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Algorithmique et programmation : Tous les exercices

29 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Bac Terminale 2026 : Antilles et Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f_{k} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : {f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}}k est un réel strictement positif et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On désigne par \mathcal{C}_{k} la représentation graphique de la fonction f_{k} dans un repère orthonormé.

On admet que la fonction f_{k} est deux fois dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

On note f_{k}' sa dérivée première et f_{k}'' sa dérivée seconde.

Partie A : étude d'un premier cas particulier Dans cette partie, on se place dans le cas k=2.

La courbe \mathcal{C}_{2} est représentée sur le graphique ci-dessous.

On précise que :

  • Le point A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_{2};
  • T_{2} est la tangente à la courbe \mathcal{C}_{2} au point A.

    1 1 0 C 2 T 2 A
  1. On considère une primitive F_{2} de la fonction f_{2} sur ] 0 ;+\infty[.

    Avec la précision permise par le graphique, donner les variations de la fonction F_{2} sur l'intervalle ]0 ; 3].
  2. Parmi les trois courbes ci-dessous, indiquer celle qui représente f_{2}' et celle qui représente f_{2}''.

    Justifier.

1 1 0 1 1 0 1 1 0 Courbe1Courbe2Courbe3

Partie B : étude d'un second cas particulier Dans cette partie on se place dans le cas k=1.

On considère la fonction f_{1} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{1}(x)=1-x+\dfrac{1+\ln x}{x}

    1. Montrer que pour tout réel x>0 : f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.
    2. Déterminer la limite de f_{1}'(x) lorsque x tend vers +\infty.
  1. On admet que :
    • l'axe des ordonnées est une asymptote de la courbe de f_{1}';
    • pour tout réel x>0, f_{1}''(x)=\dfrac{2 \ln x-1}{x^{3}}.


    On donne ci-dessous le tableau de variations de f_{1}' sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.

    x f 1 0 e 1 2 +∞ +∞ 1 1 2e 1 1 2e 1 1

    1. Justifier les variations de la fonction f_{1}' sur l'intervalle ]0 ;+\infty[ et la valeur de l'extremum.
    2. Justifier la limite de la fonction f_{1}' en 0.
    3. Montrer qu'il existe une unique solution \alpha à l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      En déduire que f_{1} admet un maximum sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.
    4. Recopier et compléter les pointillés du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie une valeur approchée à 10^{-2} près de la solution \alpha de l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      def d(x) :
         return -1-ln(x)/x**2
      def alpha() :
         u = 0.5
         while d(u) ... 0 :
            u = ...
         return u


      On rappelle que x**2 désigne x^{2}.

Partie C: \boldsymbol{k} quelconque On considère la fonction h définie sur ] 0 ;+\infty[ par h(x)=\dfrac{1+\ln x}{x},

et la fonction H définie sur ] 0 ;+\infty[ par H(x)=\dfrac{1}{2}(1+\ln x)^{2}.

On admet que H est dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

  1. Montrer que la fonction H est une primitive de h.

On rappelle que k est un réel strictement positif et que f_{k} est la fonction définie sur ] 0 ;+\infty[ par : {f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}}

  1. Existe-t-il une valeur de k pour laquelle la valeur moyenne de la fonction f_{k} sur l'intervalle [ 1 ; \e] est égale à 0 ?

    Justifier.
Voir la correction

A.1Donner les variations de F_{2} sur ]0 ; 3].

F_2 est une primitive de f_2, donc ses variations sont données par le signe de f_2. D'après le graphique, F_2 est décroissante sur ]0 ; 0{,}3], croissante sur [0{,}3 ; 2{,}5], puis décroissante sur [2{,}5 ; 3].

A.2Identifier les courbes représentant f_{2}′ et f_{2}″.

f_2 admet un maximum en x \approx 0{,}75 (là où F_2 change de croissante à décroissante) : sa dérivée doit s'y annuler. C'est la courbe 1 qui s'annule vers 0,75 : elle représente f_2'.
Le point A (point d'inflexion de \mathcal{C}_2) est situé vers x \approx 1{,}6 : la dérivée seconde s'y annule. C'est la courbe 2 qui s'annule vers 1,6 : elle représente f_2''.

B.1.aMontrer que f_{1}′(x) = -1 - ln(x)/x^{2}.

f_1 = w + \dfrac{u}{v} avec w(x)=1-x, u(x)=1+\ln x, v(x)=x, donc w'(x)=-1, u'(x)=\dfrac{1}{x}, v'(x)=1.
f_1'(x) = w'(x) + \dfrac{u'(x)v(x)-v'(x)u(x)}{v(x)^{2}} = -1 + \dfrac{1-(1+\ln x)}{x^{2}} = -1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.

B.1.bDéterminer la limite de f_{1}′(x) en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x^{2}} = 0, donc, par somme, \lim\limits_{x \to +\infty} f_1'(x) = -1.

B.2.aJustifier les variations de f_{1}′ et la valeur de l'extremum.

f_1''(x) a le signe de 2\ln x - 1 (car x^{3}>0), positif pour x>e^{\dfrac{1}{2}}.
f_1' est donc décroissante sur ]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}] puis croissante sur [e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty[.
f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\dfrac{\ln(e^{\dfrac{1}{2}})}{e} = -1-\dfrac{1}{2e} : c'est bien la valeur du minimum du tableau.

B.2.bJustifier la limite de f_{1}′ en 0.

Quand x \to 0^+ : -\ln(x) \to +\infty et x^{2} \to 0^+, donc par quotient puis somme, \lim\limits_{x \to 0^+} f_1'(x) = +\infty.

B.2.cMontrer qu'il existe une unique solution \alpha à f_{1}′(x) = 0, puis que f_{1} admet un maximum.

Sur \left]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}\right], f_1' est continue et strictement décroissante, avec \lim\limits_{x\to0^+} f_1'(x) = +\infty > 0 et f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\frac{1}{2e} < 0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f_1'(x)=0 y admet une unique solution.
Sur \left[e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty\right[, f_1' est strictement croissante et tend vers -1, donc reste toujours strictement négative : pas de solution sur cet intervalle.
Il existe donc une unique solution \alpha à f_1'(x)=0 sur ]0;+\infty[, et f_1 admet un maximum en \alpha (signe de f_1' positif puis négatif).

B.2.dCompléter le script Python calculant une valeur approchée de \alpha.

  • Condition de la boucle « while » : while d(u) > 0 :
  • Instruction dans la boucle : u = u + 0.01

C.1Montrer que H est une primitive de h.

H est de la forme \dfrac{1}{2}u^{2} avec u(x)=1+\ln x, donc u'(x)=\dfrac{1}{x}, et H'(x) = u'(x)u(x) = \dfrac{1}{x}(1+\ln x) = h(x).
H est donc bien une primitive de h sur ]0;+\infty[.

C.2Existe-t-il k tel que la valeur moyenne de fₖ sur [1 ; e] soit nulle ?

La valeur moyenne est \begin{aligned}\displaystyle \mu &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e} f_k(x)\,dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e}\left(1-x+kh(x)\right)dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\left[x-\dfrac{x^{2}}{2}+kH(x)\right]_1^{e}\end{aligned}
= \dfrac{1}{e-1}\left(\left(e-\dfrac{e^{2}}{2}+k\dfrac{(1+1)^{2}}{2}\right) - \left(1-\dfrac{1}{2}+k\dfrac{(1+0)^{2}}{2}\right)\right) = \dfrac{2e-e^{2}+3k-1}{2(e-1)}.
\begin{aligned}\mu &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2e-e^{2}+3k-1 = 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{e^{2}-2e+1}{3} \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3}\end{aligned}
Oui, il existe une unique valeur k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3} pour laquelle la valeur moyenne de f_k sur [1;e] est nulle.

Dans un avion, les valises sont placées en cabine ou en soute. Les compagnies aériennes appliquent un surcoût aux valises en cabine qui pèsent plus de 15 kilogrammes. Le programme scratch ci-dessous permet de calculer la masse en trop et le montant du surcoût en euros demandé aux clients pour conserver leur valise de plus de 15 kilogrammes en cabine.

quand estcliqué 1 mettre masse à réponse 2 mettre x à masse - 15 3 mettre résultat à x * 12,30 4 Dire regrouper Lamassedevotrevalisedépassede et regrouperxet kg pendant 30secondes 5 Dire regrouper Lemontantàpayerpourlamassesupplémentaireest et résultat pendant 30secondes 6

  1. À l'aide de la ligne 5, donner le prix en euros (€) du kilogramme supplémentaire.
  2. Indiquer ce que permet de calculer la ligne 4.
  3. Calculer la valeur du montant affiché par le programme pour une valise de 17,50 kg.

En soute, un surcoût est appliqué aux valises qui pèsent plus de 23 kg.

Chaque kilogramme supplémentaire coûte 10,70 €.

  1. Indiquer, sur la copie, le numéro des deux lignes à modifier pour adapter le programme à une valise en soute.
  2. Écrire, sur la copie, les deux lignes avec les valeurs modifiées pour obtenir le prix à payer pour une valise en soute pesant 23 kg.
\textbf ANNEXE 1 - À rendre avec la copie
Voir la correction

1.Un premier fournisseur vend un panneau de type A à 110 € et de type B à 140 €. Calculer le coût de 5 panneaux de chaque type.

5\times110+5\times140 = 550+700 = 1 250 €.

2.Un script Scratch demande le nombre de panneaux A et B, puis calcule le prix. Quelle ligne du script donne le montant de la facture ?

C'est la ligne qui calcule prix = A \times 110 + B \times 140 (la ligne 6 du script) qui donne le montant de la facture.

3.Un second fournisseur vend le panneau A à 90 € et le B à 150 €. Réécrire la ligne du script pour ce fournisseur.

Il faut remplacer la ligne de calcul par prix = A \times 90 + B \times 150.

4.Quelle ligne affiche le montant de la commande à l'écran, et que dit-elle ?

C'est la dernière ligne (« dire ») qui affiche à l'écran : « Le montant de la commande est : [prix] euros. »

Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la suite numérique \left(u_{n}\right) définie par son premier terme u_{0}=2 et pour tout entier naturel n, par :

u_{n+1}=\dfrac{2 u_{n}+1}{u_{n}+2}

On admet que la suite \left(u_{n}\right) est bien définie.

  1. Calculer le terme u_{1}.
  2. On définit la suite \left(a_{n}\right) pour tout entier naturel n, par :

    a_{n}=\dfrac{u_{n}}{u_{n}-1}

    On admet que la suite \left(a_{n}\right) est bien définie.

    1. Calculer a_{0} et a_{1}.
    2. Démontrer que, pour tout entier naturel n, a_{n+1}=3 a_{n}-1.
    3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1,

      a_{n} \geqslant 3 n-1
    4. En déduire la limite de la suite \left(a_{n}\right).
  3. On souhaite étudier la limite de la suite \left(u_{n}\right).
    1. Démontrer que pour tout entier naturel n, u_{n}=\dfrac{a_{n}}{a_{n}-1}.
    2. En déduire la limite de la suite \left(u_{n}\right).
  4. On admet que la suite \left(u_{n}\right) est décroissante.

    On considère le programme suivant écrit en langage Python :

    1def algo(p):
    2u=2
    3n=0
    4while u-1>p:
    5u=(2*u+1)/(u+2)
    6n=n+1
    7return (n,u)


    1. Interpréter les valeurs n et u renvoyées par l'appel de la fonction algo(p) dans le contexte de l'exercice.
    2. Donner, sans justifier, la valeur de n pour p=0,001.
Voir la correction

1.On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et u_{n+1} = (2u_n+1)/(u_n+2). Calculer u_1.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac{2u_0+1}{u_0+2} \\ &= \dfrac{2\times2+1}{2+2} \\ &= \dfrac{5}{4} \\ &= 1{,}25\end{aligned}

2.aOn pose a_n = u_n/(u_n-1). Calculer a_0 et a_1.

\begin{aligned}a_0 &= \dfrac{u_0}{u_0-1} \\ &= \dfrac{2}{1} \\ &= 2\end{aligned} et \begin{aligned}a_1 &= \dfrac{u_1}{u_1-1} \\ &= \dfrac{1{,}25}{0{,}25} \\ &= 5\end{aligned}

2.bDémontrer que, pour tout entier naturel n, a_{n+1} = 3a_n - 1.

D'une part : \begin{aligned}a_{n+1} &= \dfrac{u_{n+1}}{u_{n+1}-1} \\ &= \dfrac{\frac{2u_n+1}{u_n+2}}{\frac{2u_n+1}{u_n+2}-\frac{u_n+2}{u_n+2}} \\ &= \dfrac{2u_n+1}{2u_n+1-u_n-2} \\ &= \dfrac{2u_n+1}{u_n-1}\end{aligned}
D'autre part : \begin{aligned}3a_n-1 &= \dfrac{3u_n}{u_n-1}-\dfrac{u_n-1}{u_n-1} \\ &= \dfrac{3u_n-(u_n-1)}{u_n-1} \\ &= \dfrac{2u_n+1}{u_n-1}\end{aligned}
Les deux expressions coïncident : a_{n+1}=3a_n-1.

2.cDémontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1, a_n \geqslant 3n - 1.

Initialisation : a_1=5 et 3\times1-1=2, or 5\geqslant2 : la propriété est vraie au rang 1.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n\geqslant1, a_n\geqslant3n-1. Comme 3>0 : \begin{aligned}3a_n &\geqslant 3(3n-1) \\ &= 9n-3\end{aligned} donc 3a_n-1\geqslant9n-4, soit a_{n+1}\geqslant9n-4.
Or 9n-4 = 3(n+1)-1+6(n-1) et 6(n-1)\geqslant0 pour n\geqslant1, donc a_{n+1}\geqslant3(n+1)-1 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n\geqslant1, a_n\geqslant3n-1.

2.dEn déduire la limite de la suite (a_n).

Comme 3>0, \lim\limits_{n\to+\infty}(3n-1)=+\infty, et a_n\geqslant3n-1 pour tout n\geqslant1 : par comparaison, (a_n) diverge vers +\infty.

3.aDémontrer que, pour tout entier naturel n, u_n = a_n/(a_n-1).

\begin{aligned}a_n = \dfrac{u_n}{u_n-1} &\iff a_n(u_n-1) = u_n \\ &\iff a_nu_n-a_n-u_n = 0 \\ &\iff (a_n-1)u_n = a_n \\ &\iff u_n = \dfrac{a_n}{a_n-1} \end{aligned} (la division est licite car a_n\neq1, puisque son numérateur diffère de son dénominateur de exactement 1).

3.bEn déduire la limite de la suite (u_n).

\begin{aligned}a_0 &= 2 \\ &\neq 0\end{aligned} et, pour n\geqslant1, {a_n\geqslant3n-1>0} : donc a_n est non nul pour tout n, et \begin{aligned}u_n &= \dfrac{a_n}{a_n-1} \\ &= \dfrac{1}{1-\frac{1}{a_n}}\end{aligned}
Comme (a_n) diverge vers +\infty, \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{a_n}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(1-\dfrac{1}{a_n}\right)=1, et enfin \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 1.
La suite (u_n) converge donc vers 1.

4.aOn admet que la suite (u_n) est décroissante. On donne le programme Python : def algo(p): u=2 ; n=0 ; while u-1>p: u=(2*u+1)/(u+2) ; n=n+1 ; return (n,u). Interpréter les valeurs n et u renvoyées.

La fonction initialise u à u_0=2 et n à 0, puis à chaque tour de boucle calcule le terme suivant de la suite (u_n) et incrémente n, tant que l'écart entre le terme courant et la limite 1 reste strictement supérieur à p.
Les valeurs renvoyées sont donc l'indice et la valeur du premier terme de la suite pour lequel l'écart avec la limite 1 est inférieur ou égal à p.

4.bDonner, sans justifier, la valeur de n pour p = 0,001.

En parcourant la suite, u_5\approx1{,}0027 (écart >0{,}001) et u_6\approx1{,}0009 (écart \leqslant0{,}001) : la valeur de n est donc 6.

Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une équipe de biologistes étudie l'évolution de la superficie recouverte par une algue marine appelée posidonie, sur le fond de la baie de l'Alycastre, près de l'île de Porquerolles.

La zone étudiée est d'une superficie totale de 20 hectares (ha), et au premier juillet 2024, la posidonie recouvrait 1 ha de cette zone.

Partie A : étude d'un modèle discret

Pour tout entier naturel n, on note u_n la superficie de la zone, en hectare, recouverte par la posidonie au premier juillet de l'année 2024 + n. Ainsi, u_0 = 1.

Une étude conduite sur cette superficie a permis d'établir que pour tout entier naturel n :

u_{n+1} = - 0,02u_n^2 + 1,3u_n.

  1. Calculer la superficie que devrait recouvrir la posidonie au premier juillet 2025 d'après ce modèle.
  2. On note h la fonction définie sur [0 ; 20] par

    h(x) = - 0,02x^2 + 1,3x.

    On admet que h est croissante sur [0 ; 20].
    1. Démontrer que pour tout entier naturel n,\: 1 \leqslant u_n\quad \leqslant u_{n+1} \leqslant 20.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. On note L sa limite.
    3. Justifier que L = 15.
  1. Les biologistes souhaitent savoir au bout de combien de temps la surface recouverte par la posidonie dépassera les 14 hectares.
    1. Sans aucun calcul, justifier que, d'après ce modèle, cela se produira.
    2. Recopier et compléter l'algorithme suivant pour qu'en fin d'exécution, il affiche la réponse à la question des biologistes.
def seuil():
  n=0
  u= 1
  while ...... :
    n=......
    u=......
  return n

Partie B : étude d'un modèle continu

On souhaite décrire la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie au cours du temps avec un modèle continu.

Dans ce modèle, pour une durée t, en année, écoulée à partir du premier juillet 2024, la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie est donnée par f(t), où f est une fonction définie sur [0~;~ +\infty[ vérifiant :

  • f(0) = 1 ;
  • f ne s'annule pas sur [0~;~ +\infty[ ;
  • f est dérivable sur [0~;~ +\infty[ ;
  • f est solution sur [0~;~ +\infty[ de l'équation différentielle

    (E_1) :\quad y' =0,02y(15 - y).

On admet qu'une telle fonction f existe; le but de cette partie est d'en déterminer une expression.

On note f' la fonction dérivée de f.

  1. Soit g la fonction définie sur [0~;~ +\infty[ par g(t) = \dfrac{1}{f(t)}.

    Montrer que g est solution de l'équation différentielle

    (E_2) :\quad y' = - 0,3y + 0,02.
  2. Donner les solutions de l'équation différentielle (E_2).
  3. En déduire que pour tout t \in\quad [0~;~ +\infty[ :

    f(t)=\quad \dfrac{15}{14\e^{-0,3t} + 1}.
  4. Déterminer la limite de f en +\infty.
  5. Résoudre dans l'intervalle [0~;~ +\infty[ l'inéquation f(t) > 14. Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Une zone de 20 ha voit sa posidonie occuper 1 ha au 1er juillet 2024 (u_0=1). On modélise u_{n+1} = −0,02u_n^2 + 1,3u_n. Calculer la superficie au 1er juillet 2025.

\begin{aligned}u_1 &= -0{,}02\times1^{2}+1{,}3\times1 \\ &= 1{,}28\end{aligned} D'où 1,28 ha.

PartieA ; 2.a On pose h(x) = -0,02x^{2} + 1,3x sur [0 ; 20] (croissante). Démontrer que, pour tout entier naturel n, {1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 20}.

Initialisation : u_0=1 et u_1=1{,}28, donc {1\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant20} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant20}. Comme h est croissante sur [0~;~20] : {h(1)\leqslant h(u_n)\leqslant h(u_{n+1})\leqslant h(20)}, soit {1{,}28\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant18}.
Comme 1\leqslant1{,}28 et 18\leqslant20 : {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant20} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant20}.

PartieA ; 2.b En déduire que la suite (u_n) converge, vers une limite L.

D'après la question précédente, (u_n) est croissante et majorée par 20 : elle converge donc vers une limite L\in[1~;~20].

PartieA ; 2.c Justifier que L = 15.

(u_n) vérifie u_{n+1}=h(u_n) avec h continue : L est solution de h(x)=x.
\begin{aligned}h(x) = x &\iff -0{,}02x^{2}+0{,}3x = 0 \\ &\iff -0{,}02x(x-15) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou x=15.
Comme L\in[1~;~20], seule x=15 convient : L=15.

PartieA ; 3.a Sans calcul, justifier que la surface dépassera 14 hectares.

(u_n) converge vers 15 : tout intervalle ouvert contenant 15, comme ]14~;~+\infty[, contient tous les termes de la suite à partir d'un certain rang. La surface dépassera donc bien 14 ha.

PartieA ; 3.b Compléter l'algorithme (def seuil(): n=0, u=1 ; while ...: n=... ; u=... ; return n) pour qu'il affiche l'année où la surface dépasse 14 ha.

Il faut compléter par while u <= 14:, n = n+1, u = -0.02*u2 + 1.3*u. L'appel seuil() renvoie 18 (car u_{17}\approx13{,}8 et u_{18}\approx14{,}1).

PartieB : On modélise f(t) (superficie au temps t, en continu) avec f(0)=1, f ne s'annulant pas, dérivable, solution de (E_{1}) : y' = 0,02y(15-y). On pose g(t) = 1/f(t). Montrer que g est solution de (E_{2}) : y' = -0,3y + 0,02.

g'(t) = -\dfrac{f'(t)}{f(t)^{2}} = -\dfrac{0{,}02f(t)(15-f(t))}{f(t)^{2}} = -\dfrac{0{,}02(15-f(t))}{f(t)} = -0{,}3\times\dfrac{1}{f(t)}+0{,}02 = -0{,}3g(t)+0{,}02.
g est donc bien solution de (E_{2}).

PartieB ; 2. Donner les solutions de (E_{2}).

Les solutions de (E_{2}) sont les fonctions t\longmapsto Ce^{-0,3t}+\dfrac{1}{15}, avec C\in\mathbb{R} (solution particulière constante \frac{0,02}{0,3}=\frac1{15} plus solution homogène).

PartieB ; 3. En déduire que, pour tout t \geq 0, f(t) = 15 / (14e^{-0,3t} + 1).

\begin{aligned}g(0) &= \dfrac{1}{f(0)} \\ &= 1\end{aligned} donc \begin{aligned}C+\dfrac{1}{15} = 1 &\iff C = \dfrac{14}{15} \end{aligned}
g(t) = \dfrac{14}{15}e^{-0,3t}+\dfrac{1}{15}, donc \begin{aligned}f(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{\frac{14}{15}e^{-0,3t}+\frac{1}{15}} \\ &= \dfrac{15}{14e^{-0,3t}+1}\end{aligned}

PartieB ; 4. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0,3t}=0, donc \lim\limits_{t\to+\infty}(14e^{-0,3t}+1)=1, et par quotient \lim\limits_{t\to+\infty}f(t)=15 : cohérent avec le modèle discret.

