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Annales officielles · Logimaths

Logarithme : Tous les exercices

28 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est constitué de trois parties indépendantes

Un magasin est équipé de caisses automatiques en libre-service où le client scanne lui- même ses articles. Le logiciel d'une caisse déclenche régulièrement des demandes de vérification. Un employé du magasin effectue alors un contrôle.

Partie A

Le contrôle peut être

  • soit « total » : l'employé du magasin scanne alors à nouveau l'ensemble des articles du client ;
  • soit « partiel » : l'employé choisit alors un ou plusieurs articles du client pour vérifier qu'ils ont bien été scannés.

Si un contrôle est déclenché, il s'agit une fois sur dix d'un contrôle total.

Lorsqu'un contrôle total est déclenché, une erreur du client est détectée dans 30 % des cas.

Lorsqu'un contrôle partiel est effectué, dans 85 % des cas, il n'y a pas d'erreur.

Un contrôle est déclenché à une caisse automatique.

On considère les évènements suivants:

  • T : « Le contrôle est un contrôle total » ;
  • E : « Une erreur est détectée lors du contrôle ».

On notera \overline{T} et \overline{E} les évènements contraires de T et E.

  1. Construire un arbre pondéré représentant la situation puis déterminer P\left(\overline{T} \cap E\right).
  2. Calculer la probabilité qu'une erreur soit détectée lors d'un contrôle.
  3. Déterminer la probabilité qu'un contrôle total ait été effectué, sachant qu'une erreur a été détectée. On donnera la valeur arrondie au centième.

Partie B

Sur une journée donnée, une caisse automatique déclenche 15 contrôles. La probabilité qu'un contrôle mette en évidence une erreur est p = 0,165. La détection d'une erreur lors d'un contrôle est indépendante des autres contrôles.

On note X la variable aléatoire égale au nombre d'erreurs détectées lors des contrôles de cette journée.

  1. On admet que la variable aléatoire X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
  2. Déterminer la probabilité qu'exactement 5 erreurs soient détectées. On donnera la valeur arrondie au centième.
  3. Déterminer la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée. On donnera la valeur arrondie au centième.
  4. On souhaite modifier le nombre de contrôles déclenchés par la caisse de manière à ce que la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée chaque jour soit supérieure à 99 %.

    Déterminer le nombre de contrôles que doit déclencher la caisse chaque jour pour que cette contrainte soit respectée.

Partie C

Le magasin comporte trois caisses automatiques identiques qui, lors d'une journée, ont chacune déclenché 20 contrôles. On note X_1,\: X_2 et X_3 les variables aléatoires associant à chacune des caisses le nombre d'erreurs détectées lors de cette journée.

On admet que les variables aléatoires X_1,\: X_2 et X_3 sont indépendantes entre elles et suivent chacune une loi binomiale \mathcal{B}(20~;~0,165).

  1. Déterminer les valeurs exactes de l'espérance et de la variance de la variable aléatoire X_1.
  2. On définit la variable aléatoire S par S = X_1 + X_2 + X_3.

    Justifier que E(S) = 9,9 et que V(S) = 8,2665.

    Pour cette question, on utilisera 10 comme valeur de E(S).

    À l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, montrer que la probabilité que le nombre total d'erreurs sur la journée soit strictement compris entre 6 et 14 est supérieure à 0,48.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un contrôle en caisse automatique est total (T) une fois sur dix. Un contrôle total détecte une erreur dans 30 % des cas ; un contrôle partiel n'en détecte pas dans 85 % des cas. Construire un arbre pondéré et déterminer P(\overline{T} \cap E).

L'arbre pondéré donne : P(T)=0{,}1, P(\overline{T})=0{,}9 ; P_T(E)=0{,}3, P_T(\overline{E})=0{,}7 ; P_{\overline{T}}(E)=0{,}15, P_{\overline{T}}(\overline{E})=0{,}85.
\begin{aligned}P(\overline{T}\cap E) &= P(\overline{T})\times P_{\overline{T}}(E) \\ &= 0{,}9\times0{,}15 \\ &= 0{,}135\end{aligned}

PartieA ; 2. Calculer la probabilité qu'une erreur soit détectée lors d'un contrôle.

\{T,\overline{T}\} forme une partition, donc, d'après la formule des probabilités totales :
\begin{aligned}P(E) &= P(T\cap E)+P(\overline{T}\cap E) \\ &= 0{,}1\times0{,}3+0{,}135 \\ &= 0{,}03+0{,}135 \\ &= 0{,}165\end{aligned}

PartieA ; 3. Déterminer la probabilité qu'un contrôle total ait été effectué, sachant qu'une erreur a été détectée (arrondie au centième).

P_E(T) = \dfrac{P(T\cap E)}{P(E)} = \dfrac{0{,}1\times0{,}3}{0{,}165} \approx 0,18.

PartieB ; 1. Sur une journée, une caisse déclenche 15 contrôles ; la probabilité qu'un contrôle détecte une erreur est p = 0,165, indépendamment. X compte le nombre d'erreurs détectées. Préciser la loi et les paramètres de X.

X suit la loi binomiale de paramètres n=15 et p=0{,}165.

PartieB ; 2. Déterminer la probabilité qu'exactement 5 erreurs soient détectées (arrondie au centième).

P(X=5) = \dbinom{15}{5}\times0{,}165^{5}\times0{,}835^{10} \approx 0,06.

PartieB ; 3. Déterminer la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée (arrondie au centième).

P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-0{,}835^{15} \approx 0,93.

PartieB ; 4. Déterminer le nombre de contrôles à déclencher chaque jour pour que la probabilité qu'au moins une erreur soit détectée dépasse 99 %.

Avec n contrôles, on veut \begin{aligned}1-0{,}835^{n} \geqslant 0{,}99 &\iff 0{,}835^{n} \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
En passant au logarithme népérien : n\ln(0{,}835)\leqslant\ln(0{,}01), et comme \ln(0{,}835)<0 : \begin{aligned}n &\geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}835)} \\ &\approx 25{,}5\end{aligned}
Il faut donc déclencher au moins 26 contrôles par jour.

PartieC ; 1. Trois caisses déclenchent chacune 20 contrôles ; X_1, X_2, X_3 (nombre d'erreurs par caisse) suivent chacune la loi binomiale de paramètres 20 et 0,165. Déterminer E(X_1) et V(X_1).

\begin{aligned}E(X_1) &= np \\ &= 20\times0{,}165 \\ &= 3{,}3\end{aligned} et \begin{aligned}V(X_1) &= np(1-p) \\ &= 20\times0{,}165\times0{,}835 \\ &= 2{,}7555\end{aligned}

PartieC ; 2. On pose S = X_1+X_2+X_3. Justifier que E(S) = 9,9 et V(S) = 8,2665, puis montrer, à l'aide de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, que P(6 < S < 14) > 0,48.

Par linéarité de l'espérance : \begin{aligned}E(S) &= 3\times E(X_1) \\ &= 3\times3{,}3 \\ &= 9{,}9\end{aligned}
Les X_i étant indépendantes, par additivité de la variance : \begin{aligned}V(S) &= 3\times V(X_1) \\ &= 3\times2{,}7555 \\ &= 8{,}2665\end{aligned}
L'évènement « 6<S<14 » (avec E(S)\approx10) équivaut à |S-10|<4, donc P(|S-10|<4) = 1-P(|S-10|\geqslant4).
D'après Bienaymé-Tchebychev, avec t=4 : \begin{aligned}P(|S-10|\geqslant4) &\leqslant \dfrac{V(S)}{4^{2}} \\ &= \dfrac{8{,}2665}{16}\end{aligned}
Donc P(|S-10|<4) \geqslant 1-\dfrac{8{,}2665}{16} \approx 0{,}483 > 0{,}48.

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère une fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On admet qu'elle est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous:

  • la courbe représentative de f, notée \mathcal{C}_f sur l'intervalle ]0 ; 3] ;
  • la droite T_{\text{A}},tangente à \mathcal{C}_f au point A(1 ; 2) ;
  • la droite T_{\text{B}} tangente à \mathcal{C}_f au point B(e ; e).

On précise par ailleurs que la tangente T_{\text{A}} passe par le point C(3 ; 0).

A B C T A e e 0,2 T B C f 01230123 0101

Partie A : Lectures graphiques

On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.

  1. Déterminer le nombre dérivé f'(1).
  2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle dans l'intervalle ]0 ; 3] ?
  3. Quel est le signe de f''(0,2) ?
Partie B : étude de la fonction f

On admet dans cette partie que la fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

f(x) = x[2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2 ]

\ln désigne la fonction logarithme népérien.

  1. Résoudre dans \R l'équation 2X^2- 3X + 2 = 0.

    En déduire que \mathcal{C}_f ne coupe pas l'axe des abscisses.
  2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty.

    On admettra que la limite de f en 0 est égale à 0.
  3. On admet que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f'(x) = 2(\ln x)^2 + \ln x - 1.
    1. Montrer que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f''(x)= \dfrac 1x(4\ln x + 1).
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ et préciser la valeur exacte de l'abscisse du point d'inflexion.
    3. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f est au-dessus de la tangente T_{\text{B}} sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[.
Partie C : Calcul d'aire
  1. Justifier que la tangente T_{\text{B}} a pour équation réduite y = 2x - \e.
  2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que

    \displaystyle\int_1^{\e} x\ln x\quad \text{d}x = \dfrac{\e^2 + 1}{4}.
  3. On note \mathcal{A} l'aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe \mathcal{C}_f, la tangente T_{\text{B}}, et les droites d'équation x = 1 et x = \e.

    On admet que \displaystyle\int_1^{\e} x(\ln x)^2 \text{d}x = \dfrac{\e^2 - 1}{4}.

    En déduire la valeur exacte de \mathcal{A} en unité d'aire.
Voir la correction

PartieA ; 1. On donne la courbe de f, avec la tangente T_A en A(1 ; 2) passant par C(3 ; 0). Déterminer f'(1).

f'(1) est le coefficient directeur de T_A : \dfrac{0-2}{3-1} = -1.

PartieA ; 2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle sur ]0 ; 3] ?

f'(x)=0 correspond aux points où la tangente est horizontale : d'après le graphique, cela se produit 2 fois sur ]0~;~3].

PartieA ; 3. Quel est le signe de f''(0,2) ?

Sur [0~;~0{,}5], la courbe semble concave d'après le graphique, donc f''(0{,}2)<0.

PartieB ; 1. On admet que f(x) = x[2(ln x)^{2} - 3ln x + 2] sur ]0 ; +\infty[. Résoudre 2X^{2} - 3X + 2 = 0 dans \mathbb{R}, et en déduire que la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

\Delta = (-3)^{2}-4\times2\times2 = 9-16 = -7<0 : l'équation 2X^{2}-3X+2=0 n'a pas de solution réelle.
\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x[2(\ln x)^{2}-3\ln x+2] = 0 \end{aligned} Comme x>0, cela équivaut à 2(\ln x)^{2}-3\ln x+2=0, soit, en posant X=\ln x, à 2X^{2}-3X+2=0, qui n'a pas de solution.
L'équation f(x)=0 n'a donc pas de solution : la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty (on admet que la limite en 0 est 0).

f(x) = x(\ln x)^{2}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right).
\lim\limits_{x\to+\infty}\ln x=+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}x(\ln x)^{2}=+\infty, et \lim\limits_{x\to+\infty}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right)=2.
Par produit : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

PartieB ; 3.a On admet que f'(x) = 2(ln x)^{2} + ln x - 1. Montrer que f''(x) = (1/x)(4ln x + 1).

f''(x) = 2\times2\ln x\times\dfrac1x+\dfrac1x = \dfrac{1}{x}(4\ln x+1).

PartieB ; 3.b Étudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[ et préciser l'abscisse exacte du point d'inflexion.

Sur ]0~;~+\infty[, \dfrac1x>0, donc f''(x) est du signe de 4\ln x+1.
\begin{aligned}4\ln x+1 = 0 &\iff \ln x = -\dfrac14 \\ &\iff x = e^{-\dfrac{1}{4}} \end{aligned} 4\ln x+1>0 \iff x>e^{-\dfrac{1}{4}}.
f est donc concave sur \left]0~;~e^{-\dfrac{1}{4}}\right] et convexe sur \left[e^{-\dfrac{1}{4}}~;~+\infty\right[, avec un point d'inflexion d'abscisse exacte e^{-\dfrac{1}{4}}\approx0{,}779.

PartieB ; 3.c Montrer que la courbe de f est au-dessus de la tangente T_B sur ]1 ; +\infty[.

Comme e^{-\dfrac{1}{4}}<1, f est convexe sur [1~;~+\infty[ : sur cet intervalle, la courbe est donc au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier T_B.

PartieC ; 1. Justifier que la tangente T_B (au point d'abscisse e) a pour équation réduite y = 2x - e.

f'(e) = 2(\ln e)^{2}+\ln e-1 = 2+1-1 = 2 et \begin{aligned}f(e) &= e(2\times1-3+2) \\ &= e\times1 \\ &= e\end{aligned}
La tangente en e a pour équation y=f'(e)(x-e)+f(e) = 2(x-e)+e = 2x-e.

PartieC ; 2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale de x ln x entre 1 et e vaut (e^{2} + 1)/4.

On pose u(x)=\ln x et v'(x)=x (donc u'(x)=\dfrac1x et v(x)=\dfrac{x^{2}}{2}).
\begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_1^{e}x\ln x\,\mathrm{d}x &= \left[\ln x\times\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^{e} - \displaystyle\int\limits_1^{e}\dfrac{x}{2}\,\mathrm{d}x \\ &= \dfrac{e^{2}}{2} - \left[\dfrac{x^{2}}{4}\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{e^{2}}{2}-\dfrac{e^{2}}{4}+\dfrac14 \\ &= \dfrac{e^{2}+1}{4}\end{aligned}

PartieC ; 3. On admet que l'intégrale de x(ln x)^{2} entre 1 et e vaut (e^{2} - 1)/4. En déduire l'aire A du domaine entre la courbe de f, la tangente T_B et les droites x=1 et x=e.

Sur [1~;~e], la courbe est au-dessus de T_B, donc \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[f(x)-(2x-e)]\,\mathrm{d}x \\ &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[2x(\ln x)^{2}-3x\ln x+e]\,\mathrm{d}x\end{aligned}
Par linéarité : \begin{aligned}\mathcal{A} &= 2\times\dfrac{e^{2}-1}{4} - 3\times\dfrac{e^{2}+1}{4} + \left[ex\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{-e^{2}-5}{4}+(e^{2}-e)\end{aligned}
\mathcal{A} = \dfrac{3e^{2}-4e-5}{4} unités d'aire (soit environ 1,57 u.a.).

Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une agence de marketing a étudié la satisfaction des clients concernant le service clientèle à l'occasion de l'achat d'un téléviseur. Ces achats ont été réalisés soit sur internet, soit dans une chaîne de magasins d'électroménager, soit dans une enseigne de grandes surfaces.

Les achats sur internet représentent 60 % des ventes, les achats en magasin d'électroménager 30 % des ventes et ceux en grandes surfaces 10 % des ventes.

Une enquête montre que la proportion des clients satisfaits du service clientèle est de :

  • 75 % pour les clients sur internet ;
  • 90 % pour les clients en magasin d'électroménager ;
  • 80 % pour les clients en grande surface.

On choisit au hasard un client ayant acheté le modèle de téléviseur concerné.

On définit les évènements suivants :

  • I : « le client a effectué son achat sur internet »;
  • M : « le client a effectué son achat en magasin d'électroménager »;
  • G : « le client a effectué son achat en grande surface »;
  • S : « le client est satisfait du service clientèle ».

Si A est un évènement quelconque, on notera \overline{A} son évènement contraire et P(A) sa probabilité.

  1. Reproduire et compléter l'arbre ci-contre.

    I S S M S S G S S . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  2. Calculer la probabilité que le client ait réalisé son achat sur internet et soit satisfait du service clientèle.
  3. Démontrer que P(S)=0,8.
  4. Un client est satisfait du service clientèle. Quelle est la probabilité qu'il ait effectué son achat sur internet ? On donnera un résultat arrondi à 10^{-3} près.
  5. Pour réaliser l'étude, l'agence doit contacter chaque jour 30 clients parmi les acheteurs du téléviseur. On suppose que le nombre de clients est suffisamment important pour assimiler le choix des 30 clients à un tirage avec remise. On note X la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 30 clients, associe le nombre de clients satisfaits du service clientèle.

    1. Justifier que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
    2. Déterminer la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, qu'au moins 25 clients soient satisfaits dans un échantillon de 30 clients contactés sur une même journée.
  6. En résolvant une inéquation, déterminer la taille minimale de l'échantillon de clients à contacter pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux ne soit pas satisfait soit supérieure à 0,99.
  7. Dans les deux questions a. et b. qui suivent, on ne s'intéresse qu'aux seuls achats sur internet.
    Lorsqu'une commande de téléviseur est passée par un client, on considère que le temps de livraison du téléviseur est modélisé par une variable aléatoire T égale à la somme de deux variables aléatoires T_{1} et T_{2}.

    La variable aléatoire T_{1} modélise le nombre entier de jours pour l'acheminement du téléviseur depuis un entrepôt de stockage vers une plateforme de distribution. La variable aléatoire T_{2} modélise le nombre entier de jours pour l'acheminement du téléviseur depuis cette plateforme jusqu'au domicile du client.

    On admet que les variables aléatoires T_{1} et T_{2} sont indépendantes, et on donne :
    • L'espérance E\left(T_{1}\right)=4 et la variance V\left(T_{1}\right)=2;
    • L'espérance E\left(T_{2}\right)=3 et la variance V\left(T_{2}\right)=1.


    1. Déterminer l'espérance E(T) et la variance V(T) de la variable aléatoire T.
    2. Un client passe une commande de téléviseur sur internet. Justifier que la probabilité qu'il reçoive son téléviseur entre 5 et 9 jours après sa commande est supérieure ou égale à \dfrac{2}{3}.
Voir la correction

1.Les achats d'un téléviseur se font sur internet (60 %), en magasin d'électroménager (30 %) ou en grande surface (10 %), avec des taux de satisfaction de 75 %, 90 % et 80 %. Compléter l'arbre pondéré.

P(I)=0{,}6, P(M)=0{,}3, P(G)=0{,}1 ; P_I(S)=0{,}75, P_I(\overline{S})=0{,}25 ; P_M(S)=0{,}9, P_M(\overline{S})=0{,}1 ; P_G(S)=0{,}8, P_G(\overline{S})=0{,}2.

2.Calculer la probabilité que le client ait acheté sur internet et soit satisfait.

\begin{aligned}P(I\cap S) &= 0{,}6\times0{,}75 \\ &= 0{,}45\end{aligned}

3.Démontrer que P(S)=0{,}8.

Par les probabilités totales : \begin{aligned}P(S) &= 0{,}45+0{,}3\times0{,}9+0{,}1\times0{,}8 \\ &= 0{,}45+0{,}27+0{,}08 \\ &= 0{,}8\end{aligned}

4.Un client est satisfait. Quelle est la probabilité qu'il ait acheté sur internet (à 10^{-3} près) ?

P_S(I) = \dfrac{P(I\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}45}{0{,}8} = \dfrac{9}{16} \approx 0,563.

5.aOn contacte 30 clients (tirage assimilé avec remise) ; X compte les satisfaits. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

Chaque client est une épreuve à deux issues (satisfait, probabilité 0,8), répétée 30 fois de façon indépendante : X suit la loi binomiale de paramètres n=30 et p=0{,}8.

5.bDéterminer la probabilité qu'au moins 25 clients soient satisfaits (à 10^{-3} près).

P(X\geqslant25) = 1-P(X\leqslant24) \approx 1-0{,}572 = 0,428.

6.Déterminer la taille minimale de l'échantillon pour que la probabilité qu'au moins un client ne soit pas satisfait soit supérieure à 0,99.

La probabilité que tous soient satisfaits est 0{,}8^n : on veut 1-0{,}8^n>0{,}99 \iff 0{,}8^n<0{,}01.
n\ln(0{,}8)<\ln(0{,}01), donc n>\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}8)}\approx20{,}6 : il faut contacter au moins 21 clients.

7.aLe temps de livraison est T = T_1+T_2, avec T_1 et T_2 indépendantes, E(T_1)=4, V(T_1)=2, E(T_2)=3, V(T_2)=1. Déterminer E(T) et V(T).

\begin{aligned}E(T) &= 4+3 \\ &= 7\end{aligned} par indépendance, \begin{aligned}V(T) &= 2+1 \\ &= 3\end{aligned}

7.bJustifier que la probabilité que le téléviseur arrive entre 5 et 9 jours est supérieure ou égale à \dfrac{2}{3}.

« {5\leqslant T\leqslant9} » contient l'évènement |T-7|<3 (les valeurs de T étant entières), dont la probabilité vaut 1-P(|T-7|\geqslant3).
L'inégalité de Bienaymé-Tchebychev donne \begin{aligned}P(|T-7|\geqslant3) &\leqslant \dfrac{V(T)}{9} \\ &= \dfrac39 \\ &= \dfrac13\end{aligned}
Donc \begin{aligned}P(5\leqslant T\leqslant9) &\geqslant 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned}

Bac Terminale 2024 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la suite \left(u_n\right) définie par :

u_0 = 8 et pour tout entier naturel n,\:\:~u_{n+1} = u_n -\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right).
    1. Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.
    2. On considère la fonction mystere définie ci-dessous en \textsf{Python}. On admet que, pour tout réel strictement positif a, log(a) renvoie la valeur du logarithme népérien de a.

      def mystere(k) :
      u = 8
      S = 0
      for i in range(k) :
      S = S + u
      u = u - log( u / 4 )
      return S


      L'exécution de mystere(10) renvoie 58.44045206721732. Que représente ce résultat ?
    3. Modifier la fonction précédente afin qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par :

    f(x) = x - \ln\left(\dfrac{x}{4}\right).

    On donne ci-dessous une représentation graphique \mathcal{C}_f de la fonction f pour les valeurs de x comprises entre 0 et 6.

    A.P.M.E.P. 012345012345 01234560123456 C f

    Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[. Les limites ne sont pas demandées.

Dans la suite de l'exercice, on remarquera que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle.

