un repère, la tangente au point A d'abscisse 0 à la courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = - 2 + (3 - x)\text{e}^x admet pour équation réduite y = 2x + 1.

Affirmation 3 : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \left(\text{e}^{2x} - \text{e}^{x} + \dfrac{3}{x}\right) = 0.

Affirmation 4 : L'équation 1 - x + \text{e}^{-x} = 0 admet une seule solution appartenant à l'intervalle [0 ; 2].

Affirmation 5 : La fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 - 5x + \text{e}^x est convexe.

Exercice B

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction logarithme népérien
\bullet~~Convexité

Dans le plan muni d'un repère, on considère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_f représentative d'une fonction f, deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.

La courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale T au point A(1 ; 4).

012345601234 T C f A

  1. Préciser les valeurs f(1) et f'(1).

On admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{a + b \ln x}{x}\quad \text{où }\quad a \text{ et}\quad b \text{ sont deux nombres réels}.

  1. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f'(x) = \dfrac{b - a - b\quad \ln x}{x^2}.
  2. En déduire les valeurs des réels a et b.

Dans la suite de l'exercice, on admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{4 + 4\ln x}{x}.

  1. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.
  2. Déterminer le tableau de variations de f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.
  3. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f''(x) = \dfrac{- 4 + 8\ln x}{x^3}.
  4. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f possède un unique point d'inflexion B dont on précisera les coordonnées.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH. I est le milieu de [EF], J le milieu de [BC] et K le milieu de [AE]. On munit l'espace du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), dans lequel A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), I(0,5 ; 0 ; 1), J(1 ; 0,5 ; 0) et K(0 ; 0 ; 0,5). 1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ?

\overrightarrow{AI}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KH}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0,5\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont proportionnelles selon aucun facteur commun), donc, la réponse est que les droites (AI) et (KH) ne sont pas parallèles.

2.Montrer que les vecteurs \overrightarrow{IJ}, \overrightarrow{AE} et \overrightarrow{AC} sont coplanaires.

\overrightarrow{IJ}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0,5 \\ -1\end{pmatrix}, \overrightarrow{AE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
On constate que 2\overrightarrow{IJ}+2\overrightarrow{AE} = \overrightarrow{AC}.
Le vecteur \overrightarrow{AC} est donc une combinaison linéaire des vecteurs \overrightarrow{IJ} et \overrightarrow{AE} : ces trois vecteurs sont donc coplanaires.

3.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+3y-2z+2=0 et les droites d_1 et d_2 de représentations paramétriques d_1 : x=3+t,\ y=8-2t,\ z=-2+3t et d_2 : x=4+t,\ y=1+t,\ z=8+2t (t\in\mathbb{R}). Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ?

d_1 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc, la réponse est que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

4.Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

Le plan \mathcal{P} admet pour vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix}, et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{u_2} &= 1\times1+3\times1+(-2)\times2 \\ &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur directeur de d_2 est donc orthogonal au vecteur normal de \mathcal{P} : la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

5.Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal{P}.

\overrightarrow{ML}\begin{pmatrix}4-5 \\ 0-3 \\ 3-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix}, qui est l'opposé du vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix} de \mathcal{P} : \overrightarrow{ML} est donc lui aussi normal au plan \mathcal{P}, ce qui montre que la droite (ML) est perpendiculaire à \mathcal{P}.
D'autre part, les coordonnées de L vérifient l'équation de \mathcal{P} : \begin{aligned}4+3\times0-2\times3+2 &= 4-6+2 \\ &= 0\end{aligned} donc L appartient à \mathcal{P}.
Le point L appartient au plan \mathcal{P} et la droite (ML) lui est perpendiculaire : donc, la réponse est que L est bien le projeté orthogonal de M sur le plan \mathcal{P}.

Commun à tous les candidats

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

  1. Calculer u_1.
  2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

    def suite( n) :
    u = 1000
    for i in range(n) :
    u = 0,9*u + 250
    return u
    1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
    2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
    3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

      u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
  5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

    Déterminer cette année.

EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

\vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

B C G F D H E A P Q R ı k

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

    Donner les coordonnées des points P et Q.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
  3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

Partie II

On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

  1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
  3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
  4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

    Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

    On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    1. Déterminer la loi de probabilité de G.
    2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- convexité
-- fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
    1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
    2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

Partie II : étude de fonction

La fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

  1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
  2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
  3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
    2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
  4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

    Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Étude de fonction, fonction exponentielle
-- Équations différentielles

Partie I

Considérons l'équation différentielle

y'= -0,4y + 0,4

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

    1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

Partie II

Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

  1. Déterminer la limite de p en + \infty.
  2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
    1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
    2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

Partie III

  1. p désigne la fonction de la partie II.

    Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
  2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

    Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

    On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

    La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
Voir la correction

1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

  • n = 0
  • u = 1000
  • tant que u <= 2200 :
  • u = 0.9 * u + 250
  • n = n + 1
  • renvoyer n
  • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
  • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.
Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Au 1er janvier 2020, la centrale solaire de Big Sun possédait 10560 panneaux solaires.

On observe, chaque année, que 2 % des panneaux se sont détériorés et nécessitent d'être retirés tandis que 250 nouveaux panneaux solaires sont installés.

Partie A - Modélisation à l'aide d'une suite

On modélise l'évolution du nombre de panneaux solaires par la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 10560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,98u_n +250, où u_n est le nombre de panneaux solaires au 1er janvier de l'année 2020 +n.

    1. Expliquer en quoi cette modélisation correspond à la situation étudiée.
    2. On souhaite savoir au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires sera strictement supérieur à 12000.

      À l'aide de la calculatrice, donner la réponse à ce problème.
    3. Recopier et compléter le programme en Python ci-dessous de sorte que la valeur cherchée à la question précédente soit stockée dans la variable n à l'issue de l'exécution de ce dernier.
      u = 10560
      n =0
      while ... ... :
      u = ... ...
      n = ... ...
  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n \leqslant 12500.
  2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. Il n'est pas demandé, ici, de calculer sa limite.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) par v_n = u_n - 12500, pour tout entier naturel n.
    1. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,98 dont on précisera le premier terme.
    2. Exprimer, pour tout entier naturel n, v_n en fonction de n.
    3. En déduire, pour tout entier naturel n, u_n en fonction de n.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

      Interpréter ce résultat dans le contexte du modèle.

Partie B - Modélisation à l'aide d'une fonction

Une modélisation plus précise a permis d'estimer le nombre de panneaux solaires de la centrale à l'aide de la fonction f définie pour tout x \in [0~;~ +\infty[ par

f(x) = 12500 - 500 \e^{-0,02x+1,4},

x représente le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020.

  1. Étudier le sens de variation de la fonction f.
  2. Déterminer la limite de la fonction f en +\infty.
  3. En utilisant ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires dépassera 12000.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Une centrale solaire compte 10 560 panneaux au 1er janvier 2020. Chaque année, 2 % des panneaux se détériorent et sont retirés, tandis que 250 panneaux neufs sont installés. On modélise le nombre de panneaux par u_0 = 10\,560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, où u_n est le nombre de panneaux au 1er janvier de l'année 2020+n. Justifier ce choix de modélisation.

Retirer 2 % des panneaux revient à multiplier leur nombre par 1 - \dfrac{2}{100} = 0{,}98.
En ajoutant ensuite les 250 panneaux neufs installés chaque année, on obtient bien la relation u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, ce qui justifie la modélisation.

PartieA ; 1.b À l'aide de la calculatrice, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera strictement 12 000.

En saisissant u_0 = 10\,560 puis en appliquant successivement u \mapsto 0{,}98u + 250, on obtient u_1 \approx 10\,599, puis u_2, u_3, etc.
On trouve u_{67} \approx 11\,999 et u_{68} \approx 12\,009.
Donc, le nombre de panneaux dépassera 12 000 au bout de 68 ans, soit en 2088.

PartieA ; 1.c Compléter le programme Python suivant pour qu'il stocke dans la variable n le nombre d'années trouvé à la question précédente : u = 10560 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = ...