PartieB ; 5. Résoudre f(t) > 14 sur [0 ; +\infty[ et interpréter.

f(t)>14 \iff \dfrac{15}{14e^{-0,3t}+1}>14 \iff 15>14(14e^{-0,3t}+1) \iff 1>196e^{-0,3t} \iff e^{-0,3t}<\dfrac{1}{196}.
En passant au logarithme : -0{,}3t<-\ln(196) \iff t>\dfrac{\ln(196)}{0{,}3}.
L'ensemble des solutions est \left]\dfrac{\ln(196)}{0{,}3}~;~+\infty\right[, soit t>17{,}6 : il faudra environ 17,6 ans (17 ans et 7 mois) pour dépasser 14 ha, cohérent avec le modèle discret.

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par f(x) = \sqrt{x + 1}.

On admet que cette fonction est dérivable sur ce même intervalle.

  1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  2. Démontrer que pour tout nombre réel x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

    f(x) - x = \dfrac{-x^2 + x + 1}{\sqrt{x + 1} + x}.
  3. En déduire que sur l'intervalle [0~;~+\infty[ l'équation f(x) = x admet pour unique solution :

    \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.

Partie B

On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 5 et pour tout entier naturel n, par

u_{n+1} = f\left(u_n\right)f est la fonction étudiée dans la partie A.

On admet que la suite de terme général u_n est bien définie pour tout entier naturel n.

  1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a

    {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
  2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
  3. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge vers \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.
  4. On considère le script Python ci-dessous :
    1 	from math import *
    2 	def seuil(n):
    3 	     u=5
    4 	     i=0
    5 	     \ell =(1 + sqrt(5))/2
    6 	     while abs(u-\ell)>=10**(-n):
    7 	          u=sqrt(u+1)
    8 	          i=i+1
    9 	     return(i)


    On rappelle que la commande abs(x) renvoie la valeur absolue de x.

    1. Donner la valeur renvoyée par seuil (2).
    2. La valeur renvoyée par seuil (4) est 9.

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f(x) = \sqrt{x+1} sur [0~;~+\infty[. Démontrer que f est croissante sur cet intervalle.

f'(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x+1}} > 0 sur [0~;~+\infty[ : f est croissante.

PartieA ; 2. Démontrer que, pour tout x\geqslant0, f(x)-x = \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}.

En multipliant par la quantité conjuguée : \begin{aligned}\sqrt{x+1}-x &= \dfrac{(\sqrt{x+1}-x)(\sqrt{x+1}+x)}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{(x+1)-x^2}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}\end{aligned}

PartieA ; 3. En déduire que l'équation f(x)=x admet pour unique solution \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} sur [0~;~+\infty[.

Le dénominateur étant strictement positif, \begin{aligned}f(x) = x &\iff -x^2+x+1 = 0 \end{aligned} de discriminant \Delta = 5.
Les racines sont \dfrac{1+\sqrt5}{2}>0 et \dfrac{1-\sqrt5}{2}<0 : seule la première appartient à [0~;~+\infty[. \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} (le nombre d'or).

PartieB ; 1. Soit (u_n) définie par u_0=5 et u_{n+1}=f(u_n). Démontrer par récurrence que, pour tout n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= \sqrt6 \\ &\approx 2{,}45\end{aligned} donc 1\leqslant u_1\leqslant u_0=5 : vrai au rang 0.
Hérédité : si {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}, la croissance de f donne f(1)=\sqrt2\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}, et \sqrt2\geqslant1 : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

PartieB ; 2. En déduire que la suite (u_n) converge.

(u_n) est décroissante et minorée par 1 : elle converge.

PartieB ; 3. Démontrer que la suite (u_n) converge vers \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2}.

f étant continue sur [0~;~+\infty[, la limite vérifie f(\ell)=\ell ; d'après la partie A, l'unique solution de cette équation est \dfrac{1+\sqrt5}{2} : c'est la limite de la suite.

PartieB ; 4.a Un script Python seuil(n) compte les itérations nécessaires pour que |u_i-\ell|<10^{-n}. Donner la valeur renvoyée par seuil(2).

À la calculatrice, \begin{aligned}|u_4-\ell| &\approx 0{,}02 \\ &\geqslant 10^{-2}\end{aligned} et |u_5-\ell|\approx0{,}007<10^{-2} : la fonction renvoie 5.

PartieB ; 4.b La valeur renvoyée par seuil(4) est 9. Interpréter.

u_9 est le premier terme de la suite qui approche le nombre d'or \ell à moins de 10^{-4} près : il faut 9 itérations pour obtenir une valeur approchée de \ell à 10^{-4} près.

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Les parties { A} et { B} sont indépendantes

Alain possède une piscine qui contient 50\quad \mathrm{~m}^{3} d'eau. On rappelle que 1\quad \mathrm{~m}^{3}=1000\quad \mathrm{~L}.

Pour désinfecter l'eau, il doit ajouter du chlore.

Le taux de chlore dans l'eau, exprimé en \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, est défini comme la masse de chlore par unité de volume d'eau. Les piscinistes préconisent un taux de chlore compris entre 1 et 3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Sous l'action du milieu ambiant, notamment des ultraviolets, le chlore se décompose et disparaît peu à peu.

Alain réalise certains jours, à heure fixe, des mesures avec un appareil qui permet une précision à 0,01\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Le mercredi 19 juin, il mesure un taux de chlore de 0,70 \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.

Partie A : étude d'un modèle discret.

Pour maintenir le taux de chlore dans sa piscine, Alain décide, à partir du jeudi 20 juin, d'ajouter chaque jour une quantité de 15\quad \mathrm{~g} de chlore. On admet que ce chlore se mélange uniformément dans l'eau de la piscine.

  1. Justifier que cet ajout de chlore fait augmenter le taux de 0,3\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
  2. Pour tout entier naturel n, on note v_{n} le taux de chlore, en \mathrm{mg \cdot L}^{-1}, obtenu avec ce nouveau protocole n jours après le mercredi 19 juin. Ainsi v_{0}=0,7.
    On admet que pour tout entier naturel n,

    v_{n+1}=0,92 v_{n}+ 0,3.
    1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n,\quad v_{n} \leqslant v_{n+1} \leqslant 4.
    2. Montrer que la suite \left(v_{n}\right) est convergente et calculer sa limite.
  3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation des piscinistes ? Justifier la réponse.
  4. Reproduire et compléter l'algorithme ci-après écrit en langage Python pour que la fonction alerte_chlore renvoie, lorsqu'il existe, le plus petit entier n tel que v_{n}> s.

    def alerte_chlore(s) :
    n = 0
    u = 0.7
    while ... :
    n = ...
    u = ...
    return n
  5. Quelle valeur obtient-on en saisissant l'instruction alerte_chlore(3) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B : étude d'un modèle continu.

Alain décide de faire appel à un bureau d'études spécialisées. Celui-ci utilise un modèle continu pour décrire le taux de chlore dans la piscine.

Dans ce modèle, pour une durée x (en jours écoulés à compter du mercredi 19 juin), f(x) représente le taux de chlore, en \quad \mathrm{mg}\cdot \mathrm{L}^{-1}, dans la piscine.

On admet que la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) : y'=-0,08 y+\dfrac{q}{50}, où q est la quantité de chlore, en gramme, rajoutée dans la piscine chaque jour.

  1. Justifier que la fonction f est de la forme f(x)=C \e^{-0,08 x}+\dfrac{q}{4}C est une constante réelle.
    1. Exprimer en fonction de q la limite de f en +\infty.
    2. On rappelle que le taux de chlore observé le mercredi 19 juin est égal à 0,7\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}.
      On souhaite que le taux de chlore se stabilise à long terme autour de 2\quad \mathrm{mg \cdot L}^{-1}. Déterminer les valeurs de C et q afin que ces deux conditions soient respectées.
Voir la correction

PartieA ; 1. La piscine d'Alain contient 50 m^{3} d'eau ; il ajoute chaque jour 15 g de chlore. Justifier que cet ajout fait augmenter le taux de 0,3 mg/L.

15 g = 15\,000 mg répartis dans 50\,000 L : \dfrac{15\,000}{50\,000} = 0{,}3 mg/L.

PartieA ; 2.a Le taux v_n vérifie v_0=0{,}7 et v_{n+1} = 0{,}92v_n+0{,}3. Montrer par récurrence que, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

Initialisation : \begin{aligned}v_1 &= 0{,}92\times0{,}7+0{,}3 \\ &= 0{,}944\end{aligned} donc {v_0\leqslant v_1\leqslant4} : vrai au rang 0.
Hérédité : si {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}, en multipliant par 0,92 puis en ajoutant 0,3 : {v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant3{,}98\leqslant4} : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n, {v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant4}.

PartieA ; 2.b Montrer que la suite (v_n) est convergente et calculer sa limite.

(v_n) est croissante et majorée par 4 : elle converge.
La fonction de récurrence x\longmapsto0{,}92x+0{,}3 étant continue, la limite vérifie \begin{aligned}\ell = 0{,}92\ell+0{,}3 &\iff 0{,}08\ell = 0{,}3 \\ &\iff \ell = 3{,}75 \end{aligned}

PartieA ; 3. À long terme, le taux de chlore sera-t-il conforme à la préconisation (entre 1 et 3 mg/L) ?

La suite converge vers 3,75 : à partir d'un certain rang, le taux dépasse strictement 3 mg/L. Le taux ne sera pas conforme à long terme.

PartieA ; 4. Compléter l'algorithme Python alerte_chlore(s) qui renvoie le plus petit entier n tel que v_n>s.

while u <= s :, puis n = n + 1 et u = 0.92*u + 0.3.

PartieA ; 5. Quelle valeur renvoie alerte_chlore(3) ? Interpréter.

\begin{aligned}v_{16} &\approx 2{,}95 \\ &\leqslant 3\end{aligned} et v_{17}\approx3{,}01>3 : la fonction renvoie 17. Avec ce protocole, le taux de chlore dépassera 3 mg/L au bout de 17 jours.

PartieB ; 1. Un modèle continu vérifie (E) : y' = -0{,}08y+\dfrac{q}{50}. Justifier que f est de la forme f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

Les solutions de y'=ay+b sont x\longmapsto Ce^{ax}-\dfrac ba ; ici a=-0{,}08 et b=\dfrac{q}{50}, donc \begin{aligned}-\dfrac ba &= \dfrac{q}{50\times0{,}08} \\ &= \dfrac{q}{4}\end{aligned} D'où f(x) = Ce^{-0,08x}+\dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.a Exprimer, en fonction de q, la limite de f en +\infty.

e^{-0,08x}\to0 : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = \dfrac{q}{4}.

PartieB ; 2.b Sachant que le taux initial est 0,7 mg/L et que l'on veut une stabilisation à 2 mg/L, déterminer C et q.

Stabilisation à 2 : \begin{aligned}\dfrac q4 = 2 &\iff q = 8 \end{aligned} (grammes de chlore par jour).
\begin{aligned}f(0) = 0{,}7 &\iff C+2 = 0{,}7 \\ &\iff C = -1{,}3 \end{aligned} La fonction est f(x) = -1{,}3e^{-0,08x}+2.

Bac Terminale 2024 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la suite \left(u_n\right) définie par :

u_0 = 8 et pour tout entier naturel n,\:\:~u_{n+1} = u_n -\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right).
    1. Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.
    2. On considère la fonction mystere définie ci-dessous en \textsf{Python}. On admet que, pour tout réel strictement positif a, log(a) renvoie la valeur du logarithme népérien de a.

      def mystere(k) :
      u = 8
      S = 0
      for i in range(k) :
      S = S + u
      u = u - log( u / 4 )
      return S


      L'exécution de mystere(10) renvoie 58.44045206721732. Que représente ce résultat ?
    3. Modifier la fonction précédente afin qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par :

    f(x) = x - \ln\left(\dfrac{x}{4}\right).

    On donne ci-dessous une représentation graphique \mathcal{C}_f de la fonction f pour les valeurs de x comprises entre 0 et 6.

    A.P.M.E.P. 012345012345 01234560123456 C f

    Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[. Les limites ne sont pas demandées.

Dans la suite de l'exercice, on remarquera que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle.

      On note \ell la valeur de cette limite
    3. Résoudre l'équation f(x) = x.
    4. En déduire la valeur de \ell.
Voir la correction

1.aLa suite (u_n) est définie par u_0=8 et u_{n+1}=u_n-\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right). Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.

u_1 = 8-\ln\left(\dfrac84\right) = 8-\ln(2) \approx 7,31.
u_2 = u_1-\ln\left(\dfrac{u_1}{4}\right) \approx 7{,}3069-\ln(1{,}8267) \approx 6,70.

1.bUne fonction Python mystere(k) initialise u = 8 et S = 0, puis répète k fois S = S + u suivi de u = u - log(u/4), avant de renvoyer S. L'appel mystere(10) renvoie 58,440... Que représente ce résultat ?

À chaque tour de boucle, S accumule la valeur courante de u avant sa mise à jour : après 10 tours, S contient donc u_0+u_1+\cdots+u_9, c'est-à-dire la somme des dix premiers termes de la suite (u_n), de u_0 à u_9.

1.cModifier la fonction pour qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite.

  • def mystere(k):
  • u = 8
  • S = 0
  • for i in range(k):
  • S = S + u
  • u = u - log(u / 4)
  • return S / k

2.Soit f(x) = x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[. Étudier les variations de f et préciser la valeur exacte de son minimum.

f'(x) = 1-\dfrac{1}{x} = \dfrac{x-1}{x}. Comme x>0, f'(x) est du signe de x-1 : f'(x)<0 sur ]0~;~1[ et f'(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum en x=1 valant \begin{aligned}f(1) &= 1-\ln\left(\dfrac14\right) \\ &= 1+\ln(4)\end{aligned}

3.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : u_0=8 et u_1\approx7{,}31, donc {1\leqslant u_1\leqslant u_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n} pour un certain n. Comme f est croissante sur [1~;~+\infty[, on a {f(1)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)}, soit {f(1)\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}}. Or \begin{aligned}f(1) &= 1+\ln(4) \\ &\approx 2{,}39 \\ &\geqslant 1\end{aligned} donc {1\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

3.bEn déduire que (u_n) converge, et noter \ell sa limite.

L'encadrement précédent montre que (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par 1 : elle converge donc vers une limite réelle \ell\geqslant1.

3.cRésoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = x \\ &\iff \ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = 0 \\ &\iff \dfrac{x}{4} = 1 \\ &\iff x = 4 \end{aligned} L'unique solution est 4.

3.dEn déduire la valeur de \ell.

f est continue sur ]0~;~+\infty[ (car dérivable) ; en passant à la limite dans u_{n+1}=f(u_n), \ell vérifie f(\ell)=\ell. D'après la question précédente, la seule solution possible est \ell=4 : \ell=4.

Bac Terminale 2023 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la suite \left(u_{n}\right) définie par u_{0}=5 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1}=\frac{1}{2}\left(u_{n}+\frac{11}{u_{n}}\right)

On admet que la suite \left(u_{n}\right) est bien définie.

Partie A - Étude de la suite \left(u_{n}\right)

  1. Donner u_{1} et u_{2} sous forme de fractions irréductibles.
  2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0 ; +\infty [ par :

    f(x)=\frac{1}{2}\left(x+\frac{11}{x}\right)

    Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.
  3. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a {: u_{n} \geqslant u_{n+1} \geqslant \sqrt{11}}.
  4. En déduire que la suite \left(u_{n}\right) converge vers une limite réelle. On note a cette limite.
  5. Après avoir déterminé et résolu une équation dont a est solution, préciser la valeur exacte de a.

Partie B - Application géométrique

Pour tout entier naturel n, on considère un rectangle R_{n} d'aire 11 dont la largeur est notée \ell_{n} et longueur L_{n}

La suite \left(L_{n}\right) est définie par L_{0}=5 et, pour tout entier naturel n,

L_{n+1}=\frac{L_{n}+\ell_{n}}{2}

    1. Expliquer pourquoi \ell_{0}=2,2.
    2. Établir que pour tout entier naturel n,

      \ell_{n}=\frac{11}{L_{n}}.
  1. Vérifier que la suite \left(L_{n}\right) correspond à la suite \left(u_{n}\right) de la partie A.
  2. Montrer que pour tout entier naturel n, on a {\ell_{n} \leqslant \sqrt{11} \leqslant L_{n}}.
  3. On admet que les suites \left(L_{n}\right) et \left(\ell_{n}\right) convergent toutes les deux vers \sqrt{11}. Interpréter géométriquement ce résultat dans le contexte de la partie B.
  4. Voici un script, écrit en langage Python, relatif aux suites étudiées dans cette partie :

     
    1 	 def heron(n): 
    2 	    L=5 
    3 	    \ell=2.2 
    4 	    for i in range(n): 
    5 	      L = (L+\ell) / 2 
    6 	      \ell = 11 / L 
    7 	    return round(\ell,6), round(L,6)


    On rappelle que la fonction Python round(x,k) renvoie une version arrondie du nombre x avec k décimales.

    1. Si l'utilisateur tape heron(3) dans une console d'exécution Python, qu'obtient-il comme valeurs de sortie pour \ell et L ?
    2. Donner une interprétation de ces deux valeurs.
Voir la correction

PartieA : On considère la suite (u_n) définie par u_0=5 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac12\left(u_n+\dfrac{11}{u_n}\right) (on admet qu'elle est bien définie). 1. Donner u_1 et u_2 sous forme de fractions irréductibles.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac12\left(u_0+\dfrac{11}{u_0}\right) \\ &= \dfrac12\left(5+\dfrac{11}{5}\right) \\ &= \dfrac12\times\dfrac{36}{5} \\ &= \dfrac{18}{5}\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac12\left(u_1+\dfrac{11}{u_1}\right) \\ &= \dfrac12\left(\dfrac{18}{5}+\dfrac{55}{18}\right) \\ &= \dfrac12\times\dfrac{324+275}{90} \\ &= \dfrac{599}{180}\end{aligned}

PartieA ; 2. Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac12\left(x+\dfrac{11}{x}\right). Démontrer que f est croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme fraction rationnelle, et pour tout x>0 : f'(x) = \dfrac12\left(1-\dfrac{11}{x^2}\right) = \dfrac{x^2-11}{2x^2}.
Pour x\geqslant\sqrt{11}, on a x^2\geqslant11 (la fonction carré étant croissante sur \mathbb{R}^+), donc x^2-11\geqslant0, et comme 2x^2>0, on obtient f'(x)\geqslant0.
f est donc croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.

PartieA ; 3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}.

On remarque d'abord que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n, et que \begin{aligned}f(\sqrt{11}) &= \dfrac12\left(\sqrt{11}+\dfrac{11}{\sqrt{11}}\right) \\ &= \dfrac12\left(\sqrt{11}+\sqrt{11}\right) \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
Initialisation : u_0=5 et \begin{aligned}u_1 &= \dfrac{18}{5} \\ &= 3{,}6\end{aligned} avec \sqrt{11}\approx3{,}317, donc {u_0\geqslant u_1\geqslant\sqrt{11}} : l'inégalité est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n fixé, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}. Comme f est croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[, on en déduit {f(u_n)\geqslant f(u_{n+1})\geqslant f(\sqrt{11})}, c'est-à-dire {u_{n+1}\geqslant u_{n+2}\geqslant\sqrt{11}} : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}.

PartieA ; 4. En déduire que (u_n) converge, et noter a sa limite.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est décroissante et minorée par \sqrt{11} : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite réelle a telle que a\geqslant\sqrt{11}.

PartieA ; 5. En posant une équation dont a est solution, donner la valeur exacte de a.

La suite (u_n) converge vers a et vérifie u_{n+1}=f(u_n) avec f continue sur \mathbb{R}^{*+}_{} : d'après le théorème du point fixe, a est solution de l'équation f(x)=x sur \mathbb{R}^{*+}_{}.
\begin{aligned}f(x) = x &\iff \dfrac12\left(x+\dfrac{11}{x}\right) = x \\ &\iff x+\dfrac{11}{x} = 2x \\ &\iff \dfrac{11}{x} = x \\ &\iff x^2 = 11 \\ &\iff x = \sqrt{11} \end{aligned} (car x>0).
Cette équation admet une unique solution sur \mathbb{R}^{*+}_{}, donc, la suite étant minorée par \sqrt{11}>0, on conclut a=\sqrt{11}.

PartieB : Pour tout entier naturel n, un rectangle R_n d'aire 11 a pour largeur \ell_n et longueur L_n, avec L_0=5 et L_{n+1}=\dfrac{L_n+\ell_n}{2}. 1.a Expliquer pourquoi \ell_0=2{,}2.

L'aire de R_0 vaut 11 et sa longueur L_0=5, donc sa largeur vérifie L_0\times\ell_0=11, d'où \ell_0=\dfrac{11}{5}= 2,2.

PartieB ; 1.b Établir que, pour tout entier naturel n, \ell_n=\dfrac{11}{L_n}.

Pour tout entier naturel n, le rectangle R_n a pour aire 11 et pour longueur L_n, donc sa largeur vérifie L_n\times\ell_n=11, d'où \ell_n=\dfrac{11}{L_n}.

PartieB ; 2. Vérifier que la suite (L_n) correspond à la suite (u_n) de la partie A.

En remplaçant \ell_n par \dfrac{11}{L_n} dans la relation de récurrence : \begin{aligned}L_{n+1} &= \dfrac{L_n+\ell_n}{2} \\ &= \dfrac12\left(L_n+\dfrac{11}{L_n}\right)\end{aligned} qui est exactement la relation vérifiée par (u_n). Comme de plus \begin{aligned}L_0 &= u_0 \\ &= 5\end{aligned} les deux suites sont identiques.

PartieB ; 3. Montrer que, pour tout entier naturel n, {\ell_n\leqslant\sqrt{11}\leqslant L_n}.

D'après la partie A, (u_n), donc (L_n), est minorée par \sqrt{11}, ce qui donne \sqrt{11}\leqslant L_n.
La fonction inverse étant strictement décroissante sur \mathbb{R}^{*+}_{}, {\sqrt{11}\leqslant L_n \implies \dfrac{1}{\sqrt{11}}\geqslant\dfrac{1}{L_n} \implies \dfrac{11}{\sqrt{11}}\geqslant\dfrac{11}{L_n}}, soit \sqrt{11}\geqslant\ell_n.
En combinant les deux inégalités, on obtient bien {\ell_n\leqslant\sqrt{11}\leqslant L_n}.