      On note \ell la valeur de cette limite
    3. Résoudre l'équation f(x) = x.
    4. En déduire la valeur de \ell.
Voir la correction

1.aLa suite (u_n) est définie par u_0=8 et u_{n+1}=u_n-\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right). Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.

u_1 = 8-\ln\left(\dfrac84\right) = 8-\ln(2) \approx 7,31.
u_2 = u_1-\ln\left(\dfrac{u_1}{4}\right) \approx 7{,}3069-\ln(1{,}8267) \approx 6,70.

1.bUne fonction Python mystere(k) initialise u = 8 et S = 0, puis répète k fois S = S + u suivi de u = u - log(u/4), avant de renvoyer S. L'appel mystere(10) renvoie 58,440... Que représente ce résultat ?

À chaque tour de boucle, S accumule la valeur courante de u avant sa mise à jour : après 10 tours, S contient donc u_0+u_1+\cdots+u_9, c'est-à-dire la somme des dix premiers termes de la suite (u_n), de u_0 à u_9.

1.cModifier la fonction pour qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite.

  • def mystere(k):
  • u = 8
  • S = 0
  • for i in range(k):
  • S = S + u
  • u = u - log(u / 4)
  • return S / k

2.Soit f(x) = x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[. Étudier les variations de f et préciser la valeur exacte de son minimum.

f'(x) = 1-\dfrac{1}{x} = \dfrac{x-1}{x}. Comme x>0, f'(x) est du signe de x-1 : f'(x)<0 sur ]0~;~1[ et f'(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum en x=1 valant \begin{aligned}f(1) &= 1-\ln\left(\dfrac14\right) \\ &= 1+\ln(4)\end{aligned}

3.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : u_0=8 et u_1\approx7{,}31, donc {1\leqslant u_1\leqslant u_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n} pour un certain n. Comme f est croissante sur [1~;~+\infty[, on a {f(1)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)}, soit {f(1)\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}}. Or \begin{aligned}f(1) &= 1+\ln(4) \\ &\approx 2{,}39 \\ &\geqslant 1\end{aligned} donc {1\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

3.bEn déduire que (u_n) converge, et noter \ell sa limite.

L'encadrement précédent montre que (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par 1 : elle converge donc vers une limite réelle \ell\geqslant1.

3.cRésoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = x \\ &\iff \ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = 0 \\ &\iff \dfrac{x}{4} = 1 \\ &\iff x = 4 \end{aligned} L'unique solution est 4.

3.dEn déduire la valeur de \ell.

f est continue sur ]0~;~+\infty[ (car dérivable) ; en passant à la limite dans u_{n+1}=f(u_n), \ell vérifie f(\ell)=\ell. D'après la question précédente, la seule solution possible est \ell=4 : \ell=4.

On considère la fonction f définie sur \R par

f(x) = \ln \left(\e^{2x} - \e^x + 1\right).

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative représentée ci-dessous.

00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 0 , 5 1 , 0 1 , 5 2 , 0 2 , 5 3 , 0 3 , 50 0 , 5 1 , 0 1 , 50 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 C f

Un élève formule les conjectures suivantes à partir de cette représentation graphique :

1. L'équation f(x) = 2 semble admettre au moins une solution.
2. Le plus grand intervalle sur lequel la fonction f semble être croissante est [- 0,5~;~+\infty[.
3. L'équation de la tangente au point d'abscisse x = 0 semble être: y = 1,5x.

Le but de cet exercice est de valider ou rejeter les conjectures concernant la fonction f.

Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire

On définit sur \R la fonction g définie par g(x) = \e^{2x} - \e^x + 1.

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to - \infty} g(x).
  2. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = + \infty.
  3. Montrer que g'(x) = \e^x\left(2\e^x - 1\right) pour tout x \in \R.
  4. Étudier le sens de variation de la fonction g sur \R.

    Dresser le tableau des variations de la fonction g en y faisant figurer la valeur exacte des extremums s'il y en a, ainsi que les limites de g en -\infty et + \infty.
  5. En déduire le signe de g sur \R.
  6. Sans en mener nécessairement les calculs, expliquer comment on pourrait établir le résultat de la question 5 en posant X = \e^x.

Partie B

  1. Justifier que la fonction f est bien définie sur \R.
  2. La fonction dérivée de la fonction f est notée f'.

    Justifier que f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x \in \R.
  3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.
  4. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur [-\ln (2)~;~ +\infty[.
  5. Montrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln (2)~;~ +\infty[ et déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

Partie C

À l'aide des résultats de la partie B, indiquer, pour chaque conjecture de l'élève, si elle est vraie ou fausse. Justifier.

Voir la correction

PartieA ; 1. Soit g définie sur \mathbb{R} par g(x)=e^{2x}-e^x+1. Déterminer \lim\limits_{x\to-\infty}g(x).

Quand x\to-\infty, 2x\to-\infty donc e^{2x}\to0, et e^x\to0 ; par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = 0-0+1 = 1.

PartieA ; 2. Montrer que \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

On factorise par le terme dominant : g(x) = e^x\left(e^x-1+e^{-x}\right).
Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty et e^{-x}\to0, donc par somme e^x-1+e^{-x}\to+\infty ; par produit de limites infinies, \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

PartieA ; 3. Montrer que g'(x)=e^x(2e^x-1) pour tout x\in\mathbb{R}.

g est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, et g'(x) = 2e^{2x}-e^x = e^x(2e^x-1).

PartieA ; 4. Étudier le signe de g' et en déduire le tableau de variations de g sur \mathbb{R} (avec les limites et l'extremum exact).

Comme e^x>0 pour tout réel x, le signe de g'(x) est celui de 2e^x-1.
\begin{aligned}2e^x-1 = 0 &\iff e^x = \dfrac12 \\ &\iff x = \ln\dfrac12 \\ &\iff x = -\ln2\end{aligned} de plus 2e^x-1>0 \iff x>-\ln2, et 2e^x-1<0 \iff x<-\ln2.
La fonction g est donc décroissante sur ]-\infty~;~-\ln2] et croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec un minimum en x=-\ln2.
\begin{aligned}g(-\ln2) &= e^{-2\ln2}-e^{-\ln2}+1 \\ &= \dfrac{1}{e^{2\ln2}}-\dfrac{1}{e^{\ln2}}+1 \\ &= \dfrac14-\dfrac12+1 \\ &= \dfrac34\end{aligned}
Tableau de variations : g vaut 1 en -\infty (limite), décroît jusqu'au minimum \dfrac34 en x=-\ln2, puis croît vers +\infty.

PartieA ; 5. En déduire le signe de g sur \mathbb{R}.

Le minimum de g sur \mathbb{R} vaut \dfrac34, qui est strictement positif. Donc, la réponse est : pour tout x\in\mathbb{R}, g(x)>0.

PartieA ; 6. Sans mener les calculs, expliquer comment retrouver ce résultat en posant X=e^x.

En posant X=e^x (avec X>0), on a g(x) = X^2-X+1, un trinôme du second degré en X.
Sa forme canonique est \left(X-\dfrac12\right)^2+\dfrac34 : c'est une somme d'un carré (toujours positif ou nul) et d'une constante strictement positive \dfrac34, donc ce trinôme est strictement positif pour tout X, ce qui redonne g(x)>0.

PartieB ; 1. La fonction f est définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(e^{2x}-e^x+1\right). Justifier qu'elle est bien définie sur \mathbb{R}.

Pour tout x\in\mathbb{R}, f(x)=\ln(g(x)) avec g(x)=e^{2x}-e^x+1. Or on a montré que g(x)>0 pour tout réel x : le logarithme népérien est donc bien défini, et f est définie sur \mathbb{R}.

PartieB ; 2. Justifier que f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x\in\mathbb{R}.

Comme f=\ln\circ g avec g dérivable et strictement positive sur \mathbb{R}, f est dérivable sur \mathbb{R} et, par dérivation d'une composée avec le logarithme, f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} = \dfrac{2e^{2x}-e^x}{e^{2x}-e^x+1}.

PartieB ; 3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.

\begin{aligned}f(0) &= \ln(1-1+1) \\ &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
f'(0)=\dfrac{2\times1-1}{1-1+1}=\dfrac{1}{1}=1.
L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 0 est y=f'(0)(x-0)+f(0)=x. Donc, la réponse est y=x.

PartieB ; 4. Montrer que f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

Puisque g(x)>0 pour tout x, le signe de f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} est celui de g'(x).
D'après la partie A, g'(x)>0 sur ]-\ln2~;~+\infty[, donc f'(x)>0 sur cet intervalle. Donc, la réponse est : f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

PartieB ; 5. Montrer que l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln2~;~+\infty[, et donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

\begin{aligned}f(-\ln2) &= \ln(g(-\ln2)) \\ &= \ln\left(\dfrac34\right) \\ &\approx -0{,}29\end{aligned} donc f(-\ln2)<2.
Comme \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty, par composition avec le logarithme \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec {f(-\ln2)<2<\lim\limits_{+\infty}f} : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
À la calculatrice : f(1{,}12)\approx1{,}99<2 et f(1{,}13)\approx2{,}01>2. Donc, la réponse est \alpha\approx1{,}1210^{-2} près).

PartieC. Au vu des résultats précédents, les trois conjectures de l'élève (l'équation f(x)=2 semble avoir une solution ; f semble croissante sur [-0{,}5~;~+\infty[ ; la tangente en 0 semble être y=1{,}5x) sont-elles vraies ou fausses ?

Conjecture 1 (existence d'une solution à f(x)=2) : vraie, confirmée par la question précédente.
Conjecture 2 (croissance sur [-0{,}5~;~+\infty[) : fausse : on a montré que f est croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec \begin{aligned}-\ln2 &\approx -0{,}69 \\ &\neq -0{,}5\end{aligned}
Conjecture 3 (tangente y=1{,}5x) : fausse : on a établi que l'équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y=x.

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Un commerçant vend deux types de matelas: matelas RESSORTS et matelas MOUSSE.

On suppose que chaque client achète un seul matelas.

On dispose des informations suivantes :

  • 20 % des clients achètent un matelas RESSORTS.

    Parmi eux, 90 % sont satisfaits de leur achat.
  • 82 % des clients sont satisfaits de leur achat.

Les deux parties peuvent être traitées de manière indépendante.

Partie A

On choisit au hasard un client et on note les évènements :

  • R : « le client achète un matelas RESSORTS »,
  • S : « le client est satisfait de son achat ».

On note x = P_{\overline{R}}(S), où P_{\overline{R}}(S) désigne la probabilité de S sachant que R n'est pas réalisé.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-contre décrivant la situation.
  2. Démontrer que x = 0,8.
  3. On choisit un client satisfait de son achat.

    Quelle est la probabilité qu'il ait acheté un matelas RESSORTS ?

    On arrondira le résultat à 10^{-2}.
\pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep = 1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{R }\taput{...}} {\TR{S}\taput{...} \TR{\overline{S}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{R} }\tbput{...}} {\TR{S}\taput{x} \TR{\overline{S}}\tbput{...} }}

Partie B

  1. On choisit 5 clients au hasard.

    On considère la variable aléatoire X qui donne le nombre de clients satisfaits de leur achat parmi ces 5 clients.
    1. On admet que X suit une loi binomiale. Donner ses paramètres.
    2. Déterminer la probabilité qu'au plus trois clients soient satisfaits de leur achat.

      On arrondira le résultat à 10^{-3}.
  2. Soit n un entier naturel non nul.

    On choisit à présent n clients au hasard. Ce choix peut être assimilé à un tirage au sort avec remise.
    1. On note p_n la probabilité que les n clients soient tous satisfaits de leur achat.

      Démontrer que p_n = 0,82^n.
    2. Déterminer les entiers naturels n tels que p_n < 0,01.

      Interpréter dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un vendeur de matelas propose deux modèles : RESSORTS et MOUSSE, chaque client n'achetant qu'un seul matelas. On sait que 20 % des clients choisissent un matelas RESSORTS, que 90 % d'entre eux sont satisfaits, et que 82 % de l'ensemble des clients sont satisfaits. On note R l'évènement « le client a acheté un matelas RESSORTS » et S « le client est satisfait ». Compléter l'arbre pondéré décrivant la situation.

L'arbre comporte deux branches initiales P(R)=0{,}2 et P(\overline{R})=0{,}8, puis sur la branche R : P_R(S)=0{,}9 et P_R(\overline{S})=0{,}1 ; sur la branche \overline{R} : P_{\overline{R}}(S)=x et P_{\overline{R}}(\overline{S})=1-x, où x désigne la probabilité d'être satisfait sachant que le matelas n'est pas de type RESSORTS.

PartieA ; 2. Montrer que x=0{,}8.

D'après la formule des probabilités totales appliquée à l'évènement S : P(S) = P(R\cap S)+P(\overline{R}\cap S).
Or \begin{aligned}P(R\cap S) &= P(R)\times P_R(S) \\ &= 0{,}2\times0{,}9 \\ &= 0{,}18\end{aligned} et \begin{aligned}P(\overline{R}\cap S) &= P(\overline{R})\times P_{\overline{R}}(S) \\ &= 0{,}8x\end{aligned}
Comme P(S)=0{,}82, on obtient l'équation 0{,}18+0{,}8x=0{,}82, soit 0{,}8x=0{,}64, d'où x=0{,}8.

PartieA ; 3. Un client s'avère satisfait de son achat. Quelle est la probabilité qu'il ait acheté un matelas RESSORTS (résultat arrondi au centième) ?

Il s'agit de calculer P_S(R) = \dfrac{P(R\cap S)}{P(S)} = \dfrac{0{,}18}{0{,}82} = \dfrac{9}{41} \approx 0,22.

PartieB ; 1.a On interroge 5 clients au hasard et X compte le nombre de clients satisfaits parmi eux. On admet que X suit une loi binomiale : donner ses paramètres.

Chaque client interrogé est soumis à une épreuve à deux issues (satisfait ou non, avec probabilité 0,82 de succès), les 5 tirages étant indépendants : X suit la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}82.

PartieB ; 1.b Déterminer la probabilité qu'au maximum trois des cinq clients soient satisfaits (résultat arrondi au millième).

À la calculatrice : P(X\leqslant3) \approx 0,222.

PartieB ; 2.a Soit n un entier naturel non nul. On interroge maintenant n clients, ce choix étant assimilable à un tirage avec remise. On note p_n la probabilité que les n clients soient tous satisfaits. Montrer que p_n = 0{,}82^n.

Chaque client est satisfait de façon indépendante avec la probabilité 0,82. La probabilité que les n clients le soient tous est donc le produit de n facteurs égaux à 0,82, c'est-à-dire p_n = 0{,}82^n.

PartieB ; 2.b Déterminer les entiers naturels n tels que p_n<0{,}01, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

On résout dans \mathbb{N} l'inéquation 0{,}82^n<0{,}01. En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}82)<\ln(0{,}01).
Comme \ln(0{,}82)<0, l'inégalité change de sens en divisant : n>\dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}82)} \approx 23{,}2.
Le plus petit entier convenable est donc n=24 : dès que l'on interroge au moins 24 clients, la probabilité qu'ils soient tous satisfaits devient inférieure à 1 %.

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On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 8\ln (x) où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, on note f' sa fonction dérivée.

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).
  2. On admet que, pour tout x > 0, f(x) = x^2\left(1 - 8\dfrac{\ln (x)}{x^2}\right).

    En déduire la limite: \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
  3. Montrer que, pour tout réel x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \dfrac{2\left(x^2 - 4\right)}{x}.
  4. Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations complet.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[.
  5. Démontrer que, sur l'intervalle ]0 ; 2], l'équation f(x) = 0 admet une solution unique \alpha (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \alpha).
  6. On admet que, sur l'intervalle [2~;~ +\infty[, l'équation f(x) = 0 admet une solution unique \beta (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \beta).

    En déduire le signe de f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
  7. Pour tout nombre réel k, on considère la fonction g_k définie sur ]0~;~+\infty[ par: g_k(x) = x^2 - 8\ln (x) + k.

    En s'aidant du tableau de variations de f, déterminer la plus petite valeur de k pour laquelle la fonction g_k est positive sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 8\ln(x). Déterminer la limite de f en 0.

Quand x\to0 avec x>0, x^2\to0 et \ln(x)\to-\infty, donc -8\ln(x)\to+\infty : par somme, \lim\limits_{x\to0}f(x) = +\infty.

2.En utilisant l'écriture f(x) = x^2\left(1-8\dfrac{\ln(x)}{x^2}\right) pour x>0, déterminer la limite de f en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln(x)}{x^2} = 0 (a fortiori, puisque \dfrac{\ln x}{x^2}=\dfrac1x\times\dfrac{\ln x}{x} et que \dfrac{\ln x}{x}\to0, \dfrac1x\to0), donc 1-8\dfrac{\ln(x)}{x^2} \to 1.
Comme x^2\to+\infty, par produit des limites \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

3.Montrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \dfrac{2(x^2-4)}{x}.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 8\times\dfrac1x = \dfrac{2x^2}{x} - \dfrac{8}{x} = \dfrac{2x^2-8}{x} = \dfrac{2(x^2-4)}{x}.

4.Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations complet (en précisant la valeur exacte du minimum).

On factorise : f'(x) = \dfrac{2(x-2)(x+2)}{x}. Sur ]0~;~+\infty[, x>0 et x+2>0, donc f'(x) est du signe de (x-2).
f'(x)<0 sur ]0~;~2[ et f'(x)>0 sur ]2~;~+\infty[ : f est donc strictement décroissante sur ]0~;~2] puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
f admet donc un minimum en x=2, qui vaut \begin{aligned}f(2) &= 2^2 - 8\ln(2) \\ &= 4-8\ln(2)\end{aligned}
Le tableau de variations part de +\infty en 0, décroît jusqu'au minimum 4-8\ln(2) en x=2, puis croît vers +\infty.

5.Démontrer que, sur ]0~;~2], l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha (sans chercher sa valeur).

Numériquement, 4-8\ln(2) \approx -1{,}545 < 0 : le minimum de f est strictement négatif, donc f s'annule bien quelque part sur ]0~;~2].
f est dérivable donc continue sur ]0~;~2], et strictement décroissante sur cet intervalle. Elle prend une valeur qui tend vers +\infty en 0 et vaut 4-8\ln(2)<0 en 2, donc elle change de signe une seule fois.
D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, appliqué à une fonction continue et strictement monotone, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~2].

6.On admet que, sur [2~;~+\infty[, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \beta. En déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

Puisque f est strictement décroissante sur ]0~;~2] et s'annule en \alpha, elle est positive avant \alpha et négative entre \alpha et 2. Puisque f est strictement croissante sur [2~;~+\infty[ et s'annule en \beta, elle reste négative entre 2 et \beta puis positive après \beta. Donc, la réponse est : f(x)>0 sur ]0~;~\alpha[, f(\alpha)=0, f(x)<0 sur ]\alpha~;~\beta[, f(\beta)=0 et f(x)>0 sur ]\beta~;~+\infty[.

7.Pour tout réel k, on définit g_k sur ]0~;~+\infty[ par g_k(x) = x^2-8\ln(x)+k. Déterminer, à l'aide du tableau de variations de f, la plus petite valeur de k pour laquelle g_k reste positive sur ]0~;~+\infty[.

On remarque que g_k(x) = f(x)+k pour tout x : g_k a donc les mêmes variations que f, translatées de k.
Le minimum de g_k sur ]0~;~+\infty[ vaut donc 4-8\ln(2)+k, atteint en x=2 comme pour f.
g_k est positive ou nulle sur tout l'intervalle si et seulement si ce minimum est positif ou nul : \begin{aligned}4-8\ln(2)+k \geqslant 0 &\iff k \geqslant 8\ln(2)-4 \end{aligned}
Donc, la réponse est : la plus petite valeur qui convient est k = 8\ln(2)-4.

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Une entreprise a créé une Foire Aux Questions (« FAQ ») sur son site internet.

On étudie le nombre de questions qui y sont posées chaque mois.

Partie A : Première modélisation

Dans cette partie, on admet que, chaque mois :

  • 90 % des questions déjà posées le mois précédent sont conservées sur la FAQ ;
  • 130 nouvelles questions sont ajoutées à la FAQ.

Au cours du premier mois, 300 questions ont été posées.

Pour estimer le nombre de questions, en centaines, présentes sur la FAQ le n-ième mois, on modélise la situation ci-dessus à l'aide de la suite \left(u_n\right) définie par :

u_1 =3 et, pour tout entier naturel n \geqslant 1,\:u_{n+1} = 0,9u_n + 1,3.

  1. Calculer u_2 et u_3 et proposer une interprétation dans le contexte de l'exercice.
  2. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1 : u_n = 13 - \dfrac{100}{9} \times 0,9^n.
  1. En déduire que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  2. On considère le programme ci-contre, écrit en langage Python.

    Déterminer la valeur renvoyée par la saisie de seuil(8.5) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.
def seuil(p) :
n=1
u=3
while u<=p :
n=n+1
u=0.9*u+1.3
return n

Partie B : Une autre modélisation

Dans cette partie, on considère une seconde modélisation à l'aide d'une nouvelle suite \left(v_n\right) définie pour tout entier naturel n \geqslant 1 par: v_n = 9 - 6 \times \text{e}^{-0,19\times(n - 1)}.

Le terme v_n est une estimation du nombre de questions, en centaines, présentes le n-ième mois sur la FAQ.

  1. Préciser les valeurs arrondies au centième de v_1 et v_2.
  2. Déterminer, en justifiant la réponse, la plus petite valeur de n telle que v_n > 8,5.

Partie C : Comparaison des deux modèles

  1. L'entreprise considère qu'elle doit modifier la présentation de son site lorsque plus de 850 questions sont présentes sur la FAQ.

    Parmi ces deux modélisations, laquelle conduit à procéder le plus tôt à cette modification ?

