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82 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-1 ;+\infty[ par : {f(x)=a+\dfrac{b \ln (x+1)}{x+1}.}a et b sont des réels, et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]-1 ; +\infty [.

On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Partie A L'objectif de cette partie est de déterminer les valeurs de a et b de sorte que la courbe représentative de la fonction f sur ]-1 ;+\infty[ corresponde à celle tracée dans le repère orthonormé ci-dessous :

0 1 1 A T A

On précise que la droite T_{\mathrm{A}} est la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point A(0 ; 1).

  1. Justifier que a=1.
  2. En utilisant le graphique :
    1. Donner la valeur de f'(0).

      Justifier.
    2. Donner le signe de f''(1).

      Justifier.
    1. Montrer que pour tout réel x appartenant à ]-1 ;+\infty[, on a : f'(x)=\dfrac{b(1-\ln (x+1))}{(x+1)^{2}}
    2. En déduire la valeur de b.

Partie B On admet dans la suite de l'exercice que la fonction f est définie sur ]-1 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{4 \ln (x+1)}{x+1}

  1. Justifier que la droite d'équation y=1 est asymptote à la courbe représentative de la fonction f.
  2. Résoudre l'inéquation 1-\ln (x+1)>0 sur ]-1 ;+\infty[.
  3. On admet que \lim\limits_{x \to -1} f(x)=-\infty.

    Dresser le tableau de variation complet de la fonction f en indiquant la valeur exacte de son extremum.

    Justifier.
  4. Montrer que l'équation f(x)=1,5 admet une unique solution dans l'intervalle [2 ; +\infty[.

    En donner une valeur arrondie à 10^{-1}.
    1. Montrer que : \int_{0}^{2} \dfrac{\ln (x+1)}{x+1} \d x=\dfrac{1}{2}\big(\ln 3\big)^{2}.
    2. En déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe représentative de la fonction f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x=2.
Voir la correction

A.1Justifier que a = 1.

Le point A(0 ; 1) appartient à la courbe, donc f(0) = 1. Or \begin{aligned}f(0) &= a + \dfrac{b\ln(1)}{1} \\ &= a + 0 \\ &= a\end{aligned} Donc a = 1.

A.2.aEn utilisant le graphique, donner la valeur de f'(0). Justifier.

La tangente T_A passe par A(0 ; 1) et semble également passer par le point de coordonnées (0{,}5 ; 3) (lecture graphique).
Son coefficient directeur est donc \begin{aligned}\dfrac{3-1}{0{,}5-0} &= \dfrac{2}{0{,}5} \\ &= 4\end{aligned}
f'(0) = 4 (coefficient directeur de la tangente en A).

A.2.bEn utilisant le graphique, donner le signe de f''(1). Justifier.

Le graphique montre que la courbe atteint son maximum peu avant x = 1, puis décroît en restant concave (tournée vers le bas) au voisinage de x = 1.
Le signe de f''(1) correspond donc au sens de variation de f' (la pente) à cet endroit, qui diminue juste après le maximum.
f''(1) est négatif.

A.3.aMontrer que, pour tout réel x appartenant à ]-1 ; +\infty[, on a f'(x) = b(1 - ln(x+1))/(x+1)^{2}.

On dérive \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} par la formule du quotient \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v - uv'}{v^{2}} avec u = \ln(x+1) et v = x+1.
u' = \dfrac{1}{x+1} et v' = 1, donc u'v - uv' = \dfrac{1}{x+1} \times (x+1) - \ln(x+1) \times 1 = 1 - \ln(x+1).
Donc f'(x) = b \times \dfrac{1 - \ln(x+1)}{(x+1)^{2}}.

A.3.bEn déduire la valeur de b.

D'après la question 2.a, f'(0) = 4. Or f'(0) = b \times \dfrac{1 - \ln(1)}{1^{2}} = b \times 1 = b. Donc b = 4.

B.1Justifier que la droite d'équation y = 1 est asymptote à la courbe représentative de f.

Quand x \to +\infty, on sait que \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} \to 0 (limite usuelle du type \dfrac{\ln(t)}{t} \to 0 quand t \to +\infty).
Donc \begin{aligned}f(x) &= 1 + \dfrac{4\ln(x+1)}{x+1} \to 1 + 0 \\ &= 1\end{aligned} quand x \to +\infty.
La droite d'équation y = 1 est donc asymptote horizontale à la courbe représentative de f en +\infty.

B.2Résoudre l'inéquation 1 - ln(x+1) > 0 sur ]-1 ; +\infty[.

{1 - \ln(x+1) > 0 \Leftrightarrow \ln(x+1) < 1 \Leftrightarrow x + 1 < e} (la fonction ln étant strictement croissante), soit x < e - 1.
L'ensemble des solutions, en tenant compte du domaine x > -1, est ]-1 ; e-1[.

B.3Dresser le tableau de variation complet de f, en indiquant la valeur exacte de son extremum.

Le signe de f'(x) = \dfrac{4(1-\ln(x+1))}{(x+1)^{2}} est celui de 1-\ln(x+1) (le dénominateur est toujours positif).
D'après la question précédente, f'(x) > 0 sur ]-1 ; e-1[ et f'(x) < 0 sur ]e-1 ; +\infty[ : f est donc croissante puis décroissante, avec un maximum en x = e-1.
\begin{aligned}f(e-1) &= 1 + \dfrac{4\ln(e)}{e} \\ &= 1 + \dfrac{4}{e}\end{aligned} (valeur exacte du maximum).
Aux bornes : \lim_{x \to -1} f(x) = -\infty (admis) et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1 (question B.1).
Tableau : f décroît de -\infty à -1 (exclu), croît de -\infty à 1+\dfrac{4}{e} sur ]-1 ; e-1], puis décroît de 1+\dfrac{4}{e} vers 1 (sans l'atteindre) sur [e-1 ; +\infty[.

B.4Montrer que l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[. En donner une valeur approchée à 10^{-1}.

Sur [2 ; +\infty[ (inclus dans ]e-1 ; +\infty[ puisque e-1 \approx 1{,}72 < 2), f est continue et strictement décroissante.
\begin{aligned}f(2) &= 1 + \dfrac{4\ln(3)}{3} \\ &\approx 2{,}46\end{aligned} et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1.
Comme 1{,}5 est compris entre ces deux valeurs, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[.
À l'aide de la calculatrice, on trouve une valeur approchée de cette solution : x_0 \approx 25,1.

B.5.aMontrer que l'intégrale de ln(x+1)/(x+1) entre 0 et 2 est égale à (\dfrac{1}{2})(ln3)^{2}.

On pose u = \ln(x+1), donc du = \dfrac{1}{x+1}dx ; quand x=0, \begin{aligned}u &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned} et quand x=2, u=\ln(3).
\displaystyle \int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx = \int\limits_0^{\ln(3)} u \, du = \left[\dfrac{u^{2}}{2}\right]_0^{\ln(3)} = \dfrac{(\ln 3)^{2}}{2} - 0 = \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}.

B.5.bEn déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x = 2.

Sur [0 ; 2], la fonction f est strictement positive (elle vaut 1 en x=0 et reste au-dessus de 2,4 ensuite) : l'aire cherchée est donc \displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx.
\begin{aligned}\displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx &= \int\limits_0^2 1\,dx + 4\int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx \\ &= [x]_0^2 + 4 \times \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2} \\ &= 2 + 2(\ln 3)^{2}\end{aligned}
L'aire cherchée est 2 + 2(\ln 3)^{2} unités d'aire, soit environ 4,41 u.a.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un bassin destiné à l'élevage des truites contient 30000 litres d'eau, régulièrement renouvelée.

Pour vérifier la présence éventuelle de substances polluantes dans le bassin, on procède à des analyses régulières.

On étudie dans les deux parties ci-dessous un cas de contamination de l'eau par une substance polluante à l'aide de deux modèles différents.

Les deux parties sont indépendantes.

Partie A : modèle discret

On note V_{n} le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin, n heures après le début du phénomène de pollution.

On a ainsi V_{0}=0.

On admet que pour tout entier naturel n, V_{n+1}=0,995 V_{n}+6.

  1. Calculer V_{1} et V_{2}.
  2. Recopier et compléter le programme ci-contre pour qu'il renvoie le volume en litre de substance polluante présente dans le bassin après n heures.
  3. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, V_{n} \leqslant\quad V_{n+1} \leqslant\quad 1200.

    def volume(n):
       v = ...
       for k in range(n):
          v = ...
       return v
  4. Justifier que la suite (V_{n}) converge, et calculer sa limite.

Partie B : modèle continu

On note v(t) le volume, en litre, de la substance polluante présente dans le bassin à l'instant t, en heure.

On admet que la fonction v est définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[, et on note v' sa fonction dérivée.

On considère que le phénomène de pollution débute au temps t=0; ainsi v(0) = 0.

On admet que la fonction v est solution de l'équation différentielle :

(E) :\quad y'=-0,005 y+6,

y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

\begin{enumerate} \item \begin{enumerate} \item Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[. \item Montrer que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

v(t)=1200\left(1-\e^{-0,005 t}\right).

\item Calculer la limite de v en +\infty.

\item Déterminer le sens de variation de la fonction v sur l'intervalle [0 ;+\infty[. \end {enumerate} \item Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin nécessite un nettoyage complet.

Selon ce modèle, le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage?

\item Pour pouvoir dépolluer rapidement le bassin et éviter de lourdes conséquences sur l'élevage, il est préconisé que le volume de la substance polluante ne dépasse pas 50 litres.

Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume de la substance dépasse 50 litres dans le bassin.

En donner la valeur en heure et minute, arrondie à la minute. \end{enumerate}

Voir la correction

A.1Calculer V1 et V2 (V0 = 0, Vn+1 = 0,995 Vn + 6).

V_1 = 0{,}995 \times 0 + 6 = 6 litres.
V_2 = 0{,}995 \times 6 + 6 = 5{,}97 + 6 = 11,97 litres.

A.2Recopier et compléter le programme Python pour qu'il renvoie le volume après n heures.

  • def volume(n) :
  • Ligne 2 : v = 0
  • Ligne 3 : for k in range(n) :
  • Ligne 4 : v = 0.995*v + 6
  • Ligne 5 : return v

A.3Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, Vn \leq Vn+1 \leq 1200.

Initialisation : V_0 = 0 et V_1 = 6 (question 1), donc V_0 \leq V_1 \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200 pour un entier n donné.
Comme 0{,}995 > 0, on peut multiplier chaque membre : 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 0{,}995 \times 1\,200, soit 0{,}995V_n \leq 0{,}995V_{n+1} \leq 1\,194.
En ajoutant 6 partout : 0{,}995V_n + 6 \leq 0{,}995V_{n+1} + 6 \leq 1\,200, c'est-à-dire V_{n+1} \leq V_{n+2} \leq 1\,200 : la propriété est vraie au rang n+1.
Par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, V_n \leq V_{n+1} \leq 1\,200.

A.4Justifier que la suite (Vn) converge, et calculer sa limite.

D'après la question précédente, la suite (V_n) est croissante et majorée par 1\,200.
D'après le théorème de convergence monotone, la suite (V_n) converge vers une limite \ell.
La fonction associée à la récurrence, x \mapsto 0{,}995x + 6, est continue (fonction affine), donc \ell est solution de l'équation x = 0{,}995x + 6.
\begin{aligned}0{,}005x = 6 &\Leftrightarrow x = \dfrac{6}{0{,}005} \\ &\Leftrightarrow x = 1\,200\end{aligned}
La suite (V_n) converge donc vers 1 200 : le volume de substance polluante se stabilise autour de 1 200 litres.

B.1.aDéterminer les solutions de l'équation différentielle (E) : y' = -0,005y + 6 sur [0 ; +\infty[.

(E) est de la forme y' = ay + b avec a = -0{,}005 et b = 6. Sa solution particulière constante est \begin{aligned}y_p &= -\dfrac{b}{a} \\ &= \dfrac{6}{0{,}005} \\ &= 1\,200\end{aligned}
Les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[ sont les fonctions t \mapsto Ce^{-0{,}005t} + 1\,200, où C est une constante réelle.

B.1.bMontrer que, pour tout réel t de [0 ; +\infty[, v(t) = 1200(1 - e^{-0,005t}).

Comme v(0) = 0 : Ce^{0} + 1\,200 = 0, donc C = -1\,200.
v(t) = -1\,200e^{-0{,}005t} + 1\,200 = 1\,200\left(1 - e^{-0{,}005t}\right).

B.1.cCalculer la limite de v en +\infty.

Quand t \to +\infty, e^{-0{,}005t} \to 0, donc v(t) \to 1\,200 \times (1-0) = 1 200.

B.1.dDéterminer le sens de variation de la fonction v sur [0 ; +\infty[.

v'(t) = 1\,200 \times 0{,}005 \times e^{-0{,}005t} = 6e^{-0{,}005t}, toujours strictement positif.
La fonction v est donc strictement croissante sur [0 ; +\infty[.

B.2Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin (30 000 L) nécessite un nettoyage complet. Le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?

Le seuil critique est 0{,}05 \times 30\,000 = 1 500 litres.
La fonction v est strictement croissante et tend vers 1 200 sans jamais l'atteindre : elle est donc toujours strictement inférieure à 1 200, donc à 1 500.
Non, selon ce modèle, le volume de substance polluante n'atteindra jamais le seuil de 1 500 litres : un nettoyage complet ne sera jamais nécessaire.

B.3Déterminer la valeur exacte de l'instant au-delà duquel le volume dépasse 50 litres (en heure et minute, arrondi à la minute).

On résout v(t) = 50 : 1\,200\left(1-e^{-0{,}005t}\right) = 50, soit \begin{aligned}1 - e^{-0{,}005t} &= \dfrac{50}{1\,200} \\ &= \dfrac{1}{24}\end{aligned}
e^{-0{,}005t} = \dfrac{23}{24}, donc -0{,}005t = \ln\left(\dfrac{23}{24}\right).
t = \dfrac{\ln\left(\frac{23}{24}\right)}{-0{,}005} = 200\ln\left(\dfrac{24}{23}\right) (valeur exacte), soit environ 8,51 heures.
8{,}51 heures \approx 8 h 31 min.

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Partie A

Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+\infty[ dont on donne ci-dessous une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère orthogonal.

On note f' sa fonction dérivée.

On précise que:

  • la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente parallèle à l'axe des abscisses au point C d'abscisse 1;
  • la tangente T_{\mathrm{A}} à la courbe \mathcal{C}_f au point A\left(\dfrac{1}{2} ; 0 \right) passe par le point B\left(1 ; \e^{2}\right).
  1. À l'aide du graphique ci-contre :
    1. Donner f'(1).
    2. Donner la solution de l'équation f(x)=0 sur l'intervalle [0~;~3].
  2. Déterminer f'\left(\dfrac{1}{2}\right).

1 1 T A 0 C f A B C

  1. Parmi les trois courbes \mathcal{C}_{1}, \mathcal{C}_{2} et \mathcal{C}_{3} ci-dessous, deux représentent des primitives de la fonction f.

    Indiquer lesquelles et justifier.

    1 1 0 C 1 C 2 C 3

Partie B

Un industriel doit créer un logo représentant la forme ci-contre (Fig. 1).

La dimension de 0,3 \text{cm} indiquée sur la figure est une contrainte imposée par le client.

L'industriel choisit de modéliser le contour de ce logo à l'aide d'une portion de la courbe de la fonction f vue en partie A, et de l'image de cette portion par la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, sur un intervalle [0,5 ; \alpha].

Le nombre \alpha est un réel supérieur à 1 que l'on déterminera dans cette partie.

L'ensemble est représenté graphiquement dans un repère orthonormé (Fig. 2) d'unité 1 cm.

0 , 3cm Fig.1

On admet que la fonction f est définie sur l'intervalle [0 ;+\infty[ par : f(x)=(2 x-1) \e^{-2 x+3}.

    1. Vérifier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[ :

      f(x)=\e^{2} \times \dfrac{2 x-1}{\e^{2 x-1}}.
    2. En déduire la limite de f en +\infty.

      (On pourra poser X = 2x-1).
    1. Montrer que,

      pour tout x de l'intervalle [0 ; +\infty[, f'(x)=(-4 x+4) \e^{-2 x+3}.
    2. Construire le tableau complet des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ;+\infty[.
  1. Justifier que la contrainte imposée par le client se traduit par l'égalité f(\alpha)=0,15.

    Montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans l'intervalle [1 ;+\infty[ qui permette de vérifier cette égalité.

    En donner une valeur arrondie au dixième.

1 1 0 α C f Fig.2

Partie C

On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d'acier suivant la forme du logo représenté par la surface grisée en figure 2 de la partie B.

On précise que cette plaque a une épaisseur de 0,2 \text{cm}.

  1. On considère :

    I=\int_{0,5}^{3,3} f(x)\quad \mathrm{d} x

    À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I arrondie au dixième est égale à 3,6.
  2. On précise que le volume du porte-clé est égal à :

    Aire du logo \times épaisseur de la plaque


    Déterminer le volume du porte-clé en \mathrm{cm}^{3}, arrondi au dixième.
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A.1.aÀ l'aide du graphique, donner f'(1) (la courbe admet une tangente horizontale au point C d'abscisse 1).

La tangente en C (abscisse 1) est parallèle à l'axe des abscisses, donc de coefficient directeur nul : f'(1) = 0.

A.1.bDonner la solution de l'équation f(x) = 0 sur [0 ; 3] (la courbe coupe l'axe des abscisses au point A d'abscisse \dfrac{1}{2}).

La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'au point A, d'abscisse \dfrac{1}{2} : la solution de f(x)=0 sur [0;3] est \dfrac{1}{2}.

A.2Déterminer f'(\dfrac{1}{2}) (la tangente en A(\dfrac{1}{2} ; 0) passe par B(1 ; e^{2})).

f'\left(\dfrac{1}{2}\right) est le coefficient directeur de la tangente en A, c'est-à-dire de la droite (AB) :
\dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A} = \dfrac{e^{2} - 0}{1 - \frac{1}{2}} = 2e^{2}.

A.3Parmi les courbes C1, C2 et C3, indiquer lesquelles représentent des primitives de f.

Deux primitives d'une même fonction diffèrent uniquement d'une constante : leurs courbes se déduisent l'une de l'autre par une translation verticale.
C'est le cas de \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2, qui ont la même forme décalée verticalement.
\mathcal{C}_3 est décroissante là où f est positive (autour de x = 0,5 à 0,7), ce qui est incompatible avec une primitive de f à cet endroit.
Les courbes \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 représentent des primitives de f.

B.1.aVérifier que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{2} \times (2x-1)/e^{2x-1} (avec f(x) = (2x-1)e^{-2x+3}).

On remarque que -2x+3 = -(2x-1)+2, donc e^{-2x+3} = e^{-(2x-1)} \times e^{2}.
\begin{aligned}f(x) &= (2x-1) \times e^{-(2x-1)} \times e^{2} \\ &= e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}}\end{aligned}

B.1.bEn déduire la limite de f en +\infty (on pourra poser X = 2x-1).

Quand x \to +\infty, X = 2x-1 \to +\infty, et par croissances comparées \dfrac{X}{e^{X}} \to 0.
Donc \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0, puis f(x) = e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0.

B.2.aMontrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f'(x) = (-4x+4)e^{-2x+3}.

En dérivant le produit f(x) = (2x-1)e^{-2x+3} :
f'(x) = 2 \times e^{-2x+3} + (2x-1) \times (-2)e^{-2x+3} = \left(2 - 2(2x-1)\right)e^{-2x+3} = (2-4x+2)e^{-2x+3} = (-4x+4)e^{-2x+3}.

B.2.bConstruire le tableau complet des variations de f sur [0 ; +\infty[.

L'exponentielle étant toujours strictement positive, f'(x) est du signe de (-4x+4), positif avant x=1 et négatif après.
f est donc croissante sur [0;1] puis décroissante sur [1;+\infty[.
\begin{aligned}f(0) &= (0-1)e^{3} \\ &= -e^{3}\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= (2-1)e^{1} \\ &= e\end{aligned}
Tableau : f croît de -e^{3} à e sur [0;1], puis décroît de e vers 0 (sans l'atteindre) sur [1;+\infty[.

B.3Justifier que la contrainte du client se traduit par f(\alpha) = 0,15, puis montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans [1 ; +\infty[ vérifiant cette égalité. En donner une valeur arrondie au dixième.

Le point (\alpha ; f(\alpha)) et son symétrique (\alpha ; -f(\alpha)) par rapport à l'axe des abscisses sont distants verticalement de 2f(\alpha).
Cette distance doit valoir 0,3 cm : \begin{aligned}2f(\alpha) &= 0{,}3 \\ &\Leftrightarrow f(\alpha) = 0{,}15\end{aligned}
Sur [1 ; +\infty[, f est continue et strictement décroissante, de \begin{aligned}f(1) &= e \\ &\approx 2{,}7\end{aligned} vers 0 (sans l'atteindre).
Comme {0 < 0{,}15 < e}, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 0,15 admet une unique solution \alpha dans [1 ; +\infty[.
À la calculatrice, on trouve \alpha \approx 3{,}3.

C.1À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I de f entre 0,5 et 3,3 est, arrondie au dixième, égale à 3,6.

On pose u(x) = 2x-1 et v'(x) = e^{-2x+3}, donc u'(x) = 2 et v(x) = -\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}.
\displaystyle I = \left[u(x)v(x)\right]_{0,5}^{3,3} - \int\limits_{0,5}^{3,3} u'(x)v(x)\,dx = \left[-\dfrac{1}{2}(2x-1)e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} + \int\limits_{0,5}^{3,3} e^{-2x+3}\,dx
Le crochet vaut -\dfrac{1}{2}\left(5{,}6e^{-3,6} - 0\right) = -2{,}8e^{-3,6}.
L'intégrale restante vaut \left[-\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} = -\dfrac{1}{2}e^{-3,6} + \dfrac{1}{2}e^{2}.
I = -2{,}8e^{-3,6} - 0{,}5e^{-3,6} + 0{,}5e^{2} = 0{,}5e^{2} - 3{,}3e^{-3,6} \approx 3,6.

C.2Déterminer le volume du porte-clé en cm^{3}, arrondi au dixième (volume = aire du logo \times épaisseur de 0,2 cm).

Le logo est symétrique par rapport à l'axe des abscisses : son aire est le double de l'aire sous la courbe de f entre 0,5 et 3,3, c'est-à-dire \begin{aligned}2I &\approx 2 \times 3{,}6 \\ &= 7{,}2\end{aligned} cm^{2}.
Volume \approx 7{,}2 \times 0{,}2 = 1,4 cm^{3}.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Le plan est muni d'un repère orthonormé.
    1. On considère l'équation différentielle \left(E_{1}\right):\quad y'+2 y=0, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.

      On note f la solution de l'équation différentielle (E_{1}) telle que f(0)=1.


      Affirmation 1 : La courbe représentative de la fonction f passe par le point A de coordonnées \left(\ln 2 ; \dfrac{1}{2}\right).
    2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right] par : f(x)=x-\cos (x)


      Affirmation 2 : Sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right], la courbe représentative de la fonction f est au-dessus de ses tangentes.
    3. On considère la fonction f définie sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{\sin (x)}{x}


      Affirmation 3 : La droite d'équation y=1 est une asymptote horizontale de la courbe représentative de la fonction f.
  2. On considère l'équation différentielle \left(E_{2}\right):\quad y'-3 y=2-6 x, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.


    Affirmation 4 : La fonction f définie sur \R par f(x)=2 x-\e^{3 x} est une solution de l'équation (E_{2}).
Voir la correction

1.aAffirmation 1 : la courbe de f passe par A(ln 2 ; \dfrac{1}{2}). Vrai ou faux ?

L'équation y'+2y=0 s'écrit y'=-2y, de solutions x \mapsto Ce^{-2x} avec C \in \mathbb{R}.
Comme f(0)=1 : C=1, donc f(x)=e^{-2x}.
\begin{aligned}f(\ln 2) &= e^{-2\ln 2} \\ &= e^{\ln(\dfrac{1}{4})} \\ &= \dfrac{1}{4} \\ &\neq \dfrac{1}{2}\end{aligned}
L'affirmation 1 est FAUSSE.

1.bAffirmation 2 : sur [π/2 ; π], la courbe de f est au-dessus de ses tangentes. Vrai ou faux ?

f'(x) = 1+\sin(x), donc f''(x) = \cos(x).
Sur \left[\frac{\pi}{2} ; \pi\right], \cos(x) \leq 0 : f est donc concave, et sa courbe est en dessous de ses tangentes (pas au-dessus).
L'affirmation 2 est FAUSSE.

1.cAffirmation 3 : y = 1 est asymptote horizontale à la courbe de f. Vrai ou faux ?

Pour tout x>0 : {-1 \leq \sin(x) \leq 1}, donc {-\dfrac{1}{x} \leq \dfrac{\sin(x)}{x} \leq \dfrac{1}{x}}, soit {1-\dfrac{1}{x} \leq f(x) \leq 1+\dfrac{1}{x}}.
Comme \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{1}{x} = 0, les deux bornes tendent vers 1 : d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = 1.
L'affirmation 3 est VRAIE : y=1 est bien asymptote horizontale en +\infty.

2.Affirmation 4 : f(x) = 2x - e^{3x} est solution de (E_{2}). Vrai ou faux ?

f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = 2-3e^{3x}.
f'(x) - 3f(x) = (2-3e^{3x}) - 3(2x-e^{3x}) = 2-3e^{3x}-6x+3e^{3x} = 2-6x.
f vérifie donc bien l'équation (E_2) : l'affirmation 4 est VRAIE.

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On considère la fonction f_{k} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}k est un réel strictement positif et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On désigne par \mathcal{C}_{k} la représentation graphique de la fonction f_{k} dans un repère orthonormé.

On admet que la fonction f_{k} est deux fois dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

On note f_{k}' sa dérivée première et f_{k}'' sa dérivée seconde.

Partie A : étude d'un premier cas particulier Dans cette partie, on se place dans le cas k=2.

La courbe \mathcal{C}_{2} est représentée sur le graphique ci-dessous.

On précise que :

  • Le point A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_{2};
  • T_{2} est la tangente à la courbe \mathcal{C}_{2} au point A.

    1 1 0 C 2 T 2 A
  1. On considère une primitive F_{2} de la fonction f_{2} sur ] 0 ;+\infty[.

    Avec la précision permise par le graphique, donner les variations de la fonction F_{2} sur l'intervalle ]0 ; 3].
  2. Parmi les trois courbes ci-dessous, indiquer celle qui représente f_{2}' et celle qui représente f_{2}''.

    Justifier.

1 1 0 1 1 0 1 1 0 Courbe1Courbe2Courbe3

Partie B : étude d'un second cas particulier Dans cette partie on se place dans le cas k=1.

On considère la fonction f_{1} définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{1}(x)=1-x+\dfrac{1+\ln x}{x}

    1. Montrer que pour tout réel x>0 : f_{1}'(x)=-1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.
    2. Déterminer la limite de f_{1}'(x) lorsque x tend vers +\infty.
  1. On admet que :
    • l'axe des ordonnées est une asymptote de la courbe de f_{1}';
    • pour tout réel x>0, f_{1}''(x)=\dfrac{2 \ln x-1}{x^{3}}.


    On donne ci-dessous le tableau de variations de f_{1}' sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.

    x f 1 0 e 1 2 +∞ +∞ 1 1 2e 1 1 2e 1 1

    1. Justifier les variations de la fonction f_{1}' sur l'intervalle ]0 ;+\infty[ et la valeur de l'extremum.
    2. Justifier la limite de la fonction f_{1}' en 0.
    3. Montrer qu'il existe une unique solution \alpha à l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      En déduire que f_{1} admet un maximum sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[.
    4. Recopier et compléter les pointillés du programme écrit en langage Python ci-dessous, afin qu'il renvoie une valeur approchée à 10^{-2} près de la solution \alpha de l'équation f_{1}'(x)=0 sur ] 0 ;+\infty[.

      def d(x) :
         return -1-ln(x)/x**2
      def alpha() :
         u = 0.5
         while d(u) ... 0 :
            u = ...
         return u


      On rappelle que x**2 désigne x^{2}.

Partie C: \boldsymbol{k} quelconque On considère la fonction h définie sur ] 0 ;+\infty[ par h(x)=\dfrac{1+\ln x}{x},

et la fonction H définie sur ] 0 ;+\infty[ par H(x)=\dfrac{1}{2}(1+\ln x)^{2}.

On admet que H est dérivable sur ] 0 ;+\infty[.

  1. Montrer que la fonction H est une primitive de h.

On rappelle que k est un réel strictement positif et que f_{k} est la fonction définie sur ] 0 ;+\infty[ par : f_{k}(x)=1-x+\dfrac{k(1+\ln x)}{x}

  1. Existe-t-il une valeur de k pour laquelle la valeur moyenne de la fonction f_{k} sur l'intervalle [ 1 ; \e] est égale à 0 ?

    Justifier.
Voir la correction

A.1Donner les variations de F_{2} sur ]0 ; 3].

F_2 est une primitive de f_2, donc ses variations sont données par le signe de f_2. D'après le graphique, F_2 est décroissante sur ]0 ; 0{,}3], croissante sur [0{,}3 ; 2{,}5], puis décroissante sur [2{,}5 ; 3].

A.2Identifier les courbes représentant f_{2}′ et f_{2}″.

f_2 admet un maximum en x \approx 0{,}75 (là où F_2 change de croissante à décroissante) : sa dérivée doit s'y annuler. C'est la courbe 1 qui s'annule vers 0,75 : elle représente f_2'.
Le point A (point d'inflexion de \mathcal{C}_2) est situé vers x \approx 1{,}6 : la dérivée seconde s'y annule. C'est la courbe 2 qui s'annule vers 1,6 : elle représente f_2''.

B.1.aMontrer que f_{1}′(x) = -1 - ln(x)/x^{2}.

f_1 = w + \dfrac{u}{v} avec w(x)=1-x, u(x)=1+\ln x, v(x)=x, donc w'(x)=-1, u'(x)=\dfrac{1}{x}, v'(x)=1.
f_1'(x) = w'(x) + \dfrac{u'(x)v(x)-v'(x)u(x)}{v(x)^{2}} = -1 + \dfrac{1-(1+\ln x)}{x^{2}} = -1-\dfrac{\ln x}{x^{2}}.

B.1.bDéterminer la limite de f_{1}′(x) en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{\ln x}{x^{2}} = 0, donc, par somme, \lim\limits_{x \to +\infty} f_1'(x) = -1.

B.2.aJustifier les variations de f_{1}′ et la valeur de l'extremum.

f_1''(x) a le signe de 2\ln x - 1 (car x^{3}>0), positif pour x>e^{\dfrac{1}{2}}.
f_1' est donc décroissante sur ]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}] puis croissante sur [e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty[.
f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\dfrac{\ln(e^{\dfrac{1}{2}})}{e} = -1-\dfrac{1}{2e} : c'est bien la valeur du minimum du tableau.

B.2.bJustifier la limite de f_{1}′ en 0.

Quand x \to 0^+ : -\ln(x) \to +\infty et x^{2} \to 0^+, donc par quotient puis somme, \lim\limits_{x \to 0^+} f_1'(x) = +\infty.

B.2.cMontrer qu'il existe une unique solution \alpha à f_{1}′(x) = 0, puis que f_{1} admet un maximum.

Sur \left]0 ; e^{\dfrac{1}{2}}\right], f_1' est continue et strictement décroissante, avec \lim\limits_{x\to0^+} f_1'(x) = +\infty > 0 et f_1'(e^{\dfrac{1}{2}}) = -1-\frac{1}{2e} < 0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f_1'(x)=0 y admet une unique solution.
Sur \left[e^{\dfrac{1}{2}} ; +\infty\right[, f_1' est strictement croissante et tend vers -1, donc reste toujours strictement négative : pas de solution sur cet intervalle.
Il existe donc une unique solution \alpha à f_1'(x)=0 sur ]0;+\infty[, et f_1 admet un maximum en \alpha (signe de f_1' positif puis négatif).

B.2.dCompléter le script Python calculant une valeur approchée de \alpha.

  • Condition de la boucle « while » : while d(u) > 0 :
  • Instruction dans la boucle : u = u + 0.01

C.1Montrer que H est une primitive de h.

H est de la forme \dfrac{1}{2}u^{2} avec u(x)=1+\ln x, donc u'(x)=\dfrac{1}{x}, et H'(x) = u'(x)u(x) = \dfrac{1}{x}(1+\ln x) = h(x).
H est donc bien une primitive de h sur ]0;+\infty[.

C.2Existe-t-il k tel que la valeur moyenne de fₖ sur [1 ; e] soit nulle ?

La valeur moyenne est \begin{aligned}\displaystyle \mu &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e} f_k(x)\,dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\int\limits_1^{e}\left(1-x+kh(x)\right)dx \\ &= \dfrac{1}{e-1}\left[x-\dfrac{x^{2}}{2}+kH(x)\right]_1^{e}\end{aligned}
= \dfrac{1}{e-1}\left(\left(e-\dfrac{e^{2}}{2}+k\dfrac{(1+1)^{2}}{2}\right) - \left(1-\dfrac{1}{2}+k\dfrac{(1+0)^{2}}{2}\right)\right) = \dfrac{2e-e^{2}+3k-1}{2(e-1)}.
\begin{aligned}\mu &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2e-e^{2}+3k-1 = 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{e^{2}-2e+1}{3} \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3}\end{aligned}
Oui, il existe une unique valeur k = \dfrac{(e-1)^{2}}{3} pour laquelle la valeur moyenne de f_k sur [1;e] est nulle.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Un réponse non justifiée n'est pas prise en compte.

Les trois questions sont indépendantes.
  1. On considère un réel u.

    On considère sur \R l'équation (E)\quad x^2+x-u^2=0


    Affirmation : Quelle que soit la valeur du réel u, l'équation (E) possède deux solutions réelles distinctes.
  2. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n=2^{-n}


    Affirmation : La suite (u_n) est une suite géométrique de raison \dfrac12.
  3. On considère la fonction f définie sur \R par f(x)=\e^x-1

    On note \mathcal{C} la courbe représentative de la fonction f dans un repère.

    On note \mathcal{T} la tangente à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

    On note A le point de coordonnées (3;3).


    Affirmation : Le point A appartient à la tangente \mathcal{T}.
Voir la correction

Affirmation 1 : quelle que soit la valeur de u, x^{2} + x - u^{2} = 0 possède deux solutions réelles distinctes. Vrai ou faux ?

Le discriminant de cette équation du second degré est \begin{aligned}\Delta &= 1^{2}-4\times1\times(-u^{2}) \\ &= 1+4u^{2}\end{aligned}
Comme 4u^{2}\geq0 pour tout réel u, {\Delta\geq1>0} : le discriminant est toujours strictement positif, l'équation admet donc toujours deux solutions réelles distinctes. L'affirmation 1 est VRAIE.

Affirmation 2 : la suite (u_{n}) définie par u_{n} = 2^{-}ⁿ est géométrique de raison \dfrac{1}{2}. Vrai ou faux ?

\begin{aligned}u_n &= 2^{-n} \\ &= \dfrac{1}{2^{n}} \\ &= \left(\dfrac12\right)^{n}\end{aligned} (u_n) est bien géométrique de raison \dfrac12, de premier terme u_0=1.
L'affirmation 2 est VRAIE.

Affirmation 3 : le point A(3;3) appartient à la tangente à Cf en x=0, pour f(x) = eˣ - 1. Vrai ou faux ?

f'(x)=e^{x}, donc f'(0)=1 et f(0)=0. L'équation de la tangente en x=0 est y=f'(0)(x-0)+f(0) = x.
Le point A(3;3) vérifie y=x (puisque 3=3) : il appartient bien à la tangente. L'affirmation 3 est VRAIE.

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3 2 1 1 2 3 4 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 C f A C B ( d ) T

On considère la courbe représentative \mathcal{C}_f d'une fonction f définie sur l'intervalle [-3 ; 4].\par On note f' la fonction dérivée de la fonction f.

On précise que :

  • la droite (d) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A et passe par le point C ;
  • la tangente à \mathcal{C}_f au point B est parallèle à l'axe des abscisses.

Par lecture graphique :

  1. Déterminer f(-2) et f(1).
  2. Déterminer f'(-2) et f'(1).
  3. Résoudre l'équation f(x)=0.
  4. Dresser le tableau de variation de f.

On admet que f(x)=-x^2+2x+3 sur l'intervalle [-3 ; 4].

  1. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.
    1. Déterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.
    2. Vérifier par le calcul que f(x)=(x+1)(-x+3).\par Retrouver les résultats de la question 3.
    3. Dresser le tableau de signes de f'(x) sur l'intervalle [-3 ; 4].\par En déduire les variations de la fonction f sur cet intervalle.

Voir la correction

1.Par lecture graphique, déterminer f(-2) et f(1).

D'après les coordonnées des points A et B sur le graphique : f(-2)=-5 et f(1)=4.

2.Par lecture graphique, déterminer f'(-2) et f'(1).

f'(-2) est le coefficient directeur de la tangente (d) en A, soit 6 ; f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T en B, horizontale, soit 0.

3.Résoudre l'équation f(x) = 0 par lecture graphique.

La courbe coupe l'axe des abscisses aux points d'abscisses -1 et 3 : \mathcal{S}=\{-1;3\}.

4.Dresser le tableau de variation de f par lecture graphique.

f est croissante sur [-3;1] (de -12 à 4) puis décroissante sur [1;4] (de 4 à -5).

5.On admet que f(x) = -x^{2} + 2x + 3. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.

\begin{aligned}f(-2) &= -4-4+3 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= -1+2+3 \\ &= 4\end{aligned} Cela confirme la lecture graphique.

6.aDéterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.

f'(x) = -2x+2. f'(-2) = 4+2 = 6 et f'(1) = -2+2 = 0 : cela confirme la lecture graphique.

6.bVérifier par le calcul que f(x) = (x + 1)(-x + 3), puis retrouver les résultats de la question 3.

\begin{aligned}(x+1)(-x+3) &= -x^{2}+3x-x+3 \\ &= -x^{2}+2x+3\end{aligned} ce qui correspond bien à f(x).
\begin{aligned}(x+1)(-x+3) = 0 &\iff x = -1 \end{aligned} ou x=3 : cela confirme les solutions trouvées en question 3.

6.cDresser le tableau de signes de f'(x) sur [-3 ; 4] et en déduire les variations de f.

f'(x)=-2x+2=0 \iff x=1, et f'(x)>0 \iff x<1 (fonction affine décroissante en x, de coefficient directeur -2).
f est donc croissante sur [-3;1] (où f'\geq0) et décroissante sur [1;4] (où f'\leq0), conformément à la lecture graphique.

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On considère ci-dessous la représentation graphique d'une fonction f définie sur [-2~;~4]. On a également tracé sa tangente au point A d'abscisse -1.

  1. Par lecture graphique, donner la valeur de :
    1. f(3)
    2. f'(-1)
  1. On admet que la fonction f est définie sur [-2~;~4] par f(x)=-x^{2}+2x+8.
    1. Calculer f'(x) pour x appartenant à [-2~;~4].
    2. Étudier le signe de f'(x) sur [-2~;~4].
  2. Donner les variations de f sur [-2~;~4].

2 1 1 2 3 4 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 A x y

Voir la correction

1.aPar lecture graphique, donner la valeur de f(3).

Par lecture graphique, f(3)\approx5.

1.bPar lecture graphique, donner la valeur de f'(-1).

f'(-1) est le coefficient directeur de la tangente en A : elle passe par (-1;5) et (0;9), de coefficient directeur \dfrac{9-5}{0-(-1)}=4 : f'(-1)\approx4.

2.aCalculer f'(x) pour f(x) = -x^{2} + 2x + 8.

f'(x) = -2x+2.

2.bÉtudier le signe de f'(x) sur [-2 ; 4].

\begin{aligned}-2x+2 = 0 &\iff x = 1 \end{aligned} Comme f' est affine de coefficient directeur négatif, f'(x) est positif sur [-2;1] et négatif sur [1;4].

3.Donner les variations de f sur [-2 ; 4].

\begin{aligned}f(-2) &= -4-4+8 \\ &= 0\end{aligned} \begin{aligned}f(1) &= -1+2+8 \\ &= 9\end{aligned} \begin{aligned}f(4) &= -16+8+8 \\ &= 0\end{aligned}
f est croissante sur [-2;1] (de 0 à 9) et décroissante sur [1;4] (de 9 à 0), conformément au signe de f'.

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On considère la fonction f définie sur \R par : f(x)=(4 x-4) \e^{-0,5 x}+5 On note \mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

On admet que f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

  1. Montrer que, pour tout x \in \R, f'(x)=(-2 x+6) \e^{-0,5 x}.
  2. Étudier le signe de f'(x) sur \R puis en déduire les variations de la fonction f sur \R.
  3. La courbe \mathcal{C}_{f} admet-elle des points pour lesquels la tangente est horizontale ? Si oui, on précisera les coordonnées exactes de ces éventuels points.
Voir la correction

1.Montrer que, pour tout x, f'(x) = (-2x + 6)e^{-0,5x}.

f(x)=(4x-4)e^{-0{,}5x}+5 est de la forme uv+5 avec u(x)=4x-4, v(x)=e^{-0{,}5x}, donc u'(x)=4, v'(x)=-0{,}5e^{-0{,}5x}.
f'(x) = u'(x)v(x)+u(x)v'(x) = 4e^{-0{,}5x} + (4x-4)\times(-0{,}5)e^{-0{,}5x} = \left[4-0{,}5(4x-4)\right]e^{-0{,}5x} = \left[4-2x+2\right]e^{-0{,}5x} = (-2x+6)e^{-0{,}5x}.

2.Étudier le signe de f'(x) puis en déduire les variations de f.

e^{-0{,}5x}>0 pour tout x, donc f'(x) est du signe de -2x+6, qui s'annule en x=3 et est positif pour x<3.
f est croissante sur ]-\infty;3] et décroissante sur [3;+\infty[, avec un maximum f(3)=8e^{-1{,}5}+5.

3.La courbe admet-elle des points à tangente horizontale ?

La tangente est horizontale lorsque f'(x)=0, soit uniquement en x=3.
\begin{aligned}f(3) &= (4\times3-4)e^{-0{,}5\times3}+5 \\ &= 8e^{-1{,}5}+5\end{aligned}
Oui, \mathcal{C}_f admet un unique point à tangente horizontale, de coordonnées \left(3\,;\,8e^{-1{,}5}+5\right).

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Soit la fonction f définie et dérivable sur [0 ; 10] par : f(x)=-x^{3}+4{,}5 x^{2}-6x+2

  1. Calculer l'expression de la dérivée f' en fonction de x.
  2. Vérifier que, pour x appartenant à [0 ; 10], f'(x)=(3x-6)(1-x)
  3. Étudier le signe de f'(x) pour x appartenant à [0 ; 10].
  4. En déduire les variations de f sur [0 ; 10].

    Les valeurs des éventuels maximums et minimums ne sont pas demandées.
Voir la correction

1.Calculer l'expression de la dérivée f' pour f(x) = -x^{3} + 4,5x^{2} - 6x + 2.

f'(x) = -3x^{2}+4{,}5\times2x-6 = -3x^{2}+9x-6.

2.Vérifier que f'(x) = (3x - 6)(1 - x).

\begin{aligned}(3x-6)(1-x) &= 3x-3x^{2}-6+6x \\ &= -3x^{2}+9x-6\end{aligned} ce qui correspond bien à f'(x).

3.Étudier le signe de f'(x) sur [0 ; 10].

\begin{aligned}3x-6 = 0 &\iff x = 2 \end{aligned} et 3x-6>0 \iff x>2 (fonction affine croissante).
\begin{aligned}1-x = 0 &\iff x = 1 \end{aligned} et 1-x>0 \iff x<1 (fonction affine décroissante).
Produit des signes : f'(x) est négatif sur [0;1], positif sur [1;2], négatif sur [2;10].

4.En déduire les variations de f sur [0 ; 10].

D'après le signe de f' : f est décroissante sur [0;1], croissante sur [1;2], puis décroissante sur [2;10].

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Soit f une fonction définie sur ]0 ; +\infty[.

On a tracé dans le repère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} représentative de la fonction f et la droite T_{\mathrm{A}} tangente à la courbe \mathcal{C}_{f} au point A de coordonnées (1 ; 20).

La droite T_{\mathrm{A}} passe par le point B de coordonnées (3 ; 10).

1 2 3 4 5 6 7 10 20 30 40 50 C f T A A B 0

    1. Donner f(1).
    2. Déterminer la valeur de f'(1).
    3. Justifier que l'équation réduite de la tangente T_{A} à \mathcal{C}_{f} au point A est : y=-5x+25.

Pour la suite de l'exercice, la fonction f est définie sur ]0 ; +\infty[ par

f(x)=\dfrac{4x^{2}+7x+9}{x}.

On admet que f est dérivable sur cet intervalle.

    1. Démontrer que pour tout x\in ]0 ; +\infty[, on a

      f'(x)=\dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.
    3. En déduire les variations de la fonction f sur ]0 ; +\infty[.
  1. Existe-t-il une tangente à \mathcal{C}_{f} parallèle à la droite d'équation y=3x+5 ? Justifier votre réponse.
Voir la correction

1.aDonner f(1).

La courbe \mathcal{C}_f passe par A(1;20) : f(1)=20.

1.bDéterminer f'(1).

f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T_A, c'est-à-dire de la droite (AB) : f'(1) = \dfrac{10-20}{3-1} = \dfrac{-10}{2} = -5.

1.cJustifier que la tangente TA a pour équation y = -5x + 25.

L'équation de la tangente en x=1 est y=f'(1)(x-1)+f(1) = -5(x-1)+20 = -5x+5+20 = -5x+25.

2.aDémontrer que f'(x) = (2x - 3)(2x + 3)/x^{2} pour f(x) = (4x^{2} + 7x + 9)/x.

Par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{(8x+7)x-(4x^{2}+7x+9)\times1}{x^{2}} = \dfrac{8x^{2}+7x-4x^{2}-7x-9}{x^{2}} = \dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}}.
\begin{aligned}4x^{2}-9 &= (2x)^{2}-3^{2} \\ &= (2x-3)(2x+3)\end{aligned} donc f'(x)= \dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.

2.bÉtudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.

x^{2}>0 sur ]0;+\infty[. 2x+3>0 toujours sur cet intervalle. 2x-3>0 \iff x>\frac32. Donc f'(x)<0 sur \left]0;\frac32\right[ et f'(x)>0 sur \left]\frac32;+\infty\right[.

2.cEn déduire les variations de f sur ]0 ; +\infty[.

f est décroissante sur \left]0;\frac32\right] et croissante sur \left[\frac32;+\infty\right[.

3.Existe-t-il une tangente à Cf parallèle à la droite y = 3x + 5 ?

Deux droites sont parallèles ssi elles ont le même coefficient directeur : on cherche x_0 tel que f'(x_0)=3.
\begin{aligned}\dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}} = 3 &\iff 4x^{2}-9 = 3x^{2} \\ &\iff x^{2}-9 = 0 \\ &\iff (x-3)(x+3) = 0 \\ &\iff x = 3 \end{aligned} ou x=-3.
Seule x_0=3 appartient à ]0;+\infty[ : oui, il existe une unique tangente à \mathcal{C}_f parallèle à y=3x+5, c'est la tangente au point d'abscisse 3.

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Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ; 4], dont la courbe représentative \mathcal{C}_f est représentée ci-dessous.

La droite T est la tangente à la courbe au point d'abscisse 3.

  1. Par lecture graphique, déterminer :
    1. l'image de 3 par la fonction f ;
    2. le nombre dérivé f'(3).
  2. Soit la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 4] par : f(x)=-x^3+9x^2-24x+16
    1. Calculer f(0).
    2. Soit f' la fonction dérivée de la fonction f.

      Calculer f'(x) pour tout réel x de l'intervalle [0 ; 4], en détaillant les calculs.
    3. Vérifier que pour tout réel x, f'(x)=-3(x-2)(x-4).

1 1 2 3 4 4 3 2 1 1 2 3 4 0 A C f T

    1. Étudier le signe de f'(x) et établir le tableau de variation de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 4], en y faisant figurer les extrémums.
    2. Quel est le minimum de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 4] ?

      En quelle valeur est-il atteint ?
Voir la correction

1.aPar lecture graphique, donner l'image de 3 par f.

Le point de la courbe d'abscisse 3 a pour ordonnée -2 : f(3)=-2.

1.bPar lecture graphique, déterminer f'(3).

f'(3) est le coefficient directeur de la tangente T, qui passe par (3;-2) et (4;2) : f'(3) = \dfrac{2-(-2)}{4-3} = 4.

2.aCalculer f(0) pour f(x) = -x^{3} + 9x^{2} - 24x + 16.

f(0) = 0+0-0+16 = 16.

2.bCalculer f'(x), en détaillant les calculs.

f'(x) = -3x^{2}+9\times2x-24 = -3x^{2}+18x-24.

2.cVérifier que f'(x) = -3(x - 2)(x - 4).

\begin{aligned}-3(x-2)(x-4) &= -3(x^{2}-6x+8) \\ &= -3x^{2}+18x-24\end{aligned} ce qui correspond bien à f'(x).

3.aÉtudier le signe de f'(x) et établir le tableau de variation de f sur [0 ; 4].

f'(x)=-3(x-2)(x-4), avec -3<0 toujours, x-2 nul en 2 et x-4 nul en 4 (négatif sur [0;4]).
Le produit (x-2)(x-4) est positif à l'extérieur de [2;4] et négatif entre les deux : en tenant compte du -3, f'(x) est négatif sur [0;2], positif sur [2;4].
f(0)=16, \begin{aligned}f(2) &= -8+36-48+16 \\ &= -4\end{aligned} \begin{aligned}f(4) &= -64+144-96+16 \\ &= 0\end{aligned}
f est décroissante sur [0;2] (de 16 à -4) puis croissante sur [2;4] (de -4 à 0).

3.bQuel est le minimum de f sur [0 ; 4] ? En quelle valeur est-il atteint ?

D'après le tableau de variation, le minimum de f sur [0;4] est -4, atteint pour x=2.

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La partie C est indépendante des parties A et B.

Partie A

On donne ci-dessous, dans un repère orthogonal, les courbes \mathcal{C}_{1} et \mathcal{C}_{2}, représentations graphiques de deux fonctions définies et dérivables sur \R. L'une des deux fonctions représentées est la fonction dérivée de l'autre. On les notera g et g’.

On précise également que :

  • La courbe \mathcal{C}_{1} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~1).
  • La courbe \mathcal{C}_{2} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~2) et l'axe des abscisses aux points de coordonnées (-2~;~0) et (1~;~0).

A.P.M.E.P. 2 1 1 2 3 4 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 0 C 1 C 2

  1. En justifiant, associer à chacune des fonctions g et g' sa représentation graphique.
  2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe représentative de la fonction g au point d'abscisse 0 est y=2x + 1.

Partie B

On considère (E) l'équation différentielle

y+y’=(2x + 3) \e^{-x},y est une fonction de la variable réelle x.

  1. Montrer que la fonction f_{0} définie pour tout nombre réel x par f_{0}(x)=\left(x^{2}+3 x\right) \e^{-x} est une solution particulière de l'équation différentielle (E).
  2. Résoudre l'équation différentielle \left(E_{0}\right): y+ y'= 0.
  3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).
  4. On admet que la fonction g décrite dans la partie A est une solution de l'équation différentielle (E).

    Déterminer alors l'expression de la fonction g.
  5. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Partie C

On considère la fonction f définie pour tout nombre réel x par :

f(x)=\left(x^{2}+3 x+2\right) \e^{-x}

  1. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à 0.

    On admet par ailleurs que la limite de la fonction f en -\infty est égale à +\infty.
  2. On admet que la fonction f est dérivable sur \R. On note f’ la fonction dérivée de f sur \R.
    1. Vérifier que, pour tout nombre réel x, f’(x)=\left(-x^{2}-x+1\right) \e^{-x}.
    2. Déterminer le signe de la fonction dérivée f’ sur \R puis en déduire les variations de la fonction f sur \R.
  3. Expliquer pourquoi la fonction f est positive sur l'intervalle [0;+\infty[.
  4. On notera \mathcal{C}_{f} la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right). On admet que la fonction F définie pour tout nombre réel x par F(x)=\left(-x^{2}-5 x-7\right) \e^{-x} est une primitive de la fonction f.

    Soit \alpha un nombre réel positif.

    Déterminer l'aire \mathcal{A}(\alpha), exprimée en unité d'aire, du domaine du plan délimité par l'axe des abscisses, la courbe \mathcal{C}_{f} et les droites d'équation x=0 et x=\alpha.
Voir la correction

PartieA ; 1. Les courbes C_{1} et C_{2} représentent deux fonctions définies et dérivables sur \mathbb{R}, l'une étant la dérivée de l'autre ; C_{1} coupe l'axe des ordonnées en (0 ; 1), C_{2} le coupe en (0 ; 2) et coupe l'axe des abscisses en (-2 ; 0) et (1 ; 0). Associer à g et g' leur courbe.

La fonction représentée par \mathcal{C}_1 est décroissante sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, croissante sur [-2~;~1].
La fonction représentée par \mathcal{C}_2 est négative sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, positive sur [-2~;~1] : ce sont exactement les intervalles où la fonction de \mathcal{C}_1 croît ou décroît.
Le signe de la dérivée déterminant les variations, \mathcal{C}_1 représente g et \mathcal{C}_2 représente g'.

PartieA ; 2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est y = 2x + 1.

La tangente en 0 a pour équation y=g'(0)x+g(0).
\mathcal{C}_1 coupe l'axe des ordonnées en (0~;~1) donc g(0)=1 ; \mathcal{C}_2 le coupe en (0~;~2) donc g'(0)=2.
L'équation de la tangente est donc y=2x+1.

PartieB ; 1. On considère l'équation différentielle (E) : y + y' = (2x+3)e^{-x}. Montrer que f_0(x) = (x^2+3x)e^{-x} est une solution particulière de (E).

f_0 est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables : f_0'(x) = (2x+3)e^{-x} + (x^{2}+3x)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x)e^{-x} = (-x^{2}-x+3)e^{-x}.
f_0(x)+f_0'(x) = (x^{2}+3x)e^{-x} + (-x^{2}-x+3)e^{-x} = (2x+3)e^{-x} : f_0 vérifie bien (E).

PartieB ; 2. Résoudre l'équation différentielle (E_{0}) : y + y' = 0.

(E_0) équivaut à y'=-y : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).

(E) est de la forme y'=ay+f avec f_0 solution particulière : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}+f_0(x) = (x^{2}+3x+C)e^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 4. On admet que g est solution de (E). Déterminer l'expression de g.

Il existe C\in\mathbb{R} tel que g(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x}. Comme g(0)=1 : \begin{aligned}1 &= (0+0+C)e^{0} \\ &= C\end{aligned}
g(x) = (x^{2}+3x+1)e^{-x}.

PartieB ; 5. Déterminer les solutions de (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Une courbe admet exactement deux points d'inflexion si et seulement si sa dérivée seconde s'annule exactement deux fois en changeant de signe.
Soit f(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x} une solution de (E) : f'(x) = (-x^{2}-x+3-C)e^{-x} et f''(x) = (x^{2}-x-4+C)e^{-x}.
L'exponentielle étant strictement positive, f''(x) est du signe de x^{2}-x-4+C, dont le discriminant est \begin{aligned}\Delta &= 1-4(-4+C) \\ &= 17-4C\end{aligned}
Ce polynôme change deux fois de signe si et seulement si \Delta>0, soit C<\dfrac{17}{4}.
Les solutions cherchées sont les fonctions x\longmapsto(x^{2}+3x+C)e^{-x} avec C<\dfrac{17}{4}.

PartieC ; 1. On considère f(x) = (x^{2}+3x+2)e^{-x} sur \mathbb{R}. Démontrer que la limite de f en +\infty est égale à 0.

f(x) = \dfrac{x^{2}}{e^{x}}+3\dfrac{x}{e^{x}}+\dfrac{2}{e^{x}}.
Par croissances comparées, pour tout entier n non nul, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x^{n}}{e^{x}}=0 ; donc, par somme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0.

PartieC ; 2.a Vérifier que, pour tout réel x, f'(x) = (-x^{2} - x + 1)e^{-x}.

f'(x) = (2x+3)e^{-x}+(x^{2}+3x+2)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x-2)e^{-x} = (-x^{2}-x+1)e^{-x}.

PartieC ; 2.b Déterminer le signe de f' sur \mathbb{R} puis en déduire les variations de f.

L'exponentielle étant strictement positive, f'(x) est du signe de -x^{2}-x+1, de discriminant \Delta=1+4=5>0.
Ses racines sont x_1=\dfrac{-1-\sqrt5}{2} et x_2=\dfrac{-1+\sqrt5}{2} ; le coefficient dominant étant négatif, -x^2-x+1 est négatif à l'extérieur des racines et positif entre elles.
f est décroissante sur ]-\infty~;~x_1] et sur [x_2~;~+\infty[, croissante sur [x_1~;~x_2].

PartieC ; 3. Expliquer pourquoi f est positive sur [0 ; +\infty[.

L'exponentielle étant strictement positive, f(x) est du signe de x^{2}+3x+2=(x+2)(x+1), de racines -2 et -1.
Le coefficient dominant étant positif, ce polynôme est positif sur ]-1~;~+\infty[, donc en particulier sur [0~;~+\infty[ : f est positive sur [0~;~+\infty[.

PartieC ; 4. On admet que F(x) = (-x^{2} - 5x - 7)e^{-x} est une primitive de f. Pour \alpha réel positif, déterminer l'aire A(\alpha) du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f et les droites x = 0 et x = \alpha.

f étant positive sur [0~;~\alpha], l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A}(\alpha) &= \displaystyle\int\limits_0^{\alpha}f(x)\,\mathrm{d}x \\ &= F(\alpha)-F(0)\end{aligned}
\begin{aligned}F(0) &= (0-0-7)e^{0} \\ &= -7\end{aligned} donc \mathcal{A}(\alpha) = (-\alpha^{2}-5\alpha-7)e^{-\alpha}+7 unités d'aire.

Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On désigne par f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~\pi] par

f(x) = \e^x \sin (x).

On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère.

PARTIE A

    1. Démontrer que pour tout réel x de l'intervalle [0~;~\pi],

      f'(x) = \e^x[\sin(x) + \cos(x)].
    2. Justifier que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]
    1. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.
    2. Démontrer que la fonction f est convexe sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].
    3. En déduire que pour tout réel x de l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \e^x \sin (x) \geqslant x.
  1. Justifier que le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} de la courbe représentative de la fonction f est un point d'inflexion.

PARTIE B

On note

I = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \sin (x)\quad \text{d}x\quad \text{et}\quad J = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \cos (x)\quad \text{d}x.

  1. En intégrant par parties l'intégrale I de deux manières différentes, établir les deux relations suivantes :

    I= 1+J\quad \text{et}\quad I= \e^{\frac{\pi}{2}} - J.
  2. En déduire que I = \dfrac{1 + \e^{\frac{\pi}{2}}}{2}.
  3. On note g la fonction définie sur \R par g(x) = x.

    Les courbes représentatives des fonctions f et g sont tracées dans le repère orthogonal ci-dessous sur l'intervalle [0~;~\pi].

    Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine hachuré situé entre les courbes \mathcal{C}_f et \mathcal{C}_g et les droites d'équation x = 0 et x = \dfrac{\pi}{2}.

    A.P.M.E.P. 012302468 C f C g
Voir la correction

PartieA ; 1.a On considère f(x) = eˣsin(x) sur [0 ; π]. Démontrer que f'(x) = eˣ[sin(x) + cos(x)] sur cet intervalle.

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = e^{x}\sin(x)+e^{x}\cos(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)].

PartieA ; 1.b Justifier que f est strictement croissante sur [0 ; π/2].

Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et \sin(x)\geqslant0, et ils ne s'annulent jamais simultanément (\sin ne s'annule qu'en 0 où \cos(0)=1, \cos ne s'annule qu'en \frac{\pi}{2}\sin(\frac{\pi}{2})=1) : donc \sin(x)+\cos(x)>0 sur cet intervalle.
Comme e^{x}>0 pour tout réel x, f'(x)>0 comme produit de deux facteurs strictement positifs : f est strictement croissante sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

PartieA ; 2.a Déterminer une équation de la tangente T à la courbe de f au point d'abscisse 0.

\begin{aligned}f(0) &= e^{0}\sin(0) \\ &= 0\end{aligned} et f'(0) = e^{0}[\sin(0)+\cos(0)] = 1.
La tangente en 0 a pour équation y=f'(0)x+f(0), soit y=x.

PartieA ; 2.b Démontrer que f est convexe sur [0 ; π/2].