PartieB ; 4. On admet que (L_n) et (\ell_n) convergent toutes deux vers \sqrt{11}. Interpréter géométriquement ce résultat.

Géométriquement, les dimensions du rectangle R_n se rapprochent de plus en plus l'une de l'autre et tendent toutes deux vers \sqrt{11} : le rectangle R_n tend donc à devenir un carré de côté \sqrt{11}.

PartieB ; 5.a Un script Python, nommé heron, initialise L=5 et \ell=2{,}2, puis répète n fois les instructions L\leftarrow\dfrac{L+\ell}{2} et \ell\leftarrow\dfrac{11}{L}, avant de renvoyer les deux valeurs arrondies au millionième. Que renvoie l'appel heron(3) ?

  • L'appel heron(3) renvoie \ell_3 et L_3, arrondis au millionième.
  • On obtient les valeurs 0,316606 + 3 (soit \ell_3\approx3{,}316606) et L_3\approx 3,316643.

PartieB ; 5.b Donner une interprétation de ces deux valeurs.

Ces deux valeurs encadrent \sqrt{11} : on a {3{,}316606\leqslant\sqrt{11}\leqslant3{,}316643}, soit un encadrement d'amplitude inférieure à 4\times10^{-5}, obtenu avec seulement trois itérations de l'algorithme.

Marie Sklodowska-Curie (1867-1934) est une physicienne (mais aussi chimiste et mathématicienne), polonaise naturalisée française.
Deux Prix Nobel lui ont été décernés: un en Physique (partagé avec son mari et Henri Becquerel) en 1903 et un en Chimie en 1911 pour la découverte de deux nouveaux éléments, le polonium (nom donné en hommage à ses origines) et le radium
.

On décide d'étudier le rayonnement radioactif du polonium lors de la désintégration des noyaux atomiques au cours du temps.

Au début de l'expérience, on dispose d'un morceau de 2 g de polonium.

On sait que 1 g de polonium contient 3 \times 10^{21} noyaux atomiques.

On admet que, au bout de 24 heures, 0,5 % des noyaux se sont désintégrés et que, pour compenser cette disparition, on ajoute alors 0,005 g de polonium.

On modélise la situation à l'aide d'une suite \left(v_n\right)_{n \in \N} ; on note v_0 le nombre de noyaux contenus dans le polonium au début de l'expérience.

Pour n \geqslant 1,\: v_n désigne le nombre de noyaux contenus dans le polonium au bout de n jours écoulés.

    1. Vérifier que v_0 = 6\times 10^{21}.
    2. Expliquer que, pour tout nombre entier naturel n, on a

      v_{n+1} = 0,995v_n + 1,5 \times\quad 10^{19}.
    1. Démontrer, par récurrence sur n, que {0 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n}.
    2. En déduire que la suite \left(v_n\right)_{n\in \N} est convergente.
  1. On considère la suite \left(u_n\right)_{n \in \N} définie, pour tout entier naturel n, par: u_n = v_n - 3 \times 10^{21}.
    1. Montrer que la suite \left(u_n\right)_{n \in \N} est géométrique de raison 0,995.
    2. En déduire que, pour tout entier naturel n,\: v_n = 3 \times 10^{21}\left(0,995^n + 1\right).
    3. En déduire la limite de la suite \left(v_n\right)_{n \in \N} et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
  2. Déterminer, par le calcul, au bout de combien de jours le nombre de noyaux de polonium sera inférieur à 4,5 \times 10^{21}. Justifier la réponse.
  3. On souhaite disposer de la liste des termes de la suite \left(v_n\right)_{n \in \N}.

    Pour cela, on utilise une fonction appelée noyaux programmée en langage Python et retranscrite partiellement ci-après.

    1def noyaux (n) :
    2V =6*10**21
    3L=[V]
    4for k in range (n):
    5V= ...
    6L.append(V)
    7return L


    1. À la lecture des questions précédentes, proposer deux solutions différentes pour compléter la ligne 5 de la fonction noyaux afin qu'elle réponde au problème.
    2. Pour quelle valeur de l'entier n la commande noyaux(n) renverra-t-elle les relevés quotidiens du nombre de noyaux contenus dans l'échantillon de polonium pendant 52 semaines d'étude ?
Voir la correction

1.aOn étudie la désintégration du polonium : on part d'un échantillon de 2 g, sachant que 1 g contient 3\times10^{21} noyaux. On note v_0 le nombre de noyaux au départ. Vérifier que v_0=6\times10^{21}.

L'échantillon initial pèse 2 g, donc \begin{aligned}v_0 &= 2\times3\times10^{21} \\ &= 6\times10^{21}\end{aligned} noyaux. Donc, la réponse est v_0=6\times10^{21}.

1.bChaque jour, 0,5 % des noyaux présents se désintègrent, puis on ajoute 0,005 g de polonium pour compenser. Justifier que, pour tout entier naturel n, v_{n+1}=0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}.

Si v_n désigne le nombre de noyaux au bout de n jours, la disparition de 0,5 % laisse v_n\left(1-\dfrac{0{,}5}{100}\right) = 0{,}995\,v_n noyaux.
L'ajout quotidien de 0,005 g de polonium apporte \begin{aligned}0{,}005\times3\times10^{21} &= 0{,}015\times10^{21} \\ &= 1{,}5\times10^{19}\end{aligned} noyaux supplémentaires.
Donc, la réponse est v_{n+1} = 0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}.

2.aDémontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n}.

Initialisation : v_0=6\times10^{21} et \begin{aligned}v_1 &= 0{,}995\times6\times10^{21}+1{,}5\times10^{19} \\ &= 5{,}97\times10^{21}+0{,}015\times10^{21} \\ &= 5{,}985\times10^{21}\end{aligned} On a bien {0\leqslant v_1\leqslant v_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n} pour un entier n donné. La fonction x\mapsto0{,}995x+1{,}5\times10^{19} est croissante (coefficient 0,995 > 0), donc l'encadrement se conserve en appliquant cette fonction : {0{,}995\times0+1{,}5\times10^{19}\leqslant0{,}995v_{n+1}+1{,}5\times10^{19}\leqslant0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}}, c'est-à-dire {1{,}5\times10^{19}\leqslant v_{n+2}\leqslant v_{n+1}}, donc en particulier {0\leqslant v_{n+2}\leqslant v_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n}.

2.bEn déduire que la suite (v_n) converge.

L'inégalité de gauche montre que (v_n) est minorée par 0, et l'inégalité de droite montre qu'elle est décroissante. Donc, la réponse est : une suite décroissante et minorée converge, donc (v_n) converge.

3.aOn pose u_n=v_n-3\times10^{21}. Montrer que (u_n) est géométrique de raison 0,995.

\begin{aligned}u_{n+1} &= v_{n+1}-3\times10^{21} \\ &= 0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}-3\times10^{21}\end{aligned}
On réécrit \begin{aligned}3\times10^{21} &= 0{,}995\times3\times10^{21}+0{,}005\times3\times10^{21} \\ &= 0{,}995\times3\times10^{21}+1{,}5\times10^{19}\end{aligned} donc \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}995v_n+1{,}5\times10^{19}-0{,}995\times3\times10^{21}-1{,}5\times10^{19} \\ &= 0{,}995\left(v_n-3\times10^{21}\right) \\ &= 0{,}995\,u_n\end{aligned}
Donc, la réponse est : (u_n) est géométrique de raison 0{,}995 et de premier terme \begin{aligned}u_0 &= v_0-3\times10^{21} \\ &= 3\times10^{21}\end{aligned}

3.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, v_n=3\times10^{21}\left(0{,}995^n+1\right).

Le terme général d'une suite géométrique donne \begin{aligned}u_n &= u_0\times0{,}995^n \\ &= 3\times10^{21}\times0{,}995^n\end{aligned}
Or u_n=v_n-3\times10^{21}, donc \begin{aligned}v_n &= u_n+3\times10^{21} \\ &= 3\times10^{21}\times0{,}995^n+3\times10^{21}\end{aligned} Donc, la réponse est v_n=3\times10^{21}\left(0{,}995^n+1\right).

3.cEn déduire la limite de (v_n) et interpréter le résultat.

Comme {-1<0{,}995<1}, on a \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}995^n=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(0{,}995^n+1\right)=1, puis \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}v_n &= 3\times10^{21}\times1 \\ &= 3\times10^{21}\end{aligned}
Dans le contexte : à force de désintégrations compensées, le nombre de noyaux de polonium présents se stabilise à long terme autour de 3\times10^{21} noyaux.

4.Déterminer, par le calcul, au bout de combien de jours le nombre de noyaux devient inférieur à 4{,}5\times10^{21}.

On résout v_n<4{,}5\times10^{21} \iff 3\times10^{21}\left(0{,}995^n+1\right)<4{,}5\times10^{21} \iff 0{,}995^n+1<1{,}5 \iff 0{,}995^n<0{,}5.
En appliquant le logarithme népérien (fonction strictement croissante) : n\ln(0{,}995)<\ln(0{,}5) ; comme \ln(0{,}995)<0, l'inégalité change de sens en divisant : n>\dfrac{\ln(0{,}5)}{\ln(0{,}995)}.
La calculatrice donne \dfrac{\ln(0{,}5)}{\ln(0{,}995)}\approx138{,}3, donc le plus petit entier convenable est n=139 (on vérifie que v_{138}\approx4{,}502\times10^{21} est encore supérieur au seuil, et v_{139}\approx4{,}495\times10^{21} est passé sous le seuil).
Donc, la réponse est : au bout de 139 jours.

5.aUn script Python nommé noyaux(n) initialise V = 6*1021, une liste L = [V], puis répète pour k de 0 à n-1 une mise à jour de V suivie de L.append(V). Proposer deux façons différentes de compléter la ligne de mise à jour de V.

  • V = 0.995*V + 1.5*1019V = 3*1021*(0.995(k+1) + 1)

5.bPour quelle valeur de l'entier n l'appel noyaux(n) fournit-il les relevés quotidiens sur 52 semaines d'étude ?

52 semaines représentent 52\times7=364 jours. Donc, la réponse est qu'il faut appeler noyaux(364).

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte. Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie. Aucune justification n'est demandée.

Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

Question 1 :

On considère la suite numérique \left(u_n\right) définie pour tout n entier naturel par u_n = \dfrac{1 + 2^n}{3 + 5^n}.

Cette suite :

a. diverge vers +\inftyc. converge vers 0
b. converge vers \dfrac25d. converge vers \dfrac13.

Question 2 :

Soit f la fonction définie sur ]0~;~ +\infty[ par f(x) = x^2\ln x.

L'expression de la fonction dérivée de f est :

a. f'(x) = 2x\ln x.c. f'(x) = 2.
b. f'(x) = x(2\ln x + 1).d. f'(x) = x.

Question 3 :

On considère une fonction h définie et continue sur \R dont le tableau de variations est donné ci-dessous:

\begin{array}{|c| ccc|} \hline x & -\infty\quad &\quad & +\infty \\ \hline \quad &\quad &\quad & +\infty\quad \\ \text{ Variations de $h$ } & &\quad &\quad \\ &\quad -\infty & & 0 1 \\ \hline \end{array} }

On note H la primitive de h définie sur \R qui s'annule en 0.

Elle vérifie la propriété :

a. H est positive sur ]-\infty~;~0].c. H est négative sur ]-\infty~;~1].
b. H est croissante sur ]-\infty~;~1].d. H est croissante sur \R.

Question 4 :

Soit deux réels a et b avec a < b.

On considère une fonction f définie, continue, strictement croissante sur l'intervalle [a~;~b] et qui s'annule en un réel \alpha.

Parmi les propositions suivantes, la fonction en langage Python qui permet de donner une valeur approchée de \alpha à 0,001 est:

a. c.
def racine(a, b):
while abs(b - a)> = 0.001:
m = (a + b)/2
if f(m) < 0 :
b = m
else:
a = m
return m def racine(a, b):
m = (a + b)/2
while abs(b - a)<=0.001:
if f(m)< 0 :
a = m
else:
b = m
return m
b. d.
def racine(a, b):
m = (a + b)/2
while abs(b - a)>= 0.001:
if f(m) < 0:
a = m
else:
b = m
return m
def racine (a, b):
while abs (b - a)>= 0.001:
m =(a + b)/2
if f(m) < 0:
a = m
else :
b = m
return m

Question 5 :

Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher dont 7 sont bleues et les autres vertes.

On effectue trois tirages successifs avec remise. La probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes est :

a. \left(\dfrac{7}{10}\right)^2 \times \dfrac{3}{10}c. \ds\binom{10}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
b. \left(\dfrac{3}{10}\right)^2d. \ds\binom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
Voir la correction

1.On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{1+2^n}{3+5^n}. Quel est son comportement : diverge vers +\infty, converge vers \dfrac25, converge vers 0, ou converge vers \dfrac13 ?

En factorisant numérateur et dénominateur par 5^n : \begin{aligned}u_n &= \dfrac{5^n\left(\frac{1}{5^n}+\left(\frac25\right)^n\right)}{5^n\left(\frac{3}{5^n}+1\right)} \\ &= \dfrac{\left(\frac25\right)^n+\frac{1}{5^n}}{1+\frac{3}{5^n}}\end{aligned}
Les suites géométriques de raisons \dfrac25 et \dfrac15, toutes deux strictement comprises entre -1 et 1, convergent vers 0 : par limite de somme puis de quotient, u_n converge vers \dfrac{0+0}{1+0}=0.
Réponse : la suite converge vers 0.

2.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=x^2\ln(x). Quelle est l'expression de f'(x) ?

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme produit de fonctions dérivables sur cet intervalle.
f'(x) = 2x\times\ln(x) + x^2\times\dfrac1x = 2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)+1\big).
Réponse : f'(x) = x(2\ln(x)+1).

3.Une fonction h, continue sur \mathbb{R}, admet le tableau de variations suivant : h décroît de +\infty (en -\infty) jusqu'à -\infty... en réalité h croît de -\infty vers +\infty, en s'annulant en x=1. On note H la primitive de h sur \mathbb{R} qui s'annule en 0. Que peut-on affirmer : H positive sur ]-\infty~;~0], H croissante sur ]-\infty~;~1], H négative sur ]-\infty~;~1], ou H croissante sur \mathbb{R} ?

h est strictement croissante sur \mathbb{R} et s'annule en 1, donc h(x)<0 pour tout x<1.
H étant une primitive de h, on a H'=h : ainsi H'(x)<0 sur ]-\infty~;~1[, donc H est strictement décroissante sur cet intervalle.
Pour tout x\leqslant 0, x et 0 appartiennent à ]-\infty~;~1[H décroît, donc {x\leqslant 0 \implies H(x)\geqslant H(0)}. Or H(0)=0 par définition de H, donc H(x)\geqslant 0 sur ]-\infty~;~0].
Réponse : H est positive sur ]-\infty~;~0].

4.Soit a<b deux réels et f une fonction définie, continue et strictement croissante sur [a~;~b], qui s'annule en un réel \alpha. Parmi quatre fonctions Python proposées (méthode de dichotomie), laquelle donne bien une valeur approchée de \alpha à 0{,}001 près ?

Le programme correct doit recalculer le milieu m=\dfrac{a+b}{2} à chaque tour de boucle (et non une seule fois avant la boucle), avec un test d'arrêt \og tant que l'écart dépasse 0{,}001 \fg{} correctement écrit.
Comme f est strictement croissante sur [a~;~b] et s'annule en \alpha, on a f(a)<0 et f(b)>0. Si f(m)<0, alors \alpha se trouve entre m et b : il faut donc remplacer a par m (et garder b) pour l'itération suivante ; sinon, on remplace b par m.
Seule la version qui recalcule m à l'intérieur de la boucle, avec la condition while abs(b-a) >= 0.001, et l'affectation a = m quand f(m)<0, respecte ce principe.
Réponse : le programme qui recalcule m dans la boucle et affecte a=m lorsque f(m)<0.

5.Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher, dont 7 bleues et 3 vertes. On effectue trois tirages successifs avec remise. Quelle expression donne la probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes ?

Chaque tirage est une épreuve à deux issues (\og verte \fg{} ou pas), de probabilité de succès p=\dfrac{3}{10}, répétée n=3 fois de façon identique et indépendante (tirages avec remise).
En notant X le nombre de boules vertes obtenues, X suit la loi binomiale \mathcal{B}\left(3~;~\dfrac{3}{10}\right).
\begin{aligned}P(X=2) &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\left(\dfrac{7}{10}\right)^{1} \\ &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\end{aligned}
Réponse : \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2.

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte.

Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie.

Aucune justification n'est demandée.

Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

Question 1 :

Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = x\text{e}^x.

Une primitive F sur \R de la fonction f est définie par:

A. F(x) = \dfrac{x^2}{2}\text{e}^xB F(x) = (x - 1)\text{e}^x
C. F(x) = (x + 1)\text{e}^xD. F(x) = \dfrac2 x \text{e}^{x^2}.

Question 2 :

La courbe \mathcal{C} ci-dessous représente une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[. On sait que :

  • le maximum de la fonction f est atteint au point d'abscisse 3 ;
  • le point P d'abscisse 5 est l'unique point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}.

012345678910111213 10 1 2 312345 C P

On a:

A. pour tout x \in\quad ]0~;~5[,\:f(x) et f'(x) sont de même signe;B. pour tout x \in ]5~;~+\infty[\:, f(x) et f'(x) sont de même signe;
C. pour tout x \in ]0~;~5[,\: f'(x) et f''(x) sont de même signe;D. pour tout x \in\quad ]5~;~+\infty[,\: f(x) et f''(x) sont de même signe.

Question 3 :

On considère la fonction g définie sur [0~;~ +\infty[ par g(t) = \dfrac{a}{b + \text{e}^{-t}}a et b sont deux nombres réels.

On sait que g(0) = 2 et \displaystyle\lim_{t \to + \infty}\quad g(t) = 3.

Les valeurs de a et b sont:

A. a = 2 et b = 3B. a = 4 et b = \dfrac43
C. a = 4 et b = 1D. a = 6 et b = 2

Question 4 :

Alice dispose de deux urnes A et B contenant chacune quatre boules indiscernables au toucher.

L'urne A contient deux boules vertes et deux boules rouges.

L'urne B contient trois boules vertes et une boule rouge.

Alice choisit au hasard une urne puis une boule dans cette urne. Elle obtient une boule verte.

La probabilité qu'elle ait choisi l'urne B est:

A. \dfrac38B. \dfrac12
C. \dfrac35D. \dfrac58

Question 5 :

On pose S = 1 + \dfrac12\quad + \dfrac13 + \dfrac14 + ... + \dfrac{1}{100}.

Parmi les scripts Python ci-dessous, celui qui permet de calculer la somme S est :

a. b.
def somme\_a():
S = 0
for k in range(100):
S=1/(k+1)
return S def somme\_b():
S = 0
for k in range(100) :
S = S + 1/(k + 1)
return S
c. d.
def somme\_c():
k = 0
while S < 100 :
S = S+1/(k+1)
return S def somme\_d():
k = 0
while k < 100:
S = S + 1/(k + 1)
return S
Voir la correction

1.On pose f(x)=xe^x sur \mathbb{R}. Parmi F(x)=\dfrac{x^2}{2}e^x, F(x)=(x-1)e^x, F(x)=(x+1)e^x et F(x)=\dfrac2xe^{x^2}, laquelle est une primitive de f sur \mathbb{R} ?

Testons F(x)=(x-1)e^x, dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables, avec u(x)=x-1 et v(x)=e^x, donc u'(x)=1 et v'(x)=e^x.
F'=u'v+uv' donc F'(x)=e^x+(x-1)e^x=xe^x=f(x) pour tout réel x.
Donc, la réponse est F(x)=(x-1)e^x.

2.La courbe \mathcal{C} d'une fonction f deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[ admet un maximum en x=3 et un unique point d'inflexion d'abscisse 5. Que peut-on affirmer parmi : f et f' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ; f' et f'' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f'' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ?

Par lecture graphique de \mathcal{C}, f(x)<0 sur ]0~;~1[ et f(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
Le maximum étant atteint en x=3, f'(x)>0 sur ]0~;~3[ et f'(x)<0 sur ]3~;~+\infty[.
Le seul point d'inflexion étant d'abscisse 5, et la courbe étant concave puis convexe, f''(x)<0 sur ]0~;~5[ et f''(x)>0 sur ]5~;~+\infty[.
Sur ]5~;~+\infty[, f(x)>0 et f''(x)>0 : ces deux fonctions sont donc de même signe sur cet intervalle.
Donc, la réponse est « f et f'' sont de même signe sur ]5~;~+\infty[ ».

3.Soit g définie sur [0~;~+\infty[ par g(t)=\dfrac{a}{b+e^{-t}}, avec g(0)=2 et \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=3. Déterminer a et b parmi les couples (2~;~3), \left(4~;~\dfrac43\right), (4~;~1) et (6~;~2).

\begin{aligned}g(0) &= \dfrac{a}{b+e^0} \\ &= \dfrac{a}{b+1} \\ &= 2\end{aligned} donc \begin{aligned}a &= 2(b+1) \\ &= 2b+2\end{aligned}
Comme \lim\limits_{t\to+\infty}(-t)=-\infty et \lim\limits_{X\to-\infty}e^X=0, on a par composition \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-t}=0, donc \lim\limits_{t\to+\infty}(b+e^{-t})=b et, par quotient, \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=\dfrac{a}{b}.
Donc \dfrac{a}{b}=3, soit a=3b. En combinant avec a=2b+2 : 3b=2b+2, donc b=2, puis \begin{aligned}a &= 3\times2 \\ &= 6\end{aligned}
Donc, la réponse est a=6 et b=2.

4.Alice tire au hasard une urne parmi A (2 boules vertes, 2 rouges) et B (3 boules vertes, 1 rouge), puis une boule dans cette urne, et obtient une boule verte. Quelle est la probabilité qu'elle ait choisi l'urne B, parmi \dfrac38, \dfrac12, \dfrac35 et \dfrac58 ?