  • while u <= 12000:
  • u = 0.98*u + 250
  • n = n + 1

PartieA ; 2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 10\,560 \\ &\leqslant 12\,500\end{aligned} la propriété est donc vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 12\,500. En multipliant par 0{,}98 (positif) : \begin{aligned}0{,}98u_n &\leqslant 0{,}98\times12\,500 \\ &= 12\,250\end{aligned} En ajoutant 250 aux deux membres : 0{,}98u_n + 250 \leqslant 12\,500, c'est-à-dire u_{n+1} \leqslant 12\,500 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

PartieA ; 3. Démontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} - u_n &= 0{,}98u_n + 250 - u_n \\ &= 250 - 0{,}02u_n\end{aligned}
D'après la question précédente, u_n \leqslant 12\,500, donc \begin{aligned}0{,}02u_n &\leqslant 0{,}02\times12\,500 \\ &= 250\end{aligned} c'est-à-dire 250 - 0{,}02u_n \geqslant 0.
On a donc u_{n+1} - u_n \geqslant 0 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. En déduire que la suite (u_n) converge (sans calculer sa limite).

La suite (u_n) est croissante et majorée par 12 500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 12\,500.

PartieA ; 5.a On pose v_n = u_n - 12\,500 pour tout entier naturel n. Démontrer que (v_n) est géométrique et préciser sa raison et son premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1} - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n + 250 - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n - 12\,250\end{aligned}
Or 0{,}98\times12\,500 = 12\,250, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 0{,}98u_n - 0{,}98\times12\,500 \\ &= 0{,}98(u_n - 12\,500) \\ &= 0{,}98v_n\end{aligned}
Cette relation étant vraie pour tout n, (v_n) est géométrique de raison 0{,}98, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= u_0 - 12\,500 \\ &= 10\,560 - 12\,500 \\ &= -1\,940\end{aligned}

PartieA ; 5.b Exprimer v_n en fonction de n.

(v_n) étant géométrique de premier terme -1\,940 et de raison 0{,}98, on a pour tout entier naturel n : v_n = -1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.c En déduire l'expression de u_n en fonction de n.

Comme v_n = u_n - 12\,500, on a u_n = v_n + 12\,500, soit u_n = 12\,500 - 1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.d Déterminer la limite de (u_n) et interpréter le résultat.

Comme {0 < 0{,}98 < 1}, on sait que \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}98^{n} = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 12\,500.
Dans le contexte du modèle, le nombre de panneaux solaires de la centrale se stabilise autour de 12 500 à long terme.

PartieB ; 1. Une modélisation plus fine utilise la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4}, où x est le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020. Étudier le sens de variation de f.

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et pour tout x de cet intervalle : f'(x) = -500\times(-0{,}02)\text{e}^{-0,02x+1,4} = 10\text{e}^{-0,02x+1,4}.
La fonction exponentielle étant strictement positive, f'(x) > 0 pour tout x : la fonction f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 2. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}02x+1{,}4) = -\infty, donc par composition \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{-0,02x+1,4} = 0, d'où \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = 12\,500.

PartieB ; 3. À l'aide de ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera 12 000.

On résout f(x) > 12\,000 \iff 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4} > 12\,000 \iff 500 > 500\text{e}^{-0,02x+1,4} \iff 1 > \text{e}^{-0,02x+1,4}.
Comme 1 = \text{e}^0 et que la fonction exponentielle est strictement croissante, cela équivaut à 0 > -0{,}02x + 1{,}4 \iff 0{,}02x > 1{,}4 \iff x > 70.
Donc, il faut attendre strictement plus de 70 ans, soit 71 ans, pour que le nombre de panneaux dépasse 12 000 selon ce modèle, ce qui correspond à l'année 2091.

Bac Terminale 2021 : Polynésie française Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Dans l'espace, on considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur égale à 1.

On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

On considère le point M tel que \vect{\text{BM}} = \dfrac{1}{3}\vect{\text{BH}}.

z y x M B C D H E F A G

  1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points B, D, E, G et H.
    1. Quelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.
    2. On admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{4}c^2.

      Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{2}.
  2. Démontrer que les coordonnées de M sont \left(~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{1}{3}~; ~\dfrac{1}{3}\right).
    1. Justifier que le vecteur \vect{n}(-1~;~1~;~1) est normal au plan (EGD).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est: - x + y + z - 1 = 0.
    3. Soit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) et passant par le point M.

      Montrer qu'une représentation paramétrique de cette droite est:

      \mathcal{D}\quad :\quad \left\{\begin{array}{l c l} x&=&\dfrac{2}{3} - t\\ y&=&\dfrac{1}{3} + t\\ z&=&\dfrac{1}{3} + t \end{array}\right.,\quad t \in \R
  3. Le cube ABCDEFGH est représenté ci-dessus selon une vue qui permet de mieux percevoir la pyramide GEDM, en gris sur la figure :

    x y z M B C D H E F A G

    Le but de cette question est de calculer le volume de la pyramide GEDM.