Pour tout réel x : f''(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)] + e^{x}[\cos(x)-\sin(x)] = 2e^{x}\cos(x).
Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et e^{x}>0, donc f''(x)\geqslant0 : f est convexe sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

PartieA ; 2.c En déduire que, pour tout réel x de [0 ; π/2], eˣsin(x) \geq x.

La courbe d'une fonction convexe est au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T d'équation y=x au point d'abscisse 0.
Donc, pour tout x\in\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], f(x)\geqslant x, c'est-à-dire e^{x}\sin(x)\geqslant x.

PartieA ; 3. Justifier que le point d'abscisse π/2 de la courbe de f est un point d'inflexion.

f''(x)=2e^{x}\cos(x) s'annule en changeant de signe en x=\dfrac{\pi}{2} (positive avant, négative après, car \cos change de signe en \frac{\pi}{2}) : le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} est donc un point d'inflexion de la courbe de f.

PartieB : On note I = ∫₀^{π/2} eˣsin(x) dx et J = ∫₀^{π/2} eˣcos(x) dx. En intégrant par parties de deux manières différentes, établir I = 1 + J et I = e^{π/2} - J.

En posant u(x)=e^{x}, v'(x)=\sin(x) (donc u'(x)=e^{x}, v(x)=-\cos(x)), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[-\cos(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} + \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= 0+1+J \\ &= 1+J\end{aligned}
En posant u(x)=\sin(x), v'(x)=e^{x} (donc u'(x)=\cos(x), v(x)=e^{x}), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[\sin(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} - \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= e^{\pi/2}-J\end{aligned}
On obtient donc bien I=1+J et I=e^{\pi/2}-J.

PartieB : En déduire que I = (1 + e^{π/2}) / 2.

En additionnant les deux relations : \begin{aligned}2I &= 1+J+e^{\pi/2}-J \\ &= 1+e^{\pi/2}\end{aligned} donc I = \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2}.

PartieB : On note g(x) = x. Calculer l'aire exacte du domaine hachuré entre les courbes de f et g sur [0 ; π/2].

D'après la partie A, f(x)\geqslant g(x) sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], donc l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}(f(x)-x)\,\mathrm{d}x \\ &= I - \left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_0^{\pi/2}\end{aligned}
\begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac12\left(\dfrac{\pi}{2}\right)^{2} \\ &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac{\pi^{2}}{8}\end{aligned} unités d'aire (\approx1{,}67 u.a.).

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ par

f(x) = \frac{\e^{\sqrt{x}}}{2\sqrt{x}}

et on appelle \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

  1. On définit la fonction g sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ par g(x) = \e^{\sqrt{x}}.
    1. Montrer que g'(x) = f(x) pour tout x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
    2. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[, calculer f'(x) et montrer que:

      f'(x) = \dfrac{\e^{\sqrt{x}}\left(\sqrt x - 1\right)}{4x\sqrt x}.
    1. Déterminer la limite de la fonction f en 0.
    2. Interpréter graphiquement ce résultat.
    1. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.
    2. Étudier le sens de variation de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

      Dresser le tableau de variations de la fonction f en y faisant figurer les limites aux bornes de l'intervalle de définition.
    3. Montrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution sur l'intervalle [1~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-1} près de cette solution.
  2. On pose I = \displaystyle\int_1^2 f(x)\quad \text{d}x.
    1. Calculer I.
    2. Interpréter graphiquement le résultat.
  3. On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ et que:

    f"(x) = \dfrac{\e^{\sqrt{x}}\left(x - 3\sqrt x + 3\right)}{8x^2\sqrt x}.

    1. En posant X = \sqrt x, montrer que x - 3\sqrt x + 3 > 0 pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
Voir la correction

1.aOn considère g(x) = e^{\sqrt{x}} sur ]0 ; +\infty[, et f(x) = e^{\sqrt{x}} / (2\sqrt{x}). Montrer que g'(x) = f(x).

g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme composée de fonctions dérivables : g'(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x}}\times e^{\sqrt{x}} = \dfrac{e^{\sqrt{x}}}{2\sqrt{x}} = f(x).

1.bCalculer f'(x) et montrer que f'(x) = e^{\sqrt{x}}(\sqrt{x} - 1) / (4x\sqrt{x}).

f est dérivable comme quotient de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[. En dérivant f=\dfrac{g}{2\sqrt{x}} (avec g'=f) : f'(x) = \dfrac{f(x)\times2\sqrt{x} - g(x)\times\frac{1}{\sqrt{x}}}{4x} = \dfrac{e^{\sqrt{x}} - \frac{e^{\sqrt{x}}}{\sqrt{x}}}{4x}.
En réduisant au même dénominateur : f'(x) = \dfrac{\frac{\sqrt{x}e^{\sqrt{x}}-e^{\sqrt{x}}}{\sqrt{x}}}{4x} = \dfrac{e^{\sqrt{x}}(\sqrt{x}-1)}{4x\sqrt{x}}.

2.aDéterminer la limite de f en 0.

\lim\limits_{x\to0}e^{\sqrt{x}}=1 et \lim\limits_{x\to0}2\sqrt{x}=0^{+}, avec f(x)>0 : donc \lim\limits_{x\to0}f(x)=+\infty.

2.bInterpréter graphiquement ce résultat.

La courbe \mathcal{C}_f admet une asymptote verticale d'équation x=0.

3.aDéterminer la limite de f en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{u\to+\infty}\dfrac{e^{u}}{u}=+\infty ; en posant u=\sqrt{x} (qui tend vers +\infty quand x\to+\infty), par composition, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

3.bÉtudier le sens de variation de f sur ]0 ; +\infty[ et dresser son tableau de variation.

Pour tout x>0, e^{\sqrt{x}}>0 et 4x\sqrt{x}>0, donc f'(x) est du signe de \sqrt{x}-1.
\begin{aligned}\sqrt{x}-1 \geqslant 0 &\iff x \geqslant 1 \end{aligned} f est donc décroissante sur ]0~;~1] et croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum f(1)=\dfrac{e}{2}.

3.cMontrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution sur [1 ; +\infty[, avec une valeur approchée à 10^{-1} près.

Sur [1~;~+\infty[, f est continue et strictement croissante, de \begin{aligned}f(1) &= \dfrac{e}{2} \\ &\approx 1{,}36\end{aligned} à +\infty.
Comme 2\in\left[\dfrac{e}{2}~;~+\infty\right[, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur [1~;~+\infty[.
À la calculatrice, \alpha\approx4{,}6.

4.aOn pose I = ∫₁^{2} f(x) dx. Calculer I.

D'après la question 1.a, g est une primitive de f sur ]0~;~+\infty[.
\begin{aligned}I &= \left[g(x)\right]_1^{2} \\ &= \left[e^{\sqrt{x}}\right]_1^{2} \\ &= e^{\sqrt2}-e\end{aligned}

4.bInterpréter graphiquement ce résultat.

f étant positive, I=e^{\sqrt2}-e représente l'aire du domaine compris entre la courbe \mathcal{C}_f, l'axe des abscisses et les droites x=1 et x=2, en unités d'aire.

5.aOn admet que f''(x) = e^{\sqrt{x}}(x - 3\sqrt{x} + 3) / (8x^2\sqrt{x}). En posant X = \sqrt{x}, montrer que x - 3\sqrt{x} + 3 > 0 sur ]0 ; +\infty[.

En posant X=\sqrt{x}, l'expression devient X^{2}-3X+3, un polynôme du second degré de discriminant \Delta = 9-12 = -3 < 0.
Comme \Delta<0 et que le coefficient dominant est positif, X^{2}-3X+3>0 pour tout réel X, donc x-3\sqrt{x}+3>0 pour tout x>0.

5.bÉtudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[.

Pour tout x>0 : e^{\sqrt{x}}>0, x-3\sqrt{x}+3>0 (question précédente) et 8x^{2}\sqrt{x}>0, donc f''(x)>0 : f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ] - 1~;~+\infty[ par

f(x) = 4\ln(x + 1) - \dfrac{x^2}{25}

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle ] - 1~;~+\infty[.

  1. Déterminer la limite de la fonction f en -1.
  2. Montrer que, pour tout x appartenant à l'intervalle ]- 1~;~+\infty[ , on a : f'(x) = \dfrac{100- 2x - 2x^2}{25(x+1)}
  3. Étudier les variations de la fonction f sur l'intervalle ] - 1~;~+\infty[ puis en déduire que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle [2 ; 6,5].
  4. On considère h la fonction définie sur l'intervalle [2 ; 6,5] par h(x) = f(x) - x.

    On donne ci-dessous le tableau de variations de la fonction h :

    x 2 m 2 , 364 6 , 5 h ( x ) h (2) M 2 , 265 h (6 , 5) Montrer que l’équation h(x) = 0 admet une unique solution \alpha \in [2~;~6,5].
  5. On considère le script suivant, écrit en langage Python:

    from math import *
    def f(x):
    return 4*log(1+x)-(x**2)/25
    def bornes(n):
    p = 1/10**n
    x = 6
    while f(x)-x > 0:
    x = x + p
    return (x-p, x)


    On rappelle qu'en langage Python:

    • la commande \text{log} (x) renvoie la valeur \ln x ;
    • la commande c**d renvoie la valeur de \text{c}^{\text{d}}.


    1. Donner les valeurs renvoyées par la commande bornes(2).

      On donnera les valeurs arrondies au centième.
    2. Interpréter ces valeurs dans le contexte de l'exercice.

Partie B

Dans cette partie, on pourra utiliser les résultats obtenus dans la partie A.

On considère la suite (u_n) définie par u_0 = 2, et, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right)

  1. Montrer par récurrence que pour tout n entier naturel,

    2 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} < 6,5.
  2. En déduire que la suite (u_n) converge vers une limite \ell.
  3. On rappelle que le réel \alpha, défini dans la partie A, est la solution de l'équation h(x)~=~0 sur l'intervalle [2 ; 6,5].

    Justifier que \ell = \alpha.
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère f(x) = 4ln(x+1) - x^{2}/25 sur ]-1 ; +\infty[. Déterminer la limite de f en -1.

\lim\limits_{x\to-1^{+}}(x+1)=0^{+}, donc, par composition avec \ln (qui tend vers -\infty en 0^{+}), \lim\limits_{x\to-1}4\ln(x+1)=-\infty.
Par ailleurs \lim\limits_{x\to-1}\left(-\dfrac{x^{2}}{25}\right) = -\dfrac{1}{25}, donc par somme, \lim\limits_{x\to-1}f(x)=-\infty.

PartieA ; 2. Montrer que, pour tout x de ]-1 ; +\infty[, f'(x) = (100 - 2x - 2x^{2}) / (25(x+1)).

f est dérivable sur ]-1~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables : la dérivée de 4\ln(x+1) est \dfrac{4}{x+1}, et celle de -\dfrac{x^{2}}{25} est -\dfrac{2x}{25}.
f'(x) = \dfrac{4}{x+1}-\dfrac{2x}{25} = \dfrac{4\times25-(x+1)\times2x}{25(x+1)} = \dfrac{100-2x-2x^{2}}{25(x+1)}.

PartieA ; 3. Étudier les variations de f sur ]-1 ; +\infty[ et en déduire que f est strictement croissante sur [2 ; 6,5].

Comme 25(x+1)>0 sur ]-1~;~+\infty[, f'(x) est du signe de 100-2x-2x^{2}, trinôme de coefficient dominant négatif (-2).
\Delta = 4+800 = 804>0 : les racines sont \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1+\sqrt{201}}{2} \\ &\approx 6{,}6\end{aligned} et x_2=\dfrac{-1-\sqrt{201}}{2}\approx-7{,}6<-1.
Le coefficient dominant étant négatif, f'(x)>0 sur ]-1~;~x_1[ et f'(x)<0 sur ]x_1~;~+\infty[ : f est croissante sur ]-1~;~x_1] puis décroissante.
Comme [2~;~6{,}5]\subset\,]-1~;~x_1[ (car x_1\approx6{,}6>6{,}5), f est strictement croissante sur [2~;~6{,}5].

PartieA ; 4. On pose h(x) = f(x) - x sur [2 ; 6,5], avec un maximum M \approx 2,265 atteint en m \approx 2,364. Montrer que h(x) = 0 admet une unique solution \alpha sur [2 ; 6,5].

h(2) = f(2)-2 \approx 2{,}23 > 0. Sur [2~;~m], h est strictement croissante et h(2)>0, donc h(x)>0 sur cet intervalle : pas de solution ici.
Sur [m~;~6{,}5], h est continue et strictement décroissante, avec h(m)=M\approx2{,}265>0 et h(6{,}5)\approx-0{,}13<0.
0 est compris entre h(m) et h(6{,}5) : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, h(x)=0 admet une unique solution \alpha sur [m~;~6{,}5], donc sur [2~;~6{,}5].

PartieA ; 5.a On donne un script Python bornes(n) qui affine un encadrement de \alpha. Donner les valeurs renvoyées par bornes(2) (arrondies au centième).

À la calculatrice, bornes(2) renvoie (6,36 ; 6,37).

PartieA ; 5.b Interpréter ces valeurs.

Ces valeurs donnent un encadrement de \alpha : {6{,}36<\alpha<6{,}37}.

PartieB ; 1. On considère (u_n) définie par u_0 = 2 et u_{n+1} = f(u_n). Montrer par récurrence que, pour tout n, 2 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} < 6,5.

Initialisation : u_0=2 et \begin{aligned}u_1 &= f(2) \\ &\approx 4{,}23\end{aligned} donc {2\leqslant u_0\leqslant u_1<6{,}5} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {2\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}<6{,}5}. Comme f est strictement croissante sur [2~;~6{,}5] : f(2)\leqslant f(u_n)\leqslant f(u_{n+1})<f(6{,}5).
Or f(2)\approx4{,}23>2 et f(6{,}5)\approx6{,}37<6{,}5, donc {2\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}<6{,}5} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {2\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}<6{,}5}.

PartieB ; 2. En déduire que la suite (u_n) converge vers une limite ℓ.

D'après la question précédente, (u_n) est croissante et majorée par 6,5 : toute suite croissante et majorée étant convergente, (u_n) converge vers une limite \ell\leqslant6{,}5.

PartieB ; 3. On rappelle que \alpha est l'unique solution de h(x) = 0 sur [2 ; 6,5]. Justifier que ℓ = \alpha.

(u_n) vérifie u_{n+1}=f(u_n) avec f continue : d'après le théorème du point fixe, \ell est solution de f(x)=x, c'est-à-dire de h(x)=0. Comme \ell\in[2~;~6{,}5] et que cette équation y admet l'unique solution \alpha, on a \ell=\alpha.

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Partie A

On considère l'équation différentielle

(E_1) :\quad y' + 0{,}48y = \dfrac{1}{250},

y est une fonction de la variable t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[.

  1. On considère la fonction constante h définie sur l'intervalle [0~;~ +\infty[ par h(t) = \dfrac{1}{120}.

    Montrer que la fonction h est solution de l'équation différentielle (E_1).
  2. Donner la forme générale des solutions de l'équation différentielle y' + 0,48y = 0.
  3. En déduire l'ensemble des solutions de l'équation différentielle (E_1).

Partie B

On s'intéresse à présent à l'évolution d'une population de bactéries dans un milieu de culture.

À un instant t = 0, on introduit une population initiale de 30000 bactéries dans le milieu. On note p(t) la quantité de bactéries, exprimée en millier d'individus, présente dans le milieu après un temps t, exprimé en heure.

On a donc p(0) = 30.

On admet que la fonction p définie sur l'intervalle [0~;~ +\infty[ est dérivable, strictement positive sur cet intervalle et qu'elle est solution de l'équation différentielle (E_2) :

p' = \dfrac{1}{250}p \times (120 - p)

Soit y la fonction strictement positive sur l'intervalle [0~;~ +\infty[ telle que, pour tout t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ , on a p(t) = \dfrac{1}{y(t)}.

  1. Montrer que si p est solution de l'équation différentielle (E_2), alors y est solution de l'équation différentielle (E_1) : y' + 0,48y = \dfrac{1}{250}.
  2. On admet réciproquement que, si y est une solution strictement positive de l'équation différentielle (E_1), alors p = \dfrac 1y est solution de l'équation différentielle (E_2).

    Montrer que, pour tout t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ , on a :

    p(t) = \dfrac{120}{1 + K\e^{-0,48t}}~ \text{avec}\: K\: \text{une constante réelle}.
  3. En utilisant la condition initiale, déterminer la valeur de K.
  4. Déterminer \displaystyle\lim_{t \to + \infty} p(t). En donner une interprétation dans le contexte de l'exercice.
  5. Déterminer le temps nécessaire pour que la population de bactéries dépasse 60000 individus.

    On donnera le résultat sous la forme d'une valeur arrondie exprimée en heures et minutes.
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère (E_{1}) : y' + 0,48y = \dfrac{1}{250}. Montrer que la fonction constante h(t) = \dfrac{1}{120} est solution de (E_{1}).

h est dérivable et h'(t)=0 pour tout t, donc h'(t)+0{,}48h(t) = 0+0{,}48\times\dfrac{1}{120} = \dfrac{1}{250} : h est bien solution de (E_{1}).

PartieA ; 2. Donner la forme générale des solutions de y' + 0,48y = 0.

Les solutions sont les fonctions t\longmapsto Ce^{-0,48t}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieA ; 3. En déduire l'ensemble des solutions de (E_{1}).

Les solutions de (E_{1}) sont les fonctions t\longmapsto Ce^{-0,48t}+\dfrac{1}{120}, avec C\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1. Une population de bactéries p(t) (en milliers, p(0)=30) vérifie (E_{2}) : p' = p(120-p)/250. On pose y = 1/p. Montrer que si p est solution de (E_{2}), alors y est solution de (E_{1}).

p=\dfrac1y donne p'=-\dfrac{y'}{y^{2}}. En remplaçant dans (E_{2}) : -\dfrac{y'}{y^{2}} = \dfrac{1}{250}\times\dfrac1y\times\left(120-\dfrac1y\right).
En multipliant par -y^{2} : y' = -\dfrac{y}{250}\times(120y-1) = -0{,}48y+\dfrac{1}{250}, soit y'+0{,}48y = \dfrac{1}{250}.
y est donc bien solution de (E_{1}).

PartieB ; 2. En admettant la réciproque, montrer que p(t) = 120 / (1 + Ke^{-0,48t}), avec K une constante réelle.

D'après la partie A, y(t) = Ce^{-0,48t}+\dfrac{1}{120}, avec C\in\mathbb{R}.
\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{y(t)} \\ &= \dfrac{1}{Ce^{-0,48t}+\frac{1}{120}} \\ &= \dfrac{120}{120Ce^{-0,48t}+1}\end{aligned}
En posant K=120C : p(t) = \dfrac{120}{Ke^{-0,48t}+1}.

PartieB ; 3. En utilisant la condition initiale p(0) = 30, déterminer la valeur de K.

\begin{aligned}p(0) = 30 &\iff \dfrac{120}{K+1} = 30 \\ &\iff K+1 = \dfrac{120}{30} \\ &\iff K+1 = 4 \\ &\iff K = 3 \end{aligned}

PartieB ; 4. Déterminer la limite de p(t) en +\infty et interpréter.

\lim\limits_{t\to+\infty}(-0{,}48t)=-\infty, donc \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0,48t}=0, et \lim\limits_{t\to+\infty}(3e^{-0,48t}+1)=1.
Par quotient, \lim\limits_{t\to+\infty}p(t) = 120 : la population de bactéries se stabilise autour de 120 000 individus.

PartieB ; 5. Déterminer le temps nécessaire pour que la population dépasse 60 000 individus (en heures et minutes).

\begin{aligned}p(t) = 60 &\iff \dfrac{120}{3e^{-0,48t}+1} = 60 \\ &\iff 3e^{-0,48t}+1 = 2 \\ &\iff e^{-0,48t} = \dfrac13 \end{aligned}
\begin{aligned}-0{,}48t = \ln\left(\dfrac13\right) = -\ln(3) &\iff t = \dfrac{\ln(3)}{0{,}48} \\ &\approx 2{,}289\end{aligned} heures.
Il faut environ 2 heures et 17 minutes pour que la population dépasse 60 000 individus.

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On se propose de comparer l'évolution d'une population animale dans deux milieux distincts A et B.

Au 1er janvier 2025, on introduit 6000 individus dans chacun des milieux A et B.

Partie A

Dans cette partie, on étudie l'évolution de la population dans le milieu A.

On suppose que dans ce milieu, l'évolution de la population est modélisée par une suite géométrique (u_n) de premier terme u_0 = 6 et de raison 0,93.

Pour tout entier naturel n,\: u_n représente la population au 1er janvier de l'année 2025+n, exprimée en millier d'individus.

  1. Donner, selon ce modèle, la population au 1er janvier 2026.
  2. Pour tout entier naturel n, exprimer u_n en fonction de n.
  3. Déterminer la limite de la suite (u_n).

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie B

Dans cette partie, on étudie l'évolution de la population dans le milieu B.

On suppose que dans ce milieu, l'évolution de la population est modélisée par la suite (v_n) définie par

v_0 = 6 et pour tout entier naturel n,\: v_{n+1} = -0,05v_n^2 +1,1v_n.

Pour tout entier naturel n, v_n représente la population au 1er janvier de l'année 2025 + n, exprimée en millier d'individus.

  1. Donner, selon ce modèle, la population au 1er janvier 2026.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

f(x) = -0,05x^2 + 1,1x.

  1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 11].
  2. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a

    {2 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n \leqslant 6.}
  3. En déduire que la suite (v_n) est convergente vers une limite \ell.
    1. Justifier que la limite \ell vérifie f(\ell) = \ell puis en déduire la valeur de \ell.
    2. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Partie C

Cette partie a pour but de comparer l'évolution de la population dans les deux milieux.

  1. En résolvant une inéquation, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu A sera strictement inférieure à 3000 individus.
  2. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à 3000 individus.
  1. Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population du milieu B dépassera la population du milieu A.
  2. On considère le programme Python ci-contre.
    1. Recopier et compléter ce programme afin qu'après exécution, il affiche l'année à partir de laquelle la population du milieu B est strictement supérieure à la population du milieu A.
    2. Déterminer l'année affichée après exécution du programme.
n=0
u = 6
v = 6
while ... :
u = ...
v= ...
n = n+1
print (2025 + n)
Voir la correction

PartieA ; 1. Une population animale du milieu A est modélisée par une suite géométrique (u_n), u_0=6 (en milliers), de raison 0,93 (n = années depuis 2025). Donner la population au 1er janvier 2026.

\begin{aligned}u_1 &= u_0\times0{,}93 \\ &= 6\times0{,}93 \\ &= 5{,}58\end{aligned} (milliers), soit 5 580 individus.

PartieA ; 2. Exprimer u_n en fonction de n.

(u_n) étant géométrique de premier terme 6 et de raison 0,93 : u_n = 6\times0{,}93^{n}.

PartieA ; 3. Déterminer la limite de (u_n) et interpréter.

Comme 0{,}93\in\,]-1~;~1[, \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}93^{n}=0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0.
Cela signifie qu'au bout d'un grand nombre d'années, la population du milieu A tend vers l'extinction.

PartieB ; 1. On modélise la population du milieu B par v_0=6 et v_{n+1}=-0,05v_n^2+1,1v_n. Donner la population au 1er janvier 2026.

\begin{aligned}v_1 &= -0{,}05\times6^{2}+1{,}1\times6 \\ &= -1{,}8+6{,}6 \\ &= 4{,}8\end{aligned} (milliers), soit 4 800 individus.

PartieB ; 2. On pose f(x) = -0,05x^{2} + 1,1x sur [0 ; +\infty[. Démontrer que f est croissante sur [0 ; 11].

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ : f'(x) = -0{,}1x+1{,}1.
f'(x)\geqslant0 \iff x\leqslant\dfrac{1{,}1}{0{,}1}=11 : f est donc croissante sur [0~;~11].

PartieB ; 3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {2 \leqslant v_{n+1} \leqslant v_n \leqslant 6}.

Initialisation : v_0=6 et v_1=4{,}8, donc {2\leqslant v_1\leqslant v_0\leqslant6} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, {2\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n\leqslant6}. Comme v_n, v_{n+1}\in[0~;~11] et que f est croissante sur [0~;~11] : {f(2)\leqslant f(v_{n+1})\leqslant f(v_n)\leqslant f(6)}.
Or \begin{aligned}f(2) &= -0{,}05\times4+2{,}2 \\ &= 2\end{aligned} et \begin{aligned}f(6) &= v_1 \\ &= 4{,}8 \\ &\leqslant 6\end{aligned} donc {2\leqslant v_{n+2}\leqslant v_{n+1}\leqslant6} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, {2\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n\leqslant6}.

PartieB ; 4. En déduire que la suite (v_n) est convergente vers une limite ℓ.

D'après la question précédente, (v_n) est décroissante (car v_{n+1}\leqslant v_n) et minorée par 2 : toute suite décroissante et minorée étant convergente, (v_n) converge vers une limite \ell\geqslant2.

PartieB ; 5.a Justifier que ℓ vérifie f(ℓ) = ℓ, puis en déduire la valeur de ℓ.

(v_n) vérifie v_{n+1}=f(v_n) avec f continue : d'après le théorème du point fixe, \ell vérifie f(\ell)=\ell.
\begin{aligned}f(\ell) = \ell &\iff -0{,}05\ell^{2}+1{,}1\ell = \ell \\ &\iff 0{,}05\ell^{2}-0{,}1\ell = 0 \\ &\iff 0{,}05\ell(\ell-2) = 0 \end{aligned} soit \ell=0 ou \ell=2.
Comme \ell\geqslant2, on a \ell=2.

PartieB ; 5.b Interpréter ce résultat.

Au bout d'un grand nombre d'années, la population du milieu B se stabilise autour de 2 000 individus, soit le tiers de la population initiale.

PartieC ; 1. En résolvant une inéquation, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu A sera strictement inférieure à 3 000 individus.

On cherche u_n<3 \iff 6\times0{,}93^{n}<3 \iff 0{,}93^{n}<\dfrac12.
En passant au logarithme népérien (croissant) : n\ln(0{,}93)<-\ln(2), et comme \ln(0{,}93)<0 : n>-\dfrac{\ln(2)}{\ln(0{,}93)} \approx 9{,}55, soit n\geqslant10.
La population du milieu A passera sous 3 000 individus à partir de 2035.

PartieC ; 2. À l'aide de la calculatrice, déterminer l'année à partir de laquelle la population du milieu B sera strictement inférieure à 3 000 individus.

(v_n) étant décroissante, on calcule : v_5\approx3{,}14 et v_6\approx2{,}96 : la population du milieu B passera sous 3 000 individus à partir de 2031 (n=6).

PartieC ; 3. Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population du milieu B dépassera celle du milieu A.

(u_n) converge vers 0 et (v_n) converge vers 2, toutes deux décroissantes à partir de la même valeur initiale \begin{aligned}u_0 &= v_0 \\ &= 6\end{aligned} Il existera donc nécessairement un rang N à partir duquel v_N>u_N.

PartieC ; 4.a Compléter le programme Python (n=0, u=6, v=6 ; while ... : u=... ; v=... ; n=n+1 ; print(2025+n)) pour qu'il affiche l'année où la population B dépasse la population A.

Il faut compléter par while u >= v:, u = 0.93*u, v = -0.05*v2+1.1*v (les formules de récurrence des deux suites).

PartieC ; 4.b Déterminer l'année affichée après exécution du programme.

À la calculatrice : u_{12}\approx2{,}51 et v_{12}\approx2{,}41 (encore u>v) ; u_{13}\approx2{,}34 et v_{13}\approx2{,}36 (désormais v>u) : le programme affiche 2038.

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

f(x) = \dfrac{1}{a+ \e^{-bx}}

a et b sont deux constantes réelles strictement positives.

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

La fonction f admet pour représentation graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-dessous :

05101520253000 , 51 , 0 A B C f

On considère les points A(0 ; 0,5) et B(10 ; 1).

On admet que la droite (AB) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

  1. Par lecture graphique, donner une valeur approchée de f(10).
  2. On admet que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 1.

    Donner une interprétation graphique de ce résultat.
  3. Justifier que a = 1.
  4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).
    1. Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et de la constante b.
    2. En déduire la valeur de b.

Partie B

On admet, dans la suite de l'exercice, que la fonction f est définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

f(x) = \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}}

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
  2. Étudier les variations de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.
  4. À l'aide de la calculatrice, donner un encadrement du réel \alpha par deux nombres entiers consécutifs.

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Partie C

  1. Montrer que, pour tout x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, f(x) = \dfrac{\e^{0,2x}}{1 + \e^{0,2x}}.
  2. En déduire une primitive de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  3. Calculer la valeur moyenne de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 40], c'est-à-dire:

    I = \dfrac{1}{40}\displaystyle\int_0^{40} \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}} \text{d}x.

    On donnera la valeur exacte et une valeur approchée au millième.
Voir la correction

PartieA ; 1. On considère f(x) = 1/(a+e^{-bx}) sur [0 ; +\infty[, avec a, b > 0. Par lecture graphique (points A(0 ; 0,5), B(10 ; 1) sur la courbe), donner une valeur approchée de f(10).

Par lecture graphique, f(10) \approx 0{,}9.

PartieA ; 2. On admet que la limite de f en +\infty est 1. Interpréter graphiquement.

La courbe \mathcal{C}_f admet une asymptote horizontale d'équation y=1 en +\infty.

PartieA ; 3. Justifier que a = 1.

f(0) = \dfrac{1}{a+1}, et le point A(0~;~0{,}5) appartient à la courbe, donc \begin{aligned}\dfrac{1}{a+1} = 0{,}5 &\iff a+1 = 2 \\ &\iff a = 1 \end{aligned}

PartieA ; 4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).

\begin{aligned}m &= \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} \\ &= \dfrac{1-0{,}5}{10-0} \\ &= \dfrac{0{,}5}{10} \\ &= 0{,}05\end{aligned}

PartieA ; 5.a Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et b.

f est de la forme \dfrac{1}{1+e^{-bx}}, de dérivée -\dfrac{-be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}} = \dfrac{be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}}.

PartieA ; 5.b En déduire la valeur de b.

(AB) étant tangente à \mathcal{C}_f en 0, son coefficient directeur est f'(0) = \dfrac{b}{(1+1)^{2}} = \dfrac{b}{4}.
\begin{aligned}\dfrac{b}{4} = 0{,}05 &\iff b = 0{,}2 \end{aligned}

PartieB ; 1. On admet que f(x) = 1/(1+e^{-0,2x}) sur [0 ; +\infty[. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}e^{-0,2x}=0 (par composition), donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1.

PartieB ; 2. Étudier les variations de f sur [0 ; +\infty[.

f'(x) = \dfrac{0{,}2e^{-0,2x}}{(1+e^{-0,2x})^{2}} (même calcul que ci-dessus avec b=0{,}2).
Pour tout x\geqslant0, le numérateur et le dénominateur sont strictement positifs : f'(x)>0, donc f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.

f(0)=\dfrac12 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1 : f est continue et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, à valeurs dans \left[\dfrac12~;~1\right[.
Comme 0{,}97\in\left[\dfrac12~;~1\right[, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0{,}97 admet une unique solution \alpha sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 4. À l'aide de la calculatrice, encadrer \alpha par deux entiers consécutifs et interpréter.

À la calculatrice, \alpha\approx17{,}4, donc \alpha\in\,]17~;~18[.

PartieC ; 1. Montrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{0,2x} / (1 + e^{0,2x}).

En multipliant numérateur et dénominateur de f(x)=\dfrac{1}{1+e^{-0,2x}} par e^{0,2x} : f(x) = \dfrac{e^{0,2x}}{e^{0,2x}+1}.

PartieC ; 2. En déduire une primitive de f sur [0 ; +\infty[.

En écrivant \begin{aligned}f(t) &= \dfrac{1}{0{,}2}\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}} \\ &= 5\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}}\end{aligned} on reconnaît une forme \dfrac{u'}{u} (avec u(t)=1+e^{0,2t}>0), de primitive \ln(u).
Une primitive de f est donc F(t) = 5\ln(1+e^{0,2t}).

PartieC ; 3. Calculer la valeur moyenne de f sur [0 ; 40] (valeur exacte puis approchée au millième).

\begin{aligned}\displaystyle I &= \dfrac{1}{40}\displaystyle\int\limits_0^{40}f(t)\,\mathrm{d}t \\ &= \dfrac{1}{40}\left[5\ln(1+e^{0,2t})\right]_0^{40} \\ &= \dfrac{5}{40}\left(\ln(e^{8}+1)-\ln(2)\right)\end{aligned}
I = \dfrac18\ln\left(\dfrac{e^{8}+1}{2}\right) \approx 0,913.

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On considère une fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On admet qu'elle est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous:

  • la courbe représentative de f, notée \mathcal{C}_f sur l'intervalle ]0 ; 3] ;
  • la droite T_{\text{A}},tangente à \mathcal{C}_f au point A(1 ; 2) ;
  • la droite T_{\text{B}} tangente à \mathcal{C}_f au point B(e ; e).

On précise par ailleurs que la tangente T_{\text{A}} passe par le point C(3 ; 0).

A B C T A e e 0,2 T B C f 01230123 0101

Partie A : Lectures graphiques

On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.

  1. Déterminer le nombre dérivé f'(1).
  2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle dans l'intervalle ]0 ; 3] ?
  3. Quel est le signe de f''(0,2) ?
Partie B : étude de la fonction f

On admet dans cette partie que la fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

f(x) = x[2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2 ]

\ln désigne la fonction logarithme népérien.

  1. Résoudre dans \R l'équation 2X^2- 3X + 2 = 0.

    En déduire que \mathcal{C}_f ne coupe pas l'axe des abscisses.
  2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty.

    On admettra que la limite de f en 0 est égale à 0.
  3. On admet que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f'(x) = 2(\ln x)^2 + \ln x - 1.
    1. Montrer que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f''(x)= \dfrac 1x(4\ln x + 1).
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ et préciser la valeur exacte de l'abscisse du point d'inflexion.
    3. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f est au-dessus de la tangente T_{\text{B}} sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[.
Partie C : Calcul d'aire
  1. Justifier que la tangente T_{\text{B}} a pour équation réduite y = 2x - \e.
  2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que

    \displaystyle\int_1^{\e} x\ln x\quad \text{d}x = \dfrac{\e^2 + 1}{4}.
  3. On note \mathcal{A} l'aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe \mathcal{C}_f, la tangente T_{\text{B}}, et les droites d'équation x = 1 et x = \e.

    On admet que \displaystyle\int_1^{\e} x(\ln x)^2 \text{d}x = \dfrac{\e^2 - 1}{4}.

    En déduire la valeur exacte de \mathcal{A} en unité d'aire.
Voir la correction

PartieA ; 1. On donne la courbe de f, avec la tangente T_A en A(1 ; 2) passant par C(3 ; 0). Déterminer f'(1).

f'(1) est le coefficient directeur de T_A : \dfrac{0-2}{3-1} = -1.

PartieA ; 2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle sur ]0 ; 3] ?

f'(x)=0 correspond aux points où la tangente est horizontale : d'après le graphique, cela se produit 2 fois sur ]0~;~3].

PartieA ; 3. Quel est le signe de f''(0,2) ?

Sur [0~;~0{,}5], la courbe semble concave d'après le graphique, donc f''(0{,}2)<0.

PartieB ; 1. On admet que f(x) = x[2(ln x)^{2} - 3ln x + 2] sur ]0 ; +\infty[. Résoudre 2X^{2} - 3X + 2 = 0 dans \mathbb{R}, et en déduire que la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

\Delta = (-3)^{2}-4\times2\times2 = 9-16 = -7<0 : l'équation 2X^{2}-3X+2=0 n'a pas de solution réelle.
\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x[2(\ln x)^{2}-3\ln x+2] = 0 \end{aligned} Comme x>0, cela équivaut à 2(\ln x)^{2}-3\ln x+2=0, soit, en posant X=\ln x, à 2X^{2}-3X+2=0, qui n'a pas de solution.
L'équation f(x)=0 n'a donc pas de solution : la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty (on admet que la limite en 0 est 0).

f(x) = x(\ln x)^{2}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right).
\lim\limits_{x\to+\infty}\ln x=+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}x(\ln x)^{2}=+\infty, et \lim\limits_{x\to+\infty}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right)=2.
Par produit : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

PartieB ; 3.a On admet que f'(x) = 2(ln x)^{2} + ln x - 1. Montrer que f''(x) = (1/x)(4ln x + 1).

f''(x) = 2\times2\ln x\times\dfrac1x+\dfrac1x = \dfrac{1}{x}(4\ln x+1).

PartieB ; 3.b Étudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[ et préciser l'abscisse exacte du point d'inflexion.

Sur ]0~;~+\infty[, \dfrac1x>0, donc f''(x) est du signe de 4\ln x+1.
\begin{aligned}4\ln x+1 = 0 &\iff \ln x = -\dfrac14 \\ &\iff x = e^{-\dfrac{1}{4}} \end{aligned} 4\ln x+1>0 \iff x>e^{-\dfrac{1}{4}}.
f est donc concave sur \left]0~;~e^{-\dfrac{1}{4}}\right] et convexe sur \left[e^{-\dfrac{1}{4}}~;~+\infty\right[, avec un point d'inflexion d'abscisse exacte e^{-\dfrac{1}{4}}\approx0{,}779.

PartieB ; 3.c Montrer que la courbe de f est au-dessus de la tangente T_B sur ]1 ; +\infty[.

Comme e^{-\dfrac{1}{4}}<1, f est convexe sur [1~;~+\infty[ : sur cet intervalle, la courbe est donc au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier T_B.

PartieC ; 1. Justifier que la tangente T_B (au point d'abscisse e) a pour équation réduite y = 2x - e.

f'(e) = 2(\ln e)^{2}+\ln e-1 = 2+1-1 = 2 et \begin{aligned}f(e) &= e(2\times1-3+2) \\ &= e\times1 \\ &= e\end{aligned}
La tangente en e a pour équation y=f'(e)(x-e)+f(e) = 2(x-e)+e = 2x-e.

PartieC ; 2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale de x ln x entre 1 et e vaut (e^{2} + 1)/4.

On pose u(x)=\ln x et v'(x)=x (donc u'(x)=\dfrac1x et v(x)=\dfrac{x^{2}}{2}).
\begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_1^{e}x\ln x\,\mathrm{d}x &= \left[\ln x\times\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^{e} - \displaystyle\int\limits_1^{e}\dfrac{x}{2}\,\mathrm{d}x \\ &= \dfrac{e^{2}}{2} - \left[\dfrac{x^{2}}{4}\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{e^{2}}{2}-\dfrac{e^{2}}{4}+\dfrac14 \\ &= \dfrac{e^{2}+1}{4}\end{aligned}

PartieC ; 3. On admet que l'intégrale de x(ln x)^{2} entre 1 et e vaut (e^{2} - 1)/4. En déduire l'aire A du domaine entre la courbe de f, la tangente T_B et les droites x=1 et x=e.

Sur [1~;~e], la courbe est au-dessus de T_B, donc \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[f(x)-(2x-e)]\,\mathrm{d}x \\ &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[2x(\ln x)^{2}-3x\ln x+e]\,\mathrm{d}x\end{aligned}
Par linéarité : \begin{aligned}\mathcal{A} &= 2\times\dfrac{e^{2}-1}{4} - 3\times\dfrac{e^{2}+1}{4} + \left[ex\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{-e^{2}-5}{4}+(e^{2}-e)\end{aligned}
\mathcal{A} = \dfrac{3e^{2}-4e-5}{4} unités d'aire (soit environ 1,57 u.a.).

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. La suite (u_n) est définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{1 + 5^n}{2 +3^n}.

    Affirmation 1 : La suite (u_n) converge vers \dfrac 53.
  2. On considère la suite (w_n) définie par:

    w_0 = 0 et, pour tout entier naturel n, w_{n+1} = 3w_n - 2n + 3.


    Affirmation 2 : Pour tout entier naturel n,\: w_n \geqslant n.
  3. On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ dont la courbe représentative \mathcal{C}_f est donnée dans un repère orthonormé sur la figure (Fig. 1) en page suivante.

    On précise que:

    • T est la tangente à \mathcal{C}_f au point A d'abscisse 8 ;
    • L'axe des abscisses est la tangente horizontale à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
    C f T A Fig.1 1 1 O

    Affirmation 3 : D'après le graphique, la fonction f est convexe sur son ensemble de définition.
  4. Affirmation 4 : Pour tout réel x > 0,\quad \ln (x) - x + 1 \leqslant 0, où \ln désigne la fonction logarithme népérien.
Voir la correction

Ondéfinit la suite (u_n) par u_n = (1+5^n)/(2+3^n). Affirmation 1 : la suite (u_n) converge vers \dfrac{5}{3}. Vraie ou fausse ?

En écrivant u_n = \dfrac{\frac{1}{5^{n}}+1}{\frac{2}{5^{n}}+\left(\frac35\right)^{n}}, on a \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{5^{n}}=0, \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{2}{5^{n}}=0 et \lim\limits_{n\to+\infty}\left(\frac35\right)^{n}=0 (car {0<\frac35<1}).
Le numérateur tend vers 1 et le dénominateur tend vers 0 (par valeurs positives) : \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=+\infty.
L'affirmation est fausse (la suite diverge, elle ne converge pas vers \frac53).

Onconsidère (w_n) définie par w_0=0 et w_{n+1}=3w_n-2n+3. Affirmation 2 : pour tout entier naturel n, w_n \geqslant n. Vraie ou fausse ?

Initialisation : \begin{aligned}w_0 &= 0 \\ &\geqslant 0\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n, w_n\geqslant n. Alors 3w_n\geqslant3n, donc 3w_n-2n\geqslant n, soit w_{n+1}=3w_n-2n+3\geqslant n+3>n+1 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, w_n\geqslant n. L'affirmation est vraie.

Ondonne la courbe d'une fonction f sur ]0 ; +\infty[, avec sa tangente T au point A d'abscisse 8. Affirmation 3 : d'après le graphique, f est convexe sur son ensemble de définition. Vraie ou fausse ?

Si f était convexe, sa courbe serait au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier au point A ; or le graphique montre le contraire (la courbe est en dessous de T au voisinage de A). L'affirmation est fausse.

Affirmation 4 : pour tout réel x > 0, ln(x) - x + 1 \leq 0. Vraie ou fausse ?

Soit f(x)=\ln(x)-x+1 sur ]0~;~+\infty[ : f'(x) = \dfrac1x-1 = \dfrac{1-x}{x}.
f'(x)=0 \iff x=1 ; f'(x)>0 pour x<1 et f'(x)<0 pour x>1 : f admet donc un maximum en x=1, avec \begin{aligned}f(1) &= \ln(1)-1+1 \\ &= 0\end{aligned}
f est donc toujours inférieure ou égale à son maximum 0 : f(x)\leqslant0 pour tout x>0. L'affirmation est vraie.

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L'objet de cet exercice est l'étude de l'arrêt d'un chariot sur un manège, à partir du moment où il entre dans la zone de freinage en fin de parcours.

On note t le temps écoulé, exprimé en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage, exprimée en mètre, en fonction de t, à l'aide d'une fonction notée d définie sur [0 ~;~+\infty[.

On a ainsi d(0) = 0.

Par ailleurs, on admet que cette fonction d est dérivable sur son ensemble de définition. On note d' sa fonction dérivée.

Partie A

Sur la figure (Fig. 2) ci-dessous, on a tracé dans un repère orthonormé :

  • la courbe représentative \mathcal{C}_d de la fonction d ;
  • la tangente T à la courbe \mathcal{C}_d au point A d'abscisse 4,7 ;
  • l'asymptote \Delta à \mathcal{C}_d en +\infty.

F i g . 2 01001020 A t T C d 1 1

Dans cette partie, aucune justification n'est attendue.

Avec la précision que permet le graphique, répondre aux questions ci-dessous.

D'après ce modèle :

  1. Au bout de combien de temps le chariot aura-t-il parcouru 15 m dans la zone de freinage ?
  2. Quelle longueur minimale doit-être prévue pour la zone de freinage ?
  3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Partie B

On rappelle que t désigne le temps écoulé, en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

On modélise la vitesse instantanée du chariot, en mètre par seconde \left(\text{m}.\text{s}^{-1}\right), en fonction de t, par une fonction v définie sur [0~;~+\infty[.

On admet que :

  • la fonction v est dérivable sur son ensemble de définition, et on note v' sa fonction dérivée ;
  • la fonction v est une solution de l'équation différentielle (E) :\quad y' + 0,6y = \e^{-0,6t},

    y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

    On précise de plus que, lors de son arrivée sur la zone de freinage, la vitesse du chariot est égale à 12 m.s^{-1}, c'est-à-dire v(0) = 12.
    1. On considère l'équation différentielle (E') :\quad y' + 0,6y = 0.

      Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E') sur [0~;~+\infty[.
    2. Soit g la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par g(t) = t\e^{-0,6t}.

      Vérifier que la fonction g est une solution de l'équation différentielle (E).
    3. En déduire les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[.
    4. En déduire que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, on a : v(t) = (12+t)\e^{-0,6t}.
  1. Dans cette question, on étudie la fonction v sur [0~;~+\infty[.
    1. Montrer que pour tout réel t \in [0~;~ +\infty[,\: v'(t) = (-6,2 - 0,6t)\e^{-0,6t}.
    2. En admettant que:

      v(t) = 12\e^{-0,6t} + \dfrac{1}{0,6} \times\quad \dfrac{0,6t}{\e^{0,6t}}, déterminer la limite de v en +\infty.
    3. Étudier le sens de variation de la fonction v et dresser son tableau de variation complet. Justifier.
    4. Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une solution unique \alpha, dont on donnera une valeur approchée au dixième.
  2. Lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde, un système mécanique se déclenche permettant son arrêt complet.

    Déterminer au bout de combien de temps ce système entre en action. Justifier.
Partie C

On rappelle que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

v(t) = (12 + t)\e^{-0,6t}.

On admet que pour tout réel t dans l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

d(t) = \displaystyle\int_0^t v(x)\:\text{d}x.

  1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la distance parcourue par le chariot entre les instants 0 et t est donnée par :

    d(t)= \e^{-0,6t} \left(- \dfrac53 t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}.
  2. On rappelle que le dispositif d'arrêt se déclenche lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde.

    Déterminer, selon ce modèle, une valeur approchée au centième de la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage avant le déclenchement de ce dispositif.
Voir la correction

PartieA ; 1. D'après le graphique (courbe de d, la distance parcourue par un chariot en zone de freinage), au bout de combien de temps le chariot a-t-il parcouru 15 m ?

Par lecture graphique, d(2)\approx15 : le chariot a parcouru 15 m au bout de 2 secondes.

PartieA ; 2. Quelle longueur minimale prévoir pour la zone de freinage ?

L'asymptote horizontale \Delta de la courbe est proche de y=23 : une zone de 23 mètres semble suffisante.

PartieA ; 3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter.

Le coefficient directeur de la tangente T (passant par (0~;~16{,}5) et (4{,}7~;~21)) vaut \dfrac{21-16{,}5}{4{,}7} \approx 0{,}96 : d'(4{,}7)\approx0{,}96 m/s, c'est la vitesse instantanée du chariot à t=4{,}7 s.

PartieB ; 1.a On modélise la vitesse v, solution de (E) : y' + 0,6y = e^{-0,6t}, avec v(0)=12. Résoudre (E') : y' + 0,6y = 0.

Les solutions de (E') sont les fonctions t\longmapsto Ke^{-0,6t}, avec K\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1.b Soit g(t) = te^{-0,6t}. Vérifier que g est solution de (E).

g'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t).
g'(t)+0{,}6g(t) = e^{-0,6t}(1-0{,}6t)+0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t+0{,}6t) = e^{-0,6t}.
g est bien solution de (E).

PartieB ; 1.c En déduire les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[.

Les solutions de (E) sont les fonctions t\longmapsto e^{-0,6t}(t+K), avec K\in\mathbb{R}.

PartieB ; 1.d En déduire que v(t) = (12 + t)e^{-0,6t}.

v est de cette forme et vérifie v(0)=12 : \begin{aligned}e^{0}(0+K) = 12 &\iff K = 12 \end{aligned} donc v(t)=(12+t)e^{-0,6t}.

PartieB ; 2.a Montrer que v'(t) = (-6,2 - 0,6t)e^{-0,6t}.

v vérifie (E) : v'(t)+0{,}6v(t)=e^{-0,6t}, donc v'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6(12+t)e^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-7{,}2-0{,}6t) = e^{-0,6t}(-6{,}2-0{,}6t).

PartieB ; 2.b En admettant que v(t) = 12e^{-0,6t} + t/e^{0,6t}, déterminer la limite de v en +\infty.

\lim\limits_{t\to+\infty}12e^{-0,6t}=0, et par croissances comparées \lim\limits_{t\to+\infty}\dfrac{t}{e^{0,6t}}=0 : par somme, \lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0 (le chariot finit par s'arrêter).

PartieB ; 2.c Étudier le sens de variation de v sur [0 ; +\infty[ et dresser son tableau de variation.

e^{-0,6t}>0 pour tout t, donc v'(t) est du signe de -6{,}2-0{,}6t, qui est strictement négatif pour tout t\geqslant0.
v est donc strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de v(0)=12 vers 0.

PartieB ; 2.d Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une unique solution \alpha, avec une valeur approchée au dixième.

v est continue (dérivable) et strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de 12 à 0 ; comme 1\in\,]0~;~12], d'après le théorème des valeurs intermédiaires, l'équation v(t)=1 admet une unique solution \alpha.
À la calculatrice : v(4)\approx1{,}5, v(5)\approx0{,}85 (donc {4<\alpha<5}) ; v(4{,}6)\approx1{,}05, v(4{,}7)\approx0{,}995 : \alpha\approx4{,}7.

PartieB ; 3. Déterminer, en justifiant, au bout de combien de temps le système d'arrêt se déclenche (vitesse \leq 1 m/s).

D'après la question précédente, v(t)=1 pour \begin{aligned}t &= \alpha \\ &\approx 4{,}7\end{aligned} s, et v étant décroissante, v(t)\leqslant1 pour t\geqslant\alpha : le système se déclenche au bout d'environ 4,7 secondes.

PartieC ; 1. On admet que d(t) = ∫₀ᵗ v(x) dx. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que d(t) = e^{-0,6t}(-(\dfrac{5}{3})t - \dfrac{205}{9}) + \dfrac{205}{9}.

On pose u(x)=12+x et v'(x)=e^{-0,6x} (donc u'(x)=1 et v(x)=-\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}).
\begin{aligned}\displaystyle d(t) &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\right]_0^t + \displaystyle\int\limits_0^t\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\,\mathrm{d}x \\ &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x} - \dfrac{1}{0,36}e^{-0,6x}\right]_0^t\end{aligned}
En simplifiant (\frac{1}{0,6}=\frac53 et \frac{1}{0,36}=\frac{25}{9}) : d(t) = e^{-0,6t}\left(-\dfrac53t-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9}.

PartieC ; 2. Déterminer, au centième près, la distance parcourue par le chariot avant le déclenchement du dispositif d'arrêt.

Le dispositif se déclenche à t\approx4{,}7 s : d(4{,}7) = e^{-0,6\times4,7}\left(-\dfrac53\times4{,}7-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9} \approx 20,95 m.

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On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]2~;~ +\infty[ par

f(x) = x \ln (x - 2).

Une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f de la fonction f est donnée ci-dessous.

A.P.M.E.P. 0123456780 5 10 1551015 C f

  1. Conjecturer, à l'aide du graphique, le sens de variation de f ses limites aux bornes de son ensemble de définition ainsi que les éventuelles asymptotes.
  2. Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2~;~+\infty[.
  3. Calculer \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x > 2}} f(x).

    Ce résultat confirme-t-il l'une des conjectures faites à la question 1. ?
  4. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[ :

    f'(x) = \ln (x - 2) + \dfrac{x}{x - 2}.
  5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]2~;~+\infty[ par g(x) = f'(x).
    1. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, on a:

      g'(x) = \dfrac{x - 4}{(x - 2)^2}.
    2. On admet que \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x>2}} g(x) = + \infty et que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = +\infty.

      En déduire le tableau des variations de la fonction g sur ]2~;~+\infty[. On fera apparaître la valeur exacte de l'extremum de la fonction g.
    3. En déduire que, pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, g(x) > 0.
    4. En déduire le sens de variation de la fonction f sur ]2~;~+\infty[.
  6. Étudier la convexité de la fonction f sur ]2~;~+\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion de la courbe représentative de la fonction f.
  7. Combien de valeurs de x existe-t-il pour lesquelles la courbe représentative de f admet une tangente de coefficient directeur égal à 3 ?
Voir la correction

1.On considère f(x) = x ln(x-2) sur ]2 ; +\infty[, dont la courbe est donnée. Conjecturer le sens de variation, les limites aux bornes et les asymptotes éventuelles.

D'après le graphique, f semble strictement croissante sur ]2~;~+\infty[, avec \lim\limits_{x\to2}f(x)=-\infty (asymptote verticale x=2) et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

2.Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2 ; +\infty[.

\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x\ln(x-2) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou \ln(x-2)=0. Comme x>2, x\neq0, donc \begin{aligned}\ln(x-2) = 0 &\iff x-2 = 1 \\ &\iff x = 3 \end{aligned}
L'équation a une unique solution : x=3.

3.Calculer la limite de f(x) quand x tend vers 2 par valeurs supérieures. Ce résultat confirme-t-il une conjecture de la question 1 ?

\lim\limits_{x\to2^{+}}(x-2)=0^{+}, donc par composition \lim\limits_{x\to2^{+}}\ln(x-2)=-\infty ; et \lim\limits_{x\to2^{+}}x=2, donc par produit \lim\limits_{x\to2^{+}}f(x)=-\infty.
Ce résultat confirme la conjecture de limite en 2 et l'asymptote verticale d'équation x=2.

4.Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, f'(x) = ln(x-2) + x/(x-2).

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = 1\times\ln(x-2)+x\times\dfrac{1}{x-2} = \ln(x-2)+\dfrac{x}{x-2}.

5.aOn pose g(x) = f'(x). Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g'(x) = (x-4)/(x-2)^{2}.

g'(x) = f''(x) = \dfrac{1}{x-2}+\dfrac{1\times(x-2)-x\times1}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-2}{(x-2)^{2}}-\dfrac{2}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-4}{(x-2)^{2}}.

5.bOn admet que la limite de g en 2 (à droite) et en +\infty vaut +\infty. En déduire le tableau de variation de g, avec la valeur exacte de son extremum.

(x-2)^{2}>0, donc g'(x) est du signe de x-4 : négatif sur ]2~;~4[, positif sur ]4~;~+\infty[.
g est donc décroissante sur ]2~;~4] puis croissante sur [4~;~+\infty[, avec un minimum \begin{aligned}g(4) &= \ln(2)+\dfrac{4}{2} \\ &= 2+\ln(2)\end{aligned}

5.cEn déduire que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g(x) > 0.

Le minimum de g est g(4)=2+\ln(2) ; comme \ln(2)>0, {g(4)>2>0} : g(x)>0 pour tout x de ]2~;~+\infty[.

5.dEn déduire le sens de variation de f sur ]2 ; +\infty[.

g=f' est strictement positive sur ]2~;~+\infty[ : f est donc strictement croissante sur cet intervalle.

6.Étudier la convexité de f sur ]2 ; +\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion.

f'=g est décroissante sur ]2~;~4] (donc f concave) et croissante sur [4~;~+\infty[ (donc f convexe) : f change de convexité en x=4.
\begin{aligned}f(4) &= 4\ln(2) \\ &= \ln(16)\end{aligned} Le point d'inflexion a pour coordonnées (4~;~\ln(16)).

7.Combien de valeurs de x donnent une tangente à la courbe de f de coefficient directeur 3 ?

On cherche f'(x)=3, soit g(x)=3. Or \begin{aligned}g(4) &= 2+\ln(2) \\ &\approx 2{,}7\end{aligned}
Sur ]2~;~4], g est continue et strictement décroissante de +\infty à 2{,}7 : comme 3 est dans cet intervalle, il existe une unique solution \alpha.
Sur [4~;~+\infty[, g est continue et strictement croissante de 2{,}7 à +\infty : il existe de même une unique solution \beta.
Il existe donc exactement deux valeurs de x pour lesquelles la tangente a un coefficient directeur égal à 3.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Soient E et F les ensembles E = \{1~;~2~;~3~;~4~;~5~;~6~;~7\} et

    F = \{0~;~1~;~2~;~3~;~ 4~;~5~;~6~;~7~;~8~;~9\}.

    Affirmation n°1 : Il y a davantage de 3-uplets d'éléments distincts de E que de combinaisons à 4 éléments de F.
  1. Dans le repère orthonormé ci-contre, on a représenté la fonction carré, notée f, ainsi que le carré ABCD de côté 3.

    Affirmation n°2 : La zone hachurée et le carré ABCD ont la même aire.

A.P.M.E.P. 0123 1 2 3 4123456789 A B C D

  1. On considère l'intégrale J ci-dessous :

    J = \displaystyle\int_1^2 x \ln (x) \text{d}x.

    Affirmation n°3 : Une intégration par parties permet d'obtenir: J = \dfrac{7}{11}.
  2. Sur \R, on considère l'équation différentielle

    (E) :\quad y' = 2y - \e^x.

    Affirmation n°4 : La fonction f définie sur \R par f(x) = \e^x + \e^{2x} est solution de l'équation différentielle (E).
  3. Soit x donné dans [0 ; 1[. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par:

    u_n = (x - 1)\e^n + \cos (n).

    Affirmation n°5 : La suite (u_n) diverge vers -\infty.
Voir la correction

Ondonne E = {1,...,7} et F = {0,...,9}. Affirmation 1 : il y a plus de 3-uplets d'éléments distincts de E que de combinaisons à 4 éléments de F. Vraie ou fausse ?

Les 3-uplets d'éléments distincts de E (ordre compté, sans répétition) : \begin{aligned}\dfrac{7!}{4!} &= 7\times6\times5 \\ &= 210\end{aligned}
Les combinaisons à 4 éléments de F : \begin{aligned}\dbinom{10}{4} &= \dfrac{10\times9\times8\times7}{4\times3\times2} \\ &= 210\end{aligned}
Les deux quantités sont égales (210 = 210), pas l'une supérieure à l'autre : l'affirmation est fausse.

Onreprésente la fonction carré f et un carré ABCD de côté 3. Affirmation 2 : la zone hachurée (sous la courbe de f entre 0 et 3) et le carré ABCD ont la même aire. Vraie ou fausse ?

L'aire du carré ABCD est 3^{2}=9 unités d'aire.
L'aire sous la courbe (f positive) est \begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_0^3x^{2}\,\mathrm{d}x &= \left[\dfrac{x^{3}}{3}\right]_0^3 \\ &= 9\end{aligned} unités d'aire.
Les deux aires sont égales : l'affirmation est vraie.

Onconsidère J, l'intégrale de x ln(x) entre 1 et 2. Affirmation 3 : une intégration par parties donne J = \dfrac{7}{11}. Vraie ou fausse ?

On pose u(x)=\dfrac12x^{2} et v(x)=\ln(x) (donc u'(x)=x et v'(x)=\dfrac1x).
\begin{aligned}\displaystyle J &= \left[\dfrac12x^{2}\ln(x)\right]_1^{2} - \displaystyle\int\limits_1^2\dfrac12x\,\mathrm{d}x \\ &= 2\ln(2) - \dfrac12\left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^2 \\ &= 2\ln(2)-\dfrac34 \\ &\approx 0{,}636\end{aligned}
Or \dfrac{7}{11}\approx0{,}6364 : J\neq\dfrac{7}{11} (l'écart est réel bien que très faible). L'affirmation est fausse.

Onconsidère (E) : y' = 2y - e^{x}. Affirmation 4 : f(x) = e^{x} + e^{2x} est solution de (E). Vraie ou fausse ?

f'(x) = e^{x}+2e^{2x}.
2f(x)-e^{x} = 2(e^{x}+e^{2x})-e^{x} = e^{x}+2e^{2x} = f'(x).
f vérifie bien (E) : l'affirmation est vraie.

Soitx \in [0 ; 1[. On pose u_n = (x-1)e^n + \cos(n). Affirmation 5 : la suite (u_n) diverge vers -\infty. Vraie ou fausse ?

x\in[0~;~1[, donc x-1\in[-1~;~0[ est strictement négatif.
\lim\limits_{n\to+\infty}e^{n}=+\infty et (x-1)<0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}(x-1)e^{n}=-\infty, puis \lim\limits_{n\to+\infty}[(x-1)e^{n}+1]=-\infty.
Comme \cos(n)\leqslant1 pour tout n : u_n\leqslant(x-1)e^{n}+1, donc par comparaison, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=-\infty. L'affirmation est vraie.

Partie A

On considère une fonction f définie sur [0~;~ +\infty[, représentée par la courbe \mathcal{C} ci-dessous.