Notons A et B le choix de chaque urne, et V l'évènement « la boule tirée est verte ». On a \begin{aligned}P(A) &= P(B) \\ &= \dfrac12\end{aligned} \begin{aligned}P_A(V) &= \dfrac24 \\ &= \dfrac12\end{aligned} et P_B(V)=\dfrac34.
\begin{aligned}P(V\cap B) &= P(B)\times P_B(V) \\ &= \dfrac12\times\dfrac34 \\ &= \dfrac38\end{aligned}
Comme A et B forment une partition de l'univers, la formule des probabilités totales donne \begin{aligned}P(V) &= P(V\cap A)+P(V\cap B) \\ &= \dfrac12\times\dfrac12+\dfrac38 \\ &= \dfrac14+\dfrac38 \\ &= \dfrac28+\dfrac38 \\ &= \dfrac58\end{aligned}
On cherche \begin{aligned}P_V(B) &= \dfrac{P(V\cap B)}{P(V)} \\ &= \dfrac{\frac38}{\frac58} \\ &= \dfrac38\times\dfrac85 \\ &= \dfrac35\end{aligned}
Donc, la réponse est \dfrac35.

5.On pose S=1+\dfrac12+\dfrac13+\dots+\dfrac{1}{100}. Parmi quatre scripts Python (a, b, c, d) proposés pour calculer S, lequel convient ?

  • Le script a réaffecte S à chaque tour de boucle sans cumuler les termes précédents : il renvoie seulement le dernier terme, pas la somme : écarté.
  • Le script c initialise un compteur k mais teste la condition sur une variable S qui n'a pas été initialisée avant la boucle : il provoque une erreur : écarté.
  • Le script d initialise k à 0 mais ne l'incrémente jamais dans la boucle : la condition k < 100 reste indéfiniment vraie, la boucle ne s'arrête jamais : écarté.
  • Le script b initialise S à 0, puis cumule bien S = S + 1/(k+1) pour k allant de 0 à 99 : c'est le seul qui calcule correctement S.
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On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 3 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12u_n + \dfrac12n + 1.

Partie A

Cette partie est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une absence de réponse, ou une réponse multiple, ne rapporte ni n'enlève de point.

  1. La valeur de u_2 est égale à :

    a. \dfrac{11}{4}b. \dfrac{13}{2}
    c. 3,5b. 2,7
  2. La suite \left(v_n\right) définie, pour tout entier naturel n, par v_n = u_n - n est :

    a. arithmétique de raison \dfrac12b. géométrique de raison \dfrac12
    c. constante.d. ni arithmétique, ni géométrique.
  3. On considère la fonction ci-dessous, écrite de manière incomplète en langage Python.

    n désigne un entier naturel non nul.

    On rappelle qu'en langage Python « i in range (n) » signifie que i varie de 0 à n-1.

    1def terme (n)
    2U=3
    3for i in range(n):
    4...
    5return U


    Pour que terme (n) renvoie la valeur de u_n, on peut compléter la ligne 4 par :

    a. U = U/2 + (i+1)/2+1b. U = U/2 + n/2 + 1
    c. U = U/2 + (i-1)/2+1d. U = U/2 + i/2 + 1

Partie B

  1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n : {n \leqslant u_n \leqslant n + 3.}
  2. En déduire la limite de la suite \left(u_n\right).
  3. Déterminer la limite de la suite \left(\dfrac{u_n}{n}\right).
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère la suite (u_n) définie par u_0=3 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12u_n+\dfrac12n+1. Que vaut u_2 ? a) \dfrac{11}{4} b) \dfrac{13}{2} c) 3,5 d) 2,7

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac12u_0+\dfrac12\times0+1 \\ &= \dfrac12\times3+1 \\ &= \dfrac52\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac12u_1+\dfrac12\times1+1 \\ &= \dfrac12\times\dfrac52+\dfrac12+1 \\ &= \dfrac54+\dfrac24+\dfrac44 \\ &= \dfrac{11}{4}\end{aligned}
Donc, la réponse est a.

PartieA ; 2. On pose, pour tout entier naturel n, v_n = u_n-n. La suite (v_n) est : a) arithmétique de raison \dfrac12 b) géométrique de raison \dfrac12 c) constante d) ni arithmétique ni géométrique

Pour tout n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-(n+1) \\ &= \dfrac12u_n+\dfrac12n+1-n-1 \\ &= \dfrac12u_n-\dfrac12n \\ &= \dfrac12(u_n-n) \\ &= \dfrac12v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=\dfrac12v_n montre que (v_n) est géométrique de raison \dfrac12.
Donc, la réponse est b.

PartieA ; 3. Un script Python incomplet doit renvoyer u_n à partir de \begin{aligned}U &= u_0 \\ &= 3\end{aligned} avec une boucle for i in range(n): (où i varie de 0 à n-1). Quelle instruction compléter à l'intérieur de la boucle ? a) U = U/2 + (i+1)/2 + 1 b) U = U/2 + n/2 + 1 c) U = U/2 + (i-1)/2 + 1 d) U = U/2 + i/2 + 1

Au premier passage dans la boucle, i=0 et le script doit calculer u_1 à partir de u_0, c'est-à-dire appliquer la relation avec l'indice 0 : U \leftarrow \dfrac{U}{2}+\dfrac{0}{2}+1, donc l'instruction doit utiliser i (l'indice courant), pas i+1 ni n.
Seule la formule U = U/2 + i/2 + 1 reproduit exactement u_{i+1}=\dfrac12u_i+\dfrac12i+1 à chaque tour.
Donc, la réponse est d.

PartieB ; 1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {n\leqslant u_n\leqslant n+3}.

  • Initialisation : pour n=0, u_0=3, et on a bien {0\leqslant3\leqslant0+3}. La propriété est vraie au rang 0.
  • Hérédité : supposons que pour un entier n donné, {n\leqslant u_n\leqslant n+3} (hypothèse de récurrence).
  • En multipliant par \dfrac12>0 : {\dfrac{n}{2}\leqslant\dfrac{u_n}{2}\leqslant\dfrac{n}{2}+\dfrac32}.
  • En ajoutant \dfrac{n}{2}+1 à chaque membre : {n+1\leqslant\dfrac{u_n}{2}+\dfrac{n}{2}+1\leqslant n+\dfrac52}, c'est-à-dire {n+1\leqslant u_{n+1}\leqslant n+\dfrac52}.
  • Comme \dfrac52\leqslant3, on obtient {n+1\leqslant u_{n+1}\leqslant(n+1)+3} : la propriété est vraie au rang n+1.
  • Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel n.

PartieB ; 2. En déduire la limite de la suite (u_n).

D'après la question précédente, u_n\geqslant n pour tout n, et \lim\limits_{n\to+\infty}n=+\infty. Par comparaison, on en déduit que \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=+\infty.

PartieB ; 3. Déterminer la limite de la suite \left(\dfrac{u_n}{n}\right).

Pour tout entier n\geqslant1, l'encadrement {n\leqslant u_n\leqslant n+3} donne, en divisant par n>0 : {1\leqslant\dfrac{u_n}{n}\leqslant1+\dfrac3n}.
Or \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac3n=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(1+\dfrac3n\right)=1, et la limite de la suite constante égale à 1 est bien sûr 1.
D'après le théorème des gendarmes, la suite \left(\dfrac{u_n}{n}\right) converge et \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{u_n}{n}=1.

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On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 8 et, pour tout entier naturel n, u_{n +1} = \dfrac{6u_n + 2}{u_n +5}.

  1. Calculer u_1.
  2. Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par : f(x) = \dfrac{6x + 2 }{x +5}.

    Ainsi, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} = f\left(u_n\right).
    1. Démontrer que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

      En déduire que pour tout réel x > 2, on a f(x) > 2.
    2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n > 2.
  3. On admet que, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} - u_n = \dfrac{\left(2 - u_n\right)\left(u_n + 1\right)}{u_n +5}.

    1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) pour tout entier naturel par: v_n = \dfrac{u_n - 2}{u_n + 1}.

    1. Calculer v_0.
    2. Démontrer que \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison \dfrac47.
    3. Déterminer, en justifiant, la limite de \left(v_n\right).

      En déduire la limite de \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction Python seuil ci-contre, où A est un nombre réel strictement plus grand que 2.

    Donner, sans justification, la valeur renvoyée par la commande seuil (2.001) puis interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
defseuil (A) :
n = 0
u = 8
while u > A :
u = (6*u + 2)/(u + 5)
n = n + 1
return n
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1.On définit la suite (u_n) par u_0=8 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac{6u_n+2}{u_n+5}. Calculer u_1.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac{6\times8+2}{8+5} \\ &= \dfrac{50}{13}\end{aligned}

2.aSoit f la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{6x+2}{x+5} (de sorte que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n). Montrer que f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[, puis en déduire que f(x)>2 pour tout réel x>2.

Le dénominateur x+5 ne s'annule pas sur [0~;~+\infty[ (il vaut au moins 5), donc f y est dérivable, avec f'(x) = \dfrac{6(x+5)-(6x+2)}{(x+5)^2} = \dfrac{28}{(x+5)^2}.
Ce quotient est strictement positif sur [0~;~+\infty[, donc f est strictement croissante sur cet intervalle.
Par ailleurs \begin{aligned}f(2) &= \dfrac{6\times2+2}{2+5} \\ &= \dfrac{14}{7} \\ &= 2\end{aligned} La stricte croissance de f donne alors : pour tout x>2, f(x)>f(2)=2.

2.bDémontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n>2.

Initialisation : u_0=8>2, la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons u_n>2 pour un entier n fixé. D'après la question précédente, f(u_n)>2, c'est-à-dire u_{n+1}>2 puisque u_{n+1}=f(u_n).
Conclusion : la propriété est initialisée et héréditaire, donc par récurrence, u_n>2 pour tout entier naturel n.

3.On admet que, pour tout entier naturel n, u_{n+1}-u_n = \dfrac{(2-u_n)(u_n+1)}{u_n+5}. Montrer que (u_n) est décroissante, puis en déduire qu'elle converge.

Comme u_n>2 pour tout n (question 2.b), on a {u_n+1>3>0} et {u_n+5>7>0} : le dénominateur et le second facteur du numérateur sont strictement positifs.
Le signe de u_{n+1}-u_n est donc celui de 2-u_n, qui est strictement négatif puisque u_n>2. Ainsi u_{n+1}-u_n<0 pour tout n : la suite (u_n) est strictement décroissante.
Étant décroissante et minorée par 2, la suite (u_n) converge, vers une limite \ell vérifiant \ell\geqslant2.

4.aOn pose v_n = \dfrac{u_n-2}{u_n+1} pour tout entier naturel n. Calculer v_0.

\begin{aligned}v_0 &= \dfrac{u_0-2}{u_0+1} \\ &= \dfrac{8-2}{8+1} \\ &= \dfrac{6}{9} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}

4.bMontrer que (v_n) est une suite géométrique de raison \dfrac47.

En remplaçant u_{n+1} par son expression : \begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{u_{n+1}-2}{u_{n+1}+1} \\ &= \dfrac{\frac{6u_n+2}{u_n+5}-2}{\frac{6u_n+2}{u_n+5}+1}\end{aligned}
En réduisant chaque étage au même dénominateur u_n+5 : \begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{(6u_n+2)-2(u_n+5)}{(6u_n+2)+(u_n+5)} \\ &= \dfrac{4u_n-8}{7u_n+7} \\ &= \dfrac{4(u_n-2)}{7(u_n+1)} \\ &= \dfrac47\,v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1} = \dfrac47\,v_n, valable pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison \dfrac47.

4.cDéterminer, en justifiant, la limite de (v_n), puis en déduire celle de (u_n).

Comme (v_n) est géométrique de raison \dfrac47 et de premier terme v_0=\dfrac23, on a v_n = \dfrac23\left(\dfrac47\right)^n pour tout n.
Or {-1<\dfrac47<1}, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(\dfrac47\right)^n = 0, et par produit de limites, \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 0.
De v_n = \dfrac{u_n-2}{u_n+1} et u_n+1>3, on tire u_n-2 = v_n(u_n+1), quantité qui tend vers 0. Donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 2 : la limite \ell de (u_n) vaut 2.

5.On considère la fonction Python seuil(A) ci-dessous, où A est un réel strictement supérieur à 2, qui simule la suite (u_n) jusqu'à ce que le terme calculé descende à A ou en dessous, et renvoie le rang atteint.

  • def seuil(A):
  • n = 0
  • u = 8
  • while u > A:
  • u = (6*u + 2) / (u + 5)
  • n = n + 1
  • return n

5.Donner, sans justification, la valeur renvoyée par seuil(2.001), puis interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

En simulant la suite terme à terme, on obtient u_{13}\approx2{,}00139 (encore supérieur à 2,001) puis u_{14}\approx2{,}00079 (passé sous 2,001) : la fonction renvoie donc 14.
Cela signifie que u_{14} est le premier terme de la suite strictement inférieur à 2,001.

Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Une entreprise a créé une Foire Aux Questions (« FAQ ») sur son site internet.

On étudie le nombre de questions qui y sont posées chaque mois.

Partie A : Première modélisation

Dans cette partie, on admet que, chaque mois :

  • 90 % des questions déjà posées le mois précédent sont conservées sur la FAQ ;
  • 130 nouvelles questions sont ajoutées à la FAQ.

Au cours du premier mois, 300 questions ont été posées.

Pour estimer le nombre de questions, en centaines, présentes sur la FAQ le n-ième mois, on modélise la situation ci-dessus à l'aide de la suite \left(u_n\right) définie par :

u_1 =3 et, pour tout entier naturel n \geqslant 1,\:u_{n+1} = 0,9u_n + 1,3.

  1. Calculer u_2 et u_3 et proposer une interprétation dans le contexte de l'exercice.
  2. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n \geqslant 1 : u_n = 13 - \dfrac{100}{9} \times 0,9^n.
  1. En déduire que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  2. On considère le programme ci-contre, écrit en langage Python.

    Déterminer la valeur renvoyée par la saisie de seuil(8.5) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.
def seuil(p) :
n=1
u=3
while u<=p :
n=n+1
u=0.9*u+1.3
return n

Partie B : Une autre modélisation

Dans cette partie, on considère une seconde modélisation à l'aide d'une nouvelle suite \left(v_n\right) définie pour tout entier naturel n \geqslant 1 par: v_n = 9 - 6 \times \text{e}^{-0,19\times(n - 1)}.

Le terme v_n est une estimation du nombre de questions, en centaines, présentes le n-ième mois sur la FAQ.

  1. Préciser les valeurs arrondies au centième de v_1 et v_2.
  2. Déterminer, en justifiant la réponse, la plus petite valeur de n telle que v_n > 8,5.

Partie C : Comparaison des deux modèles

  1. L'entreprise considère qu'elle doit modifier la présentation de son site lorsque plus de 850 questions sont présentes sur la FAQ.

    Parmi ces deux modélisations, laquelle conduit à procéder le plus tôt à cette modification ?

    Justifier votre réponse.
  2. En justifiant la réponse, pour quelle modélisation y a-t-il le plus grand nombre de questions sur la FAQ à long terme?
Voir la correction

PartieA ; 1. Une entreprise modélise le nombre de questions (en centaines) posées chaque mois sur sa FAQ par la suite (u_n) définie par u_1=3 et, pour tout n\geqslant1, u_{n+1} = 0{,}9u_n+1{,}3 (90 % des questions du mois précédent sont conservées, et 130 nouvelles questions s'ajoutent). Calculer u_2 et u_3, et interpréter.

\begin{aligned}u_2 &= 0{,}9\times u_1 + 1{,}3 \\ &= 0{,}9\times3+1{,}3 \\ &= 2{,}7+1{,}3 \\ &= 4\end{aligned} et \begin{aligned}u_3 &= 0{,}9\times u_2+1{,}3 \\ &= 0{,}9\times4+1{,}3 \\ &= 3{,}6+1{,}3 \\ &= 4{,}9\end{aligned}
Comme u_n représente un nombre de questions en centaines, on peut estimer à 400 questions le 2^{\text{e}} mois et à 490 questions le 3^{\text{e}} mois.

PartieA ; 2. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n = 13 - \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n.

Initialisation. Pour n=1 : \begin{aligned}13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^1 &= 13-\dfrac{90}{9} \\ &= 13-10 \\ &= 3 \\ &= u_1\end{aligned} La propriété est vraie au rang 1.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n\geqslant1, u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n. Alors \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}9u_n+1{,}3 \\ &= 0{,}9\left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\right)+1{,}3 \\ &= 11{,}7 - \dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}+1{,}3 \\ &= 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}\end{aligned} La propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 1 et héréditaire à partir de ce rang : d'après le principe de récurrence, pour tout entier n\geqslant1, u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n.

PartieA ; 3. En déduire que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout n\geqslant1 : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n+1}\right) - \left(13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^{n}\right) \\ &= \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\times(1-0{,}9) \\ &= \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n\times0{,}1\end{aligned} Cette quantité est strictement positive car 0{,}9^n>0, donc u_{n+1}-u_n>0 pour tout n\geqslant1 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. Le script Python ci-dessous renvoie le plus petit rang n tel que u_n dépasse un seuil p donné. Recopier ce script.

  • def seuil(p):
  • n = 1
  • u = 3
  • while u <= p:
  • n = n + 1
  • u = 0.9 * u + 1.3
  • return n

PartieA ; 4 (suite). Déterminer la valeur renvoyée par seuil(8.5) et l'interpréter dans le contexte de l'exercice.

seuil(8.5) renvoie le plus petit rang n tel que u_n>8{,}5. On résout : u_n>8{,}5 \iff 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n>8{,}5 \iff \dfrac{100}{9}\times0{,}9^n<4{,}5 \iff 0{,}9^n<\dfrac{4{,}5\times9}{100} = 0{,}405.
Par stricte décroissance de \ln : n\ln(0{,}9) < \ln(0{,}405), et comme \ln(0{,}9)<0, cela équivaut à n>\dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)}.
Or \dfrac{\ln(0{,}405)}{\ln(0{,}9)} \approx 8{,}58, donc le plus petit entier n qui convient est 9. Donc, la réponse est : seuil(8.5) renvoie 9, ce qui signifie que c'est le 9^{\text{e}} mois où le nombre de questions dépasse 850.

PartieB ; 1. Une seconde modélisation utilise la suite (v_n) définie pour n\geqslant1 par v_n = 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}. Donner les valeurs de v_1 et v_2 arrondies au centième.

v_1 = 9-6\text{e}^{0} = 9-6 = 3 et v_2 = 9-6\text{e}^{-0{,}19} \approx 9-6\times0{,}8270 \approx 9-4{,}962 \approx 4{,}04.

PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de n telle que v_n>8{,}5.

v_n>8{,}5 \iff 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}>8{,}5 \iff 6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}<0{,}5 \iff \text{e}^{-0{,}19(n-1)}<\dfrac{0{,}5}{6}.
Par stricte croissance de \ln : -0{,}19(n-1) < \ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right), soit n-1 > -\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right) (le sens s'inverse car on divise par -0{,}19<0), donc n > 1-\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right).
Or 1-\dfrac{1}{0{,}19}\ln\left(\dfrac{0{,}5}{6}\right) \approx 14{,}08, donc le plus petit entier n qui convient est n=15.

PartieC ; 1. L'entreprise change la présentation de son site dès que plus de 850 questions figurent sur la FAQ. Laquelle des deux modélisations conduit à ce seuil le plus tôt ?

D'après la question précédente sur (u_n), le seuil u_n>8{,}5 est atteint dès le 9^{\text{e}} mois.
D'après la question sur (v_n), le seuil v_n>8{,}5 n'est atteint qu'au 15^{\text{e}} mois.
Donc, la réponse est : c'est la première modélisation, avec la suite (u_n), qui conduit à modifier la présentation du site le plus tôt.

PartieC ; 2. Pour quelle modélisation le nombre de questions à long terme est-il le plus grand ?

Pour (u_n) : u_n = 13-\dfrac{100}{9}\times0{,}9^n, et comme {-1<0{,}9<1}, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}9^n = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 13 : à long terme, la première modélisation prévoit 1300 questions.
Pour (v_n) : v_n = 9-6\text{e}^{-0{,}19(n-1)}, et comme -0{,}19(n-1)\to-\infty quand n\to+\infty, on a \text{e}^{-0{,}19(n-1)}\to0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 9 : la seconde modélisation prévoit 900 questions à long terme.
Donc, la réponse est : c'est la première modélisation, avec la suite (u_n), qui prévoit le plus grand nombre de questions à long terme.

Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Des biologistes étudient l'évolution d'une population d'insectes dans un jardin botanique.

Au début de l'étude la population est de 100000 insectes.

Pour préserver l'équilibre du milieu naturelle nombre d'insectes ne doit pas dépasser 400000.

Partie A : Étude d'un premier modèle en laboratoire

L'observation de l'évolution de ces populations d'insectes en laboratoire, en l'absence de tout prédateur, montre que le nombre d'insectes augmente de 60 % chaque mois.

En tenant compte de cette observation, les biologistes modélisent l'évolution de la population d'insectes à l'aide d'une suite \left(u_n\right) où, pour tout entier naturel n, u_n modélise le nombre d'insectes, exprimé en millions, au bout de n mois.

On a donc u_0 = 0,1.

  1. Justifier que pour tout entier naturel n : u_n = 0,1 \times 1,6^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
  3. En résolvant une inéquation, déterminer le plus petit entier naturel n à partir duquel u_n > 0,4.
  4. Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel serait-il préservé ? Justifier la réponse.

Partie B : Étude d'un second modèle

En tenant compte des contraintes du milieu naturel dans lequel évoluent les insectes, les biologistes choisissent une nouvelle modélisation.

Ils modélisent le nombre d'insectes à l'aide de la suite \left(v_n\right), définie par :

v_0 = 0,1 et, pour tout entier naturel n,\: v_{n+1} = 1,6v_n - 1,6v_n^2,

où, pour tout entier naturel n,\: v_n est le nombre d'insectes, exprimé en millions, au bout de n mois.

  1. Déterminer le nombre d'insectes au bout d'un mois.
  2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac12\right] par f(x) = 1,6x - 1,6x^2.

    1. Résoudre l'équation f(x) = x.
    2. Montrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac12\right].
    1. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n,\: 0 \leqslant v_n\quad \leqslant\quad v_{n+1} \leqslant\quad \dfrac12.
    2. Montrer que la suite \left(v_n\right) est convergente.

      On note \ell la valeur de sa limite. On admet que \ell est solution de l'équation f(x) = x.
    3. Déterminer la valeur de \ell.

      Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel sera-t-il préservé ? Justifier la réponse.
  1. On donne ci-contre la fonction seuil, écrite en langage Python.
    1. Qu'observe-t-on si on saisit seuil(0.4) ?
    2. Déterminer la valeur renvoyée par la saisie de seuil(0.35).

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
def seuil(a) :
v=0.1
n=0
while v
v=1.6*v-1.6*v*v
n=n+1
return n
Voir la correction

PartieA ; 1. Des biologistes suivent une population d'insectes qui compte 100 000 individus au départ. En laboratoire, sans prédateur, cette population augmente de 60 % chaque mois. On modélise le nombre d'insectes, en millions, au bout de n mois par une suite (u_n) avec u_0=0{,}1. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n}.