    Justifier votre réponse.
  2. En justifiant la réponse, pour quelle modélisation y a-t-il le plus grand nombre de questions sur la FAQ à long terme?
Voir la correction

PartieA ; 1. Une entreprise modélise le nombre de questions (en centaines) posées chaque mois sur sa FAQ par la suite (u_n) définie par u_1=3 et, pour tout n\geqslant1, u_{n+1} = 0{,}9u_n+1{,}3 (90 % des questions du mois précédent sont conservées, et 130 nouvelles questions s'ajoutent). Calculer u_2 et u_3, et interpréter.

\begin{aligned}u_2 &= 0{,}9\times u_1 + 1{,}3 \\ &= 0{,}9\times3+1{,}3 \\ &= 2{,}7+1{,}3 \\ &= 4\end{aligned} et \begin{aligned}u_3 &= 0{,}9\times u_2+1{,}3 \\ &= 0{,}9\times4+1{,}3 \\ &= 3{,}6+1{,}3 \\ &= 4{,}9\end{aligned}
Comme u_n représente un nombre de questions en centaines, on peut estimer à 400 questions le 2^{\text{e}} mois et à 490 questions le 3^{\text{e}} mois.

PartieA ; 2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n = 13 - \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n.

Initialisation. Pour n=1 : \begin{aligned}13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^1 &= 13-\dfrac{90}{9} \\ &= 13-10 \\ &= 3 \\ &= u_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n\geqslant1, u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n. Alors \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}9u_n+1{,}3 \\ &= 0{,}9\left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\right)+1{,}3 \\ &= 11{,}7 - \dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}+1{,}3 \\ &= 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}\end{aligned} La propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 1 et héréditaire à partir de ce rang : d'après le principe de récurrence, pour tout entier n\geqslant1, u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n.

PartieA ; 3. En déduire que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout n\geqslant1 : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}\right) - \left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n}\right) \\ &= \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\times(1-0{,}9) \\ &= \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\times0{,}1\end{aligned} Cette quantité est strictement positive car 0{,}9^n>0, donc u_{n+1}-u_n>0 pour tout n\geqslant1 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. Le script Python ci-dessous renvoie le plus petit rang n tel que u_n dépasse un seuil p donné. Recopier ce script.

  • def seuil(p):
  • n = 1
  • u = 3
  • while u <= p:
  • n = n + 1
  • u = 0.9 * u + 1.3
  • return n

PartieA ; 4 (suite). Déterminer la valeur renvoyée par seuil(8.5) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.

seuil(8.5) renvoie le plus petit rang n tel que u_n>8{,}5. On résout : u_n>8{,}5 \iff 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n>8{,}5 \iff \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n<4{,}5 \iff 0{,}9^n<\dfrac{4{,}5\times9}{100} = 0{,}405.
Par stricte décroissance de \ln : n\ln(0{,}9) < \ln(0{,}405), et comme \ln(0{,}9)<0, cela équivaut à n>\dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)}.
Or \dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)} \approx 8{,}58, donc le plus petit entier n qui convient est 9. Donc, la réponse est : seuil(8.5) renvoie 9, ce qui signifie que c'est le 9^{\text{e}} mois où le nombre de questions dépasse 850.

PartieB ; 1. Une seconde modélisation utilise la suite (v_n) définie pour n\geqslant1 par v_n = 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}. Donner les valeurs de v_1 et v_2 arrondies au centième.

v_1 = 9-6\text{e}^{0} = 9-6 = 3 et v_2 = 9-6\text{e}^{-0{,}19} \approx 9-6\times0{,}8270 \approx 9-4{,}962 \approx 4{,}04.

PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de n telle que v_n>8{,}5.

v_n>8{,}5 \iff 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}>8{,}5 \iff 6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}<0{,}5 \iff \text{e}^{-0{,}19(n-1)}<\dfrac{0{,}5}{6}.
Par stricte croissance de \ln : -0{,}19(n-1) < \ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right), soit n-1 > -\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right) (le sens s'inverse car on divise par -0{,}19<0), donc n > 1-\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right).
Or 1-\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right) \approx 14{,}08, donc le plus petit entier n qui convient est n=15.

PartieC ; 1. L'entreprise change la présentation de son site dès que plus de 850 questions figurent sur la FAQ. Laquelle des deux modélisations conduit à ce seuil le plus tôt ?

D'après la question précédente sur (u_n), le seuil u_n>8{,}5 est atteint dès le 9^{\text{e}} mois.
D'après la question sur (v_n), le seuil v_n>8{,}5 n'est atteint qu'au 15^{\text{e}} mois.
Donc, la réponse est : c'est la première modélisation, avec la suite (u_n), qui conduit à modifier la présentation du site le plus tôt.

PartieC ; 2. Pour quelle modélisation le nombre de questions à long terme est-il le plus grand ?

Pour (u_n) : u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n, et comme {-1<0{,}9<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}9^n = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 13 : à long terme, la première modélisation prévoit 1300 questions.
Pour (v_n) : v_n = 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}, et comme -0{,}19(n-1)\to-\infty quand n\to+\infty, on a \text{e}^{-0{,}19(n-1)}\to0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 9 : la seconde modélisation prévoit 900 questions à long terme.
Donc, la réponse est : c'est la première modélisation, avec la suite (u_n), qui prévoit le plus grand nombre de questions à long terme.

Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(1 + \text{e}^{-x}\right),

où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On note \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

La courbe \mathcal{C} est tracée ci-dessous.

0101 M a N a C T 0

    1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
    2. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

      Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout nombre réel x, f'(x) = \dfrac{-1}{1 + \text{e}^x}.
    4. Dresser le tableau de variations complet de la fonction f sur \R.
  1. On note T_0 la tangente à la courbe \mathcal{C} en son point d'abscisse 0.
    1. Déterminer une équation de la tangente T_0.
    2. Montrer que la fonction f est convexe sur \R.
    3. En déduire que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) \geqslant\quad - \dfrac12x + \ln (2).
  2. Pour tout nombre réel a différent de 0, on note M_a et N_a les points de la courbe \mathcal{C} d'abscisses respectives -a et a.

    On a donc : M_a\left(-a~;~ f(-a)\right) et N_a\left(a~;~ f(a)\right).
    1. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) - f(-x) = - x.
    2. En déduire que les droites T_0 et \left(M_aN_a\right) sont parallèles.
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1.aOn considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(1+e^{-x}\right). Déterminer la limite de f en -\infty.

Quand x\to-\infty, -x\to+\infty donc e^{-x}\to+\infty (limite usuelle de l'exponentielle), donc 1+e^{-x}\to+\infty.
Or \lim\limits_{X\to+\infty}\ln(X)=+\infty. Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.

1.bDéterminer la limite de f en +\infty et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x\to+\infty, e^{-x}\to0 donc 1+e^{-x}\to1, et \begin{aligned}\lim\limits_{X\to1}\ln(X) &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0. Graphiquement, cela signifie que la courbe \mathcal{C} de f admet l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) pour asymptote horizontale en +\infty.

1.cOn admet que f est dérivable sur \mathbb{R}. Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout réel x, f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

f est de la forme \ln(u) avec u(x)=1+e^{-x} et u'(x)=-e^{-x} ; sa dérivée est donc f'(x)=\dfrac{u'(x)}{u(x)} = \dfrac{-e^{-x}}{1+e^{-x}}.
En multipliant numérateur et dénominateur par e^{x} : f'(x) = \dfrac{-e^{-x}\times e^{x}}{(1+e^{-x})\times e^{x}} = \dfrac{-1}{e^{x}+1}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

1.dDresser le tableau de variations complet de f sur \mathbb{R}.

Pour tout réel x, e^{x}>0, donc 1+e^{x}>0 et f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}<0 : la fonction f est strictement décroissante sur \mathbb{R}.
Avec les limites établies aux questions précédentes (+\infty en -\infty et 0 en +\infty), on obtient le tableau : f'(x) est négatif sur \mathbb{R}, et f décroît strictement de +\infty (en -\infty) vers 0 (en +\infty), sans jamais atteindre 0.

2.aOn note T_0 la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse 0. Déterminer une équation de T_0.

La tangente en un point d'abscisse a a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a) ; ici a=0.
\begin{aligned}f(0) &= \ln\left(1+e^{0}\right) \\ &= \ln(2)\end{aligned} et f'(0) = \dfrac{-1}{1+e^{0}} = -\dfrac12.
Donc, la réponse est : T_0 a pour équation y=-\dfrac12x+\ln(2).

2.bMontrer que f est convexe sur \mathbb{R}.

f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}} ; en dérivant à nouveau, avec u(x)=-1 (constante) et v(x)=1+e^{x} : f''(x) = \dfrac{-v'(x)\times(-1)}{v(x)^2}\times(-1), plus simplement f''(x)=\dfrac{0-(-1)\times e^{x}}{(1+e^{x})^2} = \dfrac{e^{x}}{(1+e^{x})^2}.
Pour tout réel x, e^{x}>0 et (1+e^{x})^2>0, donc f''(x)>0. Donc, la réponse est : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.cEn déduire que, pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

Comme f est convexe sur \mathbb{R}, sa courbe représentative \mathcal{C} est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de T_0. Donc, la réponse est : pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

3.aPour un réel a\neq0, on note M_a(-a~;~f(-a)) et N_a(a~;~f(a)) deux points de \mathcal{C}. Montrer que, pour tout réel x, f(x)-f(-x)=-x.

\begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(1+e^{-x}\right)-\ln\left(1+e^{x}\right) \\ &= \ln\left(\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}}\right)\end{aligned} (propriété \ln(a)-\ln(b)=\ln\left(\frac{a}{b}\right)).
En factorisant le numérateur par e^{-x} : 1+e^{-x} = e^{-x}\left(e^{x}+1\right), donc \begin{aligned}\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}} &= \dfrac{e^{-x}(1+e^{x})}{1+e^{x}} \\ &= e^{-x}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(e^{-x}\right) \\ &= -x\end{aligned}

3.bEn déduire que les droites T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Le coefficient directeur de la droite (M_aN_a) est \dfrac{y_{N_a}-y_{M_a}}{x_{N_a}-x_{M_a}} = \dfrac{f(a)-f(-a)}{a-(-a)}.
D'après la question précédente appliquée en x=a, f(a)-f(-a)=-a, donc ce coefficient vaut \dfrac{-a}{2a} = -\dfrac12.
Or T_0 a pour coefficient directeur -\dfrac12 (question 2.a). Les deux droites ayant le même coefficient directeur, donc, la réponse est : T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Affirmation : La fonction f définie sur \R par f(x) = \text{e}^x - x est convexe.
  2. Affirmation : L'équation \left(2\text{e}^x - 6\right)\left(\text{e}^x + 2\right) = 0 admet \ln (3) comme unique solution dans \R.
  3. Affirmation : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^{2x} - 1}{\text{e}^x - x} = 0.
  4. Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = (6x + 5)\text{e}^{3x} et F la fonction définie sur \R par :

    F(x) = (2x + 1)\text{e}^{3x} + 4.

    Affirmation : F est la primitive de f sur \R qui prend la valeur 5 quand x = 0.
  5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

    On rappelle que len(L) représente la longueur de la liste L.

    def mystere(L) :
    S = 0
    for i in range(len(L)) :
    S = S + L[i]
    return S / len(L)


    Affirmation : L'exécution de mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50.
Voir la correction

1.Affirmation : la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x-x est convexe. Vrai ou faux ?

f est deux fois dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x)=e^x-1 puis f''(x)=e^x. Comme e^x>0 pour tout réel x, f'' est positive sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.Affirmation : l'équation (2e^x-6)(e^x+2)=0 admet \ln(3) comme unique solution réelle. Vrai ou faux ?

Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un des facteurs est nul : 2e^x-6=0 ou e^x+2=0.
Comme e^x>0 pour tout x, on a {e^x+2>2>0} : cette équation n'a donc aucune solution.
L'autre équation donne \begin{aligned}2e^x = 6 &\iff e^x = 3 \\ &\iff x = \ln(3) \end{aligned} (par stricte croissance de la fonction exponentielle, cette solution est unique).
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie.

3.Affirmation : \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=0. Vrai ou faux ?

On factorise par le terme dominant de chaque membre : \begin{aligned}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x} &= \dfrac{e^{2x}\left(1-e^{-2x}\right)}{e^x\left(1-xe^{-x}\right)} \\ &= e^x\times\dfrac{1-e^{-2x}}{1-xe^{-x}}\end{aligned}
Or \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{-2x}=0 donc le numérateur de la fraction tend vers 1 ; et xe^{-x}=\dfrac{x}{e^x}\to0 par croissances comparées, donc le dénominateur tend aussi vers 1.
Le quotient tend donc vers 1, et comme \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty, on obtient \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=+\infty.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (la limite vaut +\infty, pas 0).

4.Affirmation : avec f(x)=(6x+5)e^{3x} et F(x)=(2x+1)e^{3x}+4 sur \mathbb{R}, F est la primitive de f qui vaut 5 en x=0. Vrai ou faux ?

F est dérivable sur \mathbb{R} comme produit et somme de fonctions dérivables : F'(x) = 2e^{3x}+3(2x+1)e^{3x} = e^{3x}\big(2+6x+3\big) = (6x+5)e^{3x} = f(x).
De plus \begin{aligned}F(0) &= (2\times0+1)e^{0}+4 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : F est bien la primitive de f sur \mathbb{R} valant 5 en 0.

5.On considère une fonction Python mystere(L) qui parcourt une liste L, cumule la somme S de ses éléments, puis renvoie S divisée par la longueur de L (la moyenne des éléments). Affirmation : mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50. Vrai ou faux ?

La somme des dix éléments de la liste vaut 1+9+9+5+0+3+6+12+0+5=50, et la fonction renvoie cette somme divisée par la longueur de la liste (ici 10), soit \dfrac{50}{10}=5. Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (le résultat renvoyé vaut 5, pas 50).

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Soit \left(u_n\right) la suite définie par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0,9u_n - 0,3.

    1. Démontrer par récurrence que, pour tout n \in \N, u_n\quad = 2 \times 0,9^n - 3.
    2. En déduire que pour tout n \in \N,\: \: - 3 < u_n \leqslant - 1.
    3. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est strictement décroissante.
    4. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et préciser sa limite.
  1. On se propose d'étudier la fonction g définie sur ]-3~;~-1] par : g(x) = \ln (0,5 x + 1,5) - x.

    1. Justifier toutes les informations données par le tableau de variations de la fonction g (limites, variations, image de -1)

      x 3 2 1 g ( 2) −∞ 1 Variationsde g
    2. En déduire que l'équation g(x) = 0 a exactement une solution que l'on notera \alpha et dont on donnera un encadrement d'amplitude 10^{-3}.
  2. Dans la suite de l'exercice, on considère la suite \left(v_n\right) définie pour tout \in \N, par : v_n = \ln \left(0,5 u_n + 1,5\right).
    1. En utilisant la formule donnée à la question 1. a., démontrer que la suite v est arithmétique de raison \ln (0,9).
    2. Soit n un entier naturel.

      Démontrer que u_n = v_n si, et seulement si g\left(u_n\right) = 0.
    3. Démontrer qu'il n'existe aucun rang k \in \N pour lequel u_k = \alpha.
    4. En déduire qu'il n'existe aucun rang k \in \N pour lequel v_k = u_k.
Voir la correction

1.a.Soit (u_n) la suite définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}9u_n-0{,}3. Démontrer par récurrence que, pour tout n\in\mathbb{N}, u_n = 2\times0{,}9^n-3.

Initialisation : pour n=0, \begin{aligned}2\times0{,}9^0-3 &= 2-3 \\ &= -1 \\ &= u_0\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n fixé, u_n=2\times0{,}9^n-3. Alors \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}9u_n-0{,}3 \\ &= 0{,}9\left(2\times0{,}9^n-3\right)-0{,}3 \\ &= 2\times0{,}9^{n+1}-2{,}7-0{,}3 \\ &= 2\times0{,}9^{n+1}-3\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Donc, la réponse est que, par le principe de récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, u_n = 2\times0{,}9^n-3.

1.b.En déduire que, pour tout n\in\mathbb{N}, {-3 < u_n \leqslant -1}.

Comme {0<0{,}9<1}, on a pour tout n\in\mathbb{N} : {0 < 0{,}9^n \leqslant 1}.
En multipliant par 2 (positif) : {0 < 2\times0{,}9^n \leqslant 2}, puis en retranchant 3 à chaque membre : {-3 < 2\times0{,}9^n-3 \leqslant -1}.
Donc, la réponse est que, pour tout n\in\mathbb{N}, {-3 < u_n \leqslant -1}.

1.c.Démontrer que la suite (u_n) est strictement décroissante.

Pour tout n\in\mathbb{N} : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left(0{,}9u_n-0{,}3\right)-u_n \\ &= -0{,}1u_n-0{,}3\end{aligned}
D'après la question précédente, {-3 < u_n \leqslant -1}, donc en multipliant par -0{,}1 (négatif, ce qui inverse les inégalités) : {0{,}1 \leqslant -0{,}1u_n < 0{,}3}.
En retranchant 0{,}3 à chaque membre : {-0{,}2 \leqslant -0{,}1u_n-0{,}3 < 0}, donc u_{n+1}-u_n < 0 pour tout n.
Donc, la réponse est que la suite (u_n) est strictement décroissante.

1.d.Démontrer que la suite (u_n) converge et préciser sa limite.

La suite (u_n) est décroissante et minorée par -3 (question 1.b) : elle converge donc vers une limite réelle. Comme u_n=2\times0{,}9^n-3 et \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^n=0 (car {0<0{,}9<1}), on obtient \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=-3. Donc, la réponse est que la suite (u_n) converge vers -3.

2.a.On étudie la fonction g définie sur ]-3~;~-1] par g(x)=\ln(0{,}5x+1{,}5)-x. Justifier les informations données par le tableau de variations de g (limites, sens de variation, valeur en -1).

Pour x\in]-3~;~-1] : {-1{,}5 < 0{,}5x \leqslant -0{,}5}, donc {0 < 0{,}5x+1{,}5 \leqslant 1} : g est bien définie (et dérivable) sur cet intervalle.
g'(x) = \dfrac{0{,}5}{0{,}5x+1{,}5}-1 = \dfrac{0{,}5-(0{,}5x+1{,}5)}{0{,}5x+1{,}5} = \dfrac{-0{,}5x-1}{0{,}5x+1{,}5}. Le dénominateur étant strictement positif, g'(x) a le signe de -0{,}5x-1, qui s'annule pour x=-2, est positif pour x<-2 et négatif pour x>-2.
Donc g est strictement croissante sur ]-3~;~-2] puis strictement décroissante sur [-2~;~-1].
En x\to-3 (par valeurs supérieures), 0{,}5x+1{,}5\to0^+ donc \ln(0{,}5x+1{,}5)\to-\infty, d'où \displaystyle\lim_{x\to-3}g(x)=-\infty.
Enfin \begin{aligned}g(-1) &= \ln(-0{,}5+1{,}5)-(-1) \\ &= \ln(1)+1 \\ &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}g(-2) &= \ln(-1+1{,}5)+2 \\ &= \ln(0{,}5)+2 \\ &= 2-\ln(2) \\ &\approx 1{,}307\end{aligned}

2.b.En déduire que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]-3~;~-1], et donner un encadrement d'amplitude 10^{-3}.

Sur ]-3~;~-2], g est continue et strictement croissante, de limite -\infty en -3 jusqu'à g(-2)=2-\ln(2)\approx1{,}307>0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
Sur [-2~;~-1], g est décroissante avec g(-2)\approx1{,}307>0 et g(-1)=1>0 : g ne s'annule pas sur cet intervalle.
Donc, la réponse est que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-3~;~-1], et à la calculatrice on obtient l'encadrement {-2{,}889 < \alpha < -2{,}888}.

3.a.On considère la suite (v_n) définie pour tout n\in\mathbb{N} par v_n = \ln(0{,}5u_n+1{,}5). En utilisant la formule de la question 1.a, démontrer que (v_n) est arithmétique de raison \ln(0{,}9).

En remplaçant u_n par son expression 2\times0{,}9^n-3 : \begin{aligned}0{,}5u_n+1{,}5 &= 0{,}5\left(2\times0{,}9^n-3\right)+1{,}5 \\ &= 0{,}9^n-1{,}5+1{,}5 \\ &= 0{,}9^n\end{aligned}
Donc \begin{aligned}v_n &= \ln\left(0{,}9^n\right) \\ &= n\ln(0{,}9)\end{aligned}
Pour tout n\in\mathbb{N}, \begin{aligned}v_{n+1}-v_n &= (n+1)\ln(0{,}9)-n\ln(0{,}9) \\ &= \ln(0{,}9)\end{aligned} une constante.
Donc, la réponse est que (v_n) est arithmétique de raison \ln(0{,}9) (et de premier terme v_0=0).

3.b.Démontrer que, pour tout entier naturel n, u_n=v_n équivaut à g(u_n)=0.

Par définition, \begin{aligned}u_n = v_n &\iff u_n = \ln(0{,}5u_n+1{,}5) \\ &\iff \ln(0{,}5u_n+1{,}5)-u_n = 0 \\ &\iff g(u_n) = 0 \end{aligned} (puisque g est précisément définie par g(x)=\ln(0{,}5x+1{,}5)-x). Donc, la réponse est que \begin{aligned}u_n = v_n &\iff g(u_n) = 0 \end{aligned}.

3.c.Démontrer qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} pour lequel u_k=\alpha.

Supposons qu'il existe k\in\mathbb{N} tel que u_k=\alpha, c'est-à-dire 2\times0{,}9^k-3=\alpha. Comme {-2{,}889<\alpha<-2{,}888}, cela donnerait {0{,}111 < 2\times0{,}9^k < 0{,}112}, soit {0{,}0555 < 0{,}9^k < 0{,}056}.
En appliquant le logarithme népérien (strictement croissant) : {\ln(0{,}0555) < k\ln(0{,}9) < \ln(0{,}056)}. Comme \ln(0{,}9)<0, diviser inverse les inégalités : {\dfrac{\ln(0{,}056)}{\ln(0{,}9)} < k < \dfrac{\ln(0{,}0555)}{\ln(0{,}9)}}.
Le calcul donne \dfrac{\ln(0{,}056)}{\ln(0{,}9)}\approx27{,}36 et \dfrac{\ln(0{,}0555)}{\ln(0{,}9)}\approx27{,}44 : il faudrait donc un entier k strictement compris entre 27,36 et 27,44, ce qui est impossible.
Donc, la réponse est qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} tel que u_k=\alpha.

3.d.En déduire qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} pour lequel v_k=u_k.

