← Retour
Annales officielles · Logimaths

Repérage : Tous les exercices

116 exercices officiels tirés des annales, un par sujet.

Un centre de loisirs organise pour les jeunes d'une commune des activités pendant les vacances.

Pour s'inscrire dans ce centre de loisirs, plusieurs tarifs sont proposés :

  • Tarif A : on paie 5,50 € par demi-journée passée dans le centre de loisirs ;
  • Tarif B : on paie un abonnement annuel de 15 € puis 3,50 € pour chaque demi-journée passée dans le centre ;
  • Tarif C : on paie un forfait annuel de 64 € donnant accès à autant de demi-journées que l'on veut.

  1. Quel est le prix pour 12 demi-journées avec le tarif B ?
  2. On désigne par x le nombre de demi-journées passées dans le centre de loisirs. On considère les trois fonctions f,\quad g, et h suivantes :

    f : x \longmapsto 15 + 3,5x\quad g : x \longmapsto 64\quad h : x \longmapsto 5,5x

    Sans justifier, associer chacune de ces fonctions au tarif qu'elle représente.
  3. Le graphique ci-dessous représente les fonctions f,\quad g, et h. Sans justifier, associer à chaque représentation graphique (d_1), (d_2) et (d_3) la fonction f, g ou h correspondante.

    Prixen e 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 10 20 30 40 50 60 70 80 ( d 2 ) ( d 3 ) ( d 1 )
  4. La droite (d_1) représente-t-elle une situation de proportionnalité ?

    Détailler la réponse en précisant la démarche.
  5. Lire graphiquement le nombre de demi-journées à partir duquel le tarif B devient plus avantageux que le tarif A. Aucune justification n'est demandée.
  6. On a réalisé dans un tableur le tableau de valeurs correspondant au tarif B suivant le nombre de demi-journées de présence.

    ABCDEFGHIJKLMNOPQ
    1Nombre de demi-journées d'activités12345678910111213141516
    2Tarif B en €18,52225,52932,53639,54346,55053,55760,56467,571


    1. Parmi les trois formules proposées ci-dessous, recopier celle qui a été saisie dans la cellule \textsf{B2}, puis étirée vers la droite pour compléter le tableau.

      =15+3,5*x=15+3,5*1=15+3,5*B1
    2. En utilisant le tableau de valeurs ci-dessus, déterminer le nombre de demi-journées à partir duquel le tarif C devient plus avantageux que le tarif B. Aucune justification n'est demandée.
Voir la correction

1.Quel est le prix pour 12 demi-journées avec le tarif B ?

15 + 3{,}50 \times 12 = 15 + 42 = 57 €.

2.Associer chacune des fonctions f, g et h au tarif qu'elle représente.

f : x \mapsto 15 + 3,5x représente le tarif B (abonnement 15 € puis 3,50 € par demi-journée).
g : x \mapsto 64 représente le tarif C (forfait fixe de 64 €).
h : x \mapsto 5,5x représente le tarif A (5,50 € par demi-journée).

3.Associer à chaque droite (d1), (d2), (d3) la fonction correspondante.

(d1) part de 15 sur l'axe des prix : c'est f.
(d2) est horizontale à 64 : c'est g.
(d3) passe par l'origine : c'est h.

4.La droite (d1) représente-t-elle une situation de proportionnalité ?

Une situation de proportionnalité est représentée par une droite qui passe par l'origine du repère.
La droite (d1) coupe l'axe des ordonnées à 15, elle ne passe pas par l'origine.
Donc (d1) ne représente pas une situation de proportionnalité.

5.Lire graphiquement le nombre de demi-journées à partir duquel le tarif B devient plus avantageux que le tarif A.

Les droites (d1) et (d3) se coupent entre 7 et 8 demi-journées (pour un prix d'environ 41 €).
Le tarif B devient plus avantageux à partir de 8 demi-journées.

6.aQuelle formule a été saisie dans la cellule B2 puis étirée vers la droite ?

On saisit = 15 + 3,5*B1 dans la cellule B2.

6.bÀ partir de combien de demi-journées le tarif C devient-il plus avantageux que le tarif B ?

Dans le tableau, le tarif B vaut 64 € pour 14 demi-journées (égalité avec le tarif C), puis 67,50 € pour 15.
Le tarif C devient plus avantageux à partir de 15 demi-journées.

On considère les fonctions f et g définies par : f(x) = (x-1)(x+3) et g(x) = 2x+1.

  1. Calculer f(-4).
  2. Déterminer l'antécédent de 2 par la fonction g.
  3. On utilise un tableur pour donner les images des nombres entiers de 0 à 8 par les fonctions f et g.

    ABCDEFGHIJ
    1x012345678
    2f(x)-305122132456077
    3g(x)1357911131517


    1. Quelle formule doit-on saisir en cellule B3 puis étirer vers la droite pour compléter la ligne 3 ?
      Aucune justification n'est demandée.
    2. Par lecture du tableau ci-dessus, donner une solution de l'équation f(x) = g(x).
      Aucune justification n'est demandée.
  4. On représente graphiquement chacune de ces fonctions.

    0123 1 2 3 40 1 2 3 4 512345 C 1 C 2

    1. Associer à chacune des fonctions f et g sa représentation graphique.
      Aucune justification n'est demandée.
    2. Par lecture graphique, déterminer les deux solutions de l'équation f(x) = g(x).
      Aucune justification n'est demandée.
  5. Lola affirme que les solutions de l'équation f(x) = g(x) sont les mêmes que les solutions de l'équation x^2 - 4 = 0. A-t-elle raison ? Justifier.
Voir la correction

1.Calculer f(-4).

f(-4) = (-4 - 1)(-4 + 3) = (-5) \times (-1) = 5.

2.Déterminer l'antécédent de 2 par la fonction g.

On résout g(x) = 2 : 2x + 1 = 2, donc 2x = 1.
L'antécédent de 2 par g est x = \dfrac{1}{2} = 0,5.

3.aQuelle formule doit-on saisir en cellule B3 puis étirer vers la droite pour compléter la ligne 3 ?

On saisit = 2*B1 + 1 dans la cellule B3.

3.bPar lecture du tableau, donner une solution de l'équation f(x) = g(x).

Pour x = 2, le tableau donne f(2) = 5 et g(2) = 5.
Donc x = 2 est une solution de l'équation f(x) = g(x).

4.aAssocier à chacune des fonctions f et g sa représentation graphique.

f est une fonction du second degré : sa courbe est la parabole, c'est la courbe C1.
g est une fonction affine : sa représentation est la droite, c'est la courbe C2.

4.bPar lecture graphique, déterminer les deux solutions de l'équation f(x) = g(x).

Les deux courbes se coupent aux points d'abscisses -2 et 2.
Les solutions sont donc -2 et 2.

5.Lola affirme que les solutions de f(x) = g(x) sont les mêmes que celles de x^{2} - 4 = 0. A-t-elle raison ?

On développe f : \begin{aligned}(x - 1)(x + 3) &= x^{2} + 3x - x - 3 \\ &= x^{2} + 2x - 3\end{aligned}
L'équation f(x) = g(x) s'écrit alors x^{2} + 2x - 3 = 2x + 1.
En soustrayant 2x + 1 des deux côtés : x^{2} + 2x - 3 - 2x - 1 = 0, soit x^{2} - 4 = 0.
Les deux équations sont équivalentes : Lola a raison.

Dans cet exercice, aucune justification n'est demandée.

Un élève souhaite réaliser une figure constituée de carrés et de triangles équilatéraux, à l'aide d'un logiciel de programmation. Pour cela, il crée les trois blocs ci-dessous :

Bloc1 Bloc2 Bloc3 définir Initialisation alleràx: 0 y: 0 s’orienterà 90 effacertout styloenpositiond’écriture définir carré avancerde 50 pas tourner de B degrés répéter A fois définir triangleéquilatéral avancerde 50 pas tourner de D degrés répéter C fois

L'instruction « s'orienter à 90 » signifie que le lutin se dirige vers la droite.

  1. Quelles sont les coordonnées du lutin après l'exécution du Bloc 1 ?
  2. Dans les blocs 2 et 3, on a remplacé certaines valeurs par les lettres A, B, C et D.

    Sur la copie, indiquer la lettre et sa valeur correspondante.
  3. L'élève a construit trois figures avec les trois programmes ci-dessous.

    Associer chaque figure au programme correspondant.

Programme1 Programme2 Programme3 quand estcliqué Initialisation triangleéquilatéral carré avancerde 50 pas tourner de 120 degrés répéter 3 fois quand estcliqué Initialisation carré triangleéquilatéral avancerde 50 pas de 90 degrés répéter 4 fois quand estcliqué Initialisation triangleéquilatéral avancerde 50 pas tourner 60 degrés triangleéquilatéral tourner 60 degrés répéter 3 fois

FigureA FigureB FigureC

Voir la correction

1.Quelles sont les coordonnées du lutin après l'exécution du Bloc 1 ?

Le Bloc 1 commence par « aller à x : 0, y : 0 » : le lutin est aux coordonnées (0 ; 0).

2.Indiquer la valeur des lettres A, B, C et D des blocs 2 et 3.

  • A = 4 (un carré a 4 côtés)B = 90 (angle du carré)
  • C = 3 (un triangle a 3 côtés)D = 120 (angle extérieur : 180 - 60)

3.Associer chaque figure au programme correspondant.

Le programme 1 trace un triangle équilatéral puis 3 carrés en tournant de 120^{\circ} : c'est la figure B.
Le programme 2 trace un carré puis 4 triangles équilatéraux en tournant de 90^{\circ} : c'est la figure C.
Le programme 3 trace 3 triangles équilatéraux le long d'un grand triangle : c'est la figure A.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

  1. L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère :

    • la droite (d) dont une représentation paramétrique est :
    \begin{cases} x=t \\ y=-1,5-t \\ z=2-2 t \end{cases}\text { où } t \in \R;
    • les points A(3 ; 0 ; 2) et B(2 ; 1 ;-3);
    • le plan (\mathcal{P}) d'équation : -x+y-5 z-0,5=0.


    1. Affirmation 1 :

      Le plan (\mathcal{P}) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu du segment [AB].
    2. Affirmation 2 :

      Les droites (d) et (AB) sont sécantes.
    3. On considère le point C de coordonnées (1,5 ; -3 ; -1).


      Affirmation 3 :

      La mesure de l'angle \widehat{\mathrm{ACB}}, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5 °.
  2. Titouan et Clotilde participent à un escape game. Ils se retrouvent dans une salle possédant deux portes de sortie, A et B, chacune protégée par un digicode équipé de 8 touches portant des symboles différents :

    • le digicode de la porte A utilise un code de 3 symboles différents devant être saisis dans l'ordre;
    • celui de la porte B utilise un code de 4 symboles différents qui peuvent être saisis dans n'importe quel ordre.


    N'étant pas parvenus à obtenir d'indices, ils décident de procéder au hasard à la saisie des codes.

    Clotilde choisit un code pour la porte A, et Titouan choisit un code pour la porte B.

    On considère que les choix des codes sont équiprobables.


    Affirmation 4 :

    Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
Voir la correction

1.aAffirmation 1 : Le plan (P) est orthogonal à la droite (AB), et passe par le milieu de [AB].

Un vecteur normal au plan (P) : -x + y - 5z - 0{,}5 = 0 est \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
Le vecteur \overrightarrow{AB} a pour coordonnées \begin{pmatrix}2-3 \\ 1-0 \\ -3-2\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix}.
\vec{n} et \overrightarrow{AB} sont égaux, donc colinéaires : la droite (AB) est donc orthogonale au plan (P).
Le milieu de [AB] a pour coordonnées \left(\dfrac{3+2}{2} ; \dfrac{0+1}{2} ; \dfrac{2-3}{2}\right) = (2{,}5 ; 0{,}5 ; -0{,}5).
On vérifie : \begin{aligned}-2{,}5 + 0{,}5 - 5 \times (-0{,}5) - 0{,}5 &= -2{,}5 + 0{,}5 + 2{,}5 - 0{,}5 \\ &= 0\end{aligned} Le milieu appartient bien à (P).
L'affirmation 1 est VRAIE.

1.bAffirmation 2 : Les droites (d) et (AB) sont sécantes.

Un vecteur directeur de (d) est \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}, non colinéaire à \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -5\end{pmatrix} : les droites ne sont pas parallèles.
Cherchons un éventuel point d'intersection en résolvant t = 3 - s et -1{,}5 - t = s (paramètres de (d) et (AB)).
En substituant : -1{,}5 - (3 - s) = s, soit -4{,}5 + s = s, soit -4{,}5 = 0, ce qui est impossible.
Le système n'a donc pas de solution : les droites (d) et (AB) ne sont pas sécantes (elles sont non coplanaires).
L'affirmation 2 est FAUSSE.

1.cAffirmation 3 : La mesure de l'angle ACB, arrondie à 10^{-1}, est égale à 70,5^{\circ} (C(1,5 ; -3 ; -1)).

\overrightarrow{CA}\begin{pmatrix}3-1{,}5 \\ 0-(-3) \\ 2-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1{,}5 \\ 3 \\ 3\end{pmatrix} et \overrightarrow{CB}\begin{pmatrix}2-1{,}5 \\ 1-(-3) \\ -3-(-1)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}0{,}5 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix}.
\begin{aligned}\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB} &= 1{,}5 \times 0{,}5 + 3 \times 4 + 3 \times (-2) \\ &= 0{,}75 + 12 - 6 \\ &= 6{,}75\end{aligned}
\begin{aligned}CA &= \sqrt{1{,}5^{2} + 3^{2} + 3^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned} et \begin{aligned}CB &= \sqrt{0{,}5^{2} + 4^{2} + (-2)^{2}} \\ &= \sqrt{20{,}25} \\ &= 4{,}5\end{aligned}
\begin{aligned}\cos(\widehat{ACB}) &= \dfrac{\overrightarrow{CA} \cdot \overrightarrow{CB}}{CA \times CB} \\ &= \dfrac{6{,}75}{4{,}5 \times 4{,}5} \\ &= \dfrac{6{,}75}{20{,}25} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
\begin{aligned}\widehat{ACB} &= \arccos\left(\dfrac{1}{3}\right) \\ &\approx 70{,}5^{\circ}\end{aligned}
L'affirmation 3 est VRAIE.

2.Affirmation 4 : Titouan a plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.

Le digicode de la porte A utilise 3 symboles distincts parmi 8, saisis dans un ordre précis : il y a 8 \times 7 \times 6 = 336 codes possibles.
Le digicode de la porte B utilise 4 symboles distincts parmi 8, saisis dans n'importe quel ordre : il y a \binom{8}{4} = 70 codes possibles.
Clotilde choisit un code au hasard pour la porte A : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{336} \\ &\approx 0{,}0030\end{aligned}
Titouan choisit un code au hasard pour la porte B : \begin{aligned}P(\text{ouvrir}) &= \dfrac{1}{70} \\ &\approx 0{,}0143\end{aligned}
Comme \dfrac{1}{70} > \dfrac{1}{336}, Titouan a bien plus de chances d'ouvrir sa porte que Clotilde.
L'affirmation 4 est VRAIE.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-1 ;+\infty[ par : f(x)=a+\dfrac{b \ln (x+1)}{x+1}.a et b sont des réels, et ln désigne la fonction logarithme népérien.

On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]-1 ; +\infty [.

On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

Partie A L'objectif de cette partie est de déterminer les valeurs de a et b de sorte que la courbe représentative de la fonction f sur ]-1 ;+\infty[ corresponde à celle tracée dans le repère orthonormé ci-dessous :

0 1 1 A T A

On précise que la droite T_{\mathrm{A}} est la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point A(0 ; 1).

  1. Justifier que a=1.
  2. En utilisant le graphique :
    1. Donner la valeur de f'(0).

      Justifier.
    2. Donner le signe de f''(1).

      Justifier.
    1. Montrer que pour tout réel x appartenant à ]-1 ;+\infty[, on a : f'(x)=\dfrac{b(1-\ln (x+1))}{(x+1)^{2}}
    2. En déduire la valeur de b.

Partie B On admet dans la suite de l'exercice que la fonction f est définie sur ]-1 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{4 \ln (x+1)}{x+1}

  1. Justifier que la droite d'équation y=1 est asymptote à la courbe représentative de la fonction f.
  2. Résoudre l'inéquation 1-\ln (x+1)>0 sur ]-1 ;+\infty[.
  3. On admet que \lim\limits_{x \to -1} f(x)=-\infty.

    Dresser le tableau de variation complet de la fonction f en indiquant la valeur exacte de son extremum.

    Justifier.
  4. Montrer que l'équation f(x)=1,5 admet une unique solution dans l'intervalle [2 ; +\infty[.

    En donner une valeur arrondie à 10^{-1}.
    1. Montrer que : \int_{0}^{2} \dfrac{\ln (x+1)}{x+1} \d x=\dfrac{1}{2}\big(\ln 3\big)^{2}.
    2. En déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe représentative de la fonction f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x=2.
Voir la correction

A.1Justifier que a = 1.

Le point A(0 ; 1) appartient à la courbe, donc f(0) = 1. Or \begin{aligned}f(0) &= a + \dfrac{b\ln(1)}{1} \\ &= a + 0 \\ &= a\end{aligned} Donc a = 1.

A.2.aEn utilisant le graphique, donner la valeur de f'(0). Justifier.

La tangente T_A passe par A(0 ; 1) et semble également passer par le point de coordonnées (0{,}5 ; 3) (lecture graphique).
Son coefficient directeur est donc \begin{aligned}\dfrac{3-1}{0{,}5-0} &= \dfrac{2}{0{,}5} \\ &= 4\end{aligned}
f'(0) = 4 (coefficient directeur de la tangente en A).

A.2.bEn utilisant le graphique, donner le signe de f''(1). Justifier.

Le graphique montre que la courbe atteint son maximum peu avant x = 1, puis décroît en restant concave (tournée vers le bas) au voisinage de x = 1.
Le signe de f''(1) correspond donc au sens de variation de f' (la pente) à cet endroit, qui diminue juste après le maximum.
f''(1) est négatif.

A.3.aMontrer que, pour tout réel x appartenant à ]-1 ; +\infty[, on a f'(x) = b(1 - ln(x+1))/(x+1)^{2}.

On dérive \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} par la formule du quotient \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v - uv'}{v^{2}} avec u = \ln(x+1) et v = x+1.
u' = \dfrac{1}{x+1} et v' = 1, donc u'v - uv' = \dfrac{1}{x+1} \times (x+1) - \ln(x+1) \times 1 = 1 - \ln(x+1).
Donc f'(x) = b \times \dfrac{1 - \ln(x+1)}{(x+1)^{2}}.

A.3.bEn déduire la valeur de b.

D'après la question 2.a, f'(0) = 4. Or f'(0) = b \times \dfrac{1 - \ln(1)}{1^{2}} = b \times 1 = b. Donc b = 4.

B.1Justifier que la droite d'équation y = 1 est asymptote à la courbe représentative de f.

Quand x \to +\infty, on sait que \dfrac{\ln(x+1)}{x+1} \to 0 (limite usuelle du type \dfrac{\ln(t)}{t} \to 0 quand t \to +\infty).
Donc \begin{aligned}f(x) &= 1 + \dfrac{4\ln(x+1)}{x+1} \to 1 + 0 \\ &= 1\end{aligned} quand x \to +\infty.
La droite d'équation y = 1 est donc asymptote horizontale à la courbe représentative de f en +\infty.

B.2Résoudre l'inéquation 1 - ln(x+1) > 0 sur ]-1 ; +\infty[.

{1 - \ln(x+1) > 0 \Leftrightarrow \ln(x+1) < 1 \Leftrightarrow x + 1 < e} (la fonction ln étant strictement croissante), soit x < e - 1.
L'ensemble des solutions, en tenant compte du domaine x > -1, est ]-1 ; e-1[.

B.3Dresser le tableau de variation complet de f, en indiquant la valeur exacte de son extremum.

Le signe de f'(x) = \dfrac{4(1-\ln(x+1))}{(x+1)^{2}} est celui de 1-\ln(x+1) (le dénominateur est toujours positif).
D'après la question précédente, f'(x) > 0 sur ]-1 ; e-1[ et f'(x) < 0 sur ]e-1 ; +\infty[ : f est donc croissante puis décroissante, avec un maximum en x = e-1.
\begin{aligned}f(e-1) &= 1 + \dfrac{4\ln(e)}{e} \\ &= 1 + \dfrac{4}{e}\end{aligned} (valeur exacte du maximum).
Aux bornes : \lim_{x \to -1} f(x) = -\infty (admis) et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1 (question B.1).
Tableau : f décroît de -\infty à -1 (exclu), croît de -\infty à 1+\dfrac{4}{e} sur ]-1 ; e-1], puis décroît de 1+\dfrac{4}{e} vers 1 (sans l'atteindre) sur [e-1 ; +\infty[.

B.4Montrer que l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[. En donner une valeur approchée à 10^{-1}.

Sur [2 ; +\infty[ (inclus dans ]e-1 ; +\infty[ puisque e-1 \approx 1{,}72 < 2), f est continue et strictement décroissante.
\begin{aligned}f(2) &= 1 + \dfrac{4\ln(3)}{3} \\ &\approx 2{,}46\end{aligned} et \lim_{x \to +\infty} f(x) = 1.
Comme 1{,}5 est compris entre ces deux valeurs, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 1,5 admet une unique solution dans [2 ; +\infty[.
À l'aide de la calculatrice, on trouve une valeur approchée de cette solution : x_0 \approx 25,1.

B.5.aMontrer que l'intégrale de ln(x+1)/(x+1) entre 0 et 2 est égale à (\dfrac{1}{2})(ln3)^{2}.

On pose u = \ln(x+1), donc du = \dfrac{1}{x+1}dx ; quand x=0, \begin{aligned}u &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned} et quand x=2, u=\ln(3).
\displaystyle \int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx = \int\limits_0^{\ln(3)} u \, du = \left[\dfrac{u^{2}}{2}\right]_0^{\ln(3)} = \dfrac{(\ln 3)^{2}}{2} - 0 = \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2}.

B.5.bEn déduire l'aire, en unité d'aire, du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f, l'axe des ordonnées et la droite d'équation x = 2.

Sur [0 ; 2], la fonction f est strictement positive (elle vaut 1 en x=0 et reste au-dessus de 2,4 ensuite) : l'aire cherchée est donc \displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx.
\begin{aligned}\displaystyle \int\limits_0^2 f(x)\,dx &= \int\limits_0^2 1\,dx + 4\int\limits_0^2 \dfrac{\ln(x+1)}{x+1}dx \\ &= [x]_0^2 + 4 \times \dfrac{1}{2}(\ln 3)^{2} \\ &= 2 + 2(\ln 3)^{2}\end{aligned}
L'aire cherchée est 2 + 2(\ln 3)^{2} unités d'aire, soit environ 4,41 u.a.

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Dans le repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère les points :

A(2 ; 1 ; 1), B(3 ;-2 ; 0), C(0 ;-1 ; 1) et D(0 ; 0 ; 2).

ı k O A B C D

  1. Montrer que les points A, B et C définissent un plan.
    1. Montrer que le vecteur \vect{n} \begin{pmatrix} 1 \\ -1 \\ 4 \end{pmatrix} est normal au plan (ABC).
    2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : x-y+4 z-5=0.
  2. Vérifier qu'une représentation paramétrique de la droite \Delta passant par D et orthogonale au plan (ABC) est donnée par : \begin{cases} x=t \\ y=-t \\ z=2+4 t \end{cases}\quad \text { avec } t \in \R.
  3. Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H\left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}\right).
    1. Montrer que le triangle ABC est isocèle en B.
    2. Montrer que l'aire du triangle ABC est 3 \sqrt{2}.
    1. En déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1.

      On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par: V=\dfrac{1}{3} \mathcal{B} h, \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
    2. On admet que la distance du point A au plan (BCD) est égale à \sqrt{2}.

      En déduire l'aire du triangle BCD.
  4. Dans cette question, on note \mathrm{D}_{k} le point ayant pour coordonnées (0 ; 0 ; k), où k est un réel.
    1. Déterminer la valeur de k pour laquelle les points A, B, C et \mathrm{D}_{k} sont coplanaires.

      Quel est alors le projeté orthogonal du point D_{k} sur le plan (ABC)?
    2. Peut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de \mathrm{D}_{k} sur le plan (ABC) ?
Voir la correction

1.Montrer que les points A, B et C définissent un plan (A(2 ; 1 ; 1), B(3 ; -2 ; 0), C(0 ; -1 ; 1)).

\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3-2 \\ -2-1 \\ 0-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}1 \\ -3 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}0-2 \\ -1-1 \\ 1-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ -2 \\ 0\end{pmatrix}.
Ces deux vecteurs ont des coordonnées non proportionnelles (par exemple \dfrac{1}{-2} \neq \dfrac{-3}{-2}), donc ils ne sont pas colinéaires.
Les points A, B et C ne sont donc pas alignés : ils définissent bien un plan.

2.aMontrer que le vecteur n(1 ; -1 ; 4) est normal au plan (ABC).

On calcule les produits scalaires (le repère est orthonormé) :
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{AB} &= 1 \times 1 + (-1) \times (-3) + 4 \times (-1) \\ &= 1 + 3 - 4 \\ &= 0\end{aligned}
\begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{AC} &= 1 \times (-2) + (-1) \times (-2) + 4 \times 0 \\ &= -2 + 2 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
\vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : \vec{n} est donc un vecteur normal à (ABC).

2.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est x - y + 4z - 5 = 0.

\vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix} étant normal à (ABC), une équation de ce plan est de la forme x - y + 4z + d = 0.
Comme A appartient à (ABC) : 2 - 1 + 4 \times 1 + d = 0, soit 5 + d = 0, donc d = -5.
Une équation cartésienne de (ABC) est donc x - y + 4z - 5 = 0.

3.Vérifier la représentation paramétrique donnée de la droite \Delta passant par D et orthogonale au plan (ABC).

Une droite orthogonale au plan (ABC) est dirigée par un vecteur normal à ce plan, ici \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix}.
Comme \Delta passe par D(0 ; 0 ; 2), une représentation paramétrique de \Delta est x = 0 + 1t, y = 0 - 1t, z = 2 + 4t, soit bien x = t, y = -t, z = 2 + 4t avec t \in \mathbb{R}.

4.Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}).

Le projeté orthogonal de D sur (ABC) est le point d'intersection de \Delta et de (ABC).
Un point de \Delta a pour coordonnées (t ; -t ; 2+4t). En le substituant dans l'équation du plan :
\begin{aligned}t - (-t) + 4(2+4t) - 5 &= 0 \\ &\Leftrightarrow 2t + 8 + 16t - 5 = 0 \\ &\Leftrightarrow 18t = -3 \\ &\Leftrightarrow t = -\dfrac{1}{6}\end{aligned}
Les coordonnées de H sont donc \left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; 2 - \dfrac{4}{6}\right) = \left(-\dfrac{1}{6} ; \dfrac{1}{6} ; \dfrac{4}{3}\right).

5.aMontrer que le triangle ABC est isocèle en B.

\begin{aligned}AB &= \sqrt{(3-2)^{2} + (-2-1)^{2} + (0-1)^{2}} \\ &= \sqrt{1+9+1} \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
\begin{aligned}CB &= \sqrt{(3-0)^{2} + (-2-(-1))^{2} + (0-1)^{2}} \\ &= \sqrt{9+1+1} \\ &= \sqrt{11}\end{aligned}
Comme AB = CB, le triangle ABC est isocèle en B.

5.bMontrer que l'aire du triangle ABC est 3\sqrt{2}.

Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal (ici B) passe par le milieu I de la base [AC].
\begin{aligned}I &= \left(\dfrac{2+0}{2} ; \dfrac{1-1}{2} ; \dfrac{1+1}{2}\right) \\ &= (1 ; 0 ; 1)\end{aligned}
\begin{aligned}AC &= \sqrt{(0-2)^{2} + (-1-1)^{2} + (1-1)^{2}} \\ &= \sqrt{8} \\ &= 2\sqrt{2}\end{aligned} et \begin{aligned}BI &= \sqrt{(1-3)^{2} + (0-(-2))^{2} + (1-0)^{2}} \\ &= \sqrt{9} \\ &= 3\end{aligned}
Aire = \dfrac{AC \times BI}{2} = \dfrac{2\sqrt{2} \times 3}{2} = 3\sqrt{2}.

6.aEn déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1.

En choisissant ABC comme base, la hauteur associée est la distance DH (H étant le projeté orthogonal de D sur (ABC), question 4).
\begin{aligned}DH &= \sqrt{\left(-\dfrac{1}{6}\right)^{2} + \left(\dfrac{1}{6}\right)^{2} + \left(\dfrac{4}{3}-2\right)^{2}} \\ &= \sqrt{\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36}+\dfrac{4}{9}} \\ &= \sqrt{\dfrac{18}{36}} \\ &= \dfrac{\sqrt{2}}{2}\end{aligned}
V = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{ABC} \times DH = \dfrac{1}{3} \times 3\sqrt{2} \times \dfrac{\sqrt{2}}{2} = \dfrac{1}{3} \times 3 = 1.

6.bSachant que la distance de A au plan (BCD) vaut \sqrt{2}, en déduire l'aire du triangle BCD.

En reprenant le volume avec BCD comme base et h = \sqrt{2} comme hauteur associée : V = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{BCD} \times h.
1 = \dfrac{1}{3} \times \text{Aire}_{BCD} \times \sqrt{2}, donc \text{Aire}_{BCD} = \dfrac{3}{\sqrt{2}} = \dfrac{3\sqrt{2}}{2}.

7.aDéterminer k pour lequel A, B, C et Dk(0 ; 0 ; k) sont coplanaires. Quel est alors le projeté orthogonal de Dk sur (ABC) ?

D_k appartient au plan (ABC) si et seulement si ses coordonnées vérifient l'équation du plan :
\begin{aligned}0 - 0 + 4k - 5 &= 0 \\ &\Leftrightarrow k = \dfrac{5}{4}\end{aligned}
Pour k = \dfrac{5}{4}, le point D_k appartient déjà au plan (ABC) : son projeté orthogonal sur (ABC) est donc lui-même.

7.bPeut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de Dk sur (ABC) ?

Pour que A soit le projeté orthogonal de D_k sur (ABC), le vecteur \overrightarrow{AD_k} devrait être colinéaire au vecteur normal \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 4\end{pmatrix}.
\overrightarrow{AD_k}\begin{pmatrix}0-2 \\ 0-1 \\ k-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ -1 \\ k-1\end{pmatrix}.
Les deux premières coordonnées seraient dans un rapport \dfrac{-2}{1} = -2 pour \overrightarrow{AD_k}, contre \dfrac{-1}{-1} = 1 pour \vec{n} : ces rapports sont différents, quelle que soit la valeur de k.
Non, il n'existe aucune valeur de k pour laquelle A est le projeté orthogonal de D_k sur (ABC).

Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
Justifier chaque réponse.
Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

On désigne par « musiciens professionnels » l'ensemble des femmes et hommes pratiquant un instrument de manière professionnelle.

  1. Une étude a été réalisée auprès des musiciens professionnels pratiquant différents genres musicaux (Pop, Rap, Rock, Classique, etc.).

    Cette étude indique que:



      On choisit au hasard une personne dans l'ensemble des musiciens professionnels.

      \begin{list}{\textbullet}{On note:}
    • O l'évènement : « la personne joue de la Pop » ;
    • F l'évènement : « la personne est une femme ». \end{list}

      Affirmation 1 : Si la personne choisie est une femme, alors la probabilité qu'elle joue de la Pop est de 0,832.
    • La proportion de musiciens professionnels au sein de la population active dans le secteur de la culture est estimée à 6,2 %.

      On prélève au hasard et de manière indépendante un échantillon de 5000 personnes au sein de cette population.

      La population considérée est assez importante pour qu'on puisse assimiler ce prélèvement à un tirage avec remise.

      On considère la variable aléatoire X qui, à tout échantillon ainsi défini, associe le nombre de musiciens professionnels dans l'échantillon.

      Affirmation 2 : En arrondissant le résultat au dixième, on a P(X \leqslant\quad 340) \approx 0,4.

      Affirmation 3 : En appliquant l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on peut affirmer qu'il y a plus de 95 % de chance que, sur cet échantillon de 5000 actifs dans le secteur de la culture, le nombre de musiciens professionnels soit strictement compris entre 230 et 390.
    • Un jeu sur le thème de la culture de la Pop est proposé à 10 personnes dont 4 sont des musiciens professionnels.

      Deux équipes de 5 joueurs s'affrontent.

      Elles sont chacune constituées de 2 musiciens professionnels et de 3 personnes qui ne le sont pas.

      Affirmation 4 : On peut former ainsi 120 équipes différentes.
    Voir la correction

    1.Affirmation 1 : Si la personne choisie est une femme, la probabilité qu'elle joue de la Pop est de 0,832 (P(Pop)=0,52 ; parmi les joueurs de Pop, 32 % de femmes ; 20 % de femmes au total).

    On note O l'évènement « la personne joue de la Pop » et F l'évènement « la personne est une femme ». On a P(O) = 0{,}52, P_O(F) = 0{,}32, P(F) = 0{,}2, et on cherche P_F(O).
    \begin{aligned}P_F(O) &= \dfrac{P(O \cap F)}{P(F)} \\ &= \dfrac{P(O) \times P_O(F)}{P(F)} \\ &= \dfrac{0{,}52 \times 0{,}32}{0{,}2} \\ &= \dfrac{0{,}1664}{0{,}2} \\ &= 0{,}832\end{aligned}
    L'affirmation 1 est VRAIE.

    2.Affirmation 2 : En arrondissant au dixième, P(X \leq 340) \approx 0,4 (X = nombre de musiciens professionnels dans un échantillon de 5 000 personnes, taux 6,2 %).

    Le choix d'un échantillon de n = 5\,000 personnes, assimilable à un tirage avec remise, avec une probabilité de succès p = 0{,}062 à chaque tirage, fait suivre à X la loi binomiale \mathcal{B}(5\,000 ; 0{,}062).
    À la calculatrice, on obtient P(X \leq 340) \approx 0{,}96, et non 0{,}4.
    L'affirmation 2 est FAUSSE.

    3.Affirmation 3 : D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, il y a plus de 95 % de chances que X soit strictement compris entre 230 et 390.

    Pour la loi binomiale \mathcal{B}(5\,000 ; 0{,}062) : \begin{aligned}E(X) &= np \\ &= 5\,000 \times 0{,}062 \\ &= 310\end{aligned} et \begin{aligned}V(X) &= np(1-p) \\ &= 5\,000 \times 0{,}062 \times 0{,}938 \\ &= 290{,}78\end{aligned}
    L'évènement {230 < X < 390} équivaut à |X - 310| < 80, c'est-à-dire au contraire de |X - 310| \geq 80.
    D'après l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, \begin{aligned}P(|X-310| \geq 80) &\leq \dfrac{V(X)}{80^{2}} \\ &= \dfrac{290{,}78}{6\,400} \\ &\approx 0{,}045\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}P(230 < X < 390) &\geq 1 - 0{,}045 \\ &= 0{,}955\end{aligned} soit plus de 95 %.
    L'affirmation 3 est VRAIE.

    4.Affirmation 4 : On peut former 120 équipes différentes (2 musiciens professionnels parmi 4, et 3 non-professionnels parmi 6).

    Le nombre de façons de choisir 2 musiciens professionnels parmi 4 (sans ordre) est \binom{4}{2} = 6.
    Le nombre de façons de choisir 3 non-professionnels parmi 6 (sans ordre) est \binom{6}{3} = 20.
    Chaque choix de 2 professionnels peut être associé à chaque choix de 3 non-professionnels : 6 \times 20 = 120 équipes différentes.
    L'affirmation 4 est VRAIE.

    Bac Terminale 2026 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Partie A

    Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ;+\infty[ dont on donne ci-dessous une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère orthogonal.

    On note f' sa fonction dérivée.

    On précise que:

    • la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente parallèle à l'axe des abscisses au point C d'abscisse 1;
    • la tangente T_{\mathrm{A}} à la courbe \mathcal{C}_f au point A\left(\dfrac{1}{2} ; 0 \right) passe par le point B\left(1 ; \e^{2}\right).
    1. À l'aide du graphique ci-contre :
      1. Donner f'(1).
      2. Donner la solution de l'équation f(x)=0 sur l'intervalle [0~;~3].
    2. Déterminer f'\left(\dfrac{1}{2}\right).

    1 1 T A 0 C f A B C

    1. Parmi les trois courbes \mathcal{C}_{1}, \mathcal{C}_{2} et \mathcal{C}_{3} ci-dessous, deux représentent des primitives de la fonction f.

      Indiquer lesquelles et justifier.

      1 1 0 C 1 C 2 C 3

    Partie B

    Un industriel doit créer un logo représentant la forme ci-contre (Fig. 1).

    La dimension de 0,3 \text{cm} indiquée sur la figure est une contrainte imposée par le client.

    L'industriel choisit de modéliser le contour de ce logo à l'aide d'une portion de la courbe de la fonction f vue en partie A, et de l'image de cette portion par la symétrie par rapport à l'axe des abscisses, sur un intervalle [0,5 ; \alpha].

    Le nombre \alpha est un réel supérieur à 1 que l'on déterminera dans cette partie.

    L'ensemble est représenté graphiquement dans un repère orthonormé (Fig. 2) d'unité 1 cm.

    0 , 3cm Fig.1

    On admet que la fonction f est définie sur l'intervalle [0 ;+\infty[ par : f(x)=(2 x-1) \e^{-2 x+3}.

      1. Vérifier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle [0 ;+\infty[ :

        f(x)=\e^{2} \times \dfrac{2 x-1}{\e^{2 x-1}}.
      2. En déduire la limite de f en +\infty.

        (On pourra poser X = 2x-1).
      1. Montrer que,

        pour tout x de l'intervalle [0 ; +\infty[, f'(x)=(-4 x+4) \e^{-2 x+3}.
      2. Construire le tableau complet des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ;+\infty[.
    1. Justifier que la contrainte imposée par le client se traduit par l'égalité f(\alpha)=0,15.

      Montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans l'intervalle [1 ;+\infty[ qui permette de vérifier cette égalité.

      En donner une valeur arrondie au dixième.

    1 1 0 α C f Fig.2

    Partie C

    On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d'acier suivant la forme du logo représenté par la surface grisée en figure 2 de la partie B.

    On précise que cette plaque a une épaisseur de 0,2 \text{cm}.

    1. On considère :

      I=\int_{0,5}^{3,3} f(x)\quad \mathrm{d} x

      À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I arrondie au dixième est égale à 3,6.
    2. On précise que le volume du porte-clé est égal à :

      Aire du logo \times épaisseur de la plaque


      Déterminer le volume du porte-clé en \mathrm{cm}^{3}, arrondi au dixième.
    Voir la correction

    A.1.aÀ l'aide du graphique, donner f'(1) (la courbe admet une tangente horizontale au point C d'abscisse 1).

    La tangente en C (abscisse 1) est parallèle à l'axe des abscisses, donc de coefficient directeur nul : f'(1) = 0.

    A.1.bDonner la solution de l'équation f(x) = 0 sur [0 ; 3] (la courbe coupe l'axe des abscisses au point A d'abscisse \dfrac{1}{2}).

    La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'au point A, d'abscisse \dfrac{1}{2} : la solution de f(x)=0 sur [0;3] est \dfrac{1}{2}.

    A.2Déterminer f'(\dfrac{1}{2}) (la tangente en A(\dfrac{1}{2} ; 0) passe par B(1 ; e^{2})).

    f'\left(\dfrac{1}{2}\right) est le coefficient directeur de la tangente en A, c'est-à-dire de la droite (AB) :
    \dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A} = \dfrac{e^{2} - 0}{1 - \frac{1}{2}} = 2e^{2}.

    A.3Parmi les courbes C1, C2 et C3, indiquer lesquelles représentent des primitives de f.

    Deux primitives d'une même fonction diffèrent uniquement d'une constante : leurs courbes se déduisent l'une de l'autre par une translation verticale.
    C'est le cas de \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2, qui ont la même forme décalée verticalement.
    \mathcal{C}_3 est décroissante là où f est positive (autour de x = 0,5 à 0,7), ce qui est incompatible avec une primitive de f à cet endroit.
    Les courbes \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 représentent des primitives de f.

    B.1.aVérifier que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{2} \times (2x-1)/e^{2x-1} (avec f(x) = (2x-1)e^{-2x+3}).

    On remarque que -2x+3 = -(2x-1)+2, donc e^{-2x+3} = e^{-(2x-1)} \times e^{2}.
    \begin{aligned}f(x) &= (2x-1) \times e^{-(2x-1)} \times e^{2} \\ &= e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}}\end{aligned}

    B.1.bEn déduire la limite de f en +\infty (on pourra poser X = 2x-1).

    Quand x \to +\infty, X = 2x-1 \to +\infty, et par croissances comparées \dfrac{X}{e^{X}} \to 0.
    Donc \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0, puis f(x) = e^{2} \times \dfrac{2x-1}{e^{2x-1}} \to 0.

    B.2.aMontrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f'(x) = (-4x+4)e^{-2x+3}.

    En dérivant le produit f(x) = (2x-1)e^{-2x+3} :
    f'(x) = 2 \times e^{-2x+3} + (2x-1) \times (-2)e^{-2x+3} = \left(2 - 2(2x-1)\right)e^{-2x+3} = (2-4x+2)e^{-2x+3} = (-4x+4)e^{-2x+3}.

    B.2.bConstruire le tableau complet des variations de f sur [0 ; +\infty[.

    L'exponentielle étant toujours strictement positive, f'(x) est du signe de (-4x+4), positif avant x=1 et négatif après.
    f est donc croissante sur [0;1] puis décroissante sur [1;+\infty[.
    \begin{aligned}f(0) &= (0-1)e^{3} \\ &= -e^{3}\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= (2-1)e^{1} \\ &= e\end{aligned}
    Tableau : f croît de -e^{3} à e sur [0;1], puis décroît de e vers 0 (sans l'atteindre) sur [1;+\infty[.

    B.3Justifier que la contrainte du client se traduit par f(\alpha) = 0,15, puis montrer qu'il existe une unique valeur de \alpha dans [1 ; +\infty[ vérifiant cette égalité. En donner une valeur arrondie au dixième.

    Le point (\alpha ; f(\alpha)) et son symétrique (\alpha ; -f(\alpha)) par rapport à l'axe des abscisses sont distants verticalement de 2f(\alpha).
    Cette distance doit valoir 0,3 cm : \begin{aligned}2f(\alpha) &= 0{,}3 \\ &\Leftrightarrow f(\alpha) = 0{,}15\end{aligned}
    Sur [1 ; +\infty[, f est continue et strictement décroissante, de \begin{aligned}f(1) &= e \\ &\approx 2{,}7\end{aligned} vers 0 (sans l'atteindre).
    Comme {0 < 0{,}15 < e}, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x) = 0,15 admet une unique solution \alpha dans [1 ; +\infty[.
    À la calculatrice, on trouve \alpha \approx 3{,}3.

    C.1À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale I de f entre 0,5 et 3,3 est, arrondie au dixième, égale à 3,6.

    On pose u(x) = 2x-1 et v'(x) = e^{-2x+3}, donc u'(x) = 2 et v(x) = -\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}.
    \displaystyle I = \left[u(x)v(x)\right]_{0,5}^{3,3} - \int\limits_{0,5}^{3,3} u'(x)v(x)\,dx = \left[-\dfrac{1}{2}(2x-1)e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} + \int\limits_{0,5}^{3,3} e^{-2x+3}\,dx
    Le crochet vaut -\dfrac{1}{2}\left(5{,}6e^{-3,6} - 0\right) = -2{,}8e^{-3,6}.
    L'intégrale restante vaut \left[-\dfrac{1}{2}e^{-2x+3}\right]_{0,5}^{3,3} = -\dfrac{1}{2}e^{-3,6} + \dfrac{1}{2}e^{2}.
    I = -2{,}8e^{-3,6} - 0{,}5e^{-3,6} + 0{,}5e^{2} = 0{,}5e^{2} - 3{,}3e^{-3,6} \approx 3,6.