Augmenter de 60 % chaque mois revient à multiplier l'effectif par 1+\dfrac{60}{100} = 1{,}6 d'un mois sur l'autre : la suite (u_n) est donc géométrique de raison q=1{,}6 et de premier terme u_0=0{,}1.
Or le terme général d'une suite géométrique est u_n = u_0\times q^{n}. Donc, la réponse est u_n = 0{,}1\times 1{,}6^{n} pour tout entier naturel n.

PartieA ; 2. Déterminer la limite de la suite (u_n).

Comme 1{,}6>1, on a \lim\limits_{n\to+\infty} 1{,}6^{n} = +\infty, donc \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty} u_n &= \lim\limits_{n\to+\infty} 0{,}1\times 1{,}6^{n} \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieA ; 3. En résolvant une inéquation, déterminer le plus petit entier naturel n à partir duquel u_n>0{,}4.

u_n>0{,}4 \iff 0{,}1\times 1{,}6^{n}>0{,}4 \iff 1{,}6^{n}>4.
En passant au logarithme népérien, qui est strictement croissant : 1{,}6^{n}>4 \iff n\ln(1{,}6)>\ln(4) \iff n>\dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)} (l'inégalité garde son sens car \ln(1{,}6)>0).
Or \dfrac{\ln(4)}{\ln(1{,}6)}\approx 2{,}946. Donc, la réponse est n=3.

PartieA ; 4. Selon ce modèle, l'équilibre du milieu naturel (qui impose de ne pas dépasser 400 000 insectes) sera-t-il préservé ?

Comme u_3>0{,}4, le nombre d'insectes dépasse 400 000 dès le 3e mois selon ce modèle : l'équilibre du milieu naturel n'est donc pas préservé.

PartieB ; 1. Un second modèle, tenant compte des contraintes du milieu, définit une suite (v_n) par v_0=0{,}1 et, pour tout entier naturel n, v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2} (nombre d'insectes en millions). Déterminer le nombre d'insectes au bout d'un mois.

\begin{aligned}v_1 &= 1{,}6\times v_0 - 1{,}6\times v_0^{2} \\ &= 1{,}6\times 0{,}1 - 1{,}6\times 0{,}01 \\ &= 0{,}16-0{,}016 \\ &= 0{,}144\end{aligned} Donc, la réponse est 144 000 insectes.

PartieB ; 2.a On considère la fonction f définie sur \left[0~;~\dfrac12\right] par f(x) = 1{,}6x-1{,}6x^{2}. Résoudre l'équation f(x)=x.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff 1{,}6x-1{,}6x^{2} = x \\ &\iff 0{,}6x-1{,}6x^{2} = 0 \\ &\iff x(0{,}6-1{,}6x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou 0{,}6-1{,}6x=0, c'est-à-dire \begin{aligned}x &= \dfrac{0{,}6}{1{,}6} \\ &= \dfrac{3}{8}\end{aligned}
Ces deux valeurs appartiennent bien à \left[0~;~\dfrac12\right]. Donc, la réponse est : l'équation f(x)=x admet deux solutions, 0 et \dfrac{3}{8}.

PartieB ; 2.b Montrer que f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

f'(x) = 1{,}6-1{,}6\times 2x = 1{,}6(1-2x).
Pour x\in\left[0~;~\dfrac12\right], on a x\leqslant\dfrac12, donc 2x\leqslant 1 et donc 1-2x\geqslant 0, d'où f'(x)\geqslant 0.
Donc, la réponse est : f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right].

PartieB ; 3.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12}.

Initialisation : v_0=0{,}1 et v_1=0{,}144 (question précédente), donc {0\leqslant v_0\leqslant v_1\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que {0\leqslant v_n\leqslant v_{n+1}\leqslant\dfrac12} pour un entier n donné. Comme f est croissante sur \left[0~;~\dfrac12\right] (question 2.b), on peut appliquer f aux trois membres de l'encadrement : {f(0)\leqslant f(v_n)\leqslant f(v_{n+1})\leqslant f\left(\dfrac12\right)}.
Or f(0)=0, f(v_n)=v_{n+1}, f(v_{n+1})=v_{n+2} et \begin{aligned}f\left(\dfrac12\right) &= 1{,}6\times\dfrac12-1{,}6\times\dfrac14 \\ &= 0{,}8-0{,}4 \\ &= 0{,}4\end{aligned}
On obtient donc {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant 0{,}4}, et comme 0{,}4\leqslant\dfrac12, cela entraîne {0\leqslant v_{n+1}\leqslant v_{n+2}\leqslant\dfrac12} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, elle est vraie pour tout entier naturel n.

PartieB ; 3.b Montrer que la suite (v_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant v_{n+1} : la suite (v_n) est croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout n, v_n\leqslant\dfrac12 : la suite (v_n) est majorée par \dfrac12.
Une suite croissante et majorée converge, d'après le théorème de la convergence monotone. Donc, la réponse est : (v_n) converge.

PartieB ; 3.c On note \ell la limite de (v_n), solution de f(x)=x. Déterminer la valeur de \ell et conclure sur la préservation de l'équilibre du milieu naturel.

La suite (v_n) est croissante de limite \ell, donc tous ses termes sont inférieurs ou égaux à \ell ; en particulier v_1\leqslant\ell, soit 0{,}144\leqslant\ell, donc \ell\neq 0.
Comme \ell est solution de f(x)=x, elle vaut donc nécessairement \dfrac{3}{8} (l'autre solution possible étant 0, exclue). Donc \begin{aligned}\ell &= \dfrac{3}{8} \\ &= 0{,}375\end{aligned}
Pour tout n, \begin{aligned}v_n &\leqslant \ell \\ &= 0{,}375\end{aligned} donc le nombre d'insectes restera toujours inférieur à 375 000, valeur qui ne dépasse jamais le seuil de 400 000. Donc, la réponse est : selon ce second modèle, l'équilibre du milieu naturel sera préservé.

PartieB ; 4.a On donne la fonction Python ci-dessous, qui simule l'évolution de (v_n) à partir de v_0=0{,}1 tant que v<a.

  • def seuil(a) : v = 0.1
  • n = 0
  • while v < a :
  • v = 1.6*v - 1.6*v*v
  • n = n + 1
  • return n

PartieB ; 4.b Qu'observe-t-on si l'on exécute seuil(0.4) ?

La fonction seuil(a) renvoie le premier rang n à partir duquel v_n\geqslant a. Or on a montré que v_n\leqslant 0{,}375 pour tout n : il n'existe donc aucun rang n pour lequel v_n\geqslant 0{,}4. Donc, la réponse est : le programme ne s'arrête jamais (boucle infinie).

PartieB ; 4.c Déterminer la valeur renvoyée par seuil(0.35) et interpréter ce résultat.

À la calculatrice, en itérant v_{n+1}=1{,}6v_n-1{,}6v_n^{2} à partir de v_0=0{,}1, on obtient v_5\approx 0{,}338<0{,}35 et \begin{aligned}v_6 &\approx 0{,}358 \\ &\geqslant 0{,}35\end{aligned}
Donc, la réponse est : seuil(0.35) renvoie 6, ce qui signifie que c'est au bout du 6e mois que le nombre d'insectes dépasse pour la première fois 350 000, selon ce second modèle.

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On considère la suite \left(u_n\right) telle que u_0 = 0 et pour tout entier naturel n : u_{n+1} = \dfrac{-u_n - 4}{u_n + 3}.

On admet que u_n est défini pour tout entier naturel n.

  1. Calculer les valeurs exactes de u_1 et u_2.
  2. On considère la fonction terme ci-dessous écrite de manière incomplète en langage Python :

    def terme (n) :
    u = ...
    for i in range(n):
    u = ...
    return(u)


    On rappelle qu'en langage Python, « i in range (n) » signifie que i varie de 0 à n - 1.


    Recopier et compléter le cadre ci-dessus de sorte que, pour tout entier naturel n, l'instruction terme (n) renvoie la valeur de u_n.
  3. Soit la fonction f définie sur ]- 3~;~+\infty[ par: f(x) = \dfrac{- x - 4}{x+ 3}.

    Ainsi, pour tout entier naturel n, on a u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    Démontrer que la fonction f est strictement croissante sur ]- 3~;~+\infty[.
  4. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n : {- 2 < u_{n+1} \leqslant u_n.}
  5. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  6. Soit la suite \left(v_n\right) définie pour tout entier naturel n par: v_n = \dfrac{1}{u_n + 2}.

    1. Donner v_0.
    2. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est arithmétique de raison 1.
    3. En déduire que pour tout entier naturel n \geqslant 1 : u_n = \dfrac{1}{n + 0,5}\quad - 2.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
Voir la correction

1.Soit (u_n) définie par u_0=0 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac{-u_n-4}{u_n+3}. Calculer les valeurs exactes de u_1 et u_2.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac{-u_0-4}{u_0+3} \\ &= \dfrac{0-4}{0+3} \\ &= -\dfrac{4}{3}\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac{-u_1-4}{u_1+3} \\ &= \dfrac{\frac{4}{3}-4}{-\frac{4}{3}+3} \\ &= \dfrac{-\frac{8}{3}}{\frac{5}{3}} \\ &= -\dfrac{8}{5}\end{aligned}

2.Compléter la fonction Python terme(n), écrite de façon incomplète, pour qu'elle renvoie u_n pour tout entier naturel n.

  • def terme(n) :
  • u = 0
  • for i in range(n) :
  • u = (-u - 4) / (u + 3)
  • return u

3.Soit f définie sur ]-3~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{-x-4}{x+3}, de sorte que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer que f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[.

f est une fonction rationnelle, donc dérivable sur son ensemble de définition ]-3~;~+\infty[, avec (formule \left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^2}) :
f'(x) = \dfrac{-1\times(x+3)-(-x-4)\times1}{(x+3)^2} = \dfrac{-x-3+x+4}{(x+3)^2} = \dfrac{1}{(x+3)^2}.
Sur ]-3~;~+\infty[, (x+3)^2>0 donc f'(x)>0 : donc, la réponse est que f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[.

4.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, -2<u_{n+1}\leqslant u_n.

Initialisation. Pour n=0 : u_0=0 et u_1=-\dfrac{4}{3}, donc {-2<-\dfrac{4}{3}\leqslant0}, soit -2<u_1\leqslant u_0. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n\geqslant0, -2<u_{n+1}\leqslant u_n (hypothèse de récurrence).
Comme -2 et u_{n+1}, u_n appartiennent à ]-3~;~+\infty[ et que f y est strictement croissante (question 3), on peut appliquer f aux trois membres de l'inégalité : f(-2)<f(u_{n+1})\leqslant f(u_n).
Or \begin{aligned}f(-2) &= \dfrac{-(-2)-4}{-2+3} \\ &= \dfrac{-2}{1} \\ &= -2\end{aligned} f(u_{n+1})=u_{n+2} et f(u_n)=u_{n+1} : on obtient donc -2<u_{n+2}\leqslant u_{n+1}, ce qui est la propriété au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire à partir de ce rang : d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, -2<u_{n+1}\leqslant u_n.

5.En déduire que la suite (u_n) converge.

D'après la question 4, (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par -2 : d'après le théorème de la convergence monotone, (u_n) converge.

6.aSoit (v_n) définie par v_n=\dfrac{1}{u_n+2} pour tout entier naturel n. Donner v_0.

\begin{aligned}v_0 &= \dfrac{1}{u_0+2} \\ &= \dfrac{1}{0+2} \\ &= \dfrac{1}{2} \\ &= 0{,}5\end{aligned}

6.bDémontrer que (v_n) est arithmétique de raison 1.

Comme u_n>-2 pour tout n (question 4), u_n+2>0 donc v_n est bien défini et strictement positif pour tout n.
\begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{1}{u_{n+1}+2} \\ &= \dfrac{1}{\frac{-u_n-4}{u_n+3}+2} \\ &= \dfrac{1}{\frac{-u_n-4+2(u_n+3)}{u_n+3}} \\ &= \dfrac{u_n+3}{u_n+2}\end{aligned}
\begin{aligned}v_{n+1}-v_n &= \dfrac{u_n+3}{u_n+2}-\dfrac{1}{u_n+2} \\ &= \dfrac{u_n+2}{u_n+2} \\ &= 1\end{aligned}
Donc, la réponse est : (v_n) est arithmétique de raison 1 (et de premier terme v_0=0{,}5).

6.cEn déduire que, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n=\dfrac{1}{n+0{,}5}-2.

(v_n) étant arithmétique de raison 1 et de premier terme 0{,}5 : v_n = 0{,}5+n pour tout n.
De v_n=\dfrac{1}{u_n+2}, on tire u_n+2=\dfrac{1}{v_n}, donc \begin{aligned}u_n &= \dfrac{1}{v_n}-2 \\ &= \dfrac{1}{n+0{,}5}-2\end{aligned}
Donc, la réponse est : pour tout n\geqslant1 (et en fait dès n=0), u_n=\dfrac{1}{n+0{,}5}-2.

6.dDéterminer la limite de la suite (u_n).

\displaystyle\lim_{n\to+\infty}(n+0{,}5)=+\infty donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{1}{n+0{,}5}=0, d'où \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=-2.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Affirmation : La fonction f définie sur \R par f(x) = \text{e}^x - x est convexe.
  2. Affirmation : L'équation \left(2\text{e}^x - 6\right)\left(\text{e}^x + 2\right) = 0 admet \ln (3) comme unique solution dans \R.
  3. Affirmation : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^{2x} - 1}{\text{e}^x - x} = 0.
  4. Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = (6x + 5)\text{e}^{3x} et F la fonction définie sur \R par :

    F(x) = (2x + 1)\text{e}^{3x} + 4.

    Affirmation : F est la primitive de f sur \R qui prend la valeur 5 quand x = 0.
  5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

    On rappelle que len(L) représente la longueur de la liste L.

    def mystere(L) :
    S = 0
    for i in range(len(L)) :
    S = S + L[i]
    return S / len(L)


    Affirmation : L'exécution de mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50.
Voir la correction

1.Affirmation : la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x-x est convexe. Vrai ou faux ?

f est deux fois dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x)=e^x-1 puis f''(x)=e^x. Comme e^x>0 pour tout réel x, f'' est positive sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.Affirmation : l'équation (2e^x-6)(e^x+2)=0 admet \ln(3) comme unique solution réelle. Vrai ou faux ?

Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un des facteurs est nul : 2e^x-6=0 ou e^x+2=0.
Comme e^x>0 pour tout x, on a {e^x+2>2>0} : cette équation n'a donc aucune solution.
L'autre équation donne \begin{aligned}2e^x = 6 &\iff e^x = 3 \\ &\iff x = \ln(3) \end{aligned} (par stricte croissance de la fonction exponentielle, cette solution est unique).
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie.

3.Affirmation : \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=0. Vrai ou faux ?

On factorise par le terme dominant de chaque membre : \begin{aligned}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x} &= \dfrac{e^{2x}\left(1-e^{-2x}\right)}{e^x\left(1-xe^{-x}\right)} \\ &= e^x\times\dfrac{1-e^{-2x}}{1-xe^{-x}}\end{aligned}
Or \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{-2x}=0 donc le numérateur de la fraction tend vers 1 ; et xe^{-x}=\dfrac{x}{e^x}\to0 par croissances comparées, donc le dénominateur tend aussi vers 1.
Le quotient tend donc vers 1, et comme \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty, on obtient \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=+\infty.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (la limite vaut +\infty, pas 0).

4.Affirmation : avec f(x)=(6x+5)e^{3x} et F(x)=(2x+1)e^{3x}+4 sur \mathbb{R}, F est la primitive de f qui vaut 5 en x=0. Vrai ou faux ?

F est dérivable sur \mathbb{R} comme produit et somme de fonctions dérivables : F'(x) = 2e^{3x}+3(2x+1)e^{3x} = e^{3x}\big(2+6x+3\big) = (6x+5)e^{3x} = f(x).
De plus \begin{aligned}F(0) &= (2\times0+1)e^{0}+4 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : F est bien la primitive de f sur \mathbb{R} valant 5 en 0.

5.On considère une fonction Python mystere(L) qui parcourt une liste L, cumule la somme S de ses éléments, puis renvoie S divisée par la longueur de L (la moyenne des éléments). Affirmation : mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50. Vrai ou faux ?

La somme des dix éléments de la liste vaut 1+9+9+5+0+3+6+12+0+5=50, et la fonction renvoie cette somme divisée par la longueur de la liste (ici 10), soit \dfrac{50}{10}=5. Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (le résultat renvoyé vaut 5, pas 50).

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point :

  1. Affirmation : La suite u définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1} est bornée.
  2. Affirmation : Toute suite bornée est convergente.
  3. Affirmation : Toute suite croissante tend vers +\infty.
  4. Soit la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(x^2 + 2x + 2\right).

    Affirmation : La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~1].
  5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

    On rappelle que len(L) renvoie la longueur, c'est-à-dire le nombre d'éléments de la liste L.

     def mystere(L) :
         M = L[0]
         \# On initialise M avec le premier élément de la liste L
         for i in range(len(L)) : 
            if L[i] > M :
              M = L[i]
         return M 


    Affirmation : L'exécution de mystere( [2, 3, 7,0 ,6, 3, 2, 0, 5]) renvoie 7.
Voir la correction

1.Pour chaque affirmation, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant. Affirmation : la suite u définie sur \mathbb{N} par u_n=\dfrac{(-1)^n}{n+1} est bornée.

Vraie. Pour tout entier naturel n, {n+1\geqslant1>0}, donc \dfrac{1}{n+1}\leqslant1, d'où -1\leqslant-\dfrac{1}{n+1} et \dfrac{1}{n+1}\leqslant1.
De plus, pour tout entier naturel n, {-1\leqslant(-1)^n\leqslant1}, donc, en divisant par n+1>0 : {-\dfrac{1}{n+1}\leqslant\dfrac{(-1)^n}{n+1}\leqslant\dfrac{1}{n+1}}.
En combinant les deux encadrements : {-1\leqslant\dfrac{(-1)^n}{n+1}\leqslant1}. Donc, la réponse est que la suite u est bornée par -1 et 1.

2.Affirmation : toute suite bornée est convergente.

Fausse. La suite u définie sur \mathbb{N} par u_n=(-1)^n est bornée par -1 et 1, mais elle prend alternativement les valeurs -1 et 1 : elle n'admet pas de limite, donc elle ne converge pas. Ce contre-exemple suffit à invalider l'affirmation.

3.Affirmation : toute suite croissante tend vers +\infty.

Fausse. La suite u définie sur \mathbb{N}^* par u_n=-\dfrac{1}{n} est croissante (car \dfrac{1}{n} décroît) mais elle converge vers 0 et non vers +\infty. Ce contre-exemple suffit à invalider l'affirmation.

4.Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(x^2+2x+2\right). Affirmation : f est convexe sur l'intervalle [-3~;~1].

Fausse. Étudier la convexité de f revient à étudier le signe de f''. On pose u(x)=x^2+2x+2 (strictement positif sur \mathbb{R} car de discriminant négatif), avec u'(x)=2x+2 ; f=\ln(u) est dérivable sur \mathbb{R} comme composée de fonctions dérivables, et f'(x)=\dfrac{2x+2}{x^2+2x+2}.
En dérivant à nouveau f'=\dfrac{v}{w} avec v(x)=2x+2, w(x)=x^2+2x+2, v'(x)=2, w'(x)=2x+2 : f''(x)=\dfrac{v'w-w'v}{w^2}=\dfrac{2(x^2+2x+2)-(2x+2)^2}{w^2}.
Au numérateur : \begin{aligned}2x^2+4x+4-\left(4x^2+8x+4\right) &= -2x^2-4x \\ &= -2x(x+2)\end{aligned} Comme w^2>0, f''(x) est du signe de -2x(x+2), trinôme de coefficient dominant négatif, de racines -2 et 0 : il est positif entre les racines et négatif à l'extérieur.
f''(x)>0 sur ]-2~;~0[ et f''(x)<0 sur ]-\infty~;~-2[\cup]0~;~+\infty[ : f est donc convexe sur [-2~;~0] et concave ailleurs. Sur [-3~;~1], f n'est pas concave ni convexe partout (elle est concave près de -3 et de 1) : elle n'est donc pas convexe sur tout l'intervalle [-3~;~1].

5.On considère la fonction Python mystere ci-dessous, qui prend en paramètre une liste L de nombres (len(L) renvoie le nombre d'éléments de L).

  • def mystere(L) :# on initialise M avec le premier élément
  • M = L[0]
  • for i in range(len(L)) :# on parcourt tous les indices de L
  • if L[i] > M :# si un élément dépasse M
  • M = L[i]# on met M à jour
  • return M

5.(suite) Affirmation : l'exécution de mystere([2, 3, 7, 0, 6, 3, 2, 0, 5]) renvoie 7.

Vraie. La variable M est initialisée avec le premier élément de la liste, puis à chaque étape, si un élément de la liste dépasse la valeur courante de M, M est remplacé par cet élément. L'algorithme calcule donc le maximum des éléments de la liste, qui vaut ici 7 (le plus grand des termes 2,3,7,0,6,3,2,0,5).

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans cet exercice, on considère la suite \left(T_n\right) définie par :

T_0 = 180 \:\text{et, \: pour tout entier naturel} \:n, \: T_{n+1} = 0,955T_n + 0,9

    1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n \geqslant 20.
    2. Vérifier que pour tout entier naturel n, T_{n+1} -\quad T_n\quad = - 0,045\left(T_n - 20\right). En déduire le sens de variation de la suite \left(T_n\right).
    3. Conclure de ce qui précède que la suite \left(T_n\right) est convergente. Justifier.
  1. Pour tout entier naturel n, on pose : u_n =\quad T_n - 20.
    1. Montrer que la suite \left(u_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison.
    2. En déduire que pour tout entier naturel n, T_n =\quad 20 + 160 \times\quad 0,955^n.
    3. Calculer la limite de la suite \left(T_n\right).
    4. Résoudre l'inéquation T_n \leqslant 120 d'inconnue n entier naturel.
  2. Dans cette partie, on s'intéresse à l'évolution de la température au centre d'un gâteau après sa sortie du four.

    On considère qu'à la sortie du four, la température au centre du gâteau est de 180 ° C et celle de l'air ambiant de 20 ° C.