D'après la question 3.b, \begin{aligned}u_k = v_k &\iff g(u_k) = 0 \end{aligned} ce qui équivaut (par définition de \alpha comme unique solution de g(x)=0 sur ]-3~;~-1], intervalle auquel appartient u_k) à u_k=\alpha. Or la question 3.c montre qu'aucun rang k ne vérifie u_k=\alpha. Donc, la réponse est qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} tel que v_k=u_k.

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend six questions. Les six questions sont indépendantes. Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte ni n'enlève aucun point

Question 1

Le réel a est définie par a = \ln (9) + \ln \left(\dfrac{\sqrt{3}}{3} \right)\quad + \ln \left(\dfrac19 \right) est égal à :

a. 1 - \dfrac12 \ln (3)b. \dfrac12 \ln (3)c. 3 \ln (3) + \dfrac12d. - \dfrac12 \ln (3)

Question 2

On note (E) l'équation suivante \ln x + \ln (x - 10) = \ln 3 + \ln 7 d'inconnue le réel x.

a. 3 est solution de (E).

b. 5 - \sqrt{46} est solution de (E).

c. L'équation (E) admet une unique solution réelle.

d. L'équation (E) admet deux solutions réelles.

Question 3

La fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par l'expression f(x) = x^2(- 1 + \ln x).

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans le plan muni d'un repère.

a. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[, f'(x) = 2x + \dfrac1x.

b. La fonction f est croissante sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

c. f'\left(\sqrt{\text{e}} \right) est différent de 0.

d. La droite d'équation y = - \dfrac12 \text{e} est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{\text{e}}.

Question 4

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est :

a. 0,683b. 0,346c. 0,230d. 0,165

Question 5

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

La probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au milllième, est :

a. 0,078b. 0,259c. 0,337d. 0,922

Question 6

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus.

On réalise l'expérience aléatoire suivante : on tire successivement et avec remise cinq jetons du sac.

On note le nombre de jetons jaunes obtenus après ces cinq tirages.

Si on répète cette expérience aléatoire un très grand nombre de fois alors, en moyenne, le nombre de jetons jaunes est égal à :

a. 0,4b. 1,2c. 2d. 2,5
Voir la correction

1.Le réel a = \ln(9)+\ln\left(\dfrac{\sqrt3}{3}\right)+\ln\left(\dfrac19\right) est égal à : a. 1-\dfrac12\ln(3) ; b. \dfrac12\ln(3) ; c. 3\ln(3)+\dfrac12 ; d. -\dfrac12\ln(3).

\begin{aligned}a &= \ln\left(3^2\right)+\ln\left(\sqrt3\right)-\ln(3)-\ln\left(3^2\right) \\ &= 2\ln(3)+\dfrac12\ln(3)-\ln(3)-2\ln(3) \\ &= -\dfrac12\ln(3)\end{aligned}
Réponse d.

2.On considère l'équation (E) : \ln(x)+\ln(x-10) = \ln(3)+\ln(7), d'inconnue réelle x. a. 3 est solution ; b. 5-\sqrt{46} est solution ; c. (E) admet une unique solution réelle ; d. (E) admet deux solutions réelles.

Le domaine de définition impose x>0 et x>10, donc x\in\,]10~;~+\infty[.
Sur ce domaine, \begin{aligned} (E) &\iff \ln\big(x(x-10)\big) = \ln(21) \\ &\iff x(x-10) = 21 \\ &\iff x^2-10x-21 = 0 \end{aligned} un trinôme de discriminant \begin{aligned}\Delta &= 100+84 \\ &= 184 \\ &= 4\times46\end{aligned} donc \sqrt\Delta=2\sqrt{46}.
Les racines sont x_1=5-\sqrt{46} et x_2=5+\sqrt{46}. Comme \sqrt{46}>5 (car 46>25), x_1<0 n'appartient pas au domaine, tandis que x_2>10 appartient au domaine.
L'équation (E) admet donc une unique solution réelle, 5+\sqrt{46}. Réponse c.

3.Soit f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2(-1+\ln(x)). a. f'(x)=2x+\dfrac1x ; b. f est croissante sur ]0~;~+\infty[ ; c. f'\left(\sqrt{e}\right) est différent de 0 ; d. la droite d'équation y=-\dfrac12e est tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{e}.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x(-1+\ln(x))+x^2\times\dfrac1x = -2x+2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)-1\big).
f'(x)=0 \iff 2\ln(x)-1=0 \iff \ln(x)=\dfrac12 \iff x=e^{\dfrac{1}{2}}=\sqrt e : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt e est donc horizontale, d'équation y=f\left(\sqrt e\right).
\begin{aligned}f\left(\sqrt e\right) &= \left(\sqrt e\right)^2\left(-1+\ln\left(\sqrt e\right)\right) \\ &= e\left(-1+\dfrac12\right) \\ &= -\dfrac12e\end{aligned}
Donc, la tangente au point d'abscisse \sqrt e a bien pour équation y=-\dfrac12e. Réponse d.

4.Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons. La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est : a. 0,683 ; b. 0,346 ; c. 0,230 ; d. 0,165.

Les tirages étant successifs, indépendants et avec remise, la variable X comptant le nombre de jetons jaunes obtenus suit la loi binomiale de paramètres n=5 et \begin{aligned}p &= \dfrac{20}{50} \\ &= \dfrac25\end{aligned}
P(X=2) = \dbinom{5}{2}\left(\dfrac25\right)^2\left(\dfrac35\right)^3 \approx 0,346. Réponse b.

5.Dans les mêmes conditions (sac de 20 jetons jaunes, 30 bleus, 5 tirages avec remise), la probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au millième, est : a. 0,078 ; b. 0,259 ; c. 0,337 ; d. 0,922.

X\sim\mathcal{B}\left(5~;~\dfrac25\right). P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac35\right)^5 \approx 0,922.
Réponse d.

6.Toujours dans les mêmes conditions, si on répète l'expérience un très grand nombre de fois, le nombre moyen de jetons jaunes obtenus est égal à : a. 0,4 ; b. 1,2 ; c. 2 ; d. 2,5.

L'espérance d'une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p) vaut E(X)=np. Ici, \begin{aligned}E(X) &= 5\times\dfrac25 \\ &= 2\end{aligned}
Réponse c.

Principaux domaines abordés: Probabilités conditionnelles et indépendance. Variables aléatoires.

Lors d'une kermesse, un organisateur de jeux dispose, d'une part, d'une roue comportant quatre cases blanches et huit cases rouges et, d'autre part, d'un sac contenant cinq jetons portant les numéros 1, 2, 3, 4 et 5.

Le jeu consiste à faire tourner la roue, chaque case ayant la même probabilité d'être obtenue, puis à extraire un ou deux jetons du sac selon la règle suivante :

  • si la case obtenue par la roue est blanche, alors le joueur extrait un jeton du sac ;
  • si la case obtenue par la roue est rouge, alors le joueur extrait successivement et sans remise deux jetons du sac.

Le joueur gagne si le ou les jetons tirés portent tous un numéro impair.

  1. Un joueur fait une partie et on note B l'évènement « la case obtenue est blanche », R l'évènement « la case obtenue est rouge » et G l'évènement « le joueur gagne la partie ».
    1. Donner la valeur de la probabilité conditionnelle P_B(G).
    2. On admettra que la probabilité de tirer successivement et sans remise deux jetons impairs est égale à 0,3.

      Recopier et compléter l'arbre de probabilité suivant:

      \pstree[treemode=R,nodesepB=3pt,levelsep=3cm]{\TR} {\pstree{\TR{B } } {\TR{G} \TR{\overline{G}} } \pstree{\TR{R } } {\TR{G} \TR{\overline{G}} } }
    1. Montrer que P(G) = 0,4.
    2. Un joueur gagne la partie.

      Quelle est la probabilité qu'il ait obtenu une case blanche en lançant la roue?
  2. Les évènements B et G sont-ils indépendants ? Justifier.
  3. Un même joueur fait dix parties. Les jetons tirés sont remis dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de parties gagnées.
    1. Expliquer pourquoi X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, que le joueur gagne exactement trois parties sur les dix parties jouées.
    3. Calculer P (X \geqslant 4) arrondie à 10^{-3} près.

      Donner une interprétation du résultat obtenu.
  4. Un joueur fait n parties et on note p_n la probabilité de l'évènement « le joueur gagne au moins une partie ».
    1. Montrer que p_n = 1 - 0,6^n.
    2. Déterminer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle la probabilité de gagner au moins une partie est supérieure ou égale à 0,99.
Voir la correction

1.aLors d'une kermesse, une roue comporte quatre cases blanches et huit cases rouges, et un sac contient cinq jetons numérotés de 1 à 5. On tourne la roue : si la case est blanche, on tire un seul jeton du sac ; si elle est rouge, on tire successivement et sans remise deux jetons. Le joueur gagne si le ou les jetons tirés portent tous un numéro impair. On note B l'évènement « la case obtenue est blanche », R « la case obtenue est rouge » et G « le joueur gagne la partie ». Donner la valeur de P_B(G).

Si la case est blanche, on tire un seul jeton parmi les 5 ; il y a 3 numéros impairs (1, 3, 5). Donc \begin{aligned}P_B(G) &= \dfrac{3}{5} \\ &= 0{,}6\end{aligned}

1.bOn admet que la probabilité de tirer successivement et sans remise deux jetons impairs est égale à 0{,}3. Construire l'arbre de probabilités complet de l'expérience.

La roue comporte 4+8=12 cases : \begin{aligned}P(B) &= \dfrac{4}{12} \\ &= \dfrac13\end{aligned} et \begin{aligned}P(R) &= \dfrac{8}{12} \\ &= \dfrac23\end{aligned}
Sur la branche B, un seul jeton est tiré : P_B(G) = 0{,}6 donc P_B(\overline{G}) = 0{,}4.
Sur la branche R, deux jetons sont tirés successivement sans remise : P_R(G) = 0{,}3 (valeur admise) donc P_R(\overline{G}) = 0{,}7.
L'arbre pondéré comporte donc, à la racine, les branches B (poids \dfrac13) et R (poids \dfrac23), puis sur chacune les branches G et \overline{G} avec les poids ci-dessus.

2.aMontrer que P(G) = 0{,}4.

D'après la formule des probabilités totales, \begin{aligned}P(G) &= P(B\cap G) + P(R\cap G) \\ &= P(B)\times P_B(G) + P(R)\times P_R(G) \\ &= \dfrac13\times0{,}6 + \dfrac23\times0{,}3 \\ &= 0{,}2+0{,}2 \\ &= 0{,}4\end{aligned}

2.bUn joueur gagne la partie. Quelle est la probabilité qu'il ait obtenu une case blanche en lançant la roue ?

On cherche P_G(B) = \dfrac{P(B\cap G)}{P(G)} = \dfrac{0{,}2}{0{,}4} = 0,5.

3.Les évènements B et G sont-ils indépendants ? Justifier.

\begin{aligned}P(B)\times P(G) &= \dfrac13\times0{,}4 \\ &= \dfrac{2}{15} \\ &\approx 0{,}133\end{aligned}
\begin{aligned}P(B\cap G) &= \dfrac13\times0{,}6 \\ &= 0{,}2\end{aligned}
Comme P(B)\times P(G) \ne P(B\cap G), les évènements B et G ne sont pas indépendants.

4.aUn même joueur fait dix parties indépendantes, les jetons étant remis dans le sac après chaque partie. On note X la variable aléatoire égale au nombre de parties gagnées. Expliquer pourquoi X suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

On répète 10 fois, de façon identique et indépendante, l'épreuve de Bernoulli « gagner une partie » de probabilité de succès P(G) = 0{,}4. Donc X suit la loi binomiale \mathcal{B}(10~;~0{,}4).

4.bCalculer la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, que le joueur gagne exactement trois parties sur les dix parties jouées.

P(X=3) = \dbinom{10}{3}\times0{,}4^3\times0{,}6^7 \approx 0,215.

4.cCalculer P(X\geqslant4) arrondie à 10^{-3} près, et interpréter ce résultat.

À la calculatrice, P(X\leqslant3) \approx 0{,}382, donc P(X\geqslant4) = 1-P(X\leqslant3) \approx 0,618.
Sur dix parties jouées, le joueur a donc plus de 6 chances sur 10 d'en gagner au moins quatre.

5.aUn joueur fait n parties (indépendantes) et on note p_n la probabilité de l'évènement « le joueur gagne au moins une partie ». Montrer que p_n = 1-0{,}6^n.

L'évènement contraire de « gagner au moins une partie sur n » est « ne gagner aucune partie », de probabilité (1-0{,}4)^n = 0{,}6^n par indépendance des parties. Donc p_n = 1-0{,}6^n.

5.bDéterminer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle la probabilité de gagner au moins une partie est supérieure ou égale à 0{,}99.

On cherche le plus petit entier n tel que 1-0{,}6^n \geqslant 0{,}99, soit 0{,}6^n \leqslant 0{,}01.
Comme {0 < 0{,}6 < 1}, la fonction logarithme népérien est strictement croissante, donc \begin{aligned}0{,}6^n \leqslant 0{,}01 &\iff n\ln(0{,}6) \leqslant \ln(0{,}01) \\ &\iff n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}6)} \end{aligned} (l'inégalité change de sens car \ln(0{,}6) < 0).
Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}6)} \approx 9{,}02. Donc, la réponse est n=10 : il faut jouer au moins 10 parties pour gagner au moins une partie avec une probabilité d'au moins 99 %.

Principaux domaines abordés : Suites numériques. Algorithmique et programmation.

Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse.

Partie A : modèle discret de la quantité médicamenteuse

Après une première injection de 1 mg de médicament, le patient est placé sous perfusion.

On estime que, toutes les 30 minutes, l'organisme du patient élimine 10 % de la quantité de médicament présente dans le sang et qu'il reçoit une dose supplémentaire de 0,25 mg de la substance médicamenteuse.

On étudie l'évolution de la quantité de médicament dans le sang avec le modèle suivant :

pour tout entier naturel n, on note u_n la quantité, en mg, de médicament dans le sang du patient au bout de n périodes de trente minutes. On a donc u_0 = 1.

  1. Calculer la quantité de médicament dans le sang au bout d'une demi-heure.
  2. Justifier que, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = 0,9u_n + 0,25.
    1. Montrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n,\: u_n \leqslant\quad u_{n+1} < 5.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  3. On estime que le médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang du patient est supérieure ou égale à 1,8 mg.
    1. Recopier et compléter le script écrit en langage Python suivant de manière à déterminer au bout de combien de périodes de trente minutes le médicament commence à être réellement efficace.
      def efficace():
      u=1
      n=0
      while ...... :
      u=......
      n = n+1
      return n
    2. Quelle est la valeur renvoyée par ce script ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 2,5 - u_n.
    1. Montrer que \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme \left(v_0\right).
    2. Montrer que, pour tout entier naturel n,\: u_n = 2,5 - 1,5 \times 0,9^n.
    3. Le médicament devient toxique lorsque sa quantité présente dans le sang du patient dépasse 3 mg.

      D'après le modèle choisi, le traitement présente-t-il un risque pour le patient? Justifier.

Partie B : modèle continu de la quantité médicamenteuse

Après une injection initiale de 1 mg de médicament, le patient est placé sous perfusion.

Le débit de la substance médicamenteuse administrée au patient est de 0,5 mg par heure.

La quantité de médicament dans le sang du patient, en fonction du temps, est modélisée par la fonction f, définie sur [0~;~ +\infty[, par

f(t) = 2,5 - 1,5\text{e}^{-0,2t},

t désigne la durée de la perfusion exprimée en heure.

On rappelle que ce médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang du patient est supérieure ou égale à 1,8 mg.

  1. Le médicament est-il réellement efficace au bout de 3 h 45 min ?
  2. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps le médicament devient réellement efficace.
  3. Comparer le résultat obtenu avec celui obtenu à la question 4. b. du modèle discret de la Partie A.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse. Après une première injection de 1 mg, le patient est placé sous perfusion : toutes les 30 minutes, l'organisme élimine 10 % de la quantité présente et reçoit 0,25 mg supplémentaire. Pour tout entier naturel n, on note u_n la quantité (en mg) au bout de n périodes de 30 minutes, avec u_0=1. Calculer la quantité de médicament dans le sang au bout d'une demi-heure.

En 30 minutes, 10 % de u_0=1 mg disparaissent : il reste 0{,}9\times1=0{,}9 mg, auxquels s'ajoutent 0,25 mg supplémentaires. Donc u_1 = 0{,}9+0{,}25 = 1,15 mg.

PartieA ; 2. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n+0{,}25.

Au bout de n périodes, la quantité présente est u_n. Pendant la période suivante, 10 % de cette quantité disparaît, il en reste donc 0{,}9u_n, puis 0,25 mg supplémentaires sont administrés. D'où, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n+0{,}25.

PartieA ; 3.a Montrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n, {u_n \leqslant u_{n+1} < 5}.

Initialisation : u_0=1 et u_1=1{,}15, donc {u_0\leqslant u_1 < 5}. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n\in\mathbb{N} tel que {u_n\leqslant u_{n+1}<5}. En multipliant par 0{,}9>0 : {0{,}9u_n \leqslant 0{,}9u_{n+1} < 4{,}5}. En ajoutant 0,25 à chaque membre : {0{,}9u_n+0{,}25 \leqslant 0{,}9u_{n+1}+0{,}25 < 4{,}75}, soit {u_{n+1}\leqslant u_{n+2} < 4{,}75 < 5}. La propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant u_{n+1}<5}.

PartieA ; 3.b En déduire que la suite (u_n) est convergente.

L'inégalité u_n\leqslant u_{n+1} montre que (u_n) est croissante, et l'inégalité u_{n+1}<5 montre qu'elle est majorée par 5. Une suite croissante et majorée étant convergente, la suite (u_n) converge vers une limite \ell\leqslant5.

PartieA ; 4.a Le médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang est supérieure ou égale à 1,8 mg. Recopier et compléter le script Python suivant afin de déterminer au bout de combien de périodes de 30 minutes le médicament devient réellement efficace : def efficace(): / u = 1 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = n + 1 / return n.

  • La condition de la boucle while doit rester vraie tant que le médicament n'est pas encore efficace, donc tant que u < 1.8.
  • L'instruction à répéter doit reproduire la relation de récurrence : u = 0.9 * u + 0.25.
  • Le script complété est donc : def efficace(): puis u = 1, n = 0, while u < 1.8:, u = 0.9 * u + 0.25, n = n + 1, puis return n.

PartieA ; 4.b Quelle est la valeur renvoyée par ce script ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

En itérant la relation u_{n+1}=0{,}9u_n+0{,}25 à partir de u_0=1, on obtient u_7\approx1{,}783<1{,}8 et \begin{aligned}u_8 &\approx 1{,}854 \\ &\geqslant 1{,}8\end{aligned}
Le script renvoie donc n=8 : le médicament devient réellement efficace au bout de 8 périodes de 30 minutes, soit 4 heures après le début de la perfusion.

PartieA ; 5.a Soit (v_n) la suite définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 2{,}5-u_n. Montrer que (v_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n, \begin{aligned}v_{n+1} &= 2{,}5-u_{n+1} \\ &= 2{,}5-(0{,}9u_n+0{,}25) \\ &= 2{,}25-0{,}9u_n\end{aligned}
Or u_n = 2{,}5-v_n, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 2{,}25-0{,}9(2{,}5-v_n) \\ &= 2{,}25-2{,}25+0{,}9v_n \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n étant vraie pour tout entier naturel n, (v_n) est une suite géométrique de raison 0{,}9, de premier terme v_0 = 2{,}5-u_0 = 2{,}5-1 = 1,5.

PartieA ; 5.b Montrer que, pour tout entier naturel n, u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n.

(v_n) étant géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=1{,}5, on a, pour tout entier naturel n, v_n = 1{,}5\times0{,}9^n. Comme u_n = 2{,}5-v_n, on en déduit que, pour tout entier naturel n, u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n.

PartieA ; 5.c Le médicament devient toxique lorsque sa quantité dans le sang dépasse 3 mg. D'après ce modèle, le traitement présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.

Comme {-1<0{,}9<1}, on a \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}9^n = 0, donc \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}u_n &= 2{,}5-1{,}5\times0 \\ &= 2{,}5\end{aligned}
De plus, pour tout entier naturel n, 0{,}9^n>0, donc u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n < 2{,}5 < 3 : la quantité de médicament reste toujours strictement inférieure à 2,5 mg.
Donc, la réponse est que le traitement ne présente aucun risque de toxicité pour le patient, la quantité de médicament restant en permanence inférieure à 3 mg.

PartieB ; 1. Après une injection initiale de 1 mg, le patient est placé sous perfusion à un débit de 0,5 mg par heure. La quantité de médicament dans le sang, en fonction du temps t (en heures), est modélisée par f(t) = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2t} sur [0~;~+\infty[. Le médicament est-il réellement efficace au bout de 3 h 45 min ?

3 h 45 min = 3+\dfrac{45}{60} = 3+0{,}75 = 3{,}75 heures.
f(3{,}75) = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2\times3{,}75} = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}75} \approx 1{,}791.
Comme 1{,}791<1{,}8, le médicament n'est pas encore réellement efficace au bout de 3 h 45 min selon ce modèle.

PartieB ; 2. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps le médicament devient réellement efficace.

On cherche t\geqslant0 tel que f(t)\geqslant1{,}8, soit 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2t}\geqslant1{,}8 \iff 1{,}5\text{e}^{-0{,}2t}\leqslant0{,}7 \iff \text{e}^{-0{,}2t}\leqslant\dfrac{7}{15}.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante, cette inégalité équivaut à -0{,}2t\leqslant\ln\left(\dfrac{7}{15}\right), soit, en divisant par -0{,}2<0 (ce qui inverse le sens), t\geqslant -5\ln\left(\dfrac{7}{15}\right).
Or -5\ln\left(\dfrac{7}{15}\right) \approx 3{,}811 heures, soit 3 heures et 0{,}811\times60\approx48{,}6 minutes. Donc, la réponse est que le médicament devient réellement efficace au bout d'environ 3 h 49 min.

PartieB ; 3. Comparer le résultat obtenu avec celui de la question 4.b du modèle discret de la Partie A.