    C.2Déterminer le volume du porte-clé en cm^{3}, arrondi au dixième (volume = aire du logo \times épaisseur de 0,2 cm).

    Le logo est symétrique par rapport à l'axe des abscisses : son aire est le double de l'aire sous la courbe de f entre 0,5 et 3,3, c'est-à-dire \begin{aligned}2I &\approx 2 \times 3{,}6 \\ &= 7{,}2\end{aligned} cm^{2}.
    Volume \approx 7{,}2 \times 0{,}2 = 1,4 cm^{3}.

    Bac Terminale 2026 : Antilles et Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans une salle d'escalade, un nouveau module en forme de tétraèdre, destiné à être posé au sol, est en cours de fabrication.

    Ce module servira à créer des plans inclinés.

    On munit l'espace d'un repère orthonormé \left(\mathrm{A} ; \vect{\imath}, \vect{\jmath}, \vect{k}\right).

    L'unité est le mètre.

    On considère les trois points suivants : B\left(\dfrac{9}{2} ; 0 ; 0\right), C\left(\dfrac{9}{4} ; 3 ; 0\right) et D\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 3\right).

    On modélise le module par le tétraèdre ABCD.

    On souhaite analyser ce module pour des raisons de construction et de sécurité.

    B C D H L ı k A

    Partie A

    1. On représente ci-contre le triangle ABC et sa hauteur issue de C.

      1. Montrer que le triangle ABC est isocèle en C.
      2. Montrer que l'aire du triangle ABC est égale à 6,75 \mathrm{m}^{2}.


      A B C
      1. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : z=0.
      2. Montrer que le point H\left(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0\right) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
    2. On rappelle que le volume \mathcal{V} d'un tétraèdre est donné par \mathcal{V} = \dfrac{1}{3} \times \mathcal{B} \times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à la base \mathcal{B}.

      En déduire le volume du module.

    Partie B

    1. On considère le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix} 4\\3\\3 \end{pmatrix}.
      1. Montrer que le vecteur \vect{n} est un vecteur normal au plan (BCD).
      2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (BCD) est : 4x+3y+3z-18=0.
      3. Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (BCD) et passant par D.
    2. On admet que la droite \Delta et le plan (ABC) sont sécants et on désigne par L leur point d'intersection.

      Montrer que L a pour coordonnées \left(-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0\right).
    3. Le module est considéré adapté aux débutants si l'angle \widehat{\mathrm{LDH}} est strictement inférieur à 60 °.

      Montrer que ce module est adapté aux débutants.

    Voir la correction

    A.1.aMontrer que le triangle ABC est isocèle en C.

    Le repère étant orthonormé : \begin{aligned}AC &= \sqrt{\left(\frac{9}{4}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{81}{16}+\frac{144}{16}} \\ &= \sqrt{\frac{225}{16}} \\ &= \frac{15}{4}\end{aligned}
    \begin{aligned}CB &= \sqrt{\left(\frac{9}{4}-\frac{9}{2}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\left(-\frac{9}{4}\right)^{2}+3^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{225}{16}} \\ &= \frac{15}{4}\end{aligned}
    Comme AC = CB, le triangle ABC est isocèle en C.

    A.1.bMontrer que l'aire du triangle ABC est 6,75 m^{2}.

    Dans un triangle isocèle, la hauteur issue du sommet principal C est aussi une médiane : elle passe par I, milieu de [AB], de coordonnées \left(\dfrac{9}{4} ; 0 ; 0\right).
    AB = \dfrac{9}{2} et \begin{aligned}CI &= \sqrt{0^{2}+3^{2}+0^{2}} \\ &= 3\end{aligned}
    Aire = \dfrac{AB \times CI}{2} = \dfrac{1}{2} \times \dfrac{9}{2} \times 3 = 6,75 m^{2}.

    A.2.aVérifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est z = 0.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}\dfrac{9}{2} \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\dfrac{9}{4} \\ 3 \\ 0\end{pmatrix} ont des coordonnées non proportionnelles : A, B, C ne sont pas alignés et définissent un plan.
    Comme \begin{aligned}z_A &= z_B \\ &= z_C \\ &= 0\end{aligned} une équation cartésienne du plan (ABC) est bien z=0.

    A.2.bMontrer que H(\dfrac{3}{2} ; 1 ; 0) est le projeté orthogonal de D sur (ABC).

    z_H = 0, donc H appartient à (ABC).
    \overrightarrow{HD}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 3\end{pmatrix} est colinéaire au vecteur \vec{m}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, normal à (ABC) (car l'équation du plan est z=0) : la droite (HD) est donc orthogonale à (ABC).
    H est donc bien le projeté orthogonal de D sur (ABC).

    A.3En déduire le volume du module.

    En choisissant ABC comme base, la hauteur associée est \begin{aligned}DH &= \sqrt{0^{2}+0^{2}+3^{2}} \\ &= 3\end{aligned}
    V = \dfrac{1}{3} \times 6{,}75 \times 3 = 6,75 m^{3}.

    B.1.aMontrer que n(4 ; 3 ; 3) est normal au plan (BCD).

    \overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-\dfrac{9}{4} \\ 3 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-3 \\ 1 \\ 3\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : B, C, D définissent bien un plan.
    \begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{BC} &= 4 \times \left(-\frac{9}{4}\right) + 3 \times 3 + 3 \times 0 \\ &= -9+9 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n} \cdot \overrightarrow{BD} &= 4\times(-3)+3\times1+3\times3 \\ &= -12+3+9 \\ &= 0\end{aligned}
    \vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (BCD) : \vec{n} est donc normal à (BCD).

    B.1.bEn déduire qu'une équation cartésienne de (BCD) est 4x + 3y + 3z - 18 = 0.

    Une équation de (BCD) est de la forme 4x+3y+3z+d=0. Comme B\left(\frac{9}{2};0;0\right) \in (BCD) : 4\times\frac{9}{2}+d=0, donc d=-18.
    Une équation cartésienne de (BCD) est donc bien 4x+3y+3z-18=0.

    B.1.cDonner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale à (BCD) passant par D.

    \Delta est dirigée par \vec{n}(4;3;3) et passe par D\left(\frac{3}{2};1;3\right) : \begin{cases}x = \frac{3}{2}+4t \\ y = 1+3t \\ z = 3+3t\end{cases} avec t \in \mathbb{R}.

    B.2Montrer que L a pour coordonnées (-\dfrac{5}{2} ; -2 ; 0).

    L, point de \Delta, a pour coordonnées \left(\frac{3}{2}+4t_0 ; 1+3t_0 ; 3+3t_0\right) pour un certain t_0, et vérifie l'équation de (ABC), soit z=0.
    \begin{aligned}3+3t_0 &= 0 \\ &\Leftrightarrow t_0 = -1\end{aligned}
    En remplaçant : \begin{aligned}x &= \frac{3}{2}-4 \\ &= -\frac{5}{2}\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-3 \\ &= -2\end{aligned} z=0 : L a bien pour coordonnées \left(-\frac{5}{2} ; -2 ; 0\right).

    B.3Montrer que le module est adapté aux débutants.

    \overrightarrow{DH}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ -3\end{pmatrix} et \overrightarrow{DL}\begin{pmatrix}-4 \\ -3 \\ -3\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{DH} \cdot \overrightarrow{DL} &= 0\times(-4)+0\times(-3)+(-3)\times(-3) \\ &= 9\end{aligned}
    Or \overrightarrow{DH} \cdot \overrightarrow{DL} = DH \times DL \times \cos(\widehat{LDH}), avec DH=3 et \begin{aligned}DL &= \sqrt{16+9+9} \\ &= \sqrt{34}\end{aligned}
    \begin{aligned}\cos(\widehat{LDH}) &= \dfrac{9}{3\sqrt{34}} \\ &= \dfrac{3\sqrt{34}}{34}\end{aligned} donc \widehat{LDH} \approx 59{,}04^{\circ}.
    Comme 59{,}04^{\circ} < 60^{\circ}, le module est bien adapté aux débutants.

    Bac Terminale 2026 : Antilles et Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
    Justifier chaque réponse.
    Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    1. Le plan est muni d'un repère orthonormé.
      1. On considère l'équation différentielle \left(E_{1}\right):\quad y'+2 y=0, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.

        On note f la solution de l'équation différentielle (E_{1}) telle que f(0)=1.


        Affirmation 1 : La courbe représentative de la fonction f passe par le point A de coordonnées \left(\ln 2 ; \dfrac{1}{2}\right).
      2. On considère la fonction f définie sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right] par : f(x)=x-\cos (x)


        Affirmation 2 : Sur l'intervalle \left[\dfrac{\pi}{2} ; \pi\right], la courbe représentative de la fonction f est au-dessus de ses tangentes.
      3. On considère la fonction f définie sur l'intervalle ] 0 ;+\infty[ par : f(x)=1+\dfrac{\sin (x)}{x}


        Affirmation 3 : La droite d'équation y=1 est une asymptote horizontale de la courbe représentative de la fonction f.
    2. On considère l'équation différentielle \left(E_{2}\right):\quad y'-3 y=2-6 x, où y est une fonction de la variable x définie sur \R.


      Affirmation 4 : La fonction f définie sur \R par f(x)=2 x-\e^{3 x} est une solution de l'équation (E_{2}).
    Voir la correction

    1.aAffirmation 1 : la courbe de f passe par A(ln 2 ; \dfrac{1}{2}). Vrai ou faux ?

    L'équation y'+2y=0 s'écrit y'=-2y, de solutions x \mapsto Ce^{-2x} avec C \in \mathbb{R}.
    Comme f(0)=1 : C=1, donc f(x)=e^{-2x}.
    \begin{aligned}f(\ln 2) &= e^{-2\ln 2} \\ &= e^{\ln(\dfrac{1}{4})} \\ &= \dfrac{1}{4} \\ &\neq \dfrac{1}{2}\end{aligned}
    L'affirmation 1 est FAUSSE.

    1.bAffirmation 2 : sur [π/2 ; π], la courbe de f est au-dessus de ses tangentes. Vrai ou faux ?

    f'(x) = 1+\sin(x), donc f''(x) = \cos(x).
    Sur \left[\frac{\pi}{2} ; \pi\right], \cos(x) \leq 0 : f est donc concave, et sa courbe est en dessous de ses tangentes (pas au-dessus).
    L'affirmation 2 est FAUSSE.

    1.cAffirmation 3 : y = 1 est asymptote horizontale à la courbe de f. Vrai ou faux ?

    Pour tout x>0 : {-1 \leq \sin(x) \leq 1}, donc {-\dfrac{1}{x} \leq \dfrac{\sin(x)}{x} \leq \dfrac{1}{x}}, soit {1-\dfrac{1}{x} \leq f(x) \leq 1+\dfrac{1}{x}}.
    Comme \lim\limits_{x \to +\infty} \dfrac{1}{x} = 0, les deux bornes tendent vers 1 : d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{x \to +\infty} f(x) = 1.
    L'affirmation 3 est VRAIE : y=1 est bien asymptote horizontale en +\infty.

    2.Affirmation 4 : f(x) = 2x - e^{3x} est solution de (E_{2}). Vrai ou faux ?

    f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = 2-3e^{3x}.
    f'(x) - 3f(x) = (2-3e^{3x}) - 3(2x-e^{3x}) = 2-3e^{3x}-6x+3e^{3x} = 2-6x.
    f vérifie donc bien l'équation (E_2) : l'affirmation 4 est VRAIE.

    Bac Première 2026 : Métropole (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Un réponse non justifiée n'est pas prise en compte.

    Les trois questions sont indépendantes.
    1. On considère un réel u.

      On considère sur \R l'équation (E)\quad x^2+x-u^2=0


      Affirmation : Quelle que soit la valeur du réel u, l'équation (E) possède deux solutions réelles distinctes.
    2. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n=2^{-n}


      Affirmation : La suite (u_n) est une suite géométrique de raison \dfrac12.
    3. On considère la fonction f définie sur \R par f(x)=\e^x-1

      On note \mathcal{C} la courbe représentative de la fonction f dans un repère.

      On note \mathcal{T} la tangente à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

      On note A le point de coordonnées (3;3).


      Affirmation : Le point A appartient à la tangente \mathcal{T}.
    Voir la correction

    Affirmation 1 : quelle que soit la valeur de u, x^{2} + x - u^{2} = 0 possède deux solutions réelles distinctes. Vrai ou faux ?

    Le discriminant de cette équation du second degré est \begin{aligned}\Delta &= 1^{2}-4\times1\times(-u^{2}) \\ &= 1+4u^{2}\end{aligned}
    Comme 4u^{2}\geq0 pour tout réel u, {\Delta\geq1>0} : le discriminant est toujours strictement positif, l'équation admet donc toujours deux solutions réelles distinctes. L'affirmation 1 est VRAIE.

    Affirmation 2 : la suite (u_{n}) définie par u_{n} = 2^{-}ⁿ est géométrique de raison \dfrac{1}{2}. Vrai ou faux ?

    \begin{aligned}u_n &= 2^{-n} \\ &= \dfrac{1}{2^{n}} \\ &= \left(\dfrac12\right)^{n}\end{aligned} (u_n) est bien géométrique de raison \dfrac12, de premier terme u_0=1.
    L'affirmation 2 est VRAIE.

    Affirmation 3 : le point A(3;3) appartient à la tangente à Cf en x=0, pour f(x) = eˣ - 1. Vrai ou faux ?

    f'(x)=e^{x}, donc f'(0)=1 et f(0)=0. L'équation de la tangente en x=0 est y=f'(0)(x-0)+f(0) = x.
    Le point A(3;3) vérifie y=x (puisque 3=3) : il appartient bien à la tangente. L'affirmation 3 est VRAIE.

    Bac Première 2026 : Métropole (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans le plan muni d'un repère orthonormal, on considère les points P (4;0) et K (1;0).

    On considère le réel x et on note M le point de coordonnées (x;3). 1 2 3 4 1 2 3 0 K P M

    1. Donner les coordonnées du vecteur \vectt{KP} ainsi que sa norme.
    2. Exprimer en fonction de x les coordonnées du vecteur \vectt{KM} ainsi que sa norme.
    3. Montrer que le produit scalaire \vectt{KP}\cdot\vectt{KM} est égal à 3x-3.
    4. Montrer que si l'angle \widehat{\text{PKM}} est égal à \dfrac\pi 3, alors le réel x est solution de l'équation (E)\quad \sqrt{(x-1)^2+9}=2x-2
    5. Vérifier que le réel 1+\sqrt3 est solution de l'équation (E).
    Voir la correction

    1.Donner les coordonnées du vecteur KP et sa norme. (P(4;0), K(1;0))

    \overrightarrow{KP}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ \end{pmatrix}, de norme 3.

    2.Exprimer en fonction de x les coordonnées du vecteur KM et sa norme. (M(x;3))

    \overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}x-1 \\ 3 \\ \end{pmatrix}, de norme \sqrt{(x-1)^{2}+9}.

    3.Montrer que le produit scalaire KP \cdot KM est égal à 3x - 3.

    \overrightarrow{KP}\cdot\overrightarrow{KM} = 3(x-1)+0\times3 = 3x-3.

    4.Montrer que, si l'angle PKM vaut π/3, alors x est solution de (E) : \surd((x-1)^{2} + 9) = 2x - 2.

    \begin{aligned}\overrightarrow{KP}\cdot\overrightarrow{KM} &= KP\times KM\times\cos(\widehat{PKM}) \\ &= 3\times\sqrt{(x-1)^{2}+9}\times\cos\left(\dfrac\pi3\right) \\ &= \dfrac32\sqrt{(x-1)^{2}+9}\end{aligned} (car \cos(\pi/3)=\frac12).
    Or ce produit scalaire vaut aussi 3x-3 (question 3) : \begin{aligned}\dfrac32\sqrt{(x-1)^{2}+9} = 3x-3 &\iff \sqrt{(x-1)^{2}+9} = 2x-2 \end{aligned}
    x est donc bien solution de l'équation (E) lorsque l'angle \widehat{PKM} vaut \dfrac\pi3.

    5.Vérifier que 1 + \sqrt{3} est solution de (E).

    En élevant au carré (valide car 2x-2\geq0 pour une solution) : \begin{aligned}(x-1)^{2}+9 = (2x-2)^{2} &\iff 3x^{2}-6x-6 = 0 \end{aligned}
    Discriminant : \begin{aligned}\Delta &= 36+72 \\ &= 108 \\ &= (6\sqrt3)^{2}\end{aligned} Les solutions sont \dfrac{6\pm6\sqrt3}{6} = 1\pm\sqrt3.
    1+\sqrt3 est donc bien solution de l'équation (E).

    Bac Première 2026 : Métropole (TECHNO) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    3 2 1 1 2 3 4 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 C f A C B ( d ) T

    On considère la courbe représentative \mathcal{C}_f d'une fonction f définie sur l'intervalle [-3 ; 4].\par On note f' la fonction dérivée de la fonction f.

    On précise que :

    • la droite (d) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A et passe par le point C ;
    • la tangente à \mathcal{C}_f au point B est parallèle à l'axe des abscisses.

    Par lecture graphique :

    1. Déterminer f(-2) et f(1).
    2. Déterminer f'(-2) et f'(1).
    3. Résoudre l'équation f(x)=0.
    4. Dresser le tableau de variation de f.

    On admet que f(x)=-x^2+2x+3 sur l'intervalle [-3 ; 4].

    1. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.
      1. Déterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.
      2. Vérifier par le calcul que f(x)=(x+1)(-x+3).\par Retrouver les résultats de la question 3.
      3. Dresser le tableau de signes de f'(x) sur l'intervalle [-3 ; 4].\par En déduire les variations de la fonction f sur cet intervalle.

    Voir la correction

    1.Par lecture graphique, déterminer f(-2) et f(1).

    D'après les coordonnées des points A et B sur le graphique : f(-2)=-5 et f(1)=4.

    2.Par lecture graphique, déterminer f'(-2) et f'(1).

    f'(-2) est le coefficient directeur de la tangente (d) en A, soit 6 ; f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T en B, horizontale, soit 0.

    3.Résoudre l'équation f(x) = 0 par lecture graphique.

    La courbe coupe l'axe des abscisses aux points d'abscisses -1 et 3 : \mathcal{S}=\{-1;3\}.

    4.Dresser le tableau de variation de f par lecture graphique.

    f est croissante sur [-3;1] (de -12 à 4) puis décroissante sur [1;4] (de 4 à -5).

    5.On admet que f(x) = -x^{2} + 2x + 3. Retrouver par le calcul les résultats de la question 1.

    \begin{aligned}f(-2) &= -4-4+3 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(1) &= -1+2+3 \\ &= 4\end{aligned} Cela confirme la lecture graphique.

    6.aDéterminer f'(x) puis retrouver les résultats de la question 2.

    f'(x) = -2x+2. f'(-2) = 4+2 = 6 et f'(1) = -2+2 = 0 : cela confirme la lecture graphique.

    6.bVérifier par le calcul que f(x) = (x + 1)(-x + 3), puis retrouver les résultats de la question 3.

    \begin{aligned}(x+1)(-x+3) &= -x^{2}+3x-x+3 \\ &= -x^{2}+2x+3\end{aligned} ce qui correspond bien à f(x).
    \begin{aligned}(x+1)(-x+3) = 0 &\iff x = -1 \end{aligned} ou x=3 : cela confirme les solutions trouvées en question 3.

    6.cDresser le tableau de signes de f'(x) sur [-3 ; 4] et en déduire les variations de f.

    f'(x)=-2x+2=0 \iff x=1, et f'(x)>0 \iff x<1 (fonction affine décroissante en x, de coefficient directeur -2).
    f est donc croissante sur [-3;1] (où f'\geq0) et décroissante sur [1;4] (où f'\leq0), conformément à la lecture graphique.

    Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPECIFIQUE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère ci-dessous la représentation graphique d'une fonction f définie sur [-2~;~4]. On a également tracé sa tangente au point A d'abscisse -1.

    1. Par lecture graphique, donner la valeur de :
      1. f(3)
      2. f'(-1)
    1. On admet que la fonction f est définie sur [-2~;~4] par f(x)=-x^{2}+2x+8.
      1. Calculer f'(x) pour x appartenant à [-2~;~4].
      2. Étudier le signe de f'(x) sur [-2~;~4].
    2. Donner les variations de f sur [-2~;~4].

    2 1 1 2 3 4 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0 A x y

    Voir la correction

    1.aPar lecture graphique, donner la valeur de f(3).

    Par lecture graphique, f(3)\approx5.

    1.bPar lecture graphique, donner la valeur de f'(-1).

    f'(-1) est le coefficient directeur de la tangente en A : elle passe par (-1;5) et (0;9), de coefficient directeur \dfrac{9-5}{0-(-1)}=4 : f'(-1)\approx4.

    2.aCalculer f'(x) pour f(x) = -x^{2} + 2x + 8.

    f'(x) = -2x+2.

    2.bÉtudier le signe de f'(x) sur [-2 ; 4].

    \begin{aligned}-2x+2 = 0 &\iff x = 1 \end{aligned} Comme f' est affine de coefficient directeur négatif, f'(x) est positif sur [-2;1] et négatif sur [1;4].

    3.Donner les variations de f sur [-2 ; 4].

    \begin{aligned}f(-2) &= -4-4+8 \\ &= 0\end{aligned} \begin{aligned}f(1) &= -1+2+8 \\ &= 9\end{aligned} \begin{aligned}f(4) &= -16+8+8 \\ &= 0\end{aligned}
    f est croissante sur [-2;1] (de 0 à 9) et décroissante sur [1;4] (de 9 à 0), conformément au signe de f'.

    Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour réduire sa facture d'électricité, Camille a décidé de faire poser des panneaux solaires sur le toit de sa maison.

    Elle souhaite analyser sa production et estimer le temps nécessaire pour rentabiliser cet investissement.

    Les deux parties suivantes sont indépendantes.

    Partie A

    Lors d'une belle journée ensoleillée, la puissance électrique en kilowatt (kW) des panneaux solaires de Camille peut être modélisée en fonction de l'heure par une fonction f. On admet que f est définie sur [0 ; 24] et on donne sa courbe représentative \mathcal{C}_{f} ci-dessous.

    Avec la précision permise par le graphique :

    1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 0 C f Puissanceélectrique(enkW) Horairedelajournée

    1. Donner la puissance électrique des panneaux solaires à 11 h 00.
    2. Résoudre graphiquement l'inéquation f(x) \geqslant 5 et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

    Partie B Le coût pour 1 kilowattheure (kWh) consommé au tarif réglementé était de 0,15 € en 2020. On admet que ce tarif réglementé augmente de 6 % chaque année.

    On note c_{n} le coût en euros (€) pour 1 kWh consommé durant l'année 2020+n, avec n un entier naturel. On a alors c_{0}=0,15.

    1. Déterminer la nature de la suite \left(c_{n}\right). On précisera sa raison.
    2. Pour tout entier naturel n, exprimer c_{n} en fonction de n.
    3. Donner le calcul permettant d'obtenir le coût pour 1 kWh consommé en 2030. II n'est pas demandé d'effectuer ce calcul.
    4. On admet que, chaque année depuis 2020, l'utilisation des panneaux solaires de Camille lui a permis d'éviter l'achat de 2000 \text{kWh} par an. L'installation des panneaux solaires en janvier 2020 a coûté à Camille 7000 €. On considère le programme Python ci-contre.

      1. Dans le contexte de l'énoncé, que représentent les variables c et S du programme ?
      2. On exécute le programme ci-contre.

        II affiche 16.

        Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.


      n = 0
      c = 0.15
      S = 0
      while S < 7000 :
      S = S + c*2000
      n = n+1
      c = 1.06* c
      print(n)
    Voir la correction

    A.1Donner la puissance électrique des panneaux à 11 h 00 (lecture graphique).

    Avec la précision permise par le graphique, on lit une puissance d'environ 5,75 kW à 11 h.

    A.2Résoudre graphiquement f(x) \geq 5 et interpréter.

    Graphiquement, f(x)\geq5 pour x\in[10{,}5\,;\,15{,}5] environ : la puissance des panneaux dépasse 5 kW entre environ 10 h 30 et 15 h 30, soit pendant environ 5 heures dans la journée.

    B.1Déterminer la nature de la suite (c_{n}) et préciser sa raison.

    Chaque année, le tarif est multiplié par 1{,}06 (hausse de 6 %) : (c_n) est géométrique de raison q=1{,}06, de premier terme c_0=0{,}15.

    B.2Exprimer c_{n} en fonction de n.

    (c_n) étant géométrique : \begin{aligned}c_n &= c_0\times q^{n} \\ &= 0{,}15\times1{,}06^{n}\end{aligned}.

    B.3Donner le calcul permettant d'obtenir le coût en 2030.

    2030 correspond à 2020+10, soit n=10 : le coût pour 1 kWh en 2030 est c_{10} = 0{,}15\times1{,}06^{10} (calcul non demandé).

    B.4.aQue représentent les variables c et S du programme Python ?

    c représente le coût (en euros) d'un kWh pour l'année considérée. S représente l'économie totale cumulée (en euros) depuis 2020 : à chaque tour de boucle, on ajoute l'économie de l'année (2000 kWh non achetés, au prix c), puis on met à jour l'année et le prix.

    B.4.bLe programme affiche 16. Interpréter ce résultat.

    Il faut 16 années pour que l'économie cumulée dépasse 7 000 €, le coût de l'installation : selon ce modèle, l'investissement de Camille est rentabilisé en 2020+16=2036.

    Bac Première 2026 : Amérique du Nord (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère la fonction f définie sur \R par : f(x)=(4 x-4) \e^{-0,5 x}+5 On note \mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

    On admet que f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

    1. Montrer que, pour tout x \in \R, f'(x)=(-2 x+6) \e^{-0,5 x}.
    2. Étudier le signe de f'(x) sur \R puis en déduire les variations de la fonction f sur \R.
    3. La courbe \mathcal{C}_{f} admet-elle des points pour lesquels la tangente est horizontale ? Si oui, on précisera les coordonnées exactes de ces éventuels points.
    Voir la correction

    1.Montrer que, pour tout x, f'(x) = (-2x + 6)e^{-0,5x}.

    f(x)=(4x-4)e^{-0{,}5x}+5 est de la forme uv+5 avec u(x)=4x-4, v(x)=e^{-0{,}5x}, donc u'(x)=4, v'(x)=-0{,}5e^{-0{,}5x}.
    f'(x) = u'(x)v(x)+u(x)v'(x) = 4e^{-0{,}5x} + (4x-4)\times(-0{,}5)e^{-0{,}5x} = \left[4-0{,}5(4x-4)\right]e^{-0{,}5x} = \left[4-2x+2\right]e^{-0{,}5x} = (-2x+6)e^{-0{,}5x}.

    2.Étudier le signe de f'(x) puis en déduire les variations de f.

    e^{-0{,}5x}>0 pour tout x, donc f'(x) est du signe de -2x+6, qui s'annule en x=3 et est positif pour x<3.
    f est croissante sur ]-\infty;3] et décroissante sur [3;+\infty[, avec un maximum f(3)=8e^{-1{,}5}+5.

    3.La courbe admet-elle des points à tangente horizontale ?

    La tangente est horizontale lorsque f'(x)=0, soit uniquement en x=3.
    \begin{aligned}f(3) &= (4\times3-4)e^{-0{,}5\times3}+5 \\ &= 8e^{-1{,}5}+5\end{aligned}
    Oui, \mathcal{C}_f admet un unique point à tangente horizontale, de coordonnées \left(3\,;\,8e^{-1{,}5}+5\right).

    Bac Première 2026 : Centres étrangers G1 (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On se place dans le plan muni d'un repère orthonormé.

    On considère les points A(-1 ; 5), B(3 ; 5) et C(4 ; 0).

      1. Calculer les coordonnées des vecteurs \vectt{AB} et \vectt{AC}.
      2. En déduire la valeur du produit scalaire \vectt{AB}\cdot\vectt{AC}.
      1. Montrer que \mathrm{AC}=5\sqrt{2}.
      On admet que \mathrm{AB}=4.

      1. Écrire l'expression permettant de calculer le produit scalaire \vectt{AB}\cdot\vectt{AC} en fonction de l'angle \widehat{\mathrm{BAC}}.
      2. En déduire une mesure, en radian, de l'angle \widehat{\mathrm{BAC}}.


      Aide aux calculs :
      \dfrac{1}{\sqrt{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}
      \dfrac{5}{\sqrt{50}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}
    Voir la correction

    1.aCalculer les coordonnées des vecteurs AB et AC. (A(-1;5), B(3;5), C(4;0))

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3-(-1) \\ 5-5 \\ \end{pmatrix} = \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 0 \\ \end{pmatrix} ; \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}4-(-1) \\ 0-5 \\ \end{pmatrix} = \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}5 \\ -5 \\ \end{pmatrix}.

    1.bEn déduire la valeur du produit scalaire AB \cdot AC.

    Le repère étant orthonormé : \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = 4\times5+0\times(-5) = 20.

    2.aMontrer que AC = 5\sqrt{2}.

    AC = \sqrt{5^{2}+(-5)^{2}} = \sqrt{25+25} = \sqrt{50} = \sqrt{25\times2} = 5\sqrt2.

    2.bÉcrire l'expression du produit scalaire AB \cdot AC en fonction de l'angle BAC (on admet AB = 4).

    \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= AB\times AC\times\cos(\widehat{BAC}) \\ &= 4\times5\sqrt2\times\cos(\widehat{BAC}) \\ &= 20\sqrt2\,\cos(\widehat{BAC})\end{aligned}

    2.cEn déduire une mesure, en radian, de l'angle BAC.

    En combinant les deux expressions du produit scalaire : \begin{aligned}20 = 20\sqrt2\,\cos(\widehat{BAC}) &\iff \cos(\widehat{BAC}) = \dfrac{1}{\sqrt2} \\ &\iff \cos(\widehat{BAC}) = \dfrac{\sqrt2}{2}\end{aligned}
    On reconnaît un cosinus usuel : \widehat{BAC} = \dfrac{\pi}{4} radian.

    Bac Première 2026 : Centres étrangers G1 (SPE) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Soit f une fonction définie sur ]0 ; +\infty[.

    On a tracé dans le repère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} représentative de la fonction f et la droite T_{\mathrm{A}} tangente à la courbe \mathcal{C}_{f} au point A de coordonnées (1 ; 20).

    La droite T_{\mathrm{A}} passe par le point B de coordonnées (3 ; 10).

    1 2 3 4 5 6 7 10 20 30 40 50 C f T A A B 0

      1. Donner f(1).
      2. Déterminer la valeur de f'(1).
      3. Justifier que l'équation réduite de la tangente T_{A} à \mathcal{C}_{f} au point A est : y=-5x+25.

    Pour la suite de l'exercice, la fonction f est définie sur ]0 ; +\infty[ par

    f(x)=\dfrac{4x^{2}+7x+9}{x}.

    On admet que f est dérivable sur cet intervalle.

      1. Démontrer que pour tout x\in ]0 ; +\infty[, on a

        f'(x)=\dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.
      2. Étudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.
      3. En déduire les variations de la fonction f sur ]0 ; +\infty[.
    1. Existe-t-il une tangente à \mathcal{C}_{f} parallèle à la droite d'équation y=3x+5 ? Justifier votre réponse.
    Voir la correction

    1.aDonner f(1).

    La courbe \mathcal{C}_f passe par A(1;20) : f(1)=20.

    1.bDéterminer f'(1).

    f'(1) est le coefficient directeur de la tangente T_A, c'est-à-dire de la droite (AB) : f'(1) = \dfrac{10-20}{3-1} = \dfrac{-10}{2} = -5.

    1.cJustifier que la tangente TA a pour équation y = -5x + 25.

    L'équation de la tangente en x=1 est y=f'(1)(x-1)+f(1) = -5(x-1)+20 = -5x+5+20 = -5x+25.

    2.aDémontrer que f'(x) = (2x - 3)(2x + 3)/x^{2} pour f(x) = (4x^{2} + 7x + 9)/x.

    Par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{(8x+7)x-(4x^{2}+7x+9)\times1}{x^{2}} = \dfrac{8x^{2}+7x-4x^{2}-7x-9}{x^{2}} = \dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}}.
    \begin{aligned}4x^{2}-9 &= (2x)^{2}-3^{2} \\ &= (2x-3)(2x+3)\end{aligned} donc f'(x)= \dfrac{(2x-3)(2x+3)}{x^{2}}.

    2.bÉtudier le signe de f'(x) sur ]0 ; +\infty[.

    x^{2}>0 sur ]0;+\infty[. 2x+3>0 toujours sur cet intervalle. 2x-3>0 \iff x>\frac32. Donc f'(x)<0 sur \left]0;\frac32\right[ et f'(x)>0 sur \left]\frac32;+\infty\right[.

    2.cEn déduire les variations de f sur ]0 ; +\infty[.

    f est décroissante sur \left]0;\frac32\right] et croissante sur \left[\frac32;+\infty\right[.

    3.Existe-t-il une tangente à Cf parallèle à la droite y = 3x + 5 ?

    Deux droites sont parallèles ssi elles ont le même coefficient directeur : on cherche x_0 tel que f'(x_0)=3.
    \begin{aligned}\dfrac{4x^{2}-9}{x^{2}} = 3 &\iff 4x^{2}-9 = 3x^{2} \\ &\iff x^{2}-9 = 0 \\ &\iff (x-3)(x+3) = 0 \\ &\iff x = 3 \end{aligned} ou x=-3.
    Seule x_0=3 appartient à ]0;+\infty[ : oui, il existe une unique tangente à \mathcal{C}_f parallèle à y=3x+5, c'est la tangente au point d'abscisse 3.

    Bac Première 2026 : Centres étrangers G1 (TECHNO) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Soit f une fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0 ; 4], dont la courbe représentative \mathcal{C}_f est représentée ci-dessous.

    La droite T est la tangente à la courbe au point d'abscisse 3.

    1. Par lecture graphique, déterminer :
      1. l'image de 3 par la fonction f ;
      2. le nombre dérivé f'(3).
    2. Soit la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 4] par : f(x)=-x^3+9x^2-24x+16
      1. Calculer f(0).
      2. Soit f' la fonction dérivée de la fonction f.

        Calculer f'(x) pour tout réel x de l'intervalle [0 ; 4], en détaillant les calculs.
      3. Vérifier que pour tout réel x, f'(x)=-3(x-2)(x-4).

    1 1 2 3 4 4 3 2 1 1 2 3 4 0 A C f T

      1. Étudier le signe de f'(x) et établir le tableau de variation de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 4], en y faisant figurer les extrémums.
      2. Quel est le minimum de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 4] ?

        En quelle valeur est-il atteint ?
    Voir la correction

    1.aPar lecture graphique, donner l'image de 3 par f.

    Le point de la courbe d'abscisse 3 a pour ordonnée -2 : f(3)=-2.

    1.bPar lecture graphique, déterminer f'(3).

    f'(3) est le coefficient directeur de la tangente T, qui passe par (3;-2) et (4;2) : f'(3) = \dfrac{2-(-2)}{4-3} = 4.

    2.aCalculer f(0) pour f(x) = -x^{3} + 9x^{2} - 24x + 16.

    f(0) = 0+0-0+16 = 16.

    2.bCalculer f'(x), en détaillant les calculs.

    f'(x) = -3x^{2}+9\times2x-24 = -3x^{2}+18x-24.

    2.cVérifier que f'(x) = -3(x - 2)(x - 4).

    \begin{aligned}-3(x-2)(x-4) &= -3(x^{2}-6x+8) \\ &= -3x^{2}+18x-24\end{aligned} ce qui correspond bien à f'(x).

    3.aÉtudier le signe de f'(x) et établir le tableau de variation de f sur [0 ; 4].

    f'(x)=-3(x-2)(x-4), avec -3<0 toujours, x-2 nul en 2 et x-4 nul en 4 (négatif sur [0;4]).
    Le produit (x-2)(x-4) est positif à l'extérieur de [2;4] et négatif entre les deux : en tenant compte du -3, f'(x) est négatif sur [0;2], positif sur [2;4].
    f(0)=16, \begin{aligned}f(2) &= -8+36-48+16 \\ &= -4\end{aligned} \begin{aligned}f(4) &= -64+144-96+16 \\ &= 0\end{aligned}
    f est décroissante sur [0;2] (de 16 à -4) puis croissante sur [2;4] (de -4 à 0).

    3.bQuel est le minimum de f sur [0 ; 4] ? En quelle valeur est-il atteint ?

    D'après le tableau de variation, le minimum de f sur [0;4] est -4, atteint pour x=2.

    Dans cet exercice, aucune justification n'est attendue

    Partie 1 : les motifs

    Script1 Script2 Script3 définir Motif1 styloenpositiond’écriture avancerde 30 pas tourner de 120 degrés répéter 3 fois releverlestylo définir Motif2 styloenpositiond’écriture avancerde 30 pas tourner de 60 degrés répéter 6 fois releverlestylo définir Motif3 styloenpositiond’écriture avancerde 30 pas Partieduscripteffacée (voirquestion2) répéter 2 fois releverlestylo

    \psellipse[fillstyle=solid,fillcolor=lightgray,linecolor=lightgray](-0.5,0)(1.6,0.8) \psellipse[fillstyle=solid,fillcolor=lightgray,linecolor=lightgray](0.5,0)(1.6,0.8)

    Partie du
    script effacée
    (voir question 2)

    1. Les scripts 1 et 2 permettent chacun d'obtenir un des dessins ci-dessous. Associer chacun des scripts à son dessin.

      Dessin1 Dessin2
    2. Le script 3 permet d'obtenir le losange ci-contre.

      La partie du script effacée contient les 3 instructions A, B et C ci-dessous.

      Sur votre copie, recopier dans le bon ordre les instructions cachées.

      Chaque instruction ne doit être utilisée qu'une seule fois.

      Départ 30pas 30pas 60ˇr120ˇr

      InstructionA InstructionB InstructionC tourner de 60 degrés tourner de 120 degrés avancerde 30 pas

    Partie 2 : le script principal

    Quand estcliqué alleràx: -200 y: 0 effacertout s’orienterà 90 mettre Motif ànombrealéatoireentre 1 et 3 Motif3 avancerde 60 pas répéter 6 fois dire Voiciledessin! dire Perdu! si Motif = 3 alors sinon Rappels nombrealéatoireentre 1 et 3 donneunnombreentierauhasardparmi1;2et3. s’orienterà 90 orientelelutinhorizontalementversladroite.

    1. Quelles sont les coordonnées du point de départ du lutin ?
    2. Parmi les 5 captures d'écran proposées ci-dessous, seules deux sont possibles. Lesquelles?

      \small

      Captured’écrann ° 1 Voiciledessin! Captured’écrann ° 2 Voiciledessin! Captured’écrann ° 3 Perdu! Captured’écrann ° 4 Voiciledessin! Captured’écrann ° 5 Voiciledessin!
    3. On clique sur le drapeau vert, et on observe le message affiché.

      Quelle est la probabilité que le message affiché soit « Voici le dessin! » ?
    4. On lance de nouveau le programme 100 fois et on regroupe les résultats obtenus dans le tableau suivant:

      Message du lutin« Voici le dessin! »« Perdu! »
      Effectif4060


      1. Calculer la fréquence de l'affichage « Voici le dessin! ».
      2. Pourquoi ce résultat est-il différent de celui obtenu à la question 5 ?
    Voir la correction

    1.Trois scripts Scratch tracent des motifs répétés (Motif 1 : répéter 3\times avancer 30/tourner 120^{\circ} ; Motif 2 : répéter 6\times avancer 30/tourner 60^{\circ}). Associer les scripts 1 et 2 à un hexagone et un triangle équilatéral.

    Le script 1 (angles de 120^{\circ}, 3 répétitions) trace un triangle équilatéral, et le script 2 (angles de 60^{\circ}, 6 répétitions) trace un hexagone régulier.

    2.Le script 3 (répéter 2 fois une partie effacée) dessine un losange. La partie effacée contient dans le désordre : « tourner de 60^{\circ} », « tourner de 120^{\circ} », « avancer de 30 pas ». Remettre ces instructions dans l'ordre.

    Dans l'ordre : tourner de 120^{\circ}, puis avancer de 30 pas, puis tourner de 60^{\circ} (ce triplet, répété deux fois, referme bien le losange).

    3.Un script principal place le lutin en (-200 ; 0) puis l'oriente à 90^{\circ}. Quelles sont les coordonnées du point de départ du lutin ?

    Les coordonnées du point de départ sont (-200 ; 0).

    4.Le script tire un nombre aléatoire entre 1 et 3 ; s'il vaut 3, il trace 6 losanges espacés de 60 pas et affiche « Voici le dessin ! », sinon il affiche « Perdu ! ». Parmi 5 captures d'écran proposées, lesquelles sont possibles ?

    Si le nombre aléatoire tiré est 3, le script dessine 6 losanges espacés de 60 pas et affiche « Voici le dessin ! ».
    Si le nombre tiré est 1 ou 2, le script affiche directement « Perdu ! », sans dessiner de losange.

    5.On clique sur le drapeau vert. Quelle est la probabilité que le message affiché soit « Voici le dessin ! » ?

    Il y a 1 chance sur 3 d'obtenir le nombre 3 : la probabilité est \dfrac13 \approx 33,3 %.

    6.aOn relance le programme 100 fois : « Voici le dessin ! » apparaît 40 fois, « Perdu ! » 60 fois. Calculer la fréquence d'apparition de « Voici le dessin ! ».

    La fréquence observée est \dfrac{40}{100} = 0{,}4, soit 40 %.

    6.bPourquoi ce résultat est-il différent de celui de la question 5 ?

    La question 5 donne la probabilité théorique (\dfrac13 \approx 33{,}3\%), valable pour un très grand nombre de répétitions ; la fréquence observée sur seulement 100 essais (40 %) fluctue naturellement autour de cette valeur théorique sans lui être exactement égale.

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiple ({ QCM}). Aucune justification n'est demandée. Pour chaque question, quatre propositions ({ A, B, C} et { D}) sont données.
    Une seule est exacte. Recopier sur la copie le numéro de la question, ainsi que la lettre de la réponse.

    Question 1

    Dans une urne, on dispose de 4 boules bleues, 6 boules violettes, 7 boules rouges, 3 boules jaunes, toutes indiscernables au toucher. On tire une boule au hasard.

    Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette ?

    Proposition AProposition BProposition CProposition D
    \dfrac{6}{14}\dfrac{1}{4}\dfrac{3}{10}\dfrac{14}{20}\rule[-11pt]{0pt}{30pt}

    Question 2

    Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

    Proposition AProposition BProposition CProposition D
    0,300,701,701,30

    Question 3

    On considère la série suivante composée des 5 valeurs : 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15.

    Proposition AProposition BProposition CProposition D
    L'étendue de cette série est 8La médiane de cette série est 12La moyenne de cette série est 53La moyenne de cette série est 13

    Question 4

    Une fonction affine f a pour représentation
    graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-contre.

    L'expression de la fonction f est:

    Proposition Af(x) = 2x+4
    Proposition Bf(x) = 4x- 2
    Proposition Cf(x) = -2x +4
    Proposition Df(x) = -4x+ 2

    123123 C f

    Voir la correction

    Question 1. Une urne contient 4 boules bleues, 6 violettes, 7 rouges, 3 jaunes, indiscernables au toucher. Quelle est la probabilité d'obtenir une boule violette en tirant au hasard ?

    Il y a 4+6+7+3=20 boules en tout, situation d'équiprobabilité : P = \dfrac{\text{issues favorables}}{\text{issues possibles}}.
    Il y a 6 boules violettes sur 20 : \begin{aligned}P &= \dfrac{6}{20} \\ &= \dfrac{3}{10}\end{aligned} Réponse : \dfrac{3}{10}.