La droite T est tangente à la courbe \mathcal{C} au point A d'abscisse \dfrac52.

00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 00 1 2 3 4 512345 C T A

  1. Dresser, par lecture graphique, le tableau des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 5].
  2. Que semble présenter la courbe \mathcal{C} au point A ?
  3. La dérivée f' et la dérivée seconde f'' de la fonction f sont représentées par les courbes ci-dessous.

    Associer à chacune de ces deux fonctions la courbe qui la représente.

    Ce choix sera justifié.

    00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 0 0 , 50 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 C 1 00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 0 0 , 50 22468101214 C 2 Courbe C 1 Courbe C 2
  4. La courbe \mathcal{C}_3 ci-contre peut-elle être la représentation graphique sur [0~;~+\infty[ d'une primitive de la fonction f ? Justifier.

    00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 00246 C 3

Partie B

Dans cette partie, on considère que la fonction f, définie et deux fois dérivable sur [0~; ~+\infty[, est définie par f(x)\quad = (4x - 2)\e^{-x+1}.

On notera respectivement f' et f'' la dérivée et la dérivée seconde de la fonction f.

  1. Étude de la fonction f
    1. Montrer que f'(x) = (-4x + 6)\e^{-x+1}.
    2. Utiliser ce résultat pour déterminer le tableau complet des variations de la fonction f sur [0~; ~+\infty[. On admet que \displaystyle\lim_{x \to + \infty}f(x) = 0.
    3. Étudier la convexité de la fonction f et préciser l'abscisse d'un éventuel point d'inflexion de la courbe représentative de f.
  2. On considère une fonction F définie sur [0~; ~+\infty[ par F(x) = (ax + b)\e^{-x+1}, où a et b sont deux nombres réels.
    1. Déterminer les valeurs des réels a et b telles que la fonction F soit une primitive de la fonction f sur [0~; ~+\infty[.
    2. On admet que F(x) = (-4x - 2)\e^{-x+1} est une primitive de la fonction f sur [0~; ~+\infty[.

      En déduire la valeur exacte, puis une valeur approchée à 10^{-2} près, de l'intégrale

      I = \displaystyle\int_{\frac32}^8 f(x)\:\text{d}x.
  3. Une municipalité a décidé de construire une piste de trottinette freestyle.

    Le profil de cette piste est donné par la courbe représentative de la fonction f sur l'intervalle \left[\frac32~;~ 8\right].

    L'unité de longueur est le mètre.

    1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5 7.0 7.5 8.0 D

    1. Donner une valeur approchée au cm près de la hauteur du point de départ D.
    2. La municipalité a organisé un concours de graffiti pour orner le mur de profil de la piste. L'artiste retenue prévoit de couvrir environ 75 % de la surface du mur.

      Sachant qu'une bombe aérosol de 150 mL permet de couvrir une surface de 0,8 m^2, déterminer le nombre de bombes qu'elle devra utiliser pour réaliser cette œuvre.
Voir la correction

PartieA ; 1. Une fonction f est représentée par une courbe \mathcal{C} sur [0~;~+\infty[, avec une tangente T au point A d'abscisse \dfrac52. Dresser, par lecture graphique, le tableau des variations de f sur [0~;~5].

Par lecture graphique, f croît de f(0)=-5{,}5 jusqu'à un maximum d'environ 2{,}4 atteint en x=1{,}5, puis décroît jusqu'à environ 0{,}35 en x=5.

PartieA ; 2. Que semble présenter la courbe \mathcal{C} au point A ?

La courbe semble traverser sa tangente au point A : elle semble y admettre un point d'inflexion.

PartieA ; 3. Deux courbes \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 représentent f' et f''. Associer chaque fonction à sa courbe, en justifiant.

f est croissante sur [0~;~1{,}5[ puis décroissante : f' est positive puis négative, ce qui correspond à la courbe \mathcal{C}_2.
f est concave sur [0~;~2{,}5[ puis convexe : f'' est négative puis positive, ce qui correspond à la courbe \mathcal{C}_1.

PartieA ; 4. La courbe \mathcal{C}_3 peut-elle représenter une primitive de f sur [0~;~+\infty[ ?

Une primitive F de f vérifie F'=f ; comme f est négative sur [0~;~0{,}5[ puis positive, F devrait être décroissante puis croissante. Or la courbe \mathcal{C}_3 fait exactement l'inverse : elle ne peut pas représenter une primitive de f.

PartieB ; 1.a On considère désormais f(x) = (4x-2)e^{-x+1} sur [0~;~+\infty[. Montrer que f'(x) = (-4x+6)e^{-x+1}.

f'(x) = 4e^{-x+1}+(4x-2)\times(-e^{-x+1}) = (4-4x+2)e^{-x+1} = (-4x+6)e^{-x+1}.

PartieB ; 1.b En déduire le tableau complet des variations de f sur [0~;~+\infty[ (on admet que la limite en +\infty vaut 0).

e^{-x+1}>0, donc f'(x) est du signe de -4x+6 : positif pour x<\dfrac32, négatif au-delà.
f croît de \begin{aligned}f(0) &= -2e \\ &\approx -5{,}44\end{aligned} jusqu'à son maximum \begin{aligned}f\left(\dfrac32\right) &= 4e^{-\dfrac{1}{2}} \\ &\approx 2{,}43\end{aligned} puis décroît vers 0 en +\infty : en cohérence avec la lecture graphique de la partie A.

PartieB ; 1.c Étudier la convexité de f et préciser l'abscisse d'un éventuel point d'inflexion.

f''(x) = -4e^{-x+1}+(-4x+6)\times(-e^{-x+1}) = (4x-10)e^{-x+1}, du signe de 4x-10.
f est donc concave sur \left[0~;~\dfrac52\right] et convexe sur \left[\dfrac52~;~+\infty\right[, avec un point d'inflexion à l'abscisse \dfrac52 (le point A).

PartieB ; 2.a Soit F(x) = (ax+b)e^{-x+1}. Déterminer a et b pour que F soit une primitive de f sur [0~;~+\infty[.

F'(x) = ae^{-x+1}-(ax+b)e^{-x+1} = (-ax+a-b)e^{-x+1}.
F'=f impose, par identification (car e^{-x+1}>0) : -a=4 et a-b=-2, soit a=-4 et b=-2.

PartieB ; 2.b En déduire la valeur exacte, puis approchée à 10^{-2} près, de \displaystyle I = \displaystyle\int\limits_{\dfrac{3}{2}}^{8}f(x)\,\mathrm{d}x.

I = \Big[(-4x-2)e^{-x+1}\Big]_{\dfrac{3}{2}}^{8} = -34e^{-7}+8e^{-\dfrac{1}{2}} \approx 4,82.

PartieB ; 3.a Le profil d'une piste de trottinette est donné par la courbe de f sur \left[\dfrac32~;~8\right] (unité : le mètre). Donner, au cm près, la hauteur du point de départ D.

La hauteur du départ vaut f\left(\dfrac32\right) = 4e^{-\dfrac{1}{2}} \approx 2,43 m.

PartieB ; 3.b Une artiste couvre 75 % du mur de profil ; une bombe de 150 mL couvre 0,8 m^{2}. Combien de bombes faut-il ?

L'aire du mur vaut I\approx4{,}82 m^{2} ; 75 % de cette surface représente 0{,}75\times4{,}82 \approx 3{,}62 m^{2}.
\dfrac{3{,}62}{0{,}8} \approx 4{,}5 : il faudra 5 bombes de peinture.

On considère la fonction f définie sur ]0 ~;~+ \infty[ par

f(x) = x^2 - x \ln (x).

On admet que f est deux fois dérivable sur ]0 ~;~+ \infty[.

On note f' la fonction dérivée de la fonction f et f'' la fonction dérivée de la fonction f'.

Partie A : Étude de la fonction f

  1. Déterminer les limites de la fonction f en 0 et en +\infty.
  2. Pour tout réel x strictement positif, calculer f'(x).
  3. Montrer que pour tout réel x strictement positif:

    f''(x) = \dfrac{2x - 1}{x}.
  4. Étudier les variations de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[, puis dresser le tableau des variations de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[.

    On veillera à faire apparaître la valeur exacte de l'extremum de la fonction f' sur ]0 ~;~+ \infty[.

    Les limites de la fonction f' aux bornes de l'intervalle de définition ne sont pas attendues.
  5. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur ]0 ~;~+ \infty[.

Partie B : Étude d'une fonction auxiliaire pour la résolution de l'équation f(x) = x

On considère dans cette partie la fonction g définie sur ]0 ~;~+ \infty[ par

g(x) = x - \ln (x).

On admet que la fonction g est dérivable sur ]0 ~;~+ \infty[, on note g' sa dérivée.

  1. Pour tout réel strictement positif, calculer g'(x), puis dresser le tableau des variations de la fonction g.

    Les limites de la fonction g aux bornes de l'intervalle de définition ne sont pas attendues.
  2. On admet que 1 est l'unique solution de l'équation g(x) = 1.

    Résoudre, sur l'intervalle ]0 ~;~+ \infty[, l'équation f(x) = x.

Partie C : Étude d'une suite récurrente

On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = \dfrac12 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1} = f\left(u_n\right) = u_n^2\quad - u_n \ln \left(u_n\right).

  1. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n: \dfrac12\quad \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 1.
  2. Justifier que la suite \left(u_n\right) converge.

    On appelle \ell la limite de la suite \left(u_n\right) et on admet que \ell vérifie l'égalité f(\ell) = \ell.
  3. Déterminer la valeur de \ell.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f(x) = x^2-x\ln(x) sur ]0~;~+\infty[. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.

En 0 : x^2\to0 et, par croissances comparées, x\ln(x)\to0 : \lim\limits_{x\to0}f(x) = 0.
En +\infty : f(x) = x^2\left(1-\dfrac{\ln(x)}{x}\right), avec \dfrac{\ln(x)}{x}\to0 : le facteur entre parenthèses tend vers 1, et x^2\to+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

PartieA ; 2. Calculer f'(x) pour tout réel x>0.

f'(x) = 2x-\ln(x)-x\times\dfrac1x = 2x-1-\ln(x).

PartieA ; 3. Montrer que f''(x) = \dfrac{2x-1}{x}.

f''(x) = 2-\dfrac1x = \dfrac{2x-1}{x}.

PartieA ; 4. Étudier les variations de f' sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations (avec la valeur exacte de l'extremum).

Sur ]0~;~+\infty[, x>0, donc f''(x) est du signe de 2x-1 : négatif sur \left]0~;~\dfrac12\right[, positif au-delà.
f' décroît puis croît, avec un minimum en x=\dfrac12 : f'\left(\dfrac12\right) = 1-1-\ln\left(\dfrac12\right) = \ln(2).

PartieA ; 5. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[.

Le minimum de f' vaut \ln(2)>0 : f'(x)>0 sur tout l'intervalle, donc f est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[.

PartieB ; 1. Soit g(x) = x-\ln(x) sur ]0~;~+\infty[. Calculer g'(x) et dresser le tableau des variations de g.

g'(x) = 1-\dfrac1x = \dfrac{x-1}{x}, du signe de x-1 : g décroît sur ]0~;~1] puis croît sur [1~;~+\infty[, avec un minimum \begin{aligned}g(1) &= 1-0 \\ &= 1\end{aligned}

PartieB ; 2. Sachant que 1 est l'unique solution de g(x)=1, résoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x^2-x\ln(x)-x = 0 \\ &\iff x\big(x-1-\ln(x)\big) = 0 \end{aligned} comme x>0, cela équivaut à x-\ln(x) = 1, soit g(x)=1.
L'unique solution est donc x=1.

PartieC ; 1. Soit (u_n) définie par u_0=\dfrac12 et u_{n+1}=f(u_n). Montrer par récurrence que, pour tout n, {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= f\left(\dfrac12\right) \\ &= \dfrac14+\dfrac{\ln(2)}{2} \\ &\approx 0{,}597\end{aligned} donc {\dfrac12\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant1} : vrai au rang 0.
Hérédité : si {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}, la stricte croissance de f donne f\left(\dfrac12\right)\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant f(1)=1 ; comme \begin{aligned}f\left(\dfrac12\right) &\approx 0{,}6 \\ &\geqslant \dfrac12\end{aligned} l'encadrement est vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {\dfrac12\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant1}.

PartieC ; 2. Justifier que la suite (u_n) converge.

(u_n) est croissante et majorée par 1 : elle converge vers une limite \ell avec {\dfrac12\leqslant\ell\leqslant1}.

PartieC ; 3. Sachant que la limite vérifie f(\ell)=\ell, déterminer \ell.

D'après la partie B, l'équation f(x)=x a pour unique solution 1 sur ]0~;~+\infty[ : \ell=1.

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Soit \left(u_n\right) une suite définie pour tout entier naturel n et vérifiant la relation suivante:

    pour tout entier naturel n,\:\: \dfrac12\quad < u_n \leqslant \dfrac{3n^2 + 4n + 7}{6n^2 + 1}.


    Affirmation 1 \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =\dfrac12.
  2. Soit h une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [-4 ; 4].

    La représentation graphique \mathcal{C}_{h'} de sa fonction dérivée h' est donnée ci-dessous.

    01234 1 2 3 40 2 4246810 C h

    Affirmation 2 : La fonction h est convexe sur [-1~;~3].
  3. Le code d'un immeuble est composé de 4 chiffres (qui peuvent être identiques) suivis de deux lettres distinctes parmi A, B et C (exemple: 1232BA).

    Affirmation 3 : Il existe 20 634 codes qui contiennent au moins un 0.`
  4. On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x \ln x.

    Affirmation 4 : La fonction f est une solution sur ]0~;~ +\infty[ de l'équation différentielle

    xy' - y = x.
Voir la correction

Affirmation 1. Si, pour tout n, {\dfrac12 < u_n \leqslant \dfrac{3n^2+4n+7}{6n^2+1}}, alors \lim u_n = \dfrac12. Vraie ou fausse ?

En factorisant par n^2 : \begin{aligned}\dfrac{3n^2+4n+7}{6n^2+1} &= \dfrac{3+\frac4n+\frac{7}{n^2}}{6+\frac{1}{n^2}} \to \dfrac36 \\ &= \dfrac12\end{aligned}
(u_n) est encadrée par deux suites de limite \dfrac12 : par le théorème des gendarmes, \lim u_n = \dfrac12. L'affirmation est vraie.

Affirmation 2. La dérivée h' d'une fonction h est représentée graphiquement sur [-4~;~4]. La fonction h est convexe sur [-1~;~3]. Vraie ou fausse ?

Sur [-1~;~3], la courbe de h' n'est pas croissante (elle monte puis redescend) : h n'est donc pas convexe sur tout cet intervalle. L'affirmation est fausse.

Affirmation 3. Un code est composé de 4 chiffres (répétitions permises) suivis de 2 lettres distinctes parmi A, B, C. Il existe 20 634 codes contenant au moins un 0. Vraie ou fausse ?

Nombre total de codes : 10^4\times3\times2 = 60\,000. Codes sans aucun 0 : 9^4\times3\times2 = 39\,366.
Codes avec au moins un 0 : 60\,000-39\,366 = 20\,634. L'affirmation est vraie.

Affirmation 4. La fonction f(x) = x\ln(x) est solution sur ]0~;~+\infty[ de l'équation différentielle xy'-y=x. Vraie ou fausse ?

f'(x) = \ln(x)+1, donc xf'(x)-f(x) = x\ln(x)+x-x\ln(x) = x : l'équation est bien vérifiée. L'affirmation est vraie.

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On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ par

f(x) = \dfrac{\e^x}{x - 1}.

On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ .

On appelle \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère.

    1. Déterminer la limite de la fonction f en 1.
    2. En déduire une interprétation graphique.
  1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
    1. Montrer que pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[ , on a f'(x) = \dfrac{(x - 2)\e^x}{(x - 1)^2}.
    2. Dresser, en justifiant, le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
  2. On admet que pour tout réel x de l'intervalle ]]-\infty~;~1[, on a

    f''(x) = \dfrac{\left(x^2 -4x + 5\right)\e^x}{(x - 1)^3}.

    1. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
    2. Déterminer l'équation réduite de la tangente T à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.
    3. En déduire que, pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[, on a :

      \e^x \geqslant\quad (-2x - 1)(x-1).
    1. Justifier que l'équation f(x) = -2 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
    2. À l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.
Voir la correction

1.aSoit f(x) = \dfrac{e^x}{x-1} sur ]-\infty~;~1[. Déterminer la limite de f en 1.

e^x\to e>0 et x-1\to0^- (négatif sur l'intervalle) : par quotient, \lim\limits_{x\to1^-}f(x) = -\infty.

1.bEn déduire une interprétation graphique.

La courbe \mathcal{C} admet la droite d'équation x=1 comme asymptote verticale.

2.Déterminer la limite de f en -\infty.

e^x\to0 et x-1\to-\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}f(x) = 0 ; la droite y=0 est asymptote horizontale en -\infty.

3.aMontrer que f'(x) = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

f'(x) = \dfrac{e^x(x-1)-e^x}{(x-1)^2} = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

3.bDresser, en justifiant, le tableau de variations de f sur ]-\infty~;~1[.

e^x>0 et (x-1)^2>0 : f'(x) est du signe de x-2, strictement négatif sur ]-\infty~;~1[. f est strictement décroissante, de 0 (limite en -\infty) vers -\infty (limite en 1).

4.aOn admet f''(x) = \dfrac{(x^2-4x+5)e^x}{(x-1)^3}. Étudier la convexité de f sur ]-\infty~;~1[.

x^2-4x+5 = (x-2)^2+1 > 0 pour tout réel x, et e^x>0 ; sur ]-\infty~;~1[, (x-1)^3<0.
f''(x)<0 sur tout l'intervalle : f est concave sur ]-\infty~;~1[.

4.bDéterminer l'équation réduite de la tangente T à \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

f(0) = -1 et f'(0) = \dfrac{-2\times1}{1} = -2 : T : y = -2x-1.

4.cEn déduire que, pour tout x de ]-\infty~;~1[, e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

f étant concave, sa courbe est sous ses tangentes : f(x)\leqslant-2x-1, soit \dfrac{e^x}{x-1}\leqslant-2x-1.
En multipliant par x-1<0 (le sens change) : e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

5.aJustifier que l'équation f(x)=-2 admet une unique solution \alpha sur ]-\infty~;~1[.

f est continue et strictement décroissante sur ]-\infty~;~1[, et -2 est compris entre \lim\limits_{-\infty}f = 0 et \lim\limits_{1}f = -\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha.

5.bÀ l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

f(0{,}31)\approx-1{,}98>-2 et f(0{,}32)\approx-2{,}03<-2 : {0{,}31<\alpha<0{,}32}.

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Partie A

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par f(x) = \sqrt{x + 1}.

On admet que cette fonction est dérivable sur ce même intervalle.

  1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
  2. Démontrer que pour tout nombre réel x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[ :

    f(x) - x = \dfrac{-x^2 + x + 1}{\sqrt{x + 1} + x}.
  3. En déduire que sur l'intervalle [0~;~+\infty[ l'équation f(x) = x admet pour unique solution :

    \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.

Partie B

On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 5 et pour tout entier naturel n, par

u_{n+1} = f\left(u_n\right)f est la fonction étudiée dans la partie A.

On admet que la suite de terme général u_n est bien définie pour tout entier naturel n.

  1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a

    {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
  2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
  3. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge vers \ell = \dfrac{1 +\sqrt 5}{2}.
  4. On considère le script Python ci-dessous :
    1 	from math import *
    2 	def seuil(n):
    3 	     u=5
    4 	     i=0
    5 	     \ell =(1 + sqrt(5))/2
    6 	     while abs(u-\ell)>=10**(-n):
    7 	          u=sqrt(u+1)
    8 	          i=i+1
    9 	     return(i)


    On rappelle que la commande abs(x) renvoie la valeur absolue de x.

    1. Donner la valeur renvoyée par seuil (2).
    2. La valeur renvoyée par seuil (4) est 9.

      Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f(x) = \sqrt{x+1} sur [0~;~+\infty[. Démontrer que f est croissante sur cet intervalle.

f'(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x+1}} > 0 sur [0~;~+\infty[ : f est croissante.

PartieA ; 2. Démontrer que, pour tout x\geqslant0, f(x)-x = \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}.

En multipliant par la quantité conjuguée : \begin{aligned}\sqrt{x+1}-x &= \dfrac{(\sqrt{x+1}-x)(\sqrt{x+1}+x)}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{(x+1)-x^2}{\sqrt{x+1}+x} \\ &= \dfrac{-x^2+x+1}{\sqrt{x+1}+x}\end{aligned}

PartieA ; 3. En déduire que l'équation f(x)=x admet pour unique solution \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} sur [0~;~+\infty[.

Le dénominateur étant strictement positif, \begin{aligned}f(x) = x &\iff -x^2+x+1 = 0 \end{aligned} de discriminant \Delta = 5.
Les racines sont \dfrac{1+\sqrt5}{2}>0 et \dfrac{1-\sqrt5}{2}<0 : seule la première appartient à [0~;~+\infty[. \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2} (le nombre d'or).

PartieB ; 1. Soit (u_n) définie par u_0=5 et u_{n+1}=f(u_n). Démontrer par récurrence que, pour tout n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : \begin{aligned}u_1 &= \sqrt6 \\ &\approx 2{,}45\end{aligned} donc 1\leqslant u_1\leqslant u_0=5 : vrai au rang 0.
Hérédité : si {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}, la croissance de f donne f(1)=\sqrt2\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}, et \sqrt2\geqslant1 : vrai au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

PartieB ; 2. En déduire que la suite (u_n) converge.

(u_n) est décroissante et minorée par 1 : elle converge.

PartieB ; 3. Démontrer que la suite (u_n) converge vers \ell = \dfrac{1+\sqrt5}{2}.

f étant continue sur [0~;~+\infty[, la limite vérifie f(\ell)=\ell ; d'après la partie A, l'unique solution de cette équation est \dfrac{1+\sqrt5}{2} : c'est la limite de la suite.

PartieB ; 4.a Un script Python seuil(n) compte les itérations nécessaires pour que |u_i-\ell|<10^{-n}. Donner la valeur renvoyée par seuil(2).

À la calculatrice, \begin{aligned}|u_4-\ell| &\approx 0{,}02 \\ &\geqslant 10^{-2}\end{aligned} et |u_5-\ell|\approx0{,}007<10^{-2} : la fonction renvoie 5.

PartieB ; 4.b La valeur renvoyée par seuil(4) est 9. Interpréter.

u_9 est le premier terme de la suite qui approche le nombre d'or \ell à moins de 10^{-4} près : il faut 9 itérations pour obtenir une valeur approchée de \ell à 10^{-4} près.

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Partie A : étude de la fonction f

La fonction f est définie sur l'intervalle ]0 ~;~+\infty[ par :

f(x)=x-2+\dfrac{1}{2} \ln x, où ln désigne la fonction logarithme népérien. On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ] 0 ~;~ +\infty[, on note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

    1. Déterminer, en justifiant, les limites de f en 0 et en +\infty.
    2. Montrer que pour tout x appartenant à ] 0 ~;~+\infty[, on a : f'(x)=\dfrac{2x + 1}{2x}.
    3. Étudier le sens de variation de f sur ] 0 ~;~+\infty[.
    4. Étudier la convexité de f sur ] 0~;~ +\infty[.
    1. Montrer que l'équation f(x)=0 admet dans ] 0 ~;~ +\infty[ une solution unique qu'on notera \alpha et justifier que \alpha appartient à l'intervalle [1~;~2].
    2. Déterminer le signe de f(x) pour x \in] 0 ~;~ +\infty[.
    3. Montrer que \ln (\alpha)=2(2-\alpha).

Partie B : étude de la fonction g

La fonction g est définie sur ] 0~;~1] par :

g(x) = -\dfrac{7}{8} x^{2}+ x - \dfrac{1}{4} x^{2} \ln x.

On admet que la fonction g est dérivable sur ] 0~;~1] et on note g' sa fonction dérivée.

  1. Calculer g'(x) pour x \in ] 0~;~1] puis vérifier que g'(x)=x f\left(\dfrac{1}{x}\right).
    1. Justifier que pour x appartenant à l'intervalle \left] 0~;~\dfrac{1}{\alpha}\right[, on a f\left(\dfrac{1}{x}\right)>0.
    2. On admet le tableau de signes suivant :

      x signede f 1 x 0 1 α 1 + 0

      En déduire le tableau de variations de g sur l'intervalle ] 0~;~1]. Les images et les limites ne sont pas demandées.

Partie C : un calcul d'aire.

On a représenté sur le graphique ci-dessous :

  • La courbe \mathcal{C}_{g} de la fonction g;
  • La parabole \mathcal{P} d'équation y=-\dfrac{7}{8} x^{2}+x sur l'intervalle ]0~;~1].

0 . 1 1 α 0 . 1 O C g P

On souhaite calculer l'aire \mathcal{A} du domaine hachuré compris entre les courbes \mathcal{C}_{g} et \mathcal{P}, et les droites d'équations x=\dfrac{1}{\alpha} et x=1.

On rappelle que \ln (\alpha)=2(2-\alpha).

    1. Justifier la position relative des courbes C_{g} et \mathcal{P} sur l'intervalle \left.] 0~;~1\right].
    2. Démontrer l'égalité :

      \int_{\frac{1}{\alpha}}^{1} x^{2} \ln x \:\mathrm{d}x=\dfrac{-\alpha^{3}-6 \alpha+13}{9 \alpha^{3}}
  1. En déduire l'expression en fonction de \alpha de l'aire \mathcal{A}.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Soit f(x) = x-2+\dfrac12\ln(x) sur ]0~;~+\infty[. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.

En 0 : x-2\to-2 et \ln(x)\to-\infty, donc \lim\limits_{x\to0^+}f(x) = -\infty. En +\infty : les deux termes tendent vers +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

PartieA ; 1.b Montrer que f'(x) = \dfrac{2x+1}{2x}.

f'(x) = 1+\dfrac12\times\dfrac1x = \dfrac{2x+1}{2x}.

PartieA ; 1.c Étudier le sens de variation de f sur ]0~;~+\infty[.

Pour x>0, numérateur et dénominateur de f'(x) sont strictement positifs : f'(x)>0, donc f est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[.

PartieA ; 1.d Étudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[.

f''(x) = -\dfrac{1}{2x^2} < 0 : f est concave sur ]0~;~+\infty[.

PartieA ; 2.a Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha, appartenant à [1~;~2].

f est continue et strictement croissante, de -\infty à +\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha.
f(1) = -1 < 0 et f(2) = \dfrac{\ln2}{2} > 0 : donc \alpha\in[1~;~2].

PartieA ; 2.b Déterminer le signe de f(x) sur ]0~;~+\infty[.

f étant strictement croissante et s'annulant en \alpha : f(x)<0 sur ]0~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)>0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

PartieA ; 2.c Montrer que \ln(\alpha) = 2(2-\alpha).

\begin{aligned}f(\alpha) = 0 &\iff \alpha-2+\dfrac12\ln(\alpha) = 0 \\ &\iff \dfrac12\ln(\alpha) = 2-\alpha \\ &\iff \ln(\alpha) = 2(2-\alpha) \end{aligned}

PartieB ; 1. Soit g(x) = -\dfrac78x^2+x-\dfrac14x^2\ln(x) sur ]0~;~1]. Calculer g'(x) et vérifier que g'(x) = xf\left(\dfrac1x\right).

g'(x) = -\dfrac74x+1-\dfrac14\left(2x\ln(x)+x\right) = 1-2x-\dfrac{x\ln(x)}{2}.
En factorisant par x : g'(x) = x\left(\dfrac1x-2-\dfrac{\ln(x)}{2}\right) = x\left(\dfrac1x-2+\dfrac12\ln\left(\dfrac1x\right)\right) = xf\left(\dfrac1x\right).

PartieB ; 2.a Justifier que, pour x\in\left]0~;~\dfrac1\alpha\right[, f\left(\dfrac1x\right)>0.

Si 0<x<\dfrac1\alpha, alors \dfrac1x>\alpha, et f est strictement positive sur ]\alpha~;~+\infty[ : donc f\left(\dfrac1x\right)>0.

PartieB ; 2.b En déduire le tableau de variations de g sur ]0~;~1].

g'(x) = xf\left(\dfrac1x\right) est du signe de f\left(\dfrac1x\right) (car x>0) : g est croissante sur \left]0~;~\dfrac1\alpha\right] puis décroissante sur \left[\dfrac1\alpha~;~1\right], avec un maximum en \dfrac1\alpha.

PartieC ; 1.a Justifier la position relative de \mathcal{C}_g et de la parabole \mathcal{P} d'équation y = -\dfrac78x^2+x sur ]0~;~1].

\begin{aligned}g(x)-\left(-\dfrac78x^2+x\right) &= -\dfrac14x^2\ln(x) \\ &\geqslant 0\end{aligned} sur ]0~;~1] (car \ln(x)\leqslant0) : \mathcal{C}_g est au-dessus de \mathcal{P}.

PartieC ; 1.b Démontrer que \displaystyle \displaystyle\int\limits_{1/\alpha}^{1}x^2\ln(x)\,\mathrm{d}x = \dfrac{-\alpha^3-6\alpha+13}{9\alpha^3}.

Par intégration par parties avec u(x)=\ln(x) et v'(x)=x^2 : \begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_{1/\alpha}^{1}x^2\ln(x)\,\mathrm{d}x &= \left[\dfrac{x^3}{3}\ln(x)-\dfrac{x^3}{9}\right]_{1/\alpha}^{1} \\ &= -\dfrac19-\dfrac{1}{3\alpha^3}\left(-\ln(\alpha)-\dfrac13\right)\end{aligned}
En remplaçant \ln(\alpha) par 2(2-\alpha) : = -\dfrac19+\dfrac{4}{3\alpha^3}-\dfrac{2}{3\alpha^2}+\dfrac{1}{9\alpha^3} = \dfrac{-\alpha^3-6\alpha+13}{9\alpha^3}.

PartieC ; 2. En déduire l'expression, en fonction de \alpha, de l'aire \mathcal{A} du domaine compris entre \mathcal{C}_g, \mathcal{P}, et les droites x=\dfrac1\alpha et x=1.

\begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_{1/\alpha}^{1}\left(-\dfrac14x^2\ln(x)\right)\mathrm{d}x \\ &= -\dfrac14\times\dfrac{-\alpha^3-6\alpha+13}{9\alpha^3} \\ &= \dfrac{\alpha^3+6\alpha-13}{36\alpha^3} \\ &\approx 0{,}07\end{aligned} unité d'aire.

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On considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]-2 ~;~+\infty[. On note \mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthogonal du plan, f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On a tracé ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} et sa tangente T au point B d'abscisse -1.

On précise que la droite T passe par le point A(0 ~;~ -1).

0 . 2 1 0 . 5 1 0 A B C f T

Partie A : exploitation du graphique.

À l'aide du graphique, répondre aux questions ci-dessous.

  1. Préciser f(-1) et f'(-1).
  2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ? Justifier.
  3. Conjecturer le nombre de solutions de l'équation f(x) = 0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près d'une solution.

Partie B : étude de la fonction f

On considère que la fonction f est définie sur ]-2 ~;~+\infty[ par :

f(x) = x^{2}+ 2x - 1 + \ln (x + 2), où ln désigne la fonction logarithme népérien.

  1. Déterminer par le calcul la limite de la fonction f en -2. Interpréter graphiquement ce résultat.

    On admet que \lim\limits_{x\quad \to +\infty} f(x)=+\infty.
  2. Montrer que pour tout x>-2,\quad f'(x)=\dfrac{2 x^{2}+6 x+5}{x+2}.
  3. Étudier les variations de la fonction f sur ]-2 ~;~+\infty[ puis dresser son tableau de variations complet.
  4. Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-2 ~;~+\infty[ et donner une valeur arrondie de \alpha à 10^{-2} près.
  5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~ +\infty[.
  6. Montrer que \mathcal{C}_{f} admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

Partie C : une distance minimale.

Soit g la fonction définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par g(x)=\ln (x+2).

On note \mathcal{C}_{g} sa courbe représentative dans un repère orthonormé (\mathrm{0} ~;~\quad \mathrm{I}~,~ \mathrm{J}), représentée ci-après.

Soit M un point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse x.

Le but de cette partie est de déterminer pour quelle valeur de x la distance \mathrm{J}M est minimale.

On considère la fonction h définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par h(x)=\mathrm{J}M^{2}.

0 . 2 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 O I J M x C g

  1. Justifier que pour tout x>-2, on a : h(x)=x^{2}+[\ln (x+2)-1]^{2}.
  2. On admet que la fonction h est dérivable sur ]-2 ~;~ +\infty[ et on note h' sa fonction dérivée.

    On admet également que pour tout réel x>-2,

    h'(x)=\dfrac{2 f(x)}{x+2}

    f est la fonction étudiée en partie B.

    1. Dresser le tableau de variations de h sur ]-2 ~;~ +\infty[.

      Les limites ne sont pas demandées.
    2. En déduire que la valeur de x pour laquelle la distance \mathrm{J}M est minimale est \alpha\alpha est le nombre réel défini à la question 4. de la partie B.
  3. On notera M_{\alpha} le point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse \alpha.

    1. Montrer que \ln (\alpha+2)=1-2 \alpha-\alpha^{2}.
    2. En déduire que la tangente à \mathcal{C}_{g} au point M_{\alpha} et la droite \left(\mathrm{J}M_{\alpha}\right) sont perpendiculaires.

      On pourra utiliser le fait que, dans un repère orthonormé, deux droites sont perpendiculaires lorsque le produit de leurs coefficients directeurs est égal à -1.
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PartieA ; 1. La courbe \mathcal{C}_f passe par B(-1 ; -2), où sa tangente T passe aussi par A(0 ; -1). Préciser f(-1) et f'(-1).

f(-1) = -2 (ordonnée de B), et f'(-1) est le coefficient directeur de T = (AB) : \dfrac{-1-(-2)}{0-(-1)} = 1.

PartieA ; 2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ?

Non : la courbe passe en dessous de sa tangente T pour les abscisses proches de -2, ce qui est impossible pour une fonction convexe. Elle semble concave puis convexe, avec un point d'inflexion vers x\approx-1{,}4.

PartieA ; 3. Conjecturer le nombre de solutions de f(x)=0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près.

La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'une seule fois, vers x\approx 0,1.

PartieB ; 1. On considère f(x) = x^2+2x-1+\ln(x+2) sur ]-2~;~+\infty[. Déterminer la limite de f en -2 et interpréter.

x^2+2x-1\to-1 et \ln(x+2)\to-\infty : \lim\limits_{x\to-2}f(x) = -\infty. La droite x=-2 est asymptote verticale à \mathcal{C}_f.

PartieB ; 2. Montrer que, pour tout x>-2, f'(x) = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

f'(x) = 2x+2+\dfrac{1}{x+2} = \dfrac{(2x+2)(x+2)+1}{x+2} = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

PartieB ; 3. Étudier les variations de f et dresser son tableau de variations complet.

Le numérateur 2x^2+6x+5 a pour discriminant \Delta = 36-40 = -4<0 : il est strictement positif pour tout x ; le dénominateur x+2 est positif sur l'intervalle.
f'(x)>0 : f est strictement croissante sur ]-2~;~+\infty[, de -\infty à +\infty.

PartieB ; 4. Montrer que f(x)=0 admet une unique solution \alpha, et donner une valeur arrondie à 10^{-2} près.

f est continue, strictement croissante, de -\infty à +\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha. Par balayage : \alpha\approx0{,}12.

PartieB ; 5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~+\infty[.

f(x)<0 sur ]-2~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)>0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

PartieB ; 6. Montrer que \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

f''(x) = \dfrac{(4x+6)(x+2)-(2x^2+6x+5)}{(x+2)^2} = \dfrac{2x^2+8x+7}{(x+2)^2}, du signe du numérateur.
Le trinôme 2x^2+8x+7 a pour discriminant \Delta = 64-56 = 8>0, avec pour racines -2\pm\dfrac{\sqrt2}{2} ; seule -2+\dfrac{\sqrt2}{2} appartient à l'intervalle.
f'' s'y annule en changeant de signe : l'unique point d'inflexion a pour abscisse -2+\dfrac{\sqrt2}{2}\approx-1{,}29.

PartieC ; 1. Soit g(x) = \ln(x+2), J(0 ; 1) et M le point de \mathcal{C}_g d'abscisse x. Justifier que \begin{aligned}h(x) &= JM^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned}

\begin{aligned}JM^2 &= (x-0)^2+\big(g(x)-1\big)^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned} (repère orthonormé).

PartieC ; 2.a On admet h'(x) = \dfrac{2f(x)}{x+2}. Dresser le tableau de variations de h.

\dfrac{2}{x+2}>0 sur l'intervalle : h'(x) est du signe de f(x). h décroît sur ]-2~;~\alpha] puis croît sur [\alpha~;~+\infty[, avec un minimum en \alpha.

PartieC ; 2.b En déduire que la distance JM est minimale pour x=\alpha.

La distance JM est minimale lorsque son carré h(x) est minimal (croissance de la racine carrée), c'est-à-dire pour x=\alpha.

PartieC ; 3.a Montrer que \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2.

\begin{aligned}f(\alpha) = 0 &\iff \alpha^2+2\alpha-1+\ln(\alpha+2) = 0 \\ &\iff \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2 \end{aligned}

PartieC ; 3.b En déduire que la tangente à \mathcal{C}_g en M_\alpha et la droite (JM_\alpha) sont perpendiculaires.

La tangente a pour coefficient directeur g'(\alpha) = \dfrac{1}{\alpha+2} ; la droite (JM_\alpha) a pour coefficient directeur \begin{aligned}\dfrac{\ln(\alpha+2)-1}{\alpha} &= \dfrac{-2\alpha-\alpha^2}{\alpha} \\ &= -2-\alpha\end{aligned}
Le produit vaut \dfrac{1}{\alpha+2}\times(-2-\alpha) = -1 : les deux droites sont perpendiculaires.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend cinq questions. Les cinq questions sont indépendantes.
Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte, ni n'enlève aucun point.

  1. La solution f de l'équation différentielle y'=-3y+7 telle que f(0)=1 est la fonction définie sur \R par :

    A. f(x) = \e^{-3x}B. f(x) = - \dfrac43 \e^{-3x} + \dfrac73
    C. f(x) = \e^{-3x} + \dfrac73D. f(x) = - \dfrac{10}{3} \e^{-3x} - \dfrac73
  2. La courbe d'une fonction f définie sur [0~;~+\infty[ est donnée ci-dessous.

    A.P.M.E.P. 012345601234

    Un encadrement de l'intégrale I = \displaystyle\int_1^5 f(x) \:\text{d}x est :

    A. {0 \leqslant I \leqslant 4}B. {1 \leqslant I \leqslant 5}
    C. {5 \leqslant I \leqslant 10}D. {10 \leqslant I \leqslant 15}
  3. On considère la fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 \ln \left(x^2 + 4\right) .

    Alors \displaystyle\int_0^2 g'(x)\:\text{d}x vaut, à 10^{-1} près :

    A. 4,9B. 8,3
    C. 1,7D. 7,5
  4. Une professeure enseigne la spécialité mathématiques dans une classe de 31 élèves de terminale.

    Elle veut former un groupe de 5 élèves. De combien de façons différentes peut-elle former un tel groupe de 5 élèves ?

    A. 31^5B. 31\times30\times29\times28\times27
    C. 31+30+29+28+27D. \dbinom{31}{5}
  5. La professeure s'intéresse maintenant à l'autre spécialité des 31 élèves de son groupe :

    • 10 élèves ont choisi la spécialité physique-chimie ;
    • 20 élèves ont choisi la spécialité SES ;
    • 1 élève a choisi la spécialité LLCE espagnol.


    Elle veut former un groupe de 5 élèves comportant exactement 3 élèves ayant choisi la spécialité SES. De combien de façons différentes peut-elle former un tel groupe ?

    A. \displaystyle\binom{20}{3} \times \binom{11}{2}B. \displaystyle\binom{20}{3} + \binom{11}{2}
    C. \displaystyle\binom{20}{3}D. 20^3 \times 11^2
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QCM ; 1. Quelle est la fonction f, solution de y'=-3y+7 sur \mathbb{R} vérifiant f(0)=1 ? A. f(x)=e^{-3x} B. f(x)=-\dfrac43e^{-3x}+\dfrac73 C. f(x)=e^{-3x}+\dfrac73 D. f(x)=-\dfrac{10}{3}e^{-3x}-\dfrac73

Les solutions de y'=-3y sont les fonctions x\longmapsto Ke^{-3x} (K\in\mathbb{R}) ; une solution constante \alpha de y'=-3y+7 vérifie 0=-3\alpha+7, soit \alpha=\dfrac73.
Les solutions de y'=-3y+7 sont donc x\longmapsto Ke^{-3x}+\dfrac73. La condition f(0)=1 donne \begin{aligned}K+\dfrac73 = 1 &\iff K = -\dfrac43 \end{aligned} Réponse B.

QCM ; 2. La courbe d'une fonction f positive sur [0~;~+\infty[ est donnée dans le sujet, quadrillée en carreaux d'aire 1. Un encadrement de \displaystyle I=\displaystyle\int\limits_1^5 f(x)\,\mathrm{d}x est proposé parmi : A. {0\leqslant I\leqslant4} B. {1\leqslant I\leqslant5} C. {5\leqslant I\leqslant10} D. {10\leqslant I\leqslant15}.

La courbe étant positive sur [1~;~5], I est l'aire sous la courbe entre les droites x=1 et x=5 ; en comptant les carreaux du quadrillage, cette aire est comprise entre 5 et 10 unités d'aire : réponse C.

QCM ; 3. Soit g(x)=x^2\ln(x^2+4) définie sur \mathbb{R}. Que vaut \displaystyle \displaystyle\int\limits_0^2 g'(x)\,\mathrm{d}x à 10^{-1} près ? A. 4,9 B. 8,3 C. 1,7 D. 7,5

g est une primitive de g', donc \displaystyle \displaystyle\int\limits_0^2 g'(x)\,\mathrm{d}x = g(2)-g(0) = 4\ln(8) - 0 = 4\ln(8).
4\ln(8) = 4\ln(2^3) = 12\ln(2) \approx 8,3 : réponse B.

QCM ; 4. Une professeure veut former un groupe de 5 élèves parmi 31. Combien de groupes différents peut-elle former ? A. 31^5 B. 31\times30\times29\times28\times27 C. 31+30+29+28+27 D. \dbinom{31}{5}

Un groupe est un choix de 5 élèves parmi 31 sans ordre ni répétition : le nombre de possibilités est \dbinom{31}{5} : réponse D.

QCM ; 5. Parmi ces 31 élèves : 10 font physique-chimie, 20 font SES, 1 fait LLCE espagnol. Combien de groupes de 5 élèves comportant exactement 3 élèves de SES peut-on former ? A. \dbinom{20}{3}\times\dbinom{11}{2} B. \dbinom{20}{3}+\dbinom{11}{2} C. \dbinom{20}{3} D. 20^3\times11^2

Il faut choisir 3 élèves parmi les 20 faisant SES, soit \dbinom{20}{3} façons, puis 2 élèves parmi les 31-20=11 élèves ne faisant pas SES, soit \dbinom{11}{2} façons ; les deux choix étant indépendants, le nombre total de groupes est \dbinom{20}{3}\times\dbinom{11}{2} : réponse A.

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On considère la suite \left(u_n\right) définie par :

u_0 = 8 et pour tout entier naturel n,\:\:~u_{n+1} = u_n -\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right).
    1. Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.
    2. On considère la fonction mystere définie ci-dessous en \textsf{Python}. On admet que, pour tout réel strictement positif a, log(a) renvoie la valeur du logarithme népérien de a.

      def mystere(k) :
      u = 8
      S = 0
      for i in range(k) :
      S = S + u
      u = u - log( u / 4 )
      return S


      L'exécution de mystere(10) renvoie 58.44045206721732. Que représente ce résultat ?
    3. Modifier la fonction précédente afin qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par :

    f(x) = x - \ln\left(\dfrac{x}{4}\right).

    On donne ci-dessous une représentation graphique \mathcal{C}_f de la fonction f pour les valeurs de x comprises entre 0 et 6.

    A.P.M.E.P. 012345012345 01234560123456 C f

    Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[. Les limites ne sont pas demandées.

Dans la suite de l'exercice, on remarquera que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle.

      On note \ell la valeur de cette limite
    3. Résoudre l'équation f(x) = x.
    4. En déduire la valeur de \ell.
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1.aLa suite (u_n) est définie par u_0=8 et u_{n+1}=u_n-\ln\left(\dfrac{u_n}{4}\right). Donner les valeurs arrondies au centième de u_1 et u_2.

u_1 = 8-\ln\left(\dfrac84\right) = 8-\ln(2) \approx 7,31.
u_2 = u_1-\ln\left(\dfrac{u_1}{4}\right) \approx 7{,}3069-\ln(1{,}8267) \approx 6,70.

1.bUne fonction Python mystere(k) initialise u = 8 et S = 0, puis répète k fois S = S + u suivi de u = u - log(u/4), avant de renvoyer S. L'appel mystere(10) renvoie 58,440... Que représente ce résultat ?

À chaque tour de boucle, S accumule la valeur courante de u avant sa mise à jour : après 10 tours, S contient donc u_0+u_1+\cdots+u_9, c'est-à-dire la somme des dix premiers termes de la suite (u_n), de u_0 à u_9.

1.cModifier la fonction pour qu'elle renvoie la moyenne des k premiers termes de la suite.

  • def mystere(k):
  • u = 8
  • S = 0
  • for i in range(k):
  • S = S + u
  • u = u - log(u / 4)
  • return S / k

2.Soit f(x) = x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[. Étudier les variations de f et préciser la valeur exacte de son minimum.

f'(x) = 1-\dfrac{1}{x} = \dfrac{x-1}{x}. Comme x>0, f'(x) est du signe de x-1 : f'(x)<0 sur ]0~;~1[ et f'(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum en x=1 valant \begin{aligned}f(1) &= 1-\ln\left(\dfrac14\right) \\ &= 1+\ln(4)\end{aligned}

3.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

Initialisation : u_0=8 et u_1\approx7{,}31, donc {1\leqslant u_1\leqslant u_0} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n} pour un certain n. Comme f est croissante sur [1~;~+\infty[, on a {f(1)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)}, soit {f(1)\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}}. Or \begin{aligned}f(1) &= 1+\ln(4) \\ &\approx 2{,}39 \\ &\geqslant 1\end{aligned} donc {1\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : par récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, {1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n}.

3.bEn déduire que (u_n) converge, et noter \ell sa limite.

L'encadrement précédent montre que (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par 1 : elle converge donc vers une limite réelle \ell\geqslant1.

3.cRésoudre l'équation f(x)=x sur ]0~;~+\infty[.

\begin{aligned}f(x) = x &\iff x-\ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = x \\ &\iff \ln\left(\dfrac{x}{4}\right) = 0 \\ &\iff \dfrac{x}{4} = 1 \\ &\iff x = 4 \end{aligned} L'unique solution est 4.

3.dEn déduire la valeur de \ell.

f est continue sur ]0~;~+\infty[ (car dérivable) ; en passant à la limite dans u_{n+1}=f(u_n), \ell vérifie f(\ell)=\ell. D'après la question précédente, la seule solution possible est \ell=4 : \ell=4.

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On considère la fonction f définie sur \R par :

f(x)=\mathrm{e}^{3 x}-(2 x+1) \mathrm{e}^{x}

Le but de cet exercice est d'étudier la fonction f sur \mathbb{R}.

Partie A - Étude d'une fonction auxiliaire

On définit la fonction g sur \mathbb{R} par :

g(x)=3 \mathrm{e}^{2 x}- 2 x - 3

    1. Déterminer la limite de la fonction g en -\infty.
    2. Déterminer la limite de la fonction g en +\infty.
    1. On admet que la fonction g est dérivable sur \mathbb{R}, et on note g' sa fonction dérivée. Démontrer que pour tout nombre réel x, on a g'(x)=6 \mathrm{e}^{2 x}-2.
    2. Étudier le signe de la fonction dérivée g' sur \mathbb{R}.
    3. En déduire le tableau de variations de la fonction g sur \mathbb{R}. Vérifier que la fonction g admet un minimum égal à \ln (3) - 2.
    1. Montrer que x=0 est solution de l'équation g(x) = 0.
    2. Montrer que l'équation g(x)=0 admet une deuxième solution, non nulle, notée \alpha, dont on donnera un encadrement d'amplitude 10^{-1}.
  1. Déduire des questions précédentes le signe de la fonction g sur \mathbb{R}.

Partie B - Étude de la fonction f

  1. La fonction f est dérivable sur \mathbb{R}, et on note f' sa fonction dérivée.

    Démontrer que pour tout nombre réel x, on a f'(x)=\mathrm{e}^{x} g(x), où g est la fonction définie dans la \textbf{partie A}.
  2. En déduire alors le signe de la fonction dérivée f' puis les variations de la fonction f sur \mathbb{R}.
  3. Pourquoi la fonction f n'est-elle pas convexe sur \mathbb{R} ? Expliquer.

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PartieA : On étudie la fonction auxiliaire g définie sur \mathbb{R} par g(x)=3e^{2x}-2x-3. 1.a Déterminer la limite de g en -\infty.

Par composition, \lim\limits_{x\to-\infty}e^{2x}=0, et \lim\limits_{x\to-\infty}(-2x-3)=+\infty ; par somme, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = +\infty.

PartieA ; 1.b Déterminer la limite de g en +\infty.

La forme est indéterminée : on factorise, pour x\neq0, g(x) = 2x\left(3\times\dfrac{e^{2x}}{2x}-1-\dfrac{3}{2x}\right).
Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}}{2x}=+\infty, donc le facteur entre parenthèses tend vers +\infty, tout comme 2x.
Par produit, \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = +\infty.

PartieA ; 2.a g est dérivable sur \mathbb{R} de dérivée g'. Montrer que g'(x)=6e^{2x}-2.

Pour tout réel x : g'(x) = 3\times2e^{2x}-2 = 6e^{2x}-2.

PartieA ; 2.b Étudier le signe de g' sur \mathbb{R}.

g'(x)>0 \iff 6e^{2x}>2 \iff e^{2x}>\dfrac13 \iff 2x>\ln\left(\dfrac13\right) \iff x>-\dfrac12\ln(3) (la fonction \ln étant strictement croissante).
Donc g' est strictement négative sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right[, nulle en -\dfrac12\ln(3), et strictement positive sur \left]-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[.

PartieA ; 2.c En déduire le tableau de variations de g et vérifier que son minimum vaut \ln(3)-2.

D'après le signe de g', g est strictement décroissante sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right] puis strictement croissante sur \left[-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[ : elle admet donc un minimum en x=-\dfrac12\ln(3).
\begin{aligned}g\left(-\dfrac12\ln(3)\right) &= 3e^{-\ln(3)}-2\times\left(-\dfrac12\ln(3)\right)-3 \\ &= 3\times\dfrac13+\ln(3)-3 \\ &= \ln(3)-2\end{aligned}
On retrouve bien le minimum annoncé, \ln(3)-2\approx-0{,}90, avec g tendant vers +\infty en -\infty et en +\infty.

PartieA ; 3.a Montrer que x=0 est solution de l'équation g(x)=0.

\begin{aligned}g(0) &= 3e^{0}-2\times0-3 \\ &= 3-3 \\ &= 0\end{aligned} donc x=0 est bien solution de g(x)=0.

PartieA ; 3.b Montrer que l'équation g(x)=0 admet une deuxième solution \alpha, non nulle, et en donner un encadrement d'amplitude 10^{-1}.

Sur \left[-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[, g est strictement croissante et s'annule en 0 : c'est donc l'unique solution de g(x)=0 sur cet intervalle.
Sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right], g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, avec \lim\limits_{-\infty}g=+\infty et g\left(-\dfrac12\ln(3)\right)=\ln(3)-2<0 : 0 est une valeur intermédiaire, donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
L'équation g(x)=0 admet donc exactement deux solutions sur \mathbb{R} : 0 et \alpha.
Un balayage à la calculatrice donne g(-1{,}5)\approx0{,}149>0 et g(-1{,}4)\approx-0{,}018<0, d'où l'encadrement {-1{,}5<\alpha<-1{,}4}.

PartieA ; 4. En déduire le signe de g sur \mathbb{R}.

D'après les variations de g et la question précédente, g est strictement positive sur ]-\infty~;~\alpha[ et sur ]0~;~+\infty[, et strictement négative sur ]\alpha~;~0[.

PartieB : On étudie désormais f(x)=e^{3x}-(2x+1)e^{x}, dérivable sur \mathbb{R} de dérivée f'. 1. Montrer que f'(x)=e^{x}g(x).

Pour tout réel x : f'(x) = 3e^{3x}-2e^{x}-(2x+1)e^{x} = e^{x}\left(3e^{2x}-2-(2x+1)\right) = e^{x}\left(3e^{2x}-2x-3\right) = e^{x}g(x).

PartieB ; 2. En déduire le signe de f' puis les variations de f sur \mathbb{R}.

La fonction exponentielle est strictement positive sur \mathbb{R}, donc f'(x) est du même signe que g(x).
D'après la question A.4, f est donc strictement croissante sur ]-\infty~;~\alpha[ et sur ]0~;~+\infty[, et strictement décroissante sur [\alpha~;~0].

PartieB ; 3. Expliquer pourquoi f n'est pas convexe sur \mathbb{R}.

Si f était convexe sur \mathbb{R}, sa dérivée f' serait croissante sur \mathbb{R}. Or f' est positive sur ]-\infty~;~\alpha[ puis négative sur ]\alpha~;~0[ : par exemple f'(-2)>0 alors que f'(-1)<0, donc f' n'est pas croissante sur \mathbb{R}. La fonction f n'est donc pas convexe sur \mathbb{R}.

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On considère la suite \left(u_{n}\right) définie par u_{0}=5 et pour tout entier naturel n,

u_{n+1}=\frac{1}{2}\left(u_{n}+\frac{11}{u_{n}}\right)

On admet que la suite \left(u_{n}\right) est bien définie.

Partie A - Étude de la suite \left(u_{n}\right)

  1. Donner u_{1} et u_{2} sous forme de fractions irréductibles.
  2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0 ; +\infty [ par :

    f(x)=\frac{1}{2}\left(x+\frac{11}{x}\right)

    Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.
  3. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a {: u_{n} \geqslant u_{n+1} \geqslant \sqrt{11}}.
  4. En déduire que la suite \left(u_{n}\right) converge vers une limite réelle. On note a cette limite.
  5. Après avoir déterminé et résolu une équation dont a est solution, préciser la valeur exacte de a.

Partie B - Application géométrique

Pour tout entier naturel n, on considère un rectangle R_{n} d'aire 11 dont la largeur est notée \ell_{n} et longueur L_{n}

La suite \left(L_{n}\right) est définie par L_{0}=5 et, pour tout entier naturel n,

L_{n+1}=\frac{L_{n}+\ell_{n}}{2}

    1. Expliquer pourquoi \ell_{0}=2,2.
    2. Établir que pour tout entier naturel n,

      \ell_{n}=\frac{11}{L_{n}}.
  1. Vérifier que la suite \left(L_{n}\right) correspond à la suite \left(u_{n}\right) de la partie A.
  2. Montrer que pour tout entier naturel n, on a {\ell_{n} \leqslant \sqrt{11} \leqslant L_{n}}.
  3. On admet que les suites \left(L_{n}\right) et \left(\ell_{n}\right) convergent toutes les deux vers \sqrt{11}. Interpréter géométriquement ce résultat dans le contexte de la partie B.
  4. Voici un script, écrit en langage Python, relatif aux suites étudiées dans cette partie :

     
    1 	 def heron(n): 
    2 	    L=5 
    3 	    \ell=2.2 
    4 	    for i in range(n): 
    5 	      L = (L+\ell) / 2 
    6 	      \ell = 11 / L 
    7 	    return round(\ell,6), round(L,6)


    On rappelle que la fonction Python round(x,k) renvoie une version arrondie du nombre x avec k décimales.

    1. Si l'utilisateur tape heron(3) dans une console d'exécution Python, qu'obtient-il comme valeurs de sortie pour \ell et L ?
    2. Donner une interprétation de ces deux valeurs.
Voir la correction

PartieA : On considère la suite (u_n) définie par u_0=5 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac12\left(u_n+\dfrac{11}{u_n}\right) (on admet qu'elle est bien définie). 1. Donner u_1 et u_2 sous forme de fractions irréductibles.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac12\left(u_0+\dfrac{11}{u_0}\right) \\ &= \dfrac12\left(5+\dfrac{11}{5}\right) \\ &= \dfrac12\times\dfrac{36}{5} \\ &= \dfrac{18}{5}\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac12\left(u_1+\dfrac{11}{u_1}\right) \\ &= \dfrac12\left(\dfrac{18}{5}+\dfrac{55}{18}\right) \\ &= \dfrac12\times\dfrac{324+275}{90} \\ &= \dfrac{599}{180}\end{aligned}

PartieA ; 2. Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac12\left(x+\dfrac{11}{x}\right). Démontrer que f est croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme fraction rationnelle, et pour tout x>0 : f'(x) = \dfrac12\left(1-\dfrac{11}{x^2}\right) = \dfrac{x^2-11}{2x^2}.
Pour x\geqslant\sqrt{11}, on a x^2\geqslant11 (la fonction carré étant croissante sur \mathbb{R}^+), donc x^2-11\geqslant0, et comme 2x^2>0, on obtient f'(x)\geqslant0.
f est donc croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[.

PartieA ; 3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}.

On remarque d'abord que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n, et que \begin{aligned}f(\sqrt{11}) &= \dfrac12\left(\sqrt{11}+\dfrac{11}{\sqrt{11}}\right) \\ &= \dfrac12\left(\sqrt{11}+\sqrt{11}\right) \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
Initialisation : u_0=5 et \begin{aligned}u_1 &= \dfrac{18}{5} \\ &= 3{,}6\end{aligned} avec \sqrt{11}\approx3{,}317, donc {u_0\geqslant u_1\geqslant\sqrt{11}} : l'inégalité est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que, pour un entier n fixé, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}. Comme f est croissante sur \left[\sqrt{11}~;~+\infty\right[, on en déduit {f(u_n)\geqslant f(u_{n+1})\geqslant f(\sqrt{11})}, c'est-à-dire {u_{n+1}\geqslant u_{n+2}\geqslant\sqrt{11}} : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\geqslant u_{n+1}\geqslant\sqrt{11}}.

PartieA ; 4. En déduire que (u_n) converge, et noter a sa limite.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est décroissante et minorée par \sqrt{11} : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite réelle a telle que a\geqslant\sqrt{11}.

PartieA ; 5. En posant une équation dont a est solution, donner la valeur exacte de a.

La suite (u_n) converge vers a et vérifie u_{n+1}=f(u_n) avec f continue sur \mathbb{R}^{*+}_{} : d'après le théorème du point fixe, a est solution de l'équation f(x)=x sur \mathbb{R}^{*+}_{}.
\begin{aligned}f(x) = x &\iff \dfrac12\left(x+\dfrac{11}{x}\right) = x \\ &\iff x+\dfrac{11}{x} = 2x \\ &\iff \dfrac{11}{x} = x \\ &\iff x^2 = 11 \\ &\iff x = \sqrt{11} \end{aligned} (car x>0).
Cette équation admet une unique solution sur \mathbb{R}^{*+}_{}, donc, la suite étant minorée par \sqrt{11}>0, on conclut a=\sqrt{11}.

PartieB : Pour tout entier naturel n, un rectangle R_n d'aire 11 a pour largeur \ell_n et longueur L_n, avec L_0=5 et L_{n+1}=\dfrac{L_n+\ell_n}{2}. 1.a Expliquer pourquoi \ell_0=2{,}2.

L'aire de R_0 vaut 11 et sa longueur L_0=5, donc sa largeur vérifie L_0\times\ell_0=11, d'où \ell_0=\dfrac{11}{5}= 2,2.

PartieB ; 1.b Établir que, pour tout entier naturel n, \ell_n=\dfrac{11}{L_n}.

Pour tout entier naturel n, le rectangle R_n a pour aire 11 et pour longueur L_n, donc sa largeur vérifie L_n\times\ell_n=11, d'où \ell_n=\dfrac{11}{L_n}.

PartieB ; 2. Vérifier que la suite (L_n) correspond à la suite (u_n) de la partie A.

En remplaçant \ell_n par \dfrac{11}{L_n} dans la relation de récurrence : \begin{aligned}L_{n+1} &= \dfrac{L_n+\ell_n}{2} \\ &= \dfrac12\left(L_n+\dfrac{11}{L_n}\right)\end{aligned} qui est exactement la relation vérifiée par (u_n). Comme de plus \begin{aligned}L_0 &= u_0 \\ &= 5\end{aligned} les deux suites sont identiques.