Dans le modèle discret, le médicament devient efficace au bout de 4 heures, alors que dans le modèle continu il le devient au bout d'environ 3 h 49 min, un délai plus court. Le modèle continu prévoit donc une efficacité un peu plus rapide que le modèle discret.

Principaux domaines abordés: Étude de fonctions. Fonction logarithme.

Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5).

On donne ci-dessous \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère orthogonal du plan, ainsi que la tangente (AB) à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

01234567 1 2 3 4 5 6 70 1 212345 A B C f

Les trois parties de l'exercice peuvent être traitées de manière indépendante.

Partie A

  1. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).
  2. La fonction f est définie par l'expression f(x) = \ln \left(ax^2 + 1\right) + b, où a et b sont des nombres réels positifs.
    1. Déterminer l'expression de f'(x).
    2. Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Partie B

On admet que la fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Montrer que f est une fonction paire.
  2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.
  3. Déterminer l'expression de f'(x).

    Étudier le sens de variation de la fonction f sur \R.

    Dresser le tableau des variations de f en y faisant figurer la valeur exacte du minimum ainsi que les limites de f en -\infty et +\infty.
  4. À l'aide du tableau des variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x) = k admet deux solutions.
  5. Résoudre l'équation f(x) = 3 + \ln 2.

Partie C

On rappelle que la fonction f est définie sur R par f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.
  2. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f''(x) = \dfrac{2\left(1 - x^2\right)}{\left(x^2 + 1\right)^2}.
  3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

\textbf ANNEXE à rendre avec la copie

A B C D E F G H ı k

Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f une fonction définie et dérivable sur \mathbb{R}. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5), et on donne ci-dessus la courbe représentative \mathcal{C}_f de f ainsi que la tangente (AB) à \mathcal{C}_f au point A. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).

L'ordonnée du point A donne f(1) = 3. Le nombre dérivé f'(1) est le coefficient directeur de la tangente (AB) en A : f'(1) = \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} = \dfrac{5-3}{3-1} = \dfrac22 = 1.

PartieA ; 2.a On admet que f est définie par f(x) = \ln(ax^2+1)+b, où a et b sont des réels positifs. Déterminer l'expression de f'(x).

Comme a\geqslant0 et x^2\geqslant0 pour tout réel x, on a {ax^2+1\geqslant1>0} : f est donc dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x) = \dfrac{2ax}{ax^2+1} (dérivée de \ln(u) égale à \dfrac{u'}{u}, avec u(x)=ax^2+1 et u'(x)=2ax).

PartieA ; 2.b Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Les résultats de la question 1 donnent le système \begin{cases}f(1)=3\\f'(1)=1\end{cases} \iff \begin{cases}\ln(a+1)+b=3\\\dfrac{2a}{a+1}=1\end{cases}.
La deuxième équation donne \begin{aligned}2a = a+1 &\iff a = 1 \end{aligned} En reportant dans la première : \begin{aligned}\ln(1+1)+b = 3 &\iff b = 3-\ln2 \end{aligned}
Donc, la réponse est a=1 et b=3-\ln2, ce qui donne, sur \mathbb{R}, f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2.

PartieB ; 1. On admet désormais que f est définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2. Montrer que f est une fonction paire.

Pour tout réel x, \begin{aligned}f(-x) &= \ln\left((-x)^2+1\right)+3-\ln2 \\ &= \ln(x^2+1)+3-\ln2 \\ &= f(x)\end{aligned} Donc, f est une fonction paire (sa courbe représentative est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées).

PartieB ; 2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}x^2+1 = +\infty, et par composition avec la fonction \ln, \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x^2+1) = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
f étant paire, \begin{aligned}\lim\limits_{x\to-\infty}f(x) &= \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieB ; 3. Déterminer l'expression de f'(x), étudier le sens de variation de f sur \mathbb{R}, puis dresser son tableau de variations complet (limites en \pm\infty et valeur exacte du minimum).

Comme x^2+1>0 pour tout réel x, f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1}.
Le dénominateur x^2+1 étant strictement positif, f'(x) est du signe de 2x : f'(x)<0 sur ]-\infty~;~0[ et f'(x)>0 sur ]0~;~+\infty[, avec f'(0)=0.
Donc f est strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}f(0) &= \ln(1)+3-\ln2 \\ &= 3-\ln2\end{aligned}
Tableau de variations : f décroît de +\infty (limite en -\infty) jusqu'au minimum 3-\ln2 atteint en x=0, puis croît de 3-\ln2 jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

PartieB ; 4. À l'aide du tableau de variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions.

D'après le tableau de variations, f décroît strictement puis croît strictement de part et d'autre du minimum 3-\ln2, avec pour limites +\infty en -\infty et en +\infty. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions si et seulement si k>3-\ln2.

PartieB ; 5. Résoudre l'équation f(x) = 3+\ln2.

\begin{aligned}f(x) = 3+\ln2 &\iff \ln(x^2+1)+3-\ln2 = 3+\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = 2\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = \ln4 \end{aligned}
La fonction \ln étant strictement croissante, cette égalité équivaut à x^2+1=4, soit x^2=3, soit x=\sqrt3 ou x=-\sqrt3.
Donc, la réponse est que l'ensemble des solutions est S=\{-\sqrt3~;~\sqrt3\}.

PartieC ; 1. On rappelle que f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2 sur \mathbb{R}. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

Par lecture graphique de la courbe, la convexité de \mathcal{C}_f semble changer aux points d'abscisses -1 et 1 : on peut conjecturer l'existence de deux points d'inflexion, d'abscisses -1 et 1.

PartieC ; 2. Montrer que, pour tout réel x, f''(x) = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1} est le quotient de deux fonctions dérivables sur \mathbb{R} (numérateur 2x, dénominateur x^2+1 ne s'annulant jamais), donc f' est dérivable sur \mathbb{R}.
Avec \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v-uv'}{v^2}, u(x)=2x, u'(x)=2, v(x)=x^2+1, v'(x)=2x : f''(x) = \dfrac{2(x^2+1)-2x\times2x}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2x^2+2-4x^2}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

PartieC ; 3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

Le dénominateur (x^2+1)^2 est toujours strictement positif, donc f''(x) est du signe de 1-x^2, qui s'annule en x=-1 et x=1, et est positif entre les deux racines, soit sur ]-1~;~1[.
f est convexe lorsque f''(x)\geqslant0. Donc, la réponse est que f est convexe sur l'intervalle [-1~;~1], ce qui confirme la conjecture graphique de la question 1 (changements de convexité en x=-1 et x=1).

Principaux domaines abordés: Étude des fonctions. Fonction logarithme.

Partie A

01234567891011121314 1 2 3 40 1 2 3 4 51234567 C 2 C 1

Dans le repère orthonormé ci-dessus, sont tracées les courbes représentatives d'une fonction f et de sa fonction dérivée, notée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[.

  1. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente. Justifier.
  2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x) = 3.
  3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

Partie B

  1. Justifier que la quantité \ln \left(x^2- x- 6\right) est bien définie pour les valeurs x de l'intervalle ]3~;~ +\infty[, que l'on nommera I dans la suite.
  2. On admet que la fonction f de la Partie A est définie par f(x) = \ln \left(x^2- x- 6\right) sur I.

    Calculer les limites de la fonction f aux deux bornes de l'intervalle I.

    En déduire une équation d'une asymptote à la courbe représentative de la fonction f sur I.
    1. Calculer f'(x) pour tout x appartenant à I.
    2. Étudier le sens de variation de la fonction f sur I.

      Dresser le tableau des variations de la fonction f en y faisant figurer les limites aux bornes de I.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5 ; 6[.
    2. Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.
    1. Justifier que f''(x) = \dfrac{- 2x^2 + 2x - 13}{\left(x^2 - x - 6\right)^2}.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur I.
Voir la correction

PartieA ; 1. Sur un graphique (non reproduit ici) sont tracées les courbes représentatives \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 d'une fonction f et de sa dérivée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[ : \mathcal{C}_1 part de -\infty au voisinage de 3 et croît ensuite jusqu'à +\infty ; \mathcal{C}_2 part de valeurs élevées au voisinage de 3 et décroît en restant positive. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente, en justifiant.

Si \mathcal{C}_1 représentait la dérivée f', celle-ci serait toujours négative puis positive selon la lecture du graphique ; or la fonction représentée par \mathcal{C}_2 n'est pas décroissante puis croissante : elle est toujours décroissante. Il y a donc une contradiction.
\mathcal{C}_2 reste positive sur tout l'intervalle ]3~;~+\infty[, ce qui est cohérent avec une fonction f strictement croissante sur cet intervalle (comme le montre \mathcal{C}_1) : une fonction croissante a une dérivée positive.
Donc, la réponse est que \mathcal{C}_2 représente la fonction dérivée f', et \mathcal{C}_1 représente la fonction f.

PartieA ; 2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x)=3.

Par lecture graphique de la courbe \mathcal{C}_1, on lit approximativement f(5{,}6)\approx3. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet une solution proche de x=5{,}6.

PartieA ; 3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

La courbe \mathcal{C}_1 « tourne le dos » à l'axe des abscisses de façon décroissante sur tout l'intervalle observé : elle est située sous chacune de ses tangentes. Donc, la réponse est que la fonction f semble concave sur ]3~;~+\infty[.

PartieB ; 1. Justifier que la quantité \ln(x^2-x-6) est bien définie pour les valeurs de x de l'intervalle I=\,]3~;~+\infty[.

Le trinôme x^2-x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= (-1)^2-4\times1\times(-6) \\ &= 1+24 \\ &= 25 \\ &= 5^2\end{aligned}
Ses racines sont donc \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+5}{2} \\ &= 3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-5}{2} \\ &= -2\end{aligned}
Un trinôme du second degré est du signe de son coefficient dominant (ici positif, a=1) à l'extérieur de ses racines, et du signe opposé entre ses racines : x^2-x-6>0 pour x\in\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]3~;~+\infty[.
Donc, la réponse est que x^2-x-6>0 sur I=\,]3~;~+\infty[, et donc \ln(x^2-x-6) y est bien défini.

PartieB ; 2. On admet que f(x)=\ln(x^2-x-6) sur I. Calculer les limites de f aux deux bornes de I, puis en déduire une équation d'une asymptote à la courbe de f.

Limite en +\infty : pour x>3, on factorise x^2-x-6 = x^2\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right). Comme \begin{aligned}\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac1x &= \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{6}{x^2} \\ &= 0\end{aligned} on a \lim\limits_{x\to+\infty}\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right)=1.
Comme \lim\limits_{x\to+\infty}x^2=+\infty, on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}x^2-x-6=+\infty, puis par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
Limite en 3 : en écrivant x^2-x-6=(x+2)(x-3), on a \begin{aligned}\lim\limits_{x\to3^+}(x+2)(x-3) &= 5\times0^+ \\ &= 0^+\end{aligned} donc par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to3^+}f(x)=-\infty.
Donc, la réponse est que la droite d'équation x=3 est asymptote verticale à la courbe représentative de f.

PartieB ; 3.a Calculer f'(x) pour tout x\in I.

La fonction x\mapsto x^2-x-6 est dérivable et strictement positive sur I (question B.1), donc f=\ln(x^2-x-6) est dérivable sur I comme composée de fonctions dérivables, et f'(x) = \dfrac{(x^2-x-6)'}{x^2-x-6} = \dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.

PartieB ; 3.b Étudier le sens de variation de f sur I, puis dresser son tableau de variations en y faisant figurer les limites aux bornes de I.

Sur I, le dénominateur x^2-x-6 est strictement positif (question B.1), donc f'(x) est du signe du numérateur 2x-1.
Pour tout x>3, on a 2x-1>2\times3-1=5>0, donc f'(x)>0 sur tout l'intervalle I.
Donc, la réponse est que f est strictement croissante sur I, de -\infty (limite en 3) à +\infty (limite en +\infty).

PartieB ; 4.a Justifier que l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5~;~6[.

La fonction f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur I, donc en particulier sur [5~;~6].
f(5) = \ln(5^2-5-6) = \ln(14) \approx 2{,}64 < 3 et f(6) = \ln(6^2-6-6) = \ln(24) \approx 3{,}18 > 3.
Comme 3 est une valeur intermédiaire entre f(5) et f(6), d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur ]5~;~6[.
Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet bien une unique solution \alpha\in\,]5~;~6[.

PartieB ; 4.b Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.

La calculatrice donne f(5{,}63)\approx2{,}999<3 et f(5{,}64)\approx3{,}004>3.
Donc, la réponse est {5{,}63<\alpha<5{,}64}.

PartieB ; 5.a Justifier que f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

La fonction f'=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6} est un quotient de fonctions dérivables sur I dont le dénominateur ne s'annule pas : elle est donc dérivable sur I, et pour tout x\in I, f''(x) = \dfrac{2\times(x^2-x-6)-(2x-1)\times(2x-1)}{(x^2-x-6)^2}.
On développe le numérateur : \begin{aligned}2(x^2-x-6)-(2x-1)^2 &= 2x^2-2x-12-(4x^2-4x+1) \\ &= 2x^2-2x-12-4x^2+4x-1 \\ &= -2x^2+2x-13\end{aligned}
Donc, la réponse est f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

PartieB ; 5.b Étudier la convexité de f sur I.

Le dénominateur (x^2-x-6)^2 est strictement positif sur I, donc f''(x) est du signe du numérateur -2x^2+2x-13.
Le discriminant de ce trinôme vaut \Delta = 2^2-4\times(-2)\times(-13) = 4-104=-100<0 : il n'a donc pas de racine réelle et garde un signe constant, celui de son coefficient dominant a=-2<0 : il est donc strictement négatif pour tout réel x.
Donc, la réponse est que f''(x)<0 pour tout x\in I : la fonction f est concave sur I.

Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Les six questions sont indépendantes.

Une réponse incorrecte, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la fonction f définie pour tout réel x par f(x) = \ln \left(1\quad + x^2\right).

    Sur \R, l'équation f(x) = 2022

    a. n'admet aucune solution.b. admet exactement une solution.
    c. admet exactement deux solutions.d. admet une infinité de solutions.
  2. Soit la fonction g définie pour tout réel x strictement positif par: g(x) = x \ln (x) - x^2

    On note \mathcal{C}_g sa courbe représentative dans un repère du plan.

    a. La fonction g est convexe sur ]0~;~+\infty[.b. La fonction g est concave sur ]0~;~+\infty[.
    c. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.d. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.
  3. On considère la fonction f définie sur ]- 1~;~1[ par

    f(x) = \dfrac{x}{1 - x^2}

    Une primitive de la fonction f est la fonction g définie sur l'intervalle ] - 1~;~1[ par :

    a. g(x) = - \dfrac12 \ln \left(1 - x^2\right)b. g(x) =\quad \dfrac{1 + x^2}{ \left(1 - x^2\right)^2}
    c. g(x)= \dfrac{x^2}{2\left(x - \dfrac{x^3}{3}\right)}d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln \left(1 - x^2\right)
  4. La fonction x \longmapsto\quad \ln \left(-x^2- x + 6\right) est définie sur

    a. ]- 3~;~2[b. ]- \infty~;~6]
    c. ]0~;~+\infty[d. ]2~;~+\infty[
  5. On considère la fonction f définie sur ]0,5~;~+ \infty [ par

    f(x) =x^2- 4x+ 3 \ln (2x - 1)

    Une équation de la tangente à la courbe représentative de f au point d'abscisse 1 est:

    a. y = 4x- 7b. y = 2x - 4
    c. y = -3(x - 1) + 4d. y = 2x - 1
  6. L'ensemble S des solutions dans \R de l'inéquation \ln (x + 3) < 2\ln (x + 1) est:

    a. S = ]- \infty~;~-2[ \cup ]1~;~+\infty[b. S = ]1~;~+ \infty[
    c. S = \emptysetd. S = ]- 1~;~1[
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln\left(1+x^2\right). Dans \mathbb{R}, l'équation f(x) = 2022 : a. n'a aucune solution ; b. a exactement une solution ; c. a exactement deux solutions ; d. a une infinité de solutions.

\begin{aligned}f(x) = 2022 &\iff \ln\left(1+x^2\right) = 2022 \\ &\iff 1+x^2 = e^{2022} \\ &\iff x^2 = e^{2022}-1 \end{aligned}
Le réel e^{2022}-1 est strictement positif, donc cette dernière équation a exactement deux solutions opposées : x=\sqrt{e^{2022}-1} et x=-\sqrt{e^{2022}-1}.
Donc, la réponse est c.

2.Soit g la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x\ln(x)-x^2, de courbe représentative \mathcal{C}_g. a. g est convexe sur ]0~;~+\infty[ ; b. g est concave sur ]0~;~+\infty[ ; c. \mathcal{C}_g a exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[ ; d. \mathcal{C}_g a exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.

g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables, avec g'(x) = \ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-2x = \ln(x)-2x+1.
g' est à son tour dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec g''(x) = \dfrac{1}{x}-2.
g''(x) = 0 \iff \dfrac{1}{x} = 2 \iff x = \dfrac12. De plus, g''(x) = \dfrac{1-2x}{x} change de signe en x=\dfrac12 (positif avant, négatif après, car x>0).
g'' s'annule en changeant de signe une seule fois sur ]0~;~+\infty[, donc \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion, d'abscisse \dfrac12.
Donc, la réponse est c.

3.On considère la fonction f définie sur ]-1~;~1[ par f(x) = \dfrac{x}{1-x^2}. Une primitive de f sur ]-1~;~1[ est la fonction : a. g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) ; b. g(x) = \dfrac{1+x^2}{\left(1-x^2\right)^2} ; c. g(x) = \dfrac{x^2}{2\left(x-\dfrac{x^3}{3}\right)} ; d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln\left(1-x^2\right).

Testons la fonction g de la réponse a, définie par g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) sur ]-1~;~1[.
En posant u(x) = 1-x^2, dérivable et strictement positive sur ]-1~;~1[, on a g(x) = -\dfrac12\ln\left(u(x)\right), donc g'(x) = -\dfrac12\times\dfrac{u'(x)}{u(x)} = -\dfrac12\times\dfrac{-2x}{1-x^2} = \dfrac{x}{1-x^2} = f(x).
La fonction g de la réponse a est donc bien une primitive de f sur ]-1~;~1[.
Donc, la réponse est a.

4.La fonction x\longmapsto\ln\left(-x^2-x+6\right) est définie sur : a. ]-3~;~2[ ; b. ]-\infty~;~6] ; c. ]0~;~+\infty[ ; d. ]2~;~+\infty[.

Cette fonction est définie exactement là où -x^2-x+6>0, c'est-à-dire là où x^2+x-6<0.
Le trinôme x^2+x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1^2-4\times1\times(-6) \\ &= 25\end{aligned} donc deux racines réelles \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-5}{2} \\ &= -3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+5}{2} \\ &= 2\end{aligned}
Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est strictement négatif strictement entre ses deux racines : x^2+x-6<0 \iff x\in\,]-3~;~2[.
La fonction est donc définie sur ]-3~;~2[, ce qui correspond à la réponse a.

5.On considère la fonction f définie sur ]0{,}5~;~+\infty[ par f(x) = x^2-4x+3\ln(2x-1). Une équation de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1 est : a. y=4x-7 ; b. y=2x-4 ; c. y=-3(x-1)+4 ; d. y=2x-1.

Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = f(1)+f'(1)(x-1).
\begin{aligned}f(1) &= 1^2-4\times1+3\ln(2\times1-1) \\ &= 1-4+3\ln(1) \\ &= -3+0 \\ &= -3\end{aligned}
f est dérivable sur ]0{,}5~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x-4+3\times\dfrac{2}{2x-1} = 2x-4+\dfrac{6}{2x-1}, donc f'(1) = 2-4+\dfrac{6}{1} = -2+6 = 4.
Une équation de la tangente est donc \begin{aligned}y = -3+4(x-1) &\iff y = 4x-4-3 \\ &\iff y = 4x-7 \end{aligned}
Donc, la réponse est a.

6.L'ensemble S des solutions dans \mathbb{R} de l'inéquation \ln(x+3) < 2\ln(x+1) est : a. S=\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[ ; b. S=\,]1~;~+\infty[ ; c. S=\emptyset ; d. S=\,]-1~;~1[.

Pour que les deux logarithmes soient définis, il faut x+3>0 et x+1>0, c'est-à-dire x>-3 et x>-1 : l'inéquation n'a donc de sens que sur ]-1~;~+\infty[.
Sur cet intervalle, 2\ln(x+1) = \ln\left((x+1)^2\right), et \ln étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \ln(x+3) < \ln\left((x+1)^2\right) \iff x+3 < (x+1)^2.
x+3 < x^2+2x+1 \iff 0 < x^2+x-2.
Le trinôme x^2+x-2 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1+8 \\ &= 9\end{aligned} donc deux racines \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-3}{2} \\ &= -2\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+3}{2} \\ &= 1\end{aligned} il est strictement positif à l'extérieur de ses racines, donc sur ]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[.
En tenant compte de la condition x>-1 posée au début, l'ensemble des solutions est finalement S=\,]1~;~+\infty[, soit la réponse b.

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Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

f(x) = x\ln (x) + 1

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère du plan.

  1. Déterminer la limite de la fonction f en 0 ainsi que sa limite en +\infty.
    1. On admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et on notera f' sa fonction dérivée.

      Montrer que pour tout réel x strictement positif :

      f'(x) = 1 + \ln (x).
    2. En déduire le tableau de variation de la fonction f sur ]0~;~ +\infty[. On y fera figurer la valeur exacte de l'extremum de f sur ]0~;~ +\infty[ et les limites.
    3. Justifier que pour tout x \in\quad ]0~;~1[,\:f(x) \in\quad ]0~;~1[.
    1. Déterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.
    3. En déduire que pour tout réel x strictement positif:

      f(x) \geqslant x
  2. On définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0 élément de l'intervalle ]0 ; 1[ et pour tout entier naturel n :

    u_{n+1} = f\left(u_n\right)

    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : {0 < u_n < 1}.
    2. Déduire de la question 3. c. la croissance de la suite \left(u_n\right).
    3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
Voir la correction

1.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)+1, de courbe représentative \mathcal{C}_f. Déterminer la limite de f en 0, puis sa limite en +\infty.