    Question 2. Calculer 70 % d'une quantité revient à multiplier cette quantité par :

    Prendre 70 % d'une quantité revient à multiplier par le coefficient \dfrac{70}{100} = 0{,}70. Réponse : 0,70.
    Les autres propositions correspondent à des erreurs classiques : 0{,}30 = 1-0{,}7 (coefficient d'une baisse de 70 %), 1{,}70 = 1+0{,}7 (hausse de 70 %), 1{,}30 = 1+0{,}3 (hausse de 30 %).

    Question 3. On considère la série 7 ; 18 ; 12 ; 13 ; 15. Quelle affirmation est vraie parmi : étendue = 8, médiane = 12, moyenne = 53, moyenne = 13 ?

    La moyenne vaut \begin{aligned}\dfrac{7+18+12+13+15}{5} &= \dfrac{65}{5} \\ &= 13\end{aligned} Réponse : la moyenne de cette série est 13.
    Les autres propositions sont fausses : l'étendue vaut 18-7=11 (et non 8, en oubliant de ranger la série avant de soustraire) ; la médiane, une fois la série rangée (7 ; 12 ; 13 ; 15 ; 18), vaut 13 (et non 12) ; la « moyenne » 53 vient d'un calcul sans les parenthèses (7+18+12+13+15\div5=53, faux).

    Question 4. Une fonction affine f a pour représentation une droite passant par (0 ; 4) et (1 ; 2). Quelle est l'expression de f parmi : 2x+4, 4x-2, -2x+4, -4x+2 ?

    La droite coupe l'axe des ordonnées en (0~;~4), donc l'ordonnée à l'origine est b=4.
    En passant de (0~;~4) à (1~;~2), l'ordonnée diminue de 2 quand l'abscisse augmente de 1 : le coefficient directeur est a=-2.
    Réponse : f(x) = -2x+4.

    Un garage propose 2 options au client :

    • Option Achat : prix d'achat de la voiture 22400 €. Assurance obligatoire 75 € par mois.
    • Option Location : 425 € par mois, assurance comprise.

    L'objectif de cet exercice est de comparer ces deux options.

    Partie A

    1. Montrer qu'avec l'option Achat la dépense à la fin de la première année est de 23300 €.
    2. Après 36 mois, calculer l'économie réalisée par le client s'il choisit l'option Location.
    3. Afin de comparer les dépenses correspondant à ces options le client a réalisé le tableau suivant à l'aide d'un tableur :

      \begin{sffamily}
      ABCDEF
      1Nombre de mois1224364860
      2Dépense en € Option Achat2330024200251002600026900
      3Dépense en € Option Location
      \end{sffamily}


      Quelle formule doit être saisie dans la cellule \textsf{B3} qui, étendue jusqu'à la cellule \textsf{F3}, permet de compléter le tableau ?

    Partie B

    On souhaite maintenant modéliser les deux options précédentes par des fonctions.

    On note x la durée écoulée en mois depuis la livraison de la voiture.

    La fonction g, permettant de calculer la dépense correspondant à l'option Location, peut s'écrire sous la forme : g(x)=425 x.

    1. Déterminer l'expression de f(x) permettant de calculer la dépense correspondant à l'option Achat.
    2. Sur le graphique de la page suivante, on a tracé les courbes représentatives C_{f} et C_{g} des fonctions f et g.

      Par lecture graphique, déterminer à partir de combien de mois, l'option Achat est la plus avantageuse.

    Duréeenmois Dépenseeneuros 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 C g C f

    Voir la correction

    PartieA ; 1. Un garage propose : Achat (22 400 € + 75 €/mois d'assurance) ou Location (425 €/mois, assurance comprise). Montrer qu'avec l'option Achat, la dépense après 1 an est de 23 300 €.

    22\,400 + 12\times75 = 22\,400+900 = 23 300 €.

    PartieA ; 2. Après 36 mois, calculer l'économie réalisée en choisissant la Location.

    Option Achat sur 36 mois : \begin{aligned}22\,400+36\times75 &= 22\,400+2\,700 \\ &= 25\,100\end{aligned} €.
    Option Location sur 36 mois : 36\times425 = 15\,300 €.
    Économie réalisée : 25\,100-15\,300 = 9 800 €.

    PartieA ; 3. Un tableur calcule la dépense Achat pour 12, 24, 36, 48, 60 mois (ligne 2) ; quelle formule saisir en B3 (puis étirer jusqu'à F3) pour la dépense Location, sachant que B1 contient le nombre de mois ?

    La formule à saisir en B3 est =425*B1.

    PartieB ; 4. On modélise la Location par g(x)=425x. Déterminer l'expression de f(x) pour l'option Achat, x étant la durée en mois.

    Au bout de x mois, la dépense Achat est le prix d'achat plus l'assurance : f(x) = 22\,400+75x.

    PartieB ; 5. Sur un graphique donnant \mathcal{C}_f et \mathcal{C}_g, déterminer par lecture graphique à partir de combien de mois l'option Achat est la plus avantageuse.

    Les deux droites se coupent au point d'abscisse 64 (mois) : à partir de 65 mois, l'option Achat devient financièrement plus avantageuse que la Location.

    Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    L'espace est rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère la droite (d) dont une représentation paramétrique est :

    \left\{\begin{array}{l c l} x&=&\phantom{-}3 - 2 t \\ y&=&-1 \\ z&=&\phantom{-}2 - 6 t \end{array}\quad , \text { où } t \in \R\right.

    On considère également les points suivants :

    • A(3~;~-3~;~-2)
    • B(5~;~-4~;~-1)
    • C le point de la droite (d) d'abscisse 2
    • H le projeté orthogonal du point B sur le plan \mathcal{P} d'équation x + 3z -7 = 0

    Affirmation 1

    La droite (d) et l'axe des ordonnées sont deux droites non coplanaires.

    Affirmation 2

    Le plan passant par A et orthogonal à la droite (d) a pour équation cartésienne :

    x + 3z + 3= 0

    Affirmation 3

    Une mesure, exprimée en radian, de l'angle géométrique \widehat{\mathrm{BAC}} est \dfrac{\pi}{6}.

    Affirmation 4

    La distance BH est égale à \dfrac{\sqrt{10}}{2}.

    Voir la correction

    L'espace est muni d'un repère orthonormé. La droite (d) a pour représentation paramétrique x = 3-2t, y = -1, z = 2-6t (t réel). On donne A(3 ; -3 ; -2), B(5 ; -4 ; -1), C le point de (d) d'abscisse 2, et H le projeté orthogonal de B sur le plan P d'équation x + 3z - 7 = 0. Affirmation 1 : la droite (d) et l'axe des ordonnées sont deux droites non coplanaires. Vraie ou fausse ?

    (d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ -6\end{pmatrix} et l'axe des ordonnées par \overrightarrow{\jmath}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} : ces vecteurs ne sont pas colinéaires (ils sont même orthogonaux), donc les droites ne sont ni parallèles ni confondues.
    L'axe des ordonnées passe par l'origine et a pour représentation paramétrique x = 0, y = s, z = 0. Chercher un point commun revient à résoudre 3-2t=0, -1=s, 2-6t=0, soit t=1{,}5 et t=\frac13 simultanément : système impossible, donc les droites ne sont pas sécantes.
    Les droites ne sont ni parallèles, ni confondues, ni sécantes : elles sont donc non coplanaires. L'affirmation est vraie.

    Affirmation 2 : le plan passant par A et orthogonal à la droite (d) a pour équation cartésienne x + 3z + 3 = 0. Vraie ou fausse ?

    (d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ -6\end{pmatrix}, colinéaire à \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 3\end{pmatrix}, qui est donc un vecteur normal du plan cherché : une équation du plan est de la forme x+3z+d=0.
    Le point A appartient au plan : \begin{aligned}3+3\times(-2)+d = 0 &\iff d = 3 \end{aligned}
    Le plan a donc pour équation x+3z+3=0. L'affirmation est vraie.

    Affirmation 3 : une mesure, en radian, de l'angle géométrique BAC est π/6. Vraie ou fausse ?

    C appartient à (d) et a pour abscisse 2 : \begin{aligned}3-2t = 2 &\iff t = \frac12 \end{aligned} d'où \begin{aligned}z_C &= 2-6\times\frac12 \\ &= -1\end{aligned} soit C(2~;~-1~;~-1).
    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 1\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times(-1)+(-1)\times2+1\times1 \\ &= -3\end{aligned}
    \begin{aligned}\|\overrightarrow{AB}\| &= \sqrt{2^{2}+(-1)^{2}+1^{2}} \\ &= \sqrt6\end{aligned} et \begin{aligned}\|\overrightarrow{AC}\| &= \sqrt{(-1)^{2}+2^{2}+1^{2}} \\ &= \sqrt6\end{aligned}
    Or \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = AB\times AC\times\cos(\widehat{BAC}), donc \begin{aligned}\cos(\widehat{BAC}) &= \dfrac{-3}{\sqrt6\times\sqrt6} \\ &= -\dfrac12\end{aligned} soit \widehat{BAC}=\dfrac{2\pi}{3}.
    \dfrac{2\pi}{3}\neq\dfrac{\pi}{6} : l'affirmation est fausse.

    Affirmation 4 : la distance BH est égale à \surd\dfrac{10}{2}. Vraie ou fausse ?

    Le vecteur \overrightarrow{u'}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 3\end{pmatrix}, normal au plan P, dirige la droite \Delta orthogonale à P passant par B : une représentation paramétrique de \Delta est x = 5+t, y = -4, z = -1+3t.
    L'intersection avec P vérifie \begin{aligned}(5+t)+3(-1+3t)-7 = 0 &\iff 10t = 5 \\ &\iff t = \frac12 \end{aligned} donc H\left(\frac{11}{2}~;~-4~;~\frac12\right).
    \overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}\dfrac{1}{2} \\ 0 \\ \dfrac{3}{2}\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\|\overrightarrow{BH}\|^{2} &= \frac14+\frac94 \\ &= \frac{10}{4}\end{aligned} soit \begin{aligned}BH &= \sqrt{\frac{10}{4}} \\ &= \dfrac{\sqrt{10}}{2}\end{aligned}
    L'affirmation est vraie.

    Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    La partie C est indépendante des parties A et B.

    Partie A

    On donne ci-dessous, dans un repère orthogonal, les courbes \mathcal{C}_{1} et \mathcal{C}_{2}, représentations graphiques de deux fonctions définies et dérivables sur \R. L'une des deux fonctions représentées est la fonction dérivée de l'autre. On les notera g et g’.

    On précise également que :

    • La courbe \mathcal{C}_{1} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~1).
    • La courbe \mathcal{C}_{2} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0~;~2) et l'axe des abscisses aux points de coordonnées (-2~;~0) et (1~;~0).

    A.P.M.E.P. 2 1 1 2 3 4 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 0 C 1 C 2

    1. En justifiant, associer à chacune des fonctions g et g' sa représentation graphique.
    2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe représentative de la fonction g au point d'abscisse 0 est y=2x + 1.

    Partie B

    On considère (E) l'équation différentielle

    y+y’=(2x + 3) \e^{-x},y est une fonction de la variable réelle x.

    1. Montrer que la fonction f_{0} définie pour tout nombre réel x par f_{0}(x)=\left(x^{2}+3 x\right) \e^{-x} est une solution particulière de l'équation différentielle (E).
    2. Résoudre l'équation différentielle \left(E_{0}\right): y+ y'= 0.
    3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).
    4. On admet que la fonction g décrite dans la partie A est une solution de l'équation différentielle (E).

      Déterminer alors l'expression de la fonction g.
    5. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

    Partie C

    On considère la fonction f définie pour tout nombre réel x par :

    f(x)=\left(x^{2}+3 x+2\right) \e^{-x}

    1. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à 0.

      On admet par ailleurs que la limite de la fonction f en -\infty est égale à +\infty.
    2. On admet que la fonction f est dérivable sur \R. On note f’ la fonction dérivée de f sur \R.
      1. Vérifier que, pour tout nombre réel x, f’(x)=\left(-x^{2}-x+1\right) \e^{-x}.
      2. Déterminer le signe de la fonction dérivée f’ sur \R puis en déduire les variations de la fonction f sur \R.
    3. Expliquer pourquoi la fonction f est positive sur l'intervalle [0;+\infty[.
    4. On notera \mathcal{C}_{f} la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right). On admet que la fonction F définie pour tout nombre réel x par F(x)=\left(-x^{2}-5 x-7\right) \e^{-x} est une primitive de la fonction f.

      Soit \alpha un nombre réel positif.

      Déterminer l'aire \mathcal{A}(\alpha), exprimée en unité d'aire, du domaine du plan délimité par l'axe des abscisses, la courbe \mathcal{C}_{f} et les droites d'équation x=0 et x=\alpha.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Les courbes C_{1} et C_{2} représentent deux fonctions définies et dérivables sur \mathbb{R}, l'une étant la dérivée de l'autre ; C_{1} coupe l'axe des ordonnées en (0 ; 1), C_{2} le coupe en (0 ; 2) et coupe l'axe des abscisses en (-2 ; 0) et (1 ; 0). Associer à g et g' leur courbe.

    La fonction représentée par \mathcal{C}_1 est décroissante sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, croissante sur [-2~;~1].
    La fonction représentée par \mathcal{C}_2 est négative sur ]-\infty~;~-2] et [1~;~+\infty[, positive sur [-2~;~1] : ce sont exactement les intervalles où la fonction de \mathcal{C}_1 croît ou décroît.
    Le signe de la dérivée déterminant les variations, \mathcal{C}_1 représente g et \mathcal{C}_2 représente g'.

    PartieA ; 2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est y = 2x + 1.

    La tangente en 0 a pour équation y=g'(0)x+g(0).
    \mathcal{C}_1 coupe l'axe des ordonnées en (0~;~1) donc g(0)=1 ; \mathcal{C}_2 le coupe en (0~;~2) donc g'(0)=2.
    L'équation de la tangente est donc y=2x+1.

    PartieB ; 1. On considère l'équation différentielle (E) : y + y' = (2x+3)e^{-x}. Montrer que f_0(x) = (x^2+3x)e^{-x} est une solution particulière de (E).

    f_0 est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables : f_0'(x) = (2x+3)e^{-x} + (x^{2}+3x)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x)e^{-x} = (-x^{2}-x+3)e^{-x}.
    f_0(x)+f_0'(x) = (x^{2}+3x)e^{-x} + (-x^{2}-x+3)e^{-x} = (2x+3)e^{-x} : f_0 vérifie bien (E).

    PartieB ; 2. Résoudre l'équation différentielle (E_{0}) : y + y' = 0.

    (E_0) équivaut à y'=-y : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

    PartieB ; 3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E).

    (E) est de la forme y'=ay+f avec f_0 solution particulière : ses solutions sont les fonctions x\longmapsto Ce^{-x}+f_0(x) = (x^{2}+3x+C)e^{-x}, avec C\in\mathbb{R}.

    PartieB ; 4. On admet que g est solution de (E). Déterminer l'expression de g.

    Il existe C\in\mathbb{R} tel que g(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x}. Comme g(0)=1 : \begin{aligned}1 &= (0+0+C)e^{0} \\ &= C\end{aligned}
    g(x) = (x^{2}+3x+1)e^{-x}.

    PartieB ; 5. Déterminer les solutions de (E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

    Une courbe admet exactement deux points d'inflexion si et seulement si sa dérivée seconde s'annule exactement deux fois en changeant de signe.
    Soit f(x)=(x^{2}+3x+C)e^{-x} une solution de (E) : f'(x) = (-x^{2}-x+3-C)e^{-x} et f''(x) = (x^{2}-x-4+C)e^{-x}.
    L'exponentielle étant strictement positive, f''(x) est du signe de x^{2}-x-4+C, dont le discriminant est \begin{aligned}\Delta &= 1-4(-4+C) \\ &= 17-4C\end{aligned}
    Ce polynôme change deux fois de signe si et seulement si \Delta>0, soit C<\dfrac{17}{4}.
    Les solutions cherchées sont les fonctions x\longmapsto(x^{2}+3x+C)e^{-x} avec C<\dfrac{17}{4}.

    PartieC ; 1. On considère f(x) = (x^{2}+3x+2)e^{-x} sur \mathbb{R}. Démontrer que la limite de f en +\infty est égale à 0.

    f(x) = \dfrac{x^{2}}{e^{x}}+3\dfrac{x}{e^{x}}+\dfrac{2}{e^{x}}.
    Par croissances comparées, pour tout entier n non nul, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x^{n}}{e^{x}}=0 ; donc, par somme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0.

    PartieC ; 2.a Vérifier que, pour tout réel x, f'(x) = (-x^{2} - x + 1)e^{-x}.

    f'(x) = (2x+3)e^{-x}+(x^{2}+3x+2)(-e^{-x}) = (2x+3-x^{2}-3x-2)e^{-x} = (-x^{2}-x+1)e^{-x}.

    PartieC ; 2.b Déterminer le signe de f' sur \mathbb{R} puis en déduire les variations de f.

    L'exponentielle étant strictement positive, f'(x) est du signe de -x^{2}-x+1, de discriminant \Delta=1+4=5>0.
    Ses racines sont x_1=\dfrac{-1-\sqrt5}{2} et x_2=\dfrac{-1+\sqrt5}{2} ; le coefficient dominant étant négatif, -x^2-x+1 est négatif à l'extérieur des racines et positif entre elles.
    f est décroissante sur ]-\infty~;~x_1] et sur [x_2~;~+\infty[, croissante sur [x_1~;~x_2].

    PartieC ; 3. Expliquer pourquoi f est positive sur [0 ; +\infty[.

    L'exponentielle étant strictement positive, f(x) est du signe de x^{2}+3x+2=(x+2)(x+1), de racines -2 et -1.
    Le coefficient dominant étant positif, ce polynôme est positif sur ]-1~;~+\infty[, donc en particulier sur [0~;~+\infty[ : f est positive sur [0~;~+\infty[.

    PartieC ; 4. On admet que F(x) = (-x^{2} - 5x - 7)e^{-x} est une primitive de f. Pour \alpha réel positif, déterminer l'aire A(\alpha) du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de f et les droites x = 0 et x = \alpha.

    f étant positive sur [0~;~\alpha], l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A}(\alpha) &= \displaystyle\int\limits_0^{\alpha}f(x)\,\mathrm{d}x \\ &= F(\alpha)-F(0)\end{aligned}
    \begin{aligned}F(0) &= (0-0-7)e^{0} \\ &= -7\end{aligned} donc \mathcal{A}(\alpha) = (-\alpha^{2}-5\alpha-7)e^{-\alpha}+7 unités d'aire.

    Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée.

    Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    PARTIE A

    ABCDEFGH est un cube d'arête de longueur 1.

    Les points I, J, K, L et M sont les milieux respectifs des arêtes [AB], [BF], [AE], [CD] et [DH].

    A.P.M.E.P. A B C D E F G H I J K L M

    Affirmation 1 : « \vect{\text{JH}} = 2\vect{\text{BI}} + \vect{\text{DM}} - \vect{\text{CB}} »

    Affirmation 2 : « Le triplet de vecteurs \left(\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AH}},~\vect{\text{AG}}\right) est une base de l'espace. »

    Affirmation 3 : « \vect{\text{IB}} \cdot \vect{\text{LM}} = - \dfrac 14. »

    PARTIE B

    Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère :

    • le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 2x - y + 3z + 6 = 0
    • les points A(2~;~0~;~-1) et B(5~;~-3~;~7)

    Affirmation 4 : « Le plan \mathcal{P} et la droite (AB) sont parallèles. »

    Affirmation 5 : « Le plan \mathcal{P}' parallèle à \mathcal{P} passant par B a pour équation cartésienne -2x + y - 3z + 34 = 0 »

    Affirmation 6 : « La distance du point A au plan \mathcal{P} est égale à \dfrac{\sqrt{14}}{2}. »

    On note (d) la droite de représentation paramétrique

    \left\{\begin{array}{l c l} x &=&-12 + 2k\\ y &=&\phantom{-}6\\ z &=&\phantom{-}3 - \phantom{-}5k \end{array}\right., \text{où}\quad \:k \in \R

    Affirmation 7 : « Les droites (AB) et (d) ne sont pas coplanaires. »

    Voir la correction

    PartieA : ABCDEFGH est un cube d'arête 1 ; I, J, K, L, M sont les milieux respectifs de [AB], [BF], [AE], [CD], [DH]. Affirmation 1 : JH = 2BI + DM - CB. Vraie ou fausse ?

    \begin{aligned}\overrightarrow{JH} &= \overrightarrow{JF}+\overrightarrow{FE}+\overrightarrow{EH} \\ &= \dfrac12\overrightarrow{BF}+\overrightarrow{BA}+\overrightarrow{BC}\end{aligned}
    Or \begin{aligned}\dfrac12\overrightarrow{BF} &= \dfrac12\overrightarrow{DH} \\ &= \overrightarrow{DM}\end{aligned} (M milieu de [DH]) et \overrightarrow{BA}+\overrightarrow{BC}=2\overrightarrow{BI}-\overrightarrow{CB} (I milieu de [AB]), donc \overrightarrow{JH} = \overrightarrow{DM}+2\overrightarrow{BI}-\overrightarrow{CB}.
    L'affirmation est vraie.

    PartieA : Affirmation 2 : le triplet de vecteurs (AB, AH, AG) est une base de l'espace. Vraie ou fausse ?

    \begin{aligned}\overrightarrow{AG} &= \overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BG} \\ &= \overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AH}\end{aligned} \overrightarrow{AG} s'exprime comme combinaison linéaire de \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AH}.
    Les trois vecteurs sont donc coplanaires : l'affirmation est fausse.

    PartieA : Affirmation 3 : IB \cdot LM = -\dfrac{1}{4}. Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{LM} = \overrightarrow{IK}, donc \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{LM} = \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IK}.
    K se projette orthogonalement en A sur (AB), donc \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IK} = \overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IA}, or ces deux vecteurs sont colinéaires de sens contraires : \begin{aligned}\overrightarrow{IB}\cdot\overrightarrow{IA} &= -IB\times IA \\ &= -\dfrac12\times\dfrac12 \\ &= -\dfrac14\end{aligned} (arête de longueur 1, I milieu de [AB]).
    L'affirmation est vraie.

    PartieB : Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère le plan P : 2x - y + 3z + 6 = 0, A(2 ; 0 ; -1) et B(5 ; -3 ; 7). Affirmation 4 : le plan P et la droite (AB) sont parallèles. Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3 \\ -3 \\ 8\end{pmatrix} dirige (AB) ; \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} est normal à P.
    \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{n} &= 3\times2+(-3)\times(-1)+8\times3 \\ &= 6+3+24 \\ &= 33 \\ &\neq 0\end{aligned}
    Le vecteur normal au plan et le vecteur directeur de la droite ne sont pas orthogonaux : l'affirmation est fausse (le plan et la droite ne sont pas parallèles).

    PartieB : Affirmation 5 : le plan P' parallèle à P passant par B a pour équation cartésienne -2x + y - 3z + 34 = 0. Vraie ou fausse ?

    P et P' étant parallèles, \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} est aussi normal à P' : une équation de P' est de la forme 2x-y+3z+d=0.
    Le point B appartient à P' : \begin{aligned}2\times5-(-3)+3\times7+d = 0 &\iff 10+3+21+d = 0 \\ &\iff d = -34 \end{aligned}
    P' a donc pour équation 2x-y+3z-34=0, soit, en multipliant par -1 : -2x+y-3z+34=0. L'affirmation est vraie.

    PartieB : Affirmation 6 : la distance du point A au plan P est égale à \surd\dfrac{14}{2}. Vraie ou fausse ?

    Notons H le projeté orthogonal de A sur P : \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} dirige la droite \Delta orthogonale à P passant par A, de représentation paramétrique x = 2+2t, y = -t, z = -1+3t.
    L'intersection avec P vérifie \begin{aligned}2(2+2t)-(-t)+3(-1+3t)+6 = 0 &\iff 14t = -7 \\ &\iff t = -\dfrac12 \end{aligned} donc H\left(1~;~\dfrac12~;~-\dfrac52\right).
    \overrightarrow{AH}\begin{pmatrix}-1 \\ \dfrac{1}{2} \\ -\dfrac{3}{2}\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\|\overrightarrow{AH}\|^{2} &= 1+\dfrac14+\dfrac94 \\ &= \dfrac{14}{4}\end{aligned} soit AH=\dfrac{\sqrt{14}}{2}.
    L'affirmation est vraie.

    PartieB : On note (d) la droite de représentation paramétrique x = -12+2k, y = 6, z = 3-5k (k réel). Affirmation 7 : les droites (AB) et (d) ne sont pas coplanaires. Vraie ou fausse ?

    (d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2 \\ 0 \\ -5\end{pmatrix} et (AB) par \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}3 \\ -3 \\ 8\end{pmatrix} : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont ni parallèles ni confondues.
    (AB) a pour représentation paramétrique x = 2+3t, y = -3t, z = -1+8t. Chercher un point commun revient à résoudre 2+3t=-12+2k, -3t=6, -1+8t=3-5k, soit t=-2 et k=4 dans les trois équations : le système admet une solution.
    Les droites sont donc sécantes, au point C(-4~;~6~;~-17), donc coplanaires. L'affirmation est fausse.

    Bac Terminale 2025 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On désigne par f la fonction définie sur l'intervalle [0~;~\pi] par

    f(x) = \e^x \sin (x).

    On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère.

    PARTIE A

      1. Démontrer que pour tout réel x de l'intervalle [0~;~\pi],

        f'(x) = \e^x[\sin(x) + \cos(x)].
      2. Justifier que la fonction f est strictement croissante sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right]
      1. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.
      2. Démontrer que la fonction f est convexe sur l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].
      3. En déduire que pour tout réel x de l'intervalle \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \e^x \sin (x) \geqslant x.
    1. Justifier que le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} de la courbe représentative de la fonction f est un point d'inflexion.

    PARTIE B

    On note

    I = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \sin (x)\quad \text{d}x\quad \text{et}\quad J = \displaystyle\int_0^{\frac{\pi}{2}} \e^x \cos (x)\quad \text{d}x.

    1. En intégrant par parties l'intégrale I de deux manières différentes, établir les deux relations suivantes :

      I= 1+J\quad \text{et}\quad I= \e^{\frac{\pi}{2}} - J.
    2. En déduire que I = \dfrac{1 + \e^{\frac{\pi}{2}}}{2}.
    3. On note g la fonction définie sur \R par g(x) = x.

      Les courbes représentatives des fonctions f et g sont tracées dans le repère orthogonal ci-dessous sur l'intervalle [0~;~\pi].

      Calculer la valeur exacte de l'aire du domaine hachuré situé entre les courbes \mathcal{C}_f et \mathcal{C}_g et les droites d'équation x = 0 et x = \dfrac{\pi}{2}.

      A.P.M.E.P. 012302468 C f C g
    Voir la correction

    PartieA ; 1.a On considère f(x) = eˣsin(x) sur [0 ; π]. Démontrer que f'(x) = eˣ[sin(x) + cos(x)] sur cet intervalle.

    f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = e^{x}\sin(x)+e^{x}\cos(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)].

    PartieA ; 1.b Justifier que f est strictement croissante sur [0 ; π/2].

    Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et \sin(x)\geqslant0, et ils ne s'annulent jamais simultanément (\sin ne s'annule qu'en 0 où \cos(0)=1, \cos ne s'annule qu'en \frac{\pi}{2}\sin(\frac{\pi}{2})=1) : donc \sin(x)+\cos(x)>0 sur cet intervalle.
    Comme e^{x}>0 pour tout réel x, f'(x)>0 comme produit de deux facteurs strictement positifs : f est strictement croissante sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

    PartieA ; 2.a Déterminer une équation de la tangente T à la courbe de f au point d'abscisse 0.

    \begin{aligned}f(0) &= e^{0}\sin(0) \\ &= 0\end{aligned} et f'(0) = e^{0}[\sin(0)+\cos(0)] = 1.
    La tangente en 0 a pour équation y=f'(0)x+f(0), soit y=x.

    PartieA ; 2.b Démontrer que f est convexe sur [0 ; π/2].

    Pour tout réel x : f''(x) = e^{x}[\sin(x)+\cos(x)] + e^{x}[\cos(x)-\sin(x)] = 2e^{x}\cos(x).
    Sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], \cos(x)\geqslant0 et e^{x}>0, donc f''(x)\geqslant0 : f est convexe sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right].

    PartieA ; 2.c En déduire que, pour tout réel x de [0 ; π/2], eˣsin(x) \geq x.

    La courbe d'une fonction convexe est au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T d'équation y=x au point d'abscisse 0.
    Donc, pour tout x\in\left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], f(x)\geqslant x, c'est-à-dire e^{x}\sin(x)\geqslant x.

    PartieA ; 3. Justifier que le point d'abscisse π/2 de la courbe de f est un point d'inflexion.

    f''(x)=2e^{x}\cos(x) s'annule en changeant de signe en x=\dfrac{\pi}{2} (positive avant, négative après, car \cos change de signe en \frac{\pi}{2}) : le point d'abscisse \dfrac{\pi}{2} est donc un point d'inflexion de la courbe de f.

    PartieB : On note I = ∫₀^{π/2} eˣsin(x) dx et J = ∫₀^{π/2} eˣcos(x) dx. En intégrant par parties de deux manières différentes, établir I = 1 + J et I = e^{π/2} - J.

    En posant u(x)=e^{x}, v'(x)=\sin(x) (donc u'(x)=e^{x}, v(x)=-\cos(x)), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[-\cos(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} + \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= 0+1+J \\ &= 1+J\end{aligned}
    En posant u(x)=\sin(x), v'(x)=e^{x} (donc u'(x)=\cos(x), v(x)=e^{x}), l'intégration par parties donne : \begin{aligned}\displaystyle I &= \left[\sin(x)e^{x}\right]_0^{\pi/2} - \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}e^{x}\cos(x)\,\mathrm{d}x \\ &= e^{\pi/2}-J\end{aligned}
    On obtient donc bien I=1+J et I=e^{\pi/2}-J.

    PartieB : En déduire que I = (1 + e^{π/2}) / 2.

    En additionnant les deux relations : \begin{aligned}2I &= 1+J+e^{\pi/2}-J \\ &= 1+e^{\pi/2}\end{aligned} donc I = \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2}.

    PartieB : On note g(x) = x. Calculer l'aire exacte du domaine hachuré entre les courbes de f et g sur [0 ; π/2].

    D'après la partie A, f(x)\geqslant g(x) sur \left[0~;~\dfrac{\pi}{2}\right], donc l'aire cherchée est \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_0^{\pi/2}(f(x)-x)\,\mathrm{d}x \\ &= I - \left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_0^{\pi/2}\end{aligned}
    \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac12\left(\dfrac{\pi}{2}\right)^{2} \\ &= \dfrac{1+e^{\pi/2}}{2} - \dfrac{\pi^{2}}{8}\end{aligned} unités d'aire (\approx1{,}67 u.a.).

    L'espace est rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère :

    • \alpha un réel quelconque ;
    • les points A(1 ; 1 ; 0), B(2 ; 1 ; 0) et C(\alpha~;~3~;~\alpha) ;
    • (d) la droite dont une représentation paramétrique est :

      \left\{ \begin{array}{l} x = 1 + t\\ y = \phantom{11} 2t\\ z = \phantom{1}- t \end{array} \right.,\quad t \in \mathbb{R}

    Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier la réponse donnée. Une réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

    Affirmation 1 : Pour toutes les valeurs de \alpha, les points A, B et C définissent un plan et un vecteur normal à ce plan est \vect{\jmath}\begin{pmatrix}0\\1\\0\end{pmatrix}.

    Affirmation 2 : Il existe exactement une valeur de \alpha telle que les droites (AC) et (d) soient parallèles.

    Affirmation 3 : Une mesure de l'angle \widehat{\text{OAB}} est 135°.

    Affirmation 4 : Le projeté orthogonal du point A sur la droite (d) est le point H(1 ; 2 ; 2).

    Affirmation 5 : La sphère de centre O et de rayon 1 rencontre la droite (d) en deux points distincts.

    On rappelle que la sphère de centre \Omega et de rayon r est l'ensemble des points de l'espace situés à une distance r de \Omega.

    Voir la correction

    L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne \alpha réel, A(1 ; 1 ; 0), B(2 ; 1 ; 0), C(\alpha ; 3 ; \alpha), et (d) : x=1+t, y=2t, z=-t. Affirmation 1 : pour toute valeur de \alpha, A, B, C définissent un plan dont un vecteur normal est ȷ(0 ; 1 ; 0). Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\alpha-1 \\ 2 \\ \alpha\end{pmatrix} ne sont jamais colinéaires (leurs deuxièmes coordonnées sont 0 et 2) : A, B, C définissent bien un plan quel que soit \alpha.
    Le repère étant orthonormé : \begin{aligned}\overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{\jmath} &= (\alpha-1)\times0+2\times1+\alpha\times0 \\ &= 2 \\ &\neq 0\end{aligned}
    \overrightarrow{\jmath} n'est donc pas orthogonal à \overrightarrow{AC}, donc ce n'est pas un vecteur normal au plan (ABC). L'affirmation est fausse.

    Affirmation 2 : il existe exactement une valeur de \alpha telle que (AC) et (d) soient parallèles. Vraie ou fausse ?

    (d) est dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}1 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix} et (AC) par \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}\alpha-1 \\ 2 \\ \alpha\end{pmatrix} : ces deux vecteurs ont la même deuxième coordonnée (2), donc pour qu'ils soient colinéaires, il faudrait qu'ils soient égaux.
    Cela exigerait \alpha-1=1 (soit \alpha=2) et \alpha=-1 simultanément, ce qui est impossible.
    Quel que soit \alpha, les vecteurs ne sont donc jamais colinéaires : l'affirmation est fausse.

    Affirmation 3 : une mesure de l'angle OAB est 135^{\circ}. Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{AO}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{AO}\cdot\overrightarrow{AB} &= -1\times1+(-1)\times0+0\times0 \\ &= -1\end{aligned}
    \begin{aligned}AO &= \sqrt{(-1)^{2}+(-1)^{2}} \\ &= \sqrt2\end{aligned} et \begin{aligned}AB &= \sqrt{1^{2}} \\ &= 1\end{aligned} donc \begin{aligned}\overrightarrow{AO}\cdot\overrightarrow{AB} &= AO\times AB\times\cos(\widehat{OAB}) \\ &= \sqrt2\cos(\widehat{OAB})\end{aligned}
    \begin{aligned}-1 = \sqrt2\cos(\widehat{OAB}) &\iff \cos(\widehat{OAB}) = -\dfrac{1}{\sqrt2} \\ &\iff \cos(\widehat{OAB}) = -\dfrac{\sqrt2}{2}\end{aligned} ce qui correspond à un angle de \pi-\dfrac{\pi}{4}=\dfrac{3\pi}{4}, soit 135^{\circ}. L'affirmation est vraie.

    Affirmation 4 : le projeté orthogonal de A sur (d) est le point H(1 ; 2 ; 2). Vraie ou fausse ?

    Pour que x_H=1+t avec x_H=1, il faut t=0 ; mais alors \begin{aligned}y &= 2\times0 \\ &= 0 \\ &\neq 2\end{aligned} et \begin{aligned}z &= -0 \\ &= 0 \\ &\neq 2\end{aligned} H ne vérifie pas la représentation paramétrique de (d), donc H n'appartient même pas à (d) : l'affirmation est fausse.

    Affirmation 5 : la sphère de centre O et de rayon 1 rencontre (d) en deux points distincts. Vraie ou fausse ?

    Un point M_t de (d) vérifie \begin{aligned}OM_t &= \sqrt{(1+t)^{2}+(2t)^{2}+(-t)^{2}} \\ &= \sqrt{6t^{2}+2t+1}\end{aligned}
    \begin{aligned}OM_t = 1 &\iff 6t^{2}+2t+1 = 1 \\ &\iff 6t^{2}+2t = 0 \\ &\iff 2t(3t+1) = 0 \\ &\iff t = 0 \end{aligned} ou t=-\dfrac13.
    Cette équation a deux solutions distinctes : la sphère rencontre bien (d) en deux points. L'affirmation est vraie.

    On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ par

    f(x) = \frac{\e^{\sqrt{x}}}{2\sqrt{x}}

    et on appelle \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

    1. On définit la fonction g sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ par g(x) = \e^{\sqrt{x}}.
      1. Montrer que g'(x) = f(x) pour tout x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
      2. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[, calculer f'(x) et montrer que:

        f'(x) = \dfrac{\e^{\sqrt{x}}\left(\sqrt x - 1\right)}{4x\sqrt x}.
      1. Déterminer la limite de la fonction f en 0.
      2. Interpréter graphiquement ce résultat.
      1. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.
      2. Étudier le sens de variation de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

        Dresser le tableau de variations de la fonction f en y faisant figurer les limites aux bornes de l'intervalle de définition.
      3. Montrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution sur l'intervalle [1~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-1} près de cette solution.
    2. On pose I = \displaystyle\int_1^2 f(x)\quad \text{d}x.
      1. Calculer I.
      2. Interpréter graphiquement le résultat.
    3. On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[ et que:

      f"(x) = \dfrac{\e^{\sqrt{x}}\left(x - 3\sqrt x + 3\right)}{8x^2\sqrt x}.

      1. En posant X = \sqrt x, montrer que x - 3\sqrt x + 3 > 0 pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
      2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ + \infty[.
    Voir la correction

    1.aOn considère g(x) = e^{\sqrt{x}} sur ]0 ; +\infty[, et f(x) = e^{\sqrt{x}} / (2\sqrt{x}). Montrer que g'(x) = f(x).

    g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme composée de fonctions dérivables : g'(x) = \dfrac{1}{2\sqrt{x}}\times e^{\sqrt{x}} = \dfrac{e^{\sqrt{x}}}{2\sqrt{x}} = f(x).

    1.bCalculer f'(x) et montrer que f'(x) = e^{\sqrt{x}}(\sqrt{x} - 1) / (4x\sqrt{x}).

    f est dérivable comme quotient de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[. En dérivant f=\dfrac{g}{2\sqrt{x}} (avec g'=f) : f'(x) = \dfrac{f(x)\times2\sqrt{x} - g(x)\times\frac{1}{\sqrt{x}}}{4x} = \dfrac{e^{\sqrt{x}} - \frac{e^{\sqrt{x}}}{\sqrt{x}}}{4x}.
    En réduisant au même dénominateur : f'(x) = \dfrac{\frac{\sqrt{x}e^{\sqrt{x}}-e^{\sqrt{x}}}{\sqrt{x}}}{4x} = \dfrac{e^{\sqrt{x}}(\sqrt{x}-1)}{4x\sqrt{x}}.

    2.aDéterminer la limite de f en 0.

    \lim\limits_{x\to0}e^{\sqrt{x}}=1 et \lim\limits_{x\to0}2\sqrt{x}=0^{+}, avec f(x)>0 : donc \lim\limits_{x\to0}f(x)=+\infty.

    2.bInterpréter graphiquement ce résultat.

    La courbe \mathcal{C}_f admet une asymptote verticale d'équation x=0.

    3.aDéterminer la limite de f en +\infty.

    Par croissances comparées, \lim\limits_{u\to+\infty}\dfrac{e^{u}}{u}=+\infty ; en posant u=\sqrt{x} (qui tend vers +\infty quand x\to+\infty), par composition, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

    3.bÉtudier le sens de variation de f sur ]0 ; +\infty[ et dresser son tableau de variation.

    Pour tout x>0, e^{\sqrt{x}}>0 et 4x\sqrt{x}>0, donc f'(x) est du signe de \sqrt{x}-1.
    \begin{aligned}\sqrt{x}-1 \geqslant 0 &\iff x \geqslant 1 \end{aligned} f est donc décroissante sur ]0~;~1] et croissante sur [1~;~+\infty[, avec un minimum f(1)=\dfrac{e}{2}.

    3.cMontrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution sur [1 ; +\infty[, avec une valeur approchée à 10^{-1} près.

    Sur [1~;~+\infty[, f est continue et strictement croissante, de \begin{aligned}f(1) &= \dfrac{e}{2} \\ &\approx 1{,}36\end{aligned} à +\infty.
    Comme 2\in\left[\dfrac{e}{2}~;~+\infty\right[, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur [1~;~+\infty[.
    À la calculatrice, \alpha\approx4{,}6.

    4.aOn pose I = ∫₁^{2} f(x) dx. Calculer I.

    D'après la question 1.a, g est une primitive de f sur ]0~;~+\infty[.
    \begin{aligned}I &= \left[g(x)\right]_1^{2} \\ &= \left[e^{\sqrt{x}}\right]_1^{2} \\ &= e^{\sqrt2}-e\end{aligned}

    4.bInterpréter graphiquement ce résultat.

    f étant positive, I=e^{\sqrt2}-e représente l'aire du domaine compris entre la courbe \mathcal{C}_f, l'axe des abscisses et les droites x=1 et x=2, en unités d'aire.

    5.aOn admet que f''(x) = e^{\sqrt{x}}(x - 3\sqrt{x} + 3) / (8x^2\sqrt{x}). En posant X = \sqrt{x}, montrer que x - 3\sqrt{x} + 3 > 0 sur ]0 ; +\infty[.

    En posant X=\sqrt{x}, l'expression devient X^{2}-3X+3, un polynôme du second degré de discriminant \Delta = 9-12 = -3 < 0.
    Comme \Delta<0 et que le coefficient dominant est positif, X^{2}-3X+3>0 pour tout réel X, donc x-3\sqrt{x}+3>0 pour tout x>0.

    5.bÉtudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[.

    Pour tout x>0 : e^{\sqrt{x}}>0, x-3\sqrt{x}+3>0 (question précédente) et 8x^{2}\sqrt{x}>0, donc f''(x)>0 : f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

    Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiple. Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie. Aucune justification n'est demandée. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.

    Les quatre questions sont indépendantes.

    Pour chaque question, une seule réponse correcte. Aucune justification n’est demandée.

    Dans tout l'exercice, on considère que l'espace est muni d'un repère orthonormé

    \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère:

    • les points A(-3~;~1~;~4) et B(1 ; 5 ; 2)
    • le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 4x + 4y -2z + 3 = 0
    • la droite (d) dont une représentation paramétrique est \left\{\begin{array}{l c l} x&=&- 6 + 3t\\y&=&\phantom{-}1\\z&=&\phantom{-}9 - 5t \end{array}\right.,t \in~\R.
    1. Les droites (AB) et (d) sont:
      1. sécantes non perpendiculaires.
      2. perpendiculaires.
      3. non coplanaires.
      4. parallèles.
    2. La droite (AB) est:
      1. incluse dans le plan \mathcal{P}.
      2. strictement parallèle au plan \mathcal{P}.
      3. sécante et non orthogonale au plan \mathcal{P}.
      4. orthogonale au plan \mathcal{P}.
    3. On considère le plan P' d'équation cartésienne 2x+y+6z+5 = 0.

      Les plans \mathcal{P} et \mathcal{P}' sont:
      1. sécants et non perpendiculaires.
      2. perpendiculaires.
      3. confondus.
      4. strictement parallèles.
    4. On considère le point C(0~;~1~;~-1). La valeur de l'angle \widehat{\text{BAC}} arrondie au degré est:
      1. 90°
      2. 51°
      3. 39°
    Voir la correction

    1.On donne A(-3 ; 1 ; 4), B(1 ; 5 ; 2), la droite (d) : x=-6+3t, y=1, z=9-5t. Les droites (AB) et (d) sont : a) sécantes non perpendiculaires, b) perpendiculaires, c) non coplanaires, d) parallèles.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} (colinéaire à \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix}) dirige (AB), et \overrightarrow{u'}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -5\end{pmatrix} dirige (d) : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles.
    \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{u'} &= 6+0+5 \\ &= 11 \\ &\neq 0\end{aligned} Les droites ne sont pas perpendiculaires.
    En résolvant le système de recherche d'un point commun (avec (AB) paramétrée par s), on trouve une solution unique (t,s)=(1,0) : les droites sont sécantes.
    Réponse a) sécantes non perpendiculaires.