PartieB ; 3. Montrer que, pour tout entier naturel n, {\ell_n\leqslant\sqrt{11}\leqslant L_n}.

D'après la partie A, (u_n), donc (L_n), est minorée par \sqrt{11}, ce qui donne \sqrt{11}\leqslant L_n.
La fonction inverse étant strictement décroissante sur \mathbb{R}^{*+}_{}, {\sqrt{11}\leqslant L_n \implies \dfrac{1}{\sqrt{11}}\geqslant\dfrac{1}{L_n} \implies \dfrac{11}{\sqrt{11}}\geqslant\dfrac{11}{L_n}}, soit \sqrt{11}\geqslant\ell_n.
En combinant les deux inégalités, on obtient bien {\ell_n\leqslant\sqrt{11}\leqslant L_n}.

PartieB ; 4. On admet que (L_n) et (\ell_n) convergent toutes deux vers \sqrt{11}. Interpréter géométriquement ce résultat.

Géométriquement, les dimensions du rectangle R_n se rapprochent de plus en plus l'une de l'autre et tendent toutes deux vers \sqrt{11} : le rectangle R_n tend donc à devenir un carré de côté \sqrt{11}.

PartieB ; 5.a Un script Python, nommé heron, initialise L=5 et \ell=2{,}2, puis répète n fois les instructions L\leftarrow\dfrac{L+\ell}{2} et \ell\leftarrow\dfrac{11}{L}, avant de renvoyer les deux valeurs arrondies au millionième. Que renvoie l'appel heron(3) ?

  • L'appel heron(3) renvoie \ell_3 et L_3, arrondis au millionième.
  • On obtient les valeurs 0,316606 + 3 (soit \ell_3\approx3{,}316606) et L_3\approx 3,316643.

PartieB ; 5.b Donner une interprétation de ces deux valeurs.

Ces deux valeurs encadrent \sqrt{11} : on a {3{,}316606\leqslant\sqrt{11}\leqslant3{,}316643}, soit un encadrement d'amplitude inférieure à 4\times10^{-5}, obtenu avec seulement trois itérations de l'algorithme.

On considère la fonction f définie sur \R par

f(x) = \ln \left(\e^{2x} - \e^x + 1\right).

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative représentée ci-dessous.

00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 0 , 5 1 , 0 1 , 5 2 , 0 2 , 5 3 , 0 3 , 50 0 , 5 1 , 0 1 , 50 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 C f

Un élève formule les conjectures suivantes à partir de cette représentation graphique :

1. L'équation f(x) = 2 semble admettre au moins une solution.
2. Le plus grand intervalle sur lequel la fonction f semble être croissante est [- 0,5~;~+\infty[.
3. L'équation de la tangente au point d'abscisse x = 0 semble être: y = 1,5x.

Le but de cet exercice est de valider ou rejeter les conjectures concernant la fonction f.

Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire

On définit sur \R la fonction g définie par g(x) = \e^{2x} - \e^x + 1.

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to - \infty} g(x).
  2. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = + \infty.
  3. Montrer que g'(x) = \e^x\left(2\e^x - 1\right) pour tout x \in \R.
  4. Étudier le sens de variation de la fonction g sur \R.

    Dresser le tableau des variations de la fonction g en y faisant figurer la valeur exacte des extremums s'il y en a, ainsi que les limites de g en -\infty et + \infty.
  5. En déduire le signe de g sur \R.
  6. Sans en mener nécessairement les calculs, expliquer comment on pourrait établir le résultat de la question 5 en posant X = \e^x.

Partie B

  1. Justifier que la fonction f est bien définie sur \R.
  2. La fonction dérivée de la fonction f est notée f'.

    Justifier que f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x \in \R.
  3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.
  4. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur [-\ln (2)~;~ +\infty[.
  5. Montrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln (2)~;~ +\infty[ et déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

Partie C

À l'aide des résultats de la partie B, indiquer, pour chaque conjecture de l'élève, si elle est vraie ou fausse. Justifier.

Voir la correction

PartieA ; 1. Soit g définie sur \mathbb{R} par g(x)=e^{2x}-e^x+1. Déterminer \lim\limits_{x\to-\infty}g(x).

Quand x\to-\infty, 2x\to-\infty donc e^{2x}\to0, et e^x\to0 ; par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = 0-0+1 = 1.

PartieA ; 2. Montrer que \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

On factorise par le terme dominant : g(x) = e^x\left(e^x-1+e^{-x}\right).
Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty et e^{-x}\to0, donc par somme e^x-1+e^{-x}\to+\infty ; par produit de limites infinies, \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

PartieA ; 3. Montrer que g'(x)=e^x(2e^x-1) pour tout x\in\mathbb{R}.

g est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, et g'(x) = 2e^{2x}-e^x = e^x(2e^x-1).

PartieA ; 4. Étudier le signe de g' et en déduire le tableau de variations de g sur \mathbb{R} (avec les limites et l'extremum exact).

Comme e^x>0 pour tout réel x, le signe de g'(x) est celui de 2e^x-1.
\begin{aligned}2e^x-1 = 0 &\iff e^x = \dfrac12 \\ &\iff x = \ln\dfrac12 \\ &\iff x = -\ln2\end{aligned} de plus 2e^x-1>0 \iff x>-\ln2, et 2e^x-1<0 \iff x<-\ln2.
La fonction g est donc décroissante sur ]-\infty~;~-\ln2] et croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec un minimum en x=-\ln2.
\begin{aligned}g(-\ln2) &= e^{-2\ln2}-e^{-\ln2}+1 \\ &= \dfrac{1}{e^{2\ln2}}-\dfrac{1}{e^{\ln2}}+1 \\ &= \dfrac14-\dfrac12+1 \\ &= \dfrac34\end{aligned}
Tableau de variations : g vaut 1 en -\infty (limite), décroît jusqu'au minimum \dfrac34 en x=-\ln2, puis croît vers +\infty.

PartieA ; 5. En déduire le signe de g sur \mathbb{R}.

Le minimum de g sur \mathbb{R} vaut \dfrac34, qui est strictement positif. Donc, la réponse est : pour tout x\in\mathbb{R}, g(x)>0.

PartieA ; 6. Sans mener les calculs, expliquer comment retrouver ce résultat en posant X=e^x.

En posant X=e^x (avec X>0), on a g(x) = X^2-X+1, un trinôme du second degré en X.
Sa forme canonique est \left(X-\dfrac12\right)^2+\dfrac34 : c'est une somme d'un carré (toujours positif ou nul) et d'une constante strictement positive \dfrac34, donc ce trinôme est strictement positif pour tout X, ce qui redonne g(x)>0.

PartieB ; 1. La fonction f est définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(e^{2x}-e^x+1\right). Justifier qu'elle est bien définie sur \mathbb{R}.

Pour tout x\in\mathbb{R}, f(x)=\ln(g(x)) avec g(x)=e^{2x}-e^x+1. Or on a montré que g(x)>0 pour tout réel x : le logarithme népérien est donc bien défini, et f est définie sur \mathbb{R}.

PartieB ; 2. Justifier que f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x\in\mathbb{R}.

Comme f=\ln\circ g avec g dérivable et strictement positive sur \mathbb{R}, f est dérivable sur \mathbb{R} et, par dérivation d'une composée avec le logarithme, f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} = \dfrac{2e^{2x}-e^x}{e^{2x}-e^x+1}.

PartieB ; 3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.

\begin{aligned}f(0) &= \ln(1-1+1) \\ &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
f'(0)=\dfrac{2\times1-1}{1-1+1}=\dfrac{1}{1}=1.
L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 0 est y=f'(0)(x-0)+f(0)=x. Donc, la réponse est y=x.

PartieB ; 4. Montrer que f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

Puisque g(x)>0 pour tout x, le signe de f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} est celui de g'(x).
D'après la partie A, g'(x)>0 sur ]-\ln2~;~+\infty[, donc f'(x)>0 sur cet intervalle. Donc, la réponse est : f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

PartieB ; 5. Montrer que l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln2~;~+\infty[, et donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

\begin{aligned}f(-\ln2) &= \ln(g(-\ln2)) \\ &= \ln\left(\dfrac34\right) \\ &\approx -0{,}29\end{aligned} donc f(-\ln2)<2.
Comme \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty, par composition avec le logarithme \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec {f(-\ln2)<2<\lim\limits_{+\infty}f} : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
À la calculatrice : f(1{,}12)\approx1{,}99<2 et f(1{,}13)\approx2{,}01>2. Donc, la réponse est \alpha\approx1{,}1210^{-2} près).

PartieC. Au vu des résultats précédents, les trois conjectures de l'élève (l'équation f(x)=2 semble avoir une solution ; f semble croissante sur [-0{,}5~;~+\infty[ ; la tangente en 0 semble être y=1{,}5x) sont-elles vraies ou fausses ?

Conjecture 1 (existence d'une solution à f(x)=2) : vraie, confirmée par la question précédente.
Conjecture 2 (croissance sur [-0{,}5~;~+\infty[) : fausse : on a montré que f est croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec \begin{aligned}-\ln2 &\approx -0{,}69 \\ &\neq -0{,}5\end{aligned}
Conjecture 3 (tangente y=1{,}5x) : fausse : on a établi que l'équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y=x.

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte. Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie. Aucune justification n'est demandée.

Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

Question 1 :

On considère la suite numérique \left(u_n\right) définie pour tout n entier naturel par u_n = \dfrac{1 + 2^n}{3 + 5^n}.

Cette suite :

a. diverge vers +\inftyc. converge vers 0
b. converge vers \dfrac25d. converge vers \dfrac13.

Question 2 :

Soit f la fonction définie sur ]0~;~ +\infty[ par f(x) = x^2\ln x.

L'expression de la fonction dérivée de f est :

a. f'(x) = 2x\ln x.c. f'(x) = 2.
b. f'(x) = x(2\ln x + 1).d. f'(x) = x.

Question 3 :

On considère une fonction h définie et continue sur \R dont le tableau de variations est donné ci-dessous:

\begin{array}{|c| ccc|} \hline x & -\infty\quad &\quad & +\infty \\ \hline \quad &\quad &\quad & +\infty\quad \\ \text{ Variations de $h$ } & &\quad &\quad \\ &\quad -\infty & & 0 1 \\ \hline \end{array} }

On note H la primitive de h définie sur \R qui s'annule en 0.

Elle vérifie la propriété :

a. H est positive sur ]-\infty~;~0].c. H est négative sur ]-\infty~;~1].
b. H est croissante sur ]-\infty~;~1].d. H est croissante sur \R.

Question 4 :

Soit deux réels a et b avec a < b.

On considère une fonction f définie, continue, strictement croissante sur l'intervalle [a~;~b] et qui s'annule en un réel \alpha.

Parmi les propositions suivantes, la fonction en langage Python qui permet de donner une valeur approchée de \alpha à 0,001 est:

a. c.
def racine(a, b):
while abs(b - a)> = 0.001:
m = (a + b)/2
if f(m) < 0 :
b = m
else:
a = m
return m def racine(a, b):
m = (a + b)/2
while abs(b - a)<=0.001:
if f(m)< 0 :
a = m
else:
b = m
return m
b. d.
def racine(a, b):
m = (a + b)/2
while abs(b - a)>= 0.001:
if f(m) < 0:
a = m
else:
b = m
return m
def racine (a, b):
while abs (b - a)>= 0.001:
m =(a + b)/2
if f(m) < 0:
a = m
else :
b = m
return m

Question 5 :

Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher dont 7 sont bleues et les autres vertes.

On effectue trois tirages successifs avec remise. La probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes est :

a. \left(\dfrac{7}{10}\right)^2 \times \dfrac{3}{10}c. \ds\binom{10}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
b. \left(\dfrac{3}{10}\right)^2d. \ds\binom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2
Voir la correction

1.On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{1+2^n}{3+5^n}. Quel est son comportement : diverge vers +\infty, converge vers \dfrac25, converge vers 0, ou converge vers \dfrac13 ?

En factorisant numérateur et dénominateur par 5^n : \begin{aligned}u_n &= \dfrac{5^n\left(\frac{1}{5^n}+\left(\frac25\right)^n\right)}{5^n\left(\frac{3}{5^n}+1\right)} \\ &= \dfrac{\left(\frac25\right)^n+\frac{1}{5^n}}{1+\frac{3}{5^n}}\end{aligned}
Les suites géométriques de raisons \dfrac25 et \dfrac15, toutes deux strictement comprises entre -1 et 1, convergent vers 0 : par limite de somme puis de quotient, u_n converge vers \dfrac{0+0}{1+0}=0.
Réponse : la suite converge vers 0.

2.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=x^2\ln(x). Quelle est l'expression de f'(x) ?

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme produit de fonctions dérivables sur cet intervalle.
f'(x) = 2x\times\ln(x) + x^2\times\dfrac1x = 2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)+1\big).
Réponse : f'(x) = x(2\ln(x)+1).

3.Une fonction h, continue sur \mathbb{R}, admet le tableau de variations suivant : h décroît de +\infty (en -\infty) jusqu'à -\infty... en réalité h croît de -\infty vers +\infty, en s'annulant en x=1. On note H la primitive de h sur \mathbb{R} qui s'annule en 0. Que peut-on affirmer : H positive sur ]-\infty~;~0], H croissante sur ]-\infty~;~1], H négative sur ]-\infty~;~1], ou H croissante sur \mathbb{R} ?

h est strictement croissante sur \mathbb{R} et s'annule en 1, donc h(x)<0 pour tout x<1.
H étant une primitive de h, on a H'=h : ainsi H'(x)<0 sur ]-\infty~;~1[, donc H est strictement décroissante sur cet intervalle.
Pour tout x\leqslant 0, x et 0 appartiennent à ]-\infty~;~1[H décroît, donc {x\leqslant 0 \implies H(x)\geqslant H(0)}. Or H(0)=0 par définition de H, donc H(x)\geqslant 0 sur ]-\infty~;~0].
Réponse : H est positive sur ]-\infty~;~0].

4.Soit a<b deux réels et f une fonction définie, continue et strictement croissante sur [a~;~b], qui s'annule en un réel \alpha. Parmi quatre fonctions Python proposées (méthode de dichotomie), laquelle donne bien une valeur approchée de \alpha à 0{,}001 près ?

Le programme correct doit recalculer le milieu m=\dfrac{a+b}{2} à chaque tour de boucle (et non une seule fois avant la boucle), avec un test d'arrêt \og tant que l'écart dépasse 0{,}001 \fg{} correctement écrit.
Comme f est strictement croissante sur [a~;~b] et s'annule en \alpha, on a f(a)<0 et f(b)>0. Si f(m)<0, alors \alpha se trouve entre m et b : il faut donc remplacer a par m (et garder b) pour l'itération suivante ; sinon, on remplace b par m.
Seule la version qui recalcule m à l'intérieur de la boucle, avec la condition while abs(b-a) >= 0.001, et l'affectation a = m quand f(m)<0, respecte ce principe.
Réponse : le programme qui recalcule m dans la boucle et affecte a=m lorsque f(m)<0.

5.Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher, dont 7 bleues et 3 vertes. On effectue trois tirages successifs avec remise. Quelle expression donne la probabilité d'obtenir exactement deux boules vertes ?

Chaque tirage est une épreuve à deux issues (\og verte \fg{} ou pas), de probabilité de succès p=\dfrac{3}{10}, répétée n=3 fois de façon identique et indépendante (tirages avec remise).
En notant X le nombre de boules vertes obtenues, X suit la loi binomiale \mathcal{B}\left(3~;~\dfrac{3}{10}\right).
\begin{aligned}P(X=2) &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\left(\dfrac{7}{10}\right)^{1} \\ &= \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2\end{aligned}
Réponse : \dbinom{3}{2}\left(\dfrac{7}{10}\right)\left(\dfrac{3}{10}\right)^2.

Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un biologiste a modélisé l'évolution d'une population de bactéries (en milliers d'entités) par la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par

f(t) = \text{e}^3 - \text{e}^{-0,5t^2 + t + 2}

t désigne le temps en heures depuis le début de l'expérience.

À partir de cette modélisation, il propose les trois affirmations ci-dessous.

Pour chacune d'elles, indiquer, en justifiant, si elle est vraie ou fausse.

  • Affirmation 1 : « La population augmente en permanence ».
  • Affirmation 2 : « À très long terme, la population dépassera 21000 bactéries ».
  • Affirmation 3 : « La population de bactéries aura un effectif de 10000 à deux reprises au cours du temps ».
Voir la correction

Unbiologiste modélise l'évolution d'une population de bactéries (en milliers d'individus) par la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(t) = e^3-e^{-0{,}5t^2+t+2}, où t désigne le temps en heures. Affirmation 1 : « La population de bactéries augmente en permanence ». Vrai ou faux ?

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme composée de fonctions dérivables. En posant g(t)=-0{,}5t^2+t+2, donc g'(t)=-t+1, on obtient f'(t) = -g'(t)\,e^{g(t)} = (t-1)\,e^{-0{,}5t^2+t+2}.
L'exponentielle étant strictement positive, f'(t) est du signe de (t-1) : f'(t)<0 sur [0~;~1[ et f'(t)>0 sur ]1~;~+\infty[. La fonction f est donc strictement décroissante sur [0~;~1].
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse : durant la première heure, la population diminue strictement.

Affirmation 2 : « À très long terme, la population dépassera 21 000 bactéries ». Vrai ou faux ?

Pour tout t\geqslant0, e^{-0{,}5t^2+t+2}>0, donc -e^{-0{,}5t^2+t+2}<0, d'où f(t) = e^3-e^{-0{,}5t^2+t+2} < e^3.
Or e^3\approx20{,}086 (au millième près), donc f(t) reste toujours strictement inférieur à environ 20{,}086 milliers d'individus, soit 20 086 bactéries.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse : la population ne dépassera jamais 20 086 bactéries, donc a fortiori jamais 21 000.

Affirmation 3 : « La population de bactéries atteindra un effectif de 10 000 individus à deux reprises au cours du temps ». Vrai ou faux ?

Un effectif de 10 000 bactéries correspond à f(t)=10 (population exprimée en milliers). D'après l'étude de variations précédente, f est strictement décroissante sur [0~;~1] puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[.
On calcule les valeurs utiles : \begin{aligned}f(0) &= e^3-e^2 \\ &\approx 12{,}696\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= e^3-e^{2{,}5} \\ &\approx 7{,}903\end{aligned} De plus, \lim\limits_{t\to+\infty}\left(-0{,}5t^2+t+2\right) = -\infty (le terme en t^2 l'emporte), donc par composition \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-0{,}5t^2+t+2}=0, puis \begin{aligned}\lim\limits_{t\to+\infty}f(t) &= e^3 \\ &\approx 20{,}086\end{aligned}
Sur [0~;~1] : f est continue et strictement décroissante, et 10 est compris strictement entre f(1)\approx7{,}903 et f(0)\approx12{,}696, donc par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(t)=10 admet une unique solution sur cet intervalle.
Sur [1~;~+\infty[ : f est continue et strictement croissante, et 10 est compris strictement entre f(1)\approx7{,}903 et \lim\limits_{t\to+\infty}f(t)\approx20{,}086, donc l'équation f(t)=10 admet là aussi une unique solution.
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : l'équation f(t)=10 admet exactement deux solutions sur [0~;~+\infty[, donc la population atteindra bien 10 000 individus à deux reprises.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte.

Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie.

Aucune justification n'est demandée.

Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

Question 1 :

Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = x\text{e}^x.

Une primitive F sur \R de la fonction f est définie par:

A. F(x) = \dfrac{x^2}{2}\text{e}^xB F(x) = (x - 1)\text{e}^x
C. F(x) = (x + 1)\text{e}^xD. F(x) = \dfrac2 x \text{e}^{x^2}.

Question 2 :

La courbe \mathcal{C} ci-dessous représente une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[. On sait que :

  • le maximum de la fonction f est atteint au point d'abscisse 3 ;
  • le point P d'abscisse 5 est l'unique point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}.

012345678910111213 10 1 2 312345 C P

On a:

A. pour tout x \in\quad ]0~;~5[,\:f(x) et f'(x) sont de même signe;B. pour tout x \in ]5~;~+\infty[\:, f(x) et f'(x) sont de même signe;
C. pour tout x \in ]0~;~5[,\: f'(x) et f''(x) sont de même signe;D. pour tout x \in\quad ]5~;~+\infty[,\: f(x) et f''(x) sont de même signe.

Question 3 :

On considère la fonction g définie sur [0~;~ +\infty[ par g(t) = \dfrac{a}{b + \text{e}^{-t}}a et b sont deux nombres réels.

On sait que g(0) = 2 et \displaystyle\lim_{t \to + \infty}\quad g(t) = 3.

Les valeurs de a et b sont:

A. a = 2 et b = 3B. a = 4 et b = \dfrac43
C. a = 4 et b = 1D. a = 6 et b = 2

Question 4 :

Alice dispose de deux urnes A et B contenant chacune quatre boules indiscernables au toucher.

L'urne A contient deux boules vertes et deux boules rouges.

L'urne B contient trois boules vertes et une boule rouge.

Alice choisit au hasard une urne puis une boule dans cette urne. Elle obtient une boule verte.

La probabilité qu'elle ait choisi l'urne B est:

A. \dfrac38B. \dfrac12
C. \dfrac35D. \dfrac58

Question 5 :

On pose S = 1 + \dfrac12\quad + \dfrac13 + \dfrac14 + ... + \dfrac{1}{100}.

Parmi les scripts Python ci-dessous, celui qui permet de calculer la somme S est :

a. b.
def somme\_a():
S = 0
for k in range(100):
S=1/(k+1)
return S def somme\_b():
S = 0
for k in range(100) :
S = S + 1/(k + 1)
return S
c. d.
def somme\_c():
k = 0
while S < 100 :
S = S+1/(k+1)
return S def somme\_d():
k = 0
while k < 100:
S = S + 1/(k + 1)
return S
Voir la correction

1.On pose f(x)=xe^x sur \mathbb{R}. Parmi F(x)=\dfrac{x^2}{2}e^x, F(x)=(x-1)e^x, F(x)=(x+1)e^x et F(x)=\dfrac2xe^{x^2}, laquelle est une primitive de f sur \mathbb{R} ?

Testons F(x)=(x-1)e^x, dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables, avec u(x)=x-1 et v(x)=e^x, donc u'(x)=1 et v'(x)=e^x.
F'=u'v+uv' donc F'(x)=e^x+(x-1)e^x=xe^x=f(x) pour tout réel x.
Donc, la réponse est F(x)=(x-1)e^x.

2.La courbe \mathcal{C} d'une fonction f deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[ admet un maximum en x=3 et un unique point d'inflexion d'abscisse 5. Que peut-on affirmer parmi : f et f' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ; f' et f'' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f'' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ?

Par lecture graphique de \mathcal{C}, f(x)<0 sur ]0~;~1[ et f(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
Le maximum étant atteint en x=3, f'(x)>0 sur ]0~;~3[ et f'(x)<0 sur ]3~;~+\infty[.
Le seul point d'inflexion étant d'abscisse 5, et la courbe étant concave puis convexe, f''(x)<0 sur ]0~;~5[ et f''(x)>0 sur ]5~;~+\infty[.
Sur ]5~;~+\infty[, f(x)>0 et f''(x)>0 : ces deux fonctions sont donc de même signe sur cet intervalle.
Donc, la réponse est « f et f'' sont de même signe sur ]5~;~+\infty[ ».

3.Soit g définie sur [0~;~+\infty[ par g(t)=\dfrac{a}{b+e^{-t}}, avec g(0)=2 et \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=3. Déterminer a et b parmi les couples (2~;~3), \left(4~;~\dfrac43\right), (4~;~1) et (6~;~2).

\begin{aligned}g(0) &= \dfrac{a}{b+e^0} \\ &= \dfrac{a}{b+1} \\ &= 2\end{aligned} donc \begin{aligned}a &= 2(b+1) \\ &= 2b+2\end{aligned}
Comme \lim\limits_{t\to+\infty}(-t)=-\infty et \lim\limits_{X\to-\infty}e^X=0, on a par composition \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-t}=0, donc \lim\limits_{t\to+\infty}(b+e^{-t})=b et, par quotient, \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=\dfrac{a}{b}.
Donc \dfrac{a}{b}=3, soit a=3b. En combinant avec a=2b+2 : 3b=2b+2, donc b=2, puis \begin{aligned}a &= 3\times2 \\ &= 6\end{aligned}
Donc, la réponse est a=6 et b=2.

4.Alice tire au hasard une urne parmi A (2 boules vertes, 2 rouges) et B (3 boules vertes, 1 rouge), puis une boule dans cette urne, et obtient une boule verte. Quelle est la probabilité qu'elle ait choisi l'urne B, parmi \dfrac38, \dfrac12, \dfrac35 et \dfrac58 ?

Notons A et B le choix de chaque urne, et V l'évènement « la boule tirée est verte ». On a \begin{aligned}P(A) &= P(B) \\ &= \dfrac12\end{aligned} \begin{aligned}P_A(V) &= \dfrac24 \\ &= \dfrac12\end{aligned} et P_B(V)=\dfrac34.
\begin{aligned}P(V\cap B) &= P(B)\times P_B(V) \\ &= \dfrac12\times\dfrac34 \\ &= \dfrac38\end{aligned}
Comme A et B forment une partition de l'univers, la formule des probabilités totales donne \begin{aligned}P(V) &= P(V\cap A)+P(V\cap B) \\ &= \dfrac12\times\dfrac12+\dfrac38 \\ &= \dfrac14+\dfrac38 \\ &= \dfrac28+\dfrac38 \\ &= \dfrac58\end{aligned}
On cherche \begin{aligned}P_V(B) &= \dfrac{P(V\cap B)}{P(V)} \\ &= \dfrac{\frac38}{\frac58} \\ &= \dfrac38\times\dfrac85 \\ &= \dfrac35\end{aligned}
Donc, la réponse est \dfrac35.

5.On pose S=1+\dfrac12+\dfrac13+\dots+\dfrac{1}{100}. Parmi quatre scripts Python (a, b, c, d) proposés pour calculer S, lequel convient ?

  • Le script a réaffecte S à chaque tour de boucle sans cumuler les termes précédents : il renvoie seulement le dernier terme, pas la somme : écarté.
  • Le script c initialise un compteur k mais teste la condition sur une variable S qui n'a pas été initialisée avant la boucle : il provoque une erreur : écarté.
  • Le script d initialise k à 0 mais ne l'incrémente jamais dans la boucle : la condition k < 100 reste indéfiniment vraie, la boucle ne s'arrête jamais : écarté.
  • Le script b initialise S à 0, puis cumule bien S = S + 1/(k+1) pour k allant de 0 à 99 : c'est le seul qui calcule correctement S.
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On considère la fonction f définie sur ]-1,5~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (2x + 3) - 1.

Le but de cet exercice est d'étudier la convergence de la suite \left(u_n\right) définie par :

u_0 = 0 et u_{n+1}\quad = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire

On considère la fonction g définie sur ]-1,5~;~ +\infty[ par g(x) = f(x) - x.

  1. Déterminer la limite de la fonction g en -1,5.

    On admet que la limite de la fonction g en + \infty est -\infty.
  2. Étudier les variations de la fonction g sur ]-1,5~;~ +\infty[.
    1. Démontrer que, dans l'intervalle ]-0,5~;~ +\infty[, l'équation g(x) = 0 admet une unique solution \alpha.
    2. Déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

Partie B : Étude de la suite \left(u_n\right)

On admet que la fonction f est strictement croissante sur ]-1,5~;~ +\infty[.

  1. Soit x un nombre réel. Montrer que si x \in [-1~;~\alpha] alors f(x) \in\quad [-1~;~\alpha].
    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n : {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \alpha.}
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
Voir la correction

PartieA ; 1. On définit f sur ]-1{,}5~;~+\infty[ par f(x)=\ln(2x+3)-1, et g(x)=f(x)-x. Déterminer la limite de g en -1{,}5 (on admet que sa limite en +\infty est -\infty).

Quand x\to-1{,}5^{+}, 2x+3\to0^{+} (car x>-1{,}5), et \lim\limits_{X\to0^+}\ln(X)=-\infty, donc par composition \lim\limits_{x\to-1{,}5}\ln(2x+3)=-\infty.
De plus -1-x\to-1-(-1{,}5)=0{,}5 quand x\to-1{,}5, donc par somme \lim\limits_{x\to-1{,}5}g(x)=-\infty.

PartieA ; 2. Étudier les variations de g sur ]-1{,}5~;~+\infty[.

g(x)=\ln(2x+3)-1-x est dérivable sur ]-1{,}5~;~+\infty[ comme somme et composée de fonctions dérivables sur cet intervalle.
g'(x)=\dfrac{2}{2x+3}-1=\dfrac{2-(2x+3)}{2x+3}=\dfrac{-2x-1}{2x+3}.
Sur ]-1{,}5~;~+\infty[, 2x+3>0, donc g'(x) est du signe de -2x-1, qui s'annule en x=-0{,}5 : g'(x)>0 sur ]-1{,}5~;~-0{,}5[ et g'(x)<0 sur ]-0{,}5~;~+\infty[.
g est donc strictement croissante sur ]-1{,}5~;~-0{,}5[ puis strictement décroissante sur ]-0{,}5~;~+\infty[, avec un maximum en x=-0{,}5.

PartieA ; 3.a Démontrer que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]-0{,}5~;~+\infty[.

Sur ]-0{,}5~;~+\infty[, g est continue (car dérivable) et strictement décroissante.
\begin{aligned}g(-0{,}5) &= \ln(2\times(-0{,}5)+3)-1-(-0{,}5) \\ &= \ln(2)-0{,}5 \\ &\approx 0{,}193\end{aligned} et \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=-\infty (admis).
0 est bien compris entre g(-0{,}5)\approx0{,}193 et cette limite : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires appliqué à une fonction strictement monotone, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-0{,}5~;~+\infty[.

PartieA ; 3.b Donner un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

À la calculatrice, g(0{,}2)\approx0{,}024>0 et g(0{,}3)\approx-0{,}019<0, donc {0{,}2<\alpha<0{,}3}.
En affinant, g(0{,}25)\approx0{,}003>0 et g(0{,}26)\approx-0{,}002<0, donc {0{,}25<\alpha<0{,}26}.

PartieB ; 1. On admet que f est strictement croissante sur ]-1{,}5~;~+\infty[. Montrer que si x\in[-1~;~\alpha] alors f(x)\in[-1~;~\alpha].

f est strictement croissante sur ]-1{,}5~;~+\infty[, donc en particulier sur [-1~;~\alpha] : si {-1\leqslant x\leqslant\alpha}, alors {f(-1)\leqslant f(x)\leqslant f(\alpha)}.
Or g(\alpha)=0 signifie f(\alpha)-\alpha=0, donc f(\alpha)=\alpha. Et \begin{aligned}f(-1) &= \ln(2\times(-1)+3)-1 \\ &= \ln(1)-1 \\ &= 0-1 \\ &= -1\end{aligned}
On obtient donc {-1\leqslant f(x)\leqslant\alpha}, c'est-à-dire f(x)\in[-1~;~\alpha].

PartieB ; 2.a Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {-1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\alpha} (avec u_0=0 et u_{n+1}=f(u_n)).

Initialisation. u_0=0 et \begin{aligned}u_1 &= f(0) \\ &= \ln(3)-1 \\ &\approx 0{,}099\end{aligned} Comme \alpha\in]0{,}25~;~0{,}26[, on a bien {-1\leqslant u_0\leqslant u_1\leqslant\alpha} : la propriété est vraie au rang n=0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier naturel n fixé, {-1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\alpha}.
f étant croissante sur [-1~;~\alpha] (question B.1), on en déduit {f(-1)\leqslant f(u_n)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(\alpha)}, c'est-à-dire {-1\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant\alpha} (car f(-1)=-1 et f(\alpha)=\alpha) : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est initialisée au rang 0 et héréditaire, donc, par principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {-1\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\alpha}.

PartieB ; 2.b En déduire que la suite (u_n) converge.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est croissante (car u_n\leqslant u_{n+1} pour tout n) et majorée par \alpha : elle converge donc, d'après le théorème de la limite monotone.

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On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par:

f(x) = 3x + 1 - 2x \ln (x).

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère du plan.

  1. Déterminer la limite de la fonction f en 0 et en +\infty.
    1. Démontrer que pour tout réel x strictement positif : f'(x) = 1- 2\ln (x).
    2. Étudier le signe de f' et dresser le tableau de variation de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.

      On fera figurer dans ce tableau les limites ainsi que la valeur exacte de l'extremum.
    1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution sur ]0~;~+\infty[. On notera \alpha cette solution.
    2. En déduire le signe de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.
  2. On considère une primitive quelconque de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[. On la note F.

    Peut-on affirmer que la fonction F est strictement décroissante sur l'intervalle \left[\e^{\frac12}~;~+ \infty\right[ ? Justifier.
    1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.

      Quelle est la position de la courbe \mathcal{C}_f par rapport à ses tangentes ?
    2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
    3. Déduire des questions 5. a et 5 .b que pour tout réel x strictement positif:

      \ln (x) \geqslant\quad 1 - \dfrac 1x..
Voir la correction

1.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = 3x+1-2x\ln(x), deux fois dérivable, de courbe représentative \mathcal{C}_f. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.

En 0 : on écrit f(x) = 3x+1-2x\ln(x). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to0^+}x\ln(x)=0, donc \lim\limits_{x\to0^+}f(x) = 0+1-0 = 1.
En +\infty : on factorise, f(x) = x\left(3-2\ln(x)\right)+1. Comme \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x)=+\infty, on a \lim\limits_{x\to+\infty}\left(3-2\ln(x)\right)=-\infty, et donc par produit \lim\limits_{x\to+\infty}x\left(3-2\ln(x)\right)=-\infty. On en déduit \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)= -\infty.

2.aDémontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = 1-2\ln(x).

En dérivant chaque terme : f'(x) = 3 - 2\ln(x) - 2x\times\dfrac{1}{x} = 3-2\ln(x)-2 = 1-2\ln(x).

2.bÉtudier le signe de f' puis dresser le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[, en faisant apparaître les limites et la valeur exacte de l'extremum.

On résout f'(x)>0 \iff 1-2\ln(x)>0 \iff \ln(x)<\dfrac12 \iff x<e^{\frac12} (la fonction exponentielle étant strictement croissante). Donc f' est strictement positive sur \left]0~;~e^{\frac12}\right[ et strictement négative sur \left]e^{\frac12}~;~+\infty\right[.
La fonction f est donc strictement croissante sur \left]0~;~e^{\frac12}\right] puis strictement décroissante sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[, avec un maximum en x=e^{\frac12} valant \begin{aligned}f\left(e^{\frac12}\right) &= 3e^{\frac12}+1-2e^{\frac12}\times\dfrac12 \\ &= 3e^{\frac12}+1-e^{\frac12} \\ &= 2e^{\frac12}+1 \\ &\approx 4{,}3\end{aligned}
Le tableau de variation part de la limite 1 en 0, croît jusqu'au maximum 2e^{\frac12}+1 en x=e^{\frac12}, puis décroît vers -\infty.

3.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[.

La fonction f est dérivable, donc continue, sur ]0~;~+\infty[.
Sur \left]0~;~e^{\frac12}\right], f est strictement croissante et sa valeur minimale y est \lim\limits_{x\to0^+}f(x)=1>0 : f y est donc strictement positive, et l'équation f(x)=0 n'y a pas de solution.
Sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[, f est continue et strictement décroissante, passant de la valeur 2e^{\frac12}+1>0 à -\infty : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 y admet une unique solution, notée \alpha.
Donc, la réponse est que f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha>e^{\frac12}.

3.bEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après les variations de f et le résultat précédent : f(x)>0 sur ]0~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)<0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

4.Soit F une primitive quelconque de f sur ]0~;~+\infty[. Peut-on affirmer que F est strictement décroissante sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[ ?

Non. Par définition d'une primitive, F'=f. Or f est strictement positive sur \left[e^{\frac12}~;~\alpha\right[ (question 3.b), donc F est strictement croissante sur cet intervalle, ce qui contredit l'affirmation proposée : F n'est pas décroissante sur tout \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[.

5.aÉtudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et en déduire la position de \mathcal{C}_f par rapport à ses tangentes.

La dérivée seconde vaut f''(x) = -2\times\dfrac{1}{x} = -\dfrac{2}{x}, strictement négative sur ]0~;~+\infty[. La fonction f est donc concave sur cet intervalle, ce qui signifie que la courbe \mathcal{C}_f est située en dessous de chacune de ses tangentes.

5.bDéterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.

On a \begin{aligned}f(1) &= 3\times1+1-2\times1\times\ln(1) \\ &= 4-0 \\ &= 4\end{aligned} et f'(1) = 1-2\ln(1) = 1.
L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y=f'(a)(x-a)+f(a), donc ici y = 1\times(x-1)+4, soit T\,:\ y=x+3.

5.cEn déduire que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, \ln(x) \geqslant 1-\dfrac1x.

Puisque \mathcal{C}_f est sous chacune de ses tangentes (question 5.a), elle est en particulier sous T : pour tout x>0, f(x)\leqslant x+3.
Cette inégalité s'écrit 3x+1-2x\ln(x)\leqslant x+3, soit 2x-2\leqslant2x\ln(x). En divisant par 2x>0 : 1-\dfrac1x\leqslant\ln(x).
Donc, la réponse est que pour tout réel x strictement positif, \ln(x)\geqslant1-\dfrac1x.

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On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 8 et, pour tout entier naturel n, u_{n +1} = \dfrac{6u_n + 2}{u_n +5}.

  1. Calculer u_1.
  2. Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par : f(x) = \dfrac{6x + 2 }{x +5}.

    Ainsi, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} = f\left(u_n\right).
    1. Démontrer que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

      En déduire que pour tout réel x > 2, on a f(x) > 2.
    2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n > 2.
  3. On admet que, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} - u_n = \dfrac{\left(2 - u_n\right)\left(u_n + 1\right)}{u_n +5}.

    1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) pour tout entier naturel par: v_n = \dfrac{u_n - 2}{u_n + 1}.

    1. Calculer v_0.
    2. Démontrer que \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison \dfrac47.
    3. Déterminer, en justifiant, la limite de \left(v_n\right).

      En déduire la limite de \left(u_n\right).
  1. On considère la fonction Python seuil ci-contre, où A est un nombre réel strictement plus grand que 2.

    Donner, sans justification, la valeur renvoyée par la commande seuil (2.001) puis interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
defseuil (A) :
n = 0
u = 8
while u > A :
u = (6*u + 2)/(u + 5)
n = n + 1
return n
Voir la correction

1.On définit la suite (u_n) par u_0=8 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac{6u_n+2}{u_n+5}. Calculer u_1.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac{6\times8+2}{8+5} \\ &= \dfrac{50}{13}\end{aligned}

2.aSoit f la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{6x+2}{x+5} (de sorte que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n). Montrer que f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[, puis en déduire que f(x)>2 pour tout réel x>2.

Le dénominateur x+5 ne s'annule pas sur [0~;~+\infty[ (il vaut au moins 5), donc f y est dérivable, avec f'(x) = \dfrac{6(x+5)-(6x+2)}{(x+5)^2} = \dfrac{28}{(x+5)^2}.
Ce quotient est strictement positif sur [0~;~+\infty[, donc f est strictement croissante sur cet intervalle.
Par ailleurs \begin{aligned}f(2) &= \dfrac{6\times2+2}{2+5} \\ &= \dfrac{14}{7} \\ &= 2\end{aligned} La stricte croissance de f donne alors : pour tout x>2, f(x)>f(2)=2.

2.bDémontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n>2.

Initialisation : u_0=8>2, la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons u_n>2 pour un entier n fixé. D'après la question précédente, f(u_n)>2, c'est-à-dire u_{n+1}>2 puisque u_{n+1}=f(u_n).
Conclusion : la propriété est initialisée et héréditaire, donc par récurrence, u_n>2 pour tout entier naturel n.

3.On admet que, pour tout entier naturel n, u_{n+1}-u_n = \dfrac{(2-u_n)(u_n+1)}{u_n+5}. Montrer que (u_n) est décroissante, puis en déduire qu'elle converge.

Comme u_n>2 pour tout n (question 2.b), on a {u_n+1>3>0} et {u_n+5>7>0} : le dénominateur et le second facteur du numérateur sont strictement positifs.
Le signe de u_{n+1}-u_n est donc celui de 2-u_n, qui est strictement négatif puisque u_n>2. Ainsi u_{n+1}-u_n<0 pour tout n : la suite (u_n) est strictement décroissante.
Étant décroissante et minorée par 2, la suite (u_n) converge, vers une limite \ell vérifiant \ell\geqslant2.

4.aOn pose v_n = \dfrac{u_n-2}{u_n+1} pour tout entier naturel n. Calculer v_0.

\begin{aligned}v_0 &= \dfrac{u_0-2}{u_0+1} \\ &= \dfrac{8-2}{8+1} \\ &= \dfrac{6}{9} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}

4.bMontrer que (v_n) est une suite géométrique de raison \dfrac47.

En remplaçant u_{n+1} par son expression : \begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{u_{n+1}-2}{u_{n+1}+1} \\ &= \dfrac{\frac{6u_n+2}{u_n+5}-2}{\frac{6u_n+2}{u_n+5}+1}\end{aligned}
En réduisant chaque étage au même dénominateur u_n+5 : \begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{(6u_n+2)-2(u_n+5)}{(6u_n+2)+(u_n+5)} \\ &= \dfrac{4u_n-8}{7u_n+7} \\ &= \dfrac{4(u_n-2)}{7(u_n+1)} \\ &= \dfrac47\,v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1} = \dfrac47\,v_n, valable pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison \dfrac47.

4.cDéterminer, en justifiant, la limite de (v_n), puis en déduire celle de (u_n).

Comme (v_n) est géométrique de raison \dfrac47 et de premier terme v_0=\dfrac23, on a v_n = \dfrac23\left(\dfrac47\right)^n pour tout n.
Or {-1<\dfrac47<1}, donc \lim\limits_{n\to+\infty}\left(\dfrac47\right)^n = 0, et par produit de limites, \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 0.
De v_n = \dfrac{u_n-2}{u_n+1} et u_n+1>3, on tire u_n-2 = v_n(u_n+1), quantité qui tend vers 0. Donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 2 : la limite \ell de (u_n) vaut 2.

5.On considère la fonction Python seuil(A) ci-dessous, où A est un réel strictement supérieur à 2, qui simule la suite (u_n) jusqu'à ce que le terme calculé descende à A ou en dessous, et renvoie le rang atteint.

  • def seuil(A):
  • n = 0
  • u = 8
  • while u > A:
  • u = (6*u + 2) / (u + 5)
  • n = n + 1
  • return n

5.Donner, sans justification, la valeur renvoyée par seuil(2.001), puis interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

En simulant la suite terme à terme, on obtient u_{13}\approx2{,}00139 (encore supérieur à 2,001) puis u_{14}\approx2{,}00079 (passé sous 2,001) : la fonction renvoie donc 14.
Cela signifie que u_{14} est le premier terme de la suite strictement inférieur à 2,001.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une absence de réponse, ou une réponse multiple, ne rapporte ni n'enlève de point.

  1. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = 2x\e^x.

    Le nombre de solutions sur \R de l'équation f(x) = - \dfrac{73}{100} est égal à :

    a. 0b. 1c. 2d. une infinité.
  2. On considère la fonction g définie sur \R par : g(x) = \dfrac{x+ 1}{\e^x}.

    La limite de la fonction g en - \infty est égale à :

    a. -\inftyb. +\inftyc. 0delle n'existe pas.
  3. On considère la fonction h définie sur \R par: h(x) = (4x - 16)\e^{2x}.

    On note \mathcal{C}_h la courbe représentative de h dans un repère orthogonal.

    On peut affirmer que:

    a. h est convexe sur \R.b. \mathcal{C}_h possède un point d'inflexion en x = 3.
    c. h est concave sur \R.d. \mathcal{C}_h possède un point d'inflexion

    en x = 3,5.
  4. On considère la fonction k définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par : k(x) = 3 \ln (x) - x.

    On note \mathcal{C} la courbe représentative de la fonction k dans un repère orthonormé.

    On note T la tangente à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse x = \text{e}.

    Une équation de T est:

    a. y = (3 - \text{e})xb. y = \left(\dfrac{3 - \text{e}}{\text{e}}\right)x
    c. y = \left(\dfrac{3}{\text{e} }- 1\right)x + 1d. y = (\text{e} - 1)x + 1
  5. On considère l'équation [\ln (x)]^2 + 10 \ln (x) + 21 = 0, avec x \in ]0~;~+\infty[.

    Le nombre de solutions de cette équation est égal à :
    a. 0b. 1c. 2d. une infinité.
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=2x\text{e}^x. Le nombre de solutions sur \mathbb{R} de l'équation f(x)=-\dfrac{73}{100} est : a. 0 ; b. 1 ; c. 2 ; d. une infinité.

f est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables, avec f'(x) = 2\text{e}^x+2x\text{e}^x = 2\text{e}^x(1+x), du signe de 1+x.
f est donc strictement décroissante sur ]-\infty~;~-1] et strictement croissante sur [-1~;~+\infty[, avec \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=0 (croissances comparées) et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty, et f(-1) = -2\text{e}^{-1}\approx-0{,}736.
Sur ]-\infty~;~-1], f est continue et strictement décroissante de 0 (limite, exclue) à f(-1)\approx-0{,}736 : comme {-0{,}736<-0{,}73<0}, le théorème des valeurs intermédiaires assure une unique solution sur cet intervalle.
Sur [-1~;~+\infty[, f est continue et strictement croissante de f(-1)\approx-0{,}736 à +\infty : comme {-0{,}736<-0{,}73<+\infty}, on obtient de même une unique solution sur cet intervalle.
Donc, la réponse est c : l'équation admet exactement 2 solutions sur \mathbb{R}.

2.On considère la fonction g définie sur \mathbb{R} par g(x)=\dfrac{x+1}{\text{e}^x}. La limite de g en -\infty est : a. -\infty ; b. +\infty ; c. 0 ; d. elle n'existe pas.

On écrit g(x) = (x+1)\times\dfrac{1}{\text{e}^x}.
Quand x\to-\infty : x+1\to-\infty et \dfrac{1}{\text{e}^x} = \text{e}^{-x}\to+\infty.
Donc, la réponse est a : par produit de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = -\infty.

3.On considère la fonction h définie sur \mathbb{R} par h(x)=(4x-16)\text{e}^{2x}, de courbe représentative \mathcal{C}_h. On peut affirmer que : a. h est convexe sur \mathbb{R} ; b. \mathcal{C}_h a un point d'inflexion en x=3 ; c. h est concave sur \mathbb{R} ; d. \mathcal{C}_h a un point d'inflexion en x=3{,}5.

h est dérivable deux fois sur \mathbb{R} comme produit de fonctions qui le sont. On calcule h'(x) = 4\text{e}^{2x}+2(4x-16)\text{e}^{2x} = \text{e}^{2x}(8x-28).
En dérivant à nouveau : h''(x) = 2\text{e}^{2x}(8x-28)+8\text{e}^{2x} = \text{e}^{2x}(16x-56+8) = \text{e}^{2x}(16x-48) = 16\text{e}^{2x}(x-3).
Comme \text{e}^{2x}>0 pour tout réel x, le signe de h''(x) est celui de x-3 : h'' s'annule en changeant de signe en x=3, donc la courbe \mathcal{C}_h admet un unique point d'inflexion, d'abscisse x=3.
Donc, la réponse est b.

4.On considère la fonction k définie sur ]0~;~+\infty[ par k(x)=3\ln(x)-x, de courbe \mathcal{C} dans un repère orthonormé, et T la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse x=\text{e}. Une équation de T est : a. y=(3-\text{e})x ; b. y=\left(\dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}\right)x ; c. y=\left(\dfrac3{\text{e}}-1\right)x+1 ; d. y=(\text{e}-1)x+1.

k est dérivable sur ]0~;~+\infty[ avec k'(x) = \dfrac3x-1. On a k(\text{e}) = 3\ln(\text{e})-\text{e} = 3-\text{e} et k'(\text{e}) = \dfrac3{\text{e}}-1 = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}.
L'équation de T s'écrit y = k(\text{e})+k'(\text{e})(x-\text{e}) = (3-\text{e})+\dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}(x-\text{e}) = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}x - (3-\text{e}) + (3-\text{e}) = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}x.
Donc, la réponse est b (la droite T passe par l'origine).

5.On considère l'équation [\ln(x)]^2+10\ln(x)+21=0, d'inconnue x\in\ ]0~;~+\infty[. Le nombre de solutions de cette équation est : a. 0 ; b. 1 ; c. 2 ; d. une infinité.

On pose X=\ln(x) : l'équation devient X^2+10X+21=0, un polynôme du second degré de discriminant \Delta = 10^2-4\times21 = 100-84 = 16 = 4^2>0, qui admet donc deux racines réelles distinctes.
Ces racines sont \begin{aligned}X_1 &= \dfrac{-10-4}{2} \\ &= -7\end{aligned} et \begin{aligned}X_2 &= \dfrac{-10+4}{2} \\ &= -3\end{aligned}
Chaque valeur de X correspond à une unique valeur de x=\text{e}^X (la fonction exponentielle étant une bijection de \mathbb{R} vers ]0~;~+\infty[), donc x_1=\text{e}^{-7} et x_2=\text{e}^{-3} sont les deux solutions distinctes de l'équation initiale.
Donc, la réponse est c.

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On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 8\ln (x) où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, on note f' sa fonction dérivée.

  1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).
  2. On admet que, pour tout x > 0, f(x) = x^2\left(1 - 8\dfrac{\ln (x)}{x^2}\right).

    En déduire la limite: \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
  3. Montrer que, pour tout réel x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \dfrac{2\left(x^2 - 4\right)}{x}.
  4. Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations complet.

    On précisera la valeur exacte du minimum de f sur ]0~;~+\infty[.
  5. Démontrer que, sur l'intervalle ]0 ; 2], l'équation f(x) = 0 admet une solution unique \alpha (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \alpha).
  6. On admet que, sur l'intervalle [2~;~ +\infty[, l'équation f(x) = 0 admet une solution unique \beta (on ne cherchera pas à déterminer la valeur de \beta).

    En déduire le signe de f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
  7. Pour tout nombre réel k, on considère la fonction g_k définie sur ]0~;~+\infty[ par: g_k(x) = x^2 - 8\ln (x) + k.

    En s'aidant du tableau de variations de f, déterminer la plus petite valeur de k pour laquelle la fonction g_k est positive sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 8\ln(x). Déterminer la limite de f en 0.

Quand x\to0 avec x>0, x^2\to0 et \ln(x)\to-\infty, donc -8\ln(x)\to+\infty : par somme, \lim\limits_{x\to0}f(x) = +\infty.

2.En utilisant l'écriture f(x) = x^2\left(1-8\dfrac{\ln(x)}{x^2}\right) pour x>0, déterminer la limite de f en +\infty.

Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln(x)}{x^2} = 0 (a fortiori, puisque \dfrac{\ln x}{x^2}=\dfrac1x\times\dfrac{\ln x}{x} et que \dfrac{\ln x}{x}\to0, \dfrac1x\to0), donc 1-8\dfrac{\ln(x)}{x^2} \to 1.
Comme x^2\to+\infty, par produit des limites \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

3.Montrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \dfrac{2(x^2-4)}{x}.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 8\times\dfrac1x = \dfrac{2x^2}{x} - \dfrac{8}{x} = \dfrac{2x^2-8}{x} = \dfrac{2(x^2-4)}{x}.

4.Étudier les variations de f sur ]0~;~+\infty[ et dresser son tableau de variations complet (en précisant la valeur exacte du minimum).

On factorise : f'(x) = \dfrac{2(x-2)(x+2)}{x}. Sur ]0~;~+\infty[, x>0 et x+2>0, donc f'(x) est du signe de (x-2).
f'(x)<0 sur ]0~;~2[ et f'(x)>0 sur ]2~;~+\infty[ : f est donc strictement décroissante sur ]0~;~2] puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
f admet donc un minimum en x=2, qui vaut \begin{aligned}f(2) &= 2^2 - 8\ln(2) \\ &= 4-8\ln(2)\end{aligned}
Le tableau de variations part de +\infty en 0, décroît jusqu'au minimum 4-8\ln(2) en x=2, puis croît vers +\infty.

5.Démontrer que, sur ]0~;~2], l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha (sans chercher sa valeur).

Numériquement, 4-8\ln(2) \approx -1{,}545 < 0 : le minimum de f est strictement négatif, donc f s'annule bien quelque part sur ]0~;~2].
f est dérivable donc continue sur ]0~;~2], et strictement décroissante sur cet intervalle. Elle prend une valeur qui tend vers +\infty en 0 et vaut 4-8\ln(2)<0 en 2, donc elle change de signe une seule fois.
D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, appliqué à une fonction continue et strictement monotone, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~2].

6.On admet que, sur [2~;~+\infty[, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \beta. En déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

Puisque f est strictement décroissante sur ]0~;~2] et s'annule en \alpha, elle est positive avant \alpha et négative entre \alpha et 2. Puisque f est strictement croissante sur [2~;~+\infty[ et s'annule en \beta, elle reste négative entre 2 et \beta puis positive après \beta. Donc, la réponse est : f(x)>0 sur ]0~;~\alpha[, f(\alpha)=0, f(x)<0 sur ]\alpha~;~\beta[, f(\beta)=0 et f(x)>0 sur ]\beta~;~+\infty[.

7.Pour tout réel k, on définit g_k sur ]0~;~+\infty[ par g_k(x) = x^2-8\ln(x)+k. Déterminer, à l'aide du tableau de variations de f, la plus petite valeur de k pour laquelle g_k reste positive sur ]0~;~+\infty[.

On remarque que g_k(x) = f(x)+k pour tout x : g_k a donc les mêmes variations que f, translatées de k.
Le minimum de g_k sur ]0~;~+\infty[ vaut donc 4-8\ln(2)+k, atteint en x=2 comme pour f.
g_k est positive ou nulle sur tout l'intervalle si et seulement si ce minimum est positif ou nul : \begin{aligned}4-8\ln(2)+k \geqslant 0 &\iff k \geqslant 8\ln(2)-4 \end{aligned}
Donc, la réponse est : la plus petite valeur qui convient est k = 8\ln(2)-4.

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On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(1 + \text{e}^{-x}\right),

où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On note \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

La courbe \mathcal{C} est tracée ci-dessous.

0101 M a N a C T 0

    1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
    2. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

      Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout nombre réel x, f'(x) = \dfrac{-1}{1 + \text{e}^x}.
    4. Dresser le tableau de variations complet de la fonction f sur \R.
  1. On note T_0 la tangente à la courbe \mathcal{C} en son point d'abscisse 0.
    1. Déterminer une équation de la tangente T_0.
    2. Montrer que la fonction f est convexe sur \R.
    3. En déduire que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) \geqslant\quad - \dfrac12x + \ln (2).
  2. Pour tout nombre réel a différent de 0, on note M_a et N_a les points de la courbe \mathcal{C} d'abscisses respectives -a et a.

    On a donc : M_a\left(-a~;~ f(-a)\right) et N_a\left(a~;~ f(a)\right).
    1. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) - f(-x) = - x.
    2. En déduire que les droites T_0 et \left(M_aN_a\right) sont parallèles.
Voir la correction

1.aOn considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(1+e^{-x}\right). Déterminer la limite de f en -\infty.

Quand x\to-\infty, -x\to+\infty donc e^{-x}\to+\infty (limite usuelle de l'exponentielle), donc 1+e^{-x}\to+\infty.
Or \lim\limits_{X\to+\infty}\ln(X)=+\infty. Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.

1.bDéterminer la limite de f en +\infty et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x\to+\infty, e^{-x}\to0 donc 1+e^{-x}\to1, et \begin{aligned}\lim\limits_{X\to1}\ln(X) &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0. Graphiquement, cela signifie que la courbe \mathcal{C} de f admet l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) pour asymptote horizontale en +\infty.

1.cOn admet que f est dérivable sur \mathbb{R}. Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout réel x, f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

f est de la forme \ln(u) avec u(x)=1+e^{-x} et u'(x)=-e^{-x} ; sa dérivée est donc f'(x)=\dfrac{u'(x)}{u(x)} = \dfrac{-e^{-x}}{1+e^{-x}}.
En multipliant numérateur et dénominateur par e^{x} : f'(x) = \dfrac{-e^{-x}\times e^{x}}{(1+e^{-x})\times e^{x}} = \dfrac{-1}{e^{x}+1}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

1.dDresser le tableau de variations complet de f sur \mathbb{R}.

Pour tout réel x, e^{x}>0, donc 1+e^{x}>0 et f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}<0 : la fonction f est strictement décroissante sur \mathbb{R}.
Avec les limites établies aux questions précédentes (+\infty en -\infty et 0 en +\infty), on obtient le tableau : f'(x) est négatif sur \mathbb{R}, et f décroît strictement de +\infty (en -\infty) vers 0 (en +\infty), sans jamais atteindre 0.

2.aOn note T_0 la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse 0. Déterminer une équation de T_0.

La tangente en un point d'abscisse a a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a) ; ici a=0.
\begin{aligned}f(0) &= \ln\left(1+e^{0}\right) \\ &= \ln(2)\end{aligned} et f'(0) = \dfrac{-1}{1+e^{0}} = -\dfrac12.
Donc, la réponse est : T_0 a pour équation y=-\dfrac12x+\ln(2).

2.bMontrer que f est convexe sur \mathbb{R}.

f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}} ; en dérivant à nouveau, avec u(x)=-1 (constante) et v(x)=1+e^{x} : f''(x) = \dfrac{-v'(x)\times(-1)}{v(x)^2}\times(-1), plus simplement f''(x)=\dfrac{0-(-1)\times e^{x}}{(1+e^{x})^2} = \dfrac{e^{x}}{(1+e^{x})^2}.
Pour tout réel x, e^{x}>0 et (1+e^{x})^2>0, donc f''(x)>0. Donc, la réponse est : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.cEn déduire que, pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

Comme f est convexe sur \mathbb{R}, sa courbe représentative \mathcal{C} est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de T_0. Donc, la réponse est : pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

3.aPour un réel a\neq0, on note M_a(-a~;~f(-a)) et N_a(a~;~f(a)) deux points de \mathcal{C}. Montrer que, pour tout réel x, f(x)-f(-x)=-x.

\begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(1+e^{-x}\right)-\ln\left(1+e^{x}\right) \\ &= \ln\left(\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}}\right)\end{aligned} (propriété \ln(a)-\ln(b)=\ln\left(\frac{a}{b}\right)).
En factorisant le numérateur par e^{-x} : 1+e^{-x} = e^{-x}\left(e^{x}+1\right), donc \begin{aligned}\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}} &= \dfrac{e^{-x}(1+e^{x})}{1+e^{x}} \\ &= e^{-x}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(e^{-x}\right) \\ &= -x\end{aligned}

3.bEn déduire que les droites T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

Le coefficient directeur de la droite (M_aN_a) est \dfrac{y_{N_a}-y_{M_a}}{x_{N_a}-x_{M_a}} = \dfrac{f(a)-f(-a)}{a-(-a)}.
D'après la question précédente appliquée en x=a, f(a)-f(-a)=-a, donc ce coefficient vaut \dfrac{-a}{2a} = -\dfrac12.
Or T_0 a pour coefficient directeur -\dfrac12 (question 2.a). Les deux droites ayant le même coefficient directeur, donc, la réponse est : T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

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On considère la fonction f définie sur [0~;~ +\infty[ par: f(x) = x\e^{-x}. On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé du plan.

On admet que f est deux fois dérivable sur [0~;~ +\infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

  1. En remarquant que pour tout x dans [0~;~ +\infty[, on a f(x) = \dfrac{x}{\e^x}. démontrer que la courbe \mathcal{C}_f possède une asymptote en + \infty dont on donnera une équation.
  2. Démontrer que pour tout réel x appartenant à [0~;~ +\infty[ : f'(x) = (1 - x)\e^{-x}.
  3. Dresser le tableau de variations de f sur [0~;~ +\infty[ , sur lequel on fera figurer les valeurs aux bornes ainsi que la valeur exacte de l'extremum.
  4. Déterminer, sur l'intervalle [0~;~ +\infty[, le nombre de solutions de l'équation f(x) = \dfrac{367}{1000}.
  5. On admet que pour tout x appartenant à [0~;~ +\infty[ : f''(x) = \e^{-x}(x - 2).

    Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle [0~;~ +\infty[.
  6. Soit a un réel appartenant à [0~;~ +\infty[ et A le point de la courbe \mathcal{C}_f d'abscisse a.

    On note T_a la tangente à \mathcal{C}_f en A.

    On note H_a le point d'intersection de la droite T_a et de l'axe des ordonnées.

    On note g(a) l'ordonnée de H_a.