On sait, par croissances comparées, que \displaystyle\lim_{x\to0}x\ln(x) = 0. Donc, par limite de somme, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to0}f(x) &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
D'autre part, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\ln(x) = +\infty ; par limite de produit, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x\ln(x) = +\infty, puis par limite de somme, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

2.aOn admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f'. Montrer que, pour tout réel x strictement positif, f'(x) = 1+\ln(x).

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme d'un produit de fonctions dérivables (x\longmapsto x et x\longmapsto\ln(x)) et d'une constante. En utilisant la formule de dérivation d'un produit, pour tout réel x strictement positif : f'(x) = 1\times\ln(x)+x\times\dfrac1x = \ln(x)+1.

2.bEn déduire le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[, en y faisant figurer la valeur exacte de l'extremum et les limites.

f'(x)\geqslant0 \iff \ln(x)+1\geqslant0 \iff \ln(x)\geqslant-1 \iff x\geqslant\text{e}^{-1} (la fonction exponentielle étant strictement croissante).
Donc, f'(x)<0 sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right[ et f'(x)>0 sur \left]\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[ : la fonction f est donc strictement décroissante sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right], puis strictement croissante sur \left[\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[.
La fonction f admet donc un minimum en x=\text{e}^{-1}, valant f\left(\text{e}^{-1}\right) = \text{e}^{-1}\ln\left(\text{e}^{-1}\right)+1 = \text{e}^{-1}\times(-1)+1 = 1-\text{e}^{-1}.
Le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[ est donc : f décroît de 1 (limite en 0, non atteinte) jusqu'au minimum 1-\text{e}^{-1} atteint en x=\text{e}^{-1}, puis croît de 1-\text{e}^{-1} jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

2.cJustifier que, pour tout x\in\,]0~;~1[, on a f(x)\in\,]0~;~1[.

D'après le tableau de variation précédent, sur l'intervalle ]0~;~1[, la fonction f prend ses valeurs entre son minimum 1-\text{e}^{-1} et sa valeur en 1 (non atteinte sur l'intervalle ouvert) : \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1)+1 \\ &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
Ainsi, pour tout x de ]0~;~1[, on a 1-\text{e}^{-1}\leqslant f(x)<1.
Or \text{e}^{-1}<1 donc 1-\text{e}^{-1}>0 : on a donc bien f(x)\in\,]0~;~1[ pour tout x\in\,]0~;~1[.

3.aDéterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.

Une équation de la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est y=f'(1)(x-1)+f(1).
On calcule f'(1) = \ln(1)+1 = 0+1 = 1 et f(1)=1 (calculé à la question précédente).
Donc, une équation de (T) est \begin{aligned}y &= 1\times(x-1)+1 \\ &= x-1+1 \\ &= x\end{aligned} c'est-à-dire y=x.

3.bÉtudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[.

La fonction f', définie par f'(x)=\ln(x)+1, est elle-même dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f''(x) = \dfrac1x.
Or \dfrac1x>0 pour tout x de ]0~;~+\infty[, donc f''(x)>0 sur cet intervalle : la fonction f est donc strictement convexe sur ]0~;~+\infty[.

3.cEn déduire que, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

La fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, donc sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de (T), d'équation y=x.
Donc, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

4.aOn définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0\in\,]0~;~1[ et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f\left(u_n\right). Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

Initialisation : par hypothèse, u_0\in\,]0~;~1[, soit 0<u_0<1 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n un entier naturel fixé, et supposons que 0<u_n<1. D'après la question 2.c, comme u_n\in\,]0~;~1[, on a f\left(u_n\right)\in\,]0~;~1[, c'est-à-dire 0<u_{n+1}<1 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0, et elle est héréditaire ; donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

4.bEn utilisant le résultat de la question 3.c, déterminer le sens de variation de la suite \left(u_n\right).

D'après la question 3.c, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x. Comme, d'après la question précédente, u_n>0 pour tout entier naturel n, on peut appliquer cette inégalité à x=u_n : f\left(u_n\right)\geqslant u_n, c'est-à-dire u_{n+1}\geqslant u_n.
La suite \left(u_n\right) est donc croissante.

4.cEn déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.

La suite \left(u_n\right) est croissante (question précédente) et majorée par 1 (d'après la question 4.a). Donc, d'après le théorème de convergence monotone, la suite \left(u_n\right) converge vers une limite finie.

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Le coyote est un animal sauvage proche du loup, qui vit en Amérique du Nord.

Dans l'état d'Oklahoma, aux États-Unis, 70 % des coyotes sont touchés par une maladie appelée ehrlichiose.

Il existe un test aidant à la détection de cette maladie. Lorsque ce test est appliqué à un coyote, son résultat est soit positif, soit négatif, et on sait que :

  • Si le coyote est malade, le test est positif dans 97 % des cas.
  • Si le coyote n'est pas malade, le test est négatif dans 95 % des cas.

Partie A

Des vétérinaires capturent un coyote d'Oklahoma au hasard et lui font subir un test pour l'ehrlichiose.

On considère les évènements suivants :

  • M: « le coyote est malade »;
  • T: « le test du coyote est positif ».

On note \overline{M} et \overline{T} respectivement les évènements contraires de M et T.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous qui modélise la situation.

    \pstree[treemode=R,nodesepA=0pt,nodesepB=2.5pt,treesep=1cm,levelsep=2.5cm]{\TR} {\pstree{\TR{M }\taput{...}} {\TR{T}\taput{...} \TR{\overline{T}}\tbput{...} } \pstree{\TR{\overline{M} }\tbput{...}} {\TR{T}\taput{...} \TR{\overline{T}}\tbput{...} } }
  2. Déterminer la probabilité que le coyote soit malade et que son test soit positif.
  3. Démontrer que la probabilité de T est égale à 0,694.
  4. On appelle « valeur prédictive positive du test » la probabilité que le coyote soit effectivement malade sachant que son test est positif.

    Calculer la valeur prédictive positive du test. On arrondira le résultat au millième.
    1. Par analogie avec la question précédente, proposer une définition de la « valeur prédictive négative du test » et calculer cette valeur en arrondissant au millième.
    2. Comparer les valeurs prédictives positive et négative du test, et interpréter.

Partie B

On rappelle que la probabilité qu'un coyote capturé au hasard présente un test positif est de 0,694.

  1. Lorsqu'on capture au hasard cinq coyotes, on assimile ce choix à un tirage avec remise.

    On note X la variable aléatoire qui à un échantillon de cinq coyotes capturés au hasard associe le nombre de coyotes dans cet échantillon ayant un test positif.
    1. Quelle est la loi de probabilité suivie par X ? Justifier et préciser ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité que dans un échantillon de cinq coyotes capturés au hasard, un seul ait un test positif. On arrondira le résultat au centième.
    3. Un vétérinaire affirme qu'il y a plus d'une chance sur deux qu'au moins quatre coyotes sur cinq aient un test positif : cette affirmation est-elle vraie ? Justifier la réponse.
  2. Pour tester des médicaments, les vétérinaires ont besoin de disposer d'un coyote présentant un test positif. Combien doivent-ils capturer de coyotes pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux présente un test positif soit supérieure à 0,99 ?
Voir la correction

PartieA : Le coyote est un mammifère sauvage proche du loup vivant en Amérique du Nord. Dans l'Oklahoma, 70 % des coyotes sont porteurs d'une maladie appelée l'ehrlichiose. Un test de dépistage existe : si le coyote est malade, le test est positif dans 97 % des cas ; s'il n'est pas malade, le test est négatif dans 95 % des cas. On capture un coyote au hasard et on lui applique le test. On note M l'évènement « le coyote est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

L'arbre part de la racine avec les branches M (probabilité 0{,}7) et \overline{M} (probabilité 0{,}3).
Sous M : les branches T (probabilité 0{,}97) et \overline{T} (probabilité 0{,}03).
Sous \overline{M} : les branches T (probabilité 0{,}05) et \overline{T} (probabilité 0{,}95).

2.Déterminer la probabilité que le coyote soit malade et ait un test positif.

D'après l'arbre pondéré, P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}7\times0{,}97 = 0{,}679.

3.Démontrer que P(T) = 0{,}694.

D'après la formule des probabilités totales, comme M et \overline{M} forment une partition de l'univers : P(T) = P(M\cap T) + P\left(\overline{M}\cap T\right).
Or \begin{aligned}P\left(\overline{M}\cap T\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}3\times0{,}05 \\ &= 0{,}015\end{aligned}
Donc, P(T) = 0{,}679+0{,}015 = 0{,}694.

4.On appelle « valeur prédictive positive du test » la probabilité que le coyote soit effectivement malade sachant que son test est positif. Calculer cette valeur, arrondie au millième.

P_T(M) = \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} = \dfrac{0{,}679}{0{,}694} \approx 0{,}978 (arrondi au millième).

5.aPar analogie, proposer une définition de la « valeur prédictive négative du test » et la calculer, arrondie au millième.

La valeur prédictive négative du test est la probabilité que le coyote ne soit effectivement pas malade sachant que son test est négatif, c'est-à-dire P_{\overline{T}}\left(\overline{M}\right).
On calcule \begin{aligned}P\left(\overline{T}\right) &= 1-P(T) \\ &= 1-0{,}694 \\ &= 0{,}306\end{aligned} et \begin{aligned}P\left(\overline{T}\cap\overline{M}\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right) \\ &= 0{,}3\times0{,}95 \\ &= 0{,}285\end{aligned}
Donc, P_{\overline{T}}\left(\overline{M}\right) = \dfrac{P\left(\overline{T}\cap\overline{M}\right)}{P\left(\overline{T}\right)} = \dfrac{0{,}285}{0{,}306} \approx 0{,}931 (arrondi au millième).

5.bComparer les valeurs prédictives positive et négative du test, et interpréter le résultat.

Comme 0{,}978 > 0{,}931, la valeur prédictive positive est supérieure à la valeur prédictive négative : un résultat positif au test permet donc de conclure à la maladie avec un peu plus de certitude (environ 2,2 % d'erreur) qu'un résultat négatif ne permet de conclure à l'absence de maladie (environ 6,9 % d'erreur).

PartieB : On admet désormais que la probabilité qu'un coyote capturé au hasard présente un test positif vaut 0{,}694. 1.a On capture cinq coyotes au hasard, ce choix étant assimilé à un tirage avec remise ; X compte, parmi ces cinq coyotes, le nombre de ceux dont le test est positif. Quelle est la loi de X ? Justifier et préciser ses paramètres.

La capture des cinq coyotes correspond à la répétition de cinq épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes (par assimilation à un tirage avec remise), chacune de paramètre de succès 0{,}694 (« le test est positif »). Donc, X suit la loi binomiale de paramètres n=5 et p=0{,}694, notée X\sim\mathcal{B}(5~;~0{,}694).

1.bCalculer la probabilité qu'un seul des cinq coyotes ait un test positif, arrondie au centième.

P(X=1) = \dbinom{5}{1}\times0{,}694^1\times(1-0{,}694)^4 \approx 0{,}03 (arrondi au centième).

1.cUn vétérinaire affirme qu'il y a plus d'une chance sur deux qu'au moins quatre des cinq coyotes aient un test positif. Cette affirmation est-elle vraie ? Justifier.

Il s'agit de comparer P(X\geqslant4) à \dfrac12, avec P(X\geqslant4) = P(X=4)+P(X=5).
\begin{aligned}P(X=4) &= \dbinom{5}{4}\times0{,}694^4\times0{,}306^1 \\ &\approx 0{,}3549\end{aligned} et \begin{aligned}P(X=5) &= \dbinom{5}{5}\times0{,}694^5\times0{,}306^0 \\ &\approx 0{,}1610\end{aligned}
Donc, \begin{aligned}P(X\geqslant4) &\approx 0{,}3549+0{,}1610 \\ &= 0{,}5159\end{aligned} valeur strictement supérieure à 0{,}5.
L'affirmation du vétérinaire est donc vraie.

2.Pour tester des médicaments, les vétérinaires ont besoin de disposer d'au moins un coyote présentant un test positif. Combien doivent-ils en capturer pour que la probabilité qu'au moins l'un d'entre eux ait un test positif soit supérieure à 0{,}99 ?

On note n le nombre de coyotes capturés et Y la variable aléatoire suivant la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}694 comptant le nombre de tests positifs parmi eux. On cherche le plus petit n tel que P(Y\geqslant1) > 0{,}99.
Or \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &= 1-0{,}306^n\end{aligned} (probabilité de l'évènement contraire, qu'aucun test ne soit positif).
On résout donc dans \mathbb{N} l'inéquation 1-0{,}306^n > 0{,}99 \iff 0{,}306^n < 0{,}01.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \ln\left(0{,}306^n\right) < \ln(0{,}01) \iff n\times\ln(0{,}306) < \ln(0{,}01).
Comme \ln(0{,}306) < 0, l'inégalité change de sens en divisant : n > \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}306)} \approx 3{,}89.
Donc, les vétérinaires doivent capturer au moins 4 coyotes.

Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Principaux domaines abordés : Probabilités

Au basket-ball, il existe deux sortes de tir :

  • les tirs à deux points.

    Ils sont réalisés près du panier et rapportent deux points s'ils sont réussis.
  • les tirs à trois points.

    Ils sont réalisés loin du panier et rapportent trois points s'ils sont réussis.

Stéphanie s'entraîne au tir. On dispose des données suivantes :

  • Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points. Parmi eux, 60 % sont réussis.
  • Trois quarts de ses tirs sont des tirs à trois points. Parmi eux, 35 % sont réussis.
  1. Stéphanie réalise un tir.

    On considère les évènements suivants :

    \begin{description}
  2. D : « Il s'agit d'un tir à deux points ».
  3. R : « le tir est réussi ». \end{description}
    1. Représenter la situation à l'aide d'un arbre de probabilités.
    2. Calculer la probabilité p\left(\overline{D} \cap R\right).
    3. Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir est égale à 0,4125.
    4. Stéphanie réussit un tir. Calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points. Arrondir le résultat au centième.
  4. Stéphanie réalise à présent une série de 10 tirs à trois points.

    On note X la variable aléatoire qui compte le nombre de tirs réussis.

    On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
    2. Calculer l'espérance de X. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    3. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus. Arrondir le résultat au centième.
    4. Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs. Arrondir le résultat au centième.
  5. Soit n un entier naturel non nul.

    Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points.

    On considère que les tirs sont indépendants. On rappelle que la probabilité qu'elle réussisse un tir à trois points est égale à 0,35.

    Déterminer la valeur minimale de n pour que la probabilité que Stéphanie réussisse au moins un tir parmi les n tirs soit supérieure ou égale à 0,99.
Voir la correction

Partie1 : Stéphanie s'entraîne au basket-ball. Un quart de ses tirs sont des tirs à deux points, et parmi eux 60 % sont réussis ; les trois quarts restants sont des tirs à trois points, et parmi eux 35 % sont réussis. Elle réalise un tir ; on note D l'évènement « le tir choisi est un tir à deux points » et R l'évènement « le tir est réussi ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

L'arbre part de la racine avec les branches D (probabilité 0{,}25) et \overline{D} (probabilité 0{,}75). Sur la branche D, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}6) et \overline{R} (probabilité 0{,}4). Sur la branche \overline{D}, les sous-branches sont R (probabilité 0{,}35) et \overline{R} (probabilité 0{,}65).

2.Calculer la probabilité P\left(\overline{D}\cap R\right).

D'après la lecture de l'arbre : P\left(\overline{D}\cap R\right) = P\left(\overline{D}\right)\times P_{\overline{D}}(R) = 0{,}75\times0{,}35 = 0,2625.

3.Démontrer que la probabilité que Stéphanie réussisse un tir quelconque est égale à 0{,}4125.

On calcule de même \begin{aligned}P(D\cap R) &= P(D)\times P_D(R) \\ &= 0{,}25\times0{,}6 \\ &= 0{,}15\end{aligned}
Les évènements D et \overline{D} partitionnent l'univers, donc, d'après la formule des probabilités totales : P(R) = P(D\cap R) + P\left(\overline{D}\cap R\right) = 0{,}15 + 0{,}2625 = 0,4125, ce qui est le résultat annoncé.

4.Sachant que Stéphanie a réussi son tir, calculer la probabilité qu'il s'agisse d'un tir à trois points (arrondir au centième).

D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_R\left(\overline{D}\right) &= \dfrac{P\left(R\cap\overline{D}\right)}{P(R)} \\ &= \dfrac{0{,}2625}{0{,}4125}\end{aligned}
On obtient P_R\left(\overline{D}\right) \approx 0{,}6364, soit, arrondi au centième, 0,64.

Partie2 : Stéphanie réalise une série de 10 tirs à trois points, supposés indépendants ; on rappelle que la probabilité de réussir un tir à trois points vaut 0{,}35. On note X la variable aléatoire comptant le nombre de tirs réussis. 1. Justifier que X suit une loi binomiale, et préciser ses paramètres.

Les 10 tirs sont indépendants et chacun n'a que deux issues possibles (réussi ou raté), avec la même probabilité de succès 0{,}35 à chaque tir : X suit donc une loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35.

2.Calculer l'espérance de X, et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

Pour une loi binomiale, E(X) = np = 10\times0{,}35 = 3,5. Cela signifie que, si Stéphanie répète très souvent des séries de 10 tirs à trois points, elle réussira en moyenne 3,5 tirs par série.

3.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate 4 tirs ou plus sur cette série de 10 (arrondir au centième).

Rater 4 tirs ou plus sur 10, c'est en réussir au plus 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\leqslant6).
À la calculatrice, avec X suivant la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}35 : P(X\leqslant6) \approx 0,97.

4.Déterminer la probabilité que Stéphanie rate au plus 4 tirs sur cette série de 10 (arrondir au centième).

Rater au plus 4 tirs sur 10, c'est en réussir au moins 10-4=6 : l'évènement demandé correspond donc à (X\geqslant6).
À la calculatrice : P(X\geqslant6) = 1 - P(X\leqslant5) \approx 0,09.

Partie3 : Stéphanie souhaite réaliser une série de n tirs à trois points indépendants, avec n entier naturel non nul, la probabilité de réussir chaque tir restant égale à 0{,}35. Déterminer la plus petite valeur de n pour laquelle la probabilité qu'elle réussisse au moins un tir parmi les n soit supérieure ou égale à 0{,}99.

La probabilité de rater un tir donné vaut 1-0{,}35=0{,}65. Comme les tirs sont indépendants, la probabilité de les rater tous les n vaut 0{,}65^n.
La probabilité de réussir au moins un tir parmi les n est donc l'évènement contraire de « tout rater », de probabilité 1-0{,}65^n.
On cherche le plus petit entier naturel non nul n tel que 1-0{,}65^n \geqslant 0{,}99, c'est-à-dire 0{,}65^n \leqslant 0{,}01.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, cette inégalité équivaut à \ln\left(0{,}65^n\right) \leqslant \ln(0{,}01), soit n\ln(0{,}65) \leqslant \ln(0{,}01).
Comme \ln(0{,}65) < 0, diviser par \ln(0{,}65) inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)}.
Or \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}65)} \approx 10{,}69, donc le plus petit entier naturel qui convient est n=11 : Stéphanie doit prévoir une série d'au moins 11 tirs.

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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

f(x) = x \ln (x) - x - 2.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

On note f' sa dérivée, f'' sa dérivée seconde et \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère.

    1. Démontrer que, pour tout x appartenant à ]0~;~+\infty[, on a f'(x) = \ln (x).
    2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x = e.
    3. Justifier que la fonction f est convexe sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    4. En déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.
    1. Calculer la limite de la fonction f en 0.
    2. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à +\infty.
  1. Dresser le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle ]0~;~+\infty[. On note \alpha cette solution.
    2. Justifier que le réel \alpha appartient à l'intervalle ]4,3 ; 4,4[.
    3. En déduire le signe de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
  2. On considère la fonction seuil suivante écrite dans le langage Python :

    On rappelle que la fonction log du module math (que l'on suppose importé) désigne la fonction logarithme népérien ln.

    defseuil(pas) :
    x=4.3
    while x*log (x) - x - 2 < 0:
    x=x+pas
    return x


    Quelle est la valeur renvoyée à l'appel de la fonction seuil(0.01) ?

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

Onconsidère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)-x-2, deux fois dérivable sur cet intervalle, de dérivée f', de dérivée seconde f'', et de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère. 1.a Démontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \ln(x).

La fonction f est une somme de produits de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[, donc f est dérivable sur cet intervalle, et : f'(x) = \ln(x) + x\times\dfrac{1}{x} - 1 = \ln(x) + 1 - 1 = \ln(x).

1.bDéterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x=\text{e}.

On calcule f(\text{e}) = \text{e}\ln(\text{e}) - \text{e} - 2 = \text{e}\times1 - \text{e} - 2 = -2 (car \ln(\text{e})=1), et f'(\text{e}) = \ln(\text{e}) = 1.
L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y = f'(a)(x-a) + f(a), donc ici : y = 1\times(x-\text{e}) + (-2) = x - \text{e} - 2.
Donc, la réponse est T\colon y = x - \text{e} - 2.

1.cJustifier que la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x), donc f''(x) = \dfrac{1}{x}.
Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on a x>0, donc f''(x) = \dfrac{1}{x} > 0 : la fonction f est donc convexe sur cet intervalle.

1.dEn déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.

Comme la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T.

2.aCalculer la limite de f en 0.

On sait, par croissances comparées, que \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} x\ln(x) = 0, et par ailleurs \lim\limits_{x\to0}x = 0. Par somme de limites : \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} f(x) = 0 - 0 - 2 = -2.

2.bDémontrer que la limite de f en +\infty vaut +\infty.

Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on peut factoriser : f(x) = x\left[\ln(x)-1\right] - 2.
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\left[\ln(x)-1\right] = +\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}x = +\infty, donc, par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}x\left[\ln(x)-1\right] = +\infty.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty - 2 = +\infty.

3.Dresser le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x). Or \ln(x) est strictement négatif sur ]0~;~1[, nul en x=1, et strictement positif sur ]1~;~+\infty[.
La fonction f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1], puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[ : elle admet un minimum en x=1.
Ce minimum vaut \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1) - 1 - 2 \\ &= 0 - 1 - 2 \\ &= -3\end{aligned}
Le tableau de variations de f part donc de la limite -2 en 0, décroît jusqu'au minimum -3 atteint en x=1, puis croît vers +\infty.