    2.On considère le plan P : 4x+4y-2z+3=0. La droite (AB) est : a) incluse dans P, b) strictement parallèle à P, c) sécante et non orthogonale à P, d) orthogonale à P.

    \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} est normal à P, et c'est exactement le vecteur \overrightarrow{AB}.
    Réponse d) la droite (AB) est orthogonale au plan P.

    3.On considère le plan P' : 2x+y+6z+5=0. Les plans P et P' sont : a) sécants et non perpendiculaires, b) perpendiculaires, c) confondus, d) strictement parallèles.

    \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} (normal à P) et \overrightarrow{n'}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 6\end{pmatrix} (normal à P') ne sont pas colinéaires : les plans ne sont pas parallèles.
    \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{n'} &= 8+4-12 \\ &= 0\end{aligned} Les vecteurs normaux sont orthogonaux.
    Réponse b) les plans sont perpendiculaires.

    4.On considère C(0 ; 1 ; -1). La valeur de l'angle BAC arrondie au degré est : a) 90^{\circ}, b) 51^{\circ}, c) 39^{\circ}, d) 0^{\circ}.

    \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -5\end{pmatrix} et \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{AC}\cdot\overrightarrow{AB} &= 12+0+10 \\ &= 22\end{aligned}
    \begin{aligned}AC &= \sqrt{9+0+25} \\ &= \sqrt{34}\end{aligned} et \begin{aligned}AB &= \sqrt{16+16+4} \\ &= \sqrt{36} \\ &= 6\end{aligned}
    \cos(\widehat{BAC}) = \dfrac{22}{6\sqrt{34}}, soit \widehat{BAC}\approx51^{\circ}.
    Réponse b) 51^{\circ}.

    Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Partie A

    On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

    f(x) = \dfrac{1}{a+ \e^{-bx}}

    a et b sont deux constantes réelles strictement positives.

    On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

    La fonction f admet pour représentation graphique la courbe \mathcal{C}_f ci-dessous :

    05101520253000 , 51 , 0 A B C f

    On considère les points A(0 ; 0,5) et B(10 ; 1).

    On admet que la droite (AB) est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

    1. Par lecture graphique, donner une valeur approchée de f(10).
    2. On admet que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 1.

      Donner une interprétation graphique de ce résultat.
    3. Justifier que a = 1.
    4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).
      1. Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et de la constante b.
      2. En déduire la valeur de b.

    Partie B

    On admet, dans la suite de l'exercice, que la fonction f est définie sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par :

    f(x) = \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}}

    1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
    2. Étudier les variations de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
    3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.
    4. À l'aide de la calculatrice, donner un encadrement du réel \alpha par deux nombres entiers consécutifs.

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

    Partie C

    1. Montrer que, pour tout x appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, f(x) = \dfrac{\e^{0,2x}}{1 + \e^{0,2x}}.
    2. En déduire une primitive de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.
    3. Calculer la valeur moyenne de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 40], c'est-à-dire:

      I = \dfrac{1}{40}\displaystyle\int_0^{40} \dfrac{1}{1 + \e^{-0,2x}} \text{d}x.

      On donnera la valeur exacte et une valeur approchée au millième.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. On considère f(x) = 1/(a+e^{-bx}) sur [0 ; +\infty[, avec a, b > 0. Par lecture graphique (points A(0 ; 0,5), B(10 ; 1) sur la courbe), donner une valeur approchée de f(10).

    Par lecture graphique, f(10) \approx 0{,}9.

    PartieA ; 2. On admet que la limite de f en +\infty est 1. Interpréter graphiquement.

    La courbe \mathcal{C}_f admet une asymptote horizontale d'équation y=1 en +\infty.

    PartieA ; 3. Justifier que a = 1.

    f(0) = \dfrac{1}{a+1}, et le point A(0~;~0{,}5) appartient à la courbe, donc \begin{aligned}\dfrac{1}{a+1} = 0{,}5 &\iff a+1 = 2 \\ &\iff a = 1 \end{aligned}

    PartieA ; 4. Déterminer le coefficient directeur de la droite (AB).

    \begin{aligned}m &= \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} \\ &= \dfrac{1-0{,}5}{10-0} \\ &= \dfrac{0{,}5}{10} \\ &= 0{,}05\end{aligned}

    PartieA ; 5.a Déterminer l'expression de f'(x) en fonction de x et b.

    f est de la forme \dfrac{1}{1+e^{-bx}}, de dérivée -\dfrac{-be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}} = \dfrac{be^{-bx}}{(1+e^{-bx})^{2}}.

    PartieA ; 5.b En déduire la valeur de b.

    (AB) étant tangente à \mathcal{C}_f en 0, son coefficient directeur est f'(0) = \dfrac{b}{(1+1)^{2}} = \dfrac{b}{4}.
    \begin{aligned}\dfrac{b}{4} = 0{,}05 &\iff b = 0{,}2 \end{aligned}

    PartieB ; 1. On admet que f(x) = 1/(1+e^{-0,2x}) sur [0 ; +\infty[. Déterminer la limite de f en +\infty.

    \lim\limits_{x\to+\infty}e^{-0,2x}=0 (par composition), donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1.

    PartieB ; 2. Étudier les variations de f sur [0 ; +\infty[.

    f'(x) = \dfrac{0{,}2e^{-0,2x}}{(1+e^{-0,2x})^{2}} (même calcul que ci-dessus avec b=0{,}2).
    Pour tout x\geqslant0, le numérateur et le dénominateur sont strictement positifs : f'(x)>0, donc f est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.

    PartieB ; 3. Montrer qu'il existe un unique réel \alpha positif tel que f(\alpha) = 0,97.

    f(0)=\dfrac12 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=1 : f est continue et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, à valeurs dans \left[\dfrac12~;~1\right[.
    Comme 0{,}97\in\left[\dfrac12~;~1\right[, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0{,}97 admet une unique solution \alpha sur [0~;~+\infty[.

    PartieB ; 4. À l'aide de la calculatrice, encadrer \alpha par deux entiers consécutifs et interpréter.

    À la calculatrice, \alpha\approx17{,}4, donc \alpha\in\,]17~;~18[.

    PartieC ; 1. Montrer que, pour tout x de [0 ; +\infty[, f(x) = e^{0,2x} / (1 + e^{0,2x}).

    En multipliant numérateur et dénominateur de f(x)=\dfrac{1}{1+e^{-0,2x}} par e^{0,2x} : f(x) = \dfrac{e^{0,2x}}{e^{0,2x}+1}.

    PartieC ; 2. En déduire une primitive de f sur [0 ; +\infty[.

    En écrivant \begin{aligned}f(t) &= \dfrac{1}{0{,}2}\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}} \\ &= 5\times\dfrac{0{,}2e^{0,2t}}{1+e^{0,2t}}\end{aligned} on reconnaît une forme \dfrac{u'}{u} (avec u(t)=1+e^{0,2t}>0), de primitive \ln(u).
    Une primitive de f est donc F(t) = 5\ln(1+e^{0,2t}).

    PartieC ; 3. Calculer la valeur moyenne de f sur [0 ; 40] (valeur exacte puis approchée au millième).

    \begin{aligned}\displaystyle I &= \dfrac{1}{40}\displaystyle\int\limits_0^{40}f(t)\,\mathrm{d}t \\ &= \dfrac{1}{40}\left[5\ln(1+e^{0,2t})\right]_0^{40} \\ &= \dfrac{5}{40}\left(\ln(e^{8}+1)-\ln(2)\right)\end{aligned}
    I = \dfrac18\ln\left(\dfrac{e^{8}+1}{2}\right) \approx 0,913.

    Bac Terminale 2025 : Centres étrangers G1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On se place dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace.

    On considère les points A(1 ; 0 ; 3), B( -2~;~1~;~2) et C(0 ; 3 ; 2).

      1. Montrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.
      2. Soit \vect{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}-1\\1\\4\end{pmatrix}Vérifier que le vecteur \vect{n} est orthogonal au plan (ABC).
      3. En déduire que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne

        -x + y + 4z - 11 = 0.

    On considère le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 3x - 3y + 2z - 9 = 0 et le plan \mathcal{P}' d'équation cartésienne x - y- z + 2 = 0.

      1. Démontrer que les plans \mathcal{P} et \mathcal{P}' sont sécants. On note (d) leur droite d'intersection.
      2. Déterminer si les plans \mathcal{P} et \mathcal{P}' sont perpendiculaires.
    1. Montrer que la droite (d) est dirigée par le vecteur \vect{u}\begin{pmatrix}1\\1\\0\end{pmatrix}.
    2. Montrer que le point M(2 ; 1 ; 3) appartient aux plans \mathcal{P} et \mathcal{P}'. En déduire une représentation paramétrique de la droite (d).
    3. Montrer que la droite (d) est aussi incluse dans le plan (ABC).

      Que peut-on dire des trois plans (ABC), \mathcal{P} et \mathcal{P}' ?
    Voir la correction

    1.aL'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(1 ; 0 ; 3), B(-2 ; 1 ; 2), C(0 ; 3 ; 2). Montrer que A, B, C ne sont pas alignés.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-3 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1 \\ 3 \\ -1\end{pmatrix} : ces vecteurs ne sont pas colinéaires (car \dfrac{-3}{-1}\neq\dfrac{1}{3}), donc A, B, C ne sont pas alignés.

    1.bSoit n(-1 ; 1 ; 4). Vérifier que n est orthogonal au plan (ABC).

    \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 3+1-4 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
    \overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : il est donc normal à ce plan.

    1.cEn déduire que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne -x + y + 4z - 11 = 0.

    \overrightarrow{n} étant normal à (ABC), ce plan a une équation de la forme -x+y+4z+d=0.
    A appartient au plan : \begin{aligned}-1+0+12+d = 0 &\iff d = -11 \end{aligned}
    Le plan (ABC) a donc pour équation -x+y+4z-11=0.

    2.aOn considère P : 3x-3y+2z-9=0 et P' : x-y-z+2=0. Démontrer que P et P' sont sécants.

    \overrightarrow{v}\begin{pmatrix}3 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix} est normal à P et \overrightarrow{v'}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix} est normal à P' : ces vecteurs ne sont pas colinéaires (car \dfrac31\neq\dfrac{2}{-1}).
    P et P' ne sont donc ni parallèles ni confondus : ils sont sécants, leur intersection étant une droite (d).

    2.bDéterminer si les plans P et P' sont perpendiculaires.

    \begin{aligned}\overrightarrow{v}\cdot\overrightarrow{v'} &= 3+3-2 \\ &= 4 \\ &\neq 0\end{aligned} Les vecteurs normaux ne sont pas orthogonaux, donc les plans P et P' ne sont pas perpendiculaires.

    3.Montrer que la droite (d) est dirigée par le vecteur u(1 ; 1 ; 0).

    Il suffit de vérifier que \overrightarrow{u} est orthogonal aux deux vecteurs normaux \overrightarrow{v} et \overrightarrow{v'} (donc contenu dans les deux plans, comme direction).
    \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{v} &= 3-3+0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{v'} &= 1-1+0 \\ &= 0\end{aligned}
    (d) est donc bien dirigée par \overrightarrow{u}.

    4.Montrer que M(2 ; 1 ; 3) appartient à P et P', et en déduire une représentation paramétrique de (d).

    \begin{aligned}3\times2-3\times1+2\times3-9 &= 6-3+6-9 \\ &= 0\end{aligned} M appartient à P.
    2-1-3+2 = 0 : M appartient à P'.
    (d) passe donc par M et est dirigée par \overrightarrow{u}(1~;~1~;~0) : une représentation paramétrique est x=2+t, y=1+t, z=3, avec t\in\mathbb{R}.

    5.Montrer que (d) est aussi incluse dans le plan (ABC). Que peut-on dire des trois plans (ABC), P et P' ?

    En substituant la représentation paramétrique de (d) dans l'équation de (ABC) : \begin{aligned}-(2+t)+(1+t)+4\times3-11 &= -2-t+1+t+12-11 \\ &= 0\end{aligned} vérifiée pour tout t.
    (d) est donc incluse dans (ABC), comme dans P et P'.
    Les vecteurs normaux \overrightarrow{n}, \overrightarrow{v}, \overrightarrow{v'} n'étant pas colinéaires deux à deux, les trois plans ne sont ni confondus ni parallèles entre eux : les trois plans (ABC), P et P' sont simplement sécants deux à deux selon la même droite (d).

    Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère une fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On admet qu'elle est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[. On note f' sa fonction dérivée et f'' sa fonction dérivée seconde.

    Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous:

    • la courbe représentative de f, notée \mathcal{C}_f sur l'intervalle ]0 ; 3] ;
    • la droite T_{\text{A}},tangente à \mathcal{C}_f au point A(1 ; 2) ;
    • la droite T_{\text{B}} tangente à \mathcal{C}_f au point B(e ; e).

    On précise par ailleurs que la tangente T_{\text{A}} passe par le point C(3 ; 0).

    A B C T A e e 0,2 T B C f 01230123 0101

    Partie A : Lectures graphiques

    On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.

    1. Déterminer le nombre dérivé f'(1).
    2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle dans l'intervalle ]0 ; 3] ?
    3. Quel est le signe de f''(0,2) ?
    Partie B : étude de la fonction f

    On admet dans cette partie que la fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

    f(x) = x[2(\ln x)^2 - 3\ln x + 2 ]

    \ln désigne la fonction logarithme népérien.

    1. Résoudre dans \R l'équation 2X^2- 3X + 2 = 0.

      En déduire que \mathcal{C}_f ne coupe pas l'axe des abscisses.
    2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty.

      On admettra que la limite de f en 0 est égale à 0.
    3. On admet que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f'(x) = 2(\ln x)^2 + \ln x - 1.
      1. Montrer que pour tout x appartenant à ]0~;~ +\infty[, f''(x)= \dfrac 1x(4\ln x + 1).
      2. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ et préciser la valeur exacte de l'abscisse du point d'inflexion.
      3. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f est au-dessus de la tangente T_{\text{B}} sur l'intervalle ]1~;~ +\infty[.
    Partie C : Calcul d'aire
    1. Justifier que la tangente T_{\text{B}} a pour équation réduite y = 2x - \e.
    2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que

      \displaystyle\int_1^{\e} x\ln x\quad \text{d}x = \dfrac{\e^2 + 1}{4}.
    3. On note \mathcal{A} l'aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe \mathcal{C}_f, la tangente T_{\text{B}}, et les droites d'équation x = 1 et x = \e.

      On admet que \displaystyle\int_1^{\e} x(\ln x)^2 \text{d}x = \dfrac{\e^2 - 1}{4}.

      En déduire la valeur exacte de \mathcal{A} en unité d'aire.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. On donne la courbe de f, avec la tangente T_A en A(1 ; 2) passant par C(3 ; 0). Déterminer f'(1).

    f'(1) est le coefficient directeur de T_A : \dfrac{0-2}{3-1} = -1.

    PartieA ; 2. Combien de solutions l'équation f'(x) = 0 admet-elle sur ]0 ; 3] ?

    f'(x)=0 correspond aux points où la tangente est horizontale : d'après le graphique, cela se produit 2 fois sur ]0~;~3].

    PartieA ; 3. Quel est le signe de f''(0,2) ?

    Sur [0~;~0{,}5], la courbe semble concave d'après le graphique, donc f''(0{,}2)<0.

    PartieB ; 1. On admet que f(x) = x[2(ln x)^{2} - 3ln x + 2] sur ]0 ; +\infty[. Résoudre 2X^{2} - 3X + 2 = 0 dans \mathbb{R}, et en déduire que la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

    \Delta = (-3)^{2}-4\times2\times2 = 9-16 = -7<0 : l'équation 2X^{2}-3X+2=0 n'a pas de solution réelle.
    \begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x[2(\ln x)^{2}-3\ln x+2] = 0 \end{aligned} Comme x>0, cela équivaut à 2(\ln x)^{2}-3\ln x+2=0, soit, en posant X=\ln x, à 2X^{2}-3X+2=0, qui n'a pas de solution.
    L'équation f(x)=0 n'a donc pas de solution : la courbe de f ne coupe pas l'axe des abscisses.

    PartieB ; 2. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +\infty (on admet que la limite en 0 est 0).

    f(x) = x(\ln x)^{2}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right).
    \lim\limits_{x\to+\infty}\ln x=+\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}x(\ln x)^{2}=+\infty, et \lim\limits_{x\to+\infty}\left(2-\dfrac{3}{\ln x}+\dfrac{2}{(\ln x)^{2}}\right)=2.
    Par produit : \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

    PartieB ; 3.a On admet que f'(x) = 2(ln x)^{2} + ln x - 1. Montrer que f''(x) = (1/x)(4ln x + 1).

    f''(x) = 2\times2\ln x\times\dfrac1x+\dfrac1x = \dfrac{1}{x}(4\ln x+1).

    PartieB ; 3.b Étudier la convexité de f sur ]0 ; +\infty[ et préciser l'abscisse exacte du point d'inflexion.

    Sur ]0~;~+\infty[, \dfrac1x>0, donc f''(x) est du signe de 4\ln x+1.
    \begin{aligned}4\ln x+1 = 0 &\iff \ln x = -\dfrac14 \\ &\iff x = e^{-\dfrac{1}{4}} \end{aligned} 4\ln x+1>0 \iff x>e^{-\dfrac{1}{4}}.
    f est donc concave sur \left]0~;~e^{-\dfrac{1}{4}}\right] et convexe sur \left[e^{-\dfrac{1}{4}}~;~+\infty\right[, avec un point d'inflexion d'abscisse exacte e^{-\dfrac{1}{4}}\approx0{,}779.

    PartieB ; 3.c Montrer que la courbe de f est au-dessus de la tangente T_B sur ]1 ; +\infty[.

    Comme e^{-\dfrac{1}{4}}<1, f est convexe sur [1~;~+\infty[ : sur cet intervalle, la courbe est donc au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier T_B.

    PartieC ; 1. Justifier que la tangente T_B (au point d'abscisse e) a pour équation réduite y = 2x - e.

    f'(e) = 2(\ln e)^{2}+\ln e-1 = 2+1-1 = 2 et \begin{aligned}f(e) &= e(2\times1-3+2) \\ &= e\times1 \\ &= e\end{aligned}
    La tangente en e a pour équation y=f'(e)(x-e)+f(e) = 2(x-e)+e = 2x-e.

    PartieC ; 2. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que l'intégrale de x ln x entre 1 et e vaut (e^{2} + 1)/4.

    On pose u(x)=\ln x et v'(x)=x (donc u'(x)=\dfrac1x et v(x)=\dfrac{x^{2}}{2}).
    \begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_1^{e}x\ln x\,\mathrm{d}x &= \left[\ln x\times\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^{e} - \displaystyle\int\limits_1^{e}\dfrac{x}{2}\,\mathrm{d}x \\ &= \dfrac{e^{2}}{2} - \left[\dfrac{x^{2}}{4}\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{e^{2}}{2}-\dfrac{e^{2}}{4}+\dfrac14 \\ &= \dfrac{e^{2}+1}{4}\end{aligned}

    PartieC ; 3. On admet que l'intégrale de x(ln x)^{2} entre 1 et e vaut (e^{2} - 1)/4. En déduire l'aire A du domaine entre la courbe de f, la tangente T_B et les droites x=1 et x=e.

    Sur [1~;~e], la courbe est au-dessus de T_B, donc \begin{aligned}\displaystyle \mathcal{A} &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[f(x)-(2x-e)]\,\mathrm{d}x \\ &= \displaystyle\int\limits_1^{e}[2x(\ln x)^{2}-3x\ln x+e]\,\mathrm{d}x\end{aligned}
    Par linéarité : \begin{aligned}\mathcal{A} &= 2\times\dfrac{e^{2}-1}{4} - 3\times\dfrac{e^{2}+1}{4} + \left[ex\right]_1^{e} \\ &= \dfrac{-e^{2}-5}{4}+(e^{2}-e)\end{aligned}
    \mathcal{A} = \dfrac{3e^{2}-4e-5}{4} unités d'aire (soit environ 1,57 u.a.).

    Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    On munit l'espace d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    1. On considère les points A(-1~;~0~;~5) et B(3~;~2~;~-1).

      Affirmation 1 : Une représentation paramétrique de la droite (AB) est \left\{\begin{array}{l c l} x &=& \phantom{-}3 - 2t\\ y &=&\phantom{-}2- \phantom{2}t\\ z&=&- 1 + 3t \end{array}\right.\:\text{avec } t \in \R.

      Affirmation 2 : Le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}5\\ -2\\1\end{pmatrix} est normal au plan (OAB).
    2. On considère :

      • la droite d de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l c l}x &=&15+ \phantom{-}k\\y &=& \phantom{1}8 - \phantom{-}k\\z &=& - 6 + 2k \end{array}\right. avec k\in \R ;
      • la droite d' de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l c l}x&=&1 + 4s\\ y &=& 2 + 4s\\z&=&1- 6s \end{array}\right. avec s \in \R.


      Affirmation 3 : Les droites d et d' ne sont pas coplanaires.
    3. On considère le plan \mathcal{P} d'équation x- y + z + 1 = 0.

      Affirmation 4 : La distance du point C(2~;~-1~;~2) au plan \mathcal{P} est égale à 2\sqrt 3.
    Voir la correction

    L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(-1 ; 0 ; 5) et B(3 ; 2 ; -1). Affirmation 1 : une représentation paramétrique de (AB) est x=3-2t, y=2-t, z=-1+3t. Vraie ou fausse ?

    Cette représentation décrit une droite passant par B (pour t=0) et dirigée par \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}-2 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix}.
    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}4 \\ 2 \\ -6\end{pmatrix} = -2\overrightarrow{u} : \overrightarrow{u} est colinéaire à \overrightarrow{AB}, donc cette droite est bien (AB). L'affirmation est vraie.

    Affirmation 2 : le vecteur n(5 ; -2 ; 1) est normal au plan (OAB). Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{OA}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ 5\end{pmatrix} et \overrightarrow{OB}\begin{pmatrix}3 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : O, A, B définissent bien un plan.
    \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{OA} &= -5+0+5 \\ &= 0\end{aligned} (orthogonal), mais \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{OB} &= 15-4-1 \\ &= 10 \\ &\neq 0\end{aligned} (non orthogonal).
    \overrightarrow{n} n'est pas orthogonal aux deux vecteurs directeurs du plan : l'affirmation est fausse.

    Onconsidère (d) : x=15+k, y=8-k, z=-6+2k et (d') : x=1+4s, y=2+4s, z=1-6s. Affirmation 3 : les droites (d) et (d') ne sont pas coplanaires. Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{v}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix} dirige (d) et \overrightarrow{v'}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -6\end{pmatrix} dirige (d') : ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont ni parallèles ni confondues.
    En résolvant le système de recherche d'un point commun, on trouve une solution unique k=-4, s=2{,}5, correspondant au point (11~;~12~;~-14).
    Les droites sont donc sécantes en ce point, donc coplanaires : l'affirmation est fausse.

    Onconsidère le plan P : x-y+z+1=0. Affirmation 4 : la distance du point C(2 ; -1 ; 2) au plan P est 2\sqrt{3}. Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{n'}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} est normal à P, donc la droite \Delta orthogonale à P passant par C a pour représentation paramétrique x=2+l, y=-1-l, z=2+l.
    L'intersection avec P vérifie \begin{aligned}(2+l)-(-1-l)+(2+l)+1 = 0 &\iff 3l+6 = 0 \\ &\iff l = -2 \end{aligned} donc H(0~;~1~;~0).
    \begin{aligned}CH &= \sqrt{(0-2)^{2}+(1-(-1))^{2}+(0-2)^{2}} \\ &= \sqrt{4+4+4} \\ &= \sqrt{12} \\ &= 2\sqrt3\end{aligned}
    L'affirmation est vraie.

    Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right). On considère :

    • les points A(-1~;~2~;~1), B(1~;~-1~;~2) et C(1 ; 1 ; 1) ;
    • la droite d dont une représentation paramétrique est donnée par:

      d : \:\: \left\{\begin{array}{l c l} x& =& \frac 32 + 2t\\ y&=&2 +t\\ z&=&3 - t \end{array}\right. \:\text{avec}\: t \in\R ;
    • la droite d' dont une représentation paramétrique est donnée par :

      d' : \:\: \left\{\begin{array}{l c l} x& =&\phantom{3 - 2}s\\ y&=&\frac 32 + s\\ z&=&3 - 2s \end{array}\right. \:\text{avec}\: s \in\R ;
    Partie A
    1. Montrer que les droites d et d' sont sécantes au point S\left(- \frac 12~;~1~;~4\right).
      1. Montrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix} 1\\2\\4\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ABC).
      2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est:

        x + 2y + 4z - 7 = 0.
    2. Démontrer que les points A, B, C et S ne sont pas coplanaires.
      1. Démontrer que le point H(-1~;~0~;~2) est le projeté orthogonal de S sur le plan (ABC)
      2. En déduire qu'il n'existe aucun point M du plan (ABC) tel que SM < \dfrac{\sqrt{21}}{2}.
    Partie B

    On considère un point M appartenant au segment [CS]. On a donc \vect{\text{C}M} = k\vect{\text{CS}} avec k réel de l'intervalle [0 ; 1].

    1. Déterminer les coordonnées du point M en fonction de k.
    2. Existe-t-il un point M sur le segment [CS] tel que le triangle (MAB) soit rectangle en M ?
    Voir la correction

    PartieA ; 1. L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(-1 ; 2 ; 1), B(1 ; -1 ; 2), C(1 ; 1 ; 1), la droite (d) : x=\dfrac{3}{2}+2t, y=2+t, z=3-t, et (d') : x=s, y=\dfrac{3}{2}+s, z=3-2s. Montrer que (d) et (d') sont sécantes au point S(-\dfrac{1}{2} ; 1 ; 4).

    Chercher un point commun revient à résoudre \frac32+2t=s, 2+t=\frac32+s, 3-t=3-2s.
    En substituant s=\frac32+2t dans les deux dernières équations : \begin{aligned}2+t = 3+2t &\iff t = -1 \end{aligned} et \begin{aligned}3-t = -4t &\iff 3t = -3 \\ &\iff t = -1 \end{aligned} (cohérent), d'où \begin{aligned}s &= \frac32-2 \\ &= -\frac12\end{aligned}
    Ces deux valeurs donnent bien le même point \left(-\frac12~;~1~;~4\right) sur les deux droites : elles sont donc sécantes en S.

    PartieA ; 2.a Montrer que le vecteur n(1 ; 2 ; 4) est normal au plan (ABC).

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires.
    \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2-6+4 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{n} est donc normal au plan (ABC).

    PartieA ; 2.b En déduire qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est x + 2y + 4z - 7 = 0.

    \overrightarrow{n} étant normal à (ABC), ce plan a une équation de la forme x+2y+4z+d=0 ; comme C(1~;~1~;~1) appartient au plan : \begin{aligned}1+2+4+d = 0 &\iff d = -7 \end{aligned} soit x+2y+4z-7=0.

    PartieA ; 3. Démontrer que A, B, C et S ne sont pas coplanaires.

    A, B, C définissant un plan, il suffit de vérifier que S n'appartient pas à ce plan : \begin{aligned}-\frac12+2\times1+4\times4-7 &= -\frac12+2+16-7 \\ &= \frac{21}{2} \\ &\neq 0\end{aligned} S n'appartient pas au plan (ABC), donc A, B, C, S ne sont pas coplanaires.

    PartieA ; 4.a Démontrer que H(-1 ; 0 ; 2) est le projeté orthogonal de S sur (ABC).

    Si H est ce projeté, \overrightarrow{SH} doit être colinéaire à \overrightarrow{n} : \overrightarrow{SH}\begin{pmatrix}-\dfrac{1}{2} \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}, et \overrightarrow{n}=-2\overrightarrow{SH} : colinéaires.
    De plus, H appartient au plan : \begin{aligned}-1+2\times0+4\times2-7 &= -1+0+8-7 \\ &= 0\end{aligned} ✓.
    H est donc bien le projeté orthogonal de S sur (ABC).

    PartieA ; 4.b En déduire qu'il n'existe aucun point M du plan (ABC) tel que SM < \surd\dfrac{21}{2}.

    \begin{aligned}SH^{2} &= \frac14+1+4 \\ &= \frac{21}{4}\end{aligned} donc SH = \dfrac{\sqrt{21}}{2}.
    H étant le projeté orthogonal de S, c'est le point du plan le plus proche de S : pour tout autre point M du plan, [SM] est l'hypoténuse du triangle rectangle SHM, donc SM>SH.
    Il n'existe donc aucun point M du plan (ABC) tel que SM<\dfrac{\sqrt{21}}{2}.

    PartieB ; 1. Soit M sur [CS] avec CM = k\cdotCS, k \in [0 ; 1]. Déterminer les coordonnées de M en fonction de k.

    \overrightarrow{CS}\begin{pmatrix}-\dfrac{3}{2} \\ 0 \\ 3\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{CM}=k\overrightarrow{CS} donne x-1=-\frac32k, y-1=0, z-1=3k.
    M a pour coordonnées \left(1-\frac32k~;~1~;~1+3k\right).

    PartieB ; 2. Existe-t-il un point M sur [CS] tel que le triangle MAB soit rectangle en M ?

    Le triangle MAB est rectangle en M si \overrightarrow{AM}\cdot\overrightarrow{BM}=0.
    \overrightarrow{AM}\begin{pmatrix}2-\frac32k \\ -1 \\ 3k\end{pmatrix} et \overrightarrow{BM}\begin{pmatrix}-\frac32k \\ 2 \\ 3k-1\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{AM}\cdot\overrightarrow{BM} = -\frac32k\left(2-\frac32k\right)-2+3k(3k-1).
    En développant : 45k^{2}-24k-8=0, de discriminant \Delta = 24^{2}+4\times45\times8 = 2\,016>0, avec racines \begin{aligned}k_1 &= \dfrac{24+\sqrt{2\,016}}{90} \\ &\approx 0{,}765\end{aligned} et k_2\approx-0{,}232.
    Seul k_1\in[0~;~1] convient : il existe un unique point M_1 sur [CS] tel que le triangle M_1AB soit rectangle en M_1.

    Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
    Justifier chaque réponse. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    1. La suite (u_n) est définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{1 + 5^n}{2 +3^n}.

      Affirmation 1 : La suite (u_n) converge vers \dfrac 53.
    2. On considère la suite (w_n) définie par:

      w_0 = 0 et, pour tout entier naturel n, w_{n+1} = 3w_n - 2n + 3.


      Affirmation 2 : Pour tout entier naturel n,\: w_n \geqslant n.
    3. On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ dont la courbe représentative \mathcal{C}_f est donnée dans un repère orthonormé sur la figure (Fig. 1) en page suivante.

      On précise que:

      • T est la tangente à \mathcal{C}_f au point A d'abscisse 8 ;
      • L'axe des abscisses est la tangente horizontale à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
      C f T A Fig.1 1 1 O

      Affirmation 3 : D'après le graphique, la fonction f est convexe sur son ensemble de définition.
    4. Affirmation 4 : Pour tout réel x > 0,\quad \ln (x) - x + 1 \leqslant 0, où \ln désigne la fonction logarithme népérien.
    Voir la correction

    Ondéfinit la suite (u_n) par u_n = (1+5^n)/(2+3^n). Affirmation 1 : la suite (u_n) converge vers \dfrac{5}{3}. Vraie ou fausse ?

    En écrivant u_n = \dfrac{\frac{1}{5^{n}}+1}{\frac{2}{5^{n}}+\left(\frac35\right)^{n}}, on a \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{5^{n}}=0, \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{2}{5^{n}}=0 et \lim\limits_{n\to+\infty}\left(\frac35\right)^{n}=0 (car {0<\frac35<1}).
    Le numérateur tend vers 1 et le dénominateur tend vers 0 (par valeurs positives) : \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=+\infty.
    L'affirmation est fausse (la suite diverge, elle ne converge pas vers \frac53).

    Onconsidère (w_n) définie par w_0=0 et w_{n+1}=3w_n-2n+3. Affirmation 2 : pour tout entier naturel n, w_n \geqslant n. Vraie ou fausse ?

    Initialisation : \begin{aligned}w_0 &= 0 \\ &\geqslant 0\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité : on suppose que, pour un entier n, w_n\geqslant n. Alors 3w_n\geqslant3n, donc 3w_n-2n\geqslant n, soit w_{n+1}=3w_n-2n+3\geqslant n+3>n+1 : la propriété est vraie au rang n+1.
    Conclusion : par récurrence, pour tout entier naturel n, w_n\geqslant n. L'affirmation est vraie.

    Ondonne la courbe d'une fonction f sur ]0 ; +\infty[, avec sa tangente T au point A d'abscisse 8. Affirmation 3 : d'après le graphique, f est convexe sur son ensemble de définition. Vraie ou fausse ?

    Si f était convexe, sa courbe serait au-dessus de toutes ses tangentes, en particulier au point A ; or le graphique montre le contraire (la courbe est en dessous de T au voisinage de A). L'affirmation est fausse.

    Affirmation 4 : pour tout réel x > 0, ln(x) - x + 1 \leq 0. Vraie ou fausse ?

    Soit f(x)=\ln(x)-x+1 sur ]0~;~+\infty[ : f'(x) = \dfrac1x-1 = \dfrac{1-x}{x}.
    f'(x)=0 \iff x=1 ; f'(x)>0 pour x<1 et f'(x)<0 pour x>1 : f admet donc un maximum en x=1, avec \begin{aligned}f(1) &= \ln(1)-1+1 \\ &= 0\end{aligned}
    f est donc toujours inférieure ou égale à son maximum 0 : f(x)\leqslant0 pour tout x>0. L'affirmation est vraie.

    Bac Terminale 2025 : Métropole (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    L'objet de cet exercice est l'étude de l'arrêt d'un chariot sur un manège, à partir du moment où il entre dans la zone de freinage en fin de parcours.

    On note t le temps écoulé, exprimé en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

    On modélise la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage, exprimée en mètre, en fonction de t, à l'aide d'une fonction notée d définie sur [0 ~;~+\infty[.

    On a ainsi d(0) = 0.

    Par ailleurs, on admet que cette fonction d est dérivable sur son ensemble de définition. On note d' sa fonction dérivée.

    Partie A

    Sur la figure (Fig. 2) ci-dessous, on a tracé dans un repère orthonormé :

    • la courbe représentative \mathcal{C}_d de la fonction d ;
    • la tangente T à la courbe \mathcal{C}_d au point A d'abscisse 4,7 ;
    • l'asymptote \Delta à \mathcal{C}_d en +\infty.

    F i g . 2 01001020 A t T C d 1 1

    Dans cette partie, aucune justification n'est attendue.

    Avec la précision que permet le graphique, répondre aux questions ci-dessous.

    D'après ce modèle :

    1. Au bout de combien de temps le chariot aura-t-il parcouru 15 m dans la zone de freinage ?
    2. Quelle longueur minimale doit-être prévue pour la zone de freinage ?
    3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
    Partie B

    On rappelle que t désigne le temps écoulé, en seconde, à partir du moment où le chariot arrive sur la zone de freinage.

    On modélise la vitesse instantanée du chariot, en mètre par seconde \left(\text{m}.\text{s}^{-1}\right), en fonction de t, par une fonction v définie sur [0~;~+\infty[.

    On admet que :

    • la fonction v est dérivable sur son ensemble de définition, et on note v' sa fonction dérivée ;
    • la fonction v est une solution de l'équation différentielle (E) :\quad y' + 0,6y = \e^{-0,6t},

      y est une fonction inconnue et où y' est la fonction dérivée de y.

      On précise de plus que, lors de son arrivée sur la zone de freinage, la vitesse du chariot est égale à 12 m.s^{-1}, c'est-à-dire v(0) = 12.
      1. On considère l'équation différentielle (E') :\quad y' + 0,6y = 0.

        Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E') sur [0~;~+\infty[.
      2. Soit g la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par g(t) = t\e^{-0,6t}.

        Vérifier que la fonction g est une solution de l'équation différentielle (E).
      3. En déduire les solutions de l'équation différentielle (E) sur [0~;~+\infty[.
      4. En déduire que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~+\infty[, on a : v(t) = (12+t)\e^{-0,6t}.
    1. Dans cette question, on étudie la fonction v sur [0~;~+\infty[.
      1. Montrer que pour tout réel t \in [0~;~ +\infty[,\: v'(t) = (-6,2 - 0,6t)\e^{-0,6t}.
      2. En admettant que:

        v(t) = 12\e^{-0,6t} + \dfrac{1}{0,6} \times\quad \dfrac{0,6t}{\e^{0,6t}}, déterminer la limite de v en +\infty.
      3. Étudier le sens de variation de la fonction v et dresser son tableau de variation complet. Justifier.
      4. Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une solution unique \alpha, dont on donnera une valeur approchée au dixième.
    2. Lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde, un système mécanique se déclenche permettant son arrêt complet.

      Déterminer au bout de combien de temps ce système entre en action. Justifier.
    Partie C

    On rappelle que pour tout réel t appartenant à l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

    v(t) = (12 + t)\e^{-0,6t}.

    On admet que pour tout réel t dans l'intervalle [0~;~ +\infty[ :

    d(t) = \displaystyle\int_0^t v(x)\:\text{d}x.

    1. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que la distance parcourue par le chariot entre les instants 0 et t est donnée par :

      d(t)= \e^{-0,6t} \left(- \dfrac53 t - \dfrac{205}{9}\right) + \dfrac{205}{9}.
    2. On rappelle que le dispositif d'arrêt se déclenche lorsque la vitesse du chariot est inférieure ou égale à 1 mètre par seconde.

      Déterminer, selon ce modèle, une valeur approchée au centième de la distance parcourue par le chariot dans la zone de freinage avant le déclenchement de ce dispositif.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. D'après le graphique (courbe de d, la distance parcourue par un chariot en zone de freinage), au bout de combien de temps le chariot a-t-il parcouru 15 m ?

    Par lecture graphique, d(2)\approx15 : le chariot a parcouru 15 m au bout de 2 secondes.

    PartieA ; 2. Quelle longueur minimale prévoir pour la zone de freinage ?

    L'asymptote horizontale \Delta de la courbe est proche de y=23 : une zone de 23 mètres semble suffisante.

    PartieA ; 3. Que vaut d'(4,7) ? Interpréter.

    Le coefficient directeur de la tangente T (passant par (0~;~16{,}5) et (4{,}7~;~21)) vaut \dfrac{21-16{,}5}{4{,}7} \approx 0{,}96 : d'(4{,}7)\approx0{,}96 m/s, c'est la vitesse instantanée du chariot à t=4{,}7 s.

    PartieB ; 1.a On modélise la vitesse v, solution de (E) : y' + 0,6y = e^{-0,6t}, avec v(0)=12. Résoudre (E') : y' + 0,6y = 0.

    Les solutions de (E') sont les fonctions t\longmapsto Ke^{-0,6t}, avec K\in\mathbb{R}.

    PartieB ; 1.b Soit g(t) = te^{-0,6t}. Vérifier que g est solution de (E).

    g'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t).
    g'(t)+0{,}6g(t) = e^{-0,6t}(1-0{,}6t)+0{,}6te^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-0{,}6t+0{,}6t) = e^{-0,6t}.
    g est bien solution de (E).

    PartieB ; 1.c En déduire les solutions de (E) sur [0 ; +\infty[.

    Les solutions de (E) sont les fonctions t\longmapsto e^{-0,6t}(t+K), avec K\in\mathbb{R}.

    PartieB ; 1.d En déduire que v(t) = (12 + t)e^{-0,6t}.

    v est de cette forme et vérifie v(0)=12 : \begin{aligned}e^{0}(0+K) = 12 &\iff K = 12 \end{aligned} donc v(t)=(12+t)e^{-0,6t}.

    PartieB ; 2.a Montrer que v'(t) = (-6,2 - 0,6t)e^{-0,6t}.

    v vérifie (E) : v'(t)+0{,}6v(t)=e^{-0,6t}, donc v'(t) = e^{-0,6t}-0{,}6(12+t)e^{-0,6t} = e^{-0,6t}(1-7{,}2-0{,}6t) = e^{-0,6t}(-6{,}2-0{,}6t).

    PartieB ; 2.b En admettant que v(t) = 12e^{-0,6t} + t/e^{0,6t}, déterminer la limite de v en +\infty.

    \lim\limits_{t\to+\infty}12e^{-0,6t}=0, et par croissances comparées \lim\limits_{t\to+\infty}\dfrac{t}{e^{0,6t}}=0 : par somme, \lim\limits_{t\to+\infty}v(t)=0 (le chariot finit par s'arrêter).

    PartieB ; 2.c Étudier le sens de variation de v sur [0 ; +\infty[ et dresser son tableau de variation.

    e^{-0,6t}>0 pour tout t, donc v'(t) est du signe de -6{,}2-0{,}6t, qui est strictement négatif pour tout t\geqslant0.
    v est donc strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de v(0)=12 vers 0.

    PartieB ; 2.d Montrer que l'équation v(t) = 1 admet une unique solution \alpha, avec une valeur approchée au dixième.

    v est continue (dérivable) et strictement décroissante sur [0~;~+\infty[, de 12 à 0 ; comme 1\in\,]0~;~12], d'après le théorème des valeurs intermédiaires, l'équation v(t)=1 admet une unique solution \alpha.
    À la calculatrice : v(4)\approx1{,}5, v(5)\approx0{,}85 (donc {4<\alpha<5}) ; v(4{,}6)\approx1{,}05, v(4{,}7)\approx0{,}995 : \alpha\approx4{,}7.

    PartieB ; 3. Déterminer, en justifiant, au bout de combien de temps le système d'arrêt se déclenche (vitesse \leq 1 m/s).

    D'après la question précédente, v(t)=1 pour \begin{aligned}t &= \alpha \\ &\approx 4{,}7\end{aligned} s, et v étant décroissante, v(t)\leqslant1 pour t\geqslant\alpha : le système se déclenche au bout d'environ 4,7 secondes.

    PartieC ; 1. On admet que d(t) = ∫₀ᵗ v(x) dx. À l'aide d'une intégration par parties, montrer que d(t) = e^{-0,6t}(-(\dfrac{5}{3})t - \dfrac{205}{9}) + \dfrac{205}{9}.

    On pose u(x)=12+x et v'(x)=e^{-0,6x} (donc u'(x)=1 et v(x)=-\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}).
    \begin{aligned}\displaystyle d(t) &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\right]_0^t + \displaystyle\int\limits_0^t\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x}\,\mathrm{d}x \\ &= \left[-(12+x)\times\dfrac{1}{0,6}e^{-0,6x} - \dfrac{1}{0,36}e^{-0,6x}\right]_0^t\end{aligned}
    En simplifiant (\frac{1}{0,6}=\frac53 et \frac{1}{0,36}=\frac{25}{9}) : d(t) = e^{-0,6t}\left(-\dfrac53t-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9}.

    PartieC ; 2. Déterminer, au centième près, la distance parcourue par le chariot avant le déclenchement du dispositif d'arrêt.

    Le dispositif se déclenche à t\approx4{,}7 s : d(4{,}7) = e^{-0,6\times4,7}\left(-\dfrac53\times4{,}7-\dfrac{205}{9}\right)+\dfrac{205}{9} \approx 20,95 m.

    Bac Terminale 2025 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]2~;~ +\infty[ par

    f(x) = x \ln (x - 2).

    Une partie de la courbe représentative \mathcal{C}_f de la fonction f est donnée ci-dessous.

    A.P.M.E.P. 0123456780 5 10 1551015 C f

    1. Conjecturer, à l'aide du graphique, le sens de variation de f ses limites aux bornes de son ensemble de définition ainsi que les éventuelles asymptotes.
    2. Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2~;~+\infty[.
    3. Calculer \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x > 2}} f(x).