    La situation est représentée sur la figure ci-contre.

    C f A g ( a ) H a a T a

    1. Démontrer qu'une équation réduite de la tangente T_a est: y = \left[(1- a)\e^{-a}\right]x + a^2\e^{-a}.
    2. En déduire l'expression de g(a).
    3. Démontrer que g(a) est maximum lorsque A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

      Les traces de recherche, même incomplètes ou infructueuses, seront valorisées.
Voir la correction

1.Soit f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=x\,e^{-x}, de courbe \mathcal{C}_f. En remarquant que f(x)=\dfrac{x}{e^{x}}, démontrer que \mathcal{C}_f admet une asymptote en +\infty et donner son équation.

Par croissances comparées, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{x}}{x}=+\infty, donc \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{x}{e^{x}}=0, c'est-à-dire \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0.
Donc, la réponse est : \mathcal{C}_f admet en +\infty une asymptote horizontale d'équation y=0 (l'axe des abscisses).

2.Démontrer que, pour tout x\in[0~;~+\infty[, f'(x)=(1-x)e^{-x}.

f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = 1\times e^{-x} + x\times(-e^{-x}) = (1-x)e^{-x}.

3.Dresser le tableau de variations de f sur [0~;~+\infty[, avec les valeurs aux bornes et la valeur exacte de l'extremum.

Pour tout x, e^{-x}>0, donc f'(x) est du signe de (1-x) : f'(x)>0 sur [0~;~1[, f'(1)=0, f'(x)<0 sur ]1~;~+\infty[.
f est donc strictement croissante sur [0~;~1] puis strictement décroissante sur [1~;~+\infty[, avec f(0)=0, f(1)=e^{-1} (maximum) et \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0 (question 1).
Tableau : x varie de 0 à 1 à +\infty ; f croît de 0 à e^{-1} puis décroît de e^{-1} à 0.

4.Déterminer, sur [0~;~+\infty[, le nombre de solutions de l'équation f(x)=\dfrac{367}{1000}.

On a e^{-1}\approx0{,}368>0{,}367.
Sur [0~;~1], f est continue et strictement croissante, allant de 0 à e^{-1}>0{,}367 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0{,}367 y admet une unique solution.
Sur [1~;~+\infty[, f est continue et strictement décroissante, allant de e^{-1}>0{,}367 à 0 : elle y admet aussi une unique solution.
Donc, la réponse est : l'équation f(x)=\dfrac{367}{1000} admet exactement deux solutions sur [0~;~+\infty[.

5.On admet que, pour tout x\in[0~;~+\infty[, f''(x)=e^{-x}(x-2). Étudier la convexité de f sur [0~;~+\infty[.

Pour tout x, e^{-x}>0, donc f''(x) est du signe de (x-2) : négatif sur [0~;~2[, nul en 2, positif sur ]2~;~+\infty[.
Donc, la réponse est : f est concave sur [0~;~2] et convexe sur [2~;~+\infty[ ; la courbe \mathcal{C}_f admet un point d'inflexion d'abscisse 2.

6.aPour a\in[0~;~+\infty[, soit A le point de \mathcal{C}_f d'abscisse a et T_a la tangente à \mathcal{C}_f en A. Démontrer que T_a a pour équation réduite y=\left[(1-a)e^{-a}\right]x+a^2e^{-a}.

La tangente en A a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a), soit y=(1-a)e^{-a}(x-a)+a\,e^{-a}.
En développant : \begin{aligned}y &= (1-a)e^{-a}x - a(1-a)e^{-a} + a\,e^{-a} \\ &= (1-a)e^{-a}x - a\,e^{-a}+a^2e^{-a}+a\,e^{-a}\end{aligned}
Donc, la réponse est : T_a a pour équation y=\left[(1-a)e^{-a}\right]x+a^2e^{-a}.

6.bT_a coupe l'axe des ordonnées en H_a, d'ordonnée notée g(a). En déduire l'expression de g(a).

L'ordonnée de H_a s'obtient en prenant x=0 dans l'équation de T_a : \begin{aligned}g(a) &= \left[(1-a)e^{-a}\right]\times0+a^2e^{-a} \\ &= a^2e^{-a}\end{aligned}

6.cDémontrer que g(a) est maximum lorsque A est le point d'inflexion de \mathcal{C}_f.

On étudie la fonction g définie sur [0~;~+\infty[ par g(x)=x^2e^{-x} : g'(x) = 2x\,e^{-x}+x^2\times(-e^{-x}) = -x(x-2)e^{-x}.
Pour x>0, e^{-x}>0 et -x<0, donc g'(x) est du signe de -(x-2) : positif sur [0~;~2[, nul en 2, négatif sur ]2~;~+\infty[.
g est donc croissante puis décroissante sur [0~;~+\infty[ : elle admet un maximum unique en x=2.
Or x=2 est exactement l'abscisse du point d'inflexion de \mathcal{C}_f (question 5). Donc, la réponse est : g(a) est maximum lorsque A est le point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

Bac Terminale 2023 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la suite \left(u_n\right) telle que u_0 = 0 et pour tout entier naturel n : u_{n+1} = \dfrac{-u_n - 4}{u_n + 3}.

On admet que u_n est défini pour tout entier naturel n.

  1. Calculer les valeurs exactes de u_1 et u_2.
  2. On considère la fonction terme ci-dessous écrite de manière incomplète en langage Python :

    def terme (n) :
    u = ...
    for i in range(n):
    u = ...
    return(u)


    On rappelle qu'en langage Python, « i in range (n) » signifie que i varie de 0 à n - 1.


    Recopier et compléter le cadre ci-dessus de sorte que, pour tout entier naturel n, l'instruction terme (n) renvoie la valeur de u_n.
  3. Soit la fonction f définie sur ]- 3~;~+\infty[ par: f(x) = \dfrac{- x - 4}{x+ 3}.

    Ainsi, pour tout entier naturel n, on a u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    Démontrer que la fonction f est strictement croissante sur ]- 3~;~+\infty[.
  4. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n : {- 2 < u_{n+1} \leqslant u_n.}
  5. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  6. Soit la suite \left(v_n\right) définie pour tout entier naturel n par: v_n = \dfrac{1}{u_n + 2}.

    1. Donner v_0.
    2. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est arithmétique de raison 1.
    3. En déduire que pour tout entier naturel n \geqslant 1 : u_n = \dfrac{1}{n + 0,5}\quad - 2.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
Voir la correction

1.Soit (u_n) définie par u_0=0 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac{-u_n-4}{u_n+3}. Calculer les valeurs exactes de u_1 et u_2.

\begin{aligned}u_1 &= \dfrac{-u_0-4}{u_0+3} \\ &= \dfrac{0-4}{0+3} \\ &= -\dfrac{4}{3}\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= \dfrac{-u_1-4}{u_1+3} \\ &= \dfrac{\frac{4}{3}-4}{-\frac{4}{3}+3} \\ &= \dfrac{-\frac{8}{3}}{\frac{5}{3}} \\ &= -\dfrac{8}{5}\end{aligned}

2.Compléter la fonction Python terme(n), écrite de façon incomplète, pour qu'elle renvoie u_n pour tout entier naturel n.

  • def terme(n) :
  • u = 0
  • for i in range(n) :
  • u = (-u - 4) / (u + 3)
  • return u

3.Soit f définie sur ]-3~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{-x-4}{x+3}, de sorte que u_{n+1}=f(u_n) pour tout n. Démontrer que f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[.

f est une fonction rationnelle, donc dérivable sur son ensemble de définition ]-3~;~+\infty[, avec (formule \left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-uv'}{v^2}) :
f'(x) = \dfrac{-1\times(x+3)-(-x-4)\times1}{(x+3)^2} = \dfrac{-x-3+x+4}{(x+3)^2} = \dfrac{1}{(x+3)^2}.
Sur ]-3~;~+\infty[, (x+3)^2>0 donc f'(x)>0 : donc, la réponse est que f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[.

4.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, -2<u_{n+1}\leqslant u_n.

Initialisation. Pour n=0 : u_0=0 et u_1=-\dfrac{4}{3}, donc {-2<-\dfrac{4}{3}\leqslant0}, soit -2<u_1\leqslant u_0. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n\geqslant0, -2<u_{n+1}\leqslant u_n (hypothèse de récurrence).
Comme -2 et u_{n+1}, u_n appartiennent à ]-3~;~+\infty[ et que f y est strictement croissante (question 3), on peut appliquer f aux trois membres de l'inégalité : f(-2)<f(u_{n+1})\leqslant f(u_n).
Or \begin{aligned}f(-2) &= \dfrac{-(-2)-4}{-2+3} \\ &= \dfrac{-2}{1} \\ &= -2\end{aligned} f(u_{n+1})=u_{n+2} et f(u_n)=u_{n+1} : on obtient donc -2<u_{n+2}\leqslant u_{n+1}, ce qui est la propriété au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire à partir de ce rang : d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, -2<u_{n+1}\leqslant u_n.

5.En déduire que la suite (u_n) converge.

D'après la question 4, (u_n) est décroissante (car u_{n+1}\leqslant u_n) et minorée par -2 : d'après le théorème de la convergence monotone, (u_n) converge.

6.aSoit (v_n) définie par v_n=\dfrac{1}{u_n+2} pour tout entier naturel n. Donner v_0.

\begin{aligned}v_0 &= \dfrac{1}{u_0+2} \\ &= \dfrac{1}{0+2} \\ &= \dfrac{1}{2} \\ &= 0{,}5\end{aligned}

6.bDémontrer que (v_n) est arithmétique de raison 1.

Comme u_n>-2 pour tout n (question 4), u_n+2>0 donc v_n est bien défini et strictement positif pour tout n.
\begin{aligned}v_{n+1} &= \dfrac{1}{u_{n+1}+2} \\ &= \dfrac{1}{\frac{-u_n-4}{u_n+3}+2} \\ &= \dfrac{1}{\frac{-u_n-4+2(u_n+3)}{u_n+3}} \\ &= \dfrac{u_n+3}{u_n+2}\end{aligned}
\begin{aligned}v_{n+1}-v_n &= \dfrac{u_n+3}{u_n+2}-\dfrac{1}{u_n+2} \\ &= \dfrac{u_n+2}{u_n+2} \\ &= 1\end{aligned}
Donc, la réponse est : (v_n) est arithmétique de raison 1 (et de premier terme v_0=0{,}5).

6.cEn déduire que, pour tout entier naturel n\geqslant1, u_n=\dfrac{1}{n+0{,}5}-2.

(v_n) étant arithmétique de raison 1 et de premier terme 0{,}5 : v_n = 0{,}5+n pour tout n.
De v_n=\dfrac{1}{u_n+2}, on tire u_n+2=\dfrac{1}{v_n}, donc \begin{aligned}u_n &= \dfrac{1}{v_n}-2 \\ &= \dfrac{1}{n+0{,}5}-2\end{aligned}
Donc, la réponse est : pour tout n\geqslant1 (et en fait dès n=0), u_n=\dfrac{1}{n+0{,}5}-2.

6.dDéterminer la limite de la suite (u_n).

\displaystyle\lim_{n\to+\infty}(n+0{,}5)=+\infty donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{1}{n+0{,}5}=0, d'où \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=-2.

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée.

Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. Affirmation : La fonction f définie sur \R par f(x) = \text{e}^x - x est convexe.
  2. Affirmation : L'équation \left(2\text{e}^x - 6\right)\left(\text{e}^x + 2\right) = 0 admet \ln (3) comme unique solution dans \R.
  3. Affirmation : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^{2x} - 1}{\text{e}^x - x} = 0.
  4. Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = (6x + 5)\text{e}^{3x} et F la fonction définie sur \R par :

    F(x) = (2x + 1)\text{e}^{3x} + 4.

    Affirmation : F est la primitive de f sur \R qui prend la valeur 5 quand x = 0.
  5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

    On rappelle que len(L) représente la longueur de la liste L.

    def mystere(L) :
    S = 0
    for i in range(len(L)) :
    S = S + L[i]
    return S / len(L)


    Affirmation : L'exécution de mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50.
Voir la correction

1.Affirmation : la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x-x est convexe. Vrai ou faux ?

f est deux fois dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x)=e^x-1 puis f''(x)=e^x. Comme e^x>0 pour tout réel x, f'' est positive sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : f est convexe sur \mathbb{R}.

2.Affirmation : l'équation (2e^x-6)(e^x+2)=0 admet \ln(3) comme unique solution réelle. Vrai ou faux ?

Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un des facteurs est nul : 2e^x-6=0 ou e^x+2=0.
Comme e^x>0 pour tout x, on a {e^x+2>2>0} : cette équation n'a donc aucune solution.
L'autre équation donne \begin{aligned}2e^x = 6 &\iff e^x = 3 \\ &\iff x = \ln(3) \end{aligned} (par stricte croissance de la fonction exponentielle, cette solution est unique).
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie.

3.Affirmation : \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=0. Vrai ou faux ?

On factorise par le terme dominant de chaque membre : \begin{aligned}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x} &= \dfrac{e^{2x}\left(1-e^{-2x}\right)}{e^x\left(1-xe^{-x}\right)} \\ &= e^x\times\dfrac{1-e^{-2x}}{1-xe^{-x}}\end{aligned}
Or \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{-2x}=0 donc le numérateur de la fraction tend vers 1 ; et xe^{-x}=\dfrac{x}{e^x}\to0 par croissances comparées, donc le dénominateur tend aussi vers 1.
Le quotient tend donc vers 1, et comme \displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty, on obtient \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}-1}{e^x-x}=+\infty.
Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (la limite vaut +\infty, pas 0).

4.Affirmation : avec f(x)=(6x+5)e^{3x} et F(x)=(2x+1)e^{3x}+4 sur \mathbb{R}, F est la primitive de f qui vaut 5 en x=0. Vrai ou faux ?

F est dérivable sur \mathbb{R} comme produit et somme de fonctions dérivables : F'(x) = 2e^{3x}+3(2x+1)e^{3x} = e^{3x}\big(2+6x+3\big) = (6x+5)e^{3x} = f(x).
De plus \begin{aligned}F(0) &= (2\times0+1)e^{0}+4 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned}
Donc, la réponse est que l'affirmation est vraie : F est bien la primitive de f sur \mathbb{R} valant 5 en 0.

5.On considère une fonction Python mystere(L) qui parcourt une liste L, cumule la somme S de ses éléments, puis renvoie S divisée par la longueur de L (la moyenne des éléments). Affirmation : mystere([1, 9, 9, 5, 0, 3, 6, 12, 0, 5]) renvoie 50. Vrai ou faux ?

La somme des dix éléments de la liste vaut 1+9+9+5+0+3+6+12+0+5=50, et la fonction renvoie cette somme divisée par la longueur de la liste (ici 10), soit \dfrac{50}{10}=5. Donc, la réponse est que l'affirmation est fausse (le résultat renvoyé vaut 5, pas 50).

Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Soit \left(u_n\right) la suite définie par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0,9u_n - 0,3.

    1. Démontrer par récurrence que, pour tout n \in \N, u_n\quad = 2 \times 0,9^n - 3.
    2. En déduire que pour tout n \in \N,\: \: - 3 < u_n \leqslant - 1.
    3. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est strictement décroissante.
    4. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et préciser sa limite.
  1. On se propose d'étudier la fonction g définie sur ]-3~;~-1] par : g(x) = \ln (0,5 x + 1,5) - x.

    1. Justifier toutes les informations données par le tableau de variations de la fonction g (limites, variations, image de -1)

      x 3 2 1 g ( 2) −∞ 1 Variationsde g
    2. En déduire que l'équation g(x) = 0 a exactement une solution que l'on notera \alpha et dont on donnera un encadrement d'amplitude 10^{-3}.
  2. Dans la suite de l'exercice, on considère la suite \left(v_n\right) définie pour tout \in \N, par : v_n = \ln \left(0,5 u_n + 1,5\right).
    1. En utilisant la formule donnée à la question 1. a., démontrer que la suite v est arithmétique de raison \ln (0,9).
    2. Soit n un entier naturel.

      Démontrer que u_n = v_n si, et seulement si g\left(u_n\right) = 0.
    3. Démontrer qu'il n'existe aucun rang k \in \N pour lequel u_k = \alpha.
    4. En déduire qu'il n'existe aucun rang k \in \N pour lequel v_k = u_k.
Voir la correction

1.a.Soit (u_n) la suite définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}9u_n-0{,}3. Démontrer par récurrence que, pour tout n\in\mathbb{N}, u_n = 2\times0{,}9^n-3.

Initialisation : pour n=0, \begin{aligned}2\times0{,}9^0-3 &= 2-3 \\ &= -1 \\ &= u_0\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n fixé, u_n=2\times0{,}9^n-3. Alors \begin{aligned}u_{n+1} &= 0{,}9u_n-0{,}3 \\ &= 0{,}9\left(2\times0{,}9^n-3\right)-0{,}3 \\ &= 2\times0{,}9^{n+1}-2{,}7-0{,}3 \\ &= 2\times0{,}9^{n+1}-3\end{aligned} La propriété est vraie au rang n+1.
Donc, la réponse est que, par le principe de récurrence, pour tout n\in\mathbb{N}, u_n = 2\times0{,}9^n-3.

1.b.En déduire que, pour tout n\in\mathbb{N}, {-3 < u_n \leqslant -1}.

Comme {0<0{,}9<1}, on a pour tout n\in\mathbb{N} : {0 < 0{,}9^n \leqslant 1}.
En multipliant par 2 (positif) : {0 < 2\times0{,}9^n \leqslant 2}, puis en retranchant 3 à chaque membre : {-3 < 2\times0{,}9^n-3 \leqslant -1}.
Donc, la réponse est que, pour tout n\in\mathbb{N}, {-3 < u_n \leqslant -1}.

1.c.Démontrer que la suite (u_n) est strictement décroissante.

Pour tout n\in\mathbb{N} : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left(0{,}9u_n-0{,}3\right)-u_n \\ &= -0{,}1u_n-0{,}3\end{aligned}
D'après la question précédente, {-3 < u_n \leqslant -1}, donc en multipliant par -0{,}1 (négatif, ce qui inverse les inégalités) : {0{,}1 \leqslant -0{,}1u_n < 0{,}3}.
En retranchant 0{,}3 à chaque membre : {-0{,}2 \leqslant -0{,}1u_n-0{,}3 < 0}, donc u_{n+1}-u_n < 0 pour tout n.
Donc, la réponse est que la suite (u_n) est strictement décroissante.

1.d.Démontrer que la suite (u_n) converge et préciser sa limite.

La suite (u_n) est décroissante et minorée par -3 (question 1.b) : elle converge donc vers une limite réelle. Comme u_n=2\times0{,}9^n-3 et \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^n=0 (car {0<0{,}9<1}), on obtient \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=-3. Donc, la réponse est que la suite (u_n) converge vers -3.

2.a.On étudie la fonction g définie sur ]-3~;~-1] par g(x)=\ln(0{,}5x+1{,}5)-x. Justifier les informations données par le tableau de variations de g (limites, sens de variation, valeur en -1).

Pour x\in]-3~;~-1] : {-1{,}5 < 0{,}5x \leqslant -0{,}5}, donc {0 < 0{,}5x+1{,}5 \leqslant 1} : g est bien définie (et dérivable) sur cet intervalle.
g'(x) = \dfrac{0{,}5}{0{,}5x+1{,}5}-1 = \dfrac{0{,}5-(0{,}5x+1{,}5)}{0{,}5x+1{,}5} = \dfrac{-0{,}5x-1}{0{,}5x+1{,}5}. Le dénominateur étant strictement positif, g'(x) a le signe de -0{,}5x-1, qui s'annule pour x=-2, est positif pour x<-2 et négatif pour x>-2.
Donc g est strictement croissante sur ]-3~;~-2] puis strictement décroissante sur [-2~;~-1].
En x\to-3 (par valeurs supérieures), 0{,}5x+1{,}5\to0^+ donc \ln(0{,}5x+1{,}5)\to-\infty, d'où \displaystyle\lim_{x\to-3}g(x)=-\infty.
Enfin \begin{aligned}g(-1) &= \ln(-0{,}5+1{,}5)-(-1) \\ &= \ln(1)+1 \\ &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}g(-2) &= \ln(-1+1{,}5)+2 \\ &= \ln(0{,}5)+2 \\ &= 2-\ln(2) \\ &\approx 1{,}307\end{aligned}

2.b.En déduire que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]-3~;~-1], et donner un encadrement d'amplitude 10^{-3}.

Sur ]-3~;~-2], g est continue et strictement croissante, de limite -\infty en -3 jusqu'à g(-2)=2-\ln(2)\approx1{,}307>0 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
Sur [-2~;~-1], g est décroissante avec g(-2)\approx1{,}307>0 et g(-1)=1>0 : g ne s'annule pas sur cet intervalle.
Donc, la réponse est que l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-3~;~-1], et à la calculatrice on obtient l'encadrement {-2{,}889 < \alpha < -2{,}888}.

3.a.On considère la suite (v_n) définie pour tout n\in\mathbb{N} par v_n = \ln(0{,}5u_n+1{,}5). En utilisant la formule de la question 1.a, démontrer que (v_n) est arithmétique de raison \ln(0{,}9).

En remplaçant u_n par son expression 2\times0{,}9^n-3 : \begin{aligned}0{,}5u_n+1{,}5 &= 0{,}5\left(2\times0{,}9^n-3\right)+1{,}5 \\ &= 0{,}9^n-1{,}5+1{,}5 \\ &= 0{,}9^n\end{aligned}
Donc \begin{aligned}v_n &= \ln\left(0{,}9^n\right) \\ &= n\ln(0{,}9)\end{aligned}
Pour tout n\in\mathbb{N}, \begin{aligned}v_{n+1}-v_n &= (n+1)\ln(0{,}9)-n\ln(0{,}9) \\ &= \ln(0{,}9)\end{aligned} une constante.
Donc, la réponse est que (v_n) est arithmétique de raison \ln(0{,}9) (et de premier terme v_0=0).

3.b.Démontrer que, pour tout entier naturel n, u_n=v_n équivaut à g(u_n)=0.

Par définition, \begin{aligned}u_n = v_n &\iff u_n = \ln(0{,}5u_n+1{,}5) \\ &\iff \ln(0{,}5u_n+1{,}5)-u_n = 0 \\ &\iff g(u_n) = 0 \end{aligned} (puisque g est précisément définie par g(x)=\ln(0{,}5x+1{,}5)-x). Donc, la réponse est que \begin{aligned}u_n = v_n &\iff g(u_n) = 0 \end{aligned}.

3.c.Démontrer qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} pour lequel u_k=\alpha.

Supposons qu'il existe k\in\mathbb{N} tel que u_k=\alpha, c'est-à-dire 2\times0{,}9^k-3=\alpha. Comme {-2{,}889<\alpha<-2{,}888}, cela donnerait {0{,}111 < 2\times0{,}9^k < 0{,}112}, soit {0{,}0555 < 0{,}9^k < 0{,}056}.
En appliquant le logarithme népérien (strictement croissant) : {\ln(0{,}0555) < k\ln(0{,}9) < \ln(0{,}056)}. Comme \ln(0{,}9)<0, diviser inverse les inégalités : {\dfrac{\ln(0{,}056)}{\ln(0{,}9)} < k < \dfrac{\ln(0{,}0555)}{\ln(0{,}9)}}.
Le calcul donne \dfrac{\ln(0{,}056)}{\ln(0{,}9)}\approx27{,}36 et \dfrac{\ln(0{,}0555)}{\ln(0{,}9)}\approx27{,}44 : il faudrait donc un entier k strictement compris entre 27,36 et 27,44, ce qui est impossible.
Donc, la réponse est qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} tel que u_k=\alpha.

3.d.En déduire qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} pour lequel v_k=u_k.

D'après la question 3.b, \begin{aligned}u_k = v_k &\iff g(u_k) = 0 \end{aligned} ce qui équivaut (par définition de \alpha comme unique solution de g(x)=0 sur ]-3~;~-1], intervalle auquel appartient u_k) à u_k=\alpha. Or la question 3.c montre qu'aucun rang k ne vérifie u_k=\alpha. Donc, la réponse est qu'il n'existe aucun rang k\in\mathbb{N} tel que v_k=u_k.

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Les parties { A} et { B} peuvent être traitées indépendamment

Partie A

Le plan est ramené à un repère orthogonal.

On a représenté ci-dessous la courbe d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur \R, ainsi que celle de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f''.

012345670 1 2 31234 C 2 C 3 C 1

  1. Déterminer, en justifiant votre choix, quelle courbe correspond à quelle fonction.
  2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à la courbe \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.
  3. Donner avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

Partie B

Soit un réel k strictement positif.

On considère la fonction g définie sur \R par: g(x) = \dfrac{4}{1 + \text{e}^{- kx}}.

  1. Déterminer les limites de g en + \infty et en -\infty,
  2. Prouver que g'(0) = k.
  3. En admettant le résultat ci-dessous obtenu avec un logiciel de calcul formel, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.
    \triangleright Calcul formel
    g(x) = \dfrac{4}{1 + e^{-kx}}
    1
    \to g(x) = \dfrac{4}{\text{e}^{-kx} + 1}
    Simplifier(g''(x))
    2
    \to g''(x) = - 4\text{e}^{kx}\left(\text{e}^{kx} - 1\right)\dfrac{k^2}{\left(\text{e}^{kx} + 1 \right)^3}
Voir la correction

PartieA ; 1. Le plan est muni d'un repère orthogonal. On donne les représentations graphiques d'une fonction f deux fois dérivable sur \mathbb{R}, de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f'', notées \mathcal{C}_1, \mathcal{C}_2 et \mathcal{C}_3. Identifier, en justifiant, quelle courbe correspond à quelle fonction.

La courbe \mathcal{C}_2 reste strictement positive sur \mathbb{R} : si elle représentait une dérivée, la fonction associée serait strictement croissante partout, ce qu'aucune des deux autres courbes ne vérifie. \mathcal{C}_2 représente donc f elle-même, qui est strictement croissante.
La dérivée d'une fonction strictement croissante est positive : c'est donc \mathcal{C}_3, seule courbe restant positive et cohérente avec cette croissance, qui représente f'.
Par élimination, \mathcal{C}_1 représente f'' : on vérifie que f' (courbe \mathcal{C}_3) croît puis décroît à partir de l'abscisse 4, ce qui correspond bien au changement de signe de \mathcal{C}_1 autour de cette valeur.

PartieA ; 2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.

Ce coefficient directeur vaut f'(4), c'est-à-dire l'ordonnée du point d'abscisse 4 sur la courbe \mathcal{C}_3 (courbe de f'), soit environ 3 par lecture graphique.

PartieA ; 3. Donner, avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

Les points d'inflexion de \mathcal{C}_1 (courbe de f'') correspondent aux changements de sens de variation visibles sur le graphique, soit environ aux abscisses 3, 4 et 5.

PartieB : Soit k un réel strictement positif et g la fonction définie sur \mathbb{R} par g(x)=\dfrac{4}{1+e^{-kx}}. 1. Déterminer les limites de g en +\infty et en -\infty.

Comme k>0, quand x\to-\infty, -kx\to+\infty donc e^{-kx}\to+\infty par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to+\infty, donc, par quotient, g(x)\to0.
Quand x\to+\infty, -kx\to-\infty donc e^{-kx}\to0 par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to1, donc, par quotient, g(x)\to4.
Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}g(x)=0 et \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=4.

PartieB ; 2. Montrer que g'(0)=k.

g est dérivable sur \mathbb{R} comme composée et quotient de fonctions dérivables ne s'annulant pas. En écrivant g=\dfrac{4}{u} avec u(x)=1+e^{-kx}, on a u'(x)=-ke^{-kx}, donc g'=-\dfrac{4u'}{u^2}, soit g'(x)=\dfrac{4ke^{-kx}}{\left(1+e^{-kx}\right)^2}.
En x=0 : g'(0)=\dfrac{4k\,e^{0}}{(1+e^{0})^2}=\dfrac{4k}{2^2}=\dfrac{4k}{4}=k. Donc, la réponse est g'(0)=k.

PartieB ; 3. Sachant qu'un logiciel de calcul formel donne g''(x)=-4e^{kx}\left(e^{kx}-1\right)\dfrac{k^2}{\left(e^{kx}+1\right)^3}, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion à l'abscisse 0.

La courbe admet un point d'inflexion en un réel où g'' s'annule en changeant de signe : il faut donc étudier le signe de g''(x).
Le facteur \dfrac{4k^2e^{kx}}{\left(e^{kx}+1\right)^3} est strictement positif pour tout réel x (exponentielle positive, k^2>0). Le signe de g''(x) est donc celui de -\left(e^{kx}-1\right)=1-e^{kx}.
Or 1-e^{kx}>0 \iff e^{kx}<1 \iff kx<0 \iff x<0 (car k>0). Donc g''(x) est strictement positive sur ]-\infty~;~0[, nulle en 0, et strictement négative sur ]0~;~+\infty[ : g'' change bien de signe en 0.
Donc, la réponse est que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.

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Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point :

  1. Affirmation : La suite u définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1} est bornée.
  2. Affirmation : Toute suite bornée est convergente.
  3. Affirmation : Toute suite croissante tend vers +\infty.
  4. Soit la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(x^2 + 2x + 2\right).

    Affirmation : La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~1].
  5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

    On rappelle que len(L) renvoie la longueur, c'est-à-dire le nombre d'éléments de la liste L.

     def mystere(L) :
         M = L[0]
         \# On initialise M avec le premier élément de la liste L
         for i in range(len(L)) : 
            if L[i] > M :
              M = L[i]
         return M 


    Affirmation : L'exécution de mystere( [2, 3, 7,0 ,6, 3, 2, 0, 5]) renvoie 7.
Voir la correction

1.Pour chaque affirmation, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant. Affirmation : la suite u définie sur \mathbb{N} par u_n=\dfrac{(-1)^n}{n+1} est bornée.

Vraie. Pour tout entier naturel n, {n+1\geqslant1>0}, donc \dfrac{1}{n+1}\leqslant1, d'où -1\leqslant-\dfrac{1}{n+1} et \dfrac{1}{n+1}\leqslant1.
De plus, pour tout entier naturel n, {-1\leqslant(-1)^n\leqslant1}, donc, en divisant par n+1>0 : {-\dfrac{1}{n+1}\leqslant\dfrac{(-1)^n}{n+1}\leqslant\dfrac{1}{n+1}}.
En combinant les deux encadrements : {-1\leqslant\dfrac{(-1)^n}{n+1}\leqslant1}. Donc, la réponse est que la suite u est bornée par -1 et 1.

2.Affirmation : toute suite bornée est convergente.

Fausse. La suite u définie sur \mathbb{N} par u_n=(-1)^n est bornée par -1 et 1, mais elle prend alternativement les valeurs -1 et 1 : elle n'admet pas de limite, donc elle ne converge pas. Ce contre-exemple suffit à invalider l'affirmation.

3.Affirmation : toute suite croissante tend vers +\infty.

Fausse. La suite u définie sur \mathbb{N}^* par u_n=-\dfrac{1}{n} est croissante (car \dfrac{1}{n} décroît) mais elle converge vers 0 et non vers +\infty. Ce contre-exemple suffit à invalider l'affirmation.

4.Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(x^2+2x+2\right). Affirmation : f est convexe sur l'intervalle [-3~;~1].

Fausse. Étudier la convexité de f revient à étudier le signe de f''. On pose u(x)=x^2+2x+2 (strictement positif sur \mathbb{R} car de discriminant négatif), avec u'(x)=2x+2 ; f=\ln(u) est dérivable sur \mathbb{R} comme composée de fonctions dérivables, et f'(x)=\dfrac{2x+2}{x^2+2x+2}.
En dérivant à nouveau f'=\dfrac{v}{w} avec v(x)=2x+2, w(x)=x^2+2x+2, v'(x)=2, w'(x)=2x+2 : f''(x)=\dfrac{v'w-w'v}{w^2}=\dfrac{2(x^2+2x+2)-(2x+2)^2}{w^2}.
Au numérateur : \begin{aligned}2x^2+4x+4-\left(4x^2+8x+4\right) &= -2x^2-4x \\ &= -2x(x+2)\end{aligned} Comme w^2>0, f''(x) est du signe de -2x(x+2), trinôme de coefficient dominant négatif, de racines -2 et 0 : il est positif entre les racines et négatif à l'extérieur.
f''(x)>0 sur ]-2~;~0[ et f''(x)<0 sur ]-\infty~;~-2[\cup]0~;~+\infty[ : f est donc convexe sur [-2~;~0] et concave ailleurs. Sur [-3~;~1], f n'est pas concave ni convexe partout (elle est concave près de -3 et de 1) : elle n'est donc pas convexe sur tout l'intervalle [-3~;~1].

5.On considère la fonction Python mystere ci-dessous, qui prend en paramètre une liste L de nombres (len(L) renvoie le nombre d'éléments de L).

  • def mystere(L) :# on initialise M avec le premier élément
  • M = L[0]
  • for i in range(len(L)) :# on parcourt tous les indices de L
  • if L[i] > M :# si un élément dépasse M
  • M = L[i]# on met M à jour
  • return M

5.(suite) Affirmation : l'exécution de mystere([2, 3, 7, 0, 6, 3, 2, 0, 5]) renvoie 7.

Vraie. La variable M est initialisée avec le premier élément de la liste, puis à chaque étape, si un élément de la liste dépasse la valeur courante de M, M est remplacé par cet élément. L'algorithme calcule donc le maximum des éléments de la liste, qui vaut ici 7 (le plus grand des termes 2,3,7,0,6,3,2,0,5).

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) d'unité 1 cm, on considère les points suivants :

\text{J}(2~;~0~;~1),\quad \text{K}( 1~;~2~;~1)\:\text{et}\quad \text{L}(-2~;~-2~;~-2)

    1. Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.
    2. Calculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL en cm^2.
    3. Déterminer une valeur approchée au dixième près de l'angle géométrique \widehat{\text{JKL}}.
    1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées \begin{pmatrix}6\\3\\-10\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (JKL).
    2. En déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

Dans la suite, T désigne le point de coordonnées (10~;~9~;~-6).

    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.
    2. Déterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal du point T sur le plan (JKL).
    3. On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

      V\quad = \dfrac13 \mathcal{B} \times h\:\: \text{où }\quad \mathcal{B}\:\text{désigne l'aire d'une base et } \: h \: \text{la hauteur correspondante}

      Calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT en cm^3.
Voir la correction

1.aL'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne J(2 ; 0 ; 1), K(1 ; 2 ; 1) et L(-2 ; -2 ; -2). Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.

\overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{JL}\begin{pmatrix}-4 \\ -2 \\ -3\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{JK}\cdot\overrightarrow{JL} &= (-1)\times(-4)+2\times(-2)+0\times(-3) \\ &= 4-4+0 \\ &= 0\end{aligned}
Les vecteurs \overrightarrow{JK} et \overrightarrow{JL} sont orthogonaux, donc le triangle JKL est rectangle en J.

1.bCalculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL (en cm^{2}).

\begin{aligned}JK &= \left\|\overrightarrow{JK}\right\| \\ &= \sqrt{(-1)^2+2^2+0^2} \\ &= \sqrt5\end{aligned} et \begin{aligned}JL &= \left\|\overrightarrow{JL}\right\| \\ &= \sqrt{(-4)^2+(-2)^2+(-3)^2} \\ &= \sqrt{29}\end{aligned}
Le triangle étant rectangle en J, son aire vaut \mathcal{A} = \dfrac{JK\times JL}{2} = \dfrac{\sqrt5\times\sqrt{29}}{2} = \dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2}.

1.cDéterminer une valeur approchée au dixième de degré près de l'angle géométrique \widehat{JKL}.

Le triangle JKL étant rectangle en J, on utilise SOH-CAH-TOA dans le triangle rectangle JKL : \begin{aligned}\tan\left(\widehat{JKL}\right) &= \dfrac{JL}{JK} \\ &= \dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\end{aligned}
Donc, \widehat{JKL} = \arctan\left(\dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\right)\approx 67,5^{\circ}.

2.aDémontrer que le vecteur \vec n de coordonnées \begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} est normal au plan (JKL).

\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JK} &= 6\times(-1)+3\times2+(-10)\times0 \\ &= -6+6+0 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JL} &= 6\times(-4)+3\times(-2)+(-10)\times(-3) \\ &= -24-6+30 \\ &= 0\end{aligned}
\vec n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (JKL), donc \vec n est normal au plan (JKL).

2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

Le plan (JKL), de vecteur normal \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix}, a une équation de la forme 6x+3y-10z+d=0.
Comme J(2 ; 0 ; 1) appartient au plan : \begin{aligned}6\times2+3\times0-10\times1+d = 0 &\iff 12-10+d = 0 \\ &\iff d = -2 \end{aligned}
Donc, une équation cartésienne du plan (JKL) est 6x+3y-10z-2=0.

3.aOn note T le point de coordonnées (10 ; 9 ; -6). Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.

La droite \Delta, orthogonale au plan (JKL), admet \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par T(10 ; 9 ; -6). Une représentation paramétrique est donc : \begin{cases}x=10+6t\\y=9+3t\\z=-6-10t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

3.bDéterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).

H est l'unique point d'intersection de \Delta et du plan (JKL). On remplace les coordonnées paramétriques dans l'équation du plan : 6(10+6t)+3(9+3t)-10(-6-10t)-2=0.
En développant : \begin{aligned}60+36t+27+9t+60+100t-2 = 0 &\iff 145t+145 = 0 \\ &\iff t = -1 \end{aligned}
En remplaçant t=-1 : \begin{aligned}x &= 10+6\times(-1) \\ &= 4\end{aligned} \begin{aligned}y &= 9+3\times(-1) \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}z &= -6-10\times(-1) \\ &= 4\end{aligned}
Donc, H a pour coordonnées (4 ; 6 ; 4).

3.cSachant que le volume d'un tétraèdre est donné par V=\dfrac13\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante, calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT (en cm^{3}).

On prend pour base le triangle JKL, d'aire \mathcal{B}=\dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2} (question 1.b), et pour hauteur la longueur TH, puisque H est le projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).
\overrightarrow{TH}\begin{pmatrix}-6 \\ -3 \\ 10\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}TH &= \sqrt{(-6)^2+(-3)^2+10^2} \\ &= \sqrt{145}\end{aligned}
\begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac{\sqrt{145}}{2}\times\sqrt{145} \\ &= \dfrac{145}{6}\end{aligned}
Donc, le volume du tétraèdre JKLT vaut \dfrac{145}{6} cm^{3}.

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Partie A

Soit p la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

p(x) = x^3 - 3x^2 + 5x + 1

  1. Déterminer les variations de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].
  2. Justifier que l'équation p(x) = 0 admet dans l'intervalle [-3~;~4] une unique solution qui sera notée \alpha.
  3. Déterminer une valeur approchée du réel \alpha au dixième près.
  4. Donner le tableau de signes de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].

Partie B

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

f(x) = \dfrac{\text{e}^x}{1 + x^2}

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthogonal.

    1. Déterminer la dérivée de la fonction f sur l'intervalle [-3~;~4].
    2. Justifier que la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.
  1. Les concepteurs d'un toboggan utilisent la courbe \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan. Ils estiment que le toboggan assure de bonnes sensations si le profil possède au moins deux points d'inflexion.

    01234 1 2 3 41234 Représentationdelacourbe C f C f

    Vuedeprofildutoboggan

    1. D'après le graphique ci-dessus, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ? Argumenter.
    2. On admet que la fonction f'', dérivée seconde de la fonction f, a pour expression pour tout réel x de l'intervalle [-3~;~4] :

      f''(x) = \dfrac{p(x)(x - 1)\text{e}^x}{\left(1 + x^2\right)^3}

      p est la fonction définie dans la partie A.

      En utilisant l'expression précédente de f'', répondre à la question : « le toboggan assure-t-il de bonnes sensations ? ». Justifier.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit p la fonction définie sur [-3~;~4] par p(x) = x^3-3x^2+5x+1. Étudier les variations de p sur [-3~;~4].

p est dérivable sur [-3~;~4], avec p'(x) = 3x^2-6x+5, un trinôme du second degré de discriminant \Delta = (-6)^2-4\times3\times5 = 36-60=-24<0.
Comme \Delta<0 et que le coefficient dominant (3) est positif, p'(x)>0 pour tout x de [-3~;~4] : p est strictement croissante sur [-3~;~4].

PartieA ; 2. Justifier que l'équation p(x)=0 admet, sur [-3~;~4], une unique solution notée \alpha.

p(-3)=-68 et p(4)=37. p est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-3~;~4], à valeurs entre -68 et 37 ; comme 0 appartient à cet intervalle, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation p(x)=0 admet une unique solution \alpha dans [-3~;~4].

PartieA ; 3. Donner une valeur approchée de \alpha au dixième près.

À la calculatrice, p(-0{,}2)\approx-0{,}13<0 et p(-0{,}1)\approx0{,}47>0 : donc, \alpha\approx-0{,}2 au dixième près.

PartieA ; 4. Donner le tableau de signes de p sur [-3~;~4].

p étant strictement croissante et s'annulant uniquement en \alpha\approx-0{,}2 : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[, p(\alpha)=0, et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4].

PartieB ; 1.a Soit f la fonction définie sur [-3~;~4] par f(x) = \dfrac{e^x}{1+x^2}, de courbe \mathcal{C}_f. Déterminer f'(x).

f est dérivable sur [-3~;~4] (car 1+x^2\neq0), et par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{e^x(1+x^2)-e^x\times2x}{(1+x^2)^2} = \dfrac{e^x\left(x^2-2x+1\right)}{(1+x^2)^2} = \dfrac{(x-1)^2\,e^x}{(1+x^2)^2}.

PartieB ; 1.b Justifier que \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.

f'(x)=0 \iff (x-1)^2e^x=0 \iff (x-1)^2=0 (car e^x\neq0) \iff x=1.
Donc, f'(1)=0 : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est horizontale, d'équation \begin{aligned}y &= f(1) \\ &= \dfrac{e}{2}\end{aligned}

PartieB ; 2.a Des concepteurs utilisent \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan, en estimant que le profil assure de bonnes sensations s'il possède au moins deux points d'inflexion. D'après le graphique fourni, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ?

Graphiquement, la courbe \mathcal{C}_f semble convexe sur [-3~;~0], concave sur [0~;~1], puis de nouveau convexe sur [1~;~4] : elle change donc deux fois de convexité, aux abscisses 0 et 1. Le toboggan semble assurer de bonnes sensations.

PartieB ; 2.b On admet que, pour tout x de [-3~;~4], f''(x) = \dfrac{p(x)(x-1)e^x}{(1+x^2)^3}, où p est la fonction de la partie A. Confirmer, en justifiant, si le toboggan assure de bonnes sensations.

Sur [-3~;~4], (1+x^2)^3>0 et e^x>0, donc f''(x) est du signe de p(x)(x-1).
D'après le tableau de signes de p (partie A, question 4) : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[ et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4] ; par ailleurs x-1<0 sur [-3~;~1[ et x-1>0 sur ]1~;~4].
En croisant les signes : p(x)(x-1) est positif sur [-3~;~\alpha[, négatif sur ]\alpha~;~1[, puis positif sur ]1~;~4] : f'' change donc bien de signe en x=\alpha et en x=1.
\mathcal{C}_f admet donc bien deux points d'inflexion (aux abscisses \alpha et 1) : le toboggan assure de bonnes sensations, ce qui confirme la lecture graphique.

Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend six questions. Les six questions sont indépendantes. Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte ni n'enlève aucun point

Question 1

Le réel a est définie par a = \ln (9) + \ln \left(\dfrac{\sqrt{3}}{3} \right)\quad + \ln \left(\dfrac19 \right) est égal à :

a. 1 - \dfrac12 \ln (3)b. \dfrac12 \ln (3)c. 3 \ln (3) + \dfrac12d. - \dfrac12 \ln (3)

Question 2

On note (E) l'équation suivante \ln x + \ln (x - 10) = \ln 3 + \ln 7 d'inconnue le réel x.

a. 3 est solution de (E).

b. 5 - \sqrt{46} est solution de (E).

c. L'équation (E) admet une unique solution réelle.

d. L'équation (E) admet deux solutions réelles.

Question 3

La fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par l'expression f(x) = x^2(- 1 + \ln x).

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans le plan muni d'un repère.

a. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[, f'(x) = 2x + \dfrac1x.

b. La fonction f est croissante sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

c. f'\left(\sqrt{\text{e}} \right) est différent de 0.

d. La droite d'équation y = - \dfrac12 \text{e} est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{\text{e}}.

Question 4

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est :

a. 0,683b. 0,346c. 0,230d. 0,165

Question 5

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

La probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au milllième, est :

a. 0,078b. 0,259c. 0,337d. 0,922

Question 6

Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus.

On réalise l'expérience aléatoire suivante : on tire successivement et avec remise cinq jetons du sac.

On note le nombre de jetons jaunes obtenus après ces cinq tirages.

Si on répète cette expérience aléatoire un très grand nombre de fois alors, en moyenne, le nombre de jetons jaunes est égal à :

a. 0,4b. 1,2c. 2d. 2,5
Voir la correction

1.Le réel a = \ln(9)+\ln\left(\dfrac{\sqrt3}{3}\right)+\ln\left(\dfrac19\right) est égal à : a. 1-\dfrac12\ln(3) ; b. \dfrac12\ln(3) ; c. 3\ln(3)+\dfrac12 ; d. -\dfrac12\ln(3).

\begin{aligned}a &= \ln\left(3^2\right)+\ln\left(\sqrt3\right)-\ln(3)-\ln\left(3^2\right) \\ &= 2\ln(3)+\dfrac12\ln(3)-\ln(3)-2\ln(3) \\ &= -\dfrac12\ln(3)\end{aligned}
Réponse d.

2.On considère l'équation (E) : \ln(x)+\ln(x-10) = \ln(3)+\ln(7), d'inconnue réelle x. a. 3 est solution ; b. 5-\sqrt{46} est solution ; c. (E) admet une unique solution réelle ; d. (E) admet deux solutions réelles.

Le domaine de définition impose x>0 et x>10, donc x\in\,]10~;~+\infty[.
Sur ce domaine, \begin{aligned} (E) &\iff \ln\big(x(x-10)\big) = \ln(21) \\ &\iff x(x-10) = 21 \\ &\iff x^2-10x-21 = 0 \end{aligned} un trinôme de discriminant \begin{aligned}\Delta &= 100+84 \\ &= 184 \\ &= 4\times46\end{aligned} donc \sqrt\Delta=2\sqrt{46}.
Les racines sont x_1=5-\sqrt{46} et x_2=5+\sqrt{46}. Comme \sqrt{46}>5 (car 46>25), x_1<0 n'appartient pas au domaine, tandis que x_2>10 appartient au domaine.
L'équation (E) admet donc une unique solution réelle, 5+\sqrt{46}. Réponse c.

3.Soit f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2(-1+\ln(x)). a. f'(x)=2x+\dfrac1x ; b. f est croissante sur ]0~;~+\infty[ ; c. f'\left(\sqrt{e}\right) est différent de 0 ; d. la droite d'équation y=-\dfrac12e est tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{e}.

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x(-1+\ln(x))+x^2\times\dfrac1x = -2x+2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)-1\big).
f'(x)=0 \iff 2\ln(x)-1=0 \iff \ln(x)=\dfrac12 \iff x=e^{\dfrac{1}{2}}=\sqrt e : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt e est donc horizontale, d'équation y=f\left(\sqrt e\right).
\begin{aligned}f\left(\sqrt e\right) &= \left(\sqrt e\right)^2\left(-1+\ln\left(\sqrt e\right)\right) \\ &= e\left(-1+\dfrac12\right) \\ &= -\dfrac12e\end{aligned}
Donc, la tangente au point d'abscisse \sqrt e a bien pour équation y=-\dfrac12e. Réponse d.

4.Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons. La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est : a. 0,683 ; b. 0,346 ; c. 0,230 ; d. 0,165.

Les tirages étant successifs, indépendants et avec remise, la variable X comptant le nombre de jetons jaunes obtenus suit la loi binomiale de paramètres n=5 et \begin{aligned}p &= \dfrac{20}{50} \\ &= \dfrac25\end{aligned}
P(X=2) = \dbinom{5}{2}\left(\dfrac25\right)^2\left(\dfrac35\right)^3 \approx 0,346. Réponse b.

5.Dans les mêmes conditions (sac de 20 jetons jaunes, 30 bleus, 5 tirages avec remise), la probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au millième, est : a. 0,078 ; b. 0,259 ; c. 0,337 ; d. 0,922.

X\sim\mathcal{B}\left(5~;~\dfrac25\right). P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac35\right)^5 \approx 0,922.
Réponse d.

6.Toujours dans les mêmes conditions, si on répète l'expérience un très grand nombre de fois, le nombre moyen de jetons jaunes obtenus est égal à : a. 0,4 ; b. 1,2 ; c. 2 ; d. 2,5.

L'espérance d'une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p) vaut E(X)=np. Ici, \begin{aligned}E(X) &= 5\times\dfrac25 \\ &= 2\end{aligned}
Réponse c.

Principaux domaines abordés: Étude de fonctions. Fonction logarithme.

Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5).

On donne ci-dessous \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère orthogonal du plan, ainsi que la tangente (AB) à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

01234567 1 2 3 4 5 6 70 1 212345 A B C f

Les trois parties de l'exercice peuvent être traitées de manière indépendante.

Partie A

  1. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).
  2. La fonction f est définie par l'expression f(x) = \ln \left(ax^2 + 1\right) + b, où a et b sont des nombres réels positifs.
    1. Déterminer l'expression de f'(x).
    2. Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Partie B

On admet que la fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Montrer que f est une fonction paire.
  2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.
  3. Déterminer l'expression de f'(x).

    Étudier le sens de variation de la fonction f sur \R.

    Dresser le tableau des variations de f en y faisant figurer la valeur exacte du minimum ainsi que les limites de f en -\infty et +\infty.
  4. À l'aide du tableau des variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x) = k admet deux solutions.
  5. Résoudre l'équation f(x) = 3 + \ln 2.

Partie C

On rappelle que la fonction f est définie sur R par f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

  1. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.
  2. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f''(x) = \dfrac{2\left(1 - x^2\right)}{\left(x^2 + 1\right)^2}.
  3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

\textbf ANNEXE à rendre avec la copie

A B C D E F G H ı k

Voir la correction

PartieA ; 1. Soit f une fonction définie et dérivable sur \mathbb{R}. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5), et on donne ci-dessus la courbe représentative \mathcal{C}_f de f ainsi que la tangente (AB) à \mathcal{C}_f au point A. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).

L'ordonnée du point A donne f(1) = 3. Le nombre dérivé f'(1) est le coefficient directeur de la tangente (AB) en A : f'(1) = \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} = \dfrac{5-3}{3-1} = \dfrac22 = 1.

PartieA ; 2.a On admet que f est définie par f(x) = \ln(ax^2+1)+b, où a et b sont des réels positifs. Déterminer l'expression de f'(x).

Comme a\geqslant0 et x^2\geqslant0 pour tout réel x, on a {ax^2+1\geqslant1>0} : f est donc dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x) = \dfrac{2ax}{ax^2+1} (dérivée de \ln(u) égale à \dfrac{u'}{u}, avec u(x)=ax^2+1 et u'(x)=2ax).

PartieA ; 2.b Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

Les résultats de la question 1 donnent le système \begin{cases}f(1)=3\\f'(1)=1\end{cases} \iff \begin{cases}\ln(a+1)+b=3\\\dfrac{2a}{a+1}=1\end{cases}.
La deuxième équation donne \begin{aligned}2a = a+1 &\iff a = 1 \end{aligned} En reportant dans la première : \begin{aligned}\ln(1+1)+b = 3 &\iff b = 3-\ln2 \end{aligned}
Donc, la réponse est a=1 et b=3-\ln2, ce qui donne, sur \mathbb{R}, f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2.

PartieB ; 1. On admet désormais que f est définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2. Montrer que f est une fonction paire.

Pour tout réel x, \begin{aligned}f(-x) &= \ln\left((-x)^2+1\right)+3-\ln2 \\ &= \ln(x^2+1)+3-\ln2 \\ &= f(x)\end{aligned} Donc, f est une fonction paire (sa courbe représentative est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées).

PartieB ; 2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}x^2+1 = +\infty, et par composition avec la fonction \ln, \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x^2+1) = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
f étant paire, \begin{aligned}\lim\limits_{x\to-\infty}f(x) &= \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) \\ &= +\infty\end{aligned}

PartieB ; 3. Déterminer l'expression de f'(x), étudier le sens de variation de f sur \mathbb{R}, puis dresser son tableau de variations complet (limites en \pm\infty et valeur exacte du minimum).

Comme x^2+1>0 pour tout réel x, f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1}.
Le dénominateur x^2+1 étant strictement positif, f'(x) est du signe de 2x : f'(x)<0 sur ]-\infty~;~0[ et f'(x)>0 sur ]0~;~+\infty[, avec f'(0)=0.
Donc f est strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}f(0) &= \ln(1)+3-\ln2 \\ &= 3-\ln2\end{aligned}
Tableau de variations : f décroît de +\infty (limite en -\infty) jusqu'au minimum 3-\ln2 atteint en x=0, puis croît de 3-\ln2 jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

PartieB ; 4. À l'aide du tableau de variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions.

D'après le tableau de variations, f décroît strictement puis croît strictement de part et d'autre du minimum 3-\ln2, avec pour limites +\infty en -\infty et en +\infty. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions si et seulement si k>3-\ln2.

PartieB ; 5. Résoudre l'équation f(x) = 3+\ln2.

\begin{aligned}f(x) = 3+\ln2 &\iff \ln(x^2+1)+3-\ln2 = 3+\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = 2\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = \ln4 \end{aligned}
La fonction \ln étant strictement croissante, cette égalité équivaut à x^2+1=4, soit x^2=3, soit x=\sqrt3 ou x=-\sqrt3.
Donc, la réponse est que l'ensemble des solutions est S=\{-\sqrt3~;~\sqrt3\}.

PartieC ; 1. On rappelle que f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2 sur \mathbb{R}. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

Par lecture graphique de la courbe, la convexité de \mathcal{C}_f semble changer aux points d'abscisses -1 et 1 : on peut conjecturer l'existence de deux points d'inflexion, d'abscisses -1 et 1.

PartieC ; 2. Montrer que, pour tout réel x, f''(x) = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1} est le quotient de deux fonctions dérivables sur \mathbb{R} (numérateur 2x, dénominateur x^2+1 ne s'annulant jamais), donc f' est dérivable sur \mathbb{R}.
Avec \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v-uv'}{v^2}, u(x)=2x, u'(x)=2, v(x)=x^2+1, v'(x)=2x : f''(x) = \dfrac{2(x^2+1)-2x\times2x}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2x^2+2-4x^2}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

PartieC ; 3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

Le dénominateur (x^2+1)^2 est toujours strictement positif, donc f''(x) est du signe de 1-x^2, qui s'annule en x=-1 et x=1, et est positif entre les deux racines, soit sur ]-1~;~1[.
f est convexe lorsque f''(x)\geqslant0. Donc, la réponse est que f est convexe sur l'intervalle [-1~;~1], ce qui confirme la conjecture graphique de la question 1 (changements de convexité en x=-1 et x=1).

Principaux domaines abordés: Étude des fonctions. Fonction logarithme.

Partie A

01234567891011121314 1 2 3 40 1 2 3 4 51234567 C 2 C 1

Dans le repère orthonormé ci-dessus, sont tracées les courbes représentatives d'une fonction f et de sa fonction dérivée, notée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[.

  1. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente. Justifier.
  2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x) = 3.
  3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

Partie B

  1. Justifier que la quantité \ln \left(x^2- x- 6\right) est bien définie pour les valeurs x de l'intervalle ]3~;~ +\infty[, que l'on nommera I dans la suite.
  2. On admet que la fonction f de la Partie A est définie par f(x) = \ln \left(x^2- x- 6\right) sur I.

    Calculer les limites de la fonction f aux deux bornes de l'intervalle I.

    En déduire une équation d'une asymptote à la courbe représentative de la fonction f sur I.
    1. Calculer f'(x) pour tout x appartenant à I.
    2. Étudier le sens de variation de la fonction f sur I.

      Dresser le tableau des variations de la fonction f en y faisant figurer les limites aux bornes de I.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5 ; 6[.
    2. Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.
    1. Justifier que f''(x) = \dfrac{- 2x^2 + 2x - 13}{\left(x^2 - x - 6\right)^2}.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur I.
Voir la correction

PartieA ; 1. Sur un graphique (non reproduit ici) sont tracées les courbes représentatives \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 d'une fonction f et de sa dérivée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[ : \mathcal{C}_1 part de -\infty au voisinage de 3 et croît ensuite jusqu'à +\infty ; \mathcal{C}_2 part de valeurs élevées au voisinage de 3 et décroît en restant positive. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente, en justifiant.

Si \mathcal{C}_1 représentait la dérivée f', celle-ci serait toujours négative puis positive selon la lecture du graphique ; or la fonction représentée par \mathcal{C}_2 n'est pas décroissante puis croissante : elle est toujours décroissante. Il y a donc une contradiction.
\mathcal{C}_2 reste positive sur tout l'intervalle ]3~;~+\infty[, ce qui est cohérent avec une fonction f strictement croissante sur cet intervalle (comme le montre \mathcal{C}_1) : une fonction croissante a une dérivée positive.
Donc, la réponse est que \mathcal{C}_2 représente la fonction dérivée f', et \mathcal{C}_1 représente la fonction f.

PartieA ; 2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x)=3.

Par lecture graphique de la courbe \mathcal{C}_1, on lit approximativement f(5{,}6)\approx3. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet une solution proche de x=5{,}6.

PartieA ; 3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

La courbe \mathcal{C}_1 « tourne le dos » à l'axe des abscisses de façon décroissante sur tout l'intervalle observé : elle est située sous chacune de ses tangentes. Donc, la réponse est que la fonction f semble concave sur ]3~;~+\infty[.

PartieB ; 1. Justifier que la quantité \ln(x^2-x-6) est bien définie pour les valeurs de x de l'intervalle I=\,]3~;~+\infty[.

Le trinôme x^2-x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= (-1)^2-4\times1\times(-6) \\ &= 1+24 \\ &= 25 \\ &= 5^2\end{aligned}
Ses racines sont donc \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+5}{2} \\ &= 3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-5}{2} \\ &= -2\end{aligned}
Un trinôme du second degré est du signe de son coefficient dominant (ici positif, a=1) à l'extérieur de ses racines, et du signe opposé entre ses racines : x^2-x-6>0 pour x\in\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]3~;~+\infty[.
Donc, la réponse est que x^2-x-6>0 sur I=\,]3~;~+\infty[, et donc \ln(x^2-x-6) y est bien défini.

PartieB ; 2. On admet que f(x)=\ln(x^2-x-6) sur I. Calculer les limites de f aux deux bornes de I, puis en déduire une équation d'une asymptote à la courbe de f.

Limite en +\infty : pour x>3, on factorise x^2-x-6 = x^2\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right). Comme \begin{aligned}\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac1x &= \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{6}{x^2} \\ &= 0\end{aligned} on a \lim\limits_{x\to+\infty}\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right)=1.
Comme \lim\limits_{x\to+\infty}x^2=+\infty, on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}x^2-x-6=+\infty, puis par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
Limite en 3 : en écrivant x^2-x-6=(x+2)(x-3), on a \begin{aligned}\lim\limits_{x\to3^+}(x+2)(x-3) &= 5\times0^+ \\ &= 0^+\end{aligned} donc par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to3^+}f(x)=-\infty.
Donc, la réponse est que la droite d'équation x=3 est asymptote verticale à la courbe représentative de f.

PartieB ; 3.a Calculer f'(x) pour tout x\in I.

La fonction x\mapsto x^2-x-6 est dérivable et strictement positive sur I (question B.1), donc f=\ln(x^2-x-6) est dérivable sur I comme composée de fonctions dérivables, et f'(x) = \dfrac{(x^2-x-6)'}{x^2-x-6} = \dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.
Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.

PartieB ; 3.b Étudier le sens de variation de f sur I, puis dresser son tableau de variations en y faisant figurer les limites aux bornes de I.

Sur I, le dénominateur x^2-x-6 est strictement positif (question B.1), donc f'(x) est du signe du numérateur 2x-1.
Pour tout x>3, on a 2x-1>2\times3-1=5>0, donc f'(x)>0 sur tout l'intervalle I.
Donc, la réponse est que f est strictement croissante sur I, de -\infty (limite en 3) à +\infty (limite en +\infty).

PartieB ; 4.a Justifier que l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5~;~6[.

La fonction f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur I, donc en particulier sur [5~;~6].
f(5) = \ln(5^2-5-6) = \ln(14) \approx 2{,}64 < 3 et f(6) = \ln(6^2-6-6) = \ln(24) \approx 3{,}18 > 3.
Comme 3 est une valeur intermédiaire entre f(5) et f(6), d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur ]5~;~6[.
Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet bien une unique solution \alpha\in\,]5~;~6[.