    La loi de refroidissement de Newton permet de modéliser la température au centre du gâteau par la suite précédente \left(T_n\right). Plus précisément, T_n représente la température au centre du gâteau, exprimée en degré Celsius, n minutes après sa sortie du four.
    1. Expliquer pourquoi la limite de la suite \left(T_n\right) déterminée à la question 2. c. était prévisible dans le contexte de l'exercice.
    2. On considère la fonction Python ci-dessous:
      def temp(x) :
      T = 180
      n = 0
      while T > x :
      T=0.955*T+0.9
      n=n+1
      return n
      Donner le résultat obtenu en. exécutant la commande temp(120).

      Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

1.aOn modélise la température (en degrés Celsius) au centre d'un gâteau par la suite (T_n) définie par T_0=180 et, pour tout entier naturel n, T_{n+1} = 0{,}955\,T_n+0{,}9. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n\geqslant20.

Initialisation : \begin{aligned}T_0 &= 180 \\ &\geqslant 20\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n donné, T_n\geqslant20. Alors \begin{aligned}0{,}955\,T_n &\geqslant 0{,}955\times20 \\ &= 19{,}1\end{aligned} donc \begin{aligned}T_{n+1} &= 0{,}955\,T_n+0{,}9 \\ &\geqslant 19{,}1+0{,}9 \\ &= 20\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, T_n\geqslant20.

1.bVérifier que, pour tout entier naturel n, T_{n+1}-T_n = -0{,}045(T_n-20), puis en déduire le sens de variation de la suite (T_n).

\begin{aligned}T_{n+1}-T_n &= 0{,}955\,T_n+0{,}9-T_n \\ &= -0{,}045\,T_n+0{,}9 \\ &= -0{,}045\left(T_n-\dfrac{0{,}9}{0{,}045}\right) \\ &= -0{,}045(T_n-20)\end{aligned}
D'après la question précédente, T_n-20\geqslant0 pour tout n, donc T_{n+1}-T_n\leqslant0 : la suite (T_n) est décroissante.

1.cConclure que la suite (T_n) est convergente.

La suite (T_n) est décroissante et minorée par 20 : donc, d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell\geqslant20.

2.aOn pose, pour tout entier naturel n, u_n = T_n-20. Montrer que (u_n) est géométrique et préciser sa raison.

\begin{aligned}u_{n+1} &= T_{n+1}-20 \\ &= 0{,}955\,T_n+0{,}9-20 \\ &= 0{,}955\,T_n-19{,}1 \\ &= 0{,}955(T_n-20) \\ &= 0{,}955\,u_n\end{aligned} Donc, (u_n) est géométrique de raison q=0{,}955, de premier terme \begin{aligned}u_0 &= T_0-20 \\ &= 160\end{aligned}

2.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, T_n = 20+160\times0{,}955^n.

Comme (u_n) est géométrique de premier terme u_0=160 et de raison 0{,}955 : u_n = 160\times0{,}955^n. Or T_n = u_n+20, donc T_n = 20+160\times0{,}955^n.

2.cCalculer la limite de la suite (T_n).

Comme 0{,}955\in\,]-1~;~1[, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}955^n = 0. Donc, \lim\limits_{n\to+\infty}T_n = 20.

2.dRésoudre l'inéquation T_n\leqslant120, d'inconnue l'entier naturel n.

\begin{aligned}T_n \leqslant 120 &\iff 20+160\times0{,}955^n \leqslant 120 \\ &\iff 160\times0{,}955^n \leqslant 100 \\ &\iff 0{,}955^n \leqslant \dfrac58 \end{aligned}
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \begin{aligned}\ln\left(0{,}955^n\right) \leqslant \ln\left(\dfrac58\right) &\iff n\times\ln(0{,}955) \leqslant \ln\left(\dfrac58\right) \end{aligned}
Comme \ln(0{,}955)<0, l'inégalité change de sens en divisant : \begin{aligned}n &\geqslant \dfrac{\ln\left(\frac58\right)}{\ln(0{,}955)} \\ &\approx 10{,}2\end{aligned}
Donc, l'ensemble des solutions est n\geqslant11.

3.aExpliquer pourquoi la limite de (T_n) trouvée à la question 2.c était prévisible dans le contexte de l'exercice.

À sa sortie du four, le gâteau est plus chaud que l'air ambiant (180 ^{\circ}C contre 20 ^{\circ}C) : il cède donc progressivement sa chaleur à l'air, et sa température se rapproche de celle de l'air ambiant sans jamais descendre en dessous. Il est donc cohérent que T_n tende vers 20, la température de l'air ambiant.

3.bUne fonction Python temp(x) initialise T = 180 et n = 0, puis répète tant que T > x : T = 0.955*T+0.9 et n = n+1, avant de renvoyer n. Donner le résultat renvoyé par temp(120) et l'interpréter.

La fonction renvoie le plus petit entier n tel que T_n\leqslant x. D'après la question 2.d, avec x=120, ce plus petit entier est n=11.
Dans le contexte de l'exercice, il faut donc attendre 11 minutes après la sortie du four pour que la température au centre du gâteau descende à 120 ^{\circ}C ou moins.

Principaux domaines abordés : Suites numériques. Algorithmique et programmation.

Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse.

Partie A : modèle discret de la quantité médicamenteuse

Après une première injection de 1 mg de médicament, le patient est placé sous perfusion.

On estime que, toutes les 30 minutes, l'organisme du patient élimine 10 % de la quantité de médicament présente dans le sang et qu'il reçoit une dose supplémentaire de 0,25 mg de la substance médicamenteuse.

On étudie l'évolution de la quantité de médicament dans le sang avec le modèle suivant :

pour tout entier naturel n, on note u_n la quantité, en mg, de médicament dans le sang du patient au bout de n périodes de trente minutes. On a donc u_0 = 1.

  1. Calculer la quantité de médicament dans le sang au bout d'une demi-heure.
  2. Justifier que, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = 0,9u_n + 0,25.
    1. Montrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n,\: u_n \leqslant\quad u_{n+1} < 5.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  3. On estime que le médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang du patient est supérieure ou égale à 1,8 mg.
    1. Recopier et compléter le script écrit en langage Python suivant de manière à déterminer au bout de combien de périodes de trente minutes le médicament commence à être réellement efficace.
      def efficace():
      u=1
      n=0
      while ...... :
      u=......
      n = n+1
      return n
    2. Quelle est la valeur renvoyée par ce script ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 2,5 - u_n.
    1. Montrer que \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme \left(v_0\right).
    2. Montrer que, pour tout entier naturel n,\: u_n = 2,5 - 1,5 \times 0,9^n.
    3. Le médicament devient toxique lorsque sa quantité présente dans le sang du patient dépasse 3 mg.

      D'après le modèle choisi, le traitement présente-t-il un risque pour le patient? Justifier.

Partie B : modèle continu de la quantité médicamenteuse

Après une injection initiale de 1 mg de médicament, le patient est placé sous perfusion.

Le débit de la substance médicamenteuse administrée au patient est de 0,5 mg par heure.

La quantité de médicament dans le sang du patient, en fonction du temps, est modélisée par la fonction f, définie sur [0~;~ +\infty[, par

f(t) = 2,5 - 1,5\text{e}^{-0,2t},

t désigne la durée de la perfusion exprimée en heure.

On rappelle que ce médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang du patient est supérieure ou égale à 1,8 mg.

  1. Le médicament est-il réellement efficace au bout de 3 h 45 min ?
  2. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps le médicament devient réellement efficace.
  3. Comparer le résultat obtenu avec celui obtenu à la question 4. b. du modèle discret de la Partie A.
Voir la correction

PartieA ; 1. Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse. Après une première injection de 1 mg, le patient est placé sous perfusion : toutes les 30 minutes, l'organisme élimine 10 % de la quantité présente et reçoit 0,25 mg supplémentaire. Pour tout entier naturel n, on note u_n la quantité (en mg) au bout de n périodes de 30 minutes, avec u_0=1. Calculer la quantité de médicament dans le sang au bout d'une demi-heure.

En 30 minutes, 10 % de u_0=1 mg disparaissent : il reste 0{,}9\times1=0{,}9 mg, auxquels s'ajoutent 0,25 mg supplémentaires. Donc u_1 = 0{,}9+0{,}25 = 1,15 mg.

PartieA ; 2. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n+0{,}25.

Au bout de n périodes, la quantité présente est u_n. Pendant la période suivante, 10 % de cette quantité disparaît, il en reste donc 0{,}9u_n, puis 0,25 mg supplémentaires sont administrés. D'où, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n+0{,}25.

PartieA ; 3.a Montrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n, {u_n \leqslant u_{n+1} < 5}.

Initialisation : u_0=1 et u_1=1{,}15, donc {u_0\leqslant u_1 < 5}. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n\in\mathbb{N} tel que {u_n\leqslant u_{n+1}<5}. En multipliant par 0{,}9>0 : {0{,}9u_n \leqslant 0{,}9u_{n+1} < 4{,}5}. En ajoutant 0,25 à chaque membre : {0{,}9u_n+0{,}25 \leqslant 0{,}9u_{n+1}+0{,}25 < 4{,}75}, soit {u_{n+1}\leqslant u_{n+2} < 4{,}75 < 5}. La propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant u_{n+1}<5}.

PartieA ; 3.b En déduire que la suite (u_n) est convergente.

L'inégalité u_n\leqslant u_{n+1} montre que (u_n) est croissante, et l'inégalité u_{n+1}<5 montre qu'elle est majorée par 5. Une suite croissante et majorée étant convergente, la suite (u_n) converge vers une limite \ell\leqslant5.

PartieA ; 4.a Le médicament est réellement efficace lorsque sa quantité dans le sang est supérieure ou égale à 1,8 mg. Recopier et compléter le script Python suivant afin de déterminer au bout de combien de périodes de 30 minutes le médicament devient réellement efficace : def efficace(): / u = 1 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = n + 1 / return n.

  • La condition de la boucle while doit rester vraie tant que le médicament n'est pas encore efficace, donc tant que u < 1.8.
  • L'instruction à répéter doit reproduire la relation de récurrence : u = 0.9 * u + 0.25.
  • Le script complété est donc : def efficace(): puis u = 1, n = 0, while u < 1.8:, u = 0.9 * u + 0.25, n = n + 1, puis return n.

PartieA ; 4.b Quelle est la valeur renvoyée par ce script ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

En itérant la relation u_{n+1}=0{,}9u_n+0{,}25 à partir de u_0=1, on obtient u_7\approx1{,}783<1{,}8 et \begin{aligned}u_8 &\approx 1{,}854 \\ &\geqslant 1{,}8\end{aligned}
Le script renvoie donc n=8 : le médicament devient réellement efficace au bout de 8 périodes de 30 minutes, soit 4 heures après le début de la perfusion.

PartieA ; 5.a Soit (v_n) la suite définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 2{,}5-u_n. Montrer que (v_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n, \begin{aligned}v_{n+1} &= 2{,}5-u_{n+1} \\ &= 2{,}5-(0{,}9u_n+0{,}25) \\ &= 2{,}25-0{,}9u_n\end{aligned}
Or u_n = 2{,}5-v_n, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 2{,}25-0{,}9(2{,}5-v_n) \\ &= 2{,}25-2{,}25+0{,}9v_n \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n étant vraie pour tout entier naturel n, (v_n) est une suite géométrique de raison 0{,}9, de premier terme v_0 = 2{,}5-u_0 = 2{,}5-1 = 1,5.

PartieA ; 5.b Montrer que, pour tout entier naturel n, u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n.

(v_n) étant géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=1{,}5, on a, pour tout entier naturel n, v_n = 1{,}5\times0{,}9^n. Comme u_n = 2{,}5-v_n, on en déduit que, pour tout entier naturel n, u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n.

PartieA ; 5.c Le médicament devient toxique lorsque sa quantité dans le sang dépasse 3 mg. D'après ce modèle, le traitement présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.

Comme {-1<0{,}9<1}, on a \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}9^n = 0, donc \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}u_n &= 2{,}5-1{,}5\times0 \\ &= 2{,}5\end{aligned}
De plus, pour tout entier naturel n, 0{,}9^n>0, donc u_n = 2{,}5-1{,}5\times0{,}9^n < 2{,}5 < 3 : la quantité de médicament reste toujours strictement inférieure à 2,5 mg.
Donc, la réponse est que le traitement ne présente aucun risque de toxicité pour le patient, la quantité de médicament restant en permanence inférieure à 3 mg.

PartieB ; 1. Après une injection initiale de 1 mg, le patient est placé sous perfusion à un débit de 0,5 mg par heure. La quantité de médicament dans le sang, en fonction du temps t (en heures), est modélisée par f(t) = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2t} sur [0~;~+\infty[. Le médicament est-il réellement efficace au bout de 3 h 45 min ?

3 h 45 min = 3+\dfrac{45}{60} = 3+0{,}75 = 3{,}75 heures.
f(3{,}75) = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2\times3{,}75} = 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}75} \approx 1{,}791.
Comme 1{,}791<1{,}8, le médicament n'est pas encore réellement efficace au bout de 3 h 45 min selon ce modèle.

PartieB ; 2. Selon ce modèle, déterminer au bout de combien de temps le médicament devient réellement efficace.

On cherche t\geqslant0 tel que f(t)\geqslant1{,}8, soit 2{,}5-1{,}5\text{e}^{-0{,}2t}\geqslant1{,}8 \iff 1{,}5\text{e}^{-0{,}2t}\leqslant0{,}7 \iff \text{e}^{-0{,}2t}\leqslant\dfrac{7}{15}.
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante, cette inégalité équivaut à -0{,}2t\leqslant\ln\left(\dfrac{7}{15}\right), soit, en divisant par -0{,}2<0 (ce qui inverse le sens), t\geqslant -5\ln\left(\dfrac{7}{15}\right).
Or -5\ln\left(\dfrac{7}{15}\right) \approx 3{,}811 heures, soit 3 heures et 0{,}811\times60\approx48{,}6 minutes. Donc, la réponse est que le médicament devient réellement efficace au bout d'environ 3 h 49 min.

PartieB ; 3. Comparer le résultat obtenu avec celui de la question 4.b du modèle discret de la Partie A.

Dans le modèle discret, le médicament devient efficace au bout de 4 heures, alors que dans le modèle continu il le devient au bout d'environ 3 h 49 min, un délai plus court. Le modèle continu prévoit donc une efficacité un peu plus rapide que le modèle discret.

Principaux domaines abordés : Suites numériques. Algorithmique et programmation.

On s'intéresse au développement d'une bactérie.

Dans cet exercice, on modélise son développement avec les hypothèses suivantes : cette bactérie a une probabilité 0,3 de mourir sans descendance et une probabilité 0,7 de se diviser en deux bactéries filles.

Dans le cadre de cette expérience, on admet que les lois de reproduction des bactéries sont les mêmes pour toutes les générations de bactéries qu'elles soient mère ou fille.

Pour tout entier naturel n, on appelle p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie.

On admet que, d'après ce modèle, la suite \left(p_n\right) est définie de la façon suivante :

p_0 = 0,3 et, pour tout entier naturel n,

p_{n+1} = 0,3 + 0,7p_n^2.

  1. La feuille de calcul ci-dessous donne des valeurs approchées de la suite \left(p_n\right)
    1. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2 (masquées dans la feuille de calcul) et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.
    2. Quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?
    3. Formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite \left(p_n\right).
    1. Démontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n,\: 0 \leqslant p_n \leqslant p_{n+1} \leqslant0,5.
    2. Justifier que la suite \left(p_n\right) est convergente.
  2. On appelle L la limite de la suite \left(p_n\right).
    1. Justifier que L est solution de l'équation

      0,7x^2 - x\quad + 0,3 = 0
    2. Déterminer alors la limite de la suite \left(p_n\right).
AB
1np_n
200,3
31
42
530,40769562
640,416351
750,42134371
860,42427137
970,42600433
1080,42703578
1190,42765169
12100,42802018
13110,42824089
14120,42837318
15130,42845251
16140,42850009
17150,42852863
18160,42854575
19170,42855602
  1. La fonction suivante, écrite en langage Python, a pour objectif de renvoyer les n premiers termes de la suite \left(p_n\right).

    1def suite(n) :
    2p= ...
    3s=[p]
    4for i in range (...) :
    5p=...
    6s.append(p)
    7return (s)


    Recopier, sur votre copie, cette fonction en complétant les lignes 2, 4 et 5 de façon à ce que la fonction suite (n) retourne, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite.
Voir la correction

1.aOn étudie le développement d'une bactérie, qui a une probabilité 0{,}3 de mourir sans descendance et 0{,}7 de se diviser en deux bactéries filles, ces probabilités étant les mêmes à chaque génération. On note p_n la probabilité d'obtenir au plus n descendances pour une bactérie, avec p_0=0{,}3 et p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 pour tout entier naturel n. Déterminer les valeurs exactes de p_1 et p_2, et interpréter ces valeurs dans le contexte de l'énoncé.

\begin{aligned}p_1 &= 0{,}3+0{,}7\times p_0^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}3^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}09 \\ &= 0{,}3+0{,}063 \\ &= 0{,}363\end{aligned}
\begin{aligned}p_2 &= 0{,}3+0{,}7\times p_1^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}363^2 \\ &= 0{,}3+0{,}7\times0{,}131769 \\ &= 0{,}3+0{,}0922383 \\ &= 0{,}3922383\end{aligned}
Donc, la réponse est p_1=0{,}363 et p_2=0{,}3922383 : p_1 est la probabilité d'obtenir au plus une descendance (c'est-à-dire de mourir sans descendance, ou de se diviser puis que les deux bactéries filles meurent sans descendance), et p_2 celle d'obtenir au plus deux descendances.

1.bSachant que p_{10}\approx0{,}42802018 (valeur fournie par une feuille de calcul), quelle est la probabilité, arrondie à 10^{-3} près, d'obtenir au moins 11 générations de bactéries à partir d'une bactérie de ce type ?

L'évènement « obtenir au moins 11 descendances » est l'évènement contraire de « obtenir au plus 10 descendances », de probabilité p_{10}.
La probabilité cherchée vaut donc \begin{aligned}1-p_{10} &\approx 1-0{,}42802018 \\ &\approx 0{,}57198\end{aligned}
Donc, la réponse est environ 0{,}57210^{-3} près).

1.cEn observant que les valeurs successives de p_n (fournies par une feuille de calcul) augmentent progressivement de 0{,}3 vers une valeur proche de 0{,}4285, formuler des conjectures sur les variations et la convergence de la suite (p_n).

Au vu de ces valeurs, la suite (p_n) semble croissante, et semble converger vers une limite proche de 0{,}4285 (les derniers termes calculés se rapprochant de plus en plus les uns des autres autour de cette valeur).

2.aDémontrer par récurrence sur n que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

Initialisation : on a p_0=0{,}3 et p_1=0{,}363 (question 1.a), donc {0\leqslant0{,}3\leqslant0{,}363\leqslant0{,}5}, c'est-à-dire {0\leqslant p_0\leqslant p_1\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n\in\mathbb{N}, supposons que {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.
La fonction carré étant croissante sur [0~;~+\infty[, on en déduit {0\leqslant p_n^2\leqslant p_{n+1}^2\leqslant0{,}5^2}, puis en multipliant chaque membre par 0{,}7>0 : {0\leqslant0{,}7p_n^2\leqslant0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}7\times0{,}25}.
En ajoutant 0{,}3 à chaque membre : {0{,}3\leqslant0{,}3+0{,}7p_n^2\leqslant0{,}3+0{,}7p_{n+1}^2\leqslant0{,}3+0{,}175}, c'est-à-dire {0{,}3\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}475}.
Comme 0\leqslant0{,}3 et 0{,}475\leqslant0{,}5, on obtient {0\leqslant p_{n+1}\leqslant p_{n+2}\leqslant0{,}5} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant p_n\leqslant p_{n+1}\leqslant0{,}5}.

2.bJustifier que la suite (p_n) est convergente.

D'après la question précédente, la suite (p_n) est croissante (car p_n\leqslant p_{n+1} pour tout n) et majorée par 0{,}5. Donc, la réponse est que, d'après le théorème de convergence monotone, la suite (p_n) est convergente.

3.aOn note L la limite de la suite (p_n). Justifier que L est solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

Comme (p_n) converge vers L, la suite (p_{n+1}) converge aussi vers L (suite extraite en décalant les indices).
En passant à la limite dans la relation de récurrence p_{n+1}=0{,}3+0{,}7p_n^2 (la fonction carré étant continue), on obtient L=0{,}3+0{,}7L^2, soit 0{,}7L^2-L+0{,}3=0.
Donc, la réponse est que L est bien solution de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0.

3.bDéterminer la limite de la suite (p_n).

Le discriminant de l'équation 0{,}7x^2-x+0{,}3=0 vaut \Delta = (-1)^2-4\times0{,}7\times0{,}3 = 1-0{,}84=0{,}16=0{,}4^2>0 : l'équation admet donc deux solutions distinctes.
\begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{1{,}4}{1{,}4} \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-0{,}4}{2\times0{,}7} \\ &= \dfrac{0{,}6}{1{,}4} \\ &= \dfrac{6}{14} \\ &= \dfrac37\end{aligned}
D'après la question 2.a, la suite (p_n) est majorée par 0{,}5, donc sa limite L vérifie L\leqslant0{,}5 : la solution x_1=1 est donc à exclure.
Donc, la réponse est L=\dfrac37 (soit environ 0{,}4286, cohérent avec la conjecture de la question 1.c).

4.La fonction Python ci-dessous doit renvoyer, sous forme de liste, les n premiers termes de la suite (p_n) : def suite(n): puis, en corps de fonction, une ligne d'initialisation de p, une ligne s=[p], une boucle for i in range(...) contenant une ligne de mise à jour de p et une ligne s.append(p), puis return(s). Recopier cette fonction en complétant les lignes d'initialisation, de boucle et de mise à jour.

  • def suite(n):
  • p = 0.3
  • s = [p]
  • for i in range(n - 1):
  • p = 0.3 + 0.7 * p2
  • s.append(p)
  • return(s)
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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

f(x) = x \ln (x) - x - 2.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

On note f' sa dérivée, f'' sa dérivée seconde et \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère.

    1. Démontrer que, pour tout x appartenant à ]0~;~+\infty[, on a f'(x) = \ln (x).
    2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x = e.
    3. Justifier que la fonction f est convexe sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    4. En déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.
    1. Calculer la limite de la fonction f en 0.
    2. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à +\infty.
  1. Dresser le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle ]0~;~+\infty[. On note \alpha cette solution.
    2. Justifier que le réel \alpha appartient à l'intervalle ]4,3 ; 4,4[.
    3. En déduire le signe de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
  2. On considère la fonction seuil suivante écrite dans le langage Python :

    On rappelle que la fonction log du module math (que l'on suppose importé) désigne la fonction logarithme népérien ln.

    defseuil(pas) :
    x=4.3
    while x*log (x) - x - 2 < 0:
    x=x+pas
    return x


    Quelle est la valeur renvoyée à l'appel de la fonction seuil(0.01) ?