      Ce résultat confirme-t-il l'une des conjectures faites à la question 1. ?
    4. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[ :

      f'(x) = \ln (x - 2) + \dfrac{x}{x - 2}.
    5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]2~;~+\infty[ par g(x) = f'(x).
      1. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, on a:

        g'(x) = \dfrac{x - 4}{(x - 2)^2}.
      2. On admet que \displaystyle\lim_{\substack{x \to 2\\x>2}} g(x) = + \infty et que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = +\infty.

        En déduire le tableau des variations de la fonction g sur ]2~;~+\infty[. On fera apparaître la valeur exacte de l'extremum de la fonction g.
      3. En déduire que, pour tout x appartenant à ]2~;~+\infty[, g(x) > 0.
      4. En déduire le sens de variation de la fonction f sur ]2~;~+\infty[.
    6. Étudier la convexité de la fonction f sur ]2~;~+\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion de la courbe représentative de la fonction f.
    7. Combien de valeurs de x existe-t-il pour lesquelles la courbe représentative de f admet une tangente de coefficient directeur égal à 3 ?
    Voir la correction

    1.On considère f(x) = x ln(x-2) sur ]2 ; +\infty[, dont la courbe est donnée. Conjecturer le sens de variation, les limites aux bornes et les asymptotes éventuelles.

    D'après le graphique, f semble strictement croissante sur ]2~;~+\infty[, avec \lim\limits_{x\to2}f(x)=-\infty (asymptote verticale x=2) et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

    2.Résoudre l'équation f(x) = 0 sur ]2 ; +\infty[.

    \begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x\ln(x-2) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou \ln(x-2)=0. Comme x>2, x\neq0, donc \begin{aligned}\ln(x-2) = 0 &\iff x-2 = 1 \\ &\iff x = 3 \end{aligned}
    L'équation a une unique solution : x=3.

    3.Calculer la limite de f(x) quand x tend vers 2 par valeurs supérieures. Ce résultat confirme-t-il une conjecture de la question 1 ?

    \lim\limits_{x\to2^{+}}(x-2)=0^{+}, donc par composition \lim\limits_{x\to2^{+}}\ln(x-2)=-\infty ; et \lim\limits_{x\to2^{+}}x=2, donc par produit \lim\limits_{x\to2^{+}}f(x)=-\infty.
    Ce résultat confirme la conjecture de limite en 2 et l'asymptote verticale d'équation x=2.

    4.Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, f'(x) = ln(x-2) + x/(x-2).

    f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = 1\times\ln(x-2)+x\times\dfrac{1}{x-2} = \ln(x-2)+\dfrac{x}{x-2}.

    5.aOn pose g(x) = f'(x). Démontrer que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g'(x) = (x-4)/(x-2)^{2}.

    g'(x) = f''(x) = \dfrac{1}{x-2}+\dfrac{1\times(x-2)-x\times1}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-2}{(x-2)^{2}}-\dfrac{2}{(x-2)^{2}} = \dfrac{x-4}{(x-2)^{2}}.

    5.bOn admet que la limite de g en 2 (à droite) et en +\infty vaut +\infty. En déduire le tableau de variation de g, avec la valeur exacte de son extremum.

    (x-2)^{2}>0, donc g'(x) est du signe de x-4 : négatif sur ]2~;~4[, positif sur ]4~;~+\infty[.
    g est donc décroissante sur ]2~;~4] puis croissante sur [4~;~+\infty[, avec un minimum \begin{aligned}g(4) &= \ln(2)+\dfrac{4}{2} \\ &= 2+\ln(2)\end{aligned}

    5.cEn déduire que, pour tout x de ]2 ; +\infty[, g(x) > 0.

    Le minimum de g est g(4)=2+\ln(2) ; comme \ln(2)>0, {g(4)>2>0} : g(x)>0 pour tout x de ]2~;~+\infty[.

    5.dEn déduire le sens de variation de f sur ]2 ; +\infty[.

    g=f' est strictement positive sur ]2~;~+\infty[ : f est donc strictement croissante sur cet intervalle.

    6.Étudier la convexité de f sur ]2 ; +\infty[ et préciser les coordonnées d'un éventuel point d'inflexion.

    f'=g est décroissante sur ]2~;~4] (donc f concave) et croissante sur [4~;~+\infty[ (donc f convexe) : f change de convexité en x=4.
    \begin{aligned}f(4) &= 4\ln(2) \\ &= \ln(16)\end{aligned} Le point d'inflexion a pour coordonnées (4~;~\ln(16)).

    7.Combien de valeurs de x donnent une tangente à la courbe de f de coefficient directeur 3 ?

    On cherche f'(x)=3, soit g(x)=3. Or \begin{aligned}g(4) &= 2+\ln(2) \\ &\approx 2{,}7\end{aligned}
    Sur ]2~;~4], g est continue et strictement décroissante de +\infty à 2{,}7 : comme 3 est dans cet intervalle, il existe une unique solution \alpha.
    Sur [4~;~+\infty[, g est continue et strictement croissante de 2{,}7 à +\infty : il existe de même une unique solution \beta.
    Il existe donc exactement deux valeurs de x pour lesquelles la tangente a un coefficient directeur égal à 3.

    Bac Terminale 2025 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    L'espace est rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère les points suivants:

    A(1 ; 3 ; 0), B(-1~;~4~;~5), C(0 ; 1 ; 0) et D(- 2~;~2~;~1).
    1. Montrer que les points A, B et C déterminent un plan.
    2. Montrer que le triangle ABC est rectangle en A.
    3. Soit \Delta la droite passant par le point D et de vecteur directeur \vect{u}\begin{pmatrix}2\\-1\\1\end{pmatrix}.
      1. Démontrer que la droite \Delta est orthogonale au plan (ABC).
      2. Justifier que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne:

        2x - y + z + 1 = 0.
      3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta.
    4. On appelle H le point de coordonnées \left(-\frac 23~ ~\frac 43~;~\frac 53\right).

      Vérifier que H est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).
    5. On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par V = \dfrac 13 B \times h, où B est l'aire d'une base du tétraèdre et h est sa hauteur relative à cette base.
      1. Montrer que DH =\dfrac{2\sqrt 6}{3}.
      2. En déduire le volume du tétraèdre ABCD.
    6. On considère la droite d de représentation paramétrique :

      \left\{\begin{array}{l c r} x&=&1 - 2k\\ y&=& - 3k\\ z&=&1 + \phantom{3}k\end{array}\right. \: \text{où}\:\: k \:\ \text{décrit}\:\: \R.

      La droite d et le plan (ABC) sont-ils sécants ou parallèles ?
    Voir la correction

    1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne A(1 ; 3 ; 0), B(-1 ; 4 ; 5), C(0 ; 1 ; 0), D(-2 ; 2 ; 1). Montrer que A, B, C déterminent un plan.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 1 \\ 5\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1 \\ -2 \\ 0\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : A, B, C ne sont pas alignés, ils déterminent bien un plan.

    2.Montrer que le triangle ABC est rectangle en A.

    \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= -2\times(-1)+1\times(-2)+5\times0 \\ &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{AB}\perp\overrightarrow{AC}, donc le triangle ABC est rectangle en A.

    3.aSoit \Delta la droite passant par D, de vecteur directeur u(2 ; -1 ; 1). Démontrer que \Delta est orthogonale au plan (ABC).

    \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2\times(-2)+(-1)\times1+1\times5 \\ &= -4-1+5 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times(-1)+(-1)\times(-2)+1\times0 \\ &= -2+2+0 \\ &= 0\end{aligned}
    \overrightarrow{u} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : \Delta (dirigée par \overrightarrow{u}) est donc orthogonale au plan (ABC).

    3.bJustifier que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne 2x - y + z + 1 = 0.

    \overrightarrow{u} étant normal à (ABC), ce plan a une équation de la forme 2x-y+z+d=0 ; A appartient au plan : \begin{aligned}2\times1-3+0+d = 0 &\iff d = 1 \end{aligned} soit 2x-y+z+1=0.

    3.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta.

    \Delta passe par D et est dirigée par \overrightarrow{u} : x=-2+2t, y=2-t, z=1+t, avec t\in\mathbb{R}.

    4.On appelle H le point de coordonnées (-\dfrac{2}{3} ; \dfrac{4}{3} ; \dfrac{5}{3}). Vérifier que H est le projeté orthogonal de D sur (ABC).

    Le point de \Delta appartenant à (ABC) vérifie \begin{aligned}2(-2+2t)-(2-t)+(1+t)+1 = 0 &\iff 6t-4 = 0 \\ &\iff t = \dfrac23 \end{aligned}
    Pour t=\dfrac23 : x=-\dfrac23, y=\dfrac43, z=\dfrac53 : on retrouve H. Comme \Delta\perp(ABC), H est bien le projeté orthogonal de D sur (ABC).

    5.aMontrer que DH = 2\surd\dfrac{6}{3}.

    \begin{aligned}DH &= \sqrt{\left(\frac43\right)^{2}+\left(-\frac23\right)^{2}+\left(\frac23\right)^{2}} \\ &= \sqrt{\frac{16}{9}+\frac49+\frac49} \\ &= \sqrt{\frac{24}{9}} \\ &= \dfrac{2\sqrt6}{3}\end{aligned}

    5.bEn déduire le volume du tétraèdre ABCD.

    En prenant ABC (rectangle en A) comme base : son aire est \begin{aligned}B &= \dfrac{AB\times AC}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{30}\times\sqrt5}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{150}}{2} \\ &= \dfrac52\sqrt6\end{aligned}
    La hauteur relative à cette base est DH=\dfrac{2\sqrt6}{3}, donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times B\times DH \\ &= \dfrac13\times\dfrac52\sqrt6\times\dfrac{2\sqrt6}{3} \\ &= \dfrac{10}{3} \\ &\approx 3{,}33\end{aligned}

    6.On considère la droite d : x=1-2k, y=-3k, z=1+k. La droite d et le plan (ABC) sont-ils sécants ou parallèles ?

    d est dirigée par \overrightarrow{u'}\begin{pmatrix}-2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix}. \begin{aligned}\overrightarrow{u}\cdot\overrightarrow{u'} &= 2\times(-2)+(-1)\times(-3)+1\times1 \\ &= -4+3+1 \\ &= 0\end{aligned}
    \overrightarrow{u'} est orthogonal au vecteur normal \overrightarrow{u} du plan (ABC), donc \overrightarrow{u'} dirige une droite parallèle au plan.
    Le point E(1~;~0~;~1) de d (pour k=0) ne vérifie pas \begin{aligned}2\times1-0+1+1 &= 4 \\ &\neq 0\end{aligned} E n'appartient pas au plan, donc d est strictement parallèle au plan (ABC).

    Bac Terminale 2025 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.
    Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    1. Soient E et F les ensembles E = \{1~;~2~;~3~;~4~;~5~;~6~;~7\} et

      F = \{0~;~1~;~2~;~3~;~ 4~;~5~;~6~;~7~;~8~;~9\}.

      Affirmation n°1 : Il y a davantage de 3-uplets d'éléments distincts de E que de combinaisons à 4 éléments de F.
    1. Dans le repère orthonormé ci-contre, on a représenté la fonction carré, notée f, ainsi que le carré ABCD de côté 3.

      Affirmation n°2 : La zone hachurée et le carré ABCD ont la même aire.

    A.P.M.E.P. 0123 1 2 3 4123456789 A B C D

    1. On considère l'intégrale J ci-dessous :

      J = \displaystyle\int_1^2 x \ln (x) \text{d}x.

      Affirmation n°3 : Une intégration par parties permet d'obtenir: J = \dfrac{7}{11}.
    2. Sur \R, on considère l'équation différentielle

      (E) :\quad y' = 2y - \e^x.

      Affirmation n°4 : La fonction f définie sur \R par f(x) = \e^x + \e^{2x} est solution de l'équation différentielle (E).
    3. Soit x donné dans [0 ; 1[. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par:

      u_n = (x - 1)\e^n + \cos (n).

      Affirmation n°5 : La suite (u_n) diverge vers -\infty.
    Voir la correction

    Ondonne E = {1,...,7} et F = {0,...,9}. Affirmation 1 : il y a plus de 3-uplets d'éléments distincts de E que de combinaisons à 4 éléments de F. Vraie ou fausse ?

    Les 3-uplets d'éléments distincts de E (ordre compté, sans répétition) : \begin{aligned}\dfrac{7!}{4!} &= 7\times6\times5 \\ &= 210\end{aligned}
    Les combinaisons à 4 éléments de F : \begin{aligned}\dbinom{10}{4} &= \dfrac{10\times9\times8\times7}{4\times3\times2} \\ &= 210\end{aligned}
    Les deux quantités sont égales (210 = 210), pas l'une supérieure à l'autre : l'affirmation est fausse.

    Onreprésente la fonction carré f et un carré ABCD de côté 3. Affirmation 2 : la zone hachurée (sous la courbe de f entre 0 et 3) et le carré ABCD ont la même aire. Vraie ou fausse ?

    L'aire du carré ABCD est 3^{2}=9 unités d'aire.
    L'aire sous la courbe (f positive) est \begin{aligned}\displaystyle \displaystyle\int\limits_0^3x^{2}\,\mathrm{d}x &= \left[\dfrac{x^{3}}{3}\right]_0^3 \\ &= 9\end{aligned} unités d'aire.
    Les deux aires sont égales : l'affirmation est vraie.

    Onconsidère J, l'intégrale de x ln(x) entre 1 et 2. Affirmation 3 : une intégration par parties donne J = \dfrac{7}{11}. Vraie ou fausse ?

    On pose u(x)=\dfrac12x^{2} et v(x)=\ln(x) (donc u'(x)=x et v'(x)=\dfrac1x).
    \begin{aligned}\displaystyle J &= \left[\dfrac12x^{2}\ln(x)\right]_1^{2} - \displaystyle\int\limits_1^2\dfrac12x\,\mathrm{d}x \\ &= 2\ln(2) - \dfrac12\left[\dfrac{x^{2}}{2}\right]_1^2 \\ &= 2\ln(2)-\dfrac34 \\ &\approx 0{,}636\end{aligned}
    Or \dfrac{7}{11}\approx0{,}6364 : J\neq\dfrac{7}{11} (l'écart est réel bien que très faible). L'affirmation est fausse.

    Onconsidère (E) : y' = 2y - e^{x}. Affirmation 4 : f(x) = e^{x} + e^{2x} est solution de (E). Vraie ou fausse ?

    f'(x) = e^{x}+2e^{2x}.
    2f(x)-e^{x} = 2(e^{x}+e^{2x})-e^{x} = e^{x}+2e^{2x} = f'(x).
    f vérifie bien (E) : l'affirmation est vraie.

    Soitx \in [0 ; 1[. On pose u_n = (x-1)e^n + \cos(n). Affirmation 5 : la suite (u_n) diverge vers -\infty. Vraie ou fausse ?

    x\in[0~;~1[, donc x-1\in[-1~;~0[ est strictement négatif.
    \lim\limits_{n\to+\infty}e^{n}=+\infty et (x-1)<0, donc \lim\limits_{n\to+\infty}(x-1)e^{n}=-\infty, puis \lim\limits_{n\to+\infty}[(x-1)e^{n}+1]=-\infty.
    Comme \cos(n)\leqslant1 pour tout n : u_n\leqslant(x-1)e^{n}+1, donc par comparaison, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=-\infty. L'affirmation est vraie.

    Un cinéma propose trois tarifs :

    Tarif « Classique » : La personne paye chaque entrée 11€.

    Tarif « Essentiel » : La personne paye un abonnement annuel de 50 € puis chaque entrée coûte 5 €.

    Tarif « Liberté » : La personne paye un abonnement annuel de 240 € avec un nombre d'entrées illimité.

    1. Avec le tarif « Classique », une personne souhaite acheter trois entrées au cinéma.

      Combien va-t-elle payer ?
    2. Avec le tarif « Essentiel », une personne souhaite aller huit fois au cinéma.

      Montrer qu'elle va payer 90 €.
    3. Dans la suite, x désigne le nombre d'entrées au cinéma.

      On considère les trois fonctions f, g et h suivantes :

      f: x \longmapsto 50+5 x\quad g: x \longmapsto 240\quad h: x \longmapsto 11 x

      Associer, sans justifier, chacune de ces fonctions au tarif correspondant.

    Le graphique ci-dessous représente le prix à payer en fonction du nombre d'entrées pour chacun de ces trois tarifs.

    Nombred’entrées 5 10 15 20 25 30 35 40 45 Prisàpayer(en ) 50 100 150 200 250 0 (d 1 ) (d 3 ) (d 2 )

    La droite (\mathrm{d}_{1}) représente la fonction correspondant au tarif « Classique ».

    La droite (\mathrm{d}_{2}) représente la fonction correspondant au tarif « Essentiel ».

    La droite (\mathrm{d}_{3}) représente la fonction correspondant au tarif « Liberté ».

    1. Quel tarif propose un prix proportionnel au nombre d'entrées ?
    2. Pour les questions suivantes, aucune justification n'est attendue.

      1. Avec 150 €, combien peut-on acheter d'entrées au maximum avec le tarif « Essentiel »?
      2. À partir de combien d'entrées, le tarif « Liberté » devient-il le tarif le plus intéressant?
      3. Si on décide de ne pas dépasser un budget de 200 €, quel est le tarif qui permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées ?
    Voir la correction

    1.Un cinéma propose le tarif « Classique » à 11 € l'entrée. Combien coûtent 3 entrées avec ce tarif ?

    Avec le tarif Classique, 3 entrées coûtent 3\times11 = 33 €.

    2.Le tarif « Essentiel » consiste en un abonnement annuel de 50 € puis 5 € par entrée. Montrer qu'avec ce tarif, 8 entrées coûtent 90 €.

    Avec le tarif Essentiel, le coût de 8 entrées est 50+8\times5 = 50+40 = 90 €, ce qui confirme l'énoncé.

    3.Le tarif « Liberté » consiste en un abonnement annuel de 240 € donnant un accès illimité. En notant x le nombre d'entrées, on considère les fonctions f: x\mapsto50+5x, g: x\mapsto240 et h: x\mapsto11x. Associer chacune de ces fonctions au tarif correspondant.

    La fonction f, qui combine un montant fixe de 50 et un coût de 5 par entrée, correspond au tarif « Essentiel ».
    La fonction g, constante et égale à 240 quel que soit le nombre d'entrées, correspond au tarif « Liberté ».
    La fonction h, proportionnelle au nombre d'entrées avec un coefficient de 11, correspond au tarif « Classique ».

    4.Sur un graphique, les droites (d1), (d2) et (d3) représentent respectivement les tarifs Classique, Essentiel et Liberté en fonction du nombre d'entrées. Quel tarif propose un prix proportionnel au nombre d'entrées ?

    Seule la fonction h (tarif Classique) est linéaire, de la forme x\mapsto11x sans terme constant : c'est donc le tarif « Classique » qui propose un prix proportionnel au nombre d'entrées.

    5.aAvec 150 €, combien d'entrées peut-on acheter au maximum avec le tarif « Essentiel » (aucune justification attendue) ?

    On résout 50+5x\leqslant150, soit 5x\leqslant100, soit x\leqslant20.
    Avec 150 €, on peut acheter au maximum 20 entrées avec le tarif Essentiel.

    5.bÀ partir de combien d'entrées le tarif « Liberté » devient-il le plus intéressant (aucune justification attendue) ?

    Le tarif Liberté (240 €) devient plus avantageux que l'Essentiel lorsque 50+5x>240, soit 5x>190, soit x>38.
    À partir de 39 entrées, le tarif Liberté est le plus intéressant.

    5.cAvec un budget de 200 € maximum, quel tarif permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées (aucune justification attendue) ?

    Tarif Classique : 11x\leqslant200 donne au plus 18 entrées (11\times18=198).
    Tarif Essentiel : 50+5x\leqslant200 donne au plus 30 entrées (50+5\times30=200).
    Tarif Liberté : l'abonnement de 240 € dépasse déjà le budget de 200 €, donc ce tarif est inaccessible.
    C'est donc le tarif « Essentiel » qui permet d'acheter le plus grand nombre d'entrées, soit 30.

    Dans cet exercice on considère la figure codée ci-contre.

    • Les points A, C et E sont alignés.
    • Les points B, C et D sont alignés.
    • \mathrm{AB}=240 \text{mm}.
    • \mathrm{CE} =80 \text{mm}.

    A B 240mm D || E || || 80mm C 60 ° ledessinn’estpasàl’échelle

    Partie A

    1. Montrer que le triangle ABC est équilatéral.
    2. Montrer que les droites (DE) et (AB) sont parallèles.

    Partie B

    On donne le programme suivant qui permet de tracer la figure précédente.

    Ce programme comporte une variable nommée « côté ».

    Les longueurs sont données en pas : 1 pas représente 1 mm.

    On rappelle que l'instruction s’orienterà 90 signifie que le lutin se dirige horizontalement vers la droite.

    Programme Lebloc triangle quand estcliqué 1 alleràx: -180 y: -150 2 s’orienterà 90 3 mettre côté à ... 4 triangle 5 tourner de 60 degrés 6 avancerde 240 7 mettre côté à côté / 3 8 triangle 9 définir triangle styloenpositiond’écriture avancerde côté pas tourner de 120 deg répéter 3 fois releverlestylo

    1. Quelles sont les coordonnées du point de départ du lutin ? Aucune justification n'est demandée.
    2. Quelle valeur doit être saisie à la ligne 4 dans le programme ? Aucune justification n'est demandée.
    3. Le lutin démarre à la case D8. Dans quelle case se trouve-t-il lorsqu'il vient d'exécuter la ligne 7 du programme ? Aucune justification n'est demandée.

      1 2 3 4 5 6 7 8 A B C D E F G H I J Départdulutin
    4. Expliquer l'instruction « côté / 3 » de la ligne 8 du programme pour le tracé de la figure.

    Voir la correction

    PartieA. Sur une figure, les points A, C, E sont alignés, les points B, C, D sont alignés, AB = 240 mm, CE = 80 mm, et les angles en A et en B du triangle ABC mesurent chacun 60^{\circ}. 1. Montrer que le triangle ABC est équilatéral.

    Dans le triangle ABC, les angles en A et en B mesurent chacun 60^{\circ} d'après le codage de la figure.
    La somme des angles d'un triangle vaut 180^{\circ}, donc l'angle en C mesure 180-(60+60) = 60^{\circ}.
    Le triangle ABC a ses trois angles de même mesure (60^{\circ}) : il est donc équilatéral.

    2.Montrer que les droites (DE) et (AB) sont parallèles.

    Le triangle ABC est équilatéral (question 1), donc \begin{aligned}AB &= BC \\ &= CA \\ &= 240\end{aligned} mm.
    Les points A, C, E sont alignés et les points B, C, D sont alignés, avec C entre A et E, et C entre B et D (d'après le codage de la figure), et CE = 80 mm.
    Dans le triangle DCE, les longueurs CD et CE sont dans le même rapport que CB et CA par rapport au triangle ABC : en particulier \begin{aligned}\dfrac{CE}{CA} &= \dfrac{80}{240} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
    Les droites (AB) et (DE) sont sécantes en C, avec A, C, E alignés d'une part et B, C, D alignés d'autre part : les conditions de la réciproque du théorème de Thalès sont réunies.
    Comme les rapports \dfrac{CE}{CA} et \dfrac{CD}{CB} sont égaux (à \dfrac13, par construction du triangle CDE semblable à CAB), la réciproque du théorème de Thalès permet de conclure que les droites (DE) et (AB) sont parallèles.

    PartieB. Un programme Scratch utilise une variable « côté » pour tracer la figure précédente. Le lutin part du point de coordonnées (-180~;~-150), orienté vers la droite (90^{\circ}). 1. Quelles sont les coordonnées du point de départ du lutin (aucune justification attendue) ?

    Les coordonnées du point de départ du lutin sont (-180~;~-150), comme indiqué dans les premières instructions du programme.

    2.Le programme fixe d'abord la variable « côté », puis exécute le bloc « triangle » (qui trace un triangle de côté « côté »), tourne de 60^{\circ} vers la gauche, avance de 240 pas, refixe « côté » à « côté / 3 », puis exécute à nouveau le bloc « triangle ». Quelle valeur doit être saisie pour la variable « côté » avant le premier tracé (aucune justification attendue) ?

    Le premier triangle tracé est le grand triangle ABC, dont le côté AB mesure 240 mm, soit 240 pas (1 pas représentant 1 mm).
    La valeur à saisir pour la variable « côté » avant le premier appel du bloc « triangle » est donc 240.

    3.Le lutin démarre au point de coordonnées repéré par la case D8 sur une grille quadrillée. Dans quelle case se trouve-t-il juste après avoir tracé le grand triangle, tourné de 60^{\circ} et avancé de 240 pas ?

    Après avoir tracé le grand triangle ABC (retour au point de départ D8), le lutin tourne de 60^{\circ} vers la gauche puis avance de 240 pas : ce déplacement l'amène au sommet D de la figure, en haut de la grille.
    En reportant ce déplacement sur le quadrillage fourni, le lutin se trouve alors dans la case G3.

    4.Expliquer l'instruction « côté / 3 » utilisée avant le tracé du second triangle.

    Le second triangle tracé est le petit triangle CDE, dont le côté CE mesure 80 mm, soit le tiers du côté du grand triangle ABC (240 mm), puisque \dfrac{240}{3} = 80.
    L'instruction « côté / 3 » permet donc de réduire la longueur du côté dans le rapport \dfrac13, afin que le bloc « triangle » trace cette fois le petit triangle CDE à la bonne échelle.

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM). Aucune justification n'est demandée. Pour chaque question, quatre réponses (A, B, C et D) sont proposées. Une seule réponse est exacte. Recopier sur la copie le numéro de la question et la réponse.

    Question 1

    Lequel de ces quatre nombres est premier ?

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    1213754

    Question 2

    L'aire totale du patron d'un cube d'arête 5 cm est égale à...

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    125 cm^2150 cm^2120 cm^2100 cm^2

    Question 3

    Une forme factorisée de l'expression littérale 4x^2 - 9 est...

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    (4x- 3)(4x +3)(2x- 3)(2x +3)(2x- 3)^2(4x- 9)(4x +9)

    Question 4

    Un écran de télévision est au format 16 : 9 ce qui signifie que la longueur et la largeur de l'écran sont dans le ratio 16 : 9.

    Dans ce cas, si la longueur de l'écran est de 110 cm, sa largeur est d'environ ...

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    62 cm103 cm196 cm94 cm

    Question 5

    On considère la série de valeurs : 4,1 3,67 4,23 4,5 3,4

    Quelle est la médiane de cette série ?

    Réponse ARéponse BRéponse CRéponse D
    0,834,14,233,98
    Voir la correction

    QCM(une seule réponse exacte par question, aucune justification n'était demandée sur la copie). 1. Parmi les nombres 1, 21, 37 et 54, lequel est un nombre premier ? Réponses proposées : A. 1 B. 21 C. 37 D. 54

    1 n'est pas premier : il n'a qu'un seul diviseur (lui-même).
    21 est divisible par 1, 3, 7 et 21 : il a donc plus de deux diviseurs.
    54 est divisible par 1, 2, 3, 6, 9, 18, 27 et 54 : il a lui aussi plus de deux diviseurs.
    37 n'admet que deux diviseurs : 1 et 37. C'est donc le seul nombre premier de la liste. Réponse C.

    2.Un cube a pour arête 5 cm. Quelle est l'aire totale de son patron ? Réponses proposées : A. 125 cm^{2} B. 150 cm^{2} C. 120 cm^{2} D. 100 cm^{2}

    Le patron d'un cube est constitué de 6 faces carrées, chacune de côté 5 cm.
    L'aire d'une face est 5^2 = 25 cm^{2}, donc l'aire totale du patron est 6\times25 = 150 cm^{2}. Réponse B.

    3.Quelle est une forme factorisée de l'expression 4x^2-9 ? Réponses proposées : A. (4x-3)(4x+3) B. (2x-3)(2x+3) C. (2x-3)^2 D. (4x-9)(4x+9)

    On reconnaît une différence de deux carrés : 4x^2-9 = (2x)^2 - 3^2.
    D'après l'identité remarquable a^2-b^2=(a-b)(a+b), on obtient (2x-3)(2x+3). Réponse B.

    4.Un écran de télévision est au format 16:9 (rapport longueur/largeur). Sa longueur mesure 110 cm. Quelle est sa largeur, arrondie ? Réponses proposées : A. 62 cm B. 103 cm C. 196 cm D. 94 cm

    On cherche la largeur \ell telle que \dfrac{110}{\ell} = \dfrac{16}{9}, ce qui revient à résoudre le tableau de proportionnalité longueur/largeur = \dfrac{16}{9} = 110/\ell.
    Par produit en croix : \ell = \dfrac{110\times9}{16} = 61,875, soit environ 62 cm. Réponse A.

    5.On donne la série de valeurs : 4,1 ; 3,67 ; 4,23 ; 4,5 ; 3,4. Quelle est la médiane de cette série ? Réponses proposées : A. 0,83 B. 4,1 C. 4,23 D. 3,98

    On range d'abord les valeurs dans l'ordre croissant : 3,4 ; 3,67 ; 4,1 ; 4,23 ; 4,5.
    Il y a 5 valeurs (nombre impair), la médiane est donc la valeur du milieu, en position \dfrac{5+1}{2}=3 : c'est 4,1. Réponse B.

    Des amis habitent Strasbourg et préparent leurs vacances.

    Cette année ils ont décidé de partir découvrir une grande ville française pendant une semaine.

    Pour s'y rendre, ils louent une voiture. Une fois arrivés sur place, ils feront ensuite tous leurs trajets à pied ou en transport en commun.

    Une agence de location de voitures propose les trois formules suivantes pour une location sur une semaine :

    Formule AFormule BFormule C
    0,50 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 300 € puis 0,25 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité.

    Tableau indicatif des distances (en km) entre des villes françaises

    Bordeaux
    675Grenoble
    792771Lille
    5552801005Marseille
    338741584909Nantes
    546585215772379Paris
    907506498803864442Strasbourg

    Exemple: la distance la plus courte entre Nantes et Grenoble est de 741 km.

    PARTIE A : Les amis souhaitent se rendre à Marseille. Ils ont un budget de 1000 € pour le voyage.

    1. Quelle distance, en km, vont-ils parcourir pour le trajet aller-retour ?
    2. En choisissant la formule B, montrer que la location de voiture coûtera 701,50 €.
    3. Quelle est la formule la plus avantageuse ?
    4. Voici des informations pour le voyage :

      Information 1Information 2Information 3
      Prix moyen du gazole en 2023Voiture proposéeCoût total pour les péages
      1,87 € par litreType de carburant: gazole. Consommation: 5,6 L pour 100 km115,80 €


      Leur budget sera-t-il suffisant ?

      Dans cette question, toute trace de recherche sera prise en compte dans la correction.

    PARTIE B : Étude des formules

    Formule AFormule BFormule C
    0,50 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 300 € puis 0,25 € pour chaque kilomètre parcouruForfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité.
    1. Soit x le nombre de kilomètres parcourus, exprimer en fonction de x le prix payé pour chaque formule de location.
    2. On a représenté ci-dessous, pour chacune des formules, le coût de la location (en euros) en fonction de la distance parcourue (en kilomètres).

      Associer chaque courbe à la formule de location correspondante. Ne pas justifier.

      Coûtdelalocation(en ) Distanceparcourue(enkm) Courbe3 Courbe2 Courbe1 200 200
    3. Résoudre l'équation 0,25x + 300 = 0,5x. Interpréter ce résultat.
      1. Si la distance parcourue est de 2500 km, quelle formule doit-on choisir pour payer le moins cher ? Ne pas justifier.
      2. Donner une distance parcourue pour laquelle la formule A est la plus intéressante. Ne pas justifier.
      3. Déterminer graphiquement quelle formule de location est la moins chère en fonction de la distance parcourue pour une distance inférieure à 2600 km.
    Voir la correction

    PARTIEA. Des amis, habitant Strasbourg, veulent se rendre à Marseille en voiture de location, puis se déplacer sur place à pied ou en transports en commun. Une agence propose trois formules : A à 0,50 € par kilomètre parcouru ; B avec un forfait fixe de 300 € puis 0,25 € par kilomètre parcouru ; C avec un forfait fixe de 900 € pour un kilométrage illimité. Un tableau des distances indique que Marseille est à 803 km de Strasbourg. Leur budget total pour le voyage est de 1 000 €. 1. Quelle distance vont-ils parcourir pour l'aller-retour ?

    Pour l'aller-retour, la distance parcourue est 803\times2 = 1 606 km.

    2.En choisissant la formule B, montrer que la location de voiture coûtera 701,50 €.

    Avec la formule B, le prix payé est 300 + 1\,606\times0,25.
    1\,606\times0,25 = 401,50, donc le prix total est 300 + 401,50 = 701,50 €, ce qui confirme le montant annoncé.

    3.Quelle formule de location est la plus avantageuse pour ce trajet de 1 606 km ?

    Avec la formule A, le prix payé serait 1\,606\times0,50 = 803 €.
    Avec la formule C, le prix payé serait fixe, 900 €.
    En comparant les trois montants : 701,50 < 803 < 900, la formule B est donc la plus avantageuse pour ce trajet.

    4.On donne : prix moyen du gazole en 2023 : 1,87 € par litre ; consommation de la voiture : 5,6 L pour 100 km ; coût total des péages : 115,80 €. Leur budget de 1 000 € sera-t-il suffisant pour ce voyage (location + carburant + péages), en choisissant la formule B ?

    La consommation totale de carburant pour 1 606 km est 1\,606\times\dfrac{5,6}{100} = 89,936 L.
    Le coût du carburant est donc 89,936\times1,87 \approx 168,18 € (arrondi au centime).
    Le coût total du voyage est la somme de la location, du carburant et des péages : 701,50 + 168,18 + 115,80 = 985,48 €.
    Comme 985,48 \leqslant 1\,000, le budget de 1 000 € est suffisant pour ce voyage.

    PARTIEB. On étudie maintenant les trois formules de location de façon plus générale, en fonction de la distance parcourue. 5. En notant x le nombre de kilomètres parcourus, exprimer en fonction de x le prix payé avec chacune des trois formules.

    • Formule A : prix =0,5x
    • Formule B : prix =0,25x+300
    • Formule C : prix =900 (constant, quel que soit x)

    6.Sur un graphique, trois courbes représentent le coût de la location (en euros) en fonction de la distance parcourue (en kilomètres) : la courbe 1 est une droite horizontale coupant l'axe des ordonnées à 900, la courbe 2 est une droite croissante coupant l'axe des ordonnées à 300, et la courbe 3 est une droite croissante passant par l'origine. Associer chaque courbe à sa formule (aucune justification n'était demandée, on en donne une ici).

    La formule A, 0,5x, est une fonction linéaire : sa représentation est une droite passant par l'origine du repère. C'est donc la courbe 3.
    La formule B, 0,25x+300, est une fonction affine dont l'ordonnée à l'origine est 300 : c'est donc la courbe 2.
    La formule C, constante et égale à 900, est représentée par une droite horizontale coupant l'axe des ordonnées à 900 : c'est donc la courbe 1.

    7.Résoudre l'équation 0,25x+300=0,5x et interpréter le résultat obtenu.

    0,25x+300=0,5x \iff 300 = 0,5x-0,25x \iff 300=0,25x \iff x=\dfrac{300}{0,25} \iff x= 1 200.
    Cela signifie que pour une distance parcourue de 1 200 km, le prix payé avec la formule A est égal à celui payé avec la formule B.

    8.a.Si la distance parcourue est de 2 500 km, quelle formule permet de payer le moins cher (sans justifier) ?

    D'après une lecture graphique, pour une distance parcourue de 2 500 km, c'est la formule C qui est la moins chère.

    8.b.Donner une distance parcourue pour laquelle la formule A est la plus intéressante (sans justifier).

    Toute distance strictement comprise entre 0 et 1 200 km convient, par exemple 600 km (pour ces distances, la courbe 3, qui représente la formule A, est la plus basse).

    8.c.Déterminer graphiquement quelle formule est la moins chère en fonction de la distance parcourue, pour une distance inférieure à 2 600 km.

    • de 0 à 1 200 km parcourus : la formule A est la moins chère ;
    • de 1 200 à 2 400 km parcourus : la formule B est la moins chère ;
    • de 2 400 à 2 600 km parcourus : la formule C est la moins chère.

    On donne le programme suivant.

    Rappel

    s’orienterà 90 : On s'oriente vers la droite.

    Scriptprincipal Motif Quand estcliqué alleràx: -100 y: 0 s’orienterà 90 effacertout mettre côté à 80 Motif définir Motif styloenpositiond’écriture avancerde côté pas tourner de 120 degrés répéter 3 fois avancerde côté pas tourner de 120 degrés répéter 3 fois releverlestylo

    Dans cet exercice, aucune justification n'est attendue.

    1. À quelles coordonnées le lutin se positionne-t-il juste après avoir cliqué sur le drapeau vert ?
    2. En prenant 1 cm pour 20 pas, dessiner en vraie grandeur la figure obtenue en exécutant le script principal.
    3. On modifie le script principal de trois façons différentes. Associer chaque script à la figure qui lui correspond.

      Quand estcliqué alleràx: -100 y: 0 s’orienterà 90 effacertout mettre côté à 80 Motif avancerde 100 pas répéter 3 fois Quand estcliqué alleràx: -100 y: 0 s’orienterà 90 effacertout mettre côté à 80 Motif mettre côté à côté * 1.2 répéter 3 fois Quand estcliqué alleràx: -100 y: 0 s’orienterà 90 effacertout mettre côté à 80 Motif tourner de 120 degrés répéter 3 fois FigureA FigureB FigureC
    4. Dans cette question on s'intéresse au script n°2.
      1. Combien de fois le bloc « motif » est-il exécuté ?
      2. Quelle est la valeur de la variable « côté » à la fin de ce script ?
    Voir la correction

    Ondonne un programme utilisant un logiciel de programmation par blocs. Le script principal, lancé au clic sur le drapeau vert, place le lutin en (-100~;~0), l'oriente à 90^{\circ} (vers la droite), efface tout, donne à la variable « côté » la valeur 80, puis exécute un bloc « Motif ». Le bloc « Motif » fait avancer le lutin de « côté » pas puis tourner de 120^{\circ} vers la gauche, trois fois de suite, puis avancer de « côté » pas et tourner de 120^{\circ} vers la droite, trois fois de suite. Aucune justification n'était demandée dans cet exercice ; on en donne malgré tout ici. 1. À quelles coordonnées le lutin se positionne-t-il juste après avoir cliqué sur le drapeau vert (juste après le bloc « aller à ») ?

    Le bloc « aller à x : -100 y : 0 » place directement le lutin aux coordonnées (-100~;~0).

    2.En prenant 1 cm pour 20 pas, décrire la figure obtenue en exécutant le script principal.

    • le lutin part du point (-100~;~0), orienté vers la droite ;
    • la variable « côté » vaut 80 pas, soit 4 cm (avec 1 cm pour 20 pas) ;
    • la première boucle avance de 80 pas puis tourne de 120^{\circ} vers la gauche, trois fois de suite : cela trace un triangle équilatéral de 4 cm de côté, et le lutin revient à son point de départ en regardant à nouveau vers la droite (il a tourné en tout 3\times120=360^{\circ}) ;
    • la seconde boucle retrace un triangle équilatéral identique, avec un premier côté commun avec le précédent, mais cette fois en tournant dans l'autre sens : on obtient donc deux triangles équilatéraux de 4 cm de côté, accolés par un côté commun.

    3.Le script principal est modifié de trois façons différentes : le script 1 trace le motif, avance de 100 pas, puis répète cela trois fois ; le script 2 trace le motif, puis le retrace en multipliant la valeur de « côté » par 1,2 à chaque fois, trois fois de suite (sans se déplacer entre deux tracés) ; le script 3 trace le motif, tourne de 120^{\circ} vers la gauche, puis répète cela trois fois. Trois figures A, B et C sont proposées : la figure A montre trois motifs de tailles croissantes autour d'un même point de départ ; la figure B montre trois motifs identiques alignés côte à côte, espacés régulièrement ; la figure C montre trois motifs identiques disposés en rosace autour d'un même point, tournés les uns par rapport aux autres. Associer chaque script à sa figure (sans justifier).

    Le script 1 trace le motif, se décale de 100 pas vers la droite, puis recommence : les trois motifs sont donc identiques et alignés côte à côte, ce qui correspond à la figure B.
    Le script 2 trace le motif avec un côté de 80 pas, puis, sans se déplacer, le retrace avec un côté multiplié par 1,2 (soit 96 pas), puis une troisième fois avec un côté encore multiplié par 1,2 (soit 115,2 pas) : les trois motifs sont donc de tailles croissantes autour du même point, ce qui correspond à la figure A.
    Le script 3 trace le motif, tourne de 120^{\circ} autour du point de départ, puis recommence deux fois : les trois motifs sont donc identiques mais tournés les uns par rapport aux autres, en rosace, ce qui correspond à la figure C.

    4.a.On s'intéresse maintenant au script 2. Combien de fois le bloc « Motif » est-il exécuté ?

    Le bloc « Motif » est exécuté trois fois de suite (la boucle « répéter 3 fois » l'exécute une fois à chaque tour).

    4.b.Quelle est la valeur de la variable « côté » à la fin de ce script ?

    À chaque tour de la boucle, la variable « côté » est multipliée par 1,2, et la boucle s'exécute 3 fois.
    La valeur finale de la variable est donc 80\times1,2^3 = 138,24.
    Ce côté de 138,24 pas n'est cependant pas utilisé pour tracer un motif supplémentaire, puisque la boucle s'arrête après le troisième tour.

    Partie A

    On considère une fonction f définie sur [0~;~ +\infty[, représentée par la courbe \mathcal{C} ci-dessous.

    La droite T est tangente à la courbe \mathcal{C} au point A d'abscisse \dfrac52.

    00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 00 1 2 3 4 512345 C T A

    1. Dresser, par lecture graphique, le tableau des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 5].
    2. Que semble présenter la courbe \mathcal{C} au point A ?
    3. La dérivée f' et la dérivée seconde f'' de la fonction f sont représentées par les courbes ci-dessous.

      Associer à chacune de ces deux fonctions la courbe qui la représente.

      Ce choix sera justifié.

      00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 0 0 , 50 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 C 1 00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 0 0 , 50 22468101214 C 2 Courbe C 1 Courbe C 2
    4. La courbe \mathcal{C}_3 ci-contre peut-elle être la représentation graphique sur [0~;~+\infty[ d'une primitive de la fonction f ? Justifier.

      00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 53 , 03 , 54 , 04 , 55 , 00246 C 3

    Partie B

    Dans cette partie, on considère que la fonction f, définie et deux fois dérivable sur [0~; ~+\infty[, est définie par f(x)\quad = (4x - 2)\e^{-x+1}.

    On notera respectivement f' et f'' la dérivée et la dérivée seconde de la fonction f.

    1. Étude de la fonction f
      1. Montrer que f'(x) = (-4x + 6)\e^{-x+1}.
      2. Utiliser ce résultat pour déterminer le tableau complet des variations de la fonction f sur [0~; ~+\infty[. On admet que \displaystyle\lim_{x \to + \infty}f(x) = 0.
      3. Étudier la convexité de la fonction f et préciser l'abscisse d'un éventuel point d'inflexion de la courbe représentative de f.
    2. On considère une fonction F définie sur [0~; ~+\infty[ par F(x) = (ax + b)\e^{-x+1}, où a et b sont deux nombres réels.
      1. Déterminer les valeurs des réels a et b telles que la fonction F soit une primitive de la fonction f sur [0~; ~+\infty[.
      2. On admet que F(x) = (-4x - 2)\e^{-x+1} est une primitive de la fonction f sur [0~; ~+\infty[.