    1. Soit K, le pied de la hauteur de la pyramide GEDM issue du point M.

      Démontrer que les coordonnées du point K sont \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    2. En déduire le volume de la pyramide GEDM.

      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

      V = \dfrac{b \times h}{3}b désigne l'aire d'une base et h la hauteur associée.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

EXERCICE A

Principaux domaines abordés : Fonction exponentielle, convexité, dérivation,
équations différentielles

Cet exercice est composé de trois parties indépendantes.

On a représenté ci-dessous, dans un repère orthonormé, une portion de la courbe représentative \mathcal{C} d'une fonction f définie sur \R :

0123 1 2 3123 C A B

On considère les points A(0 ; 2) et B(2 ; 0).

Partie 1

Sachant que la courbe \mathcal{C} passe par A et que la droite (AB) est la tangente à la courbe \mathcal{C} au point A, donner par lecture graphique :

  1. La valeur de f(0) et celle de f'(0).
  2. Un intervalle sur lequel la fonction f semble convexe.
Partie 2

On note (E) l'équation différentielle

y' = -y + \text{e}^{-x}.

On admet que g :\quad x \longmapsto\quad x\text{e}^{-x} est une solution particulière de (E).

  1. Donner toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (H) : y' = -y.
  2. En déduire toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (E).
  3. Sachant que la fonction f est la solution particulière de (E) qui vérifie f(0) = 2, déterminer une expression de f(x) en fonction de x.
Partie 3

On admet que pour tout nombre réel x, f(x) = (x + 2)\text{e}^{-x}.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Montrer que pour tout x \in \R,\quad f'(x) = (-x - 1) \text{e}^{-x}.
    2. Étudier le signe de f'(x) pour tout x \in \R et dresser le tableau des variations de f sur \R.

      On ne précisera ni la limite de f en - \infty ni la limite de f en + \infty.

      On calculera la valeur exacte de l'extremum de f sur \R.
  2. On rappelle que f'' désigne la fonction dérivée seconde de la fonction f.
    1. Calculer pour tout x \in \R,\quad f''(x).
    2. Peut-on affirmer que f est convexe sur l'intervalle [0~;~+\infty[?

EXERCICE B

Principaux domaines abordés: Fonction logarithme népérien, dérivation

Cet exercice est composé de deux parties.

Certains résultats de la première partie seront utilisés dans la deuxième.

Partie 1 : Étude d'une fonction auxiliaire

Soit la fonction f définie sur l'intervalle [1 ; 4] par :

f(x) = - 30x + 50 + 35\ln x.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Pour tout nombre réel x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que:

      f'(x) = \dfrac{35- 30x}{x}.
    2. Dresser le tableau de signe de f'(x) sur l'intervalle [1 ; 4].
    3. En déduire les variations de f sur ce même intervalle.
  2. Justifier que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution, notée \alpha, sur l'intervalle [1 ; 4] puis donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-3} près.
  3. Dresser le tableau de signe de f(x) pour x \in [1~;~4].

Partie 2 : Optimisation

Une entreprise vend du jus de fruits. Pour x milliers de litres vendus, avec x nombre réel de l'intervalle [1 ; 4], l'analyse des ventes conduit à modéliser le bénéfice B(x) par l'expression donnée en milliers d'euros par :

B(x) = - 15x^2 + 15x +35x \ln x.

  1. D'après le modèle, calculer le bénéfice réalisé par l'entreprise lorsqu'elle vend 2500 litres de jus de fruits.

    On donnera une valeur approchée à l'euro près de ce bénéfice.
  2. Pour tout x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que B'(x) = f(x)B' désigne la fonction dérivée de B.
    1. À l'aide des résultats de la partie 1, donner les variations de la fonction B sur l'intervalle [1 ; 4].
    2. En déduire la quantité de jus de fruits, au litre près, que l'entreprise doit vendre afin de réaliser un bénéfice maximal.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), et le point M défini par \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}. 1. Donner, par lecture graphique, les coordonnées des points B, D, E, G et H.

Dans ce repère : B(1 ; 0 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1).

2.aQuelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.