PartieB ; 4.b Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.

La calculatrice donne f(5{,}63)\approx2{,}999<3 et f(5{,}64)\approx3{,}004>3.
Donc, la réponse est {5{,}63<\alpha<5{,}64}.

PartieB ; 5.a Justifier que f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

La fonction f'=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6} est un quotient de fonctions dérivables sur I dont le dénominateur ne s'annule pas : elle est donc dérivable sur I, et pour tout x\in I, f''(x) = \dfrac{2\times(x^2-x-6)-(2x-1)\times(2x-1)}{(x^2-x-6)^2}.
On développe le numérateur : \begin{aligned}2(x^2-x-6)-(2x-1)^2 &= 2x^2-2x-12-(4x^2-4x+1) \\ &= 2x^2-2x-12-4x^2+4x-1 \\ &= -2x^2+2x-13\end{aligned}
Donc, la réponse est f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

PartieB ; 5.b Étudier la convexité de f sur I.

Le dénominateur (x^2-x-6)^2 est strictement positif sur I, donc f''(x) est du signe du numérateur -2x^2+2x-13.
Le discriminant de ce trinôme vaut \Delta = 2^2-4\times(-2)\times(-13) = 4-104=-100<0 : il n'a donc pas de racine réelle et garde un signe constant, celui de son coefficient dominant a=-2<0 : il est donc strictement négatif pour tout réel x.
Donc, la réponse est que f''(x)<0 pour tout x\in I : la fonction f est concave sur I.

Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Les six questions sont indépendantes.

Une réponse incorrecte, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la fonction f définie pour tout réel x par f(x) = \ln \left(1\quad + x^2\right).

    Sur \R, l'équation f(x) = 2022

    a. n'admet aucune solution.b. admet exactement une solution.
    c. admet exactement deux solutions.d. admet une infinité de solutions.
  2. Soit la fonction g définie pour tout réel x strictement positif par: g(x) = x \ln (x) - x^2

    On note \mathcal{C}_g sa courbe représentative dans un repère du plan.

    a. La fonction g est convexe sur ]0~;~+\infty[.b. La fonction g est concave sur ]0~;~+\infty[.
    c. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.d. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.
  3. On considère la fonction f définie sur ]- 1~;~1[ par

    f(x) = \dfrac{x}{1 - x^2}

    Une primitive de la fonction f est la fonction g définie sur l'intervalle ] - 1~;~1[ par :

    a. g(x) = - \dfrac12 \ln \left(1 - x^2\right)b. g(x) =\quad \dfrac{1 + x^2}{ \left(1 - x^2\right)^2}
    c. g(x)= \dfrac{x^2}{2\left(x - \dfrac{x^3}{3}\right)}d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln \left(1 - x^2\right)
  4. La fonction x \longmapsto\quad \ln \left(-x^2- x + 6\right) est définie sur

    a. ]- 3~;~2[b. ]- \infty~;~6]
    c. ]0~;~+\infty[d. ]2~;~+\infty[
  5. On considère la fonction f définie sur ]0,5~;~+ \infty [ par

    f(x) =x^2- 4x+ 3 \ln (2x - 1)

    Une équation de la tangente à la courbe représentative de f au point d'abscisse 1 est:

    a. y = 4x- 7b. y = 2x - 4
    c. y = -3(x - 1) + 4d. y = 2x - 1
  6. L'ensemble S des solutions dans \R de l'inéquation \ln (x + 3) < 2\ln (x + 1) est:

    a. S = ]- \infty~;~-2[ \cup ]1~;~+\infty[b. S = ]1~;~+ \infty[
    c. S = \emptysetd. S = ]- 1~;~1[
Voir la correction

1.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln\left(1+x^2\right). Dans \mathbb{R}, l'équation f(x) = 2022 : a. n'a aucune solution ; b. a exactement une solution ; c. a exactement deux solutions ; d. a une infinité de solutions.

\begin{aligned}f(x) = 2022 &\iff \ln\left(1+x^2\right) = 2022 \\ &\iff 1+x^2 = e^{2022} \\ &\iff x^2 = e^{2022}-1 \end{aligned}
Le réel e^{2022}-1 est strictement positif, donc cette dernière équation a exactement deux solutions opposées : x=\sqrt{e^{2022}-1} et x=-\sqrt{e^{2022}-1}.
Donc, la réponse est c.

2.Soit g la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x\ln(x)-x^2, de courbe représentative \mathcal{C}_g. a. g est convexe sur ]0~;~+\infty[ ; b. g est concave sur ]0~;~+\infty[ ; c. \mathcal{C}_g a exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[ ; d. \mathcal{C}_g a exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.

g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables, avec g'(x) = \ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-2x = \ln(x)-2x+1.
g' est à son tour dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec g''(x) = \dfrac{1}{x}-2.
g''(x) = 0 \iff \dfrac{1}{x} = 2 \iff x = \dfrac12. De plus, g''(x) = \dfrac{1-2x}{x} change de signe en x=\dfrac12 (positif avant, négatif après, car x>0).
g'' s'annule en changeant de signe une seule fois sur ]0~;~+\infty[, donc \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion, d'abscisse \dfrac12.
Donc, la réponse est c.

3.On considère la fonction f définie sur ]-1~;~1[ par f(x) = \dfrac{x}{1-x^2}. Une primitive de f sur ]-1~;~1[ est la fonction : a. g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) ; b. g(x) = \dfrac{1+x^2}{\left(1-x^2\right)^2} ; c. g(x) = \dfrac{x^2}{2\left(x-\dfrac{x^3}{3}\right)} ; d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln\left(1-x^2\right).

Testons la fonction g de la réponse a, définie par g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) sur ]-1~;~1[.
En posant u(x) = 1-x^2, dérivable et strictement positive sur ]-1~;~1[, on a g(x) = -\dfrac12\ln\left(u(x)\right), donc g'(x) = -\dfrac12\times\dfrac{u'(x)}{u(x)} = -\dfrac12\times\dfrac{-2x}{1-x^2} = \dfrac{x}{1-x^2} = f(x).
La fonction g de la réponse a est donc bien une primitive de f sur ]-1~;~1[.
Donc, la réponse est a.

4.La fonction x\longmapsto\ln\left(-x^2-x+6\right) est définie sur : a. ]-3~;~2[ ; b. ]-\infty~;~6] ; c. ]0~;~+\infty[ ; d. ]2~;~+\infty[.

Cette fonction est définie exactement là où -x^2-x+6>0, c'est-à-dire là où x^2+x-6<0.
Le trinôme x^2+x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1^2-4\times1\times(-6) \\ &= 25\end{aligned} donc deux racines réelles \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-5}{2} \\ &= -3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+5}{2} \\ &= 2\end{aligned}
Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est strictement négatif strictement entre ses deux racines : x^2+x-6<0 \iff x\in\,]-3~;~2[.
La fonction est donc définie sur ]-3~;~2[, ce qui correspond à la réponse a.

5.On considère la fonction f définie sur ]0{,}5~;~+\infty[ par f(x) = x^2-4x+3\ln(2x-1). Une équation de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1 est : a. y=4x-7 ; b. y=2x-4 ; c. y=-3(x-1)+4 ; d. y=2x-1.

Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = f(1)+f'(1)(x-1).
\begin{aligned}f(1) &= 1^2-4\times1+3\ln(2\times1-1) \\ &= 1-4+3\ln(1) \\ &= -3+0 \\ &= -3\end{aligned}
f est dérivable sur ]0{,}5~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x-4+3\times\dfrac{2}{2x-1} = 2x-4+\dfrac{6}{2x-1}, donc f'(1) = 2-4+\dfrac{6}{1} = -2+6 = 4.
Une équation de la tangente est donc \begin{aligned}y = -3+4(x-1) &\iff y = 4x-4-3 \\ &\iff y = 4x-7 \end{aligned}
Donc, la réponse est a.

6.L'ensemble S des solutions dans \mathbb{R} de l'inéquation \ln(x+3) < 2\ln(x+1) est : a. S=\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[ ; b. S=\,]1~;~+\infty[ ; c. S=\emptyset ; d. S=\,]-1~;~1[.

Pour que les deux logarithmes soient définis, il faut x+3>0 et x+1>0, c'est-à-dire x>-3 et x>-1 : l'inéquation n'a donc de sens que sur ]-1~;~+\infty[.
Sur cet intervalle, 2\ln(x+1) = \ln\left((x+1)^2\right), et \ln étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \ln(x+3) < \ln\left((x+1)^2\right) \iff x+3 < (x+1)^2.
x+3 < x^2+2x+1 \iff 0 < x^2+x-2.
Le trinôme x^2+x-2 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1+8 \\ &= 9\end{aligned} donc deux racines \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-3}{2} \\ &= -2\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+3}{2} \\ &= 1\end{aligned} il est strictement positif à l'extérieur de ses racines, donc sur ]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[.
En tenant compte de la condition x>-1 posée au début, l'ensemble des solutions est finalement S=\,]1~;~+\infty[, soit la réponse b.

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Partie A :

Soit h la fonction définie sur \R par

h(x) = \text{e}^x - x

  1. Déterminer les limites de h en -\infty et +\infty.
  2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.
  3. En déduire que :

    si a et b sont deux réels tels que {0 < a < b} alors h(a) - h(b) < 0.

Partie B :

Soit f la fonction définie sur \R par

f(x) = \text{e}^x

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

  1. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

Dans la suite de l'exercice on s'intéresse à l'écart entre T et \mathcal{C}_f au voisinage de 0.

Cet écart est défini comme la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse.

On s'intéresse aux points d'abscisse \dfrac{1}{n}, avec n entier naturel non nul.

On considère alors la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel non nul n par :

u_n = \text{exp} \left(\dfrac{1}{n}\right) - \dfrac{1}{n} - 1

  1. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
    1. Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n,

      u_{n+1} - u_n = h\left(\dfrac{1}{n + 1}\right) - h\left(\dfrac{1}{n}\right)

      h est la fonction définie à la partie A.
    2. En déduire le sens de variation de la suite \left(u_n\right).
  2. Le tableau ci-dessous donne des valeurs approchées à 10^{-9} des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

    \begin{array}{|l|c|}\hline n &u_n\\ \hline 1 &0,718281828\\ \hline 2 &0,148721271\\ \hline 3 &0,062279092\\ \hline 4 &0,034025417\\ \hline 5 &0,021402758\\ \hline 6 &0,014693746\\ \hline 7 &0,010707852\\ \hline 8 &0,008148453\\ \hline 9 &0,006407958\\ \hline 10 &0,005170918\\ \hline \end{array}


    Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.
Voir la correction

PartieA ; 1. Soit h la fonction définie sur \mathbb{R} par h(x) = e^x-x. Déterminer les limites de h en -\infty et en +\infty.

En -\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty}(-x) = +\infty, donc par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}h(x) = +\infty.
En +\infty : pour x\neq0, on écrit h(x) = x\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{e^x}{x} = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right) = +\infty.
Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), \lim\limits_{x\to+\infty}h(x) = +\infty.

PartieA ; 2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.

h est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, avec h'(x) = e^x-1.
h'(x) > 0 \iff e^x>1 \iff e^x>e^0 \iff x>0, et de même h'(x)<0 \iff x<0, puisque la fonction exponentielle est strictement croissante sur \mathbb{R}.
h est donc strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] puis strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}h(0) &= e^0-0 \\ &= 1\end{aligned}
Tableau de variation : h décroît de +\infty à h(0)=1 sur ]-\infty~;~0], puis croît de 1 à +\infty sur [0~;~+\infty[.

PartieA ; 3. En déduire que, si a et b sont deux réels tels que 0<a<b, alors h(a)-h(b)<0.

D'après la question précédente, h est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.
Si 0<a<b, alors par stricte croissance de h sur cet intervalle, h(a)<h(b), ce qui équivaut à h(a)-h(b)<0.

PartieB ; 1. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x, de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère du plan. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

Une équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y = f(0)+f'(0)(x-0).
Comme f'=f pour la fonction exponentielle, f(0)=f'(0)=e^0=1.
Donc, une équation de T est y = 1+1\times x, soit y=x+1.

PartieB ; 2. On s'intéresse à l'écart, au voisinage de 0, entre T et \mathcal{C}_f, aux points d'abscisse \dfrac{1}{n} (avec n entier naturel non nul). Cet écart est la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse. On pose, pour tout entier naturel non nul n, u_n = \exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1. Déterminer la limite de la suite (u_n).

\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac1n = 0, donc par composition, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}\exp\left(\dfrac1n\right) &= e^0 \\ &= 1\end{aligned}
Donc, par somme de limites, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}u_n &= 1-0-1 \\ &= 0\end{aligned}

PartieB ; 3.a Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n, u_{n+1}-u_n = h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right), où h est la fonction de la partie A.

u_{n+1}-u_n = \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-1\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1\right].
En développant, les termes constants -1 et +1 s'éliminent : u_{n+1}-u_n = \exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-\exp\left(\dfrac1n\right)+\dfrac1n.
En regroupant : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n\right] \\ &= h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)\end{aligned} puisque h(x)=e^x-x.

PartieB ; 3.b En déduire le sens de variation de la suite (u_n).

Pour tout entier naturel non nul n, on a {0<\dfrac{1}{n+1}<\dfrac1n}.
D'après la question 3 de la partie A (avec a=\dfrac{1}{n+1} et b=\dfrac1n), on a donc h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)<0.
D'après la question précédente, cela signifie que u_{n+1}-u_n<0 pour tout entier naturel non nul n : la suite (u_n) est donc strictement décroissante.

PartieB ; 4. Un tableau de valeurs approchées à 10^{-9} près donne : u_1\approx0{,}718281828 ; u_2\approx0{,}148721271 ; u_3\approx0{,}062279092 ; u_4\approx0{,}034025417 ; u_5\approx0{,}021402758 ; u_6\approx0{,}014693746 ; u_7\approx0{,}010707852 ; u_8\approx0{,}008148453 ; u_9\approx0{,}006407958 ; u_{10}\approx0{,}005170918. Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.

La suite (u_n) étant strictement décroissante (question 3.b), on cherche dans le tableau le premier terme strictement inférieur à 10^{-2}=0{,}01.
On lit u_7\approx0{,}010707852>0{,}01, tandis que u_8\approx0{,}008148453<0{,}01.
Donc, la plus petite valeur de n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble inférieur à 10^{-2} est n=8.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.

Une réponse incorrecte, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. Soit f la fonction définie sur \R par

    f(x) =\dfrac{x}{\text{e}^x}

    On suppose que f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

    a. f'(x) = \text{e}^{-x}b. f'(x) = x\text{e}^{-x}
    c. f'(x) = (1- x)\text{e}^{-x}d. f'(x) = (1+x) \text{e}^{-x}
  2. Soit f une fonction deux fois dérivable sur l'intervalle [-3~;~1]. On donne ci-dessous la représentation graphique de sa fonction dérivée seconde f''.

    01 1 2 30 1 2 3123

    On peut alors affirmer que:

    a. La fonction f est convexe sur l'intervalle [-1~;~1]b. La fonction f est concave sur l'intervalle [- 2~;~0]
    c. La fonction f' est décroissante sur l'intervalle [-2~;~0]d. La fonction f' admet un maximum en

    x = -1
  3. On considère la fonction f définie sur \R par:

    f(x) = x^3\text{e}^{-x^2}

    Si F est une primitive de f sur \R,

    a. F(x) = - \dfrac16\left(x^3 + 1\right)\text{e}^{-x^2}b. F(x) = - \dfrac14 x^4\text{e}^{-x^2}
    c. F(x)=-\dfrac12\left(x^2 + 1\right)\text{e}^{-x^2}d. F(x)= x^2\left(3 - 2x^2\right)\text{e}^{-x^2}
  4. Que vaut :

    \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\text{e}^x + 1}{\text{e}^x - 1}

    a. -1b. 1
    c. + \inftyd. n'existe pas
  5. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \text{e}^{2x +1}.

    La seule primitive F sur \R de la fonction f telle que F(0) = 1 est la fonction :

    a. x \longmapsto\quad 2\text{e}^{2x+1} - 2\text{e} + 1b. x \longmapsto\quad 2\text{e}^{2x+1} - \text{e}
    c. x \longmapsto \dfrac12\text{e}^{2x+1} - \dfrac12 \text{e} + 1d. x \longmapsto \text{e}^{x^2 + x}
  6. Dans un repère, on a tracé ci-contre la courbe représentative d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur [- 2 ~;~4]

    101 x y

    Parmi les courbes suivantes, laquelle représente la fonction f'', dérivée seconde de f ?

    a. 101 x y b. 101 x y c. 101 x y d. 101 x y
Voir la correction

1.Soit f la fonction dérivable sur \mathbb{R} définie par f(x) = \dfrac{x}{\text{e}^x}. Quelle est l'expression de f'(x) : a. \text{e}^{-x} ; b. x\text{e}^{-x} ; c. (1-x)\text{e}^{-x} ; d. (1+x)\text{e}^{-x} ?

En écrivant f(x) = x\text{e}^{-x} (produit de x par \text{e}^{-x}), la formule de dérivation d'un produit donne, pour tout réel x : f'(x) = 1\times\text{e}^{-x} + x\times\left(-\text{e}^{-x}\right) = (1-x)\,\text{e}^{-x}.
Réponse c.

2.Soit f une fonction deux fois dérivable sur [-3~;~1], dont on donne la courbe représentative de la fonction dérivée seconde f'' : celle-ci est positive sur [-3~;~-1], s'annule en x=-1, puis est négative sur [-1~;~1]. Que peut-on affirmer : a. f convexe sur [-1~;~1] ; b. f concave sur [-2~;~0] ; c. f' décroissante sur [-2~;~0] ; d. f' admet un maximum en x=-1 ?

Comme f'' est positive sur [-3~;~-1], la fonction f' est croissante sur cet intervalle ; comme f'' est négative sur [-1~;~1], la fonction f' est décroissante sur cet intervalle.
La fonction f' est donc croissante puis décroissante, avec un changement de sens de variation en x=-1 : f' admet donc un maximum local en x=-1.
Réponse d.

3.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x^3\text{e}^{-x^2}. Si F est une primitive de f sur \mathbb{R}, laquelle des expressions suivantes convient : a. F(x) = -\dfrac16\left(x^3+1\right)\text{e}^{-x^2} ; b. F(x) = -\dfrac14x^4\text{e}^{-x^2} ; c. F(x) = -\dfrac12\left(x^2+1\right)\text{e}^{-x^2} ; d. F(x) = x^2(3-2x^2)\text{e}^{-x^2} ?

Pour identifier la bonne primitive, on dérive chaque candidate et on compare le résultat à f(x)=x^3\text{e}^{-x^2}. Testons la proposition c : F(x) = -\dfrac12\left(x^2+1\right)\text{e}^{-x^2}.
En utilisant la formule de dérivation d'un produit, avec u(x)=-\dfrac12(x^2+1) et v(x)=\text{e}^{-x^2}, on a u'(x)=-x et v'(x)=-2x\,\text{e}^{-x^2} : F'(x) = -x\,\text{e}^{-x^2} + \left(-\dfrac12(x^2+1)\right)\times\left(-2x\,\text{e}^{-x^2}\right) = -x\,\text{e}^{-x^2} + x(x^2+1)\text{e}^{-x^2}.
En factorisant : F'(x) = \text{e}^{-x^2}\left(-x+x^3+x\right) = x^3\,\text{e}^{-x^2} = f(x). La proposition c convient bien.
Réponse c.

4.Que vaut \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x+1}{\text{e}^x-1} : a. -1 ; b. 1 ; c. +\infty ; d. n'existe pas ?

Pour lever l'indétermination, on factorise le numérateur et le dénominateur par le terme dominant \text{e}^x (non nul) : \begin{aligned}\dfrac{\text{e}^x+1}{\text{e}^x-1} &= \dfrac{\text{e}^x\left(1+\text{e}^{-x}\right)}{\text{e}^x\left(1-\text{e}^{-x}\right)} \\ &= \dfrac{1+\text{e}^{-x}}{1-\text{e}^{-x}}\end{aligned}
Or \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\text{e}^{-x} = 0, donc par limite de quotient, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{1+\text{e}^{-x}}{1-\text{e}^{-x}} &= \dfrac{1+0}{1-0} \\ &= 1\end{aligned}
Réponse b.

5.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \text{e}^{2x+1}. La seule primitive F sur \mathbb{R} de f telle que F(0)=1 est : a. x\longmapsto2\text{e}^{2x+1}-2\text{e}+1 ; b. x\longmapsto2\text{e}^{2x+1}-\text{e} ; c. x\longmapsto\dfrac12\text{e}^{2x+1}-\dfrac12\text{e}+1 ; d. x\longmapsto\text{e}^{x^2+x} ?

La fonction f est continue sur \mathbb{R}, donc elle admet des primitives sur \mathbb{R}. En remarquant que f(x) = \dfrac12\times2\,\text{e}^{2x+1} est de la forme u'(x)\text{e}^{u(x)} avec u(x)=2x+1, une primitive générale de f s'écrit F(x) = \dfrac12\text{e}^{2x+1}+k, avec k une constante réelle.
La condition F(0)=1 donne \dfrac12\text{e}^{1}+k=1, soit k=1-\dfrac12\text{e}.
On obtient donc F(x) = \dfrac12\text{e}^{2x+1}+1-\dfrac12\text{e}.
Réponse c.

6.Une fonction f est définie et deux fois dérivable sur [-2~;~4] ; on donne sa courbe représentative, qui laisse apparaître un profil concave sur [-2~;~1] puis convexe sur [1~;~4], avec un point d'inflexion en x=1. Parmi quatre courbes proposées, laquelle représente la fonction dérivée seconde f'' de f ?

Comme f est concave sur [-2~;~1], on a f''(x)\leqslant0 sur cet intervalle ; comme f est convexe sur [1~;~4], on a f''(x)\geqslant0 sur cet intervalle. La fonction f'' change donc de signe (de négatif à positif) en s'annulant en x=1.
Parmi les quatre courbes proposées, une seule est négative sur [-2~;~1], s'annule en changeant de signe en x=1, puis devient positive sur [1~;~4].
Réponse a.

Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

f(x) = x\ln (x) + 1

On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère du plan.

  1. Déterminer la limite de la fonction f en 0 ainsi que sa limite en +\infty.
    1. On admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et on notera f' sa fonction dérivée.

      Montrer que pour tout réel x strictement positif :

      f'(x) = 1 + \ln (x).
    2. En déduire le tableau de variation de la fonction f sur ]0~;~ +\infty[. On y fera figurer la valeur exacte de l'extremum de f sur ]0~;~ +\infty[ et les limites.
    3. Justifier que pour tout x \in\quad ]0~;~1[,\:f(x) \in\quad ]0~;~1[.
    1. Déterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
    2. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.
    3. En déduire que pour tout réel x strictement positif:

      f(x) \geqslant x
  2. On définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0 élément de l'intervalle ]0 ; 1[ et pour tout entier naturel n :

    u_{n+1} = f\left(u_n\right)

    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : {0 < u_n < 1}.
    2. Déduire de la question 3. c. la croissance de la suite \left(u_n\right).
    3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
Voir la correction

1.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)+1, de courbe représentative \mathcal{C}_f. Déterminer la limite de f en 0, puis sa limite en +\infty.

On sait, par croissances comparées, que \displaystyle\lim_{x\to0}x\ln(x) = 0. Donc, par limite de somme, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to0}f(x) &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
D'autre part, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\ln(x) = +\infty ; par limite de produit, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x\ln(x) = +\infty, puis par limite de somme, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

2.aOn admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f'. Montrer que, pour tout réel x strictement positif, f'(x) = 1+\ln(x).

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme d'un produit de fonctions dérivables (x\longmapsto x et x\longmapsto\ln(x)) et d'une constante. En utilisant la formule de dérivation d'un produit, pour tout réel x strictement positif : f'(x) = 1\times\ln(x)+x\times\dfrac1x = \ln(x)+1.

2.bEn déduire le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[, en y faisant figurer la valeur exacte de l'extremum et les limites.

f'(x)\geqslant0 \iff \ln(x)+1\geqslant0 \iff \ln(x)\geqslant-1 \iff x\geqslant\text{e}^{-1} (la fonction exponentielle étant strictement croissante).
Donc, f'(x)<0 sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right[ et f'(x)>0 sur \left]\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[ : la fonction f est donc strictement décroissante sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right], puis strictement croissante sur \left[\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[.
La fonction f admet donc un minimum en x=\text{e}^{-1}, valant f\left(\text{e}^{-1}\right) = \text{e}^{-1}\ln\left(\text{e}^{-1}\right)+1 = \text{e}^{-1}\times(-1)+1 = 1-\text{e}^{-1}.
Le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[ est donc : f décroît de 1 (limite en 0, non atteinte) jusqu'au minimum 1-\text{e}^{-1} atteint en x=\text{e}^{-1}, puis croît de 1-\text{e}^{-1} jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

2.cJustifier que, pour tout x\in\,]0~;~1[, on a f(x)\in\,]0~;~1[.

D'après le tableau de variation précédent, sur l'intervalle ]0~;~1[, la fonction f prend ses valeurs entre son minimum 1-\text{e}^{-1} et sa valeur en 1 (non atteinte sur l'intervalle ouvert) : \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1)+1 \\ &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
Ainsi, pour tout x de ]0~;~1[, on a 1-\text{e}^{-1}\leqslant f(x)<1.
Or \text{e}^{-1}<1 donc 1-\text{e}^{-1}>0 : on a donc bien f(x)\in\,]0~;~1[ pour tout x\in\,]0~;~1[.

3.aDéterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.

Une équation de la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est y=f'(1)(x-1)+f(1).
On calcule f'(1) = \ln(1)+1 = 0+1 = 1 et f(1)=1 (calculé à la question précédente).
Donc, une équation de (T) est \begin{aligned}y &= 1\times(x-1)+1 \\ &= x-1+1 \\ &= x\end{aligned} c'est-à-dire y=x.

3.bÉtudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[.

La fonction f', définie par f'(x)=\ln(x)+1, est elle-même dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f''(x) = \dfrac1x.
Or \dfrac1x>0 pour tout x de ]0~;~+\infty[, donc f''(x)>0 sur cet intervalle : la fonction f est donc strictement convexe sur ]0~;~+\infty[.

3.cEn déduire que, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

La fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, donc sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de (T), d'équation y=x.
Donc, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

4.aOn définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0\in\,]0~;~1[ et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f\left(u_n\right). Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

Initialisation : par hypothèse, u_0\in\,]0~;~1[, soit 0<u_0<1 : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : soit n un entier naturel fixé, et supposons que 0<u_n<1. D'après la question 2.c, comme u_n\in\,]0~;~1[, on a f\left(u_n\right)\in\,]0~;~1[, c'est-à-dire 0<u_{n+1}<1 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0, et elle est héréditaire ; donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

4.bEn utilisant le résultat de la question 3.c, déterminer le sens de variation de la suite \left(u_n\right).

D'après la question 3.c, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x. Comme, d'après la question précédente, u_n>0 pour tout entier naturel n, on peut appliquer cette inégalité à x=u_n : f\left(u_n\right)\geqslant u_n, c'est-à-dire u_{n+1}\geqslant u_n.
La suite \left(u_n\right) est donc croissante.

4.cEn déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.

La suite \left(u_n\right) est croissante (question précédente) et majorée par 1 (d'après la question 4.a). Donc, d'après le théorème de convergence monotone, la suite \left(u_n\right) converge vers une limite finie.

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Une urne contient des jetons blancs et noirs tous indiscernables au toucher.

Une partie consiste à prélever au hasard successivement et avec remise deux jetons de cette urne.

On établit la règle de jeu suivante:

  • un joueur perd 9 euros si les deux jetons tirés sont de couleur blanche ;
  • un joueur perd 1 euro si les deux jetons tirés sont de couleur noire ;
  • un joueur gagne 5 euros si les deux jetons tirés sont de couleurs différentes.
  1. On considère que l'urne contient 2 jetons noirs et 3 jetons blancs.
    1. Modéliser la situation à l'aide d'un arbre pondéré.
    2. Calculer la probabilité de perdre 9 € sur une partie.
  2. On considère maintenant que l'urne contient 3 jetons blancs et au moins deux jetons noirs mais on ne connait pas le nombre exact de jetons noirs. On appellera N le nombre de jetons noirs.
    1. Soit X la variable aléatoire donnant le gain du jeu pour une partie.

      Déterminer la loi de probabilité de cette variable aléatoire.
    2. Résoudre l'inéquation pour x réel:

      -x^2\quad + 30x - 81 > 0
    3. En utilisant le résultat de la question précédente, déterminer le nombre de jetons noirs que l'urne doit contenir afin que ce jeu soit favorable au joueur.
    4. Combien de jetons noirs le joueur doit-il demander afin d'obtenir un gain moyen maximal ?
  3. On observe 10 joueurs qui tentent leur chance en effectuant une partie de ce jeu, indépendamment les uns des autres. On suppose que 7 jetons noirs ont été placés dans l'urne (avec 3 jetons blancs).

    Quelle est la probabilité d'avoir au moins 1 joueur gagnant 5 euros?
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1.aUne urne contient 2 jetons noirs et 3 jetons blancs, tous indiscernables au toucher. On tire au hasard, successivement et avec remise, deux jetons de cette urne. Un joueur perd 9 € si les deux jetons tirés sont blancs, perd 1 € si les deux jetons tirés sont noirs, et gagne 5 € si les deux jetons tirés sont de couleurs différentes. Modéliser la situation à l'aide d'un arbre pondéré.

Notons B l'évènement « le jeton tiré est blanc » et N l'évènement « le jeton tiré est noir ». Comme l'urne contient 3 jetons blancs et 2 jetons noirs sur 5 au total, p(\text{B}) = \dfrac35 et p(\text{N}) = \dfrac25.
Les tirages étant effectués avec remise, les probabilités sont les mêmes au premier et au second tirage : l'arbre pondéré comporte, à la première branche, B (probabilité \dfrac35) ou N (probabilité \dfrac25) ; puis, sous chacune de ces deux branches, à nouveau B (probabilité \dfrac35) ou N (probabilité \dfrac25) au second tirage, ces deux tirages étant indépendants du fait de la remise.

1.bCalculer la probabilité de perdre 9 € sur une partie.

Perdre 9 € correspond à tirer deux jetons blancs. Notons X la variable aléatoire donnant le gain du joueur sur une partie ; comme les deux tirages sont indépendants (tirages avec remise) : \begin{aligned}p(X=-9) &= p(\text{B})\times p(\text{B}) \\ &= \left(\dfrac35\right)^2 \\ &= \dfrac{9}{25}\end{aligned}
Donc, la probabilité de perdre 9 € sur une partie est égale à \dfrac{9}{25} (soit 0,36).

2.aOn considère maintenant que l'urne contient 3 jetons blancs et N jetons noirs, avec N\geqslant2 (le nombre exact de jetons noirs n'étant pas connu). Soit X la variable aléatoire donnant le gain du jeu pour une partie. Déterminer la loi de probabilité de X.

L'urne contient à présent N+3 jetons au total, dont 3 blancs et N noirs. Sur un tirage, p(\text{B}) = \dfrac{3}{N+3} et p(\text{N}) = \dfrac{N}{N+3}. La variable X prend les valeurs -9, -1 et 5.
Pour perdre 9 € (deux jetons blancs, tirages indépendants) : \begin{aligned}p(X=-9) &= \left(\dfrac{3}{N+3}\right)^2 \\ &= \dfrac{9}{(N+3)^2}\end{aligned}
Pour perdre 1 € (deux jetons noirs) : \begin{aligned}p(X=-1) &= \left(\dfrac{N}{N+3}\right)^2 \\ &= \dfrac{N^2}{(N+3)^2}\end{aligned}
Pour gagner 5 € (un jeton de chaque couleur, dans l'un ou l'autre ordre) : \begin{aligned}p(X=5) &= 2\times\dfrac{3}{N+3}\times\dfrac{N}{N+3} \\ &= \dfrac{6N}{(N+3)^2}\end{aligned}
La loi de probabilité de X est donc donnée par : p(X=-9)=\dfrac{9}{(N+3)^2}, p(X=-1)=\dfrac{N^2}{(N+3)^2} et p(X=5)=\dfrac{6N}{(N+3)^2}.

2.bRésoudre l'inéquation d'inconnue réelle x : -x^2+30x-81>0.

Le trinôme -x^2+30x-81 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 30^2-4\times(-1)\times(-81) \\ &= 900-324 \\ &= 576 \\ &= 24^2\end{aligned}
Comme \Delta>0, le trinôme admet deux racines réelles : \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-30-24}{2\times(-1)} \\ &= \dfrac{-54}{-2} \\ &= 27\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-30+24}{2\times(-1)} \\ &= \dfrac{-6}{-2} \\ &= 3\end{aligned}
Le coefficient dominant du trinôme étant -1<0, celui-ci est positif entre ses racines et négatif à l'extérieur : donc, -x^2+30x-81>0 \iff x\in\,]3~;~27[.

2.cEn utilisant le résultat de la question précédente, déterminer le nombre de jetons noirs que l'urne doit contenir afin que ce jeu soit favorable au joueur.

Le jeu est favorable au joueur si, et seulement si, l'espérance de gain E(X) est strictement positive. D'après la loi de probabilité établie à la question 2.a : \begin{aligned}E(X) &= (-9)\times\dfrac{9}{(N+3)^2} + (-1)\times\dfrac{N^2}{(N+3)^2} + 5\times\dfrac{6N}{(N+3)^2} \\ &= \dfrac{-81-N^2+30N}{(N+3)^2} \\ &= \dfrac{-N^2+30N-81}{(N+3)^2}\end{aligned}
Comme (N+3)^2>0, E(X) est du signe de son numérateur -N^2+30N-81. D'après la question précédente, ce numérateur est strictement positif si, et seulement si, N\in\,]3~;~27[.
Or N est un entier naturel (un nombre de jetons), donc E(X)>0 si, et seulement si, N est un entier vérifiant {4\leqslant N\leqslant26}.
Donc, le jeu est favorable au joueur lorsque l'urne contient entre 4 et 26 jetons noirs (bornes incluses).

2.dCombien de jetons noirs le joueur doit-il demander afin d'obtenir un gain moyen maximal ?

Le gain moyen est maximal lorsque la fonction g, définie sur [0~;~+\infty[ par g(N) = \dfrac{-N^2+30N-81}{(N+3)^2} (qui correspond à E(X) vue comme fonction de N), atteint son maximum, c'est-à-dire lorsque g'(N)=0 en changeant de signe.
La fonction g est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s'annule pas. En utilisant la formule de dérivation d'un quotient : g'(N) = \dfrac{(-2N+30)(N+3)^2-(N+3)^2{}'\times\left(-N^2+30N-81\right)}{(N+3)^4}, avec (N+3)^2{}' = 2(N+3).
En simplifiant par (N+3) au numérateur et au dénominateur : g'(N) = \dfrac{(-2N+30)(N+3)-2\left(-N^2+30N-81\right)}{(N+3)^3}.
Développons le numérateur : \begin{aligned}(-2N+30)(N+3) &= -2N^2-6N+30N+90 \\ &= -2N^2+24N+90\end{aligned} puis -2\left(-N^2+30N-81\right) = 2N^2-60N+162. La somme donne : -2N^2+24N+90+2N^2-60N+162 = -36N+252.
Donc, g'(N) = \dfrac{-36N+252}{(N+3)^3} = \dfrac{-36(N-7)}{(N+3)^3}. Comme (N+3)^3>0, g'(N) est du signe de -(N-7) : positif avant N=7, négatif après.
La fonction g est donc croissante sur [0~;~7] puis décroissante sur [7~;~+\infty[ : elle admet un maximum en N=7.
Donc, le joueur doit demander que l'urne contienne 7 jetons noirs pour que son gain moyen soit maximal.

3.On suppose que l'urne contient désormais 7 jetons noirs et 3 jetons blancs. On observe 10 joueurs qui effectuent chacun une partie de ce jeu, indépendamment les uns des autres. Quelle est la probabilité d'avoir au moins un joueur gagnant 5 euros ?

Avec N=7 jetons noirs et 3 jetons blancs (10 jetons au total), la probabilité de gagner 5 € sur une partie est, d'après la question 2.a : \begin{aligned}p &= \dfrac{6\times7}{(7+3)^2} \\ &= \dfrac{42}{100} \\ &= \dfrac{21}{50} \\ &= 0{,}42\end{aligned}
Notons Y la variable aléatoire donnant le nombre de joueurs (parmi les 10) gagnant 5 €. Les 10 parties sont indépendantes et identiques, chacune ayant deux issues possibles (gagner 5 € ou non) : Y suit donc la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}42, notée \mathcal{B}(10~;~0{,}42).
La probabilité d'avoir au moins un joueur gagnant 5 € est p(Y\geqslant1) = 1-p(Y=0), avec \begin{aligned}p(Y=0) &= (1-0{,}42)^{10} \\ &= 0{,}58^{10}\end{aligned}
À la calculatrice, 0{,}58^{10}\approx0{,}0043, donc \begin{aligned}p(Y\geqslant1) &\approx 1-0{,}0043 \\ &\approx 0{,}996\end{aligned}
Donc, la probabilité qu'au moins un joueur parmi les 10 gagne 5 € est d'environ 0,996 : cet évènement est quasiment certain.

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Dans le cadre d'un essai clinique on envisage deux protocoles de traitement d'une maladie.

L'objectif de cet exercice est d'étudier, pour ces deux protocoles, l'évolution de la quantité de médicament présente dans le sang d'un patient en fonction du temps.

Les parties A et B sont indépendantes

Partie A : Étude du premier protocole

Le premier protocole consiste à faire absorber un médicament, sous forme de comprimé, au patient.

On modélise la quantité de médicament présente dans le sang du patient, exprimée en mg, par la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 10] par

f(t) = 3t\text{e}^{-0,5t+1},

t désigne le temps, exprimé en heure, écoulé depuis la prise du comprimé.

    1. On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle [0 ; 10] et on note f' sa fonction dérivée.

      Montrer que, pour tout nombre réel t de [0 ; 10], on a : f'(t) = 3(- 0,5t + 1)\text{e}^{-0,5t+1}.
    2. En déduire le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 10].
    3. Selon cette modélisation, au bout de combien de temps la quantité de médicament présente dans le sang du patient sera-t-elle maximale ?

      Quelle est alors cette quantité maximale?
    1. Montrer que l'équation f(t) = 5 admet une unique solution sur l'intervalle [0 ; 2] notée \alpha, dont on donnera une valeur approchée à 10^{-2} près.

      On admet que l'équation f(t) = 5 admet une unique solution sur l'intervalle [2 ; 10], notée \beta, et qu'une valeur approchée de \beta à 10^{-2} près est 3,46.
    2. On considère que ce traitement est efficace lorsque la quantité de médicament présente dans le sang du patient est supérieure ou égale à 5 mg.

      Déterminer, à la minute près, la durée d'efficacité du médicament dans le cas de ce protocole.

Partie B : Étude du deuxième protocole

Le deuxième protocole consiste à injecter initialement au patient, par piqûre intraveineuse, une dose de 2 mg de médicament puis à réinjecter toutes les heures une dose de 1,8 mg.

On suppose que le médicament se diffuse instantanément dans le sang et qu'il est ensuite progressivement éliminé.

On estime que lorsqu'une heure s'est écoulée après une injection, la quantité de médicament dans le sang a diminué de 30 % par rapport à la quantité présente immédiatement après cette injection.

On modélise cette situation à l'aide de la suite \left(u_n\right) où, pour tout entier naturel n, u_n désigne la quantité de médicament, exprimée en mg, présente dans le sang du patient immédiatement après l'injection de la n-ième heure. On a donc u_0 = 2.

  1. Calculer, selon cette modélisation, la quantité u_1, de médicament (en mg) présente dans le sang du patient immédiatement après l'injection de la première heure.
  2. Justifier que, pour tout entier naturel n, on a : u_{n+1} = 0,7u_n + 1,8.
    1. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a : u_n \leqslant u_{n+1}\quad < 6.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
    3. Déterminer la valeur de \ell. Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
  3. On considère la suite \left(v_n\right) définie, pour tout entier naturel n, par v_n = 6 - u_n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,7 dont on précisera le premier terme.
    2. Déterminer l'expression de v_n en fonction de n, puis de u_n en fonction de n.
    3. Avec ce protocole, on arrête les injections lorsque la quantité de médicament présente dans le sang du patient est supérieure ou égale à 5,5 mg.

      Déterminer, en détaillant les calculs, le nombre d'injections réalisées en appliquant ce protocole.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Un patient absorbe un comprimé de médicament. On modélise la quantité de médicament présente dans son sang, en mg, par la fonction f définie sur [0~;~10] par f(t) = 3t\,\text{e}^{-0,5t+1}, où t est le temps écoulé en heures depuis la prise du comprimé. On admet que f est dérivable sur [0~;~10]. Montrer que, pour tout t de [0~;~10], f'(t) = 3(-0,5t+1)\,\text{e}^{-0,5t+1}.

En écrivant f=uv avec u(t)=3t et v(t)=\text{e}^{-0,5t+1}, on a u'(t)=3 et v'(t)=-0,5\,\text{e}^{-0,5t+1}. Donc f'(t) = u'(t)v(t)+u(t)v'(t) = 3\,\text{e}^{-0,5t+1}+3t\times(-0,5)\,\text{e}^{-0,5t+1} = \left(3-1,5t\right)\text{e}^{-0,5t+1} = 3(-0,5t+1)\,\text{e}^{-0,5t+1}.

PartieA ; 1.b En déduire le tableau de variations de f sur [0~;~10].

Pour tout t de [0~;~10], \text{e}^{-0,5t+1}>0, donc f'(t) est du signe de -0,5t+1.
Or -0,5t+1\geqslant0 \iff t\leqslant2. Donc f'(t)\geqslant0 sur [0~;~2] et f'(t)\leqslant0 sur [2~;~10].
On calcule f(0)=0, f(2)=6\,\text{e}^{0}=6 et f(10)=30\,\text{e}^{-4}\approx0,55.
Donc f est strictement croissante sur [0~;~2], puis strictement décroissante sur [2~;~10], avec un maximum de 6 atteint en t=2.

PartieA ; 1.c Selon cette modélisation, au bout de combien de temps la quantité de médicament est-elle maximale ? Quelle est alors cette quantité maximale ?

D'après le tableau de variations, le maximum de f est atteint en t=2, et f(2)=6. Donc, la quantité de médicament est maximale au bout de 2 heures, et elle vaut alors 6 mg.

PartieA ; 2.a Montrer que l'équation f(t)=5 admet une unique solution sur [0~;~2], notée \alpha, dont on donnera une valeur approchée à 10^{-2} près. On admet que l'équation f(t)=5 admet une unique solution sur [2~;~10], notée \beta, avec \beta\approx3,46.

Sur [0~;~2], f est continue (car dérivable) et strictement croissante, à valeurs entre f(0)=0 et f(2)=6.
Comme 5\in[0~;~6], d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(t)=5 admet une unique solution \alpha dans [0~;~2].
À la calculatrice, on trouve \alpha\approx1,02.

PartieA ; 2.b Le traitement est efficace lorsque la quantité de médicament est supérieure ou égale à 5 mg. Déterminer, à la minute près, la durée d'efficacité du médicament avec ce protocole.

D'après le tableau de variations de f (croissante puis décroissante, avec \begin{aligned}f(\alpha) &= f(\beta) \\ &= 5\end{aligned}), on a f(t)\geqslant5 pour t\in[\alpha~;~\beta]. La durée d'efficacité est donc \beta-\alpha\approx3,46-1,02=2,44 heures, soit 2,44\times60\approx146,3 minutes. Donc, la durée d'efficacité du médicament est d'environ 146 minutes (à la minute près).

PartieB ; 1. On injecte au patient une dose initiale de 2 mg puis, chaque heure, une dose de 1,8 mg. Chaque heure écoulée après une injection, la quantité de médicament dans le sang diminue de 30 % par rapport à la quantité présente juste après l'injection. On modélise par la suite (u_n), où u_n est la quantité de médicament (en mg) juste après l'injection de la n-ième heure, avec u_0=2. Calculer u_1.

Au bout d'une heure, il reste 70 % de la quantité u_0, puis on réinjecte 1,8 mg. Donc u_1 = 0,7\times u_0+1,8 = 0,7\times2+1,8 = 3,2. Donc, u_1=3,2 mg.

PartieB ; 2. Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,7u_n+1,8.

Entre l'instant n et l'instant n+1, la quantité de médicament diminue de 30 %, donc il n'en reste que 70 % de u_n, c'est-à-dire 0,7u_n. On ajoute ensuite la nouvelle injection de 1,8 mg. Donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0,7u_n+1,8.

PartieB ; 3.a Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant u_{n+1}<6}.

Initialisation : u_0=2 et u_1=3,2, donc {u_0\leqslant u_1<6}. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, {u_n\leqslant u_{n+1}<6}. Comme la fonction x\mapsto0,7x+1,8 est croissante (coefficient 0,7 positif), on peut appliquer cette fonction aux trois membres de l'inégalité : 0,7u_n+1,8 \leqslant 0,7u_{n+1}+1,8 < 0,7\times6+1,8, c'est-à-dire {u_{n+1}\leqslant u_{n+2}<6} (car 0,7\times6+1,8=6). La propriété est donc vraie au rang n+1.
Donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant u_{n+1}<6}.

PartieB ; 3.b En déduire que la suite (u_n) est convergente. On note \ell sa limite.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est croissante (car u_n\leqslant u_{n+1} pour tout n) et majorée par 6. Donc, d'après le théorème de convergence monotone, la suite (u_n) converge vers une limite finie \ell.

PartieB ; 3.c Déterminer la valeur de \ell. Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

La suite (u_n) converge vers \ell, et u_{n+1}=0,7u_n+1,8 pour tout n. Par unicité de la limite, \ell vérifie \ell=0,7\ell+1,8.
\ell=0,7\ell+1,8 \iff 0,3\ell=1,8 \iff \ell=6.
Donc, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=6 : à long terme, la quantité de médicament présente dans le sang du patient juste après chaque injection se stabilise autour de 6 mg.

PartieB ; 4.a On considère la suite (v_n) définie, pour tout entier naturel n, par v_n=6-u_n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0,7, et préciser son premier terme.

Pour tout entier naturel n : v_{n+1} = 6-u_{n+1} = 6-\left(0,7u_n+1,8\right) = 4,2-0,7u_n = 0,7\left(6-u_n\right) = 0,7v_n (car 0,7\times6=4,2). Donc, (v_n) est géométrique de raison q=0,7, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= 6-u_0 \\ &= 6-2 \\ &= 4\end{aligned}

PartieB ; 4.b Déterminer l'expression de v_n en fonction de n, puis de u_n en fonction de n.

Comme (v_n) est géométrique de premier terme v_0=4 et de raison 0,7, on a v_n=4\times0,7^n pour tout entier naturel n. Or v_n=6-u_n, donc u_n=6-v_n=6-4\times0,7^n.

PartieB ; 4.c Avec ce protocole, on arrête les injections lorsque la quantité de médicament présente est supérieure ou égale à 5,5 mg. Déterminer, en détaillant les calculs, le nombre d'injections réalisées.

On résout u_n\geqslant5,5 : 6-4\times0,7^n\geqslant5,5 \iff -4\times0,7^n\geqslant-0,5 \iff 0,7^n\leqslant0,125=\dfrac18 (en divisant par -4, ce qui change le sens de l'inégalité).
La fonction logarithme népérien étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : 0,7^n\leqslant\dfrac18 \iff \ln\left(0,7^n\right)\leqslant\ln\left(\dfrac18\right) \iff n\times\ln(0,7)\leqslant-\ln(8).
Comme \ln(0,7)<0, on divise par \ln(0,7) en changeant le sens de l'inégalité : n\geqslant\dfrac{-\ln(8)}{\ln(0,7)}.
À la calculatrice, \dfrac{-\ln(8)}{\ln(0,7)}\approx5,83, donc la plus petite valeur entière de n qui convient est n=6.
Cela signifie que c'est à partir de l'injection u_6 que la quantité de médicament atteint 5,5 mg. Les injections réalisées sont donc celles correspondant à u_0, u_1, \ldots, u_6, soit 7 injections au total.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

Les six questions sont indépendantes

  1. La courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = \dfrac{-2x^2 + 3x - 1}{x^2 + 1} admet pour asymptote la droite d'équation:

    a. x = -2 ;b. y = -1;
    c. y = - 2;d. y = 0
  2. Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = x\text{e}^{x^2}.

    La primitive F de f sur \R qui vérifie F(0) = 1 est définie par :

    a. F(x) = \dfrac{x^2}{2}\text{e}^{x^2} ;b. F(x) = \dfrac{1}{2}\text{e}^{x^2}
    c. F(x) = \left(1 + 2x^2\right)\text{e}^{x^2} ;d. F(x) = \dfrac{1}{2}\text{e}^{x^2} + \dfrac{1}{2}
  3. On donne ci-contre la représentation graphique \mathcal{C}_{f'} de la fonction dérivée f' d'une fonction f définie sur \R.

    On peut affirmer que la fonction f est :

    a. concave sur ]0~;~+\infty[ ;

    b. convexe sur ]0~;~+\infty[ ;

    c. convexe sur [0 ; 2] ;

    d. convexe sur [2~;~+\infty[.

    1 2 0 1 C f
  4. Parmi les primitives de la fonction f définie sur \R par f(x) = 3\text{e}^{-x^2} + 2 :

    a. toutes sont croissantes sur \R ;b. toutes sont décroissantes sur \R ;
    c. certaines sont croissantes sur \R et d'autres décroissantes sur \R ;d. toutes sont croissantes sur ]-\infty~;~0] et décroissantes sur [0~;~+\infty[.
  5. La limite en +\infty de la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = \dfrac{2\ln x}{3x^2 + 1} est égale à :

    a. \dfrac23 ;b. + \infty ;c. - \infty ;d. 0.
  6. L'équation \text{e}^{2x} + \text{e}^x - 12 = 0 admet dans \R :

    a. trois solutions;b. deux solutions;c. une seule solution;d. aucune solution.
Voir la correction

Pourchaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte ; aucune justification n'est demandée sur la copie, mais nous la donnons ici. 1. La courbe représentative de f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \dfrac{-2x^2+3x-1}{x^2+1} admet pour asymptote la droite d'équation : a. x=-2 ; b. y=-1 ; c. y=-2 ; d. y=0.

Pour x\neq0, en factorisant par x^2 au numérateur et au dénominateur : \begin{aligned}f(x) &= \dfrac{x^2\left(-2+\frac3x-\frac{1}{x^2}\right)}{x^2\left(1+\frac{1}{x^2}\right)} \\ &= \dfrac{-2+\frac3x-\frac{1}{x^2}}{1+\frac{1}{x^2}}\end{aligned} Quand x\to+\infty, \frac3x\to0, \frac{1}{x^2}\to0, donc f(x)\to\dfrac{-2}{1}=-2. La droite d'équation y=-2 est donc asymptote horizontale à la courbe de f en +\infty. Réponse c.

2.Soit f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x\,\text{e}^{x^2}. La primitive F de f sur \mathbb{R} qui vérifie F(0)=1 est définie par : a. F(x)=\dfrac{x^2}{2}\text{e}^{x^2} ; b. F(x)=\dfrac12\text{e}^{x^2} ; c. F(x)=\left(1+2x^2\right)\text{e}^{x^2} ; d. F(x)=\dfrac12\text{e}^{x^2}+\dfrac12.

On remarque que f(x)=x\,\text{e}^{x^2} = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{x^2}, qui est de la forme \dfrac12 u'(x)\text{e}^{u(x)} avec u(x)=x^2 et u'(x)=2x. Les primitives de u'\text{e}^{u} sont les fonctions \text{e}^{u}+k (k\in\mathbb{R}), donc les primitives de f sont les fonctions x\mapsto\dfrac12\text{e}^{x^2}+k. La condition F(0)=1 donne \dfrac12\times\text{e}^0+k=1 \iff \dfrac12+k=1 \iff k=\dfrac12. Donc F(x)=\dfrac12\text{e}^{x^2}+\dfrac12. Réponse d.

3.On donne la représentation graphique de la fonction dérivée f' d'une fonction f définie sur \mathbb{R} : la courbe de f' part de valeurs négatives en 0, croise l'axe des abscisses en x=2, atteint un maximum aux alentours de x=3, puis redescend en restant positive. On peut affirmer que la fonction f est : a. concave sur ]0~;~+\infty[ ; b. convexe sur ]0~;~+\infty[ ; c. convexe sur [0~;~2] ; d. convexe sur [2~;~+\infty[.

f est convexe sur un intervalle exactement lorsque sa dérivée f' y est croissante. D'après la représentation graphique, la courbe de f' est croissante de x=0 jusqu'à son maximum (situé vers x=3), donc en particulier sur tout l'intervalle [0~;~2], inclus dans [0~;~3]. Donc f est convexe sur [0~;~2]. Réponse c.

4.Parmi les primitives de f définie sur \mathbb{R} par f(x)=3\text{e}^{-x^2}+2 : a. toutes sont croissantes sur \mathbb{R} ; b. toutes sont décroissantes sur \mathbb{R} ; c. certaines sont croissantes sur \mathbb{R} et d'autres décroissantes sur \mathbb{R} ; d. toutes sont croissantes sur ]-\infty~;~0] et décroissantes sur [0~;~+\infty[.

Pour tout réel x, \text{e}^{-x^2}>0, donc f(x)=3\text{e}^{-x^2}+2>2>0 : la fonction f est strictement positive sur \mathbb{R}. Or, si F est une primitive de f, alors F'=f. Comme f est strictement positive sur \mathbb{R} tout entier, toute primitive F de f est strictement croissante sur \mathbb{R}. Réponse a.

5.La limite en +\infty de f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = \dfrac{2\ln x}{3x^2+1} est égale à : a. \dfrac23 ; b. +\infty ; c. -\infty ; d. 0.

On écrit \begin{aligned}f(x) &= \dfrac{2\ln x}{3x^2+1} \\ &= \dfrac{2}{3}\times\dfrac{\frac{\ln x}{x^2}}{1+\frac{1}{3x^2}}\end{aligned} (en factorisant x^2 au dénominateur). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln x}{x^2}=0, et \lim\limits_{x\to+\infty}\left(1+\dfrac{1}{3x^2}\right)=1. Donc \begin{aligned}\lim\limits_{x\to+\infty}f(x) &= \dfrac23\times\dfrac{0}{1} \\ &= 0\end{aligned} Réponse d.

6.L'équation \text{e}^{2x}+\text{e}^x-12=0 admet dans \mathbb{R} : a. trois solutions ; b. deux solutions ; c. une seule solution ; d. aucune solution.

On pose X=\text{e}^x (avec X>0 nécessairement). Comme \text{e}^{2x}=\left(\text{e}^x\right)^2=X^2, l'équation devient X^2+X-12=0. Le discriminant vaut \begin{aligned}\Delta &= 1^2-4\times1\times(-12) \\ &= 1+48 \\ &= 49 \\ &= 7^2\end{aligned} donc les solutions sont \begin{aligned}X &= \dfrac{-1-7}{2} \\ &= -4\end{aligned} et \begin{aligned}X &= \dfrac{-1+7}{2} \\ &= 3\end{aligned} Comme X=\text{e}^x>0, seule la solution X=3 est acceptable, ce qui donne \text{e}^x=3 \iff x=\ln(3). L'équation admet donc une unique solution dans \mathbb{R}. Réponse c.

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Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

Pour les questions 1 à 3 ci-dessous, on considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur \R. La courbe de sa fonction dérivée f' est donnée ci-dessous.

On admet que f' admet un maximum en - \dfrac{3}{2} et que sa courbe coupe l'axe des abscisses au point de coordonnées \left(- \dfrac12~;~0\right).

Question 1 :

a. La fonction f admet un maximum en - \dfrac{3}{2} ;

b. La fonction f admet un maximum en - \dfrac{1}{2} ;

c. La fonction f admet un minimum en - \dfrac{1}{2};

d. Au point d'abscisse -1, la courbe de la fonction f admet une tangente horizontale.

On rappelle que la courbe ci-dessous représente la fonction dérivée f' de f.

1 2 3 4 50 1 2

Question 2 :

a. La fonction f est convexe sur \left]- \infty~;~- \dfrac32\right[ ;b. La fonction f est convexe sur \left]- \infty~;~- \dfrac12\right[ ;
c. La courbe \mathcal{C}_f représentant la fonction f n'admet pas de point d'inflexion ;d. La fonction f est concave sur \left] - \infty~;~- \dfrac12\right[.

Question 3:

La dérivée seconde f'' de la fonction f vérifie :

a. f''(x) \geqslant\quad 0 pour x \in \left]-\infty~;~- \dfrac12\right[ ;b. f''(x) \geqslant\quad 0 pour x \in [- 2~;~- 1] ;
c. f''\left(- \dfrac32 \right) = 0 ;d. f''(- 3) = 0.

Question 4 :

On considère trois suites \left(u_n\right), \left(v_n\right) et \left(w_n\right). On sait que, pour tout entier naturel n, on a : u_n \leqslant v_n\leqslant\quad w_n et de plus: \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n= 1 et \displaystyle\lim_{n \to + \infty} w_n= 3.

On peut alors affirmer que :

a. la suite \left(v_n\right) converge ;b. Si la suite \left(u_n\right) est croissante alors la suite \left(v_n\right) est minorée par u_0 ;
c. 1 \leqslant\quad v_0 \leqslant 3 ;d. la suite \left(v_n\right) diverge.

Question 5:

On considère une suite \left(u_n\right) telle que, pour tout entier naturel n non nul: u_n \leqslant\quad u_{n+1}\quad \leqslant \dfrac1n.

On peut alors affirmer que :

a. la suite \left(u_n\right) diverge ;b. la suite \left(u_n\right) converge ;
c. \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =\quad 0 ;d. \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =\quad 1.

Question 6:

On considère \left(u_n\right) une suite réelle telle que pour tout entier naturel n, on a : {n < u_n < n + 1}.

On peut affirmer que:

a. Il existe un entier naturel N tel que u_N est un entier ;b. la suite \left(u_n\right) est croissante ;
c. la suite \left(u_n\right) est convergente ;d. La suite \left(u_n\right) n'a pas de limite.
Voir la correction

Pourles questions 1 à 3, on considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur \mathbb{R}, dont la courbe représentative de la dérivée f' est donnée : f' admet un maximum en -\dfrac32 et sa courbe coupe l'axe des abscisses au point d'abscisse -\dfrac12 (courbe positive avant, négative après). Question 1 : que peut-on affirmer sur f ? a. f admet un maximum en -\dfrac32 ; b. f admet un maximum en -\dfrac12 ; c. f admet un minimum en -\dfrac12 ; d. la courbe de f admet une tangente horizontale au point d'abscisse -1.

Par lecture graphique, f' est positive sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\right[ et négative sur \left[-\dfrac12~;~+\infty\right[ : f est donc croissante puis décroissante, avec un changement de sens de variation en -\dfrac12.
f admet donc un maximum en -\dfrac12. Donc, la réponse est b.

Question 2 : a. f est convexe sur \left]-\infty~;~-\dfrac32\right[ ; b. f est convexe sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\right[ ; c. la courbe de f n'admet pas de point d'inflexion ; d. f est concave sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\right[.

Une fonction est convexe sur un intervalle lorsque sa dérivée y est croissante. Or, par lecture graphique, la courbe de f' admet un maximum en -\dfrac32 : f' est donc croissante sur \left]-\infty~;~-\dfrac32\right[.
f est donc convexe sur cet intervalle. Donc, la réponse est a.

Question 3 : la dérivée seconde f'' de f vérifie : a. f''(x)\geqslant0 pour x\in\left]-\infty~;~-\dfrac12\right[ ; b. f''(x)\geqslant0 pour x\in[-2~;~-1] ; c. f''\left(-\dfrac32\right) = 0 ; d. f''(-3) = 0.

D'après la question précédente, f' est croissante sur \left]-\infty~;~-\dfrac32\right[ et, par lecture graphique, décroissante sur \left]-\dfrac32~;~+\infty\right[ : f' change donc de sens de variation en -\dfrac32, où elle admet un maximum.
Comme f'' est la dérivée de f', on a donc f''\left(-\dfrac32\right) = 0. Donc, la réponse est c.

Question 4 : on considère trois suites (u_n), (v_n) et (w_n) telles que, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant v_n\leqslant w_n}, avec \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=1 et \lim\limits_{n\to+\infty}w_n=3. a. la suite (v_n) converge ; b. si (u_n) est croissante alors (v_n) est minorée par u_0 ; c. {1\leqslant v_0\leqslant3} ; d. la suite (v_n) diverge.