        En déduire la valeur exacte, puis une valeur approchée à 10^{-2} près, de l'intégrale

        I = \displaystyle\int_{\frac32}^8 f(x)\:\text{d}x.
    3. Une municipalité a décidé de construire une piste de trottinette freestyle.

      Le profil de cette piste est donné par la courbe représentative de la fonction f sur l'intervalle \left[\frac32~;~ 8\right].

      L'unité de longueur est le mètre.

      1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 6.5 7.0 7.5 8.0 D

      1. Donner une valeur approchée au cm près de la hauteur du point de départ D.
      2. La municipalité a organisé un concours de graffiti pour orner le mur de profil de la piste. L'artiste retenue prévoit de couvrir environ 75 % de la surface du mur.

        Sachant qu'une bombe aérosol de 150 mL permet de couvrir une surface de 0,8 m^2, déterminer le nombre de bombes qu'elle devra utiliser pour réaliser cette œuvre.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Une fonction f est représentée par une courbe \mathcal{C} sur [0~;~+\infty[, avec une tangente T au point A d'abscisse \dfrac52. Dresser, par lecture graphique, le tableau des variations de f sur [0~;~5].

    Par lecture graphique, f croît de f(0)=-5{,}5 jusqu'à un maximum d'environ 2{,}4 atteint en x=1{,}5, puis décroît jusqu'à environ 0{,}35 en x=5.

    PartieA ; 2. Que semble présenter la courbe \mathcal{C} au point A ?

    La courbe semble traverser sa tangente au point A : elle semble y admettre un point d'inflexion.

    PartieA ; 3. Deux courbes \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 représentent f' et f''. Associer chaque fonction à sa courbe, en justifiant.

    f est croissante sur [0~;~1{,}5[ puis décroissante : f' est positive puis négative, ce qui correspond à la courbe \mathcal{C}_2.
    f est concave sur [0~;~2{,}5[ puis convexe : f'' est négative puis positive, ce qui correspond à la courbe \mathcal{C}_1.

    PartieA ; 4. La courbe \mathcal{C}_3 peut-elle représenter une primitive de f sur [0~;~+\infty[ ?

    Une primitive F de f vérifie F'=f ; comme f est négative sur [0~;~0{,}5[ puis positive, F devrait être décroissante puis croissante. Or la courbe \mathcal{C}_3 fait exactement l'inverse : elle ne peut pas représenter une primitive de f.

    PartieB ; 1.a On considère désormais f(x) = (4x-2)e^{-x+1} sur [0~;~+\infty[. Montrer que f'(x) = (-4x+6)e^{-x+1}.

    f'(x) = 4e^{-x+1}+(4x-2)\times(-e^{-x+1}) = (4-4x+2)e^{-x+1} = (-4x+6)e^{-x+1}.

    PartieB ; 1.b En déduire le tableau complet des variations de f sur [0~;~+\infty[ (on admet que la limite en +\infty vaut 0).

    e^{-x+1}>0, donc f'(x) est du signe de -4x+6 : positif pour x<\dfrac32, négatif au-delà.
    f croît de \begin{aligned}f(0) &= -2e \\ &\approx -5{,}44\end{aligned} jusqu'à son maximum \begin{aligned}f\left(\dfrac32\right) &= 4e^{-\dfrac{1}{2}} \\ &\approx 2{,}43\end{aligned} puis décroît vers 0 en +\infty : en cohérence avec la lecture graphique de la partie A.

    PartieB ; 1.c Étudier la convexité de f et préciser l'abscisse d'un éventuel point d'inflexion.

    f''(x) = -4e^{-x+1}+(-4x+6)\times(-e^{-x+1}) = (4x-10)e^{-x+1}, du signe de 4x-10.
    f est donc concave sur \left[0~;~\dfrac52\right] et convexe sur \left[\dfrac52~;~+\infty\right[, avec un point d'inflexion à l'abscisse \dfrac52 (le point A).

    PartieB ; 2.a Soit F(x) = (ax+b)e^{-x+1}. Déterminer a et b pour que F soit une primitive de f sur [0~;~+\infty[.

    F'(x) = ae^{-x+1}-(ax+b)e^{-x+1} = (-ax+a-b)e^{-x+1}.
    F'=f impose, par identification (car e^{-x+1}>0) : -a=4 et a-b=-2, soit a=-4 et b=-2.

    PartieB ; 2.b En déduire la valeur exacte, puis approchée à 10^{-2} près, de \displaystyle I = \displaystyle\int\limits_{\dfrac{3}{2}}^{8}f(x)\,\mathrm{d}x.

    I = \Big[(-4x-2)e^{-x+1}\Big]_{\dfrac{3}{2}}^{8} = -34e^{-7}+8e^{-\dfrac{1}{2}} \approx 4,82.

    PartieB ; 3.a Le profil d'une piste de trottinette est donné par la courbe de f sur \left[\dfrac32~;~8\right] (unité : le mètre). Donner, au cm près, la hauteur du point de départ D.

    La hauteur du départ vaut f\left(\dfrac32\right) = 4e^{-\dfrac{1}{2}} \approx 2,43 m.

    PartieB ; 3.b Une artiste couvre 75 % du mur de profil ; une bombe de 150 mL couvre 0,8 m^{2}. Combien de bombes faut-il ?

    L'aire du mur vaut I\approx4{,}82 m^{2} ; 75 % de cette surface représente 0{,}75\times4{,}82 \approx 3{,}62 m^{2}.
    \dfrac{3{,}62}{0{,}8} \approx 4{,}5 : il faudra 5 bombes de peinture.

    Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) d'unité 1 cm, on considère les points : A(3~;~-1~;~1) ; B(4~;~-1~;~0) ; C(0 ~;~3~;~2) ; D(4~;~3~;~-2) et S(2~;~1~;~4).

    Dans cet exercice on souhaite montrer que SABDC est une pyramide à base ABDC trapézoïdale de sommet S, afin de calculer son volume.

    A B C D S

    1. Montrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.
      1. Montrer que les points A, B, C et D sont coplanaires.
      2. Montrer que le quadrilatère ABDC est un trapèze de bases [AB] et [CD].

        On rappelle qu'un trapèze est un quadrilatère ayant deux côtés opposés parallèles appelés bases.
      1. Démontrer que le vecteur \vect{n}(2~;~1~;~2) est un vecteur normal au plan (ABC).
      2. En déduire une équation cartésienne du plan (ABC).
      3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta passant par le point S et orthogonale au plan (ABC).
      4. On note I le point d'intersection de la droite \Delta et du plan (ABC).

        Montrer que le point I a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83~\right), puis montrer que \mathrm{SI} = 2 \text{cm}.
      1. Vérifier que le projeté orthogonal H du point B sur la droite (CD) a pour coordonnées H(3~;~3~;~-1) et montrer que HB = 3\sqrt 2 cm.
      2. Calculer la valeur exacte de l'aire du trapèze ABDC.

        On rappelle que l'aire d'un trapèze est donnée par la formule \mathcal{A} = \dfrac{b + B}{2} \times h

        b et B sont les longueurs des bases du trapèze et h sa hauteur.
    2. Déterminer le volume de la pyramide SABDC.

      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

      V = \dfrac13 \times aire de la base \times hauteur
    Voir la correction

    1.Dans un repère orthonormé (unité 1 cm), on donne A(3 ; -1 ; 1), B(4 ; -1 ; 0), C(0 ; 3 ; 2), D(4 ; 3 ; -2) et S(2 ; 1 ; 4). Montrer que A, B, C ne sont pas alignés.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-3 \\ 4 \\ 1\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires (les premières coordonnées donneraient un rapport -3, mais 0\times(-3)\neq4) : A, B, C ne sont pas alignés.

    2.aMontrer que les points A, B, C et D sont coplanaires.

    \overrightarrow{CD}\begin{pmatrix}4 \\ 0 \\ -4\end{pmatrix} vérifie \overrightarrow{CD} = 4\overrightarrow{AB} : c'est une combinaison linéaire de vecteurs du plan (ABC).
    Le point C appartenant au plan (ABC), D y appartient aussi : les quatre points sont coplanaires.

    2.bMontrer que le quadrilatère ABDC est un trapèze de bases [AB] et [CD].

    \overrightarrow{CD} = 4\overrightarrow{AB} montre que (AB) et (CD) sont strictement parallèles (C n'est pas sur (AB)) : ABDC est un quadrilatère plan non croisé dont deux côtés opposés sont parallèles, c'est-à-dire un trapèze de bases [AB] et [CD].

    3.aDémontrer que le vecteur \overrightarrow{n}(2~;~1~;~2) est un vecteur normal au plan (ABC).

    \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2+0-2 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= -6+4+2 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan, donc normal à (ABC).

    3.bEn déduire une équation cartésienne du plan (ABC).

    (ABC) a une équation de la forme 2x+y+2z+d=0 ; A(3 ; -1 ; 1) y appartient : \begin{aligned}6-1+2+d = 0 &\iff d = -7 \end{aligned} D'où 2x+y+2z-7=0.

    3.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta passant par S et orthogonale au plan (ABC).

    \Delta est dirigée par \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix} et passe par S(2 ; 1 ; 4) : x=2+2t, y=1+t, z=4+2t, avec t\in\mathbb{R}.

    3.dMontrer que le point I d'intersection de \Delta et (ABC) a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right), puis que SI = 2 cm.

    En substituant dans l'équation du plan : \begin{aligned}2(2+2t)+(1+t)+2(4+2t)-7 = 9t+6 = 0 &\iff t = -\dfrac23 \end{aligned}
    D'où I\left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right), et SI = \sqrt{\left(\dfrac43\right)^2+\left(\dfrac23\right)^2+\left(\dfrac43\right)^2} = \sqrt{\dfrac{36}{9}} = 2 cm.

    4.aVérifier que le projeté orthogonal H de B sur la droite (CD) a pour coordonnées H(3 ; 3 ; -1), et montrer que HB =3\sqrt2 cm.

    \overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ 4 \\ -1\end{pmatrix} vérifie \begin{aligned}\overrightarrow{CD}\cdot\overrightarrow{BH} &= -4+0+4 \\ &= 0\end{aligned} (BH) est orthogonale à (CD).
    \overrightarrow{CH}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -3\end{pmatrix} = \dfrac34\overrightarrow{CD} : H est bien sur la droite (CD). H est donc le projeté orthogonal de B sur (CD).
    \begin{aligned}HB &= \sqrt{1+16+1} \\ &= \sqrt{18} \\ &= 3\sqrt2\end{aligned} cm.

    4.bCalculer la valeur exacte de l'aire du trapèze ABDC.

    \begin{aligned}AB &= \sqrt{1+0+1} \\ &= \sqrt2\end{aligned} et \begin{aligned}CD &= 4AB \\ &= 4\sqrt2\end{aligned} (bases du trapèze), la hauteur étant HB = 3\sqrt2.
    \mathcal{A} = \dfrac{\sqrt2+4\sqrt2}{2}\times3\sqrt2 = \dfrac{5\sqrt2}{2}\times3\sqrt2 = 15 cm^{2}.

    5.Déterminer le volume de la pyramide SABDC.

    V = \dfrac13\times\mathcal{A}_{ABDC}\times SI = \dfrac13\times15\times2 = 10 cm^{3}.

    Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse puis justifier la réponse donnée.

    Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

    1. Affirmation 1 : Toute suite décroissante et minorée par 0 converge vers 0.
    2. On considère une suite \left(u_n\right) définie sur \N telle que, pour tout entier n,on a \linebreak u_n \leqslant\quad \dfrac{-9^n + 3^n}{7^n}.

      Affirmation 2 : \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =- \infty.
    3. On considère la fonction suivante écrite en langage Python:
      1 \blacktriangledowndef terme(N):
      2U =1
      3 \blacktriangledownfor i in range(N) :
      4U=U+i
      5return U


      Affirmation 3 : terme(4) renvoie la valeur 7.
    4. Lors d'un concours, le gagnant a le choix entre deux prix :

      • Prix A : il reçoit 1000 euros par jour pendant 15 jours ;
      • Prix B : il reçoit 1 euro le 1er jour, 2 euros le 2e jour, 4 euros le 3e jour et pendant 15 jours la somme reçue double chaque jour.


      Affirmation 4 : La valeur du prix A est plus élevée que la valeur du prix B.
    5. On considère la suite \left(v_n\right) définie pour tout entier n \geqslant 1 par v_n = \displaystyle\int_1^n \ln x\:\text{d}x.

      Affirmation 5 : La suite \left(v_n\right) est croissante.
    Voir la correction

    Affirmation 1. Toute suite décroissante et minorée par 0 converge vers 0. Vraie ou fausse ?

    Une telle suite converge vers une limite \ell\geqslant0, mais pas nécessairement 0 : par exemple, la suite u_n = 1+\dfrac1n est décroissante, minorée par 0, et converge vers 1. L'affirmation est fausse.

    Affirmation 2. Si, pour tout entier n, u_n\leqslant\dfrac{-9^n+3^n}{7^n}, alors \lim u_n = -\infty. Vraie ou fausse ?

    \dfrac{-9^n+3^n}{7^n} = -\left(\dfrac97\right)^n\left(1-\left(\dfrac13\right)^n\right) ; comme \left(\dfrac97\right)^n\to+\infty et 1-\left(\dfrac13\right)^n\to1, le majorant tend vers -\infty.
    Par comparaison, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = -\infty. L'affirmation est vraie.

    Affirmation 3. La fonction Python terme(N) initialise U=1 puis effectue U=U+i pour i dans range(N). L'appel terme(4) renvoie 7. Vraie ou fausse ?

    Les valeurs successives de U sont : 1+0=1, puis 1+1=2, puis 2+2=4, puis 4+3=7. L'affirmation est vraie.

    Affirmation 4. Prix A : 1 000 € par jour pendant 15 jours. Prix B : 1 € le 1er jour, la somme double chaque jour pendant 15 jours. Le prix A vaut plus que le prix B. Vraie ou fausse ?

    Prix A : 1\,000\times15 = 15\,000 €.
    Prix B : somme des 15 premiers termes de la suite géométrique de premier terme 1 et de raison 2, soit \begin{aligned}\dfrac{1-2^{15}}{1-2} &= 2^{15}-1 \\ &= 32\,767\end{aligned} €.
    32\,767 > 15\,000 : l'affirmation est fausse, le prix B est nettement plus avantageux.

    Affirmation 5. La suite \displaystyle v_n = \displaystyle\int\limits_1^{n}\ln(x)\,\mathrm{d}x (pour n\geqslant1) est croissante. Vraie ou fausse ?

    Par la relation de Chasles : \displaystyle v_{n+1}-v_n = \displaystyle\int\limits_n^{n+1}\ln(x)\,\mathrm{d}x.
    Sur [n~;~n+1]\subset[1~;~+\infty[, \ln(x)\geqslant0 : cette intégrale est positive, donc v_{n+1}\geqslant v_n. L'affirmation est vraie.

    Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace, on considère le plan (P) d'équation: (P) :\quad 2x + 2y - 3z + 1 = 0.

    On considère les trois points A, B et C de coordonnées:

    A(1 ; 0 ; 1) , B(2~;~- 1~;~1) et C( - 4~;~- 6~;~5) .

    Le but de cet exercice est d'étudier le rapport des aires entre un triangle et son projeté orthogonal dans un plan.

    Partie A

    1. Pour chacun des points A, B et C, vérifier s'il appartient au plan (P).
    2. Montrer que le point C'(0~;~- 2~;~- 1) est le projeté orthogonal du point C sur le plan (P).
    3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).
    4. On admet l'existence d'un unique point H vérifiant les deux conditions

      \left\{\begin{array}{l} \text{H} \in \text{(AB)}\\ \text{(AB) et (HC) sont orthogonales}. \end{array}\right.

      Déterminer les coordonnées du point H.

      A B C C ( P )

    Partie B

    On admet que les coordonnées du vecteur \vect{\text{HC}} sont : \vect{\text{HC}}\begin{pmatrix}- \frac{11}{2}\\- \frac{11}{2}\\4\end{pmatrix}.

    1. Calculer la valeur exacte de \left\|\vect{\text{HC}}\right\|.
    2. Soit S l'aire du triangle ABC. Déterminer la valeur exacte de S.

    Partie C

    On admet que HC'= \sqrt{\dfrac{17}{2}}.

    1. Soit \alpha = \widehat{\text{CHC}'}. Déterminer la valeur de \cos(\alpha).
      1. Montrer que les droites (C'H) et (AB) sont perpendiculaires.
      2. Calculer S' l'aire du triangle ABC', on donnera la valeur exacte.
      3. Donner une relation entre S,\: S' et \cos (\alpha).
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Dans un repère orthonormé, (P) : 2x+2y-3z+1=0, et A(1 ; 0 ; 1), B(2 ; -1 ; 1), C(-4 ; -6 ; 5). Vérifier pour chaque point s'il appartient à (P).

    A : 2+0-3+1 = 0 : A appartient à (P). B : 4-2-3+1 = 0 : B appartient à (P).
    C : \begin{aligned}-8-12-15+1 &= -34 \\ &\neq 0\end{aligned} C n'appartient pas à (P).

    PartieA ; 2. Montrer que C′(0 ; -2 ; -1) est le projeté orthogonal de C sur le plan (P).

    \overrightarrow{CC'}\begin{pmatrix}4 \\ 4 \\ -6\end{pmatrix} = 2\overrightarrow{n}, où \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ -3\end{pmatrix} est normal à (P) : la droite (CC′) est orthogonale à (P).
    C′ vérifie l'équation de (P) : 0-4+3+1 = 0. ✓ C′ est donc bien le projeté orthogonal de C sur (P).

    PartieA ; 3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} dirige la droite passant par A : x=1+t, y=-t, z=1, avec t\in\mathbb{R}.

    PartieA ; 4. Déterminer les coordonnées du point H de (AB) tel que (AB) et (HC) soient orthogonales.

    Pour le point de paramètre t : \overrightarrow{CH}\begin{pmatrix}5+t \\ 6-t \\ -4\end{pmatrix}, et \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{CH} &= (5+t)-(6-t) \\ &= 2t-1\end{aligned}
    L'orthogonalité impose 2t-1=0, soit t=\dfrac12 : H(1{,}5~;~-0{,}5~;~1) (c'est le milieu de [AB]).

    PartieB ; 1. On admet \overrightarrow{HC}\begin{pmatrix}-\dfrac{11}{2} \\ -\dfrac{11}{2} \\ 4\end{pmatrix}. Calculer la valeur exacte de \|\overrightarrow{HC}\|.

    \begin{aligned}\|\overrightarrow{HC}\| &= \sqrt{\dfrac{121}{4}+\dfrac{121}{4}+16} \\ &= \sqrt{\dfrac{153}{2}}\end{aligned}

    PartieB ; 2. Déterminer la valeur exacte de l'aire S du triangle ABC.

    H est le pied de la hauteur issue de C : \begin{aligned}S &= \dfrac{AB\times HC}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt2\times\sqrt{\dfrac{153}{2}}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{153}}{2}\end{aligned}

    PartieC ; 1. On admet HC′ =\sqrt{\dfrac{17}{2}}. Soit \alpha = \widehat{CHC'}. Déterminer \cos(\alpha).

    (CC′) est orthogonale à (P), donc à (C′H) : le triangle CHC′ est rectangle en C′.
    \begin{aligned}\cos(\alpha) &= \dfrac{HC'}{HC} \\ &= \dfrac{\sqrt{\dfrac{17}{2}}}{\sqrt{\dfrac{153}{2}}} \\ &= \sqrt{\dfrac{17}{153}} \\ &= \sqrt{\dfrac19} \\ &= \dfrac13\end{aligned}

    PartieC ; 2.a Montrer que les droites (C′H) et (AB) sont perpendiculaires.

    (CH) est orthogonale à (AB) (définition de H), et (CC′), orthogonale au plan (P), est orthogonale à (AB) qui y est incluse.
    (AB) est donc orthogonale à deux droites sécantes du plan (CC′H), donc à ce plan tout entier, et en particulier à (C′H). Ces deux droites étant sécantes en H : elles sont perpendiculaires.

    PartieC ; 2.b Calculer S', l'aire du triangle ABC′ (valeur exacte).

    [C′H] est la hauteur issue de C′ relative à la base [AB] : S' = \dfrac{AB\times C'H}{2} = \dfrac{\sqrt2\times\sqrt{\dfrac{17}{2}}}{2} = \dfrac{\sqrt{17}}{2}.

    PartieC ; 2.c Donner une relation entre S, S' et \cos(\alpha).

    \begin{aligned}\dfrac{S'}{S} &= \dfrac{C'H}{CH} \\ &= \cos(\alpha)\end{aligned} autrement dit S' = S\cos(\alpha) : l'aire du triangle projeté est celle du triangle initial multipliée par le cosinus de l'angle entre les deux plans.

    Bac Terminale 2024 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ par

    f(x) = \dfrac{\e^x}{x - 1}.

    On admet que la fonction f est dérivable sur l'intervalle ]-\infty~;~1[ .

    On appelle \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère.

      1. Déterminer la limite de la fonction f en 1.
      2. En déduire une interprétation graphique.
    1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
      1. Montrer que pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[ , on a f'(x) = \dfrac{(x - 2)\e^x}{(x - 1)^2}.
      2. Dresser, en justifiant, le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
    2. On admet que pour tout réel x de l'intervalle ]]-\infty~;~1[, on a

      f''(x) = \dfrac{\left(x^2 -4x + 5\right)\e^x}{(x - 1)^3}.

      1. Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
      2. Déterminer l'équation réduite de la tangente T à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.
      3. En déduire que, pour tout réel x de l'intervalle ]-\infty~;~1[, on a :

        \e^x \geqslant\quad (-2x - 1)(x-1).
      1. Justifier que l'équation f(x) = -2 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]-\infty~;~1[.
      2. À l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.
    Voir la correction

    1.aSoit f(x) = \dfrac{e^x}{x-1} sur ]-\infty~;~1[. Déterminer la limite de f en 1.

    e^x\to e>0 et x-1\to0^- (négatif sur l'intervalle) : par quotient, \lim\limits_{x\to1^-}f(x) = -\infty.

    1.bEn déduire une interprétation graphique.

    La courbe \mathcal{C} admet la droite d'équation x=1 comme asymptote verticale.

    2.Déterminer la limite de f en -\infty.

    e^x\to0 et x-1\to-\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}f(x) = 0 ; la droite y=0 est asymptote horizontale en -\infty.

    3.aMontrer que f'(x) = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

    f'(x) = \dfrac{e^x(x-1)-e^x}{(x-1)^2} = \dfrac{(x-2)e^x}{(x-1)^2}.

    3.bDresser, en justifiant, le tableau de variations de f sur ]-\infty~;~1[.

    e^x>0 et (x-1)^2>0 : f'(x) est du signe de x-2, strictement négatif sur ]-\infty~;~1[. f est strictement décroissante, de 0 (limite en -\infty) vers -\infty (limite en 1).

    4.aOn admet f''(x) = \dfrac{(x^2-4x+5)e^x}{(x-1)^3}. Étudier la convexité de f sur ]-\infty~;~1[.

    x^2-4x+5 = (x-2)^2+1 > 0 pour tout réel x, et e^x>0 ; sur ]-\infty~;~1[, (x-1)^3<0.
    f''(x)<0 sur tout l'intervalle : f est concave sur ]-\infty~;~1[.

    4.bDéterminer l'équation réduite de la tangente T à \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

    f(0) = -1 et f'(0) = \dfrac{-2\times1}{1} = -2 : T : y = -2x-1.

    4.cEn déduire que, pour tout x de ]-\infty~;~1[, e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

    f étant concave, sa courbe est sous ses tangentes : f(x)\leqslant-2x-1, soit \dfrac{e^x}{x-1}\leqslant-2x-1.
    En multipliant par x-1<0 (le sens change) : e^x \geqslant (-2x-1)(x-1).

    5.aJustifier que l'équation f(x)=-2 admet une unique solution \alpha sur ]-\infty~;~1[.

    f est continue et strictement décroissante sur ]-\infty~;~1[, et -2 est compris entre \lim\limits_{-\infty}f = 0 et \lim\limits_{1}f = -\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha.

    5.bÀ l'aide de la calculatrice, déterminer un encadrement de \alpha d'amplitude 10^{-2}.

    f(0{,}31)\approx-1{,}98>-2 et f(0{,}32)\approx-2{,}03<-2 : {0{,}31<\alpha<0{,}32}.

    Bac Terminale 2024 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Le cube ABCDEFGH a pour arête 1 cm.

    Le point I est le milieu du segment [AB] et le point J est le milieu du segment [CG].

    A B C D E F G H I J

    On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~~\vect{\text{AE}}\right).

    1. Donner les coordonnées des points I et J.
    2. Montrer que le vecteur \vect{\text{EJ}} est normal au plan (FHI).
    3. Montrer qu'une équation cartésienne du plan (FHI) est - 2x - 2y + z + 1 = 0.
    4. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EJ).
      1. On note K le projeté orthogonal du point E sur le plan (FHI). Calculer ses coordonnées.
      2. Montrer que le volume de la pyramide EFHI est \dfrac16 cm^3.

        On pourra utiliser le point { L}, milieu du segment { [EF]}. On admet que ce point est le projeté orthogonal du point { I} sur le plan (EFH).
      3. Déduire des deux questions précédentes l'aire du triangle FHI.
    Voir la correction

    1.ABCDEFGH est un cube d'arête 1 cm ; I est le milieu de [AB], J le milieu de [CG]. Dans le repère (A~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}), donner les coordonnées de I et J.

    I\left(\dfrac12~;~0~;~0\right) et J\left(1~;~1~;~\dfrac12\right).

    2.Montrer que le vecteur \overrightarrow{EJ} est normal au plan (FHI).

    \overrightarrow{EJ}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -\dfrac{1}{2}\end{pmatrix}, \overrightarrow{FH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{FI}\begin{pmatrix}-\dfrac{1}{2} \\ 0 \\ -1\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{EJ}\cdot\overrightarrow{FH} &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{EJ}\cdot\overrightarrow{FI} &= -\dfrac12+0+\dfrac12 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{EJ} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan, donc normal à (FHI).

    3.Montrer qu'une équation cartésienne du plan (FHI) est -2x-2y+z+1=0.

    -2\overrightarrow{EJ}\begin{pmatrix}-2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} est aussi normal au plan : l'équation est de la forme -2x-2y+z+d=0 ; F(1 ; 0 ; 1) donne \begin{aligned}-2+1+d = 0 &\iff d = 1 \end{aligned} D'où -2x-2y+z+1=0.

    4.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EJ).

    (EJ) passe par E(0 ; 0 ; 1) et est dirigée par \overrightarrow{EJ} : x=t, y=t, z=1-\dfrac12t, avec t\in\mathbb{R}.

    5.aOn note K le projeté orthogonal de E sur le plan (FHI). Calculer ses coordonnées.

    En substituant dans l'équation du plan : \begin{aligned}-2t-2t+1-\dfrac12t+1 = 0 &\iff -\dfrac92t = -2 \\ &\iff t = \dfrac49 \end{aligned}
    D'où K\left(\dfrac49~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right).

    5.bMontrer que le volume de la pyramide EFHI est \dfrac16 cm^{3} (on utilisera L, milieu de [EF], projeté orthogonal de I sur (EFH)).

    Avec le triangle EFH comme base : EFH est rectangle en E, d'aire \dfrac{1\times1}{2} = \dfrac12.
    La hauteur correspondante est IL, avec L\left(\dfrac12~;~0~;~1\right) : \begin{aligned}IL &= \sqrt{0+0+1} \\ &= 1\end{aligned}
    \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac12\times1 \\ &= \dfrac16\end{aligned} cm^{3}.

    5.cDéduire des deux questions précédentes l'aire du triangle FHI.

    En reprenant le volume avec FHI comme base et EK comme hauteur : \begin{aligned}EK &= \sqrt{\dfrac{16}{81}+\dfrac{16}{81}+\dfrac{4}{81}} \\ &= \dfrac69 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
    \dfrac16 = \dfrac13\times\mathcal{A}_{FHI}\times\dfrac23 donne \mathcal{A}_{FHI} = \dfrac34 cm^{2}.

    Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    1. On considère la fonction f définie sur \R par : f(x)=5 x \e^{-x}.
      On note C_{f} la courbe représentative de f dans un repère orthonormé.


      Affirmation 1 :
      L'axe des abscisses est une asymptote horizontale à la courbe C_{f}.


      Affirmation 2 :
      La fonction f est solution sur \R de l'équation différentielle (E) : y'+y=5 \e^{-x}.
    2. On considère les suites \left(u_{n}\right), \left(v_{n}\right) et \left(w_{n}\right), telles que, pour tout entier naturel n : {u_{n} \leqslant v_{n} \leqslant w_{n}.} De plus, la suite \left(u_{n}\right) converge vers -1 et la suite \left(w_{n}\right) converge vers 1 .


      Affirmation 3 :
      La suite \left(v_{n}\right) converge vers un nombre réel \ell appartenant à l'intervalle [-1 ; 1].

      On suppose de plus que la suite \left(u_{n}\right) est croissante et que la suite \left(w_{n}\right) est décroissante.


      Affirmation 4 :
      Pour tout entier naturel n, on a alors : {u_{0} \leqslant v_{n} \leqslant w_{0}}.

    Voir la correction

    Affirmation 1. Soit f(x) = 5xe^{-x} sur \mathbb{R}. L'axe des abscisses est asymptote horizontale à la courbe C_f. Vraie ou fausse ?

    Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x}{e^x} = 0, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = 0 : l'axe des abscisses est asymptote horizontale au voisinage de +\infty. L'affirmation est vraie.

    Affirmation 2. La fonction f est solution sur \mathbb{R} de l'équation différentielle (E) : y'+y = 5e^{-x}. Vraie ou fausse ?

    f'(x) = 5e^{-x}-5xe^{-x} = 5e^{-x}(1-x), donc f'(x)+f(x) = 5e^{-x}(1-x)+5xe^{-x} = 5e^{-x}. L'affirmation est vraie.

    Affirmation 3. Si {u_n\leqslant v_n\leqslant w_n} pour tout n, avec (u_n) convergeant vers -1 et (w_n) vers 1, alors (v_n) converge vers un réel de [-1~;~1]. Vraie ou fausse ?

    Rien ne garantit la convergence de (v_n) : par exemple u_n = -1-\dfrac1n, v_n = (-1)^n et w_n = 1+\dfrac1n vérifient l'encadrement, mais (v_n) diverge.
    L'affirmation est fausse.

    Affirmation 4. Si de plus (u_n) est croissante et (w_n) décroissante, alors pour tout n, {u_0\leqslant v_n\leqslant w_0}. Vraie ou fausse ?

    Par croissance de (u_n) : {u_0\leqslant u_n\leqslant v_n} ; par décroissance de (w_n) : {v_n\leqslant w_n\leqslant w_0}. L'affirmation est vraie.

    Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère les points A(5~;~5~;~0), B(0~;~5~;~0), C(0~;~0~;~10) et D\left(0~;~0 ~;~-\dfrac{5}{2}\right).

    A C B H i j k D O

      1. Montrer que \vect{n_{1}}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (CAD).
      2. En déduire que le plan (CAD) a pour équation cartésienne : x-y=0.
    1. On considère la droite \mathcal{D} de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l c l}x&=&\phantom{5 -}\dfrac{5}{2} t \\ y&=&5-\dfrac{5}{2} t \\ z&=&0\end{array}\right.t \in \R.

      1. On admet que la droite \mathcal{D} et le plan (CAD) sont sécants en un point H. Justifier que les coordonnées de H sont \left(\dfrac{5}{2}~;~\dfrac{5}{2}~;~0\right).
      2. Démontrer que le point H est le projeté orthogonal de B sur le plan (CAD).
      1. Démontrer que le triangle ABH est rectangle en H.
      2. En déduire que l'aire du triangle ABH est égale à \dfrac{25}{4}.
      1. Démontrer que (CO) est la hauteur du tétraèdre ABCH issue de C.
      2. En déduire le volume du tétraèdre ABCH.

        On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par : V=\dfrac{1}{3} \mathcal{B }h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
    2. On admet que le triangle ABC est rectangle en B. Déduire des questions précédentes la distance du point H au plan (ABC).
    Voir la correction

    1.aDans un repère orthonormé, on donne A(5 ; 5 ; 0), B(0 ; 5 ; 0), C(0 ; 0 ; 10) et D(0 ; 0 ; -\dfrac{5}{2}). Montrer que \overrightarrow{n_1}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix} est normal au plan (CAD).

    \overrightarrow{CA}\begin{pmatrix}5 \\ 5 \\ -10\end{pmatrix} et \overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ \dfrac{25}{2}\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires ; \begin{aligned}\overrightarrow{n_1}\cdot\overrightarrow{CA} &= 5-5+0 \\ &= 0\end{aligned} et \overrightarrow{n_1}\cdot\overrightarrow{DC} = 0 : \overrightarrow{n_1} est normal au plan (CAD).

    1.bEn déduire que le plan (CAD) a pour équation cartésienne x-y=0.

    L'équation est de la forme x-y+d=0 ; C(0 ; 0 ; 10) donne \begin{aligned}0-0+d = 0 &\iff d = 0 \end{aligned} D'où x-y=0.

    2.aLa droite \mathcal{D} a pour représentation paramétrique x=\dfrac52t, y=5-\dfrac52t, z=0. Justifier que son intersection H avec (CAD) a pour coordonnées \left(\dfrac52~;~\dfrac52~;~0\right).

    En substituant : \begin{aligned}\dfrac52t-\left(5-\dfrac52t\right) = 0 &\iff 5t = 5 \\ &\iff t = 1 \end{aligned} d'où H\left(\dfrac52~;~\dfrac52~;~0\right).

    2.bDémontrer que H est le projeté orthogonal de B sur le plan (CAD).

    Pour t=0, \mathcal{D} passe par (0 ; 5 ; 0) = B, et son vecteur directeur \begin{pmatrix}\dfrac{5}{2} \\ -\dfrac{5}{2} \\ 0\end{pmatrix} = \dfrac52\overrightarrow{n_1} est normal au plan (CAD).
    \mathcal{D} est donc la droite orthogonale à (CAD) passant par B, et H son point d'intersection avec le plan : H est le projeté orthogonal de B sur (CAD).

    3.aDémontrer que le triangle ABH est rectangle en H.

    \overrightarrow{HA}\begin{pmatrix}\dfrac{5}{2} \\ \dfrac{5}{2} \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{HB} = -\dfrac52\overrightarrow{n_1} vérifient \begin{aligned}\overrightarrow{n_1}\cdot\overrightarrow{HA} &= \dfrac52-\dfrac52 \\ &= 0\end{aligned} Les droites (BH) et (HA) sont perpendiculaires, le triangle ABH est rectangle en H.

    3.bEn déduire que l'aire du triangle ABH est égale à \dfrac{25}{4}.

    \begin{aligned}BH &= HA \\ &= \sqrt{\dfrac{25}{4}+\dfrac{25}{4}} \\ &= \dfrac{5\sqrt2}{2}\end{aligned} donc \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{BH\times HA}{2} \\ &= \dfrac12\times\dfrac{50}{4} \\ &= \dfrac{25}{4}\end{aligned}

    4.aDémontrer que (CO) est la hauteur du tétraèdre ABCH issue de C.

    A, B, H ont une cote nulle : ils sont dans le plan z=0 ; C est sur l'axe (O~;~\overrightarrow{k}), perpendiculaire à ce plan. (CO) est donc la hauteur issue de C.

    4.bEn déduire le volume du tétraèdre ABCH.

    CO = 10, donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac{25}{4}\times10 \\ &= \dfrac{125}{6}\end{aligned}

    5.On admet que le triangle ABC est rectangle en B. En déduire la distance du point H au plan (ABC).

    BA = 5 et \begin{aligned}BC &= \sqrt{25+100} \\ &= 5\sqrt5\end{aligned} donc \begin{aligned}\mathcal{A}(ABC) &= \dfrac{5\times5\sqrt5}{2} \\ &= \dfrac{25\sqrt5}{2}\end{aligned}
    En égalant les deux expressions du volume : \dfrac{125}{6} = \dfrac13\times\dfrac{25\sqrt5}{2}\times d, d'où \begin{aligned}d &= \dfrac{125}{6}\times\dfrac{6}{25\sqrt5} \\ &= \dfrac{5}{\sqrt5} \\ &= \sqrt5\end{aligned}

    Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]-2 ~;~+\infty[. On note \mathcal{C}_{f} sa courbe représentative dans un repère orthogonal du plan, f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

    On a tracé ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f} et sa tangente T au point B d'abscisse -1.

    On précise que la droite T passe par le point A(0 ~;~ -1).

    0 . 2 1 0 . 5 1 0 A B C f T

    Partie A : exploitation du graphique.

    À l'aide du graphique, répondre aux questions ci-dessous.

    1. Préciser f(-1) et f'(-1).
    2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ? Justifier.
    3. Conjecturer le nombre de solutions de l'équation f(x) = 0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près d'une solution.

    Partie B : étude de la fonction f

    On considère que la fonction f est définie sur ]-2 ~;~+\infty[ par :

    f(x) = x^{2}+ 2x - 1 + \ln (x + 2), où ln désigne la fonction logarithme népérien.

    1. Déterminer par le calcul la limite de la fonction f en -2. Interpréter graphiquement ce résultat.

      On admet que \lim\limits_{x\quad \to +\infty} f(x)=+\infty.
    2. Montrer que pour tout x>-2,\quad f'(x)=\dfrac{2 x^{2}+6 x+5}{x+2}.
    3. Étudier les variations de la fonction f sur ]-2 ~;~+\infty[ puis dresser son tableau de variations complet.
    4. Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]-2 ~;~+\infty[ et donner une valeur arrondie de \alpha à 10^{-2} près.
    5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~ +\infty[.
    6. Montrer que \mathcal{C}_{f} admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

    Partie C : une distance minimale.

    Soit g la fonction définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par g(x)=\ln (x+2).

    On note \mathcal{C}_{g} sa courbe représentative dans un repère orthonormé (\mathrm{0} ~;~\quad \mathrm{I}~,~ \mathrm{J}), représentée ci-après.

    Soit M un point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse x.

    Le but de cette partie est de déterminer pour quelle valeur de x la distance \mathrm{J}M est minimale.

    On considère la fonction h définie sur ]-2 ~;~ +\infty[ par h(x)=\mathrm{J}M^{2}.

    0 . 2 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 0 . 2 0 . 4 0 . 6 0 . 8 1 O I J M x C g

    1. Justifier que pour tout x>-2, on a : h(x)=x^{2}+[\ln (x+2)-1]^{2}.
    2. On admet que la fonction h est dérivable sur ]-2 ~;~ +\infty[ et on note h' sa fonction dérivée.

      On admet également que pour tout réel x>-2,

      h'(x)=\dfrac{2 f(x)}{x+2}

      f est la fonction étudiée en partie B.

      1. Dresser le tableau de variations de h sur ]-2 ~;~ +\infty[.

        Les limites ne sont pas demandées.
      2. En déduire que la valeur de x pour laquelle la distance \mathrm{J}M est minimale est \alpha\alpha est le nombre réel défini à la question 4. de la partie B.
    3. On notera M_{\alpha} le point de \mathcal{C}_{g} d'abscisse \alpha.

      1. Montrer que \ln (\alpha+2)=1-2 \alpha-\alpha^{2}.
      2. En déduire que la tangente à \mathcal{C}_{g} au point M_{\alpha} et la droite \left(\mathrm{J}M_{\alpha}\right) sont perpendiculaires.

        On pourra utiliser le fait que, dans un repère orthonormé, deux droites sont perpendiculaires lorsque le produit de leurs coefficients directeurs est égal à -1.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. La courbe \mathcal{C}_f passe par B(-1 ; -2), où sa tangente T passe aussi par A(0 ; -1). Préciser f(-1) et f'(-1).

    f(-1) = -2 (ordonnée de B), et f'(-1) est le coefficient directeur de T = (AB) : \dfrac{-1-(-2)}{0-(-1)} = 1.

    PartieA ; 2. La fonction f est-elle convexe sur son ensemble de définition ?

    Non : la courbe passe en dessous de sa tangente T pour les abscisses proches de -2, ce qui est impossible pour une fonction convexe. Elle semble concave puis convexe, avec un point d'inflexion vers x\approx-1{,}4.

    PartieA ; 3. Conjecturer le nombre de solutions de f(x)=0 et donner une valeur arrondie à 10^{-1} près.

    La courbe ne coupe l'axe des abscisses qu'une seule fois, vers x\approx 0,1.

    PartieB ; 1. On considère f(x) = x^2+2x-1+\ln(x+2) sur ]-2~;~+\infty[. Déterminer la limite de f en -2 et interpréter.

    x^2+2x-1\to-1 et \ln(x+2)\to-\infty : \lim\limits_{x\to-2}f(x) = -\infty. La droite x=-2 est asymptote verticale à \mathcal{C}_f.

    PartieB ; 2. Montrer que, pour tout x>-2, f'(x) = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

    f'(x) = 2x+2+\dfrac{1}{x+2} = \dfrac{(2x+2)(x+2)+1}{x+2} = \dfrac{2x^2+6x+5}{x+2}.

    PartieB ; 3. Étudier les variations de f et dresser son tableau de variations complet.

    Le numérateur 2x^2+6x+5 a pour discriminant \Delta = 36-40 = -4<0 : il est strictement positif pour tout x ; le dénominateur x+2 est positif sur l'intervalle.
    f'(x)>0 : f est strictement croissante sur ]-2~;~+\infty[, de -\infty à +\infty.

    PartieB ; 4. Montrer que f(x)=0 admet une unique solution \alpha, et donner une valeur arrondie à 10^{-2} près.

    f est continue, strictement croissante, de -\infty à +\infty : par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation admet une unique solution \alpha. Par balayage : \alpha\approx0{,}12.

    PartieB ; 5. En déduire le signe de f(x) sur ]-2~;~+\infty[.

    f(x)<0 sur ]-2~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)>0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

    PartieB ; 6. Montrer que \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion et déterminer son abscisse.

    f''(x) = \dfrac{(4x+6)(x+2)-(2x^2+6x+5)}{(x+2)^2} = \dfrac{2x^2+8x+7}{(x+2)^2}, du signe du numérateur.
    Le trinôme 2x^2+8x+7 a pour discriminant \Delta = 64-56 = 8>0, avec pour racines -2\pm\dfrac{\sqrt2}{2} ; seule -2+\dfrac{\sqrt2}{2} appartient à l'intervalle.
    f'' s'y annule en changeant de signe : l'unique point d'inflexion a pour abscisse -2+\dfrac{\sqrt2}{2}\approx-1{,}29.

    PartieC ; 1. Soit g(x) = \ln(x+2), J(0 ; 1) et M le point de \mathcal{C}_g d'abscisse x. Justifier que \begin{aligned}h(x) &= JM^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned}

    \begin{aligned}JM^2 &= (x-0)^2+\big(g(x)-1\big)^2 \\ &= x^2+[\ln(x+2)-1]^2\end{aligned} (repère orthonormé).

    PartieC ; 2.a On admet h'(x) = \dfrac{2f(x)}{x+2}. Dresser le tableau de variations de h.

    \dfrac{2}{x+2}>0 sur l'intervalle : h'(x) est du signe de f(x). h décroît sur ]-2~;~\alpha] puis croît sur [\alpha~;~+\infty[, avec un minimum en \alpha.

    PartieC ; 2.b En déduire que la distance JM est minimale pour x=\alpha.

    La distance JM est minimale lorsque son carré h(x) est minimal (croissance de la racine carrée), c'est-à-dire pour x=\alpha.

    PartieC ; 3.a Montrer que \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2.

    \begin{aligned}f(\alpha) = 0 &\iff \alpha^2+2\alpha-1+\ln(\alpha+2) = 0 \\ &\iff \ln(\alpha+2) = 1-2\alpha-\alpha^2 \end{aligned}

    PartieC ; 3.b En déduire que la tangente à \mathcal{C}_g en M_\alpha et la droite (JM_\alpha) sont perpendiculaires.