4.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]0~;~+\infty[.

Sur ]0~;~1], f est strictement décroissante et son maximum sur cet intervalle est f(0^+) = -2 (limite en 0) : donc f(x) < 0 pour tout x de ]0~;~1], si bien que l'équation f(x)=0 n'a pas de solution sur cet intervalle.
Sur [1~;~+\infty[, f est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec f(1) = -3 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty. Comme 0 est compris entre -3 et +\infty, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
Donc, la réponse est : l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha \in [1~;~+\infty[.

4.bJustifier que \alpha appartient à l'intervalle ]4{,}3~;~4{,}4[.

On calcule f(4{,}3) = 4{,}3\ln(4{,}3) - 4{,}3 - 2 \approx -0{,}028 < 0 et f(4{,}4) = 4{,}4\ln(4{,}4) - 4{,}4 - 2 \approx 0{,}119 > 0.
Comme f est strictement croissante et continue sur [1~;~+\infty[, et que f(4{,}3) et f(4{,}4) sont de signes contraires, la valeur \alpha qui annule f est encadrée par 4{,}3 et 4{,}4.
Donc, la réponse est \alpha \in\ ]4{,}3~;~4{,}4[.

4.cEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après le tableau de variations de la question 3 et l'existence du seul zéro \alpha de f (question 4.a), on peut conclure sur le signe de f.
Sur ]0~;~\alpha[, f(x) < 0 ; en x=\alpha, f(\alpha)=0 ; sur ]\alpha~;~+\infty[, f(x) > 0.

5.On considère la fonction Python suivante, où l'on suppose le module math importé : def seuil(pas): x=4.3 ; while x*log(x)-x-2 < 0: x=x+pas ; return x. Quelle valeur renvoie l'appel seuil(0.01), et comment interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice ?

  • La fonction part de x = 4,3 et lui ajoute 0,01 tant que f(x) reste strictement négatif.
  • Elle s'arrête dès que f(x) devient positif ou nul, et renvoie alors cette valeur de x.
  • En simulant ce programme pas à pas, on constate que f(x) reste négatif jusqu'à x = 4,31 (f(4,31) < 0), puis devient positif dès x = 4,32 (f(4,32) > 0).
  • L'appel seuil(0.01) renvoie donc la valeur 4,32.
  • Comme f est strictement croissante sur [1 ; +infini[ et que f(4,31) < 0 < f(4,32), ceci fournit l'encadrement 4,31 < alpha < 4,32, c'est-à-dire un encadrement de alpha à 0,01 près.
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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme; convexité.

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par

f(x) = x^2 - 6x + 4\ln (x).

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal.

    1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    2. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
    1. Déterminer f'(x) pour tout réel x appartenant à ]0~;~+ \infty[.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

      En déduire le tableau de variations de f.
  1. Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle [4 ; 5].
  2. On admet que, pour tout x de ]0~;~+ \infty[, on a :

    f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}.

    1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

      On précisera les valeurs exactes des coordonnées des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.
    2. On note A le point de coordonnées \left(\sqrt 2~;~f\left(\sqrt 2~\right)\right).

      Soit t un réel strictement positif tel que t \ne \sqrt 2. Soit M le point de coordonnées (t~;~ f(t)).

      En utilisant la question 4. a, indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 6x + 4\ln(x). Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x tend vers 0, on a \displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 = 0 et \displaystyle\lim_{x \to 0} -6x = 0, tandis que \displaystyle\lim_{x \to 0} \ln(x) = -\infty, donc \displaystyle\lim_{x \to 0} 4\ln(x) = -\infty.
Par somme de limites, on obtient \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = -\infty.
Graphiquement, cela signifie que la droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe \mathcal{C}_f.

1.b.Déterminer \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x).

Pour x>0, on factorise : x^2 - 6x = x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right).
Or \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{6}{x} = 0, donc \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left(1-\dfrac{6}{x}\right) = 1, et comme \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2 = +\infty, par produit de limites \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right) = +\infty.
De plus \displaystyle\lim_{x \to +\infty} 4\ln(x) = +\infty, donc, par somme de limites, \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty.

2.a.Déterminer f'(x) pour tout réel x de ]0~;~+\infty[.

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 6 + \dfrac{4}{x} = \dfrac{2x^2-6x+4}{x}.

2.b.Étudier le signe de f'(x) sur ]0~;~+\infty[ et en déduire le tableau de variations de f.

Comme x>0 sur l'intervalle d'étude, le signe de f'(x) = \dfrac{2x^2-6x+4}{x} est celui du numérateur 2x^2-6x+4, c'est-à-dire celui de x^2-3x+2 (même signe, car on divise par 2>0).
Ce trinôme a pour racines évidentes 1 et 2 (leur somme vaut 3 et leur produit 2, ce qui correspond bien aux coefficients), donc x^2-3x+2 = (x-1)(x-2).
Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur : f'(x)<0 sur ]1~;~2[ et f'(x)>0 sur ]0~;~1[\cup]2~;~+\infty[, avec f'(1)=f'(2)=0.
La fonction f est donc strictement croissante sur ]0~;~1], strictement décroissante sur [1~;~2], puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(1) &= 1-6+4\ln(1) \\ &= 1-6+0 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(2) &= 4-12+4\ln(2) \\ &= 4\ln(2)-8 \\ &\approx -5{,}23\end{aligned}
Le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[ part donc de -\infty (limite en 0), croît jusqu'à -5 en x=1, décroît jusqu'à 4\ln(2)-8 en x=2, puis croît vers +\infty (limite en +\infty).

3.Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution dans l'intervalle [4~;~5].

On calcule les images des bornes : \begin{aligned}f(4) &= 16-24+4\ln(4) \\ &= -8+8\ln(2) \\ &\approx -2{,}45\end{aligned} et \begin{aligned}f(5) &= 25-30+4\ln(5) \\ &= 4\ln(5)-5 \\ &\approx 1{,}44\end{aligned}
Ainsi f(4)<0<f(5). Or, d'après la question précédente, l'intervalle [4~;~5] est inclus dans [2~;~+\infty[, sur lequel f est continue (car dérivable) et strictement croissante.
Donc, d'après le théorème de la bijection (corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans l'intervalle [4~;~5].

4.a.On admet que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f''(x) = \dfrac{2x^2-4}{x^2}. Étudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et préciser les coordonnées exactes des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.

Comme x>0, le dénominateur x^2 est strictement positif, donc le signe de f''(x) est celui du numérateur 2x^2-4.
On résout \begin{aligned}2x^2-4 = 0 &\iff x^2 = 2 \\ &\iff x = \sqrt{2} \end{aligned} ou x=-\sqrt{2} ; seule la solution x=\sqrt{2} appartient à ]0~;~+\infty[.
Le trinôme 2x^2-4 est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur, donc, restreint à ]0~;~+\infty[ : f''(x)<0 sur ]0~;~\sqrt{2}[ et f''(x)>0 sur ]\sqrt{2}~;~+\infty[.
Donc f est concave sur ]0~;~\sqrt{2}] et convexe sur [\sqrt{2}~;~+\infty[.
Comme f'' s'annule en x=\sqrt{2} en changeant de signe, la courbe \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion, d'abscisse \sqrt{2}.
Son ordonnée vaut \begin{aligned}f(\sqrt{2}) &= 2 - 6\sqrt{2} + 4\ln(\sqrt{2}) \\ &= 2-6\sqrt{2}+4\times\dfrac12\ln(2) \\ &= 2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\end{aligned}
Donc, le point d'inflexion de \mathcal{C}_f a pour coordonnées exactes \left(\sqrt{2}~;~2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\right).

4.b.On note A le point de coordonnées \left(\sqrt{2}~;~f(\sqrt{2})\right). Soit t un réel strictement positif tel que t\ne\sqrt{2} et M le point de coordonnées (t~;~f(t)). En utilisant la question 4.a., indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.

Le segment [AM] est une corde de la courbe \mathcal{C}_f joignant le point d'inflexion A au point M.
Si t \in ]0~;~\sqrt{2}[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est concave : une corde d'une courbe concave est toujours située en dessous de la courbe, donc le segment [AM] est en dessous de \mathcal{C}_f.
Si t \in ]\sqrt{2}~;~+\infty[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est convexe : une corde d'une courbe convexe est toujours située au-dessus de la courbe, donc le segment [AM] est au-dessus de \mathcal{C}_f.

Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Les questions 1. à 5. de cet exercice peuvent être traitées de façon indépendante

On considère un cube ABCDEFGH. Le point I est le milieu du segment [EF], le point J est le milieu du segment [BC] et le point K est le milieu du segment [AE].

A B C D E F G H I J K

  1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.

Dans la suite, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~ \vect{\text{AD}},~ \vect{\text{AE}}\right).

    1. Donner les coordonnées des points I et J.
    2. Montrer que les vecteurs \vect{\text{IJ}},~\vect{\text{AE}} et \vect{\text{AC}} sont coplanaires.

On considère le plan \mathcal P d'équation x + 3y - 2z + 2 = 0 ainsi que les droites d_1 et d_2 définies par les représentations paramétriques ci-dessous:

d_1\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&3 + t\\ y &=& 8 - 2t\\ z &=& - 2 + 3t\\ \end{array}\right. , t \in \R\quad \text{et}\quad d_2\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&4 + t\\ y &=&1 + t\\ z &=&8 + 2t\\ \end{array}\right. , t \in \R.

  1. Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
  2. Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal P.
  3. Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal P.

\textsc{Exercice au choix du candidat}

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Exercice A

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction exponentielle
\bullet~~Convexité

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

On justifiera chaque réponse.

Affirmation 1 : Pour tous réels a et b, \left(\text{e}^{a+b}\right)^2 = \text{e}^{2a} + \text{e}^{2b}.

Affirmation 2 : Dans le plan muni d'un repère, la tangente au point A d'abscisse 0 à la courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = - 2 + (3 - x)\text{e}^x admet pour équation réduite y = 2x + 1.

Affirmation 3 : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \left(\text{e}^{2x} - \text{e}^{x} + \dfrac{3}{x}\right) = 0.

Affirmation 4 : L'équation 1 - x + \text{e}^{-x} = 0 admet une seule solution appartenant à l'intervalle [0 ; 2].

Affirmation 5 : La fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 - 5x + \text{e}^x est convexe.

Exercice B

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction logarithme népérien
\bullet~~Convexité

Dans le plan muni d'un repère, on considère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_f représentative d'une fonction f, deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.

La courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale T au point A(1 ; 4).

012345601234 T C f A

  1. Préciser les valeurs f(1) et f'(1).

On admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{a + b \ln x}{x}\quad \text{où }\quad a \text{ et}\quad b \text{ sont deux nombres réels}.

  1. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f'(x) = \dfrac{b - a - b\quad \ln x}{x^2}.
  2. En déduire les valeurs des réels a et b.

Dans la suite de l'exercice, on admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{4 + 4\ln x}{x}.

  1. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.
  2. Déterminer le tableau de variations de f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.
  3. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f''(x) = \dfrac{- 4 + 8\ln x}{x^3}.
  4. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f possède un unique point d'inflexion B dont on précisera les coordonnées.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH. I est le milieu de [EF], J le milieu de [BC] et K le milieu de [AE]. On munit l'espace du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), dans lequel A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), I(0,5 ; 0 ; 1), J(1 ; 0,5 ; 0) et K(0 ; 0 ; 0,5). 1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ?

\overrightarrow{AI}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KH}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0,5\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont proportionnelles selon aucun facteur commun), donc, la réponse est que les droites (AI) et (KH) ne sont pas parallèles.

2.Montrer que les vecteurs \overrightarrow{IJ}, \overrightarrow{AE} et \overrightarrow{AC} sont coplanaires.

\overrightarrow{IJ}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0,5 \\ -1\end{pmatrix}, \overrightarrow{AE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
On constate que 2\overrightarrow{IJ}+2\overrightarrow{AE} = \overrightarrow{AC}.
Le vecteur \overrightarrow{AC} est donc une combinaison linéaire des vecteurs \overrightarrow{IJ} et \overrightarrow{AE} : ces trois vecteurs sont donc coplanaires.

3.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+3y-2z+2=0 et les droites d_1 et d_2 de représentations paramétriques d_1 : x=3+t,\ y=8-2t,\ z=-2+3t et d_2 : x=4+t,\ y=1+t,\ z=8+2t (t\in\mathbb{R}). Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ?

d_1 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc, la réponse est que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

4.Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

Le plan \mathcal{P} admet pour vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix}, et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{u_2} &= 1\times1+3\times1+(-2)\times2 \\ &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur directeur de d_2 est donc orthogonal au vecteur normal de \mathcal{P} : la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

5.Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal{P}.

\overrightarrow{ML}\begin{pmatrix}4-5 \\ 0-3 \\ 3-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix}, qui est l'opposé du vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix} de \mathcal{P} : \overrightarrow{ML} est donc lui aussi normal au plan \mathcal{P}, ce qui montre que la droite (ML) est perpendiculaire à \mathcal{P}.
D'autre part, les coordonnées de L vérifient l'équation de \mathcal{P} : \begin{aligned}4+3\times0-2\times3+2 &= 4-6+2 \\ &= 0\end{aligned} donc L appartient à \mathcal{P}.
Le point L appartient au plan \mathcal{P} et la droite (ML) lui est perpendiculaire : donc, la réponse est que L est bien le projeté orthogonal de M sur le plan \mathcal{P}.

Commun à tous les candidats

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

  1. Calculer u_1.
  2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

    def suite( n) :
    u = 1000
    for i in range(n) :
    u = 0,9*u + 250
    return u
    1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
    2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
    3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

      u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
  5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

    Déterminer cette année.

EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

\vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

B C G F D H E A P Q R ı k

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

    Donner les coordonnées des points P et Q.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
  3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

Partie II

On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

  1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
  3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
  4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

    Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

    On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    1. Déterminer la loi de probabilité de G.
    2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- convexité
-- fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
    1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
    2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

Partie II : étude de fonction

La fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

  1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
  2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
  3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
    2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
  4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

    Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Étude de fonction, fonction exponentielle
-- Équations différentielles

Partie I

Considérons l'équation différentielle

y'= -0,4y + 0,4

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

    1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

Partie II

Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

  1. Déterminer la limite de p en + \infty.
  2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
    1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
    2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

Partie III

  1. p désigne la fonction de la partie II.

    Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
  2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

    Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

    On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

    La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
Voir la correction

1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

  • n = 0
  • u = 1000
  • tant que u <= 2200 :
  • u = 0.9 * u + 250
  • n = n + 1
  • renvoyer n
  • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
  • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

Commun à tous les candidats

Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».

Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille 3 \times 3 sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

♡♡♡

Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

  1. Justifier qu'il y a exactement 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
  2. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant est égale à \dfrac{2}{21}.
  3. Lorsqu'un joueur génère un ticket, la société prélève 1 € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur?
  4. Un joueur décide de générer 20 tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
    1. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les 20 tickets générés.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X\quad =\quad 5).
    3. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X \geqslant 1) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- Suites
-- Équations différentielles

Dans cet exercice, on s'intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale 20 mètres.

Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l'écart entre sa taille et la taille maximale.

Partie I : modèle discret

Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale 1 mètre.

Pour tout entier naturel n, on note u_n la taille, en mètre, du bambou n jours après le début de l'observation. On a ainsi u_0 = 1.

Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l'égalité :

u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20 - u_n\right)\quad \text{pour tout entier naturel}\quad n.

  1. Vérifier que u_1 = 1,95.
    1. Montrer que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,95u_n + 1.
    2. On pose pour tout entier naturel n, v_n = 20 - u_n.

      Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera le terme initial v_0 et la raison.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, u_n = 20 - 19 \times 0,95^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II : modèle continu

Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps t exprimé en jour.

D'après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l'équation différentielle

(E)\quad y' = 0,05(20 - y)

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~+\infty[ et y' désigne sa fonction dérivée.

Soit la fonction L définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

L(t) = 20 - 19\e^{-0,05t}.

  1. Vérifier que la fonction L est une solution de (E) et qu'on a également L(0) = 1.
  2. On prend cette fonction L comme modèle et on admet que, si on note L' sa fonction dérivée, L'(t) représente la vitesse de croissance du bambou à l'instant t.
    1. Comparer L'(0) et L'(5).
    2. Calculer la limite de la fonction dérivée L' en +\infty.

      Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l'exercice ?

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Suites, étude de fonction
-- Fonction logarithme

Soit la fonction f définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

On considère la suite \left(u_n\right) de terme initial u_0 = 10 et telle que u_{n+1} = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie I :

La feuille de calcul ci-dessous a permis d'obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

AB
1nu_n
2010
317,80277542
425,88544474
534,29918442
643,10550913
752,36095182
862,0527675
972,00134509
1082,0000009
  1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de \left(u_n\right) par recopie vers le bas ?
  2. À l'aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II :

On rappelle que la fonction f est définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

  1. Calculer \displaystyle\lim_{x \to 1} f(x). On admettra que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty.
    1. Soit f' la fonction dérivée de f. Montrer que pour tout x \in ]1~;~ +\infty[, f'(x) = \dfrac{x - 2}{x - 1}.
    2. En déduire le tableau des variations de f sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[, complété par les limites.
    3. Justifier que pour tout x \geqslant\quad 2, f(x) \geqslant\quad 2.

Partie III :

  1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que u_n \geqslant\quad 2 pour tout entier naturel n.
  2. Montrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
  4. On admet que \ell vérifie f(\ell) = \ell. Donner la valeur de \ell.
Voir la correction

1.Une application génère un ticket sur une grille 3\times3 où trois cases contiennent chacune un cœur, disposées au hasard. Justifier qu'il existe exactement 84 façons différentes de placer ces trois cœurs sur la grille.

Placer trois cœurs sur la grille revient à choisir 3 cases parmi les 9 de la grille, sans tenir compte de l'ordre : le nombre de façons est donc \binom{9}{3}.
\begin{aligned}\binom{9}{3} &= \dfrac{9!}{3!\times6!} \\ &= \dfrac{9\times8\times7}{3\times2\times1} \\ &= \dfrac{504}{6} \\ &= 84\end{aligned}
Il y a bien 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur la grille.

2.Un ticket est gagnant si les trois cœurs sont alignés côte à côte sur une même ligne, une même colonne ou une même diagonale. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant vaut \dfrac{2}{21}.

La grille compte 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales, soit 8 alignements possibles de trois cases : il y a donc 8 grilles gagnantes parmi les 84 grilles possibles (équiprobables).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est \dfrac{8}{84} = \dfrac{2}{21} (en simplifiant par 4).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est donc bien égale à \dfrac{2}{21}.

3.À chaque ticket généré, le joueur verse 1 € ; si le ticket est gagnant, la société lui reverse 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur ?

Soit X le gain algébrique du joueur pour un ticket. Un ticket gagnant rapporte 5-1=4 € (le joueur récupère les 5 € mais a déjà versé 1 €), un ticket perdant coûte 1 €.
P(X=4) = \dfrac{2}{21} et \begin{aligned}P(X=-1) &= 1-\dfrac{2}{21} \\ &= \dfrac{19}{21}\end{aligned}
\begin{aligned}E(X) &= 4\times\dfrac{2}{21} + (-1)\times\dfrac{19}{21} \\ &= \dfrac{8-19}{21} \\ &= -\dfrac{11}{21} \\ &\approx -0{,}524\end{aligned}
L'espérance de gain est négative : en moyenne, le joueur perd environ 0,52 € par ticket généré. Le jeu est donc défavorable au joueur.

4.aUn joueur génère 20 tickets de façon indépendante. Soit X le nombre de tickets gagnants parmi ces 20 tickets. Donner la loi de probabilité de X.

Chaque génération de ticket est une épreuve à deux issues (gagnant / perdant) de probabilité de succès p=\dfrac{2}{21}, répétée n=20 fois de façon indépendante.
X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac{2}{21}.

4.bCalculer la probabilité de l'évènement (X=5), arrondie à 10^{-3}.

P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\times\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,02710^{-3} près).

4.cCalculer la probabilité de l'évènement (X\geqslant1), arrondie à 10^{-3}, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

(X\geqslant1) est l'évènement contraire de (X=0), donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \approx 1-0{,}135 \approx 0,86510^{-3} près).
Sur 20 tickets générés, le joueur a donc environ 86,5 % de chances d'obtenir au moins un ticket gagnant.

Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE et J est un point du segment [CG].

Il existe donc a \in [0~;~1] tel que \vect{\text{CJ}} =a \vect{\text{CG}}.

On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ).

On note K et L les points d'intersection de la droite (d) et des droites (AE) et (DH).

On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}},\quad \vect{\text{AE}}\right).

Partie A : Dans cette partie a = \dfrac{2}{3}

A B C D E F G H P J I K L

  1. Donner les coordonnées des points F, I et J.
  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d).
    1. Montrer que le point de coordonnées \left(0~;~ 0~;~\dfrac{2}{3}\right) est le point K.
    2. Déterminer les coordonnées du point L, intersection des droites (d) et (DH).
    1. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
    2. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.
    3. Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

Partie B : Cas général

On admet que les coordonnées des points K et L sont : K\left(0~;~0~;~1- \dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right).

On rappelle que a \in [0~;~1].

  1. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.
  2. Montrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
  3. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un losange ? Justifier.
  4. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un carré ? Justifier.

\textsc{EXERCICE au choix du candidat} 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B.

EXERCICE A - Fonction ln

Partie A :

Dans un pays, une maladie touche la population avec une probabilité de 0,05.

On possède un test de dépistage de cette maladie.

On considère un échantillon de n personnes (n \geqslant 20) prises au hasard dans la population assimilé à un tirage avec remise.

On teste l'échantillon suivant cette méthode : on mélange le sang de ces n individus, on teste le mélange.

Si le test est positif, on effectue une analyse individuelle de chaque personne.

Soit X_n la variable aléatoire qui donne le nombre d'analyses effectuées.