Les segments [EG], [GD] et [ED] sont chacun la diagonale d'une face carrée de côté 1 du cube, donc \begin{aligned}EG &= GD \\ &= ED \\ &= \sqrt2\end{aligned} (diagonale d'un carré de côté 1) : le triangle EGD est équilatéral, de côté \sqrt2.

2.bOn admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c vaut \dfrac{\sqrt3}{4}c^{2}. Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt3}{2}.

Avec c=\sqrt2, l'aire du triangle EGD vaut \begin{aligned}\dfrac{\sqrt3}{4}\times\left(\sqrt2\right)^{2} &= \dfrac{\sqrt3}{4}\times2 \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

3.Démontrer que les coordonnées de M sont \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} (coordonnées de H moins celles de B), donc \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-\frac13 \\ \frac13 \\ \frac13\end{pmatrix}.
Comme \overrightarrow{BM}\begin{pmatrix}x_M-1 \\ y_M \\ z_M\end{pmatrix}, on obtient \begin{aligned}x_M &= 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} y_M=\dfrac13 et z_M=\dfrac13.
Donc, la réponse est que M a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

4.aJustifier que le vecteur \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EGD).

\overrightarrow{EG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} (coordonnées de G moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{EG} &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{ED}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} (coordonnées de D moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{ED} &= 0+1-1 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EGD) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

4.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est -x+y+z-1=0.

Un plan de vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} admet une équation de la forme -x+y+z+d=0, avec d réel à déterminer.
Le point E(0 ; 0 ; 1) appartient au plan (EGD), donc ses coordonnées vérifient cette équation : \begin{aligned}-0+0+1+d = 0 &\iff d = -1 \end{aligned}
Donc, la réponse est que le plan (EGD) a pour équation -x+y+z-1=0.

4.cSoit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) passant par M. Montrer qu'une représentation paramétrique de \mathcal{D} est x=\dfrac23-t,\ y=\dfrac13+t,\ z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

La droite \mathcal{D} est orthogonale au plan (EGD), elle est donc dirigée par le vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} de ce plan ; elle passe de plus par M\left(\frac23~;~\frac13~;~\frac13\right).
Un point P(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, \overrightarrow{MP} = t\overrightarrow{n} pour un certain réel t, c'est-à-dire x-\dfrac23=-t, y-\dfrac13=t et z-\dfrac13=t.
Donc, la réponse est que \mathcal{D} admet pour représentation paramétrique x=\dfrac23-t, y=\dfrac13+t, z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

5.aSoit K le pied de la hauteur issue de M dans la pyramide GEDM. Démontrer que les coordonnées de K sont \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

La droite \mathcal{D} passe par M et est perpendiculaire au plan (EGD) : c'est donc la hauteur de la pyramide GEDM issue de M, et son pied K est le point d'intersection de \mathcal{D} avec le plan (EGD).
Les coordonnées de K vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D} et l'équation du plan (EGD) : en substituant x=\frac23-t, y=\frac13+t, z=\frac13+t dans -x+y+z-1=0, on obtient \begin{aligned}-\left(\frac23-t\right)+\frac13+t+\frac13+t-1 = 0 &\iff 3t = 1 \\ &\iff t = \dfrac13 \end{aligned}
En remplaçant t par \dfrac13 : \begin{aligned}x &= \dfrac23-\dfrac13 \\ &= \dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
Donc, la réponse est que K a pour coordonnées \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

5.bEn déduire le volume de la pyramide GEDM. On rappelle que le volume d'une pyramide est V=\dfrac{b\times h}{3}, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée.

\overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}\frac13 \\ -\frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix} (coordonnées de M moins celles de K), donc \begin{aligned}KM^{2} &= \dfrac19+\dfrac19+\dfrac19 \\ &= \dfrac13\end{aligned} d'où \begin{aligned}KM &= \sqrt{\dfrac13} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned}
K est le pied de la hauteur issue de M pour la base EGD, donc \begin{aligned}h &= KM \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned} et \begin{aligned}b &= \mathcal{A}(\text{EGD}) \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned} (question 2.b).
Le volume de la pyramide GEDM vaut donc \begin{aligned}V &= \dfrac{\frac{\sqrt3}{2}\times\frac{\sqrt3}{3}}{3} \\ &= \dfrac{\frac{3}{6}}{3} \\ &= \dfrac16\end{aligned}
Donc, la réponse est que la pyramide GEDM a un volume égal à \dfrac16.