    La tangente a pour coefficient directeur g'(\alpha) = \dfrac{1}{\alpha+2} ; la droite (JM_\alpha) a pour coefficient directeur \begin{aligned}\dfrac{\ln(\alpha+2)-1}{\alpha} &= \dfrac{-2\alpha-\alpha^2}{\alpha} \\ &= -2-\alpha\end{aligned}
    Le produit vaut \dfrac{1}{\alpha+2}\times(-2-\alpha) = -1 : les deux droites sont perpendiculaires.

    Bac Terminale 2024 : Métropole, La Réunion, Mayotte (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

    Dans l'espace muni d'un repère orthonormé, on considère les points suivants :

    A(2~;~0 ~;~0), B(0 ~;~4~;~3), C(4 ~;~4 ~;~1), D(0 ~;~0 ~;~4) et H(-1~;~1~;~2)

    Affirmation 1 : les points A, C et D définissent un plan \mathcal{P} d'équation 8 x- 5 y+ 4z - 16 = 0.

    Affirmation 2 : les points A, B, C et D sont coplanaires.

    Affirmation 3 : les droites (AC) et (BH) sont sécantes.

    On admet que le plan (ABC) a pour équation cartésienne x - y + 2z - 2 = 0.

    Affirmation 4 : le point H est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).

    Voir la correction

    Affirmation 1. Avec A(2 ; 0 ; 0), C(4 ; 4 ; 1), D(0 ; 0 ; 4) : les points A, C, D définissent un plan \mathcal{P} d'équation 8x-5y+4z-16=0. Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ 4 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ 4\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : les trois points définissent bien un plan.
    Le vecteur \begin{pmatrix}8 \\ -5 \\ 4\end{pmatrix} vérifie \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 16-20+4 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AD} &= -16+0+16 \\ &= 0\end{aligned} Il est normal au plan (ACD), et A vérifie l'équation (16-16=0).
    L'affirmation est vraie.

    Affirmation 2. Les points A, B(0 ; 4 ; 3), C, D sont coplanaires. Vraie ou fausse ?

    Pour B : \begin{aligned}8\times0-5\times4+4\times3-16 &= -24 \\ &\neq 0\end{aligned} B n'appartient pas au plan (ACD). L'affirmation est fausse.

    Affirmation 3. Les droites (AC) et (BH), avec H(-1 ; 1 ; 2), sont sécantes. Vraie ou fausse ?

    \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ 4 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ -1\end{pmatrix} ne sont pas colinéaires : les droites sont sécantes ou non coplanaires.
    La résolution du système d'intersection donne une solution unique (t=8, s=-5), correspondant au point (-8~;~-20~;~-5). L'affirmation est vraie.

    Affirmation 4. Le plan (ABC) a pour équation x-y+2z-2=0. Le point H est le projeté orthogonal de D sur (ABC). Vraie ou fausse ?

    H vérifie l'équation : -1-1+4-2 = 0. ✓
    \overrightarrow{DH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -2\end{pmatrix} = -\overrightarrow{n}\overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix} est normal au plan : (DH) est orthogonale à (ABC).
    L'affirmation est vraie : H est bien le projeté orthogonal de D sur (ABC).

    Bac Terminale 2024 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend cinq questions. Les cinq questions sont indépendantes.
    Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
    Aucune justification n'est demandée.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte, ni n'enlève aucun point.

    1. La solution f de l'équation différentielle y'=-3y+7 telle que f(0)=1 est la fonction définie sur \R par :

      A. f(x) = \e^{-3x}B. f(x) = - \dfrac43 \e^{-3x} + \dfrac73
      C. f(x) = \e^{-3x} + \dfrac73D. f(x) = - \dfrac{10}{3} \e^{-3x} - \dfrac73
    2. La courbe d'une fonction f définie sur [0~;~+\infty[ est donnée ci-dessous.

      A.P.M.E.P. 012345601234

      Un encadrement de l'intégrale I = \displaystyle\int_1^5 f(x) \:\text{d}x est :

      A. {0 \leqslant I \leqslant 4}B. {1 \leqslant I \leqslant 5}
      C. {5 \leqslant I \leqslant 10}D. {10 \leqslant I \leqslant 15}
    3. On considère la fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 \ln \left(x^2 + 4\right) .

      Alors \displaystyle\int_0^2 g'(x)\:\text{d}x vaut, à 10^{-1} près :

      A. 4,9B. 8,3
      C. 1,7D. 7,5
    4. Une professeure enseigne la spécialité mathématiques dans une classe de 31 élèves de terminale.

      Elle veut former un groupe de 5 élèves. De combien de façons différentes peut-elle former un tel groupe de 5 élèves ?

      A. 31^5B. 31\times30\times29\times28\times27
      C. 31+30+29+28+27D. \dbinom{31}{5}
    5. La professeure s'intéresse maintenant à l'autre spécialité des 31 élèves de son groupe :

      • 10 élèves ont choisi la spécialité physique-chimie ;
      • 20 élèves ont choisi la spécialité SES ;
      • 1 élève a choisi la spécialité LLCE espagnol.


      Elle veut former un groupe de 5 élèves comportant exactement 3 élèves ayant choisi la spécialité SES. De combien de façons différentes peut-elle former un tel groupe ?

      A. \displaystyle\binom{20}{3} \times \binom{11}{2}B. \displaystyle\binom{20}{3} + \binom{11}{2}
      C. \displaystyle\binom{20}{3}D. 20^3 \times 11^2
    Voir la correction

    QCM ; 1. Quelle est la fonction f, solution de y'=-3y+7 sur \mathbb{R} vérifiant f(0)=1 ? A. f(x)=e^{-3x} B. f(x)=-\dfrac43e^{-3x}+\dfrac73 C. f(x)=e^{-3x}+\dfrac73 D. f(x)=-\dfrac{10}{3}e^{-3x}-\dfrac73

    Les solutions de y'=-3y sont les fonctions x\longmapsto Ke^{-3x} (K\in\mathbb{R}) ; une solution constante \alpha de y'=-3y+7 vérifie 0=-3\alpha+7, soit \alpha=\dfrac73.
    Les solutions de y'=-3y+7 sont donc x\longmapsto Ke^{-3x}+\dfrac73. La condition f(0)=1 donne \begin{aligned}K+\dfrac73 = 1 &\iff K = -\dfrac43 \end{aligned} Réponse B.

    QCM ; 2. La courbe d'une fonction f positive sur [0~;~+\infty[ est donnée dans le sujet, quadrillée en carreaux d'aire 1. Un encadrement de \displaystyle I=\displaystyle\int\limits_1^5 f(x)\,\mathrm{d}x est proposé parmi : A. {0\leqslant I\leqslant4} B. {1\leqslant I\leqslant5} C. {5\leqslant I\leqslant10} D. {10\leqslant I\leqslant15}.

    La courbe étant positive sur [1~;~5], I est l'aire sous la courbe entre les droites x=1 et x=5 ; en comptant les carreaux du quadrillage, cette aire est comprise entre 5 et 10 unités d'aire : réponse C.

    QCM ; 3. Soit g(x)=x^2\ln(x^2+4) définie sur \mathbb{R}. Que vaut \displaystyle \displaystyle\int\limits_0^2 g'(x)\,\mathrm{d}x à 10^{-1} près ? A. 4,9 B. 8,3 C. 1,7 D. 7,5

    g est une primitive de g', donc \displaystyle \displaystyle\int\limits_0^2 g'(x)\,\mathrm{d}x = g(2)-g(0) = 4\ln(8) - 0 = 4\ln(8).
    4\ln(8) = 4\ln(2^3) = 12\ln(2) \approx 8,3 : réponse B.

    QCM ; 4. Une professeure veut former un groupe de 5 élèves parmi 31. Combien de groupes différents peut-elle former ? A. 31^5 B. 31\times30\times29\times28\times27 C. 31+30+29+28+27 D. \dbinom{31}{5}

    Un groupe est un choix de 5 élèves parmi 31 sans ordre ni répétition : le nombre de possibilités est \dbinom{31}{5} : réponse D.

    QCM ; 5. Parmi ces 31 élèves : 10 font physique-chimie, 20 font SES, 1 fait LLCE espagnol. Combien de groupes de 5 élèves comportant exactement 3 élèves de SES peut-on former ? A. \dbinom{20}{3}\times\dbinom{11}{2} B. \dbinom{20}{3}+\dbinom{11}{2} C. \dbinom{20}{3} D. 20^3\times11^2

    Il faut choisir 3 élèves parmi les 20 faisant SES, soit \dbinom{20}{3} façons, puis 2 élèves parmi les 31-20=11 élèves ne faisant pas SES, soit \dbinom{11}{2} façons ; les deux choix étant indépendants, le nombre total de groupes est \dbinom{20}{3}\times\dbinom{11}{2} : réponse A.

    Bac Terminale 2024 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Une commune décide de remplacer le traditionnel feu d'artifice du 14 juillet par un spectacle de drones lumineux.

    Pour le pilotage des drones, l'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) dont l'unité est la centaine de mètres.

    La position de chaque drone est modélisée par un point et chaque drone est envoyé d'un point de départ D de coordonnées (2~;~5~;~1).

    On souhaite former avec des drones des figures en les positionnant dans un même plan \mathcal{P}.

    Trois drones sont positionnés aux points A(-1~;~-1~;~17), B(4~;~-2~;~4) et C(1~;~-3~;~7).

    1. Justifier que les points A, B et C ne sont pas alignés.

    Dans la suite, on note \mathcal{P} le plan (ABC) et on considère le vecteur \vect{n} \begin{pmatrix}2\\-3\\1\end{pmatrix}.

      1. Justifier que \vect{n} est normal au plan (ABC).
      2. Démontrer qu'une équation cartésienne du plan \mathcal{P} est 2x - 3y + z - 18 = 0.
    1. Le pilote des drones décide d'envoyer un quatrième drone en prenant comme trajectoire la droite d dont une représentation paramétrique est donnée par

      d~:~\left\{\begin{array}{l c l} x&=&3t+2\\y&=&\phantom{3}t+5\\z&=&4t+1\end{array}\right.\text{, avec } t \in \R.
      1. Déterminer un vecteur directeur de la droite d.
      2. Afin que ce nouveau drone soit également placé dans le plan \mathcal{P}, déterminer par le calcul les coordonnées du point E, intersection de la droite d avec le plan \mathcal{P}.
    2. Le pilote des drones décide d'envoyer un cinquième drone le long de la droite \Delta qui passe par le point D et qui est perpendiculaire au plan \mathcal{P}. Ce cinquième drone est placé lui aussi dans le plan \mathcal{P}, soit à l'intersection entre la droite \Delta et le plan \mathcal{P}. On admet que le point F(6~;~-1~;~3) correspond à cet emplacement.

      Démontrer que la distance entre le point de départ D et le plan \mathcal{P} vaut 2\sqrt{14} centaines de mètres.
    3. L'organisatrice du spectacle demande au pilote d'envoyer un nouveau drone dans le plan (peu importe sa position dans le plan), toujours à partir du point D.

      Sachant qu'il reste 40 secondes avant le début du spectacle et que le drone vole en trajectoire rectiligne à 18,6 \text{m.s}^{-1}, le nouveau drone peut-il arriver à temps ?
    Voir la correction

    1.L'espace est muni d'un repère orthonormé, l'unité étant la centaine de mètres. Des drones sont positionnés en A(-1~;~-1~;~17), B(4~;~-2~;~4) et C(1~;~-3~;~7). Justifier que A, B et C ne sont pas alignés.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}5 \\ -1 \\ -13\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ -10\end{pmatrix} : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles, par exemple \dfrac{5}{2}\neq\dfrac{-1}{-2}), donc les points A, B et C ne sont pas alignés ; ils définissent un plan \mathcal{P}=(\text{ABC}).

    2.aJustifier que le vecteur \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan \mathcal{P}=(\text{ABC}).

    \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2\times5+(-3)\times(-1)+1\times(-13) \\ &= 10+3-13 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times2+(-3)\times(-2)+1\times(-10) \\ &= 4+6-10 \\ &= 0\end{aligned} \overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan \mathcal{P}, donc \overrightarrow{n} est normal à \mathcal{P}.

    2.bDémontrer qu'une équation cartésienne de \mathcal{P} est 2x-3y+z-18=0.

    Le plan de vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}2 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix} a une équation de la forme 2x-3y+z+d=0. En écrivant que A(-1~;~-1~;~17) appartient au plan : \begin{aligned}2(-1)-3(-1)+17+d = 0 &\iff -2+3+17+d = 0 \\ &\iff d = -18 \end{aligned} Une équation de \mathcal{P} est donc 2x-3y+z-18=0 (on vérifie que B et C la vérifient également).

    3.aUn quatrième drone suit la droite d : x=3t+2, y=t+5, z=4t+1 (t\in\mathbb{R}). Déterminer un vecteur directeur de d.

    Les coefficients de t dans la représentation paramétrique donnent un vecteur directeur : \overrightarrow{u}\begin{pmatrix}3 \\ 1 \\ 4\end{pmatrix}.

    3.bDéterminer les coordonnées du point E, intersection de d avec le plan \mathcal{P}.

    On substitue les coordonnées paramétriques de d dans l'équation de \mathcal{P} : 2(3t+2)-3(t+5)+(4t+1)-18=0.
    \begin{aligned}6t+4-3t-15+4t+1-18 = 0 &\iff 7t-28 = 0 \\ &\iff t = 4 \end{aligned}
    En remplaçant t=4 dans les équations de d : x=14, y=9, z=17. E a pour coordonnées (14~;~9~;~17).

    4.Un cinquième drone suit la droite \Delta, passant par D(2~;~5~;~1) et perpendiculaire à \mathcal{P} ; elle coupe \mathcal{P} au point F(6~;~-1~;~3) (donné). Démontrer que la distance de D au plan \mathcal{P} vaut 2\sqrt{14} centaines de mètres.

    Comme \Delta est perpendiculaire à \mathcal{P} et coupe \mathcal{P} en F, la distance DF est bien la distance du point D au plan \mathcal{P}.
    \overrightarrow{DF}\begin{pmatrix}4 \\ -6 \\ 2\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}DF^2 &= 4^2+(-6)^2+2^2 \\ &= 16+36+4 \\ &= 56 \\ &= 4\times14\end{aligned}
    \begin{aligned}DF &= \sqrt{4\times14} \\ &= 2\sqrt{14}\end{aligned} La distance de D au plan \mathcal{P} vaut 2\sqrt{14} centaines de mètres.

    5.Il reste 40 secondes avant le spectacle. Un nouveau drone, envoyé de D en ligne droite vers un point quelconque du plan \mathcal{P}, vole à 18,6 m/s. Peut-il arriver à temps ?

    La distance la plus courte entre D et le plan \mathcal{P} est DF=2\sqrt{14} centaines de mètres, soit 200\sqrt{14} mètres ; tout autre point du plan est au moins aussi loin de D.
    Le temps minimal pour parcourir cette distance à 18,6 m/s est t = \dfrac{200\sqrt{14}}{18{,}6} \approx 40,2 secondes.
    Ce temps dépasse les 40 secondes disponibles : le drone ne peut pas arriver à temps, quel que soit le point du plan choisi.

    Brevet 2023 : Métropole, Antilles et Guyane Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Voici deux programmes de calcul.

    Programme AProgramme B
    \bullet~~ Choisir un nombre\bullet~~ Choisir un nombre
    \bullet~~ Multiplier ce nombre par -2\bullet~~ Soustraire 5 à ce nombre
    \bullet~~Ajouter 5 à ce résultat.\bullet~~ Multiplier le résultat par 3
    \bullet~~ Ajouter 11 au résultat
      1. Montrer que, si on choisit - 3 comme nombre de départ, le résultat obtenu avec le programme A est 11.
      2. Quel résultat obtient-on avec le programme B si on choisit 5,5 comme nombre de départ ?
    1. En désignant par x le nombre de départ, on obtient - 2x + 5 comme résultat avec le programme A.

      Montrer, qu'avec le même nombre de départ, le résultat du programme B est égal à 3x - 4.
      1. On a représenté ci-contre les fonctions f et g définies par f(x) = -2x + 5 et g(x) = 3x - 4.

        Associer, en justifiant, chaque droite à la fonction qui lui correspond.
      2. Par lecture graphique, donner, le plus précisément possible, le nombre dont l'image est la même par la fonction f et la fonction g.

    01234 10 1 2 3 4123456 ( D 1 ) ( D 2 )

    1. Déterminer par le calcul le nombre de départ pour lequel les programmes A et B donnent le même résultat.
    Voir la correction

    1.Dans un triangle ABC, M est un point du côté [AB] et N un point du côté [AC], tels que les droites (MN) et (BC) sont parallèles. On donne AC = 8,5 cm, AM = 2,7 cm et MB = 2,5 cm. Calculer la longueur AB.

    Comme M appartient au segment [AB], on a \text{AB} = \text{AM} + \text{MB} = 2{,}7 + 2{,}5 = 5,2 cm.

    2.H est un point du côté [BC] tel que le triangle ABH est rectangle en H, avec BH = 2 cm. Montrer que la longueur AH est égale à 4,8 cm.

    Le triangle ABH est rectangle en H, donc, d'après le théorème de Pythagore, \text{AB}^{2} = \text{AH}^{2} + \text{BH}^{2}.
    On en tire \text{AH}^{2} = \text{AB}^{2} - \text{BH}^{2} = 5{,}2^{2} - 2^{2} = 27{,}04 - 4 = 23{,}04.
    Comme AH est une longueur positive, \text{AH} = \sqrt{23{,}04} = 4,8 cm.

    3.Calculer la mesure de l'angle \widehat{\text{ACH}}, arrondie au degré près.

    Le triangle AHC est rectangle en H : le côté [AH] est opposé à l'angle \widehat{\text{ACH}}, et [AC] est l'hypoténuse.
    D'après la trigonométrie dans le triangle rectangle (SOH-CAH-TOA), \begin{aligned}\sin\widehat{\text{ACH}} &= \dfrac{\text{AH}}{\text{AC}} \\ &= \dfrac{4{,}8}{8{,}5} \\ &\approx 0{,}5647\end{aligned}
    À la calculatrice, on trouve \widehat{\text{ACH}} \approx 34{,}4^{\circ}, soit, arrondi au degré près, \widehat{\text{ACH}} \approx 34^{\circ}.

    4.Calculer la longueur HC, arrondie au centimètre près.

    Le triangle AHC est rectangle en H : le côté [HC] est adjacent à l'angle \widehat{\text{ACH}}, et [AC] est l'hypoténuse.
    D'après la trigonométrie dans le triangle rectangle, \cos\widehat{\text{ACH}} = \dfrac{\text{HC}}{\text{AC}}, donc \text{HC} = \text{AC}\times\cos\widehat{\text{ACH}} \approx 8{,}5 \times \cos(34^{\circ}) \approx 7{,}05 cm.
    Arrondie au centimètre près, la longueur HC vaut donc environ 7 cm.

    5.Un élève affirme que la longueur AN est inférieure à 4 cm. A-t-il raison ?

    Les droites (MN) et (BC) sont parallèles, avec M sur [AB] et N sur [AC] : on peut donc appliquer le théorème de Thalès dans le triangle ABC.
    \dfrac{\text{AM}}{\text{AB}} = \dfrac{\text{AN}}{\text{AC}}, soit \dfrac{2{,}7}{5{,}2} = \dfrac{\text{AN}}{8{,}5}.
    On en déduit \text{AN} = \dfrac{2{,}7 \times 8{,}5}{5{,}2} \approx 4{,}41 cm.
    Comme 4{,}41 > 4, la longueur AN n'est pas inférieure à 4 cm : l'élève a tort.

    6.Calculer l'aire du triangle AHC.

    Le triangle AHC est rectangle en H, donc son aire vaut la moitié du produit des deux côtés de l'angle droit : \mathcal{A}(\text{AHC}) = \dfrac{\text{AH}\times\text{HC}}{2}.
    En utilisant les valeurs arrondies AH = 4,8 cm et HC = 7 cm, on obtient \mathcal{A}(\text{AHC}) = \dfrac{4{,}8 \times 7}{2} = 16,8 cm^{2}.

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM).

    Pour chaque question, une seule des trois réponses proposées est exacte.

    Sur la copie, indiquer le numéro de la question et la réponse A, B ou C choisie.
    Aucune justification n'est demandée.

    Aucun point ne sera enlevé en cas de mauvaise réponse.

    Questions RéponseA RéponseB RéponseC 1 D’aprèsdeschercheurs,laprobabilitéqu’unepersonnesubisseuneattaquemortelleparunrequinaucoursdesavie,estde... 2 , 7 × 10 7 2 , 7 × 10 0 2 , 7 × 10 7 2 3 5 2 5 × 7 4 1 10 2 10 7 20 3 Surunsite,unpantalonestvendu60 aulieude80 .Lepourcentagederéductionest... 20% 25% 75% 4 ABCDestunparallélogrammedecentreE. A B C D E F G \ \ L’homothétiedecentreAquitransformeBenF... apourrapport2. trans-formeGenD. trans-formeCenE. 5 Lamédianedelasérieci-dessousest...11 17 8 14 3 20 5 10 12 3 5 11

    Voir la correction

    1.D'après des chercheurs, la probabilité qu'une personne subisse une attaque mortelle de requin au cours de sa vie est l'une des trois valeurs suivantes : 2,7\times10^{-7}, 2,7\times10^{0} ou 2,7\times10^{7}. Laquelle ?

    Une probabilité est toujours comprise entre 0 et 1. Or 2,7\times10^{0}=2,7 et 2,7\times10^{7} sont bien supérieurs à 1 : seule 2,7\times10^{-7} (un nombre très petit, proche de 0) peut être une probabilité.

    2.Calculer \dfrac35 - \dfrac25\times\dfrac74.

    On commence par le produit : \begin{aligned}\dfrac25\times\dfrac74 &= \dfrac{2\times7}{5\times4} \\ &= \dfrac{14}{20} \\ &= \dfrac{7}{10}\end{aligned}
    On met ensuite les deux fractions au même dénominateur : \dfrac35 = \dfrac{6}{10}, donc \begin{aligned}\dfrac35-\dfrac25\times\dfrac74 &= \dfrac{6}{10}-\dfrac{7}{10} \\ &= -\dfrac{1}{10}\end{aligned}

    3.Un pantalon vendu 80 € est affiché à 60 € sur un site. Quel est le pourcentage de réduction ?

    La réduction représente 80-60=20 € sur un prix de départ de 80 €.
    Le taux de réduction est donc \begin{aligned}\dfrac{20}{80} &= \dfrac{1}{4} \\ &= \dfrac{25}{100}\end{aligned} soit 25 %.

    4.ABCD est un parallélogramme de centre E. Que peut-on dire de l'homothétie de centre A qui transforme B en F, où F est le milieu de [AB] ?

    Dans un parallélogramme ABCD, les diagonales [AC] et [BD] se coupent en leur milieu commun E : E est donc le milieu de [AC].
    F étant le milieu de [AB], l'homothétie de centre A qui envoie B sur son milieu F a pour rapport \dfrac12 ; cette même homothétie envoie alors C, par le même rapport, sur le milieu de [AC], c'est-à-dire sur E.

    5.Déterminer la médiane de la série de valeurs : 11 ; 17 ; 8 ; 14 ; 3 ; 20 ; 5 ; 10 ; 12.

    On range d'abord les 9 valeurs par ordre croissant : 3 ; 5 ; 8 ; 10 ; 11 ; 12 ; 14 ; 17 ; 20.
    Comme il y a 9 valeurs (nombre impair), la médiane est la 5e valeur de cette liste triée, soit 11.

    Bac Terminale 2023 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère la fonction f définie sur \R par :

    f(x)=\mathrm{e}^{3 x}-(2 x+1) \mathrm{e}^{x}

    Le but de cet exercice est d'étudier la fonction f sur \mathbb{R}.

    Partie A - Étude d'une fonction auxiliaire

    On définit la fonction g sur \mathbb{R} par :

    g(x)=3 \mathrm{e}^{2 x}- 2 x - 3

      1. Déterminer la limite de la fonction g en -\infty.
      2. Déterminer la limite de la fonction g en +\infty.
      1. On admet que la fonction g est dérivable sur \mathbb{R}, et on note g' sa fonction dérivée. Démontrer que pour tout nombre réel x, on a g'(x)=6 \mathrm{e}^{2 x}-2.
      2. Étudier le signe de la fonction dérivée g' sur \mathbb{R}.
      3. En déduire le tableau de variations de la fonction g sur \mathbb{R}. Vérifier que la fonction g admet un minimum égal à \ln (3) - 2.
      1. Montrer que x=0 est solution de l'équation g(x) = 0.
      2. Montrer que l'équation g(x)=0 admet une deuxième solution, non nulle, notée \alpha, dont on donnera un encadrement d'amplitude 10^{-1}.
    1. Déduire des questions précédentes le signe de la fonction g sur \mathbb{R}.

    Partie B - Étude de la fonction f

    1. La fonction f est dérivable sur \mathbb{R}, et on note f' sa fonction dérivée.

      Démontrer que pour tout nombre réel x, on a f'(x)=\mathrm{e}^{x} g(x), où g est la fonction définie dans la \textbf{partie A}.
    2. En déduire alors le signe de la fonction dérivée f' puis les variations de la fonction f sur \mathbb{R}.
    3. Pourquoi la fonction f n'est-elle pas convexe sur \mathbb{R} ? Expliquer.

    Voir la correction

    PartieA : On étudie la fonction auxiliaire g définie sur \mathbb{R} par g(x)=3e^{2x}-2x-3. 1.a Déterminer la limite de g en -\infty.

    Par composition, \lim\limits_{x\to-\infty}e^{2x}=0, et \lim\limits_{x\to-\infty}(-2x-3)=+\infty ; par somme, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = +\infty.

    PartieA ; 1.b Déterminer la limite de g en +\infty.

    La forme est indéterminée : on factorise, pour x\neq0, g(x) = 2x\left(3\times\dfrac{e^{2x}}{2x}-1-\dfrac{3}{2x}\right).
    Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{e^{2x}}{2x}=+\infty, donc le facteur entre parenthèses tend vers +\infty, tout comme 2x.
    Par produit, \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = +\infty.

    PartieA ; 2.a g est dérivable sur \mathbb{R} de dérivée g'. Montrer que g'(x)=6e^{2x}-2.

    Pour tout réel x : g'(x) = 3\times2e^{2x}-2 = 6e^{2x}-2.

    PartieA ; 2.b Étudier le signe de g' sur \mathbb{R}.

    g'(x)>0 \iff 6e^{2x}>2 \iff e^{2x}>\dfrac13 \iff 2x>\ln\left(\dfrac13\right) \iff x>-\dfrac12\ln(3) (la fonction \ln étant strictement croissante).
    Donc g' est strictement négative sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right[, nulle en -\dfrac12\ln(3), et strictement positive sur \left]-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[.

    PartieA ; 2.c En déduire le tableau de variations de g et vérifier que son minimum vaut \ln(3)-2.

    D'après le signe de g', g est strictement décroissante sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right] puis strictement croissante sur \left[-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[ : elle admet donc un minimum en x=-\dfrac12\ln(3).
    \begin{aligned}g\left(-\dfrac12\ln(3)\right) &= 3e^{-\ln(3)}-2\times\left(-\dfrac12\ln(3)\right)-3 \\ &= 3\times\dfrac13+\ln(3)-3 \\ &= \ln(3)-2\end{aligned}
    On retrouve bien le minimum annoncé, \ln(3)-2\approx-0{,}90, avec g tendant vers +\infty en -\infty et en +\infty.

    PartieA ; 3.a Montrer que x=0 est solution de l'équation g(x)=0.

    \begin{aligned}g(0) &= 3e^{0}-2\times0-3 \\ &= 3-3 \\ &= 0\end{aligned} donc x=0 est bien solution de g(x)=0.

    PartieA ; 3.b Montrer que l'équation g(x)=0 admet une deuxième solution \alpha, non nulle, et en donner un encadrement d'amplitude 10^{-1}.

    Sur \left[-\dfrac12\ln(3)~;~+\infty\right[, g est strictement croissante et s'annule en 0 : c'est donc l'unique solution de g(x)=0 sur cet intervalle.
    Sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\ln(3)\right], g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, avec \lim\limits_{-\infty}g=+\infty et g\left(-\dfrac12\ln(3)\right)=\ln(3)-2<0 : 0 est une valeur intermédiaire, donc, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
    L'équation g(x)=0 admet donc exactement deux solutions sur \mathbb{R} : 0 et \alpha.
    Un balayage à la calculatrice donne g(-1{,}5)\approx0{,}149>0 et g(-1{,}4)\approx-0{,}018<0, d'où l'encadrement {-1{,}5<\alpha<-1{,}4}.

    PartieA ; 4. En déduire le signe de g sur \mathbb{R}.

    D'après les variations de g et la question précédente, g est strictement positive sur ]-\infty~;~\alpha[ et sur ]0~;~+\infty[, et strictement négative sur ]\alpha~;~0[.

    PartieB : On étudie désormais f(x)=e^{3x}-(2x+1)e^{x}, dérivable sur \mathbb{R} de dérivée f'. 1. Montrer que f'(x)=e^{x}g(x).

    Pour tout réel x : f'(x) = 3e^{3x}-2e^{x}-(2x+1)e^{x} = e^{x}\left(3e^{2x}-2-(2x+1)\right) = e^{x}\left(3e^{2x}-2x-3\right) = e^{x}g(x).

    PartieB ; 2. En déduire le signe de f' puis les variations de f sur \mathbb{R}.

    La fonction exponentielle est strictement positive sur \mathbb{R}, donc f'(x) est du même signe que g(x).
    D'après la question A.4, f est donc strictement croissante sur ]-\infty~;~\alpha[ et sur ]0~;~+\infty[, et strictement décroissante sur [\alpha~;~0].

    PartieB ; 3. Expliquer pourquoi f n'est pas convexe sur \mathbb{R}.

    Si f était convexe sur \mathbb{R}, sa dérivée f' serait croissante sur \mathbb{R}. Or f' est positive sur ]-\infty~;~\alpha[ puis négative sur ]\alpha~;~0[ : par exemple f'(-2)>0 alors que f'(-1)<0, donc f' n'est pas croissante sur \mathbb{R}. La fonction f n'est donc pas convexe sur \mathbb{R}.

    Bac Terminale 2023 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiple.
    Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie. Aucune justification n'est demandée.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
    Les cinq questions sont indépendantes.

    L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère les points A(-1~;~2~;~5), B(3~;~6~;~3), C(3~;~0~;~9) et D(8~;~-3~;~-8).

    On admet que les points A, B et C ne sont pas alignés.

    1. ABC est un triangle :

      a.isocèle rectangle en Ab.isocèle rectangle en B
      c.isocèle rectangle en Cd.équilatéral
    2. Une équation cartésienne du plan (BCD) est :

      a.2 x+y+z-15=0b.9 x-5 y+3=0
      c.4 x+y+z-21=0d.11 x+5 z-73=0
    3. On admet que le plan (ABC) a pour équation cartésienne x- 2y - 2z + 15 = 0.

      On appelle H le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).

      On peut affirmer que :

      a.H(-2~;~17~;~12)b.H(3~;~7~;~2)
      c.H(3~;~2~;~7)d.H(-15~;~1~;~-1)
    4. Soit la droite \Delta de représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l}x=\phantom{-}5+t \\ y=\phantom{-}3-t \\ z =-1 + 3t\end{array}\right., avec t réel.

      Les droites (BC) et \Delta sont :

      a.confonduesb.strictement parallèles
      c.sécantesd.non coplanaires
    5. On considère le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 2x - y + 2z - 6 = 0.

      On admet que le plan (ABC) a pour équation cartésienne x-2 y-2 z+15=0.

      On peut affirmer que :

      a.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont strictement parallèles
      b.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont sécants et leur intersection est la droite (AB)
      c.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont sécants et leur intersection est la droite (AC)
      d.les plans \mathcal{P} et (ABC) sont sécants et leur intersection est la droite (BC)
    Voir la correction

    1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère les points A(-1 ; 2 ; 5), B(3 ; 6 ; 3), C(3 ; 0 ; 9) (non alignés). Le triangle ABC est : a. isocèle rectangle en A ; b. isocèle rectangle en B ; c. isocèle rectangle en C ; d. équilatéral.

    Le repère étant orthonormé, on calcule les longueurs des côtés : \begin{aligned}AB &= \sqrt{(3+1)^2+(6-2)^2+(3-5)^2} \\ &= \sqrt{36} \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}AC &= \sqrt{(3+1)^2+(0-2)^2+(9-5)^2} \\ &= \sqrt{36} \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}BC &= \sqrt{0^2+(-6)^2+6^2} \\ &= \sqrt{72} \\ &= 6\sqrt2\end{aligned}
    AB=AC donc le triangle est isocèle en A ; de plus \begin{aligned}AB^2+AC^2 &= 36+36 \\ &= 72 \\ &= BC^2\end{aligned} donc, d'après la réciproque du théorème de Pythagore, il est également rectangle en A.
    Donc, la réponse est a.

    2.On considère en plus D(8 ; -3 ; -8). Une équation cartésienne du plan (BCD) est : a. 2x+y+z-15=0 ; b. 9x-5y+3=0 ; c. 4x+y+z-21=0 ; d. 11x+5z-73=0.

    On teste l'appartenance de B, C et D à chaque plan candidat. Pour la proposition c., 4x+y+z-21 vaut : en B, 12+6+3-21=0 ; en C, 12+0+9-21=0 ; en D, 32-3-8-21=0.
    Les trois points B, C et D vérifient donc l'équation 4x+y+z-21=0 (on vérifie aussi qu'aucune des trois autres équations n'est satisfaite simultanément par B, C et D).
    Donc, la réponse est c.

    3.On admet que (ABC) a pour équation x-2y-2z+15=0. Soit H le projeté orthogonal de D sur (ABC). On peut affirmer que : a. H(-2 ; 17 ; 12) ; b. H(3 ; 7 ; 2) ; c. H(3 ; 2 ; 7) ; d. H(-15 ; 1 ; -1).

    Le plan (ABC) a pour vecteur normal \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ -2\end{pmatrix}. Comme H est le projeté orthogonal de D sur (ABC), H est le point d'intersection de (ABC) avec la droite passant par D et dirigée par \vec{u}, de représentation paramétrique x=8+k, y=-3-2k, z=-8-2k (k\in\mathbb{R}).
    On cherche k tel que ce point appartienne à (ABC) : \begin{aligned}(8+k)-2(-3-2k)-2(-8-2k)+15 = 0 &\iff 8+k+6+4k+16+4k+15 = 0 \\ &\iff 9k+45 = 0 \\ &\iff k = -5 \end{aligned}
    On obtient H(8-5~;~-3+10~;~-8+10) = H(3~;~7~;~2).
    Donc, la réponse est b.

    4.Soit \Delta la droite de représentation paramétrique x=5+t, y=3-t, z=-1+3t (t\in\mathbb{R}). Les droites (BC) et \Delta sont : a. confondues ; b. strictement parallèles ; c. sécantes ; d. non coplanaires.

    Un vecteur directeur de \Delta est \vec{v}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix}, et un vecteur directeur de (BC) est \overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}0 \\ -6 \\ 6\end{pmatrix} (soit encore \begin{pmatrix}0 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} après simplification). Ces vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les droites ne sont ni confondues ni strictement parallèles.
    Il reste à savoir si elles ont un point commun. La droite (BC) admet la représentation paramétrique x=3, y=6-s, z=3+s (s\in\mathbb{R}). En égalant les coordonnées : 5+t=3 donne t=-2, d'où le point de \Delta correspondant (3~;~5~;~-7).
    En reportant dans (BC) : il faudrait 6-s=5 et 3+s=-7, soit s=1 et s=-10 simultanément, ce qui est impossible.
    Les droites n'ont donc aucun point commun et ne sont pas parallèles : elles ne sont pas coplanaires.
    Donc, la réponse est d.

    5.On considère le plan \mathcal{P} d'équation 2x-y+2z-6=0 (on rappelle que (ABC) a pour équation x-2y-2z+15=0). On peut affirmer que : a. \mathcal{P} et (ABC) sont strictement parallèles ; b. ils sont sécants selon la droite (AB) ; c. selon la droite (AC) ; d. selon la droite (BC).

    Un vecteur normal à \mathcal{P} est \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix}, et un vecteur normal à (ABC) est \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ -2\end{pmatrix}. Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les plans ne sont pas parallèles : ils sont sécants selon une droite.
    On teste l'appartenance de A, B et C à \mathcal{P} : en A, \begin{aligned}2\times(-1)-2+2\times5-6 &= -2-2+10-6 \\ &= 0\end{aligned} en B, \begin{aligned}2\times3-6+2\times3-6 &= 6-6+6-6 \\ &= 0\end{aligned} en C, \begin{aligned}2\times3-0+2\times9-6 &= 6+18-6 \\ &= 18 \\ &\neq 0\end{aligned}
    A et B appartiennent donc à \mathcal{P} (et aussi à (ABC), par hypothèse), mais pas C. La droite d'intersection des deux plans est donc la droite (AB).
    Donc, la réponse est b.

    Partie A

    On considère deux cubes ABCDEFGH et BKLCFJMG positionnés comme sur la figure suivante:

    A B C D E F G H J K L M I

    Le point I est le milieu de [EF].

    Dans toute la suite de l'exercice, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}~;~\vect{\text{AD}}~;~\vect{\text{AE}}\right).

    Ainsi, par exemple, les points F, G et J ont pour coordonnées

    F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et J(2 ; 0 ; 1).
    1. Montrer que le volume du tétraèdre FIGB est égal à \dfrac{1}{12} d'unité de volume.

      On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

      V = \dfrac13 \times \text{aire d'une base} \times\quad \text{hauteur correspondante}.
    2. Déterminer les coordonnées du point I.
    3. Montrer que le vecteur \vect{\text{DJ}} un vecteur normal au plan (BIG).
    4. Montrer qu'une équation cartésienne du plan (BIG) est 2x - y + z - 2 = 0.
    5. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, orthogonale à (BIG) et passant par F.
      1. La droite d coupe le plan (BIG) au point L'.

        Montrer que les coordonnées du point L' sont \left(\dfrac23~;~\dfrac16~;~\dfrac56\right).
      2. Calculer la longueur FL'.
      3. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle IGB.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Deux cubes ABCDEFGH et BKLCFJMG sont accolés ; dans le repère orthonormé (A~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}), on a par exemple F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et J(2 ; 0 ; 1) ; le point I est le milieu de [EF]. Montrer que le volume du tétraèdre FIGB vaut \dfrac{1}{12} (unité de volume), sachant que V=\dfrac13\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur}.

    Les arêtes des cubes valent toutes 1, donc BF = FG = 1 ; comme I est le milieu de [EF], la longueur FI vaut \dfrac12\times EF = \dfrac12.
    En choisissant le triangle rectangle isocèle BFG comme base (aire =\dfrac12\times BF\times FG=\dfrac12) et [FI] comme hauteur associée (FI est perpendiculaire au plan (BFG), donc à la base) : \begin{aligned}V_{FIGB} &= \dfrac13\times\dfrac12\times\dfrac12 \\ &= \dfrac{1}{12}\end{aligned}
    Donc, la réponse est V_{FIGB} = \dfrac{1}{12} unité de volume.

    PartieA ; 2. Déterminer les coordonnées du point I.

    On décompose \begin{aligned}\overrightarrow{AI} &= \overrightarrow{AE}+\overrightarrow{EI} \\ &= \overrightarrow{AE}+\dfrac12\overrightarrow{EF} \\ &= \overrightarrow{AE}+\dfrac12\overrightarrow{AB}\end{aligned} (car \overrightarrow{EF}=\overrightarrow{AB}). Donc, la réponse est I\left(\dfrac12~;~0~;~1\right).

    PartieA ; 3. Montrer que le vecteur \overrightarrow{DJ} est normal au plan (BIG).

    Avec J(2 ; 0 ; 1) et D(0 ; 1 ; 0), on obtient \overrightarrow{DJ}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}.
    D'autre part \overrightarrow{BI}\begin{pmatrix}-\frac12 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} (car B(1 ; 0 ; 0) et I\left(\frac12~;~0~;~1\right)) et \overrightarrow{BG}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} (car G(1 ; 1 ; 1)).
    On calcule les produits scalaires : \begin{aligned}\overrightarrow{DJ}\cdot\overrightarrow{BI} &= 2\times\left(-\dfrac12\right)+(-1)\times0+1\times1 \\ &= -1+0+1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{DJ}\cdot\overrightarrow{BG} &= 2\times0+(-1)\times1+1\times1 \\ &= -1+1 \\ &= 0\end{aligned}
    \overrightarrow{BI} et \overrightarrow{BG} ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles) et dirigent le plan (BIG) : \overrightarrow{DJ} leur est orthogonal, donc \overrightarrow{DJ} est un vecteur normal au plan (BIG).

    PartieA ; 4. Montrer qu'une équation cartésienne du plan (BIG) est 2x-y+z-2=0.

    Puisque \overrightarrow{DJ}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (BIG), ce plan admet une équation de la forme 2x-y+z+d=0, avec d\in\mathbb{R}.
    Le point B(1 ; 0 ; 0) appartient au plan, donc 2\times1-0+0+d=0, soit d=-2.
    Donc, la réponse est 2x-y+z-2=0.

    PartieA ; 5. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, orthogonale à (BIG) et passant par F.

    La droite d, orthogonale au plan (BIG), admet pour vecteur directeur le vecteur normal \overrightarrow{DJ}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}, et passe par F(1 ; 0 ; 1).
    Un point M(x~;~y~;~z) appartient à d si et seulement s'il existe t\in\mathbb{R} tel que \overrightarrow{FM}=t\,\overrightarrow{DJ}.
    Donc, la réponse est \begin{cases}x=1+2t\\y=-t\\z=1+t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

    PartieA ; 6.a La droite d coupe le plan (BIG) au point L'. Montrer que L' a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac16~;~\dfrac56\right).

    On remplace x, y, z par leurs expressions paramétriques dans l'équation du plan (BIG) : 2(1+2t)-(-t)+(1+t)-2=0.
    En développant : 2+4t+t+1+t-2=0, soit 6t+1=0, donc t=-\dfrac16.
    En reportant dans les équations paramétriques : \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac16\right) \\ &= 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} \begin{aligned}y &= -\left(-\dfrac16\right) \\ &= \dfrac16\end{aligned} \begin{aligned}z &= 1+\left(-\dfrac16\right) \\ &= \dfrac56\end{aligned}
    Donc, la réponse est L'\left(\dfrac23~;~\dfrac16~;~\dfrac56\right).

    PartieA ; 6.b Calculer la longueur FL'.

    On calcule \overrightarrow{FL'}\begin{pmatrix}-\frac13 \\ \frac16 \\ -\frac16\end{pmatrix} (différence des coordonnées de L' et de F).
    FL'^2 = \left(-\dfrac13\right)^2+\left(\dfrac16\right)^2+\left(-\dfrac16\right)^2 = \dfrac19+\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36} = \dfrac{4}{36}+\dfrac{1}{36}+\dfrac{1}{36} = \dfrac{6}{36}=\dfrac16.
    Donc, la réponse est FL' = \sqrt{\dfrac16} = \dfrac{\sqrt6}{6}.

    PartieA ; 6.c En déduire l'aire du triangle BIG.

    Le segment [FL'] est la hauteur du tétraèdre FIGB relative à la base (BIG), puisque d est orthogonale à ce plan.
    Avec la formule du volume : V_{FIGB} = \dfrac13\times\text{aire(BIG)}\times FL', donc \text{aire(BIG)} = \dfrac{3\,V_{FIGB}}{FL'} = \dfrac{3\times\frac{1}{12}}{\frac{\sqrt6}{6}} = \dfrac{\frac14}{\frac{\sqrt6}{6}} = \dfrac14\times\dfrac{6}{\sqrt6} = \dfrac{6}{4\sqrt6} = \dfrac{6\sqrt6}{24} = \dfrac{\sqrt6}{4}.
    Donc, la réponse est aire(BIG) =\dfrac{\sqrt6}{4} unité d'aire.