Si (u_n) est croissante, alors pour tout entier naturel n, u_0\leqslant u_n. Or, par hypothèse, u_n\leqslant v_n pour tout n, donc u_0\leqslant v_n pour tout entier naturel n.
La suite (v_n) est donc minorée par u_0. Donc, la réponse est b.
(Les autres propositions sont fausses en général : le théorème des gendarmes ne s'applique ici que si u_n et w_n avaient la même limite, ce qui n'est pas le cas puisque 1\neq3 ; on ne peut donc rien conclure sur la convergence de (v_n), ni sur l'encadrement de v_0 en particulier.)

Question 5 : on considère une suite (u_n) telle que, pour tout entier naturel n non nul, {u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\dfrac1n}. a. la suite (u_n) diverge ; b. la suite (u_n) converge ; c. \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0 ; d. \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=1.

L'inégalité u_n\leqslant u_{n+1}, vraie pour tout entier naturel n non nul, signifie que la suite (u_n) est croissante à partir du rang 1.
De plus, pour tout n\geqslant1, {u_{n+1}\leqslant\dfrac1n\leqslant1} : la suite (u_n) est donc majorée par 1 à partir du rang 2, et donc bornée.
Une suite croissante et majorée converge, d'après le théorème de convergence monotone : (u_n) converge. On ne peut cependant pas déterminer sa limite exacte avec les seules informations données (l'encadrement ne donne qu'une majoration, pas la valeur précise de la limite). Donc, la réponse est b.

Question 6 : on considère une suite réelle (u_n) telle que, pour tout entier naturel n, {n < u_n < n+1}. a. il existe un entier naturel N tel que u_N est un entier ; b. la suite (u_n) est croissante ; c. la suite (u_n) est convergente ; d. la suite (u_n) n'a pas de limite.

Au rang n : {n < u_n < n+1}. Au rang n+1 : {n+1 < u_{n+1} < n+2}.
En particulier, {u_n < n+1 < u_{n+1}}, donc u_n < u_{n+1} pour tout entier naturel n.
La suite (u_n) est donc croissante. Donc, la réponse est b.

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Partie A : études de deux fonctions

On considère les deux fonctions f et g définies sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par:

f(x) = 0,06\left(-x^2 +13,7x\right)\quad \text{et}\quad g(x) = (-0,15x + 2,2)\text{e}^{0,2x} - 2,2.

On admet que les fonctions f et g sont dérivables et on note f' et g' leurs fonctions dérivées respectives.

  1. On donne le tableau de variations complet de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

    x 0 6 , 85 +∞ f ( x ) 0 f (6 , 85) −∞

    1. Justifier la limite de f en +\infty.
    2. Justifier les variations de la fonction f.
    3. Résoudre l'équation f(x) = 0.
    1. Déterminer la limite de g en +\infty.
    2. Démontrer que, pour tout réel x appartenant à [0~;~+\infty[ on a : g'(x) = (- 0,03x + 0,29)\text{e}^{0,2x}.
    3. Étudier les variations de la fonction g et dresser son tableau de variations sur [0~;~+\infty[.

      Préciser une valeur approchée à 10^{-2} près du maximum de g.
    4. Montrer que l'équation g(x) = 0 admet une unique solution non nulle et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

Partie B : trajectoires d'une balle de golf

Pour frapper la balle, un joueur de golf utilise un instrument appelé « club » de golf.

On souhaite exploiter les fonctions f et g étudiées en Partie A pour modéliser de deux façons différentes la trajectoire d'une balle de golf. On suppose que le terrain est parfaitement plat.

On admettra ici que 13,7 est la valeur qui annule la fonction f et une approximation de la valeur qui annule la fonction g.

On donne ci-dessous les représentations graphiques de f et g sur l'intervalle [0 ; 13,7].

C f C g 0 1 1 13,7

Pour x représentant la distance horizontale parcourue par la balle en dizaine de yards après la frappe, (avec 0 < x < 13,7), f(x) (ou g(x) selon le modèle) représente la hauteur correspondante de la balle par rapport au sol, en dizaine de yards (1 yard correspond à environ 0,914 mètre).

On appelle « angle de décollage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 0. Une mesure de l'angle de décollage de la balle est un nombre réel d tel que \tan (d) est égal au coefficient directeur de cette tangente.

De même, on appelle « angle d'atterrissage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 13,7. Une mesure de l'angle d'atterrissage de la balle est un nombre réel a tel que \tan (a) est égal à l'opposé du coefficient directeur de cette tangente.

Tous les angles sont mesurés en degré.

Leschémaillustrelesanglesdedé-collageetd’atterrissageassociésàlacourbe C f Leschémaillustrelesanglesdedécollageetd’atterrissageassociésàlacourbe C g . C f

  1. Première modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et f(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :
    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?
    2. Vérifier que f'(0) = 0,822.
    3. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    4. Quelle propriété graphique de la courbe \mathcal{C}_f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage de la balle sont égaux ?
  2. Seconde modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et g(x) la hauteur correspondante de la balle.

    Selon ce modèle :

    1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?

      On précise que g'(0) = 0,29 et g'(13,7) \approx -1,87.
    2. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
    3. Justifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité près, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle.


    Tableau : extrait d'une feuille de calcul donnant une mesure en degré d'un angle quand on connait sa tangente :

    ABCDEFGHIJKLM
    1\tan (\theta)0,8150,8160,8170,8180,8190,820,8210,8220,8230,8240,8250,826
    2\theta en degrés39,1839,2139,2539,2839,3239,3539,3939,4239,4539,4939,5239,56
    3
    4\tan (\theta)0,2850,2860,2870,2880,2890,290,2910,2920,2930,2940,2950,296
    5\theta en degrés15,9115,9616,0116,0716,1216,1716,2316,2816,3316,3816,4416,49

Partie C : interrogation des modèles

À partir d'un grand nombre d'observations des performances de joueurs professionnels, on a obtenu les résultats moyens suivants:

Angle de décollage en degréHauteur maximale en yardAngle d'atterrissage en degréDistance horizontale en yard au point de chute
243252137

Quel modèle, parmi les deux étudiés précédemment, semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel ? La réponse sera justifiée.

Voir la correction

PartieA : On considère les fonctions f et g définies sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) et g(x) = (-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x}-2{,}2. On admet que f et g sont dérivables sur [0~;~+\infty[, de dérivées respectives f' et g'. On donne le tableau de variations complet de f : croissante sur [0~;~6{,}85] de f(0)=0 à f(6{,}85), puis décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[ vers -\infty. 1.a Justifier la limite de f en +\infty.

Pour tout x>0, f(x) = 0{,}06x^2\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right).
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{13{,}7}{x} = 0, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right) = -1 ; de plus \lim\limits_{x\to+\infty}0{,}06x^2 = +\infty.
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = -\infty.

1.bJustifier les variations de la fonction f affichées dans le tableau.

f est une fonction polynôme, donc dérivable sur [0~;~+\infty[, avec f'(x) = 0{,}06\times(-2x+13{,}7) = -0{,}12x+0{,}822.
f'(x) > 0 \iff -0{,}12x+0{,}822 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}822}{0{,}12} = 6{,}85, et de même f'(x) < 0 \iff x > 6{,}85.
Donc, f est croissante sur [0~;~6{,}85] et décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[, conformément au tableau donné.

1.cRésoudre l'équation f(x)=0.

\begin{aligned}f(x) = 0 &\iff 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) = 0 \\ &\iff -x^2+13{,}7x = 0 \\ &\iff x(13{,}7-x) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x=13{,}7.
Donc, l'ensemble des solutions est S=\{0~;~13{,}7\}.

2.aDéterminer la limite de g en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2) = -\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{0,2x} = +\infty (limite usuelle de la fonction exponentielle).
Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x} = -\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = -\infty.

2.bDémontrer que, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

g est un produit de deux fonctions dérivables sur [0~;~+\infty[ : x\mapsto-0{,}15x+2{,}2, de dérivée -0{,}15, et x\mapsto\text{e}^{0,2x}, de dérivée x\mapsto0{,}2\text{e}^{0,2x} (la constante -2{,}2 ayant une dérivée nulle).
g'(x) = -0{,}15\,\text{e}^{0,2x} + (-0{,}15x+2{,}2)\times0{,}2\,\text{e}^{0,2x} = \text{e}^{0,2x}\left(-0{,}15-0{,}03x+0{,}44\right) = \text{e}^{0,2x}(-0{,}03x+0{,}29).
Donc, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

2.cÉtudier les variations de g sur [0~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-2} près de son maximum.

Pour tout x\geqslant0, \text{e}^{0,2x} > 0, donc g'(x) est du signe de -0{,}03x+0{,}29.
-0{,}03x+0{,}29 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}29}{0{,}03} = \dfrac{29}{3}, et de même g'(x) < 0 \iff x > \dfrac{29}{3}.
Donc, g est croissante sur \left[0~;~\dfrac{29}{3}\right] et décroissante sur \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[ : g admet donc un maximum en \dfrac{29}{3}.
g\left(\dfrac{29}{3}\right) = \left(-0{,}15\times\dfrac{29}{3}+2{,}2\right)\text{e}^{0,2\times\frac{29}{3}}-2{,}2 \approx 2{,}98 (arrondi au centième).

2.dMontrer que l'équation g(x)=0 admet une unique solution non nulle sur [0~;~+\infty[ et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

On remarque déjà que g(0) = (0+2{,}2)\text{e}^0-2{,}2 = 2{,}2-2{,}2 = 0 : x=0 est donc une solution évidente.
Sur l'intervalle \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[, la fonction g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, de g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98 vers -\infty.
Comme 0 appartient à l'intervalle \left]-\infty~;~2{,}98\right[, d'après le théorème des valeurs intermédiaires (corollaire de la stricte monotonie), l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle, avec \alpha\neq0 puisque {\alpha>\dfrac{29}{3}>0}.
À la calculatrice, on obtient \alpha\approx13{,}72 (arrondi au centième).

PartieB : On admet que 13{,}7 annule f et est une approximation de la valeur qui annule g. Pour x représentant, en dizaine de yards, la distance horizontale parcourue par une balle de golf après la frappe (avec 0<x<13{,}7), f(x) (ou g(x), selon le modèle choisi) représente la hauteur correspondante de la balle, dans la même unité. L'angle de décollage est l'angle d tel que \tan(d) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0 ; l'angle d'atterrissage est l'angle a tel que \tan(a) est l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7. Première modélisation (fonction f) ; 1.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle ?

D'après la Partie A, le maximum de f sur [0~;~+\infty[ est atteint en x=6{,}85, avec \begin{aligned}f(6{,}85) &= 0{,}06\left(-6{,}85^2+13{,}7\times6{,}85\right) \\ &= 2{,}81535\end{aligned}
Cette hauteur est exprimée en dizaine de yards, donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut 28{,}1535 yards, soit environ 28,2 yards.

1.bVérifier que f'(0) = 0{,}822.

D'après la question 1.b de la Partie A, f'(x) = -0{,}12x+0{,}822, donc f'(0) = 0{,}822.

1.cDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 0 est f'(0) = 0{,}822, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}822.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni dans l'énoncé), d = \arctan(0{,}822) \approx 39{,}4^{\circ} (arrondi au dixième).

1.dQuelle propriété graphique de la courbe de f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux, selon ce modèle ?

La courbe de f est un arc de parabole, symétrique par rapport à la droite verticale d'équation x=6{,}85 (l'abscisse de son sommet, qui est le milieu de l'intervalle [0~;~13{,}7]). Cette symétrie échange les points d'abscisses 0 et 13{,}7 et transforme donc la tangente en 0 en la tangente en 13{,}7 (à une réflexion près), ce qui justifie que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux.

Seconde modélisation (fonction g) ; 2.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle selon ce modèle ? (On précise que g'(0)=0{,}29 et g'(13{,}7)\approx-1{,}87.)

D'après la question 2.c de la Partie A, le maximum de g sur [0~;~+\infty[ vaut g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98, exprimé en dizaine de yards.
Donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut environ 29,8 yards selon ce modèle.

2.bDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est g'(0) = 0{,}29, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}29.
À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni), d = \arctan(0{,}29) \approx 16{,}2^{\circ} (arrondi au dixième).

2.cJustifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle selon ce modèle.

L'angle d'atterrissage a vérifie \tan(a) = -g'(13{,}7), l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7.
Comme g'(13{,}7)\approx-1{,}87, on a \tan(a) \approx 1{,}87, d'où \begin{aligned}a &= \arctan(1{,}87) \\ &\approx 61{,}9\end{aligned}^{\circ}, soit 62^{\circ} arrondi à l'unité.

PartieC : Des observations sur des joueurs professionnels donnent, en moyenne : angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}, distance horizontale au point de chute 137 yards (soit 13{,}7 dizaines de yards, cohérent avec les deux modèles). Quel modèle, parmi les deux étudiés, semble le plus adapté pour décrire la frappe d'un joueur professionnel ? Justifier.

Comparons les deux modèles aux observations professionnelles (angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}) :
Avec le modèle f : angle de décollage \approx39{,}4^{\circ} (net écart avec 24^{\circ}, surestimation), hauteur maximale \approx28{,}2 yards (sous-estimation), angles de décollage et d'atterrissage égaux entre eux (alors que les observations donnent 24^{\circ} et 52^{\circ}, très différents).
Avec le modèle g : angle de décollage \approx16{,}2^{\circ} (sous-estimation, mais ordre de grandeur plus proche que f), hauteur maximale \approx29{,}8 yards (sous-estimation, mais plus proche de 32 que le modèle f), angle d'atterrissage \approx62^{\circ} (surestimation, mais du même ordre que 52^{\circ}, et surtout nettement supérieur à l'angle de décollage comme dans les observations).
Le modèle g reproduit qualitativement le fait que l'angle d'atterrissage est bien plus grand que l'angle de décollage (comportement observé chez les professionnels), ce que le modèle f, de par sa symétrie, est structurellement incapable de reproduire.
Donc, même si aucun des deux modèles ne redonne exactement les valeurs observées, le modèle g semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel.

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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

f(x) = x \ln (x) - x - 2.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

On note f' sa dérivée, f'' sa dérivée seconde et \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère.

    1. Démontrer que, pour tout x appartenant à ]0~;~+\infty[, on a f'(x) = \ln (x).
    2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x = e.
    3. Justifier que la fonction f est convexe sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    4. En déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.
    1. Calculer la limite de la fonction f en 0.
    2. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à +\infty.
  1. Dresser le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle ]0~;~+\infty[. On note \alpha cette solution.
    2. Justifier que le réel \alpha appartient à l'intervalle ]4,3 ; 4,4[.
    3. En déduire le signe de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
  2. On considère la fonction seuil suivante écrite dans le langage Python :

    On rappelle que la fonction log du module math (que l'on suppose importé) désigne la fonction logarithme népérien ln.

    defseuil(pas) :
    x=4.3
    while x*log (x) - x - 2 < 0:
    x=x+pas
    return x


    Quelle est la valeur renvoyée à l'appel de la fonction seuil(0.01) ?

    Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

Onconsidère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)-x-2, deux fois dérivable sur cet intervalle, de dérivée f', de dérivée seconde f'', et de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère. 1.a Démontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \ln(x).

La fonction f est une somme de produits de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[, donc f est dérivable sur cet intervalle, et : f'(x) = \ln(x) + x\times\dfrac{1}{x} - 1 = \ln(x) + 1 - 1 = \ln(x).

1.bDéterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x=\text{e}.

On calcule f(\text{e}) = \text{e}\ln(\text{e}) - \text{e} - 2 = \text{e}\times1 - \text{e} - 2 = -2 (car \ln(\text{e})=1), et f'(\text{e}) = \ln(\text{e}) = 1.
L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y = f'(a)(x-a) + f(a), donc ici : y = 1\times(x-\text{e}) + (-2) = x - \text{e} - 2.
Donc, la réponse est T\colon y = x - \text{e} - 2.

1.cJustifier que la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x), donc f''(x) = \dfrac{1}{x}.
Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on a x>0, donc f''(x) = \dfrac{1}{x} > 0 : la fonction f est donc convexe sur cet intervalle.

1.dEn déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.

Comme la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T.

2.aCalculer la limite de f en 0.

On sait, par croissances comparées, que \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} x\ln(x) = 0, et par ailleurs \lim\limits_{x\to0}x = 0. Par somme de limites : \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} f(x) = 0 - 0 - 2 = -2.

2.bDémontrer que la limite de f en +\infty vaut +\infty.

Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on peut factoriser : f(x) = x\left[\ln(x)-1\right] - 2.
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\left[\ln(x)-1\right] = +\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}x = +\infty, donc, par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}x\left[\ln(x)-1\right] = +\infty.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty - 2 = +\infty.

3.Dresser le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x). Or \ln(x) est strictement négatif sur ]0~;~1[, nul en x=1, et strictement positif sur ]1~;~+\infty[.
La fonction f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1], puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[ : elle admet un minimum en x=1.
Ce minimum vaut \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1) - 1 - 2 \\ &= 0 - 1 - 2 \\ &= -3\end{aligned}
Le tableau de variations de f part donc de la limite -2 en 0, décroît jusqu'au minimum -3 atteint en x=1, puis croît vers +\infty.

4.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]0~;~+\infty[.

Sur ]0~;~1], f est strictement décroissante et son maximum sur cet intervalle est f(0^+) = -2 (limite en 0) : donc f(x) < 0 pour tout x de ]0~;~1], si bien que l'équation f(x)=0 n'a pas de solution sur cet intervalle.
Sur [1~;~+\infty[, f est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec f(1) = -3 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty. Comme 0 est compris entre -3 et +\infty, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
Donc, la réponse est : l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha \in [1~;~+\infty[.

4.bJustifier que \alpha appartient à l'intervalle ]4{,}3~;~4{,}4[.

On calcule f(4{,}3) = 4{,}3\ln(4{,}3) - 4{,}3 - 2 \approx -0{,}028 < 0 et f(4{,}4) = 4{,}4\ln(4{,}4) - 4{,}4 - 2 \approx 0{,}119 > 0.
Comme f est strictement croissante et continue sur [1~;~+\infty[, et que f(4{,}3) et f(4{,}4) sont de signes contraires, la valeur \alpha qui annule f est encadrée par 4{,}3 et 4{,}4.
Donc, la réponse est \alpha \in\ ]4{,}3~;~4{,}4[.

4.cEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

D'après le tableau de variations de la question 3 et l'existence du seul zéro \alpha de f (question 4.a), on peut conclure sur le signe de f.
Sur ]0~;~\alpha[, f(x) < 0 ; en x=\alpha, f(\alpha)=0 ; sur ]\alpha~;~+\infty[, f(x) > 0.

5.On considère la fonction Python suivante, où l'on suppose le module math importé : def seuil(pas): x=4.3 ; while x*log(x)-x-2 < 0: x=x+pas ; return x. Quelle valeur renvoie l'appel seuil(0.01), et comment interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice ?

  • La fonction part de x = 4,3 et lui ajoute 0,01 tant que f(x) reste strictement négatif.
  • Elle s'arrête dès que f(x) devient positif ou nul, et renvoie alors cette valeur de x.
  • En simulant ce programme pas à pas, on constate que f(x) reste négatif jusqu'à x = 4,31 (f(4,31) < 0), puis devient positif dès x = 4,32 (f(4,32) > 0).
  • L'appel seuil(0.01) renvoie donc la valeur 4,32.
  • Comme f est strictement croissante sur [1 ; +infini[ et que f(4,31) < 0 < f(4,32), ceci fournit l'encadrement 4,31 < alpha < 4,32, c'est-à-dire un encadrement de alpha à 0,01 près.
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Principaux domaines abordés : suites, fonctions, primitives

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par

    u_n\quad = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1}.

    On peut affirmer que:
    a. la suite \left(u_n\right) diverge vers +\infty.b. la suite \left(u_n\right) diverge vers -\infty.
    c. la suite \left(u_n\right) n'a pas de limite.d. la suite \left(u_n\right) converge.


    \decosix \decosix \decosix

Dans les questions 2 et 3, on considère deux suites \left(v_n\right) et \left(w_n\right) vérifiant la relation :

w_n = \e^{- 2v_n} + 2.

  1. Soit a un nombre réel strictement positif. On a v_0 = \ln (a).

    a. w_0 = \dfrac{1}{a^2}\quad +2b. w_0 = \dfrac{1}{a^2\quad +2}
    c. w_0 = -2a +2d. w_0 = \dfrac{1}{- 2a} + 2
  2. On sait que la suite \left(v_n\right) est croissante. On peut affirmer que la suite \left(w_n\right) est :

    a. décroissante et majorée par 3.b. décroissante et minorée par 2 .
    c. croissante et majorée par 3 .d. croissante et minorée par 2.
  3. On considère la suite \left(a_n\right) ainsi définie :

    a_0 = 2 \:\:\text{et, pour tout entier naturel}\: n,\quad a_{n+1} = \dfrac13a_n + \dfrac83.

    Pour tout entier naturel n, on a :
    a. a_n = 4 \times \left(\dfrac13\right)^n - 2b. a_n = - \dfrac{2}{3^n} + 4
    c. a_n = 4 - \left(\dfrac13\right)^nd. a_n = 2 \times \left(\dfrac13\right)^n + \dfrac{8n}{3}
  4. On considère une suite \left(b_n\right) telle que, pour tout entier naturel n, on a :

    b_{n+1} = b_n + \ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right).

    On peut affirmer que :

    a. la suite \left(b_n\right) est croissante.b. la suite \left(b_n\right) est décroissante.
    c. la suite \left(b_n\right) n'est pas monotone.d. le sens de variation de la suite \left(b_n\right) dépend de b_0.
  5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

    g(x) = \dfrac{\e^x}{x}.

    On note \mathcal{C}_g la courbe représentative de la fonction g dans un repère orthogonal.

    La courbe \mathcal{C}_g admet :

    a. une asymptote verticale et une asymptote horizontale.b. une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
    c. aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale.d. aucune asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
  6. Soit f la fonction définie sur \R par

    f(x) = x\e^{x^2+1}.

    Soit F une primitive sur \R de la fonction f. Pour tout réel x, on a :

    a. F(x) = \dfrac12x^2\e^{x^2+1}b. F(x) = \left(1 + 2x^2 \right)\e^{x^2+1}
    c. F(x) = \e^{x^2+1}d. F(x) = \dfrac12\e^{x^2+1}
Voir la correction

1.On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{(-1)^n}{n+1}. Peut-on affirmer qu'elle diverge vers +\infty, qu'elle diverge vers -\infty, qu'elle n'a pas de limite, ou qu'elle converge ?

Pour tout entier naturel n, on a {-1 \leqslant (-1)^n \leqslant 1}. Comme {n+1 \geqslant 1 > 0}, en divisant par n+1 : {-\dfrac{1}{n+1} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n+1}}.
Or \lim\limits_{n\to+\infty}\left(-\dfrac{1}{n+1}\right) = 0 et \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{n+1} = 0, donc, d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 0.
La suite (u_n) admet donc une limite finie : elle converge.

2.On considère deux suites (v_n) et (w_n) liées par w_n = \text{e}^{-2v_n}+2. Soit a un réel strictement positif, avec v_0=\ln(a). Que vaut w_0 : \dfrac{1}{a^2}+2, \dfrac{1}{a^2+2}, -2a+2, ou \dfrac{1}{-2a}+2 ?

On remplace v_0 par \ln(a) dans l'expression de w_0 : w_0 = \text{e}^{-2v_0}+2 = \text{e}^{-2\ln(a)}+2.
Or \text{e}^{-2\ln(a)} = \text{e}^{\ln\left(a^{-2}\right)} = a^{-2} = \dfrac{1}{a^2} (car a>0), donc w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.
Donc, la réponse est w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.

3.On sait que la suite (v_n) de la question précédente est croissante. Peut-on affirmer que (w_n) est décroissante et majorée par 3, décroissante et minorée par 2, croissante et majorée par 3, ou croissante et minorée par 2 ?

Comme (v_n) est croissante, pour tout entier naturel n : v_n \leqslant v_{n+1}, donc -2v_n \geqslant -2v_{n+1} (multiplication par -2, qui renverse le sens de l'inégalité).
La fonction exponentielle étant strictement croissante sur \mathbb{R}, cette inégalité entraîne \text{e}^{-2v_n} \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}, puis, en ajoutant 2 des deux côtés : \text{e}^{-2v_n}+2 \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}+2, soit w_n \geqslant w_{n+1}.
La suite (w_n) est donc décroissante.
Par ailleurs, pour tout réel \beta, \text{e}^{\beta} > 0, donc w_n = \text{e}^{-2v_n}+2 > 2 pour tout entier naturel n : la suite (w_n) est minorée par 2.
Donc, la réponse est : la suite (w_n) est décroissante et minorée par 2.

4.On considère la suite (a_n) définie par a_0=2 et, pour tout entier naturel n, a_{n+1}=\dfrac13a_n+\dfrac83. Pour tout entier naturel n, laquelle de ces expressions donne a_n : 4\times\left(\dfrac13\right)^n-2, -\dfrac{2}{3^n}+4, 4-\left(\dfrac13\right)^n, ou 2\times\left(\dfrac13\right)^n+\dfrac{8n}{3} ?

Cherchons le réel \ell tel que la suite constante égale à \ell soit solution de la relation de récurrence : \begin{aligned}\ell = \dfrac13\ell+\dfrac83 &\iff \dfrac23\ell = \dfrac83 \\ &\iff \ell = 4 \end{aligned}
Posons alors, pour tout entier naturel n, b_n = a_n-4. On a \begin{aligned}b_{n+1} &= a_{n+1}-4 \\ &= \dfrac13a_n+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13(b_n+4)+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+\dfrac43+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+4-4 \\ &= \dfrac13b_n\end{aligned}
La suite (b_n) est donc géométrique de raison \dfrac13 et de premier terme \begin{aligned}b_0 &= a_0-4 \\ &= 2-4 \\ &= -2\end{aligned}
Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}b_n &= b_0\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -2\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -\dfrac{2}{3^n}\end{aligned}
Donc \begin{aligned}a_n &= b_n+4 \\ &= -\dfrac{2}{3^n}+4\end{aligned}

5.On considère une suite (b_n) telle que, pour tout entier naturel n, b_{n+1} = b_n+\ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right). Peut-on affirmer que cette suite est croissante, décroissante, non monotone, ou que son sens de variation dépend de b_0 ?

Pour tout entier naturel n : b_{n+1}-b_n = \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right).
Or, quel que soit le réel b_n, on a (b_n)^2 \geqslant 0, donc (b_n)^2+3 \geqslant 3.
Comme 3 > 2, on en déduit (b_n)^2+3 > 2, donc {0 < \dfrac{2}{(b_n)^2+3} < 1}.
La fonction logarithme népérien étant strictement négative sur ]0~;~1[, on a \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right) < 0, donc b_{n+1}-b_n < 0.
Cette inégalité est vraie pour tout entier naturel n, quel que soit le premier terme b_0 : donc, la réponse est que la suite (b_n) est décroissante.

6.On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = \dfrac{\text{e}^x}{x}, de courbe représentative \mathcal{C}_g dans un repère orthogonal. La courbe \mathcal{C}_g admet-elle une asymptote verticale et une asymptote horizontale, une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale, aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale, ou aucune des deux ?

Au voisinage de 0 (avec x>0) : \lim\limits_{x\to0}\text{e}^x = 1 et \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}x = 0^+, donc, par quotient de limites, \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}g(x) = +\infty : la courbe \mathcal{C}_g admet donc l'axe des ordonnées comme asymptote verticale.
Au voisinage de +\infty : par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (l'exponentielle l'emporte sur x). La courbe \mathcal{C}_g ne présente donc aucune asymptote horizontale en +\infty.
Donc, la réponse est : la courbe \mathcal{C}_g admet une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.

7.Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1}, et F une primitive de f sur \mathbb{R}. Laquelle de ces expressions donne F(x) pour tout réel x : \dfrac12x^2\text{e}^{x^2+1}, \left(1+2x^2\right)\text{e}^{x^2+1}, \text{e}^{x^2+1}, ou \dfrac12\text{e}^{x^2+1} ?

Posons u(x) = x^2+1, de dérivée u'(x) = 2x. On peut alors écrire f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1} = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{u(x)} = \dfrac12u'(x)\text{e}^{u(x)}.
Or une primitive de u'\text{e}^{u} est \text{e}^{u}, donc une primitive de \dfrac12u'\text{e}^u est \dfrac12\text{e}^u, c'est-à-dire \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.
Vérification directe : si F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}, alors F'(x) = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{x^2+1} = x\,\text{e}^{x^2+1} = f(x), ce qui confirme le résultat.
Donc, la réponse est F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.

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Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme; convexité.

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par

f(x) = x^2 - 6x + 4\ln (x).

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal.

    1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).

      Interpréter graphiquement ce résultat.
    2. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
    1. Déterminer f'(x) pour tout réel x appartenant à ]0~;~+ \infty[.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

      En déduire le tableau de variations de f.
  1. Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle [4 ; 5].
  2. On admet que, pour tout x de ]0~;~+ \infty[, on a :

    f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}.

    1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

      On précisera les valeurs exactes des coordonnées des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.
    2. On note A le point de coordonnées \left(\sqrt 2~;~f\left(\sqrt 2~\right)\right).

      Soit t un réel strictement positif tel que t \ne \sqrt 2. Soit M le point de coordonnées (t~;~ f(t)).

      En utilisant la question 4. a, indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 6x + 4\ln(x). Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) et interpréter graphiquement ce résultat.

Quand x tend vers 0, on a \displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 = 0 et \displaystyle\lim_{x \to 0} -6x = 0, tandis que \displaystyle\lim_{x \to 0} \ln(x) = -\infty, donc \displaystyle\lim_{x \to 0} 4\ln(x) = -\infty.
Par somme de limites, on obtient \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = -\infty.
Graphiquement, cela signifie que la droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe \mathcal{C}_f.

1.b.Déterminer \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x).

Pour x>0, on factorise : x^2 - 6x = x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right).
Or \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{6}{x} = 0, donc \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left(1-\dfrac{6}{x}\right) = 1, et comme \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2 = +\infty, par produit de limites \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right) = +\infty.
De plus \displaystyle\lim_{x \to +\infty} 4\ln(x) = +\infty, donc, par somme de limites, \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty.

2.a.Déterminer f'(x) pour tout réel x de ]0~;~+\infty[.

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 6 + \dfrac{4}{x} = \dfrac{2x^2-6x+4}{x}.

2.b.Étudier le signe de f'(x) sur ]0~;~+\infty[ et en déduire le tableau de variations de f.

Comme x>0 sur l'intervalle d'étude, le signe de f'(x) = \dfrac{2x^2-6x+4}{x} est celui du numérateur 2x^2-6x+4, c'est-à-dire celui de x^2-3x+2 (même signe, car on divise par 2>0).
Ce trinôme a pour racines évidentes 1 et 2 (leur somme vaut 3 et leur produit 2, ce qui correspond bien aux coefficients), donc x^2-3x+2 = (x-1)(x-2).
Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur : f'(x)<0 sur ]1~;~2[ et f'(x)>0 sur ]0~;~1[\cup]2~;~+\infty[, avec f'(1)=f'(2)=0.
La fonction f est donc strictement croissante sur ]0~;~1], strictement décroissante sur [1~;~2], puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(1) &= 1-6+4\ln(1) \\ &= 1-6+0 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(2) &= 4-12+4\ln(2) \\ &= 4\ln(2)-8 \\ &\approx -5{,}23\end{aligned}
Le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[ part donc de -\infty (limite en 0), croît jusqu'à -5 en x=1, décroît jusqu'à 4\ln(2)-8 en x=2, puis croît vers +\infty (limite en +\infty).

3.Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution dans l'intervalle [4~;~5].

On calcule les images des bornes : \begin{aligned}f(4) &= 16-24+4\ln(4) \\ &= -8+8\ln(2) \\ &\approx -2{,}45\end{aligned} et \begin{aligned}f(5) &= 25-30+4\ln(5) \\ &= 4\ln(5)-5 \\ &\approx 1{,}44\end{aligned}
Ainsi f(4)<0<f(5). Or, d'après la question précédente, l'intervalle [4~;~5] est inclus dans [2~;~+\infty[, sur lequel f est continue (car dérivable) et strictement croissante.
Donc, d'après le théorème de la bijection (corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans l'intervalle [4~;~5].

4.a.On admet que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f''(x) = \dfrac{2x^2-4}{x^2}. Étudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et préciser les coordonnées exactes des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.

Comme x>0, le dénominateur x^2 est strictement positif, donc le signe de f''(x) est celui du numérateur 2x^2-4.
On résout \begin{aligned}2x^2-4 = 0 &\iff x^2 = 2 \\ &\iff x = \sqrt{2} \end{aligned} ou x=-\sqrt{2} ; seule la solution x=\sqrt{2} appartient à ]0~;~+\infty[.
Le trinôme 2x^2-4 est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur, donc, restreint à ]0~;~+\infty[ : f''(x)<0 sur ]0~;~\sqrt{2}[ et f''(x)>0 sur ]\sqrt{2}~;~+\infty[.
Donc f est concave sur ]0~;~\sqrt{2}] et convexe sur [\sqrt{2}~;~+\infty[.
Comme f'' s'annule en x=\sqrt{2} en changeant de signe, la courbe \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion, d'abscisse \sqrt{2}.
Son ordonnée vaut \begin{aligned}f(\sqrt{2}) &= 2 - 6\sqrt{2} + 4\ln(\sqrt{2}) \\ &= 2-6\sqrt{2}+4\times\dfrac12\ln(2) \\ &= 2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\end{aligned}
Donc, le point d'inflexion de \mathcal{C}_f a pour coordonnées exactes \left(\sqrt{2}~;~2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\right).

4.b.On note A le point de coordonnées \left(\sqrt{2}~;~f(\sqrt{2})\right). Soit t un réel strictement positif tel que t\ne\sqrt{2} et M le point de coordonnées (t~;~f(t)). En utilisant la question 4.a., indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.

Le segment [AM] est une corde de la courbe \mathcal{C}_f joignant le point d'inflexion A au point M.
Si t \in ]0~;~\sqrt{2}[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est concave : une corde d'une courbe concave est toujours située en dessous de la courbe, donc le segment [AM] est en dessous de \mathcal{C}_f.
Si t \in ]\sqrt{2}~;~+\infty[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est convexe : une corde d'une courbe convexe est toujours située au-dessus de la courbe, donc le segment [AM] est au-dessus de \mathcal{C}_f.

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Principaux domaines abordés : suites ; fonctions, fonction exponentielle.

On considère la fonction f définie sur \R par

f(x) = x^3\e^x.

On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

  1. On définit la suite \left(u_n\right) par u_0 = - 1 et, pour tout entier naturel n,\: u_{n+1} = f\left(u_n\right).
    1. Calculer u_1 puis u_2.

      On donnera les valeurs exactes, puis les valeurs approchées à 10^{-3}.
    2. On considère la fonction fonc, écrite en langage Python ci-dessous.

      On rappelle qu'en langage Python,

      « i in range (n) » signifie que

      i varie de 0 à n -1.

      deffonc (n) :
      u =- 1
      for i in range(n) :
      u=u**3*exp(u)
      return u


      Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc (2) arrondie à 10^{-3}.
    1. Démontrer que, pour tout x réel, on a f'(x) = x^2\e^x(x + 3).
    2. Justifier que le tableau de variations de f sur \R est celui représenté ci-dessous :

    3. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, on a :

      {- 1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0.}
    4. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    5. On note \ell la limite de la suite \left(u_n\right).

      On rappelle que \ell est solution de l'équation f(x) = x.

      Déterminer \ell. (Pour cela, on admettra que l'équation x^2\e^x - 1 = 0 possède une seule solution dans \R et que celle-ci est strictement supérieure à \dfrac12).
Voir la correction

1.a.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = x^3e^x et la suite (u_n) définie par u_0=-1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n). Calculer u_1 puis u_2 (valeurs exactes puis approchées à 10^{-3} près).

\begin{aligned}u_1 &= f(u_0) \\ &= f(-1) \\ &= (-1)^3e^{-1} \\ &= -e^{-1} \\ &= -\dfrac{1}{e} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned}
\begin{aligned}u_2 &= f(u_1) \\ &= \left(-e^{-1}\right)^3 \times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3}\times e^{-e^{-1}} \\ &= -e^{-3-e^{-1}} \\ &\approx -0{,}034\end{aligned}

1.b.Le code Python ci-dessous définit une fonction fonc(n) qui, partant de u=-1, applique n fois de suite l'instruction u = u3*exp(u) avant de renvoyer u. Déterminer, sans justifier, la valeur renvoyée par fonc(2), arrondie à 10^{-3} près.

La boucle applique deux fois la relation u_{n+1}=f(u_n) à partir de u_0=-1, donc fonc(2) renvoie la valeur de u_2, soit environ -0,034.

2.a.Démontrer que, pour tout réel x, f'(x) = x^2e^x(x+3).

La fonction f(x)=x^3e^x est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. En dérivant ce produit, on obtient f'(x) = 3x^2\times e^x + x^3\times e^x = x^2e^x(3+x), ce qui est bien le résultat annoncé.

2.b.Justifier le tableau de variations de f sur \mathbb{R} (minimum en x=-3, limites 0 en -\infty et +\infty en +\infty).

Pour tout réel x, x^2 \geqslant 0 et e^x>0, donc le signe de f'(x) = x^2e^x(x+3) est celui de (x+3), sauf en x=0f'(x)=0 car x^2=0.
On a x+3<0 \iff x<-3 : donc f'(x)<0 sur ]-\infty~;~-3[, et f y est strictement décroissante.
On a x+3>0 \iff x>-3 : donc f'(x)>0 sur ]-3~;~+\infty[ (sauf au point isolé x=0f' s'annule sans changer de signe), et f y est strictement croissante.
La fonction f admet donc un minimum en x=-3, qui vaut \begin{aligned}f(-3) &= (-3)^3\times e^{-3} \\ &= -27e^{-3} \\ &= -\dfrac{27}{e^3} \\ &\approx -1{,}344\end{aligned}
Par ailleurs, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} x^3 = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty} e^x = +\infty, donc, par produit de limites, \displaystyle\lim_{x\to+\infty} f(x) = +\infty.
Ceci justifie bien le tableau de variations donné dans l'énoncé.

2.c.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

Initialisation : on a u_0=-1 et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368\end{aligned} On vérifie bien {-1 \leqslant -1 \leqslant -0{,}368 \leqslant 0}, donc l'encadrement est vrai au rang 0.
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n fixé, on ait {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.
D'après la question 2.b., la fonction f est strictement croissante sur ]-3~;~+\infty[, donc en particulier sur [-1~;~0], qui contient tous les termes encadrés par hypothèse de récurrence.
En appliquant f, qui est croissante sur cet intervalle, à chaque membre de l'inégalité {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}, on obtient {f(-1) \leqslant f(u_n) \leqslant f(u_{n+1}) \leqslant f(0)}, c'est-à-dire {u_1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant f(0)}.
Or \begin{aligned}f(0) &= 0^3\times e^0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}u_1 &= -e^{-1} \\ &\approx -0{,}368 \\ &\geqslant -1\end{aligned} donc on obtient bien {-1 \leqslant u_{n+1} \leqslant u_{n+2} \leqslant 0} : la relation est vraie au rang n+1.
Conclusion : l'encadrement est vrai au rang 0 et il est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {-1 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 0}.

2.d.En déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
Toujours d'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_{n+1} \leqslant 0, donc u_n \leqslant 0 (en particulier pour \begin{aligned}u_0 &= -1 \\ &\le 0\end{aligned}) : la suite (u_n) est majorée par 0.
Donc, d'après le théorème de la limite monotone, la suite (u_n), croissante et majorée, est convergente vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 0.

2.e.On note \ell la limite de (u_n), solution de l'équation f(x)=x. Déterminer \ell, sachant que l'équation x^2e^x-1=0 n'admet pas de solution dans ]-1~;~0[.

D'après la question 2.c., tous les termes de la suite appartiennent à l'intervalle [-1~;~0], donc \ell \in [-1~;~0].
On résout l'équation f(x)=x sur cet intervalle : \begin{aligned}x^3e^x = x &\iff x^3e^x-x = 0 \\ &\iff x\left(x^2e^x-1\right) = 0 \end{aligned}
Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x^2e^x-1=0.
Or, par hypothèse, l'équation x^2e^x-1=0 n'a pas de solution dans ]-1~;~0[, donc, sur l'intervalle [-1~;~0], la seule solution possible de f(x)=x est x=0 (qui appartient bien à [-1~;~0]).
Donc, \begin{aligned}\ell &= \displaystyle\lim_{n\to+\infty} u_n \\ &= 0\end{aligned}

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Partie 1

Soit g la fonction définie pour tout nombre réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par:

g(x) = \dfrac{2 \ln x}{ x}.

  1. On note g' la dérivée de g. Démontrer que pour tout réel x strictement positif :

    g'(x) = \dfrac{2 - 2\ln x}{x^2}.
  2. On dispose de ce tableau de variations de la fonction g sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ :

    x 0 1 e +∞ −∞ 0 2 e 0 Variationsde g

    Justifier les informations suivantes lues dans ce tableau:

    1. la valeur \dfrac{2}{\text{e}} ;
    2. les variations de la fonction g sur son ensemble de définition ;
    3. les limites de la fonction g aux bornes de son ensemble de définition.
  3. En déduire le tableau de signes de la fonction g sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

Partie 2

Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par

f(x) = [\ln (x)]^2.

Dans cette partie, chaque étude est effectuée sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

  1. Démontrer que sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[, la fonction f est une primitive de la fonction g.
  2. À l'aide de la partie 1, étudier :
    1. la convexité de la fonction f ;
    2. les variations de la fonction f.
    1. Donner une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point d'abscisse e.
    2. En déduire que, pour tout réel x dans ]0~;~\text{e}] :

      [\ln (x)]^2 \geqslant \dfrac{2}{\text{e}}x - 1.
Voir la correction

Soit\left(u_n\right) la suite définie par u_0=1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac{u_n}{1+u_n}. 1.a Calculer les termes u_1, u_2 et u_3, sous forme de fractions irréductibles.

u_1 = \dfrac{u_0}{1+u_0} = \dfrac{1}{1+1} = \dfrac{1}{2}.
u_2 = \dfrac{u_1}{1+u_1} = \dfrac{\dfrac{1}{2}}{1+\dfrac{1}{2}} = \dfrac{\dfrac{1}{2}}{\dfrac{3}{2}} = \dfrac{1}{3}.
u_3 = \dfrac{u_2}{1+u_2} = \dfrac{\dfrac{1}{3}}{1+\dfrac{1}{3}} = \dfrac{\dfrac{1}{3}}{\dfrac{4}{3}} = \dfrac{1}{4}.

1.bRecopier et compléter les lignes 3 et 6 du script Python ci-dessous pour que liste(k) prenne en paramètre un entier naturel k et renvoie la liste des valeurs de u_0 à u_k.

  • def liste(k):
  • L = []
  • u = 1
  • for i in range(0, k+1):
  • L.append(u)
  • u = u / (1 + u)
  • return L

2.On admet que, pour tout entier naturel n, u_n est strictement positif. Déterminer le sens de variation de la suite \left(u_n\right).

On étudie le signe de u_{n+1}-u_n pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \dfrac{u_n}{1+u_n}-u_n \\ &= \dfrac{u_n-u_n(1+u_n)}{1+u_n} \\ &= \dfrac{u_n-u_n-u_n^2}{1+u_n} \\ &= \dfrac{-u_n^2}{1+u_n}\end{aligned}
Comme u_n est strictement positif pour tout n, on a u_n^2>0 et 1+u_n>0, donc \dfrac{-u_n^2}{1+u_n}<0, c'est-à-dire u_{n+1}-u_n<0 pour tout entier naturel n.
Donc, la réponse est que la suite \left(u_n\right) est strictement décroissante.

3.En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.

La suite \left(u_n\right) est strictement décroissante (question précédente) et minorée par 0 (car u_n est strictement positif pour tout n, donc en particulier u_n\geqslant0). Donc, la réponse est que, d'après le théorème de la limite monotone, la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle \ell, avec \ell\geqslant0.

4.Déterminer la valeur de la limite de la suite \left(u_n\right).

Soit f la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{x}{1+x}. On a alors u_{n+1}=f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.
La fonction f est continue sur [0~;~+\infty[ comme quotient de fonctions continues dont le dénominateur ne s'annule pas. La limite \ell de la suite \left(u_n\right) vérifie donc l'égalité f(\ell)=\ell.
On résout cette équation : \begin{aligned}\dfrac{\ell}{1+\ell} = \ell &\iff \ell = \ell(1+\ell) \\ &\iff \ell = \ell + \ell^2 \\ &\iff \ell^2 = 0 \\ &\iff \ell = 0 \end{aligned}
Donc, la réponse est que la suite \left(u_n\right) converge vers 0.

5.aConjecturer une expression de u_n en fonction de n.

D'après les premiers termes calculés à la question 1.a (u_0=1, u_1=\dfrac{1}{2}, u_2=\dfrac{1}{3}, u_3=\dfrac{1}{4}), on peut conjecturer que, pour tout entier naturel n, u_n = \dfrac{1}{n+1}.

5.bDémontrer par récurrence la conjecture précédente.

Notons P_n la proposition : u_n = \dfrac{1}{n+1}.
Initialisation : pour n=0, \begin{aligned}\dfrac{1}{0+1} &= 1 \\ &= u_0\end{aligned} donc P_0 est vraie.
Hérédité : supposons que P_n soit vraie pour un entier naturel n fixé, c'est-à-dire u_n=\dfrac{1}{n+1}. Montrons que P_{n+1} est alors vraie.
On a \begin{aligned}u_{n+1} &= \dfrac{u_n}{1+u_n} \\ &= \dfrac{\dfrac{1}{n+1}}{1+\dfrac{1}{n+1}} \\ &= \dfrac{\dfrac{1}{n+1}}{\dfrac{n+2}{n+1}} \\ &= \dfrac{1}{n+2} \\ &= \dfrac{1}{(n+1)+1}\end{aligned} La relation est donc vraie au rang n+1, ce qui montre que P_{n+1} est vraie.
Comme P_0 est vraie, et que pour tout entier naturel n, P_n vraie entraîne P_{n+1} vraie, on peut conclure, d'après le principe de récurrence, que pour tout entier naturel n, P_n est vraie, c'est-à-dire u_n=\dfrac{1}{n+1}.

Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des six questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

  1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par: f(x) = x \ln(x) - x + 1.

    Parmi les quatre expressions suivantes, laquelle est celle de la fonction dérivée de f?

    a. \ln (x)b. \dfrac{1}{x} - 1c. \ln (x) - 2d. \ln (x) - 1\rule[-3mm]{0mm}{9mm}
  2. On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x^2[1 - \ln (x)].

    Parmi les quatre affirmations suivantes, laquelle est correcte ?

    a. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = +\inftyb. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = - \inftyc. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = 0d. La fonction g n'admet pas de limite en 0.
  3. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = x^3 - 0,9x^2 -0,1x. Le nombre de solutions de l'équation f(x) = 0 sur \R est :

    a. 0b. 1c. 2d. 3
  4. Si H est une primitive d'une fonction h définie et continue sur \R, et si k est la fonction définie sur \R par k(x) = h(2x), alors, une primitive K de k est définie sur \R par :

    a. K(x) =H(2x)b. K(x) =2H(2x)c. K(x) =\dfrac{1}{2}H(2x)d. K(x) =2H(x)\rule[-3mm]{0mm}{9mm}
  5. L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 1 de la courbe de la fonction f définie sur \R par f(x) = x\text{e}^x est:

    a. y = \text{e}x + \text{e}b. y =2\text{e}x - \text{e}c. y = 2\text{e}x +\quad \text{e}d. y = \text{e}x
  6. Les nombres entiers n solutions de l'inéquation (0,2)^n < 0,001 sont tous les nombres entiers n tels que :

    a. n \leqslant 4b. n\leqslant 5c. n \geqslant 4d. n \geqslant 5
Voir la correction

1.QCM. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=x\ln(x)-x+1. Parmi quatre expressions proposées, indiquer celle de la fonction dérivée f'.

La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables sur cet intervalle. Pour tout x>0 : f'(x)=1\times\ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-1+0=\ln(x)+1-1=\ln(x).
Donc, la réponse est f'(x)=\ln(x).

2.On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x)=x^2\left[1-\ln(x)\right]. Parmi quatre affirmations sur la limite de g en 0, indiquer la correcte.

En développant, g(x)=x^2-x^2\ln(x). D'une part, \displaystyle\lim_{x\to0^+}x^2=0.
D'autre part, par croissances comparées, \displaystyle\lim_{x\to0^+}x^2\ln(x)=0.
Par somme de limites, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to0^+}g(x) &= 0-0 \\ &= 0\end{aligned} Donc, la réponse est \displaystyle\lim_{x\to0^+}g(x)=0.

3.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=x^3-0{,}9x^2-0{,}1x. Indiquer le nombre de solutions de l'équation f(x)=0 sur \mathbb{R}.

Pour tout réel x, on factorise : f(x)=x\left(x^2-0{,}9x-0{,}1\right). Donc \begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x = 0 \end{aligned} ou x^2-0{,}9x-0{,}1=0.
Pour l'équation du second degré x^2-0{,}9x-0{,}1=0, on remarque que x=1 est une racine évidente, car \begin{aligned}1^2-0{,}9\times1-0{,}1 &= 1-0{,}9-0{,}1 \\ &= 0\end{aligned}
Le produit des deux racines d'un trinôme x^2+bx+c vaut c : ici le produit des racines vaut -0{,}1, donc la seconde racine est \dfrac{-0{,}1}{1}=-0{,}1.
L'équation f(x)=0 admet donc exactement trois solutions réelles : -0{,}1, 0 et 1. Donc, la réponse est 3 solutions.

4.Si H est une primitive d'une fonction h définie et continue sur \mathbb{R}, et si k est la fonction définie sur \mathbb{R} par k(x)=h(2x), indiquer, parmi quatre expressions, celle d'une primitive K de k.

On teste la fonction K définie sur \mathbb{R} par K(x)=\dfrac{1}{2}H(2x). Comme H est dérivable sur \mathbb{R} (c'est une primitive de h), K est dérivable sur \mathbb{R} comme produit d'une constante par une composée de fonctions dérivables.
Pour tout réel x : K'(x)=\dfrac{1}{2}\times2\times H'(2x)=H'(2x)=h(2x), car H'=h (H étant une primitive de h).
Donc K'(x)=h(2x)=k(x) pour tout réel x : K est bien une primitive de k sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est K(x)=\dfrac{1}{2}H(2x).

5.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=xe^x. Indiquer, parmi quatre équations proposées, celle de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1.

La fonction f est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. Pour tout réel x : f'(x)=1\times e^x+x\times e^x=(1+x)e^x.
On calcule \begin{aligned}f(1) &= 1\times e^1 \\ &= e\end{aligned} et f'(1)=(1+1)e^1=2e.
L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 1 est y=f'(1)(x-1)+f(1)=2e(x-1)+e=2ex-2e+e=2ex-e.
Donc, la réponse est y=2ex-e.

6.Indiquer, parmi quatre propositions, celle qui caractérise les entiers naturels n solutions de l'inéquation (0{,}2)^n<0{,}001.

La fonction \ln est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, donc, pour tout entier naturel n : (0{,}2)^n<0{,}001 \iff \ln\left((0{,}2)^n\right)<\ln(0{,}001) \iff n\ln(0{,}2)<\ln(0{,}001).
Comme 0{,}2<1, on a \ln(0{,}2)<0, donc diviser par \ln(0{,}2) inverse le sens de l'inégalité : n\ln(0{,}2)<\ln(0{,}001) \iff n>\dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}2)}.
À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}2)}\approx4{,}29. Les entiers naturels strictement supérieurs à 4{,}29 sont donc les entiers supérieurs ou égaux à 5.
Donc, la réponse est : les entiers naturels n tels que n\geqslant5.

Bac Terminale 2021 : Métropole, Mayotte, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
Une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
Aucune justification n'est demandée.

Soit f la fonction définie pour tout nombre réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par : f(x) =\dfrac{\e^{2x}}{x}

On donne l'expression de la dérivée seconde f'' de f, définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f''(x)=\dfrac {2 \e^{2x} (2x^2-2x+1)}{x^3}.

  1. La fonction f', dérivée de f, est définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

    a. f'(x) = 2\e^{2x}b. f'(x)=\dfrac{\e^{2x}(x-1)}{x^2}
    c. f'(x) = \dfrac{\e^{2x}(2x - 1)}{x^2}d. f'(x)=\dfrac{\e^{2x}(1 + 2x)}{x^2} .
  2. La fonction f :

    a. est décroissante sur ]0~;~+\infty[ b. est monotone sur ]0~;~+\infty[
    c. admet un minimum en \dfrac{1}{2}d. admet un maximum en \dfrac{1}{2}.
  3. La fonction f admet pour limite en + \infty :

    a. +\infty b. 0c. 1d. \e^{2x}.
  4. La fonction f :

    a. est concave sur ]0~;~+\infty[b. est convexe ]0~;~+\infty[
    c. est concave sur \left]0~;~\frac{1}{2}\right] d. est représentée par une courbe admettant un point d'inflexion.
Voir la correction

1.QCM. On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = \dfrac{e^{2x}}{x}, dont la dérivée seconde est f''(x) = \dfrac{2e^{2x}(2x^2-2x+1)}{x^3}. Parmi quatre expressions proposées, laquelle est celle de f'(x) ?

f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme quotient de fonctions dérivables dont le dénominateur ne s'annule pas sur cet intervalle. En dérivant un quotient : f'(x) = \dfrac{2e^{2x}\times x - e^{2x}\times 1}{x^2} = \dfrac{e^{2x}(2x-1)}{x^2}. Donc, la réponse est c.

2.Toujours à propos de f, laquelle de ces quatre affirmations sur les variations de f est exacte ?

Sur ]0~;~+\infty[, x^2>0 et e^{2x}>0, donc f'(x) est du signe de 2x-1.
\begin{aligned}2x-1 = 0 &\iff x = \dfrac{1}{2} \end{aligned} 2x-1<0 pour x<\dfrac{1}{2} et 2x-1>0 pour x>\dfrac{1}{2}.
Donc f est décroissante sur \left]0~;~\dfrac{1}{2}\right[ et croissante sur \left]\dfrac{1}{2}~;~+\infty\right[ : f admet donc un minimum en \dfrac{1}{2}. Donc, la réponse est c.

3.Quelle est la limite de f en +\infty, parmi les quatre propositions ?

On écrit f(x) = 2\times\dfrac{e^{2x}}{2x}. En posant X=2x, quand x\to+\infty, X\to+\infty également.
Par croissances comparées, \displaystyle\lim_{X\to+\infty}\dfrac{e^X}{X} = +\infty, donc \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) = +\infty. Donc, la réponse est a.

4.Laquelle de ces quatre affirmations sur la convexité de f est exacte ?

Sur ]0~;~+\infty[, x^3>0 et 2e^{2x}>0, donc f''(x) est du signe du trinôme 2x^2-2x+1.
Ce trinôme a pour discriminant \Delta = (-2)^2-4\times2\times1 = 4-8 = -4 < 0 : il est donc toujours strictement positif (du signe de son coefficient dominant, positif).
Ainsi f''(x) > 0 pour tout x de ]0~;~+\infty[ : f est convexe sur ]0~;~+\infty[. Donc, la réponse est b.

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Commun à tous les candidats

Cécile a invité des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu'elle a achetés surgelés.

Elle sort les gâteaux du congélateur à -19 °C et les apporte sur la terrasse où la température est de 25 °C.

Au bout de 10 minutes la température des gâteaux est de 1,3 °C.

I -- Premier modèle

On suppose que la vitesse de décongélation est constante c'est-à-dire que l'augmentation de la température est la même minute après minute.

Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux 25 minutes après leur sortie du congélateur.

Ce modèle semble-t-il pertinent ?

II -- Second modèle

On note T_n la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de n minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi T_0 = - 19.

On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante

\text{Pour tout entier naturel } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).

  1. Justifier que, pour tout entier n, on a T_{n+1}=0.94T_n + 1.5
  2. Calculer T_1 et T_2. On donnera des valeurs arrondies au dixième.
  3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a T_n\leqslant 25.

    En revenant à la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible ?
  4. Étudier le sens de variation de la suite \left(T_n\right).
  5. Démontrer que la suite \left(T_n\right) est convergente.
  6. On pose pour tout entier naturel n, U_n = T_n - 25.
    1. Montrer que la suite \left(U_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme U_0.
    2. En déduire que pour tout entier naturel n, T_n=-44\times 0.94^n+25.
    3. En déduire la limite de la suite \left(T_n\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.
    1. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d'une demi-heure à température ambiante après leur sortie du congélateur.

      Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux ? On donnera une valeur arrondie à l'entier le plus proche.
    2. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu'elle aime déguster lorsqu'ils sont encore frais, à la température de 10 °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.
    3. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n \geqslant 10.

      []{|p{4.5cm}|}

      def seuil() :
      n=0
      T= ...
      while T...
      T= ...
      n=n+1
      return


      Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.

\textsc{Exercice} au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: Exercice A ou Exercice B

Pour éclairer le choix, les principaux domaines abordés sont indiqués en début de chaque exercice.

Exercice A

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) on considère

  • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),
  • le vecteur \vect{u} de coordonnées \begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}
  • la droite d passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \vect{u}.

Le but de cet exercice est de déterminer le point de d le plus proche du point A et d’étudier quelques propriétés de ce point.

On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

x y z M 0 A A ı k O u

  1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
  2. Soit t un nombre réel quelconque, et M un point de la droite d, le point M ayant pour coordonnées (t~;~t~;~0).
    1. On note AM la distance entre les points A et M. Démontrer que:

      AM^2 = 2t^2 - 8t+ 14.
    2. Démontrer que le point M_0 de coordonnées (2~;~2~;~0) est le point de la droite d pour lequel la distance AM est minimale.

      On admettra que la distance AM est minimale lorsque son carré AM^2 est minimal.
  3. Démontrer que les droites (AM_0) et d sont orthogonales.
  4. On appelle A' le projeté orthogonal du point A sur le plan d'équation cartésienne z = 0. Le point A' admet donc pour coordonnées (1~;~3~;~0).

    Démontrer que le point M_0 est le point du plan (AA'M_0) le plus proche du point O, origine du repère.
  5. Calculer le volume de la pyramide OM_0A'A.

    On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: V = \frac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} est l'aire

    d'une base et h est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

Exercice B

[]{|l|}

Principaux domaines abordés :

Équations différentielles ; fonction exponentielle.

On considère l’équation différentielle

(E)\quad y'= y + 2x\e^x

On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur l'ensemble \R des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

  1. Soit u la fonction définie sur \R par u(x) = x^2\e^x. On admet que u est dérivable et on note u' sa fonction dérivée. Démontrer que u est une solution particulière de (E).
  2. Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On note g la fonction définie sur \R par :

    g(x) = f(x) - u(x)

    1. Démontrer que si la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) alors la fonction g est solution de l'équation différentielle: y' =y.

      On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.
    2. À l'aide de la résolution de l'équation différentielle y' =y, résoudre l'équation différentielle (E).
  3. Étude de la fonction u
    1. Étudier le signe de u' (x) pour x variant dans \R.
    2. Dresser le tableau de variations de la fonction u sur \R (les limites ne sont pas demandées).
    3. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction u est concave.
Voir la correction

PartieI : Cécile sort des gâteaux du congélateur, où ils étaient à -19\,^{\circ}C, pour les poser sur une terrasse à 25\,^{\circ}C. Au bout de 10 minutes, ils sont à 1,3\,^{\circ}C. En supposant que la température augmente à vitesse constante (même hausse chaque minute), quelle serait la température des gâteaux au bout de 25 minutes ? Ce modèle est-il pertinent ?

En 10 minutes, la température a augmenté de 1{,}3-(-19) = 20{,}3\,^{\circ}C, soit une hausse constante supposée de \dfrac{20{,}3}{10} = 2{,}03\,^{\circ}C par minute.
Au bout de 25 minutes, la hausse totale serait de 25\times2{,}03 = 50{,}75\,^{\circ}C, donc une température de -19+50{,}75 = 31{,}75\,^{\circ}C.
Or la température de la terrasse est de 25\,^{\circ}C : les gâteaux ne peuvent pas dépasser cette température ambiante. Donc, ce modèle n'est pas pertinent.

PartieII : On note T_n la température des gâteaux, en degré Celsius, n minutes après leur sortie du congélateur, avec T_0=-19. On admet la relation T_{n+1}-T_n = -0,06\times(T_n-25) pour tout entier naturel n. 1. Montrer que, pour tout entier naturel n, T_{n+1} = 0,94\,T_n+1,5.