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

Onconsidère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)-x-2, deux fois dérivable sur cet intervalle, de dérivée f', de dérivée seconde f'', et de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère. 1.a Démontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \ln(x).

La fonction f est une somme de produits de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[, donc f est dérivable sur cet intervalle, et : f'(x) = \ln(x) + x\times\dfrac{1}{x} - 1 = \ln(x) + 1 - 1 = \ln(x).

1.bDéterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x=\text{e}.

On calcule f(\text{e}) = \text{e}\ln(\text{e}) - \text{e} - 2 = \text{e}\times1 - \text{e} - 2 = -2 (car \ln(\text{e})=1), et f'(\text{e}) = \ln(\text{e}) = 1.
L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y = f'(a)(x-a) + f(a), donc ici : y = 1\times(x-\text{e}) + (-2) = x - \text{e} - 2.
Donc, la réponse est T\colon y = x - \text{e} - 2.

1.cJustifier que la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x), donc f''(x) = \dfrac{1}{x}.
Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on a x>0, donc f''(x) = \dfrac{1}{x} > 0 : la fonction f est donc convexe sur cet intervalle.

1.dEn déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.

Comme la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T.

2.aCalculer la limite de f en 0.

On sait, par croissances comparées, que \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} x\ln(x) = 0, et par ailleurs \lim\limits_{x\to0}x = 0. Par somme de limites : \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} f(x) = 0 - 0 - 2 = -2.

2.bDémontrer que la limite de f en +\infty vaut +\infty.

Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on peut factoriser : f(x) = x\left[\ln(x)-1\right] - 2.
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\left[\ln(x)-1\right] = +\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}x = +\infty, donc, par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}x\left[\ln(x)-1\right] = +\infty.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty - 2 = +\infty.

3.Dresser le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x). Or \ln(x) est strictement négatif sur ]0~;~1[, nul en x=1, et strictement positif sur ]1~;~+\infty[.
La fonction f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1], puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[ : elle admet un minimum en x=1.
Ce minimum vaut \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1) - 1 - 2 \\ &= 0 - 1 - 2 \\ &= -3\end{aligned}
Le tableau de variations de f part donc de la limite -2 en 0, décroît jusqu'au minimum -3 atteint en x=1, puis croît vers +\infty.

4.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]0~;~+\infty[.

Sur ]0~;~1], f est strictement décroissante et son maximum sur cet intervalle est f(0^+) = -2 (limite en 0) : donc f(x) < 0 pour tout x de ]0~;~1], si bien que l'équation f(x)=0 n'a pas de solution sur cet intervalle.
Sur [1~;~+\infty[, f est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec f(1) = -3 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty. Comme 0 est compris entre -3 et +\infty, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
Donc, la réponse est : l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha \in [1~;~+\infty[.

4.bJustifier que \alpha appartient à l'intervalle ]4{,}3~;~4{,}4[.

On calcule f(4{,}3) = 4{,}3\ln(4{,}3) - 4{,}3 - 2 \approx -0{,}028 < 0 et f(4{,}4) = 4{,}4\ln(4{,}4) - 4{,}4 - 2 \approx 0{,}119 > 0.
Comme f est strictement croissante et continue sur [1~;~+\infty[, et que f(4{,}3) et f(4{,}4) sont de signes contraires, la valeur \alpha qui annule f est encadrée par 4{,}3 et 4{,}4.
Donc, la réponse est \alpha \in\ ]4{,}3~;~4{,}4[.

4.cEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après le tableau de variations de la question 3 et l'existence du seul zéro \alpha de f (question 4.a), on peut conclure sur le signe de f.
Sur ]0~;~\alpha[, f(x) < 0 ; en x=\alpha, f(\alpha)=0 ; sur ]\alpha~;~+\infty[, f(x) > 0.

5.On considère la fonction Python suivante, où l'on suppose le module math importé : def seuil(pas): x=4.3 ; while x*log(x)-x-2 < 0: x=x+pas ; return x. Quelle valeur renvoie l'appel seuil(0.01), et comment interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice ?

  • La fonction part de x = 4,3 et lui ajoute 0,01 tant que f(x) reste strictement négatif.
  • Elle s'arrête dès que f(x) devient positif ou nul, et renvoie alors cette valeur de x.
  • En simulant ce programme pas à pas, on constate que f(x) reste négatif jusqu'à x = 4,31 (f(4,31) < 0), puis devient positif dès x = 4,32 (f(4,32) > 0).
  • L'appel seuil(0.01) renvoie donc la valeur 4,32.
  • Comme f est strictement croissante sur [1 ; +infini[ et que f(4,31) < 0 < f(4,32), ceci fournit l'encadrement 4,31 < alpha < 4,32, c'est-à-dire un encadrement de alpha à 0,01 près.
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Principaux domaines abordés : suites ; fonctions, fonction exponentielle.

On considère la fonction f définie sur \R par

f(x) = x^3\e^x.

On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

  1. On définit la suite \left(u_n\right) par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right).
    1. Calculer u_1 puis u_2.

      On donnera les valeurs exactes, puis les valeurs approchées à 10^{-3}.
    2. On considère la fonction fonc, écrite en langage Python ci-dessous.

      On rappelle qu'en langage Python,

      « i in range (n) » signifie que

      i varie de 0 à n -1.

      deffonc (n) :
      u =- 1
      for i in range(n) :
      u=u**3*exp(u)
      return u


      Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc (2) arrondie à 10^{-3}.
    1. Démontrer que, pour tout x réel, on a f'(x) = x^2\e^x(x + 3).
    2. Justifier que le tableau de variations de f sur \R est celui représenté ci-dessous :

    3. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {- 1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0.}
    4. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    5. On note \ell la limite de la suite \left(u_n\right).

      On rappelle que \ell est solution de l'équation f(x) = x.

      Déterminer \ell. (Pour cela, on admettra que l'équation x^2\e^x - 1 = 0 possède une seule solution dans \R et que celle-ci est strictement supérieure à \dfrac12).
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x^3e^x et la suite (u_n) définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n). Calculer u_1 puis u_2 (valeurs exactes puis approchées à 10^{-3} près).

\begin{aligned}u_1 &= f(u_0) \\ &= f(-1) \\ &= (-1)^3e^{-1} \\ &= -e^{-1} \\ &= -\dfrac{1}{e} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= f(u_1) \\ &= \left(-e^{-1}\right)^3 \times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3}\times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3-e^{-1}} \\ &\approx -0{,}034\end{aligned}

1.b.Le code Python ci-dessous définit une fonction fonc(n) qui, partant de u=-1, applique n fois de suite l'instruction u = u3*exp(u) avant de renvoyer u. Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc(2), arrondie à 10^{-3} près.

La boucle applique deux fois la relation u_{n+1}=f(u_n) à partir de u_0=-1, donc fonc(2) renvoie la valeur de u_2, soit environ -0,034.

2.a.Démontrer que, pour tout réel x, f'(x) = x^2e^x(x+3).

La fonction f(x)=x^3e^x est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. En dérivant ce produit, on obtient f'(x) = 3x^2\times e^x + x^3\times e^x = x^2e^x(3+x), ce qui est bien le résultat annoncé.

2.b.Justifier le tableau de variations de f sur \mathbb{R} (minimum en x=-3, limites 0 en -\infty et +\infty en +\infty).

Pour tout réel x, x^2 \geqslant 0 et e^x>0, donc le signe de f'(x) = x^2e^x(x+3) est celui de (x+3), sauf en x=0f'(x)=0 car x^2=0.
On a x+3<0 \iff x<-3 : donc f'(x)<0 sur ]-\infty~;~-3[, et f y est strictement décroissante.
On a x+3>0 \iff x>-3 : donc f'(x)>0 sur ]-3~;~+\infty[ (sauf au point isolé x=0f' s'annule sans changer de signe), et f y est strictement croissante.
La fonction f admet donc un minimum en x=-3, qui vaut \begin{aligned}f(-3) &= (-3)^3\times e^{-3} \\ &= -27e^{-3} \\ &= -\dfrac{27}{e^3} \\ &\approx -1{,}344\end{aligned}
Par ailleurs, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} x^3 = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty} e^x = +\infty, donc, par produit de limites, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} f(x) = +\infty.
Ceci justifie bien le tableau de variations donné dans l'énoncé.

2.c.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

Initialisation : on a u_0=-1 et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned} On vérifie bien {-1 \leqslant -1 \leqslant -0{,}368 \leqslant 0}, donc l'encadrement est vrai au rang 0.
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n fixé, on ait {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.
D'après la question 2.b., la fonction f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[, donc en particulier sur [-1~;~0], qui contient tous les termes encadrés par hypothèse de récurrence.
En appliquant f, qui est croissante sur cet intervalle, à chaque membre de l'inégalité {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}, on obtient {f(-1) \leqslant f(u_n) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(0)}, c'est-à-dire {u_1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant f(0)}.
Or \begin{aligned}f(0) &= 0^3\times e^0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368 \\ &\geqslant -1\end{aligned} donc on obtient bien {-1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 0} : la relation est vraie au rang n+1.
Conclusion : l'encadrement est vrai au rang 0 et il est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

2.d.En déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_{n+1} \leqslant 0, donc u_n \leqslant 0 (en particulier pour \begin{aligned}u_0 &= -1 \\ &\le 0\end{aligned}) : la suite (u_n) est majorée par 0.
Donc, d'après le théorème de la limite monotone, la suite (u_n), croissante et majorée, est convergente vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 0.

2.e.On note \ell la limite de (u_n), solution de l'équation f(x)=x. Déterminer \ell, sachant que l'équation x^2e^x-1=0 n'admet pas de solution dans ]-1~;~0[.

D'après la question 2.c., tous les termes de la suite appartiennent à l'intervalle [-1~;~0], donc \ell \in [-1~;~0].
On résout l'équation f(x)=x sur cet intervalle : \begin{aligned}x^3e^x = x &\iff x^3e^x-x = 0 \\ &\iff x\left(x^2e^x-1\right) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x^2e^x-1=0.
Or, par hypothèse, l'équation x^2e^x-1=0 n'a pas de solution dans ]-1~;~0[, donc, sur l'intervalle [-1~;~0], la seule solution possible de f(x)=x est x=0 (qui appartient bien à [-1~;~0]).
Donc, \begin{aligned}\ell &= \displaystyle\lim_{n\to+\infty} u_n \\ &= 0\end{aligned}

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Soit k un nombre réel.

On considère la suite \left(u_n\right) définie par son premier terme u_0 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1} = ku_n\left(1- u_n\right).

Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

On y étudie deux cas de figure selon les valeurs de k.

Partie 1

Dans cette partie, k = 1,9 et u_0 = 0,1.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 1,9u_n\left(1 - u_n\right).

  1. On considère la fonction f définie sur [0 ; 1] par f(x) = 1,9x(1 - x).
    1. Étudier les variations de f sur l'intervalle [0 ; 1].
    2. En déduire que si x \in [0~;~1] alors f(x) \in [0~;~1].
  2. Ci-dessous sont représentés les premiers termes de la suite \left(u_n\right) construits à partir de la courbe \mathcal{C}_f de la fonction f et de la droite D d'équation y = x.

    Conjecturer le sens de variation de la suite \left(u_n\right) et sa limite éventuelle.

    1. En utilisant les résultats de la question 1, démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n :

      {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \dfrac12.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
    3. Déterminer sa limite.

Partie 2

Dans cette partie, k= \dfrac12 et u_0 = \dfrac14.

On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12 u_n \left(1 - u_n\right) et u_0 = \dfrac14.

On admet que pour tout entier naturel n : {0 \leqslant u_n \leqslant \left(\dfrac12\right)^n}.

  1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et déterminer sa limite.
  2. On considère la fonction Python algo (p)p désigne un entier naturel non nul:

    def algo(p) :
    u =1/4
    n = 0
    while u > 10**(-p):
    u = 1/2*u*(1 - u)
    n = n+1
    return(n)
    Expliquer pourquoi, pour tout entier naturel non nul p, la boucle while ne tourne pas indéfiniment, ce qui permet à la commande algo (p) de renvoyer une valeur.
Voir la correction

Dansun pays, 7 % de la population est atteinte d'une certaine maladie. Un test de dépistage a été mis au point : chez les personnes malades, le test est négatif dans 20 % des cas ; chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas. On choisit une personne au hasard dans la population et on la teste. On note M l'évènement « la personne est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Calculer la probabilité de l'évènement M\cap T (un arbre pondéré peut aider).

On construit un arbre pondéré à deux niveaux. Le premier niveau distingue M (probabilité P(M)=0{,}07) et \overline{M}, probabilité \begin{aligned}P(\overline{M}) &= 1-0{,}07 \\ &= 0{,}93\end{aligned}
Chez les malades, le test est négatif dans 20 % des cas, donc positif dans les 80 % restants : P_M(T)=0{,}8 et P_M(\overline{T})=0{,}2.
Chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas : P_{\overline{M}}(T)=0{,}01 et P_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}99.
D'après la définition des probabilités conditionnelles sur une branche de l'arbre : P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}07\times0{,}8 = 0,056.

2.Démontrer que la probabilité que le test de la personne choisie soit positif vaut 0{,}0653.

Les évènements M et \overline{M} forment une partition de l'univers (chaque personne est soit malade, soit saine). D'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(M\cap T) + P(\overline{M}\cap T).
On calcule la seconde branche : \begin{aligned}P(\overline{M}\cap T) &= P(\overline{M})\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}93\times0{,}01 \\ &= 0{,}0093\end{aligned}
D'où P(T) = 0{,}056 + 0{,}0093 = 0,0653, ce qui est le résultat annoncé.

3.Dans un contexte de dépistage de la maladie, est-il plus pertinent de connaître P_M(T) ou P_T(M) ?

P_M(T) est la probabilité que le test soit positif sachant que la personne est malade : c'est une caractéristique technique du test, fixée à l'avance et connue avant tout dépistage.
P_T(M) est la probabilité que la personne soit réellement malade sachant que son test est positif : c'est l'information qui intéresse un patient ou un médecin une fois le résultat du test obtenu.
Donc, la réponse est que, dans un contexte de dépistage, il est plus pertinent de connaître P_T(M), qui répond directement à la question « ce test positif signifie-t-il vraiment que je suis malade ? ».

4.On considère que la personne choisie a eu un test positif. Quelle est la probabilité qu'elle soit malade ? (arrondir au centième)

D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_T(M) &= \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}056}{0{,}0653}\end{aligned}
Donc, la réponse est P_T(M)\approx 0,86 au centième près.

5.aOn choisit, avec remise, 10 personnes au hasard dans la population, et X compte parmi elles le nombre de tests positifs. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.

Le tirage avec remise assure l'indépendance des 10 tirages, chacun ayant deux issues possibles (test positif ou non) avec la même probabilité de succès \begin{aligned}p &= P(T) \\ &= 0{,}0653\end{aligned} à chaque tirage. Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}0653.

5.bDéterminer la probabilité pour qu'exactement deux personnes aient un test positif (arrondir au centième).

D'après la formule de la loi binomiale : P(X=2) = \dbinom{10}{2}\times0{,}0653^2\times(1-0{,}0653)^8.
Donc, la réponse est P(X=2)\approx 0,11 au centième près.

6.Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu'au moins l'une d'entre elles ait un test positif soit supérieure à 99 %.

Soit n le nombre de personnes testées et Y la variable aléatoire qui compte, parmi elles, le nombre de tests positifs. Le tirage avec remise assure que Y suit la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}0653.
L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire Y=0. On cherche donc le plus petit entier n tel que \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Or \begin{aligned}P(Y=0) &= (1-0{,}0653)^n \\ &= 0{,}9347^n\end{aligned} donc l'inégalité devient \begin{aligned}1-0{,}9347^n \geqslant 0{,}99 &\iff 0{,}9347^n \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
En appliquant le logarithme népérien, strictement croissant, des deux côtés : n\ln(0{,}9347) \leqslant \ln(0{,}01). Comme \ln(0{,}9347)<0, diviser par ce nombre inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}.
À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}\approx68{,}19. Le plus petit entier n vérifiant cette inégalité est donc n=69, on vérifie qu'avec n=68, 1-0{,}9347^{68}\approx0{,}9899<0{,}99, alors qu'avec n=69, \begin{aligned}1-0{,}9347^{69} &\approx 0{,}9905 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
Donc, la réponse est qu'il faut tester au minimum 69 personnes.

Bac Terminale 2021 : Métropole, Mayotte, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Cécile a invité des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu'elle a achetés surgelés.

Elle sort les gâteaux du congélateur à -19 °C et les apporte sur la terrasse où la température est de 25 °C.

Au bout de 10 minutes la température des gâteaux est de 1,3 °C.

I -- Premier modèle

On suppose que la vitesse de décongélation est constante c'est-à-dire que l'augmentation de la température est la même minute après minute.

Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux 25 minutes après leur sortie du congélateur.

Ce modèle semble-t-il pertinent ?

II -- Second modèle

On note T_n la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de n minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi T_0 = - 19.

On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante

\text{Pour tout entier naturel } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).

  1. Justifier que, pour tout entier n, on a T_{n+1}=0.94T_n + 1.5
  2. Calculer T_1 et T_2. On donnera des valeurs arrondies au dixième.
  3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a T_n\leqslant 25.

    En revenant à la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible ?
  4. Étudier le sens de variation de la suite \left(T_n\right).
  5. Démontrer que la suite \left(T_n\right) est convergente.
  6. On pose pour tout entier naturel n, U_n = T_n - 25.
    1. Montrer que la suite \left(U_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme U_0.
    2. En déduire que pour tout entier naturel n, T_n=-44\times 0.94^n+25.
    3. En déduire la limite de la suite \left(T_n\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.
    1. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d'une demi-heure à température ambiante après leur sortie du congélateur.

      Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux ? On donnera une valeur arrondie à l'entier le plus proche.
    2. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu'elle aime déguster lorsqu'ils sont encore frais, à la température de 10 °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.
    3. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n \geqslant 10.

      []{|p{4.5cm}|}

      def seuil() :
      n=0
      T= ...
      while T...
      T= ...
      n=n+1
      return


      Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.

\textsc{Exercice} au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: Exercice A ou Exercice B

Pour éclairer le choix, les principaux domaines abordés sont indiqués en début de chaque exercice.

Exercice A

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) on considère

  • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),
  • le vecteur \vect{u} de coordonnées \begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}
  • la droite d passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \vect{u}.

Le but de cet exercice est de déterminer le point de d le plus proche du point A et d’étudier quelques propriétés de ce point.

On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

x y z M 0 A A ı k O u

  1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
  2. Soit t un nombre réel quelconque, et M un point de la droite d, le point M ayant pour coordonnées (t~;~t~;~0).
    1. On note AM la distance entre les points A et M. Démontrer que:

      AM^2 = 2t^2 - 8t+ 14.
    2. Démontrer que le point M_0 de coordonnées (2~;~2~;~0) est le point de la droite d pour lequel la distance AM est minimale.

      On admettra que la distance AM est minimale lorsque son carré AM^2 est minimal.
  3. Démontrer que les droites (AM_0) et d sont orthogonales.
  4. On appelle A' le projeté orthogonal du point A sur le plan d'équation cartésienne z = 0. Le point A' admet donc pour coordonnées (1~;~3~;~0).

    Démontrer que le point M_0 est le point du plan (AA'M_0) le plus proche du point O, origine du repère.
  5. Calculer le volume de la pyramide OM_0A'A.

    On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: V = \frac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} est l'aire

    d'une base et h est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

Exercice B

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Équations différentielles ; fonction exponentielle.

On considère l’équation différentielle

(E)\quad y'= y + 2x\e^x

On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur l'ensemble \R des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit u la fonction définie sur \R par u(x) = x^2\e^x. On admet que u est dérivable et on note u' sa fonction dérivée. Démontrer que u est une solution particulière de (E).
  2. Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On note g la fonction définie sur \R par :

    g(x) = f(x) - u(x)

    1. Démontrer que si la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) alors la fonction g est solution de l'équation différentielle: y' =y.

      On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.
    2. À l'aide de la résolution de l'équation différentielle y' =y, résoudre l'équation différentielle (E).
  3. Étude de la fonction u
    1. Étudier le signe de u' (x) pour x variant dans \R.
    2. Dresser le tableau de variations de la fonction u sur \R (les limites ne sont pas demandées).
    3. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction u est concave.
Voir la correction

PartieI : Cécile sort des gâteaux du congélateur, où ils étaient à -19\,^{\circ}C, pour les poser sur une terrasse à 25\,^{\circ}C. Au bout de 10 minutes, ils sont à 1,3\,^{\circ}C. En supposant que la température augmente à vitesse constante (même hausse chaque minute), quelle serait la température des gâteaux au bout de 25 minutes ? Ce modèle est-il pertinent ?

En 10 minutes, la température a augmenté de 1{,}3-(-19) = 20{,}3\,^{\circ}C, soit une hausse constante supposée de \dfrac{20{,}3}{10} = 2{,}03\,^{\circ}C par minute.
Au bout de 25 minutes, la hausse totale serait de 25\times2{,}03 = 50{,}75\,^{\circ}C, donc une température de -19+50{,}75 = 31{,}75\,^{\circ}C.
Or la température de la terrasse est de 25\,^{\circ}C : les gâteaux ne peuvent pas dépasser cette température ambiante. Donc, ce modèle n'est pas pertinent.

PartieII : On note T_n la température des gâteaux, en degré Celsius, n minutes après leur sortie du congélateur, avec T_0=-19. On admet la relation T_{n+1}-T_n = -0,06\times(T_n-25) pour tout entier naturel n. 1. Montrer que, pour tout entier naturel n, T_{n+1} = 0,94\,T_n+1,5.

En développant : \begin{aligned}T_{n+1}-T_n &= -0{,}06T_n+0{,}06\times25 \\ &= -0{,}06T_n+1{,}5\end{aligned}
D'où \begin{aligned}T_{n+1} &= T_n-0{,}06T_n+1{,}5 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5\end{aligned}

2.Calculer T_1 et T_2 (arrondir au dixième).

Avec n=0 : \begin{aligned}T_1 &= 0{,}94\times(-19)+1{,}5 \\ &= -17{,}86+1{,}5 \\ &= -16{,}36\end{aligned} soit T_1\approx-16{,}4.
Avec n=1 : \begin{aligned}T_2 &= 0{,}94\times(-16{,}36)+1{,}5 \\ &= -15{,}3784+1{,}5 \\ &= -13{,}8784\end{aligned} soit T_2\approx-13{,}9.