  1. Montrer X_n prend les valeurs 1 et (n + 1).
  2. Prouver que P\left(X_n = 1\right) = 0,95^n.

    Établir la loi de X_n en recopiant sur la copie et en complétant le tableau suivant:

    x_i1n + 1
    P\left(X_n = x_i\right)
  3. Que représente l'espérance de X_n dans le cadre de l'expérience ?

    Montrer que E\left(X_n\right) =n + 1 - n \times\quad 0,95^n.

Partie B :

  1. On considère la fonction f définie sur [20~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (x) + x \ln (0,95).

    Montrer que f est décroissante sur [20~;~ +\infty[.
  2. On rappelle que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = - \infty.
  3. Montrer que f(x) = 0 admet une unique solution a sur [20~;~ +\infty[.

    Donner un encadrement à 0,1 près de cette solution.
  4. En déduire le signe de f sur [20~;~ +\infty[.

Partie C :

On cherche à comparer deux types de dépistages.

La première méthode est décrite dans la partie A, la seconde, plus classique, consiste à tester tous les individus.

La première méthode permet de diminuer le nombre d'analyses dès que E\left(X_n\right)\quad < n.

En utilisant la partie B, montrer que la première méthode diminue le nombre d'analyses pour des échantillons comportant 87 personnes maximum.

EXERCICE B - Équation différentielle

Partie A : Détermination d'une fonction f et résolution d'une équation différentielle

On considère la fonction f définie sur \R par :

f(x) = \e^x+ ax + b\e^{-x}

a et b sont des nombres réels que l'on propose de déterminer dans cette partie.

Dans le plan muni d'un repère d'origine O, on a représenté ci-dessous la courbe \mathcal{C}, représentant la fonction f, et la tangente (T) à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

012 1 2123456 C

  1. Par lecture graphique, donner les valeurs de f(0) et de f'(0).
  2. En utilisant l'expression de la fonction f, exprimer f(0) en fonction de b et en déduire la valeur de b.
  3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.
    1. Donner, pour tout réel x, l'expression de f'(x).
    2. Exprimer f'(0) en fonction de a.
    3. En utilisant les questions précédentes, déterminer a, puis en déduire l'expression de f(x).
  4. On considère l'équation différentielle :

    (E):\quad y' +y =2\e^x - x - 1

    1. Vérifier que la fonction g définie sur \R par :

      g(x) = \e^x - x + 2\e^{-x}.

      est solution de l'équation (E).
    2. Résoudre l'équation différentielle y' + y = 0.
    3. En déduire toutes les solutions de l'équation (E).

Partie B : Étude de la fonction g sur [1~;~+\infty[

  1. Vérifier que pour tout réel x, on a :

    \e^{2x} - \e^x - 2 = \left(\e^x - 2\right)\left(\e^x + 1\right)
  2. En déduire une expression factorisée de g'(x), pour tout réel x.
  3. On admettra que, pour tout x \in\quad [1~;~ +\infty[, \e^x - 2 > 0.

    Étudier le sens de variation de la fonction g sur [1~;~ +\infty[.
Voir la correction

PartieA (avec a = \dfrac{2}{3}) ; 1. ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE, J est le point du segment [CG] tel que \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG}. Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}\right), donner les coordonnées de F, I et J.

Le cube a pour arête 1 dans ce repère, donc F, sommet opposé à D sur la face supérieure du carré ABFE, a pour coordonnées F(1~;~0~;~1).
I est le centre de la face ADHE, donc le milieu de [AH] (et aussi de [DE]) : I\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
Comme \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG} avec C(1~;~1~;~0) et G(1~;~1~;~1), on a J\left(1~;~1~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 2. On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ). Déterminer une représentation paramétrique de (d).

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix} (obtenu par J - F).
(d) passe par I\left(0~;~\frac{1}{2}~;~\frac{1}{2}\right) et admet \overrightarrow{FJ} pour vecteur directeur, donc une représentation paramétrique de (d) est : x = 0, y = \dfrac{1}{2} + t, z = \dfrac{1}{2} - \dfrac{t}{3}, avec t \in \mathbb{R}.

PartieA ; 3.a K est le point d'intersection de (d) et de (AE). Montrer que K a pour coordonnées \left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

La droite (AE) est l'axe des cotes (points d'ordonnée nulle). On cherche donc le point de (d) tel que y = 0 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 0 &\iff t = -\dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{-\frac{1}{2}}{3} \\ &= \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{4}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}
On obtient bien K\left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 3.b Déterminer les coordonnées du point L, intersection de (d) et de (DH).

Tous les points de (DH) ont pour ordonnée 1. On cherche donc le point de (d) tel que y = 1 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 1 &\iff t = \dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2\times3} \\ &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est L\left(0~;~1~;~\dfrac{1}{3}\right).

PartieA ; 4.a Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.

Le milieu de [FL] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+\frac{1}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Le milieu de [JK] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{\frac{2}{3}+\frac{2}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Les diagonales [FL] et [JK] ont le même milieu : FJLK est donc un parallélogramme.

PartieA ; 4.b Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -\frac{2}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= (-1)\times(-1) + 1\times(-1) + \left(-\dfrac{2}{3}\right)\times0 \\ &= 1 - 1 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
Les diagonales du parallélogramme FJLK sont donc perpendiculaires : FJLK est un losange.

PartieA ; 4.c Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

\overrightarrow{KF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ \frac{1}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{KF}\cdot\overrightarrow{FJ} &= 0 + 0 - \dfrac{1}{9} \\ &= -\dfrac{1}{9} \ne 0\end{aligned}
Les côtés consécutifs [KF] et [FJ] ne sont donc pas perpendiculaires : le losange FJLK n'est pas un rectangle, donc, la réponse est non, FJLK n'est pas un carré.

PartieB (cas général) ; 1. On admet désormais que K\left(0~;~0~;~1-\dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right), avec a \in [0~;~1]. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.

G a pour coordonnées (1~;~1~;~1), donc \overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, d'où \overrightarrow{CJ} = a\overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ a\end{pmatrix}.
Comme C(1~;~1~;~0), on en déduit J(1~;~1~;~a).

PartieB ; 2. Montrer que FJLK est un parallélogramme, quelle que soit la valeur de a.

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} (en calculant \dfrac{a}{2} - \left(1-\dfrac{a}{2}\right) = a - 1).
\overrightarrow{FJ} = \overrightarrow{KL} : FJLK est donc un parallélogramme pour toute valeur de a.

PartieB ; 3. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un losange ?

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ \frac{a}{2}-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 1-\frac{3a}{2}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= 1 - 1 + \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right) \\ &= \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right)\end{aligned}
Ce produit s'annule si et seulement si \dfrac{a}{2} = 1 (soit a=2) ou 1 = \dfrac{3a}{2} (soit a = \dfrac{2}{3}).
Seule la valeur a = \dfrac{2}{3} appartient à l'intervalle [0~;~1] : dans ce cas, les diagonales du parallélogramme FJLK sont perpendiculaires, donc, la réponse est oui, uniquement pour a = \dfrac{2}{3}, FJLK est un losange.

PartieB ; 4. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un carré ?

D'après la question précédente, la seule valeur de a rendant FJLK losange est a = \dfrac{2}{3}, cas déjà étudié en partie A où l'on a montré que ce losange n'était pas un carré : donc, la réponse est non, il n'existe aucune valeur de a pour laquelle FJLK est un carré.

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Commun à tous les candidats

Un test est mis au point pour détecter une maladie dans un pays.

Selon les autorités sanitaires de ce pays, 7 % des habitants sont infectés par cette maladie.

Parmi les individus infectés, 20 % sont déclarés négatifs.

Parmi les individus sains, 1 % sont déclarés positifs.

Une personne est choisie au hasard dans la population.

On note :

  • M l'évènement : « la personne est infectée par la maladie » ;
  • T l'évènement: « le test est positif ».
  1. Construire un arbre pondéré modélisant la situation proposée.
    1. Quelle est la probabilité pour que la personne soit infectée par la maladie et que son test soit positif?
    2. Montrer que la probabilité que son test soit positif est de 0,0653.
  2. On sait que le test de la personne choisie est positif.

    Quelle est la probabilité qu'elle soit infectée ?

    On donnera le résultat sous forme approchée à 10^{-2} près.
  3. On choisit dix personnes au hasard dans la population. La taille de la population de ce pays permet d'assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.

    On note X la variable aléatoire qui comptabilise le nombre d'individus ayant un test positif parmi les dix personnes.
    1. Quelle est la loi de probabilité suivie par X ? Préciser ses paramètres.
    2. Déterminer la probabilité pour qu'exactement deux personnes aient un test positif.

      On donnera le résultat sous forme approchée à 10^{-2} près.
  4. Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu'au moins une de ces personnes ait un test positif, soit supérieure à 99 %.
Voir la correction

Untest de dépistage est développé pour une maladie touchant 7 % de la population d'un pays. Parmi les personnes infectées, 20 % obtiennent un résultat négatif au test ; parmi les personnes saines, 1 % obtiennent un résultat positif. On choisit une personne au hasard et on note M l'évènement « la personne est infectée » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

On a P(M)=0{,}07 et donc \begin{aligned}P\left(\overline{M}\right) &= 1-0{,}07 \\ &= 0{,}93\end{aligned}
Puisque 20 % des personnes infectées ont un résultat négatif : P_M\left(\overline{T}\right)=0{,}2, donc \begin{aligned}P_M(T) &= 1-0{,}2 \\ &= 0{,}8\end{aligned}
Puisque 1 % des personnes saines ont un résultat positif : P_{\overline{M}}(T)=0{,}01, donc \begin{aligned}P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right) &= 1-0{,}01 \\ &= 0{,}99\end{aligned}
L'arbre pondéré a donc pour première branche P(M)=0{,}07 et P\left(\overline{M}\right)=0{,}93, puis les branches secondaires P_M(T)=0{,}8, P_M\left(\overline{T}\right)=0{,}2, P_{\overline{M}}(T)=0{,}01 et P_{\overline{M}}\left(\overline{T}\right)=0{,}99.

2.aQuelle est la probabilité que la personne choisie soit infectée et ait un test positif ?

P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}07\times0{,}8 = 0,056.

2.bMontrer que la probabilité que le test soit positif vaut 0,0653.

On calcule d'abord \begin{aligned}P\left(\overline{M}\cap T\right) &= P\left(\overline{M}\right)\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}93\times0{,}01 \\ &= 0{,}0093\end{aligned}
Les évènements M et \overline{M} formant une partition de l'univers, d'après la formule des probabilités totales : \begin{aligned}P(T) &= P(M\cap T)+P\left(\overline{M}\cap T\right) \\ &= 0{,}056+0{,}0093 \\ &= 0{,}0653\end{aligned}

3.Sachant que le test de la personne choisie est positif, quelle est la probabilité qu'elle soit infectée ? On donnera le résultat arrondi à 10^{-2} près.

\begin{aligned}P_T(M) &= \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}056}{0{,}0653} \\ &\approx 0{,}8576\end{aligned} soit environ 0,86 à 10^{-2} près.

4.aOn interroge dix personnes au hasard dans la population, ce que l'on assimile à un tirage avec remise du fait de la taille de la population. Soit X la variable aléatoire comptant le nombre de personnes ayant un test positif parmi les dix. Quelle est la loi suivie par X ? Préciser ses paramètres.

Le tirage avec remise revient à répéter dix fois, de façon indépendante, une épreuve à deux issues (test positif ou non) de probabilité de succès P(T)=0{,}0653 : X suit donc la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}0653.

4.bDéterminer la probabilité que, parmi les dix personnes interrogées, exactement deux aient un test positif (résultat arrondi à 10^{-2} près).

\begin{aligned}P(X=2) &= \dbinom{10}{2}\times0{,}0653^{2}\times(1-0{,}0653)^{10-2} \\ &= 45\times0{,}0653^{2}\times0{,}9347^{8}\end{aligned}
À la calculatrice, P(X=2)\approx0{,}1118, soit environ 0,11 à 10^{-2} près.

5.Déterminer le nombre minimum de personnes à tester pour que la probabilité qu'au moins l'une d'entre elles ait un test positif dépasse 99 %.

Pour n personnes testées, en notant X_n le nombre de tests positifs, X_n suit la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}0653, donc \begin{aligned}P(X_n=0) &= (1-0{,}0653)^{n} \\ &= 0{,}9347^{n}\end{aligned} d'où P(X_n\geqslant1) = 1-0{,}9347^{n}.
On cherche le plus petit entier n tel que 1-0{,}9347^{n}>0{,}99 \iff 0{,}9347^{n}<0{,}01.
En passant au logarithme népérien (la fonction \ln est strictement croissante, et \ln 0{,}9347<0, donc l'inégalité change de sens) : n\ln 0{,}9347 < \ln 0{,}01 \iff n > \dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}9347}.
Or \dfrac{\ln 0{,}01}{\ln 0{,}9347} \approx 68{,}19.
Donc, la réponse est qu'il faut tester au minimum 69 personnes.

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Commun à tous les candidats

Dans l'espace, on considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur égale à 1.

On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

On considère le point M tel que \vect{\text{BM}} = \dfrac{1}{3}\vect{\text{BH}}.

z y x M B C D H E F A G

  1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points B, D, E, G et H.
    1. Quelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.
    2. On admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{4}c^2.

      Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{2}.
  2. Démontrer que les coordonnées de M sont \left(~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{1}{3}~; ~\dfrac{1}{3}\right).
    1. Justifier que le vecteur \vect{n}(-1~;~1~;~1) est normal au plan (EGD).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est: - x + y + z - 1 = 0.
    3. Soit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) et passant par le point M.

      Montrer qu'une représentation paramétrique de cette droite est:

      \mathcal{D}\quad :\quad \left\{\begin{array}{l c l} x&=&\dfrac{2}{3} - t\\ y&=&\dfrac{1}{3} + t\\ z&=&\dfrac{1}{3} + t \end{array}\right.,\quad t \in \R
  3. Le cube ABCDEFGH est représenté ci-dessus selon une vue qui permet de mieux percevoir la pyramide GEDM, en gris sur la figure :

    x y z M B C D H E F A G

    Le but de cette question est de calculer le volume de la pyramide GEDM.

    1. Soit K, le pied de la hauteur de la pyramide GEDM issue du point M.

      Démontrer que les coordonnées du point K sont \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    2. En déduire le volume de la pyramide GEDM.

      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

      V = \dfrac{b \times h}{3}b désigne l'aire d'une base et h la hauteur associée.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

EXERCICE A

Principaux domaines abordés : Fonction exponentielle, convexité, dérivation,
équations différentielles

Cet exercice est composé de trois parties indépendantes.

On a représenté ci-dessous, dans un repère orthonormé, une portion de la courbe représentative \mathcal{C} d'une fonction f définie sur \R :

0123 1 2 3123 C A B

On considère les points A(0 ; 2) et B(2 ; 0).

Partie 1

Sachant que la courbe \mathcal{C} passe par A et que la droite (AB) est la tangente à la courbe \mathcal{C} au point A, donner par lecture graphique :

  1. La valeur de f(0) et celle de f'(0).
  2. Un intervalle sur lequel la fonction f semble convexe.
Partie 2

On note (E) l'équation différentielle

y' = -y + \text{e}^{-x}.

On admet que g :\quad x \longmapsto\quad x\text{e}^{-x} est une solution particulière de (E).

  1. Donner toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (H) : y' = -y.
  2. En déduire toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (E).
  3. Sachant que la fonction f est la solution particulière de (E) qui vérifie f(0) = 2, déterminer une expression de f(x) en fonction de x.
Partie 3

On admet que pour tout nombre réel x, f(x) = (x + 2)\text{e}^{-x}.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Montrer que pour tout x \in \R,\quad f'(x) = (-x - 1) \text{e}^{-x}.
    2. Étudier le signe de f'(x) pour tout x \in \R et dresser le tableau des variations de f sur \R.

      On ne précisera ni la limite de f en - \infty ni la limite de f en + \infty.

      On calculera la valeur exacte de l'extremum de f sur \R.
  2. On rappelle que f'' désigne la fonction dérivée seconde de la fonction f.
    1. Calculer pour tout x \in \R,\quad f''(x).
    2. Peut-on affirmer que f est convexe sur l'intervalle [0~;~+\infty[?

EXERCICE B

Principaux domaines abordés: Fonction logarithme népérien, dérivation

Cet exercice est composé de deux parties.

Certains résultats de la première partie seront utilisés dans la deuxième.

Partie 1 : Étude d'une fonction auxiliaire

Soit la fonction f définie sur l'intervalle [1 ; 4] par :

f(x) = - 30x + 50 + 35\ln x.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Pour tout nombre réel x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que:

      f'(x) = \dfrac{35- 30x}{x}.
    2. Dresser le tableau de signe de f'(x) sur l'intervalle [1 ; 4].
    3. En déduire les variations de f sur ce même intervalle.
  2. Justifier que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution, notée \alpha, sur l'intervalle [1 ; 4] puis donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-3} près.
  3. Dresser le tableau de signe de f(x) pour x \in [1~;~4].

Partie 2 : Optimisation

Une entreprise vend du jus de fruits. Pour x milliers de litres vendus, avec x nombre réel de l'intervalle [1 ; 4], l'analyse des ventes conduit à modéliser le bénéfice B(x) par l'expression donnée en milliers d'euros par :

B(x) = - 15x^2 + 15x +35x \ln x.

  1. D'après le modèle, calculer le bénéfice réalisé par l'entreprise lorsqu'elle vend 2500 litres de jus de fruits.

    On donnera une valeur approchée à l'euro près de ce bénéfice.
  2. Pour tout x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que B'(x) = f(x)B' désigne la fonction dérivée de B.
    1. À l'aide des résultats de la partie 1, donner les variations de la fonction B sur l'intervalle [1 ; 4].
    2. En déduire la quantité de jus de fruits, au litre près, que l'entreprise doit vendre afin de réaliser un bénéfice maximal.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), et le point M défini par \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}. 1. Donner, par lecture graphique, les coordonnées des points B, D, E, G et H.

Dans ce repère : B(1 ; 0 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1).

2.aQuelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.

Les segments [EG], [GD] et [ED] sont chacun la diagonale d'une face carrée de côté 1 du cube, donc \begin{aligned}EG &= GD \\ &= ED \\ &= \sqrt2\end{aligned} (diagonale d'un carré de côté 1) : le triangle EGD est équilatéral, de côté \sqrt2.

2.bOn admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c vaut \dfrac{\sqrt3}{4}c^{2}. Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt3}{2}.

Avec c=\sqrt2, l'aire du triangle EGD vaut \begin{aligned}\dfrac{\sqrt3}{4}\times\left(\sqrt2\right)^{2} &= \dfrac{\sqrt3}{4}\times2 \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

3.Démontrer que les coordonnées de M sont \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} (coordonnées de H moins celles de B), donc \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-\frac13 \\ \frac13 \\ \frac13\end{pmatrix}.
Comme \overrightarrow{BM}\begin{pmatrix}x_M-1 \\ y_M \\ z_M\end{pmatrix}, on obtient \begin{aligned}x_M &= 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} y_M=\dfrac13 et z_M=\dfrac13.
Donc, la réponse est que M a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

4.aJustifier que le vecteur \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EGD).

\overrightarrow{EG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} (coordonnées de G moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{EG} &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{ED}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} (coordonnées de D moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{ED} &= 0+1-1 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EGD) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

4.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est -x+y+z-1=0.

Un plan de vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} admet une équation de la forme -x+y+z+d=0, avec d réel à déterminer.
Le point E(0 ; 0 ; 1) appartient au plan (EGD), donc ses coordonnées vérifient cette équation : \begin{aligned}-0+0+1+d = 0 &\iff d = -1 \end{aligned}
Donc, la réponse est que le plan (EGD) a pour équation -x+y+z-1=0.

4.cSoit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) passant par M. Montrer qu'une représentation paramétrique de \mathcal{D} est x=\dfrac23-t,\ y=\dfrac13+t,\ z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

La droite \mathcal{D} est orthogonale au plan (EGD), elle est donc dirigée par le vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} de ce plan ; elle passe de plus par M\left(\frac23~;~\frac13~;~\frac13\right).
Un point P(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, \overrightarrow{MP} = t\overrightarrow{n} pour un certain réel t, c'est-à-dire x-\dfrac23=-t, y-\dfrac13=t et z-\dfrac13=t.
Donc, la réponse est que \mathcal{D} admet pour représentation paramétrique x=\dfrac23-t, y=\dfrac13+t, z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

5.aSoit K le pied de la hauteur issue de M dans la pyramide GEDM. Démontrer que les coordonnées de K sont \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

La droite \mathcal{D} passe par M et est perpendiculaire au plan (EGD) : c'est donc la hauteur de la pyramide GEDM issue de M, et son pied K est le point d'intersection de \mathcal{D} avec le plan (EGD).
Les coordonnées de K vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D} et l'équation du plan (EGD) : en substituant x=\frac23-t, y=\frac13+t, z=\frac13+t dans -x+y+z-1=0, on obtient \begin{aligned}-\left(\frac23-t\right)+\frac13+t+\frac13+t-1 = 0 &\iff 3t = 1 \\ &\iff t = \dfrac13 \end{aligned}
En remplaçant t par \dfrac13 : \begin{aligned}x &= \dfrac23-\dfrac13 \\ &= \dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
Donc, la réponse est que K a pour coordonnées \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

5.bEn déduire le volume de la pyramide GEDM. On rappelle que le volume d'une pyramide est V=\dfrac{b\times h}{3}, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée.

\overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}\frac13 \\ -\frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix} (coordonnées de M moins celles de K), donc \begin{aligned}KM^{2} &= \dfrac19+\dfrac19+\dfrac19 \\ &= \dfrac13\end{aligned} d'où \begin{aligned}KM &= \sqrt{\dfrac13} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned}
K est le pied de la hauteur issue de M pour la base EGD, donc \begin{aligned}h &= KM \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned} et \begin{aligned}b &= \mathcal{A}(\text{EGD}) \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned} (question 2.b).
Le volume de la pyramide GEDM vaut donc \begin{aligned}V &= \dfrac{\frac{\sqrt3}{2}\times\frac{\sqrt3}{3}}{3} \\ &= \dfrac{\frac{3}{6}}{3} \\ &= \dfrac16\end{aligned}
Donc, la réponse est que la pyramide GEDM a un volume égal à \dfrac16.