En développant : \begin{aligned}T_{n+1}-T_n &= -0{,}06T_n+0{,}06\times25 \\ &= -0{,}06T_n+1{,}5\end{aligned}
D'où \begin{aligned}T_{n+1} &= T_n-0{,}06T_n+1{,}5 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5\end{aligned}

2.Calculer T_1 et T_2 (arrondir au dixième).

Avec n=0 : \begin{aligned}T_1 &= 0{,}94\times(-19)+1{,}5 \\ &= -17{,}86+1{,}5 \\ &= -16{,}36\end{aligned} soit T_1\approx-16{,}4.
Avec n=1 : \begin{aligned}T_2 &= 0{,}94\times(-16{,}36)+1{,}5 \\ &= -15{,}3784+1{,}5 \\ &= -13{,}8784\end{aligned} soit T_2\approx-13{,}9.

3.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25. Ce résultat était-il prévisible dans le contexte de l'énoncé ?

Initialisation. \begin{aligned}T_0 &= -19 \\ &\leqslant 25\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Supposons que, pour un entier n, T_n\leqslant25. En multipliant par 0{,}94>0 : \begin{aligned}0{,}94\,T_n &\leqslant 0{,}94\times25 \\ &= 23{,}5\end{aligned}
En ajoutant 1{,}5 aux deux membres : 0{,}94\,T_n+1{,}5\leqslant25, soit T_{n+1}\leqslant25 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25.
Ce résultat était prévisible : la température des gâteaux ne peut pas dépasser la température ambiante de la terrasse, qui est justement de 25\,^{\circ}C.

4.Étudier le sens de variation de la suite (T_n).

D'après la relation de récurrence, T_{n+1}-T_n = -0{,}06\times(T_n-25).
D'après la question précédente, T_n\leqslant25 pour tout n, donc T_n-25\leqslant0, donc -0{,}06\times(T_n-25)\geqslant0.
Ainsi T_{n+1}-T_n\geqslant0 pour tout n : la suite (T_n) est croissante.

5.Démontrer que la suite (T_n) est convergente.

La suite (T_n) est croissante (question précédente) et majorée par 25 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell\leqslant25.

6.aOn pose, pour tout entier naturel n, U_n = T_n-25. Montrer que (U_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}U_{n+1} &= T_{n+1}-25 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5-25 \\ &= 0{,}94\,T_n-23{,}5\end{aligned}
Or 0{,}94\times(T_n-25) = 0{,}94\,T_n-23{,}5, donc \begin{aligned}U_{n+1} &= 0{,}94\times(T_n-25) \\ &= 0{,}94\,U_n\end{aligned}
La suite (U_n) est donc géométrique de raison 0{,}94, de premier terme \begin{aligned}U_0 &= T_0-25 \\ &= -19-25 \\ &= -44\end{aligned}

6.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, T_n = -44\times0,94^n+25.

Comme (U_n) est géométrique de raison 0{,}94 et de premier terme -44 : U_n = -44\times0{,}94^n pour tout n.
Or U_n = T_n-25, donc \begin{aligned}T_n &= U_n+25 \\ &= -44\times0{,}94^n+25\end{aligned}

6.cEn déduire la limite de la suite (T_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

Comme {0<0{,}94<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}94^n = 0, donc par somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}T_n = 25.
Cela signifie que la température des gâteaux se rapproche indéfiniment de la température ambiante de la terrasse, 25\,^{\circ}C, sans jamais la dépasser, ce qui est cohérent avec la situation physique.

7.aLe fabricant conseille de consommer les gâteaux une demi-heure après leur sortie du congélateur. Quelle température ont-ils alors atteinte (arrondir à l'entier le plus proche) ?

Avec n=30 minutes : \begin{aligned}T_{30} &= -44\times0{,}94^{30}+25 \\ &\approx 18{,}1\end{aligned} Donc, les gâteaux ont atteint une température d'environ 18 ^{\circ}C.

7.bCécile aime déguster ces gâteaux encore frais, à 10 ^{\circ}C. Donner un encadrement, entre deux entiers consécutifs, du nombre de minutes après lesquelles elle doit les déguster.

À la calculatrice, T_{17}\approx9{,}6 et T_{18}\approx10{,}6 : la température franchit donc 10\,^{\circ}C entre les minutes 17 et 18.
Donc, Cécile doit déguster son gâteau entre la 17^{\text{e}} et la 18^{\text{e}} minute après sa sortie du congélateur.

7.cLe programme Python suivant doit renvoyer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n\geqslant10. Recopier et compléter les lignes manquantes.

  • def seuil():
  • n = 0
  • T = -19
  • while T < 10 :
  • T = 0.94 * T + 1.5
  • n = n + 1
  • return n
Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Un biologiste s'intéresse à l'évolution de la population d'une espèce animale sur une île du Pacifique.

Au début de l'année 2020, cette population comptait 600 individus. On considère que l'espèce sera menacée d'extinction sur cette île si sa population devient inférieure ou égale à 20 individus.

Le biologiste modélise le nombre d'individus par la suite \left(u_n\right) définie par :

\left\{\begin{array}{l c l} u_0 &= &0,6\\ u_{n+1} &= &0,75 u_n\left(1 - 0,15 u_n\right) \end{array}\right.

où pour tout entier naturel n, u_n désigne le nombre d'individus, en milliers, au début de l'année 2020 + n.

  1. Estimer, selon ce modèle, le nombre d'individus présents sur l'île au début de l'année 2021 puis au début de l'année 2022.

Soit f la fonction définie sur l'intervalle [0 ; 1] par

f(x) = 0,75x (1 - 0,15x).

  1. Montrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 1] et dresser son tableau de variations.
  2. Résoudre dans l'intervalle [0 ; 1] l'équation f(x) = x.

On remarquera pour la suite de l'exercice que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right).

    1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, 0 \leqslant u_{n+1} \leqslant\quad u_n \leqslant 1.
    2. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    3. Déterminer la limite \ell de la suite \left(u_n\right).
  1. Le biologiste a l'intuition que l'espèce sera tôt ou tard menacée d'extinction.
    1. Justifier que, selon ce modèle, le biologiste a raison.
    2. Le biologiste a programmé en langage Python la fonction menace() ci-dessous:

      def menace() :
      u = 0,6
      n = 0
      while u > 0,02 :
      u = 0,75*u*(1-0,15*u)
      n = n+1
      return n


      Donner la valeur numérique renvoyée lorsqu'on appelle la fonction menace().

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Voir la correction

Onétudie une population animale d'une île, modélisée par la suite (u_n) définie par u_0=0{,}6 et u_{n+1}=0{,}75\,u_n(1-0{,}15\,u_n), où u_n désigne (en milliers) le nombre d'individus au début de l'année 2020+n. L'espèce est menacée d'extinction si la population devient inférieure ou égale à 20 individus. 1. Estimer le nombre d'individus au début de 2021 puis de 2022.

2021 correspond à n=1 : \begin{aligned}u_1 &= 0{,}75\times0{,}6\times(1-0{,}15\times0{,}6) \\ &= 0{,}45\times0{,}91 \\ &= 0{,}4095\end{aligned} soit environ 410 individus.
2022 correspond à n=2 : \begin{aligned}u_2 &= 0{,}75\times0{,}4095\times(1-0{,}15\times0{,}4095) \\ &\approx 0{,}307125\times0{,}938575 \\ &\approx 0{,}2883\end{aligned} soit environ 288 individus.

2.On pose f(x) = 0{,}75x(1-0{,}15x) sur l'intervalle [0~;~1]. Montrer que f est croissante sur [0~;~1] et dresser son tableau de variations.

f est une fonction polynôme, donc dérivable sur \mathbb{R} et en particulier sur [0~;~1], et sur cet intervalle : f'(x) = 0{,}75(1-0{,}15x) - 0{,}75x\times0{,}15 = 0{,}75 - 0{,}225x.
Or 0\leqslant x\leqslant1 \Rightarrow 0\leqslant0{,}225x\leqslant0{,}225 \Rightarrow 0{,}525\leqslant f'(x)\leqslant0{,}75.
Donc f'(x)>0 sur [0~;~1] : f est strictement croissante sur cet intervalle, de f(0)=0 à \begin{aligned}f(1) &= 0{,}75\times0{,}85 \\ &= 0{,}6375\end{aligned}

3.Résoudre dans [0~;~1] l'équation f(x) = x.

Sur [0~;~1] : \begin{aligned}f(x) = x &\iff 0{,}75x(1-0{,}15x)-x = 0 \\ &\iff x\big[0{,}75(1-0{,}15x)-1\big] = 0 \\ &\iff x(-0{,}25-0{,}1125x) = 0 \end{aligned}
Donc x=0 ou -0{,}25-0{,}1125x=0, soit x=-\dfrac{0{,}25}{0{,}1125}, valeur négative donc exclue de [0~;~1].
Donc, la réponse est que l'unique solution dans [0~;~1] est x=0.

4.aOn admet que u_{n+1}=f(u_n) pour tout entier naturel n. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}.

Initialisation : on a vu que {0\leqslant0{,}4095\leqslant0{,}6\leqslant1}, c'est-à-dire {0\leqslant u_1\leqslant u_0\leqslant1} : la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que, pour un entier naturel n, on ait {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}. La fonction f étant strictement croissante sur [0~;~1], on en déduit {f(0)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(u_n)\leqslant f(1)}.
Or f(0)=0 et \begin{aligned}f(1) &= 0{,}6375 \\ &\leqslant 1\end{aligned} donc {0\leqslant u_{n+2}\leqslant u_{n+1}\leqslant1} : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_n\leqslant1}.

4.bEn déduire que la suite (u_n) est convergente.

D'après la question précédente, la suite (u_n) est décroissante et minorée par 0 : elle est donc convergente.

4.cDéterminer la limite \ell de la suite (u_n).

La suite (u_n) converge vers un réel \ell\geqslant0, et par continuité de f, \ell vérifie l'équation f(x)=x, dont l'unique solution dans [0~;~1] est 0 (question 3).
Donc, la réponse est \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\ell= 0.

5.aJustifier que, selon ce modèle, l'espèce sera tôt ou tard menacée d'extinction.

La suite (u_n) étant décroissante et de limite 0, le nombre d'individus finit par descendre en dessous de tout seuil, en particulier en dessous de 20 individus (u_n=0{,}02 en milliers) : l'espèce sera donc menacée d'extinction.

5.bLe biologiste programme en Python la fonction ci-dessous. \texttt{def menace():} \texttt{\quad u = 0.6} \texttt{\quad n = 0} \texttt{\quad while u > 0.02:} \texttt{\quad\quad u = 0.75*u*(1-0.15*u)} \texttt{\quad\quad n = n+1} \texttt{\quad return n} Donner la valeur renvoyée par l'appel de menace() et interpréter ce résultat.

La boucle calcule successivement les termes de la suite (u_n) tant que le terme courant reste strictement supérieur à 0{,}02, en comptant le nombre d'itérations dans n.
En calculant les termes successifs, on obtient u_{10}\approx0{,}0249>0{,}02 (la boucle continue) puis \begin{aligned}u_{11} &\approx 0{,}0186 \\ &\leqslant 0{,}02\end{aligned} (la boucle s'arrête) : l'appel renvoie donc n=11.
Donc, la réponse est que l'espèce sera menacée d'extinction au début de l'année 2020+11= 2031.

Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Les questions 1. à 5. de cet exercice peuvent être traitées de façon indépendante

On considère un cube ABCDEFGH. Le point I est le milieu du segment [EF], le point J est le milieu du segment [BC] et le point K est le milieu du segment [AE].

A B C D E F G H I J K

  1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.

Dans la suite, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~ \vect{\text{AD}},~ \vect{\text{AE}}\right).

    1. Donner les coordonnées des points I et J.
    2. Montrer que les vecteurs \vect{\text{IJ}},~\vect{\text{AE}} et \vect{\text{AC}} sont coplanaires.

On considère le plan \mathcal P d'équation x + 3y - 2z + 2 = 0 ainsi que les droites d_1 et d_2 définies par les représentations paramétriques ci-dessous:

d_1\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&3 + t\\ y &=& 8 - 2t\\ z &=& - 2 + 3t\\ \end{array}\right. , t \in \R\quad \text{et}\quad d_2\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&4 + t\\ y &=&1 + t\\ z &=&8 + 2t\\ \end{array}\right. , t \in \R.

  1. Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
  2. Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal P.
  3. Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal P.

\textsc{Exercice au choix du candidat}

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Exercice A

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction exponentielle
\bullet~~Convexité

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

On justifiera chaque réponse.

Affirmation 1 : Pour tous réels a et b, \left(\text{e}^{a+b}\right)^2 = \text{e}^{2a} + \text{e}^{2b}.

Affirmation 2 : Dans le plan muni d'un repère, la tangente au point A d'abscisse 0 à la courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = - 2 + (3 - x)\text{e}^x admet pour équation réduite y = 2x + 1.

Affirmation 3 : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \left(\text{e}^{2x} - \text{e}^{x} + \dfrac{3}{x}\right) = 0.

Affirmation 4 : L'équation 1 - x + \text{e}^{-x} = 0 admet une seule solution appartenant à l'intervalle [0 ; 2].

Affirmation 5 : La fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 - 5x + \text{e}^x est convexe.

Exercice B

Principaux domaines abordés :
\bullet~~Fonction logarithme népérien
\bullet~~Convexité

Dans le plan muni d'un repère, on considère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_f représentative d'une fonction f, deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.

La courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale T au point A(1 ; 4).

012345601234 T C f A

  1. Préciser les valeurs f(1) et f'(1).

On admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{a + b \ln x}{x}\quad \text{où }\quad a \text{ et}\quad b \text{ sont deux nombres réels}.

  1. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f'(x) = \dfrac{b - a - b\quad \ln x}{x^2}.
  2. En déduire les valeurs des réels a et b.

Dans la suite de l'exercice, on admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

f(x) = \dfrac{4 + 4\ln x}{x}.

  1. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.
  2. Déterminer le tableau de variations de f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.
  3. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

    f''(x) = \dfrac{- 4 + 8\ln x}{x^3}.
  4. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f possède un unique point d'inflexion B dont on précisera les coordonnées.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH. I est le milieu de [EF], J le milieu de [BC] et K le milieu de [AE]. On munit l'espace du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), dans lequel A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), I(0,5 ; 0 ; 1), J(1 ; 0,5 ; 0) et K(0 ; 0 ; 0,5). 1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ?

\overrightarrow{AI}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KH}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0,5\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont proportionnelles selon aucun facteur commun), donc, la réponse est que les droites (AI) et (KH) ne sont pas parallèles.

2.Montrer que les vecteurs \overrightarrow{IJ}, \overrightarrow{AE} et \overrightarrow{AC} sont coplanaires.

\overrightarrow{IJ}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0,5 \\ -1\end{pmatrix}, \overrightarrow{AE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
On constate que 2\overrightarrow{IJ}+2\overrightarrow{AE} = \overrightarrow{AC}.
Le vecteur \overrightarrow{AC} est donc une combinaison linéaire des vecteurs \overrightarrow{IJ} et \overrightarrow{AE} : ces trois vecteurs sont donc coplanaires.

3.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+3y-2z+2=0 et les droites d_1 et d_2 de représentations paramétriques d_1 : x=3+t,\ y=8-2t,\ z=-2+3t et d_2 : x=4+t,\ y=1+t,\ z=8+2t (t\in\mathbb{R}). Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ?

d_1 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc, la réponse est que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

4.Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

Le plan \mathcal{P} admet pour vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix}, et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{u_2} &= 1\times1+3\times1+(-2)\times2 \\ &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
Le vecteur directeur de d_2 est donc orthogonal au vecteur normal de \mathcal{P} : la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

5.Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal{P}.

\overrightarrow{ML}\begin{pmatrix}4-5 \\ 0-3 \\ 3-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix}, qui est l'opposé du vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix} de \mathcal{P} : \overrightarrow{ML} est donc lui aussi normal au plan \mathcal{P}, ce qui montre que la droite (ML) est perpendiculaire à \mathcal{P}.
D'autre part, les coordonnées de L vérifient l'équation de \mathcal{P} : \begin{aligned}4+3\times0-2\times3+2 &= 4-6+2 \\ &= 0\end{aligned} donc L appartient à \mathcal{P}.
Le point L appartient au plan \mathcal{P} et la droite (ML) lui est perpendiculaire : donc, la réponse est que L est bien le projeté orthogonal de M sur le plan \mathcal{P}.

Commun à tous les candidats

En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

  1. Calculer u_1.
  2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
  3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

    def suite( n) :
    u = 1000
    for i in range(n) :
    u = 0,9*u + 250
    return u
    1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
    2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
    3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
  4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
    1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

      u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
    3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
  5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

    Déterminer cette année.

EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

\vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

B C G F D H E A P Q R ı k

Partie I

  1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

    Donner les coordonnées des points P et Q.
  2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
  3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

Partie II

On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

  1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
  2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
  3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
  4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

  1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
    1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

  1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

    Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

    On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
    1. Déterminer la loi de probabilité de G.
    2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
  2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

    On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
    1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
    3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
    4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- convexité
-- fonction logarithme

Partie I : lectures graphiques

f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

  1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
    1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
    2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

Partie II : étude de fonction

La fonction f est définie sur \R par

f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

  1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
  2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
  3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
    1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
    2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
  4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

    Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Étude de fonction, fonction exponentielle
-- Équations différentielles

Partie I

Considérons l'équation différentielle

y'= -0,4y + 0,4

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

    1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
    2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
    3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

Partie II

Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

\begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

  1. Déterminer la limite de p en + \infty.
  2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
    1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
    2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

Partie III

  1. p désigne la fonction de la partie II.

    Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
  2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

    Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

    On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

    La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

    Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
Voir la correction

1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

  • n = 0
  • u = 1000
  • tant que u <= 2200 :
  • u = 0.9 * u + 250
  • n = n + 1
  • renvoyer n
  • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
  • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM)

Pour chaque question, trois affirmations sont proposées, une seule de ces affirmations est exacte.
Le candidat recopiera sur sa copie le numéro de chaque question et la lettre de la réponse choisie pour celle-ci.
AUCUNE JUSTIFICATION n'est demandée. Une réponse fausse ou l'absence de réponse n'enlève aucun point.

  1. On considère la fonction f définie sur \R par

    f(x) = \left(x^2 - 2x - 1\right)\e^x.

    A. La fonction dérivée de f est la fonction définie par f'(x) = (2x - 2)\e^x.

    B. La fonction f est décroissante sur l'intervalle ]-\infty~;~2].

    C. \displaystyle\lim_{x \to - \infty} f(x) = 0.
  2. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \dfrac{3}{5 + \e^x}.

    Sa courbe représentative dans un repère admet :

    A. une seule asymptote horizontale;

    B. une asymptote horizontale et une asymptote verticale;

    C. deux asymptotes horizontales.
  3. On donne ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f''} représentant la fonction dérivée seconde f'' d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur l'intervalle [-3,5~;~6].

    0123456 1 2 3 40 1 2 31234 x y Courbedelafonctiondérivéeseconde f ′′ A. La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~3].

    B. La fonction f admet trois points d'inflexion.

    C. La fonction dérivée f' de f est décroissante sur l'intervalle [0 ; 2].
  4. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2 - 17n + 20.

    A. La suite \left(u_n\right) est minorée.

    B. La suite \left(u_n\right) est décroissante.

    C. L'un des termes de la suite \left(u_n\right) est égal à 2021.
  5. On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 2 et, pour tout entier naturel n,

    u_{n+1} = 0,75u_n +5.

    On considère la fonction « seuil » suivante écrite en Python :

    def seuil() :
    u = 2
    n = 0
    while u < 45 :
    u = 0,75*u + 5
    n = n+1
    return n


    Cette fonction renvoie :

    A. la plus petite valeur de n telle que u_n \geqslant\quad 45 ;

    B. la plus petite valeur de n telle que u_n\quad < 45 ;

    C. la plus grande valeur de n telle que u_n \geqslant 45.
Voir la correction

1.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = (x^2-2x-1)e^x. Quelle est la limite de f en -\infty ?

En développant, f(x) = x^2e^x - 2xe^x - e^x.
Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to-\infty} x^2e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty} xe^x = 0 ; de plus \lim\limits_{x\to-\infty} e^x = 0.
Par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty} f(x) = 0.

2.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = \dfrac{3}{5+e^x}. Que peut-on dire des asymptotes à sa courbe représentative ?

Quand x\to-\infty, e^x\to0 donc f(x)\to\dfrac{3}{5} : la droite d'équation y=\dfrac{3}{5} est asymptote horizontale en -\infty.
Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty donc f(x)\to0 : l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) est asymptote horizontale en +\infty.
La courbe admet deux asymptotes horizontales (une pour chaque limite infinie).

3.QCM. La courbe ci-dessous (non reproduite ici) représente la dérivée seconde f'' d'une fonction f deux fois dérivable sur [-3{,}5~;~6], et s'annule en changeant de signe en -3, 2 et 5. Que peut-on en conclure sur f ?

Un point d'inflexion de la courbe de f correspond à une valeur où f'' s'annule en changeant de signe.
Comme f'' s'annule en changeant de signe exactement trois fois (en -3, 2 et 5), la courbe de f admet exactement trois points d'inflexion.

4.QCM. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2-17n+20. Que peut-on affirmer sur cette suite ?

On met l'expression sous forme canonique : \begin{aligned}u_n &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{289}{4} + 20 \\ &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{209}{4}\end{aligned}
Un carré étant toujours positif ou nul, on a pour tout entier naturel n : u_n \geqslant -\dfrac{209}{4}.
La suite (u_n) est donc minorée (par -\dfrac{209}{4}).

5.QCM. On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}75u_n+5. On exécute en Python une fonction qui initialise u=2 et n=0, puis répète tant que u<45 : u \leftarrow 0{,}75u+5 et n \leftarrow n+1, avant de renvoyer n. Que renvoie cette fonction ?

Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 20.
Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 2 \\ &\leqslant 20\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité : supposons que pour un entier n, u_n\leqslant20. Alors \begin{aligned}0{,}75u_n &\leqslant 0{,}75\times20 \\ &= 15\end{aligned} donc 0{,}75u_n+5 \leqslant 20, c'est-à-dire u_{n+1}\leqslant20 : la propriété est vraie au rang n+1.
Conclusion : pour tout entier naturel n, u_n\leqslant20, donc la condition u<45 est toujours vérifiée : la boucle ne s'arrête jamais.
Aucune des trois réponses proposées n'est correcte : le programme ne s'arrête pas (boucle infinie).

Commun à tous les candidats

Une société de jeu en ligne propose une nouvelle application pour smartphone nommée « Tickets coeurs! ».

Chaque participant génère sur son smartphone un ticket comportant une grille de taille 3 \times 3 sur laquelle sont placés trois cœurs répartis au hasard, comme par exemple ci-dessous.

♡♡♡

Le ticket est gagnant si les trois cœurs sont positionnés côte à côte sur une même ligne, sur une même colonne ou sur une même diagonale.

  1. Justifier qu'il y a exactement 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur une grille.
  2. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant est égale à \dfrac{2}{21}.
  3. Lorsqu'un joueur génère un ticket, la société prélève 1 € sur son compte en banque. Si le ticket est gagnant, la société verse alors au joueur 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur?
  4. Un joueur décide de générer 20 tickets sur cette application. On suppose que les générations des tickets sont indépendantes entre elles.
    1. Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire X qui compte le nombre de tickets gagnants parmi les 20 tickets générés.
    2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X\quad =\quad 5).
    3. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, de l'évènement (X \geqslant 1) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B

EXERCICE -- A

Principaux domaines abordés
-- Suites
-- Équations différentielles

Dans cet exercice, on s'intéresse à la croissance du bambou Moso de taille maximale 20 mètres.

Le modèle de croissance de Ludwig von Bertalanffy suppose que la vitesse de croissance pour un tel bambou est proportionnelle à l'écart entre sa taille et la taille maximale.

Partie I : modèle discret

Dans cette partie, on observe un bambou de taille initiale 1 mètre.

Pour tout entier naturel n, on note u_n la taille, en mètre, du bambou n jours après le début de l'observation. On a ainsi u_0 = 1.

Le modèle de von Bertalanffy pour la croissance du bambou entre deux jours consécutifs se traduit par l'égalité :

u_{n+1} = u_n + 0,05\left(20 - u_n\right)\quad \text{pour tout entier naturel}\quad n.

  1. Vérifier que u_1 = 1,95.
    1. Montrer que pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,95u_n + 1.
    2. On pose pour tout entier naturel n, v_n = 20 - u_n.

      Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique dont on précisera le terme initial v_0 et la raison.
    3. En déduire que, pour tout entier naturel n, u_n = 20 - 19 \times 0,95^n.
  2. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II : modèle continu

Dans cette partie, on souhaite modéliser la taille du même bambou Moso par une fonction donnant sa taille, en mètre, en fonction du temps t exprimé en jour.

D'après le modèle de von Bertalanffy, cette fonction est solution de l'équation différentielle

(E)\quad y' = 0,05(20 - y)

y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~+\infty[ et y' désigne sa fonction dérivée.

Soit la fonction L définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par

L(t) = 20 - 19\e^{-0,05t}.

  1. Vérifier que la fonction L est une solution de (E) et qu'on a également L(0) = 1.
  2. On prend cette fonction L comme modèle et on admet que, si on note L' sa fonction dérivée, L'(t) représente la vitesse de croissance du bambou à l'instant t.
    1. Comparer L'(0) et L'(5).
    2. Calculer la limite de la fonction dérivée L' en +\infty.

      Ce résultat est-il en cohérence avec la description du modèle de croissance exposé au début de l'exercice ?

EXERCICE -- B

Principaux domaines abordés
-- Suites, étude de fonction
-- Fonction logarithme

Soit la fonction f définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

On considère la suite \left(u_n\right) de terme initial u_0 = 10 et telle que u_{n+1} = f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.

Partie I :

La feuille de calcul ci-dessous a permis d'obtenir des valeurs approchées des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

AB
1nu_n
2010
317,80277542
425,88544474
534,29918442
643,10550913
752,36095182
862,0527675
972,00134509
1082,0000009
  1. Quelle formule a été saisie dans la cellule B3 pour permettre le calcul des valeurs approchées de \left(u_n\right) par recopie vers le bas ?
  2. À l'aide de ces valeurs, conjecturer le sens de variation et la limite de la suite \left(u_n\right).

Partie II :

On rappelle que la fonction f est définie sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[ par

f(x) = x - \ln (x - 1).

  1. Calculer \displaystyle\lim_{x \to 1} f(x). On admettra que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = + \infty.
    1. Soit f' la fonction dérivée de f. Montrer que pour tout x \in ]1~;~ +\infty[, f'(x) = \dfrac{x - 2}{x - 1}.
    2. En déduire le tableau des variations de f sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[, complété par les limites.
    3. Justifier que pour tout x \geqslant\quad 2, f(x) \geqslant\quad 2.

Partie III :

  1. En utilisant les résultats de la partie II, démontrer par récurrence que u_n \geqslant\quad 2 pour tout entier naturel n.
  2. Montrer que la suite \left(u_n\right) est décroissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente. On note \ell sa limite.
  4. On admet que \ell vérifie f(\ell) = \ell. Donner la valeur de \ell.
Voir la correction

1.Une application génère un ticket sur une grille 3\times3 où trois cases contiennent chacune un cœur, disposées au hasard. Justifier qu'il existe exactement 84 façons différentes de placer ces trois cœurs sur la grille.

Placer trois cœurs sur la grille revient à choisir 3 cases parmi les 9 de la grille, sans tenir compte de l'ordre : le nombre de façons est donc \binom{9}{3}.
\begin{aligned}\binom{9}{3} &= \dfrac{9!}{3!\times6!} \\ &= \dfrac{9\times8\times7}{3\times2\times1} \\ &= \dfrac{504}{6} \\ &= 84\end{aligned}
Il y a bien 84 façons différentes de positionner les trois cœurs sur la grille.

2.Un ticket est gagnant si les trois cœurs sont alignés côte à côte sur une même ligne, une même colonne ou une même diagonale. Montrer que la probabilité qu'un ticket soit gagnant vaut \dfrac{2}{21}.

La grille compte 3 lignes, 3 colonnes et 2 diagonales, soit 8 alignements possibles de trois cases : il y a donc 8 grilles gagnantes parmi les 84 grilles possibles (équiprobables).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est \dfrac{8}{84} = \dfrac{2}{21} (en simplifiant par 4).
La probabilité qu'un ticket soit gagnant est donc bien égale à \dfrac{2}{21}.

3.À chaque ticket généré, le joueur verse 1 € ; si le ticket est gagnant, la société lui reverse 5 €. Le jeu est-il favorable au joueur ?

Soit X le gain algébrique du joueur pour un ticket. Un ticket gagnant rapporte 5-1=4 € (le joueur récupère les 5 € mais a déjà versé 1 €), un ticket perdant coûte 1 €.
P(X=4) = \dfrac{2}{21} et \begin{aligned}P(X=-1) &= 1-\dfrac{2}{21} \\ &= \dfrac{19}{21}\end{aligned}
\begin{aligned}E(X) &= 4\times\dfrac{2}{21} + (-1)\times\dfrac{19}{21} \\ &= \dfrac{8-19}{21} \\ &= -\dfrac{11}{21} \\ &\approx -0{,}524\end{aligned}
L'espérance de gain est négative : en moyenne, le joueur perd environ 0,52 € par ticket généré. Le jeu est donc défavorable au joueur.

4.aUn joueur génère 20 tickets de façon indépendante. Soit X le nombre de tickets gagnants parmi ces 20 tickets. Donner la loi de probabilité de X.

Chaque génération de ticket est une épreuve à deux issues (gagnant / perdant) de probabilité de succès p=\dfrac{2}{21}, répétée n=20 fois de façon indépendante.
X suit donc la loi binomiale de paramètres n=20 et p=\dfrac{2}{21}.

4.bCalculer la probabilité de l'évènement (X=5), arrondie à 10^{-3}.

P(X=5) = \dbinom{20}{5}\times\left(\dfrac{2}{21}\right)^5\times\left(\dfrac{19}{21}\right)^{15} \approx 0,02710^{-3} près).

4.cCalculer la probabilité de l'évènement (X\geqslant1), arrondie à 10^{-3}, puis interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

(X\geqslant1) est l'évènement contraire de (X=0), donc P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac{19}{21}\right)^{20} \approx 1-0{,}135 \approx 0,86510^{-3} près).
Sur 20 tickets générés, le joueur a donc environ 86,5 % de chances d'obtenir au moins un ticket gagnant.

Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

Pour chacune des cinq questions, quatre réponses sont proposées; une seule de ces réponses est exacte.

Indiquer sur la copie le numéro de la question et recopier la réponse exacte sans justifier le choix effectué.

Barème : une bonne réponse rapporte un point. Une réponse inexacte ou une absence de réponse n'apporte ni n'enlève aucun point.

Question 1 :

On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x)= x^2+ 2x - \dfrac{3}{x}.

Une équation de la tangente à la courbe représentative de g au point d'abscisse 1 est:

a. y=7(x - 1)b. y = x - 1c. y = 7x + 7d. y = x +1

Question 2 :

On considère la suite \left(v_n\right) définie sur \N par v_n = \dfrac{3n}{n + 2}. On cherche à déterminer la limite de v_n lorsque n tend vers +\infty.

a. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 1b. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 3c. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = \dfrac{3}{2}d. On ne peut pas la déterminer

Question 3 : Dans une urne il y a 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue successivement 10 tirages aléatoires avec remise. Quelle est la probabilité (à 10^{-4} près) d'avoir 4 boules noires et 6 boules rouges?

a. 0,1662b. 0,4c. 0,1115d. 0,8886

Question 4 :

On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = 3\e^x - x.

a. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 3b. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = +\infty c. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) =\quad -\infty\raggedrightd. On ne peut pas déterminer la limite de la fonction f lorsque x tend vers +\infty\tabularnewline

Question 5 :

Un code inconnu est constitué de 8 signes.

Chaque signe peut être une lettre ou un chiffre. Il y a donc 36 signes utilisables pour chacune des positions.

Un logiciel de cassage de code teste environ cent millions de codes par seconde. En combien de temps au maximum le logiciel peut-il découvrir le code ?

a. \raggedright environ 0,3 secondeb. environ 8 heuresc. environ 3 heures\raggedrightd. environ 470 heures\tabularnewline
Voir la correction

1.QCM. On étudie g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x^2 + 2x - \dfrac{3}{x}. Parmi les quatre équations proposées, laquelle est celle de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 1 ?

g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et pour tout x de cet intervalle : g'(x) = 2x + 2 + \dfrac{3}{x^2}.
On calcule g'(1) = 2 + 2 + 3 = 7 et \begin{aligned}g(1) &= 1 + 2 - 3 \\ &= 0\end{aligned}
Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = g'(1)(x-1) + g(1) = 7(x-1), soit y = 7x - 7.
Donc, la réponse est a. y = 7(x-1).

2.QCM. On considère la suite (v_n) définie sur \mathbb{N} par v_n = \dfrac{3n}{n+2}. Quelle est la limite de v_n quand n tend vers +\infty ?

Pour n \geqslant 1, on peut écrire \begin{aligned}v_n &= \dfrac{3n}{n\left(1+\frac{2}{n}\right)} \\ &= \dfrac{3}{1+\frac{2}{n}}\end{aligned}
Comme \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{2}{n} = 0, le dénominateur tend vers 1, donc \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.
Donc, la réponse est b. \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.

3.QCM. Une urne contient 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue 10 tirages successifs avec remise. Quelle est la probabilité, à 10^{-4} près, d'obtenir exactement 4 boules noires et 6 boules rouges ?

Si X désigne le nombre de boules noires obtenues sur les 10 tirages, chaque tirage est une épreuve de Bernoulli de paramètre p = 0{,}6 (tirage avec remise), donc X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}6.
On veut \begin{aligned}P(X=4) &= \dbinom{10}{4}\times0{,}6^{4}\times0{,}4^{6} \\ &\approx 0{,}11148\end{aligned} soit environ 0,1115 à 10^{-4} près.
Donc, la réponse est c. 0,1115.

4.QCM. On considère f définie sur \mathbb{R} par f(x) = 3\text{e}^x - x. Quelle est la limite de f en +\infty ?

Pour x \ne 0, on factorise : f(x) = x\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x} - 1\right).
Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (croissance comparée), donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x}-1\right) = +\infty.
Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
Donc, la réponse est b. \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

5.QCM. Un code secret comporte 8 caractères, chacun étant une lettre ou un chiffre parmi 36 signes possibles. Un logiciel teste environ 100 millions de codes par seconde. En combien de temps, au maximum, peut-il trouver le code ?

Le nombre total de codes possibles est 36^{8} = 2\,821\,109\,907\,456.
Au rythme de 10^{8} codes par seconde, il faut au maximum \dfrac{2\,821\,109\,907\,456}{10^{8}} \approx 28\,211 secondes, soit environ 470 minutes, soit environ 7,8 heures.
Donc, la réponse est b. environ 8 heures.

Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Au 1er janvier 2020, la centrale solaire de Big Sun possédait 10560 panneaux solaires.

On observe, chaque année, que 2 % des panneaux se sont détériorés et nécessitent d'être retirés tandis que 250 nouveaux panneaux solaires sont installés.

Partie A - Modélisation à l'aide d'une suite

On modélise l'évolution du nombre de panneaux solaires par la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 10560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0,98u_n +250, où u_n est le nombre de panneaux solaires au 1er janvier de l'année 2020 +n.

    1. Expliquer en quoi cette modélisation correspond à la situation étudiée.
    2. On souhaite savoir au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires sera strictement supérieur à 12000.

      À l'aide de la calculatrice, donner la réponse à ce problème.
    3. Recopier et compléter le programme en Python ci-dessous de sorte que la valeur cherchée à la question précédente soit stockée dans la variable n à l'issue de l'exécution de ce dernier.
      u = 10560
      n =0
      while ... ... :
      u = ... ...
      n = ... ...
  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a u_n \leqslant 12500.
  2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
  3. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge. Il n'est pas demandé, ici, de calculer sa limite.
  4. On définit la suite \left(v_n\right) par v_n = u_n - 12500, pour tout entier naturel n.
    1. Démontrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,98 dont on précisera le premier terme.
    2. Exprimer, pour tout entier naturel n, v_n en fonction de n.
    3. En déduire, pour tout entier naturel n, u_n en fonction de n.
    4. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).

      Interpréter ce résultat dans le contexte du modèle.

Partie B - Modélisation à l'aide d'une fonction

Une modélisation plus précise a permis d'estimer le nombre de panneaux solaires de la centrale à l'aide de la fonction f définie pour tout x \in [0~;~ +\infty[ par

f(x) = 12500 - 500 \e^{-0,02x+1,4},

x représente le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020.

  1. Étudier le sens de variation de la fonction f.
  2. Déterminer la limite de la fonction f en +\infty.
  3. En utilisant ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux solaires dépassera 12000.
Voir la correction

PartieA ; 1.a Une centrale solaire compte 10 560 panneaux au 1er janvier 2020. Chaque année, 2 % des panneaux se détériorent et sont retirés, tandis que 250 panneaux neufs sont installés. On modélise le nombre de panneaux par u_0 = 10\,560 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, où u_n est le nombre de panneaux au 1er janvier de l'année 2020+n. Justifier ce choix de modélisation.

Retirer 2 % des panneaux revient à multiplier leur nombre par 1 - \dfrac{2}{100} = 0{,}98.
En ajoutant ensuite les 250 panneaux neufs installés chaque année, on obtient bien la relation u_{n+1} = 0{,}98u_n + 250, ce qui justifie la modélisation.

PartieA ; 1.b À l'aide de la calculatrice, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera strictement 12 000.

En saisissant u_0 = 10\,560 puis en appliquant successivement u \mapsto 0{,}98u + 250, on obtient u_1 \approx 10\,599, puis u_2, u_3, etc.
On trouve u_{67} \approx 11\,999 et u_{68} \approx 12\,009.
Donc, le nombre de panneaux dépassera 12 000 au bout de 68 ans, soit en 2088.

PartieA ; 1.c Compléter le programme Python suivant pour qu'il stocke dans la variable n le nombre d'années trouvé à la question précédente : u = 10560 / n = 0 / while ... : / u = ... / n = ...

  • while u <= 12000:
  • u = 0.98*u + 250
  • n = n + 1

PartieA ; 2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 10\,560 \\ &\leqslant 12\,500\end{aligned} la propriété est donc vraie au rang 0.
Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 12\,500. En multipliant par 0{,}98 (positif) : \begin{aligned}0{,}98u_n &\leqslant 0{,}98\times12\,500 \\ &= 12\,250\end{aligned} En ajoutant 250 aux deux membres : 0{,}98u_n + 250 \leqslant 12\,500, c'est-à-dire u_{n+1} \leqslant 12\,500 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc par récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 12\,500.

PartieA ; 3. Démontrer que la suite (u_n) est croissante.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1} - u_n &= 0{,}98u_n + 250 - u_n \\ &= 250 - 0{,}02u_n\end{aligned}
D'après la question précédente, u_n \leqslant 12\,500, donc \begin{aligned}0{,}02u_n &\leqslant 0{,}02\times12\,500 \\ &= 250\end{aligned} c'est-à-dire 250 - 0{,}02u_n \geqslant 0.
On a donc u_{n+1} - u_n \geqslant 0 : la suite (u_n) est croissante.

PartieA ; 4. En déduire que la suite (u_n) converge (sans calculer sa limite).

La suite (u_n) est croissante et majorée par 12 500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell \leqslant 12\,500.

PartieA ; 5.a On pose v_n = u_n - 12\,500 pour tout entier naturel n. Démontrer que (v_n) est géométrique et préciser sa raison et son premier terme.

Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1} - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n + 250 - 12\,500 \\ &= 0{,}98u_n - 12\,250\end{aligned}
Or 0{,}98\times12\,500 = 12\,250, donc \begin{aligned}v_{n+1} &= 0{,}98u_n - 0{,}98\times12\,500 \\ &= 0{,}98(u_n - 12\,500) \\ &= 0{,}98v_n\end{aligned}
Cette relation étant vraie pour tout n, (v_n) est géométrique de raison 0{,}98, de premier terme \begin{aligned}v_0 &= u_0 - 12\,500 \\ &= 10\,560 - 12\,500 \\ &= -1\,940\end{aligned}

PartieA ; 5.b Exprimer v_n en fonction de n.

(v_n) étant géométrique de premier terme -1\,940 et de raison 0{,}98, on a pour tout entier naturel n : v_n = -1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.c En déduire l'expression de u_n en fonction de n.

Comme v_n = u_n - 12\,500, on a u_n = v_n + 12\,500, soit u_n = 12\,500 - 1\,940\times0{,}98^{n}.

PartieA ; 5.d Déterminer la limite de (u_n) et interpréter le résultat.

Comme {0 < 0{,}98 < 1}, on sait que \lim\limits_{n\to+\infty}0{,}98^{n} = 0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 12\,500.
Dans le contexte du modèle, le nombre de panneaux solaires de la centrale se stabilise autour de 12 500 à long terme.

PartieB ; 1. Une modélisation plus fine utilise la fonction f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4}, où x est le nombre d'années écoulées depuis le 1er janvier 2020. Étudier le sens de variation de f.

f est dérivable sur [0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et pour tout x de cet intervalle : f'(x) = -500\times(-0{,}02)\text{e}^{-0,02x+1,4} = 10\text{e}^{-0,02x+1,4}.
La fonction exponentielle étant strictement positive, f'(x) > 0 pour tout x : la fonction f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

PartieB ; 2. Déterminer la limite de f en +\infty.

\lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}02x+1{,}4) = -\infty, donc par composition \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{-0,02x+1,4} = 0, d'où \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = 12\,500.

PartieB ; 3. À l'aide de ce modèle, déterminer au bout de combien d'années le nombre de panneaux dépassera 12 000.

On résout f(x) > 12\,000 \iff 12\,500 - 500\text{e}^{-0,02x+1,4} > 12\,000 \iff 500 > 500\text{e}^{-0,02x+1,4} \iff 1 > \text{e}^{-0,02x+1,4}.
Comme 1 = \text{e}^0 et que la fonction exponentielle est strictement croissante, cela équivaut à 0 > -0{,}02x + 1{,}4 \iff 0{,}02x > 1{,}4 \iff x > 70.
Donc, il faut attendre strictement plus de 70 ans, soit 71 ans, pour que le nombre de panneaux dépasse 12 000 selon ce modèle, ce qui correspond à l'année 2091.

Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE et J est un point du segment [CG].

Il existe donc a \in [0~;~1] tel que \vect{\text{CJ}} =a \vect{\text{CG}}.

On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ).

On note K et L les points d'intersection de la droite (d) et des droites (AE) et (DH).

On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}},\quad \vect{\text{AE}}\right).

Partie A : Dans cette partie a = \dfrac{2}{3}

A B C D E F G H P J I K L

  1. Donner les coordonnées des points F, I et J.
  2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d).
    1. Montrer que le point de coordonnées \left(0~;~ 0~;~\dfrac{2}{3}\right) est le point K.
    2. Déterminer les coordonnées du point L, intersection des droites (d) et (DH).
    1. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
    2. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.
    3. Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

Partie B : Cas général

On admet que les coordonnées des points K et L sont : K\left(0~;~0~;~1- \dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right).

On rappelle que a \in [0~;~1].

  1. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.
  2. Montrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
  3. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un losange ? Justifier.
  4. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un carré ? Justifier.

\textsc{EXERCICE au choix du candidat} 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B

Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B.

EXERCICE A - Fonction ln

Partie A :

Dans un pays, une maladie touche la population avec une probabilité de 0,05.

On possède un test de dépistage de cette maladie.

On considère un échantillon de n personnes (n \geqslant 20) prises au hasard dans la population assimilé à un tirage avec remise.

On teste l'échantillon suivant cette méthode : on mélange le sang de ces n individus, on teste le mélange.

Si le test est positif, on effectue une analyse individuelle de chaque personne.

Soit X_n la variable aléatoire qui donne le nombre d'analyses effectuées.

  1. Montrer X_n prend les valeurs 1 et (n + 1).
  2. Prouver que P\left(X_n = 1\right) = 0,95^n.

    Établir la loi de X_n en recopiant sur la copie et en complétant le tableau suivant:

    x_i1n + 1
    P\left(X_n = x_i\right)
  3. Que représente l'espérance de X_n dans le cadre de l'expérience ?

    Montrer que E\left(X_n\right) =n + 1 - n \times\quad 0,95^n.

Partie B :

  1. On considère la fonction f définie sur [20~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (x) + x \ln (0,95).

    Montrer que f est décroissante sur [20~;~ +\infty[.
  2. On rappelle que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = - \infty.
  3. Montrer que f(x) = 0 admet une unique solution a sur [20~;~ +\infty[.

    Donner un encadrement à 0,1 près de cette solution.
  4. En déduire le signe de f sur [20~;~ +\infty[.

Partie C :

On cherche à comparer deux types de dépistages.

La première méthode est décrite dans la partie A, la seconde, plus classique, consiste à tester tous les individus.

La première méthode permet de diminuer le nombre d'analyses dès que E\left(X_n\right)\quad < n.

En utilisant la partie B, montrer que la première méthode diminue le nombre d'analyses pour des échantillons comportant 87 personnes maximum.

EXERCICE B - Équation différentielle

Partie A : Détermination d'une fonction f et résolution d'une équation différentielle

On considère la fonction f définie sur \R par :

f(x) = \e^x+ ax + b\e^{-x}

a et b sont des nombres réels que l'on propose de déterminer dans cette partie.

Dans le plan muni d'un repère d'origine O, on a représenté ci-dessous la courbe \mathcal{C}, représentant la fonction f, et la tangente (T) à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

012 1 2123456 C

  1. Par lecture graphique, donner les valeurs de f(0) et de f'(0).
  2. En utilisant l'expression de la fonction f, exprimer f(0) en fonction de b et en déduire la valeur de b.
  3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.
    1. Donner, pour tout réel x, l'expression de f'(x).
    2. Exprimer f'(0) en fonction de a.
    3. En utilisant les questions précédentes, déterminer a, puis en déduire l'expression de f(x).
  4. On considère l'équation différentielle :

    (E):\quad y' +y =2\e^x - x - 1

    1. Vérifier que la fonction g définie sur \R par :

      g(x) = \e^x - x + 2\e^{-x}.

      est solution de l'équation (E).
    2. Résoudre l'équation différentielle y' + y = 0.
    3. En déduire toutes les solutions de l'équation (E).

Partie B : Étude de la fonction g sur [1~;~+\infty[

  1. Vérifier que pour tout réel x, on a :

    \e^{2x} - \e^x - 2 = \left(\e^x - 2\right)\left(\e^x + 1\right)
  2. En déduire une expression factorisée de g'(x), pour tout réel x.
  3. On admettra que, pour tout x \in\quad [1~;~ +\infty[, \e^x - 2 > 0.

    Étudier le sens de variation de la fonction g sur [1~;~ +\infty[.
Voir la correction

PartieA (avec a = \dfrac{2}{3}) ; 1. ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE, J est le point du segment [CG] tel que \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG}. Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}\right), donner les coordonnées de F, I et J.

Le cube a pour arête 1 dans ce repère, donc F, sommet opposé à D sur la face supérieure du carré ABFE, a pour coordonnées F(1~;~0~;~1).
I est le centre de la face ADHE, donc le milieu de [AH] (et aussi de [DE]) : I\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
Comme \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG} avec C(1~;~1~;~0) et G(1~;~1~;~1), on a J\left(1~;~1~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 2. On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ). Déterminer une représentation paramétrique de (d).

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix} (obtenu par J - F).
(d) passe par I\left(0~;~\frac{1}{2}~;~\frac{1}{2}\right) et admet \overrightarrow{FJ} pour vecteur directeur, donc une représentation paramétrique de (d) est : x = 0, y = \dfrac{1}{2} + t, z = \dfrac{1}{2} - \dfrac{t}{3}, avec t \in \mathbb{R}.

PartieA ; 3.a K est le point d'intersection de (d) et de (AE). Montrer que K a pour coordonnées \left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

La droite (AE) est l'axe des cotes (points d'ordonnée nulle). On cherche donc le point de (d) tel que y = 0 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 0 &\iff t = -\dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{-\frac{1}{2}}{3} \\ &= \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{4}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}
On obtient bien K\left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

PartieA ; 3.b Déterminer les coordonnées du point L, intersection de (d) et de (DH).

Tous les points de (DH) ont pour ordonnée 1. On cherche donc le point de (d) tel que y = 1 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 1 &\iff t = \dfrac{1}{2} \end{aligned}
La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2\times3} \\ &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
Donc, la réponse est L\left(0~;~1~;~\dfrac{1}{3}\right).

PartieA ; 4.a Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.

Le milieu de [FL] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+\frac{1}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Le milieu de [JK] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{\frac{2}{3}+\frac{2}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
Les diagonales [FL] et [JK] ont le même milieu : FJLK est donc un parallélogramme.

PartieA ; 4.b Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -\frac{2}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= (-1)\times(-1) + 1\times(-1) + \left(-\dfrac{2}{3}\right)\times0 \\ &= 1 - 1 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
Les diagonales du parallélogramme FJLK sont donc perpendiculaires : FJLK est un losange.

PartieA ; 4.c Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

\overrightarrow{KF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ \frac{1}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{KF}\cdot\overrightarrow{FJ} &= 0 + 0 - \dfrac{1}{9} \\ &= -\dfrac{1}{9} \ne 0\end{aligned}
Les côtés consécutifs [KF] et [FJ] ne sont donc pas perpendiculaires : le losange FJLK n'est pas un rectangle, donc, la réponse est non, FJLK n'est pas un carré.

PartieB (cas général) ; 1. On admet désormais que K\left(0~;~0~;~1-\dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right), avec a \in [0~;~1]. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.

G a pour coordonnées (1~;~1~;~1), donc \overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, d'où \overrightarrow{CJ} = a\overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ a\end{pmatrix}.
Comme C(1~;~1~;~0), on en déduit J(1~;~1~;~a).

PartieB ; 2. Montrer que FJLK est un parallélogramme, quelle que soit la valeur de a.

\overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} (en calculant \dfrac{a}{2} - \left(1-\dfrac{a}{2}\right) = a - 1).
\overrightarrow{FJ} = \overrightarrow{KL} : FJLK est donc un parallélogramme pour toute valeur de a.

PartieB ; 3. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un losange ?

\overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ \frac{a}{2}-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 1-\frac{3a}{2}\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= 1 - 1 + \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right) \\ &= \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right)\end{aligned}
Ce produit s'annule si et seulement si \dfrac{a}{2} = 1 (soit a=2) ou 1 = \dfrac{3a}{2} (soit a = \dfrac{2}{3}).
Seule la valeur a = \dfrac{2}{3} appartient à l'intervalle [0~;~1] : dans ce cas, les diagonales du parallélogramme FJLK sont perpendiculaires, donc, la réponse est oui, uniquement pour a = \dfrac{2}{3}, FJLK est un losange.

PartieB ; 4. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un carré ?

D'après la question précédente, la seule valeur de a rendant FJLK losange est a = \dfrac{2}{3}, cas déjà étudié en partie A où l'on a montré que ce losange n'était pas un carré : donc, la réponse est non, il n'existe aucune valeur de a pour laquelle FJLK est un carré.

Bac Terminale 2021 : Polynésie française Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Commun à tous les candidats

Dans l'espace, on considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur égale à 1.

On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

On considère le point M tel que \vect{\text{BM}} = \dfrac{1}{3}\vect{\text{BH}}.

z y x M B C D H E F A G

  1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points B, D, E, G et H.
    1. Quelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.
    2. On admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{4}c^2.

      Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{2}.
  2. Démontrer que les coordonnées de M sont \left(~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{1}{3}~; ~\dfrac{1}{3}\right).
    1. Justifier que le vecteur \vect{n}(-1~;~1~;~1) est normal au plan (EGD).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est: - x + y + z - 1 = 0.
    3. Soit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) et passant par le point M.

      Montrer qu'une représentation paramétrique de cette droite est:

      \mathcal{D}\quad :\quad \left\{\begin{array}{l c l} x&=&\dfrac{2}{3} - t\\ y&=&\dfrac{1}{3} + t\\ z&=&\dfrac{1}{3} + t \end{array}\right.,\quad t \in \R
  3. Le cube ABCDEFGH est représenté ci-dessus selon une vue qui permet de mieux percevoir la pyramide GEDM, en gris sur la figure :

    x y z M B C D H E F A G

    Le but de cette question est de calculer le volume de la pyramide GEDM.

    1. Soit K, le pied de la hauteur de la pyramide GEDM issue du point M.

      Démontrer que les coordonnées du point K sont \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    2. En déduire le volume de la pyramide GEDM.

      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

      V = \dfrac{b \times h}{3}b désigne l'aire d'une base et h la hauteur associée.

EXERCICE au choix du candidat 5 points

Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

EXERCICE A

Principaux domaines abordés : Fonction exponentielle, convexité, dérivation,
équations différentielles

Cet exercice est composé de trois parties indépendantes.

On a représenté ci-dessous, dans un repère orthonormé, une portion de la courbe représentative \mathcal{C} d'une fonction f définie sur \R :

0123 1 2 3123 C A B

On considère les points A(0 ; 2) et B(2 ; 0).

Partie 1

Sachant que la courbe \mathcal{C} passe par A et que la droite (AB) est la tangente à la courbe \mathcal{C} au point A, donner par lecture graphique :

  1. La valeur de f(0) et celle de f'(0).
  2. Un intervalle sur lequel la fonction f semble convexe.
Partie 2

On note (E) l'équation différentielle

y' = -y + \text{e}^{-x}.

On admet que g :\quad x \longmapsto\quad x\text{e}^{-x} est une solution particulière de (E).

  1. Donner toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (H) : y' = -y.
  2. En déduire toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (E).
  3. Sachant que la fonction f est la solution particulière de (E) qui vérifie f(0) = 2, déterminer une expression de f(x) en fonction de x.
Partie 3

On admet que pour tout nombre réel x, f(x) = (x + 2)\text{e}^{-x}.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Montrer que pour tout x \in \R,\quad f'(x) = (-x - 1) \text{e}^{-x}.
    2. Étudier le signe de f'(x) pour tout x \in \R et dresser le tableau des variations de f sur \R.

      On ne précisera ni la limite de f en - \infty ni la limite de f en + \infty.

      On calculera la valeur exacte de l'extremum de f sur \R.
  2. On rappelle que f'' désigne la fonction dérivée seconde de la fonction f.
    1. Calculer pour tout x \in \R,\quad f''(x).
    2. Peut-on affirmer que f est convexe sur l'intervalle [0~;~+\infty[?

EXERCICE B

Principaux domaines abordés: Fonction logarithme népérien, dérivation

Cet exercice est composé de deux parties.

Certains résultats de la première partie seront utilisés dans la deuxième.

Partie 1 : Étude d'une fonction auxiliaire

Soit la fonction f définie sur l'intervalle [1 ; 4] par :

f(x) = - 30x + 50 + 35\ln x.

  1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
    1. Pour tout nombre réel x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que:

      f'(x) = \dfrac{35- 30x}{x}.
    2. Dresser le tableau de signe de f'(x) sur l'intervalle [1 ; 4].
    3. En déduire les variations de f sur ce même intervalle.
  2. Justifier que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution, notée \alpha, sur l'intervalle [1 ; 4] puis donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-3} près.
  3. Dresser le tableau de signe de f(x) pour x \in [1~;~4].

Partie 2 : Optimisation

Une entreprise vend du jus de fruits. Pour x milliers de litres vendus, avec x nombre réel de l'intervalle [1 ; 4], l'analyse des ventes conduit à modéliser le bénéfice B(x) par l'expression donnée en milliers d'euros par :

B(x) = - 15x^2 + 15x +35x \ln x.

  1. D'après le modèle, calculer le bénéfice réalisé par l'entreprise lorsqu'elle vend 2500 litres de jus de fruits.

    On donnera une valeur approchée à l'euro près de ce bénéfice.
  2. Pour tout x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que B'(x) = f(x)B' désigne la fonction dérivée de B.
    1. À l'aide des résultats de la partie 1, donner les variations de la fonction B sur l'intervalle [1 ; 4].
    2. En déduire la quantité de jus de fruits, au litre près, que l'entreprise doit vendre afin de réaliser un bénéfice maximal.
Voir la correction

Onconsidère un cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), et le point M défini par \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}. 1. Donner, par lecture graphique, les coordonnées des points B, D, E, G et H.

Dans ce repère : B(1 ; 0 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1).

2.aQuelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.

Les segments [EG], [GD] et [ED] sont chacun la diagonale d'une face carrée de côté 1 du cube, donc \begin{aligned}EG &= GD \\ &= ED \\ &= \sqrt2\end{aligned} (diagonale d'un carré de côté 1) : le triangle EGD est équilatéral, de côté \sqrt2.

2.bOn admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c vaut \dfrac{\sqrt3}{4}c^{2}. Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt3}{2}.

Avec c=\sqrt2, l'aire du triangle EGD vaut \begin{aligned}\dfrac{\sqrt3}{4}\times\left(\sqrt2\right)^{2} &= \dfrac{\sqrt3}{4}\times2 \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

3.Démontrer que les coordonnées de M sont \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} (coordonnées de H moins celles de B), donc \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-\frac13 \\ \frac13 \\ \frac13\end{pmatrix}.
Comme \overrightarrow{BM}\begin{pmatrix}x_M-1 \\ y_M \\ z_M\end{pmatrix}, on obtient \begin{aligned}x_M &= 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} y_M=\dfrac13 et z_M=\dfrac13.
Donc, la réponse est que M a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

4.aJustifier que le vecteur \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EGD).

\overrightarrow{EG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} (coordonnées de G moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{EG} &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{ED}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} (coordonnées de D moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{ED} &= 0+1-1 \\ &= 0\end{aligned}
\overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EGD) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

4.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est -x+y+z-1=0.

Un plan de vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} admet une équation de la forme -x+y+z+d=0, avec d réel à déterminer.
Le point E(0 ; 0 ; 1) appartient au plan (EGD), donc ses coordonnées vérifient cette équation : \begin{aligned}-0+0+1+d = 0 &\iff d = -1 \end{aligned}
Donc, la réponse est que le plan (EGD) a pour équation -x+y+z-1=0.

4.cSoit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) passant par M. Montrer qu'une représentation paramétrique de \mathcal{D} est x=\dfrac23-t,\ y=\dfrac13+t,\ z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

La droite \mathcal{D} est orthogonale au plan (EGD), elle est donc dirigée par le vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} de ce plan ; elle passe de plus par M\left(\frac23~;~\frac13~;~\frac13\right).
Un point P(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, \overrightarrow{MP} = t\overrightarrow{n} pour un certain réel t, c'est-à-dire x-\dfrac23=-t, y-\dfrac13=t et z-\dfrac13=t.
Donc, la réponse est que \mathcal{D} admet pour représentation paramétrique x=\dfrac23-t, y=\dfrac13+t, z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

5.aSoit K le pied de la hauteur issue de M dans la pyramide GEDM. Démontrer que les coordonnées de K sont \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

La droite \mathcal{D} passe par M et est perpendiculaire au plan (EGD) : c'est donc la hauteur de la pyramide GEDM issue de M, et son pied K est le point d'intersection de \mathcal{D} avec le plan (EGD).
Les coordonnées de K vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D} et l'équation du plan (EGD) : en substituant x=\frac23-t, y=\frac13+t, z=\frac13+t dans -x+y+z-1=0, on obtient \begin{aligned}-\left(\frac23-t\right)+\frac13+t+\frac13+t-1 = 0 &\iff 3t = 1 \\ &\iff t = \dfrac13 \end{aligned}
En remplaçant t par \dfrac13 : \begin{aligned}x &= \dfrac23-\dfrac13 \\ &= \dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
Donc, la réponse est que K a pour coordonnées \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

5.bEn déduire le volume de la pyramide GEDM. On rappelle que le volume d'une pyramide est V=\dfrac{b\times h}{3}, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée.

\overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}\frac13 \\ -\frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix} (coordonnées de M moins celles de K), donc \begin{aligned}KM^{2} &= \dfrac19+\dfrac19+\dfrac19 \\ &= \dfrac13\end{aligned} d'où \begin{aligned}KM &= \sqrt{\dfrac13} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned}
K est le pied de la hauteur issue de M pour la base EGD, donc \begin{aligned}h &= KM \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned} et \begin{aligned}b &= \mathcal{A}(\text{EGD}) \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned} (question 2.b).
Le volume de la pyramide GEDM vaut donc \begin{aligned}V &= \dfrac{\frac{\sqrt3}{2}\times\frac{\sqrt3}{3}}{3} \\ &= \dfrac{\frac{3}{6}}{3} \\ &= \dfrac16\end{aligned}
Donc, la réponse est que la pyramide GEDM a un volume égal à \dfrac16.