3.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25. Ce résultat était-il prévisible dans le contexte de l'énoncé ?

Initialisation. \begin{aligned}T_0 &= -19 \\ &\leqslant 25\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n, T_n\leqslant25. En multipliant par 0{,}94>0 : \begin{aligned}0{,}94\,T_n &\leqslant 0{,}94\times25 \\ &= 23{,}5\end{aligned}
En ajoutant 1{,}5 aux deux membres : 0{,}94\,T_n+1{,}5\leqslant25, soit T_{n+1}\leqslant25 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25.
Ce résultat était prévisible : la température des gâteaux ne peut pas dépasser la température ambiante de la terrasse, qui est justement de 25\,^{\circ}C.

4.Étudier le sens de variation de la suite (T_n).

D'après la relation de récurrence, T_{n+1}-T_n = -0{,}06\times(T_n-25).
D'après la question précédente, T_n\leqslant25 pour tout n, donc T_n-25\leqslant0, donc -0{,}06\times(T_n-25)\geqslant0.
Ainsi T_{n+1}-T_n\geqslant0 pour tout n : la suite (T_n) est croissante.

5.Démontrer que la suite (T_n) est convergente.

La suite (T_n) est croissante (question précédente) et majorée par 25 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell\leqslant25.

6.aOn pose, pour tout entier naturel n, U_n = T_n-25. Montrer que (U_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}U_{n+1} &= T_{n+1}-25 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5-25 \\ &= 0{,}94\,T_n-23{,}5\end{aligned}
Or 0{,}94\times(T_n-25) = 0{,}94\,T_n-23{,}5, donc \begin{aligned}U_{n+1} &= 0{,}94\times(T_n-25) \\ &= 0{,}94\,U_n\end{aligned}
La suite (U_n) est donc géométrique de raison 0{,}94, de premier terme \begin{aligned}U_0 &= T_0-25 \\ &= -19-25 \\ &= -44\end{aligned}

6.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, T_n = -44\times0,94^n+25.

Comme (U_n) est géométrique de raison 0{,}94 et de premier terme -44 : U_n = -44\times0{,}94^n pour tout n.
Or U_n = T_n-25, donc \begin{aligned}T_n &= U_n+25 \\ &= -44\times0{,}94^n+25\end{aligned}

6.cEn déduire la limite de la suite (T_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Comme {0<0{,}94<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}94^n = 0, donc par somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}T_n = 25.
Cela signifie que la température des gâteaux se rapproche indéfiniment de la température ambiante de la terrasse, 25\,^{\circ}C, sans jamais la dépasser, ce qui est cohérent avec la situation physique.

7.aLe fabricant conseille de consommer les gâteaux une demi-heure après leur sortie du congélateur. Quelle température ont-ils alors atteinte (arrondir à l'entier le plus proche) ?

Avec n=30 minutes : \begin{aligned}T_{30} &= -44\times0{,}94^{30}+25 \\ &\approx 18{,}1\end{aligned} Donc, les gâteaux ont atteint une température d'environ 18 ^{\circ}C.

7.bCécile aime déguster ces gâteaux encore frais, à 10 ^{\circ}C. Donner un encadrement, entre deux entiers consécutifs, du nombre de minutes après lesquelles elle doit les déguster.

À la calculatrice, T_{17}\approx9{,}6 et T_{18}\approx10{,}6 : la température franchit donc 10\,^{\circ}C entre les minutes 17 et 18.
Donc, Cécile doit déguster son gâteau entre la 17^{\text{e}} et la 18^{\text{e}} minute après sa sortie du congélateur.

7.cLe programme Python suivant doit renvoyer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n\geqslant10. Recopier et compléter les lignes manquantes.

  • def seuil():
  • n = 0
  • T = -19
  • while T < 10 :
  • T = 0.94 * T + 1.5
  • n = n + 1
  • return n
Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un biologiste s'intéresse à l'évolution de la population d'une espèce animale sur une île du Pacifique.

Au début de l'année 2020, cette population comptait 600 individus. On considère que l'espèce sera menacée d'extinction sur cette île si sa population devient inférieure ou égale à 20 individus.

Le biologiste modélise le nombre d'individus par la suite \left(u_n\right) définie par :

\left\{\begin{array}{l c l} u_0 &= &0,6\\ u_{n+1} &= &0,75 u_n\left(1 - 0,15 u_n\right) \end{array}\right.

où pour tout entier naturel n, u_n désigne le nombre d'individus, en milliers, au début de l'année 2020 + n.

  1. Estimer, selon ce modèle, le nombre d'individus présents sur l'île au début de l'année 2021 puis au début de l'année 2022.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0 ; 1] par

f(x) = 0,75x (1 - 0,15x).

  1. Montrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 1] et dresser son tableau de variations.
  2. Résoudre dans l'intervalle [0 ; 1] l'équation f(x) = x.

On remarquera pour la suite de l'exercice que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, 0 \leqslant u_{n+1} \leqslant\quad u_n \leqslant 1.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    3. Déterminer la limite \ell de la suite \left(u_n\right).
  1. Le biologiste a l'intuition que l'espèce sera tôt ou tard menacée d'extinction.
    1. Justifier que, selon ce modèle, le biologiste a raison.
    2. Le biologiste a programmé en langage Python la fonction menace() ci-dessous:

      def menace() :
      u = 0,6
      n = 0
      while u > 0,02 :
      u = 0,75*u*(1-0,15*u)
      n = n+1
      return n


      Donner la valeur numérique renvoyée lorsqu'on appelle la fonction menace().

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

Onétudie une population animale d'une île, modélisée par la suite (u_n) définie par u_0=0{,}6 et u_{n+1}=0{,}75\,u_n(1-0{,}15\,u_n), où u_n désigne (en milliers) le nombre d'individus au début de l'année 2020+n. L'espèce est menacée d'extinction si la population devient inférieure ou égale à 20 individus. 1. Estimer le nombre d'individus au début de 2021 puis de 2022.

2021 correspond à n=1 : \begin{aligned}u_1 &= 0{,}75\times0{,}6\times(1-0{,}15\times0{,}6) \\ &= 0{,}45\times0{,}91 \\ &= 0{,}4095\end{aligned} soit environ 410 individus.
2022 correspond à n=2 : \begin{aligned}u_2 &= 0{,}75\times0{,}4095\times(1-0{,}15\times0{,}4095) \\ &\approx 0{,}307125\times0{,}938575 \\ &\approx 0{,}2883\end{aligned} soit environ 288 individus.

2.On pose f(x) = 0{,}75x(1-0{,}15x) sur l'intervalle [0~;~1]. Montrer que f est croissante sur [0~;~1] et dresser son tableau de variations.

f est une fonction polynôme, donc dérivable sur \mathbb{R} et en particulier sur [0~;~1], et sur cet intervalle : f'(x) = 0{,}75(1-0{,}15x) - 0{,}75x\times0{,}15 = 0{,}75 - 0{,}225x.
Or 0\leqslant x\leqslant1 \Rightarrow 0\leqslant0{,}225x\leqslant0{,}225 \Rightarrow 0{,}525\leqslant f'(x)\leqslant0{,}75.
Donc f'(x)>0 sur [0~;~1] : f est strictement croissante sur cet intervalle, de f(0)=0 à \begin{aligned}f(1) &= 0{,}75\times0{,}85 \\ &= 0{,}6375\end{aligned}

3.Résoudre dans [0~;~1] l'équation f(x) = x.

Sur [0~;~1] : \begin{aligned}f(x) = x &\iff 0{,}75x(1-0{,}15x)-x = 0 \\ &\iff x\big[0{,}75(1-0{,}15x)-1\big] = 0 \\ &\iff x(-0{,}25-0{,}1125x) = 0 \end{aligned}
Donc x=0 ou -0{,}25-0{,}1125x=0, soit x=-\dfrac{0{,}25}{0{,}1125}, valeur négative donc exclue de [0~;~1].
Donc, la réponse est que l'unique solution dans [0~;~1] est x=0.

4.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout entier naturel n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}.

Initialisation : on a vu que {0\leqslant0{,}4095\leqslant0{,}6\leqslant1}, c'est-à-dire {0\leqslant u_1\leqslant u_0\leqslant1} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n, on ait {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}. La fonction f étant strictement croissante sur [0~;~1], on en déduit {f(0)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)\leqslant f(1)}.
Or f(0)=0 et \begin{aligned}f(1) &= 0{,}6375 \\ &\leqslant 1\end{aligned} donc {0\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}\leqslant1} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}.

4.bEn déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est décroissante et minorée par 0 : elle est donc convergente.

4.cDéterminer la limite \ell de la suite (u_n).

La suite (u_n) converge vers un réel \ell\geqslant0, et par continuité de f, \ell vérifie l'équation f(x)=x, dont l'unique solution dans [0~;~1] est 0 (question 3).
Donc, la réponse est \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\ell= 0.

5.aJustifier que, selon ce modèle, l'espèce sera tôt ou tard menacée d'extinction.

La suite (u_n) étant décroissante et de limite 0, le nombre d'individus finit par descendre en dessous de tout seuil, en particulier en dessous de 20 individus (u_n=0{,}02 en milliers) : l'espèce sera donc menacée d'extinction.

5.bLe biologiste programme en Python la fonction ci-dessous. \texttt{def menace():} \texttt{\quad u = 0.6} \texttt{\quad n = 0} \texttt{\quad while u > 0.02:} \texttt{\quad\quad u = 0.75*u*(1-0.15*u)} \texttt{\quad\quad n = n+1} \texttt{\quad return n} Donner la valeur renvoyée par l'appel de menace() et interpréter ce résultat.

La boucle calcule successivement les termes de la suite (u_n) tant que le terme courant reste strictement supérieur à 0{,}02, en comptant le nombre d'itérations dans n.
En calculant les termes successifs, on obtient u_{10}\approx0{,}0249>0{,}02 (la boucle continue) puis \begin{aligned}u_{11} &\approx 0{,}0186 \\ &\leqslant 0{,}02\end{aligned} (la boucle s'arrête) : l'appel renvoie donc n=11.
Donc, la réponse est que l'espèce sera menacée d'extinction au début de l'année 2020+11= 2031.

Commun à tous les candidats

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

  1. Calculer u_1.
  2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

    def suite( n) :
    u = 1000
    for i in range(n) :
    u = 0,9*u + 250
    return u
    1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
    2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
    3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

      u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
  5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

    Déterminer cette année.

EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

\vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

B C G F D H E A P Q R ı k

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

    Donner les coordonnées des points P et Q.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
  3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

Partie II

On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

  1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
  3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
  4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

    Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

    On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    1. Déterminer la loi de probabilité de G.
    2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- convexité
-- fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
    1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
    2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

Partie II : étude de fonction

La fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

  1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
  2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
  3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
    2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
  4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

    Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Étude de fonction, fonction exponentielle
-- Équations différentielles

Partie I

Considérons l'équation différentielle

y'= -0,4y + 0,4

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

    1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

Partie II

Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

  1. Déterminer la limite de p en + \infty.
  2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
    1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
    2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

Partie III

  1. p désigne la fonction de la partie II.

    Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
  2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

    Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

    On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

    La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
Voir la correction

1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

  • n = 0
  • u = 1000
  • tant que u <= 2200 :
  • u = 0.9 * u + 250
  • n = n + 1
  • renvoyer n
  • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
  • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM)

Pour chaque question, trois affirmations sont proposées, une seule de ces affirmations est exacte.
Le candidat recopiera sur sa copie le numéro de chaque question et la lettre de la réponse choisie pour celle-ci.
AUCUNE JUSTIFICATION n'est demandée. Une réponse fausse ou l'absence de réponse n'enlève aucun point.

  1. On considère la fonction f définie sur \R par

    f(x) = \left(x^2 - 2x - 1\right)\e^x.

    A. La fonction dérivée de f est la fonction définie par f'(x) = (2x - 2)\e^x.

    B. La fonction f est décroissante sur l'intervalle ]-\infty~;~2].

    C. \displaystyle\lim_{x \to - \infty} f(x) = 0.
  2. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \dfrac{3}{5 + \e^x}.

    Sa courbe représentative dans un repère admet :

    A. une seule asymptote horizontale;

    B. une asymptote horizontale et une asymptote verticale;

    C. deux asymptotes horizontales.
  3. On donne ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f''} représentant la fonction dérivée seconde f'' d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur l'intervalle [-3,5~;~6].

    0123456 1 2 3 40 1 2 31234 x y Courbedelafonctiondérivéeseconde f ′′ A. La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~3].

    B. La fonction f admet trois points d'inflexion.

    C. La fonction dérivée f' de f est décroissante sur l'intervalle [0 ; 2].
  4. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2 - 17n + 20.

    A. La suite \left(u_n\right) est minorée.

    B. La suite \left(u_n\right) est décroissante.

    C. L'un des termes de la suite \left(u_n\right) est égal à 2021.
  5. On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 2 et, pour tout entier naturel n,

    u_{n+1} = 0,75u_n +5.

    On considère la fonction « seuil » suivante écrite en Python :

    def seuil() :
    u = 2
    n = 0
    while u < 45 :
    u = 0,75*u + 5
    n = n+1
    return n


    Cette fonction renvoie :

    A. la plus petite valeur de n telle que u_n \geqslant\quad 45 ;

    B. la plus petite valeur de n telle que u_n\quad < 45 ;

    C. la plus grande valeur de n telle que u_n \geqslant 45.
Voir la correction

1.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = (x^2-2x-1)e^x. Quelle est la limite de f en -\infty ?

En développant, f(x) = x^2e^x - 2xe^x - e^x.
Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to-\infty} x^2e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty} xe^x = 0 ; de plus \lim\limits_{x\to-\infty} e^x = 0.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty} f(x) = 0.

2.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = \dfrac{3}{5+e^x}. Que peut-on dire des asymptotes à sa courbe représentative ?

Quand x\to-\infty, e^x\to0 donc f(x)\to\dfrac{3}{5} : la droite d'équation y=\dfrac{3}{5} est asymptote horizontale en -\infty.
Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty donc f(x)\to0 : l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) est asymptote horizontale en +\infty.
La courbe admet deux asymptotes horizontales (une pour chaque limite infinie).

3.QCM. La courbe ci-dessous (non reproduite ici) représente la dérivée seconde f'' d'une fonction f deux fois dérivable sur [-3{,}5~;~6], et s'annule en changeant de signe en -3, 2 et 5. Que peut-on en conclure sur f ?

Un point d'inflexion de la courbe de f correspond à une valeur où f'' s'annule en changeant de signe.
Comme f'' s'annule en changeant de signe exactement trois fois (en -3, 2 et 5), la courbe de f admet exactement trois points d'inflexion.

4.QCM. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2-17n+20. Que peut-on affirmer sur cette suite ?

On met l'expression sous forme canonique : \begin{aligned}u_n &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{289}{4} + 20 \\ &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{209}{4}\end{aligned}
Un carré étant toujours positif ou nul, on a pour tout entier naturel n : u_n \geqslant -\dfrac{209}{4}.
La suite (u_n) est donc minorée (par -\dfrac{209}{4}).

5.QCM. On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}75u_n+5. On exécute en Python une fonction qui initialise u=2 et n=0, puis répète tant que u<45 : u \leftarrow 0{,}75u+5 et n \leftarrow n+1, avant de renvoyer n. Que renvoie cette fonction ?

Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 20.
Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 2 \\ &\leqslant 20\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n, u_n\leqslant20. Alors \begin{aligned}0{,}75u_n &\leqslant 0{,}75\times20 \\ &= 15\end{aligned} donc 0{,}75u_n+5 \leqslant 20, c'est-à-dire u_{n+1}\leqslant20 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : pour tout entier naturel n, u_n\leqslant20, donc la condition u<45 est toujours vérifiée : la boucle ne s'arrête jamais.
Aucune des trois réponses proposées n'est correcte : le programme ne s'arrête pas (boucle infinie).

Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Au 1er janvier 2020, la centrale solaire de Big Sun possédait 10560 panneaux solaires.

On observe, chaque année, que 2 % des panneaux se sont détériorés et nécessitent d'être retirés tandis que 250 nouveaux panneaux solaires sont installés.

Partie A - Modélisation à l'aide d'une suite

On modélise l'évolution du nombre de panneaux solaires par la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 10560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,98u_n +250, où u_n est le nombre de panneaux solaires au 1er janvier de l'année 2020 +n.

    1. Expliquer en quoi cette modélisation correspond à la situation étudiée.
    2. On souhaite savoir au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires sera strictement supérieur à 12000.

      À l'aide de la calculatrice, donner la réponse à ce problème.
    3. Recopier et compléter le programme en Python ci-dessous de sorte que la valeur cherchée à la question précédente soit stockée dans la variable n à l'issue de l'exécution de ce dernier.
      u = 10560
      n =0
      while ... ... :
      u = ... ...
      n = ... ...
  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n \leqslant 12500.
  2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. Il n'est pas demandé, ici, de calculer sa limite.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) par v_n = u_n - 12500, pour tout entier naturel n.
    1. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,98 dont on précisera le premier terme.
    2. Exprimer, pour tout entier naturel n, v_n en fonction de n.
    3. En déduire, pour tout entier naturel n, u_n en fonction de n.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

      Interpréter ce résultat dans le contexte du modèle.

Partie B - Modélisation à l'aide d'une fonction

Une modélisation plus précise a permis d'estimer le nombre de panneaux solaires de la centrale à l'aide de la fonction f définie pour tout x \in [0~;~ +\infty[ par

f(x) = 12500 - 500 \e^{-0,02x+1,4},

x représente le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020.

  1. Étudier le sens de variation de la fonction f.
  2. Déterminer la limite de la fonction f en +\infty.
  3. En utilisant ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires dépassera 12000.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Une centrale solaire compte 10 560 panneaux au 1er janvier 2020. Chaque année, 2 % des panneaux se détériorent et sont retirés, tandis que 250 panneaux neufs sont installés. On modélise le nombre de panneaux par u_0 = 10\,560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, où u_n est le nombre de panneaux au 1er janvier de l'année 2020+n. Justifier ce choix de modélisation.

Retirer 2 % des panneaux revient à multiplier leur nombre par 1 - \dfrac{2}{100} = 0{,}98.
En ajoutant ensuite les 250 panneaux neufs installés chaque année, on obtient bien la relation u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, ce qui justifie la modélisation.

PartieA ; 1.b À l'aide de la calculatrice, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera strictement 12 000.

En saisissant u_0 = 10\,560 puis en appliquant successivement u \mapsto 0{,}98u + 250, on obtient u_1 \approx 10\,599, puis u_2, u_3, etc.
On trouve u_{67} \approx 11\,999 et u_{68} \approx 12\,009.
Donc, le nombre de panneaux dépassera 12 000 au bout de 68 ans, soit en 2088.

PartieA ; 1.c Compléter le programme Python suivant pour qu'il stocke dans la variable n le nombre d'années trouvé à la question précédente : u = 10560 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = ...

  • while u <= 12000:
  • u = 0.98*u + 250
  • n = n + 1

PartieA ; 2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 10\,560 \\ &\leqslant 12\,500\end{aligned} la propriété est donc vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 12\,500. En multipliant par 0{,}98 (positif) : \begin{aligned}0{,}98u_n &\leqslant 0{,}98\times12\,500 \\ &= 12\,250\end{aligned} En ajoutant 250 aux deux membres : 0{,}98u_n + 250 \leqslant 12\,500, c'est-à-dire u_{n+1} \leqslant 12\,500 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

PartieA ; 3. Démontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} - u_n &= 0{,}98u_n + 250 - u_n \\ &= 250 - 0{,}02u_n\end{aligned}
D'après la question précédente, u_n \leqslant 12\,500, donc \begin{aligned}0{,}02u_n &\leqslant 0{,}02\times12\,500 \\ &= 250\end{aligned} c'est-à-dire 250 - 0{,}02u_n \geqslant 0.
On a donc u_{n+1} - u_n \geqslant 0 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. En déduire que la suite (u_n) converge (sans calculer sa limite).

La suite (u_n) est croissante et majorée par 12 500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 12\,500.

PartieA ; 5.a On pose v_n = u_n - 12\,500 pour tout entier naturel n. Démontrer que (v_n) est géométrique et préciser sa raison et son premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1} - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n + 250 - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n - 12\,250\end{aligned}
Or 0{,}98\times12\,500 = 12\,250, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 0{,}98u_n - 0{,}98\times12\,500 \\ &= 0{,}98(u_n - 12\,500) \\ &= 0{,}98v_n\end{aligned}
Cette relation étant vraie pour tout n, (v_n) est géométrique de raison 0{,}98, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= u_0 - 12\,500 \\ &= 10\,560 - 12\,500 \\ &= -1\,940\end{aligned}

PartieA ; 5.b Exprimer v_n en fonction de n.

(v_n) étant géométrique de premier terme -1\,940 et de raison 0{,}98, on a pour tout entier naturel n : v_n = -1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.c En déduire l'expression de u_n en fonction de n.

Comme v_n = u_n - 12\,500, on a u_n = v_n + 12\,500, soit u_n = 12\,500 - 1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.d Déterminer la limite de (u_n) et interpréter le résultat.

Comme {0 < 0{,}98 < 1}, on sait que \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}98^{n} = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 12\,500.
Dans le contexte du modèle, le nombre de panneaux solaires de la centrale se stabilise autour de 12 500 à long terme.

PartieB ; 1. Une modélisation plus fine utilise la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4}, où x est le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020. Étudier le sens de variation de f.

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et pour tout x de cet intervalle : f'(x) = -500\times(-0{,}02)\text{e}^{-0,02x+1,4} = 10\text{e}^{-0,02x+1,4}.
La fonction exponentielle étant strictement positive, f'(x) > 0 pour tout x : la fonction f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 2. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}02x+1{,}4) = -\infty, donc par composition \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{-0,02x+1,4} = 0, d'où \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = 12\,500.

PartieB ; 3. À l'aide de ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera 12 000.

On résout f(x) > 12\,000 \iff 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4} > 12\,000 \iff 500 > 500\text{e}^{-0,02x+1,4} \iff 1 > \text{e}^{-0,02x+1,4}.
Comme 1 = \text{e}^0 et que la fonction exponentielle est strictement croissante, cela équivaut à 0 > -0{,}02x + 1{,}4 \iff 0{,}02x > 1{,}4 \iff x > 70.
Donc, il faut attendre strictement plus de 70 ans, soit 71 ans, pour que le nombre de panneaux dépasse 12 000 selon ce modèle, ce qui correspond à l'année 2091.