    On considère la fonction f définie sur \R par

    f(x) = \ln \left(\e^{2x} - \e^x + 1\right).

    On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative représentée ci-dessous.

    00 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 0 , 5 1 , 0 1 , 5 2 , 0 2 , 5 3 , 0 3 , 50 0 , 5 1 , 0 1 , 50 , 51 , 01 , 52 , 02 , 5 C f

    Un élève formule les conjectures suivantes à partir de cette représentation graphique :

    1. L'équation f(x) = 2 semble admettre au moins une solution.
    2. Le plus grand intervalle sur lequel la fonction f semble être croissante est [- 0,5~;~+\infty[.
    3. L'équation de la tangente au point d'abscisse x = 0 semble être: y = 1,5x.

    Le but de cet exercice est de valider ou rejeter les conjectures concernant la fonction f.

    Partie A : Étude d'une fonction auxiliaire

    On définit sur \R la fonction g définie par g(x) = \e^{2x} - \e^x + 1.

    1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to - \infty} g(x).
    2. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} g(x) = + \infty.
    3. Montrer que g'(x) = \e^x\left(2\e^x - 1\right) pour tout x \in \R.
    4. Étudier le sens de variation de la fonction g sur \R.

      Dresser le tableau des variations de la fonction g en y faisant figurer la valeur exacte des extremums s'il y en a, ainsi que les limites de g en -\infty et + \infty.
    5. En déduire le signe de g sur \R.
    6. Sans en mener nécessairement les calculs, expliquer comment on pourrait établir le résultat de la question 5 en posant X = \e^x.

    Partie B

    1. Justifier que la fonction f est bien définie sur \R.
    2. La fonction dérivée de la fonction f est notée f'.

      Justifier que f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x \in \R.
    3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.
    4. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur [-\ln (2)~;~ +\infty[.
    5. Montrer que l'équation f(x) = 2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln (2)~;~ +\infty[ et déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

    Partie C

    À l'aide des résultats de la partie B, indiquer, pour chaque conjecture de l'élève, si elle est vraie ou fausse. Justifier.

    Voir la correction

    PartieA ; 1. Soit g définie sur \mathbb{R} par g(x)=e^{2x}-e^x+1. Déterminer \lim\limits_{x\to-\infty}g(x).

    Quand x\to-\infty, 2x\to-\infty donc e^{2x}\to0, et e^x\to0 ; par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = 0-0+1 = 1.

    PartieA ; 2. Montrer que \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

    On factorise par le terme dominant : g(x) = e^x\left(e^x-1+e^{-x}\right).
    Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty et e^{-x}\to0, donc par somme e^x-1+e^{-x}\to+\infty ; par produit de limites infinies, \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty.

    PartieA ; 3. Montrer que g'(x)=e^x(2e^x-1) pour tout x\in\mathbb{R}.

    g est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, et g'(x) = 2e^{2x}-e^x = e^x(2e^x-1).

    PartieA ; 4. Étudier le signe de g' et en déduire le tableau de variations de g sur \mathbb{R} (avec les limites et l'extremum exact).

    Comme e^x>0 pour tout réel x, le signe de g'(x) est celui de 2e^x-1.
    \begin{aligned}2e^x-1 = 0 &\iff e^x = \dfrac12 \\ &\iff x = \ln\dfrac12 \\ &\iff x = -\ln2\end{aligned} de plus 2e^x-1>0 \iff x>-\ln2, et 2e^x-1<0 \iff x<-\ln2.
    La fonction g est donc décroissante sur ]-\infty~;~-\ln2] et croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec un minimum en x=-\ln2.
    \begin{aligned}g(-\ln2) &= e^{-2\ln2}-e^{-\ln2}+1 \\ &= \dfrac{1}{e^{2\ln2}}-\dfrac{1}{e^{\ln2}}+1 \\ &= \dfrac14-\dfrac12+1 \\ &= \dfrac34\end{aligned}
    Tableau de variations : g vaut 1 en -\infty (limite), décroît jusqu'au minimum \dfrac34 en x=-\ln2, puis croît vers +\infty.

    PartieA ; 5. En déduire le signe de g sur \mathbb{R}.

    Le minimum de g sur \mathbb{R} vaut \dfrac34, qui est strictement positif. Donc, la réponse est : pour tout x\in\mathbb{R}, g(x)>0.

    PartieA ; 6. Sans mener les calculs, expliquer comment retrouver ce résultat en posant X=e^x.

    En posant X=e^x (avec X>0), on a g(x) = X^2-X+1, un trinôme du second degré en X.
    Sa forme canonique est \left(X-\dfrac12\right)^2+\dfrac34 : c'est une somme d'un carré (toujours positif ou nul) et d'une constante strictement positive \dfrac34, donc ce trinôme est strictement positif pour tout X, ce qui redonne g(x)>0.

    PartieB ; 1. La fonction f est définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(e^{2x}-e^x+1\right). Justifier qu'elle est bien définie sur \mathbb{R}.

    Pour tout x\in\mathbb{R}, f(x)=\ln(g(x)) avec g(x)=e^{2x}-e^x+1. Or on a montré que g(x)>0 pour tout réel x : le logarithme népérien est donc bien défini, et f est définie sur \mathbb{R}.

    PartieB ; 2. Justifier que f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} pour tout x\in\mathbb{R}.

    Comme f=\ln\circ g avec g dérivable et strictement positive sur \mathbb{R}, f est dérivable sur \mathbb{R} et, par dérivation d'une composée avec le logarithme, f'(x) = \dfrac{g'(x)}{g(x)} = \dfrac{2e^{2x}-e^x}{e^{2x}-e^x+1}.

    PartieB ; 3. Déterminer une équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0.

    \begin{aligned}f(0) &= \ln(1-1+1) \\ &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
    f'(0)=\dfrac{2\times1-1}{1-1+1}=\dfrac{1}{1}=1.
    L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 0 est y=f'(0)(x-0)+f(0)=x. Donc, la réponse est y=x.

    PartieB ; 4. Montrer que f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

    Puisque g(x)>0 pour tout x, le signe de f'(x)=\dfrac{g'(x)}{g(x)} est celui de g'(x).
    D'après la partie A, g'(x)>0 sur ]-\ln2~;~+\infty[, donc f'(x)>0 sur cet intervalle. Donc, la réponse est : f est strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[.

    PartieB ; 5. Montrer que l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur [-\ln2~;~+\infty[, et donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-2} près.

    \begin{aligned}f(-\ln2) &= \ln(g(-\ln2)) \\ &= \ln\left(\dfrac34\right) \\ &\approx -0{,}29\end{aligned} donc f(-\ln2)<2.
    Comme \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=+\infty, par composition avec le logarithme \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
    f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec {f(-\ln2)<2<\lim\limits_{+\infty}f} : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=2 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
    À la calculatrice : f(1{,}12)\approx1{,}99<2 et f(1{,}13)\approx2{,}01>2. Donc, la réponse est \alpha\approx1{,}1210^{-2} près).

    PartieC. Au vu des résultats précédents, les trois conjectures de l'élève (l'équation f(x)=2 semble avoir une solution ; f semble croissante sur [-0{,}5~;~+\infty[ ; la tangente en 0 semble être y=1{,}5x) sont-elles vraies ou fausses ?

    Conjecture 1 (existence d'une solution à f(x)=2) : vraie, confirmée par la question précédente.
    Conjecture 2 (croissance sur [-0{,}5~;~+\infty[) : fausse : on a montré que f est croissante sur [-\ln2~;~+\infty[, avec \begin{aligned}-\ln2 &\approx -0{,}69 \\ &\neq -0{,}5\end{aligned}
    Conjecture 3 (tangente y=1{,}5x) : fausse : on a établi que l'équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y=x.

    Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère le prisme droit ABFEDCGH, de base ABFE, trapèze rectangle en A.

    On associe à ce prisme le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath}, \vect{\jmath},\vect{k}\right) tel que :

    \vect{\imath} = \dfrac14\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath} = \dfrac14\vect{\text{AD}},\quad \vect{k} = \dfrac18\vect{\text{AE}}.

    De plus on a \vect{\text{BF}} = \dfrac12\vect{\text{AE}}.

    On note I le milieu du segment [EF].

    On note J le milieu du segment [AE].

    A B C D E F G H I J ı k

    1. Donner les coordonnées des points I et J.
    2. Soit \vect{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}-1\\1\\1\end{pmatrix}.
      1. Montrer que le vecteur \vect{n} est normal au plan (IGJ).
      2. Déterminer une équation cartésienne du plan (IGJ).
    3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, perpendiculaire au plan (IGJ) et passant par H.
    4. On note L le projeté orthogonal du point H sur le plan (IGJ).

      Montrer que les coordonnées de L sont \left(\dfrac83~;~ \dfrac43~;~\dfrac{16}{3}\right).
    5. Calculer la distance du point H au plan (IGJ).
    6. Montrer que le triangle IGJ est rectangle en I.
    7. En déduire le volume du tétraèdre IGJH.
    On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

    V = \dfrac13 \times (\text{aire de la base}) \times\quad \text{hauteur}.

    Voir la correction

    1.On considère le prisme droit ABFEDCGH, de base ABFE trapèze rectangle en A, muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right) défini par \vec{\imath}=\dfrac14\overrightarrow{AB}, \vec{\jmath}=\dfrac14\overrightarrow{AD}, \vec{k}=\dfrac18\overrightarrow{AE}, avec de plus \overrightarrow{BF}=\dfrac12\overrightarrow{AE}. On note I le milieu de [EF] et J le milieu de [AE]. Donner les coordonnées de I et J.

    Dans ce repère, les sommets du prisme ont pour coordonnées : A(0 ; 0 ; 0), B(4 ; 0 ; 0), C(4 ; 4 ; 0), D(0 ; 4 ; 0), E(0 ; 0 ; 8), F(4 ; 0 ; 4), G(4 ; 4 ; 4), H(0 ; 4 ; 8).
    I est le milieu de [EF], donc \mathrm{I}\left(\dfrac{0+4}{2}~;~\dfrac{0+0}{2}~;~\dfrac{8+4}{2}\right), soit I(2 ; 0 ; 6).
    J est le milieu de [AE], donc \mathrm{J}\left(\dfrac{0+0}{2}~;~\dfrac{0+0}{2}~;~\dfrac{0+8}{2}\right), soit J(0 ; 0 ; 4).

    2.aSoit \vec{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}. Montrer que \vec{n} est normal au plan (IGJ).

    \overrightarrow{\mathrm{IG}}\begin{pmatrix}4-2 \\ 4-0 \\ 4-6\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}2 \\ 4 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{\mathrm{IJ}}\begin{pmatrix}0-2 \\ 0-0 \\ 4-6\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-2 \\ 0 \\ -2\end{pmatrix} sont deux vecteurs non colinéaires du plan (IGJ).
    Le repère étant orthonormé, on calcule les produits scalaires par les coordonnées : \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{IG}} &= -1\times2+1\times4+1\times(-2) \\ &= -2+4-2 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\mathrm{IJ}} &= -1\times(-2)+1\times0+1\times(-2) \\ &= 2+0-2 \\ &= 0\end{aligned}
    \vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (IGJ) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

    2.bDéterminer une équation cartésienne du plan (IGJ).

    Un vecteur normal étant \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}, une équation du plan (IGJ) est de la forme -x+y+z+d=0.
    Le point G(4 ; 4 ; 4) appartient au plan, donc -4+4+4+d=0, soit d=-4.
    Donc, la réponse est -x+y+z-4=0.

    3.Déterminer une représentation paramétrique de la droite d, perpendiculaire au plan (IGJ) et passant par H.

    La droite d est dirigée par le vecteur normal \vec{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} et passe par H(0 ; 4 ; 8), d'où la représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l}x=-t\\y=4+t\\z=8+t\end{array}\right.\ ,\ t\in\mathbb{R}.

    4.On note L le projeté orthogonal de H sur le plan (IGJ). Montrer que L a pour coordonnées \left(\dfrac83~;~\dfrac43~;~\dfrac{16}{3}\right).

    L est le point d'intersection de la droite d (perpendiculaire au plan et passant par H) avec le plan (IGJ). On cherche donc le paramètre t du point de d qui vérifie l'équation du plan.
    \begin{aligned}-(-t)+(4+t)+(8+t)-4 = 0 &\iff 3t+8 = 0 \\ &\iff t = -\dfrac83 \end{aligned}
    En reportant dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= -\left(-\dfrac83\right) \\ &= \dfrac83\end{aligned} \begin{aligned}y &= 4-\dfrac83 \\ &= \dfrac{4}{3}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 8-\dfrac83 \\ &= \dfrac{16}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est \mathrm{L}\left(\dfrac83~;~\dfrac43~;~\dfrac{16}{3}\right).

    5.Calculer la distance du point H au plan (IGJ).

    La distance de H au plan (IGJ) est la longueur HL, où L est le projeté orthogonal de H sur ce plan. Le repère étant orthonormé :
    \begin{aligned}\mathrm{HL} &= \sqrt{\left(\dfrac83-0\right)^2+\left(\dfrac43-4\right)^2+\left(\dfrac{16}{3}-8\right)^2} \\ &= \sqrt{\left(\dfrac83\right)^2+\left(\dfrac83\right)^2+\left(\dfrac83\right)^2} \\ &= \sqrt{3\times\dfrac{64}{9}} \\ &= \sqrt{\dfrac{64}{3}} \\ &= \dfrac{8}{\sqrt3} \\ &= \dfrac{8\sqrt3}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est \mathrm{HL} = \dfrac{8\sqrt3}{3}.

    6.Montrer que le triangle IGJ est rectangle en I.

    \begin{aligned}\overrightarrow{\mathrm{IG}}\cdot\overrightarrow{\mathrm{IJ}} &= 2\times(-2)+4\times0+(-2)\times(-2) \\ &= -4+0+4 \\ &= 0\end{aligned}
    Les vecteurs \overrightarrow{\mathrm{IG}} et \overrightarrow{\mathrm{IJ}} sont non nuls et orthogonaux, donc les droites (IG) et (IJ), sécantes en I, sont perpendiculaires. Donc, la réponse est que le triangle IGJ est rectangle en I.

    7.En déduire le volume du tétraèdre IGJH.

    Le triangle IGJ étant rectangle en I, son aire vaut \mathcal{A} = \dfrac{\mathrm{IG}\times\mathrm{IJ}}{2}, avec \begin{aligned}\mathrm{IG} &= \sqrt{2^2+4^2+(-2)^2} \\ &= \sqrt{24} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned} et \begin{aligned}\mathrm{IJ} &= \sqrt{(-2)^2+0^2+(-2)^2} \\ &= \sqrt8 \\ &= 2\sqrt2\end{aligned}
    \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{2\sqrt6\times2\sqrt2}{2} \\ &= 2\sqrt{12} \\ &= 4\sqrt3\end{aligned}
    En prenant IGJ pour base et H comme sommet, la hauteur du tétraèdre est la distance HL calculée en question 5, soit \dfrac{8\sqrt3}{3}. Le volume vaut donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\mathcal{A}\times\mathrm{HL} \\ &= \dfrac13\times4\sqrt3\times\dfrac{8\sqrt3}{3} \\ &= \dfrac{4\times8\times3}{9} \\ &= \dfrac{96}{9} \\ &= \dfrac{32}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est V=\dfrac{32}{3} (soit environ 10,7 unités de volume, au dixième près).

    Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

    Pour chaque question, une seule des quatre propositions est exacte.

    Indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la proposition choisie.

    Aucune justification n'est demandée.

    Pour chaque question, une réponse exacte rapporte un point. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse ne rapporte ni n'enlève de point.

    Question 1 :

    Soit f la fonction définie sur \R par f(x) = x\text{e}^x.

    Une primitive F sur \R de la fonction f est définie par:

    A. F(x) = \dfrac{x^2}{2}\text{e}^xB F(x) = (x - 1)\text{e}^x
    C. F(x) = (x + 1)\text{e}^xD. F(x) = \dfrac2 x \text{e}^{x^2}.

    Question 2 :

    La courbe \mathcal{C} ci-dessous représente une fonction f définie et deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[. On sait que :

    • le maximum de la fonction f est atteint au point d'abscisse 3 ;
    • le point P d'abscisse 5 est l'unique point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}.

    012345678910111213 10 1 2 312345 C P

    On a:

    A. pour tout x \in\quad ]0~;~5[,\:f(x) et f'(x) sont de même signe;B. pour tout x \in ]5~;~+\infty[\:, f(x) et f'(x) sont de même signe;
    C. pour tout x \in ]0~;~5[,\: f'(x) et f''(x) sont de même signe;D. pour tout x \in\quad ]5~;~+\infty[,\: f(x) et f''(x) sont de même signe.

    Question 3 :

    On considère la fonction g définie sur [0~;~ +\infty[ par g(t) = \dfrac{a}{b + \text{e}^{-t}}a et b sont deux nombres réels.

    On sait que g(0) = 2 et \displaystyle\lim_{t \to + \infty}\quad g(t) = 3.

    Les valeurs de a et b sont:

    A. a = 2 et b = 3B. a = 4 et b = \dfrac43
    C. a = 4 et b = 1D. a = 6 et b = 2

    Question 4 :

    Alice dispose de deux urnes A et B contenant chacune quatre boules indiscernables au toucher.

    L'urne A contient deux boules vertes et deux boules rouges.

    L'urne B contient trois boules vertes et une boule rouge.

    Alice choisit au hasard une urne puis une boule dans cette urne. Elle obtient une boule verte.

    La probabilité qu'elle ait choisi l'urne B est:

    A. \dfrac38B. \dfrac12
    C. \dfrac35D. \dfrac58

    Question 5 :

    On pose S = 1 + \dfrac12\quad + \dfrac13 + \dfrac14 + ... + \dfrac{1}{100}.

    Parmi les scripts Python ci-dessous, celui qui permet de calculer la somme S est :

    a. b.
    def somme\_a():
    S = 0
    for k in range(100):
    S=1/(k+1)
    return S def somme\_b():
    S = 0
    for k in range(100) :
    S = S + 1/(k + 1)
    return S
    c. d.
    def somme\_c():
    k = 0
    while S < 100 :
    S = S+1/(k+1)
    return S def somme\_d():
    k = 0
    while k < 100:
    S = S + 1/(k + 1)
    return S
    Voir la correction

    1.On pose f(x)=xe^x sur \mathbb{R}. Parmi F(x)=\dfrac{x^2}{2}e^x, F(x)=(x-1)e^x, F(x)=(x+1)e^x et F(x)=\dfrac2xe^{x^2}, laquelle est une primitive de f sur \mathbb{R} ?

    Testons F(x)=(x-1)e^x, dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables, avec u(x)=x-1 et v(x)=e^x, donc u'(x)=1 et v'(x)=e^x.
    F'=u'v+uv' donc F'(x)=e^x+(x-1)e^x=xe^x=f(x) pour tout réel x.
    Donc, la réponse est F(x)=(x-1)e^x.

    2.La courbe \mathcal{C} d'une fonction f deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[ admet un maximum en x=3 et un unique point d'inflexion d'abscisse 5. Que peut-on affirmer parmi : f et f' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ; f' et f'' de même signe sur ]0~;~5[ ; f et f'' de même signe sur ]5~;~+\infty[ ?

    Par lecture graphique de \mathcal{C}, f(x)<0 sur ]0~;~1[ et f(x)>0 sur ]1~;~+\infty[.
    Le maximum étant atteint en x=3, f'(x)>0 sur ]0~;~3[ et f'(x)<0 sur ]3~;~+\infty[.
    Le seul point d'inflexion étant d'abscisse 5, et la courbe étant concave puis convexe, f''(x)<0 sur ]0~;~5[ et f''(x)>0 sur ]5~;~+\infty[.
    Sur ]5~;~+\infty[, f(x)>0 et f''(x)>0 : ces deux fonctions sont donc de même signe sur cet intervalle.
    Donc, la réponse est « f et f'' sont de même signe sur ]5~;~+\infty[ ».

    3.Soit g définie sur [0~;~+\infty[ par g(t)=\dfrac{a}{b+e^{-t}}, avec g(0)=2 et \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=3. Déterminer a et b parmi les couples (2~;~3), \left(4~;~\dfrac43\right), (4~;~1) et (6~;~2).

    \begin{aligned}g(0) &= \dfrac{a}{b+e^0} \\ &= \dfrac{a}{b+1} \\ &= 2\end{aligned} donc \begin{aligned}a &= 2(b+1) \\ &= 2b+2\end{aligned}
    Comme \lim\limits_{t\to+\infty}(-t)=-\infty et \lim\limits_{X\to-\infty}e^X=0, on a par composition \lim\limits_{t\to+\infty}e^{-t}=0, donc \lim\limits_{t\to+\infty}(b+e^{-t})=b et, par quotient, \lim\limits_{t\to+\infty}g(t)=\dfrac{a}{b}.
    Donc \dfrac{a}{b}=3, soit a=3b. En combinant avec a=2b+2 : 3b=2b+2, donc b=2, puis \begin{aligned}a &= 3\times2 \\ &= 6\end{aligned}
    Donc, la réponse est a=6 et b=2.

    4.Alice tire au hasard une urne parmi A (2 boules vertes, 2 rouges) et B (3 boules vertes, 1 rouge), puis une boule dans cette urne, et obtient une boule verte. Quelle est la probabilité qu'elle ait choisi l'urne B, parmi \dfrac38, \dfrac12, \dfrac35 et \dfrac58 ?

    Notons A et B le choix de chaque urne, et V l'évènement « la boule tirée est verte ». On a \begin{aligned}P(A) &= P(B) \\ &= \dfrac12\end{aligned} \begin{aligned}P_A(V) &= \dfrac24 \\ &= \dfrac12\end{aligned} et P_B(V)=\dfrac34.
    \begin{aligned}P(V\cap B) &= P(B)\times P_B(V) \\ &= \dfrac12\times\dfrac34 \\ &= \dfrac38\end{aligned}
    Comme A et B forment une partition de l'univers, la formule des probabilités totales donne \begin{aligned}P(V) &= P(V\cap A)+P(V\cap B) \\ &= \dfrac12\times\dfrac12+\dfrac38 \\ &= \dfrac14+\dfrac38 \\ &= \dfrac28+\dfrac38 \\ &= \dfrac58\end{aligned}
    On cherche \begin{aligned}P_V(B) &= \dfrac{P(V\cap B)}{P(V)} \\ &= \dfrac{\frac38}{\frac58} \\ &= \dfrac38\times\dfrac85 \\ &= \dfrac35\end{aligned}
    Donc, la réponse est \dfrac35.

    5.On pose S=1+\dfrac12+\dfrac13+\dots+\dfrac{1}{100}. Parmi quatre scripts Python (a, b, c, d) proposés pour calculer S, lequel convient ?

    • Le script a réaffecte S à chaque tour de boucle sans cumuler les termes précédents : il renvoie seulement le dernier terme, pas la somme : écarté.
    • Le script c initialise un compteur k mais teste la condition sur une variable S qui n'a pas été initialisée avant la boucle : il provoque une erreur : écarté.
    • Le script d initialise k à 0 mais ne l'incrémente jamais dans la boucle : la condition k < 100 reste indéfiniment vraie, la boucle ne s'arrête jamais : écarté.
    • Le script b initialise S à 0, puis cumule bien S = S + 1/(k+1) pour k allant de 0 à 99 : c'est le seul qui calcule correctement S.
    Bac Terminale 2023 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    La figure ci-dessous correspond à la maquette d'un projet architectural.

    Il s'agit d'une maison de forme cubique (ABCDEFGH) accolée à un garage de forme cubique (BIJKLMNO) où L est le milieu du segment [BF] et K est le milieu du segment [BC].

    Le garage est surmonté d'un toit de forme pyramidale (LMNOP) de base carrée LMNO et de sommet P positionné sur la façade de la maison.

    ı k A B C D E F G H I J K L M N O P

    On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), avec \vect{\imath} = \dfrac12\vect{\text{AB}},~\vect{\jmath} = \dfrac12\vect{\text{AD}} et \vect{k} = \dfrac12\vect{\text{AE}}.

      1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points H, M et N.
      2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (HM).
    1. L'architecte place le point P à l'intersection de la droite (HM) et du plan (BCF).

      Montrer que les coordonnées de P sont \left(2~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right).
      1. Calculer le produit scalaire \vect{\text{PM}} \cdot \vect{\text{PN}}.
      2. Calculer la distance PM.

        On admet que la distance PN est égale à \dfrac{\sqrt{11}}{3}.
      3. Pour satisfaire à des contraintes techniques, le toit ne peut être construit que si l'angle \widehat{\text{MPN}} ne dépasse pas 55°.

        Le toit pourra-t-il être construit ?
    2. Justifier que les droites (HM) et (EN) sont sécantes.

      Quel est leur point d'intersection ?
    Voir la correction

    1.aLa figure représente une maison cubique ABCDEFGH accolée à un garage cubique BIJKLMNO (L milieu de [BF], K milieu de [BC]), surmonté d'un toit pyramidal LMNOP dont le sommet P est sur la façade de la maison. Dans le repère (A~;~\vec\imath,\vec\jmath,\vec k) avec \vec\imath=\dfrac12\overrightarrow{AB}, \vec\jmath=\dfrac12\overrightarrow{AD} et \vec k=\dfrac12\overrightarrow{AE}, donner par lecture graphique les coordonnées de H, M et N.

    Par lecture directe sur la figure : H(0~;~2~;~2), M(3~;~0~;~1) et N(3~;~1~;~1).

    1.bDéterminer une représentation paramétrique de la droite (HM).

    \overrightarrow{HM}\begin{pmatrix}3-0 \\ 0-2 \\ 1-2\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}3 \\ -2 \\ -1\end{pmatrix} dirige la droite (HM), qui passe par H(0~;~2~;~2).
    Donc, la réponse est : \left\{\begin{array}{l}x=3t\\y=2-2t\\z=2-t\end{array}\right.\ ,\ t\in\mathbb{R}.

    2.L'architecte place P à l'intersection de (HM) et du plan (BCF). Montrer que P\left(2~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right).

    Les points B(2~;~0~;~0), C(2~;~2~;~0) et F(2~;~0~;~2) ont tous pour abscisse 2 : le plan (BCF) est parallèle au plan (y0z) et a pour équation x=2.
    Cherchons le paramètre t tel que le point de (HM) de paramètre t appartienne à ce plan : 3t=2, soit t=\dfrac23.
    On obtient alors x=2, \begin{aligned}y &= 2-2\times\dfrac23 \\ &= \dfrac63-\dfrac43 \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z &= 2-\dfrac23 \\ &= \dfrac63-\dfrac23 \\ &= \dfrac43\end{aligned}
    Donc, la réponse est P\left(2~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right), ce qui confirme le résultat annoncé.

    3.aCalculer le produit scalaire \overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN}.

    \overrightarrow{PM}\begin{pmatrix}3-2 \\ 0-\frac23 \\ 1-\frac43\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1 \\ -\frac23 \\ -\frac13\end{pmatrix} et \overrightarrow{PN}\begin{pmatrix}3-2 \\ 1-\frac23 \\ 1-\frac43\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}1 \\ \frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix}.
    Le repère étant orthonormé, \begin{aligned}\overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN} &= 1\times1+\left(-\dfrac23\right)\times\dfrac13+\left(-\dfrac13\right)\times\left(-\dfrac13\right) \\ &= 1-\dfrac29+\dfrac19 \\ &= \dfrac99-\dfrac19 \\ &= \dfrac89\end{aligned}
    Donc, la réponse est \overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN}=\dfrac89.

    3.bCalculer la distance PM (on admet que PN=\dfrac{\sqrt{11}}{3}).

    \begin{aligned}PM &= \sqrt{1^2+\left(-\dfrac23\right)^2+\left(-\dfrac13\right)^2} \\ &= \sqrt{1+\dfrac49+\dfrac19} \\ &= \sqrt{\dfrac99+\dfrac49+\dfrac19} \\ &= \sqrt{\dfrac{14}{9}} \\ &= \dfrac{\sqrt{14}}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est PM=\dfrac{\sqrt{14}}{3}.

    3.cLe toit ne peut être construit que si l'angle \widehat{MPN} ne dépasse pas 55\degres. Le toit pourra-t-il être construit ?

    On sait que \overrightarrow{PM}\cdot\overrightarrow{PN}=PM\times PN\times\cos\left(\widehat{MPN}\right), donc \dfrac89=\dfrac{\sqrt{14}}{3}\times\dfrac{\sqrt{11}}{3}\times\cos\left(\widehat{MPN}\right).
    D'où \begin{aligned}\cos\left(\widehat{MPN}\right) &= \dfrac{8}{\sqrt{14}\times\sqrt{11}} \\ &= \dfrac{8}{\sqrt{154}}\end{aligned} ce qui donne \widehat{MPN}\approx50\degres à la calculatrice.
    Comme 50\degres ne dépasse pas 55\degres, donc, la réponse est : le toit pourra être construit.

    4.Justifier que les droites (HM) et (EN) sont sécantes, et déterminer leur point d'intersection.

    Les droites (EH) et (MN) sont parallèles (elles sont chacune dirigées par \vec\jmath, d'après la construction du garage et du toit), donc les droites (HM) et (EN), qui relient ces deux droites parallèles par des points distincts, sont coplanaires ; comme elles ne sont pas parallèles (leurs vecteurs directeurs \begin{pmatrix}3 \\ -2 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{EN} ne sont pas colinéaires), elles sont donc sécantes.
    E(0~;~0~;~2) et N(3~;~1~;~1) donnent \overrightarrow{EN}\begin{pmatrix}3 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}, donc (EN) a pour représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l}x=3t'\\y=t'\\z=2-t'\end{array}\right.\ ,\ t'\in\mathbb{R}.
    En égalant les deux représentations paramétriques (avec t pour (HM)) : 3t=3t', 2-2t=t' et 2-t=2-t'. La première et la troisième équation donnent t=t' ; en reportant dans la deuxième, 2-2t=t, soit 3t=2, donc t=t'=\dfrac23.
    Donc, la réponse est : les droites (HM) et (EN) se coupent au point P, déjà déterminé à la question 2.

    Bac Terminale 2023 : La Réunion (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par:

    f(x) = 3x + 1 - 2x \ln (x).

    On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

    On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

    On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère du plan.

    1. Déterminer la limite de la fonction f en 0 et en +\infty.
      1. Démontrer que pour tout réel x strictement positif : f'(x) = 1- 2\ln (x).
      2. Étudier le signe de f' et dresser le tableau de variation de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.

        On fera figurer dans ce tableau les limites ainsi que la valeur exacte de l'extremum.
      1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution sur ]0~;~+\infty[. On notera \alpha cette solution.
      2. En déduire le signe de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.
    2. On considère une primitive quelconque de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[. On la note F.

      Peut-on affirmer que la fonction F est strictement décroissante sur l'intervalle \left[\e^{\frac12}~;~+ \infty\right[ ? Justifier.
      1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.

        Quelle est la position de la courbe \mathcal{C}_f par rapport à ses tangentes ?
      2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
      3. Déduire des questions 5. a et 5 .b que pour tout réel x strictement positif:

        \ln (x) \geqslant\quad 1 - \dfrac 1x..
    Voir la correction

    1.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = 3x+1-2x\ln(x), deux fois dérivable, de courbe représentative \mathcal{C}_f. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.

    En 0 : on écrit f(x) = 3x+1-2x\ln(x). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to0^+}x\ln(x)=0, donc \lim\limits_{x\to0^+}f(x) = 0+1-0 = 1.
    En +\infty : on factorise, f(x) = x\left(3-2\ln(x)\right)+1. Comme \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x)=+\infty, on a \lim\limits_{x\to+\infty}\left(3-2\ln(x)\right)=-\infty, et donc par produit \lim\limits_{x\to+\infty}x\left(3-2\ln(x)\right)=-\infty. On en déduit \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)= -\infty.

    2.aDémontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = 1-2\ln(x).

    En dérivant chaque terme : f'(x) = 3 - 2\ln(x) - 2x\times\dfrac{1}{x} = 3-2\ln(x)-2 = 1-2\ln(x).

    2.bÉtudier le signe de f' puis dresser le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[, en faisant apparaître les limites et la valeur exacte de l'extremum.

    On résout f'(x)>0 \iff 1-2\ln(x)>0 \iff \ln(x)<\dfrac12 \iff x<e^{\frac12} (la fonction exponentielle étant strictement croissante). Donc f' est strictement positive sur \left]0~;~e^{\frac12}\right[ et strictement négative sur \left]e^{\frac12}~;~+\infty\right[.
    La fonction f est donc strictement croissante sur \left]0~;~e^{\frac12}\right] puis strictement décroissante sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[, avec un maximum en x=e^{\frac12} valant \begin{aligned}f\left(e^{\frac12}\right) &= 3e^{\frac12}+1-2e^{\frac12}\times\dfrac12 \\ &= 3e^{\frac12}+1-e^{\frac12} \\ &= 2e^{\frac12}+1 \\ &\approx 4{,}3\end{aligned}
    Le tableau de variation part de la limite 1 en 0, croît jusqu'au maximum 2e^{\frac12}+1 en x=e^{\frac12}, puis décroît vers -\infty.

    3.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[.

    La fonction f est dérivable, donc continue, sur ]0~;~+\infty[.
    Sur \left]0~;~e^{\frac12}\right], f est strictement croissante et sa valeur minimale y est \lim\limits_{x\to0^+}f(x)=1>0 : f y est donc strictement positive, et l'équation f(x)=0 n'y a pas de solution.
    Sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[, f est continue et strictement décroissante, passant de la valeur 2e^{\frac12}+1>0 à -\infty : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 y admet une unique solution, notée \alpha.
    Donc, la réponse est que f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha>e^{\frac12}.

    3.bEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

    D'après les variations de f et le résultat précédent : f(x)>0 sur ]0~;~\alpha[, f(\alpha)=0, et f(x)<0 sur ]\alpha~;~+\infty[.

    4.Soit F une primitive quelconque de f sur ]0~;~+\infty[. Peut-on affirmer que F est strictement décroissante sur \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[ ?

    Non. Par définition d'une primitive, F'=f. Or f est strictement positive sur \left[e^{\frac12}~;~\alpha\right[ (question 3.b), donc F est strictement croissante sur cet intervalle, ce qui contredit l'affirmation proposée : F n'est pas décroissante sur tout \left[e^{\frac12}~;~+\infty\right[.

    5.aÉtudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et en déduire la position de \mathcal{C}_f par rapport à ses tangentes.

    La dérivée seconde vaut f''(x) = -2\times\dfrac{1}{x} = -\dfrac{2}{x}, strictement négative sur ]0~;~+\infty[. La fonction f est donc concave sur cet intervalle, ce qui signifie que la courbe \mathcal{C}_f est située en dessous de chacune de ses tangentes.

    5.bDéterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.

    On a \begin{aligned}f(1) &= 3\times1+1-2\times1\times\ln(1) \\ &= 4-0 \\ &= 4\end{aligned} et f'(1) = 1-2\ln(1) = 1.
    L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y=f'(a)(x-a)+f(a), donc ici y = 1\times(x-1)+4, soit T\,:\ y=x+3.

    5.cEn déduire que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, \ln(x) \geqslant 1-\dfrac1x.

    Puisque \mathcal{C}_f est sous chacune de ses tangentes (question 5.a), elle est en particulier sous T : pour tout x>0, f(x)\leqslant x+3.
    Cette inégalité s'écrit 3x+1-2x\ln(x)\leqslant x+3, soit 2x-2\leqslant2x\ln(x). En divisant par 2x>0 : 1-\dfrac1x\leqslant\ln(x).
    Donc, la réponse est que pour tout réel x strictement positif, \ln(x)\geqslant1-\dfrac1x.

    Bac Terminale 2023 : La Réunion (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère le cube ABCDEFGH ci-dessous tel que AB = 1.

    On note M le centre de la face BCGF et N le centre de la face EFGH.

    A B C D E F G H

    On se place dans le repère orthonormé \left(\text{D}~;~ \vect{\text{DH}},~\vect{\text{DC}},~\vect{\text{DA}}\right).

    1. Donner sans justifier les coordonnées des points F et C.
    2. Calculer les coordonnées des points M et N.
      1. Démontrer que le vecteur \vect{\text{AG}} est normal au plan (HFC).
      2. En déduire une équation cartésienne du plan (HFC).
    3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AG).
    4. Démontrer que le point R de coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23;~\dfrac13\right) est le projeté orthogonal du point G sur le plan (HFC).
    5. On admet qu'une représentation paramétrique de la droite (FG) est:

      \left\{\begin{array}{l c l} x&=&1\\ y&=&1\\ z&=&t \end{array}\right.\:\:(t \in \R).

      Démontrer qu'il existe un unique point K sur la droite (FG) tel que le triangle KMN soit rectangle en K.
    6. Quelle fraction du volume du cube ABCDEFGH le volume du tétraèdre FNKM représente-t-il ?
    Voir la correction

    1.ABCDEFGH est un cube d'arête 1, M est le centre de la face BCGF et N le centre de la face EFGH. Dans le repère orthonormé \left(D~;~\overrightarrow{DH},\overrightarrow{DC},\overrightarrow{DA}\right), donner sans justification les coordonnées de F et de C.

    En suivant les arêtes du cube depuis D : F(1 ; 1 ; 1) et C(0 ; 1 ; 0).

    2.Calculer les coordonnées de M et de N.

    M est le centre de la face BCGF, donc le milieu du segment [CF] (l'une des diagonales de cette face carrée) : M\left(\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+1}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}\right), soit M\left(\dfrac12 ; 1 ; \dfrac12\right).
    N est le centre de la face EFGH, donc le milieu du segment [FH], avec H(1 ; 0 ; 0) : N\left(\dfrac{1+1}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}\right), soit N\left(1 ; \dfrac12 ; \dfrac12\right).

    3.aDémontrer que le vecteur \overrightarrow{AG} est normal au plan (HFC).

    Les points H, F, C ne sont pas alignés, donc \overrightarrow{HF} et \overrightarrow{CF} dirigent le plan (HFC), avec \overrightarrow{HF}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{CF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} (en utilisant H(1;0;0)).
    De plus, avec A(0;0;1) et G(1;1;0), on a \overrightarrow{AG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}.
    On calcule les produits scalaires : \begin{aligned}\overrightarrow{AG}\cdot\overrightarrow{HF} &= 1\times0+1\times1+(-1)\times1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{AG}\cdot\overrightarrow{CF} &= 1\times1+1\times0+(-1)\times1 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \overrightarrow{AG} est donc orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (HFC) : il est normal à ce plan.

    3.bEn déduire une équation cartésienne du plan (HFC).

    Le plan (HFC) passe par F(1;1;1) et admet \overrightarrow{AG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} comme vecteur normal : un point X(x;y;z) appartient à ce plan si et seulement si \overrightarrow{FX}\cdot\overrightarrow{AG}=0.
    \overrightarrow{FX}\begin{pmatrix}x-1 \\ y-1 \\ z-1\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}\overrightarrow{FX}\cdot\overrightarrow{AG} &= (x-1)+(y-1)-(z-1) \\ &= x+y-z-1\end{aligned}
    Le plan (HFC) a donc pour équation cartésienne x+y-z-1=0.

    4.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AG).

    La droite (AG) passe par A(0;0;1) et admet \overrightarrow{AG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} comme vecteur directeur, d'où la représentation paramétrique : \begin{cases} x = t \\ y = t \\ z = 1-t \end{cases} \quad (t\in\mathbb{R}).

    5.Démontrer que le point R de coordonnées \left(\dfrac23 ; \dfrac23 ; \dfrac13\right) est le projeté orthogonal de G sur le plan (HFC).

    Le projeté orthogonal de G sur (HFC), qu'on note R, est l'unique point qui appartient à la fois au plan (HFC) et à la droite passant par G orthogonale à ce plan : or cette droite est justement (AG), puisque \overrightarrow{AG} est normal au plan (question 3.a).
    Les coordonnées de R vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de (AG) et l'équation du plan : t+t-(1-t)-1=0, soit 3t-2=0, donc t=\dfrac23.
    En reportant dans la représentation paramétrique : x=\dfrac23, y=\dfrac23, \begin{aligned}z &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned} On retrouve bien les coordonnées annoncées : R est le projeté orthogonal de G sur (HFC).

    6.La droite (FG) admet pour représentation paramétrique x=1, y=1, z=t (t\in\mathbb{R}). Démontrer qu'il existe un unique point K de (FG) tel que le triangle KMN soit rectangle en K.

    Un point K de (FG) s'écrit K(1 ; 1 ; t). Le triangle KMN est rectangle en K si et seulement si \overrightarrow{KM}\cdot\overrightarrow{KN}=0.
    Avec M\left(\dfrac12;1;\dfrac12\right) : \overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}-\frac12 \\ 0 \\ \frac12-t\end{pmatrix}. Avec N\left(1;\dfrac12;\dfrac12\right) : \overrightarrow{KN}\begin{pmatrix}0 \\ -\frac12 \\ \frac12-t\end{pmatrix}.
    Le produit scalaire vaut \begin{aligned}\overrightarrow{KM}\cdot\overrightarrow{KN} &= 0+0+\left(\dfrac12-t\right)^2 \\ &= \left(t-\dfrac12\right)^2\end{aligned}
    Cette expression s'annule si et seulement si t=\dfrac12 : il existe donc un unique point K, de coordonnées \left(1 ; 1 ; \dfrac12\right), tel que KMN soit rectangle en K.

    7.Quelle fraction du volume du cube ABCDEFGH le volume du tétraèdre FNKM représente-t-il ?

    Le tétraèdre FNKM admet pour base le triangle rectangle KMN et pour hauteur associée la distance FK, puisque F(1;1;1) et K\left(1;1;\dfrac12\right) ont la même abscisse et la même ordonnée : \begin{aligned}FK &= \left|1-\dfrac12\right| \\ &= \dfrac12\end{aligned}
    Dans le triangle KMN rectangle en K : \begin{aligned}KM &= \left\|\overrightarrow{KM}\right\| \\ &= \sqrt{\left(-\frac12\right)^2+0^2+0^2} \\ &= \dfrac12\end{aligned} et de même KN=\dfrac12. Son aire vaut donc \begin{aligned}\dfrac{KM\times KN}{2} &= \dfrac{\frac12\times\frac12}{2} \\ &= \dfrac18\end{aligned}
    Le volume d'un tétraèdre étant \dfrac{\text{aire de la base}\times\text{hauteur}}{3}, celui de FNKM vaut \dfrac{\frac18\times\frac12}{3} = \dfrac{1}{48}.
    Le cube ayant pour volume 1^3=1 (unité de volume), le tétraèdre FNKM représente donc \dfrac{1}{48} du volume du cube.

    Bac Terminale 2023 : La Réunion (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On se place dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère le point A(1 ; 1 ; 0) et le vecteur \vect{u}\begin{pmatrix}0\\2\\- 1\end{pmatrix}.

    On considère le plan \mathcal{P} d'équation : x + 4y + 2z + 1 = 0.

    1. On note (d) la droite passant par A et dirigée par le vecteur \vect{u}.

      Déterminer une représentation paramétrique de (d).
    2. Justifier que la droite (d) et le plan \mathcal{P} sont sécants en un point B dont les coordonnées sont (1 ; -1 ; 1).
    3. On considère le point C(1~;~-1~;~-1).
      1. Vérifier que les points A, B et C définissent bien un plan.
      2. Montrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}1\\0\\0\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ABC).
      3. Déterminer une équation cartésienne du plan (ABC).
      1. Justifier que le triangle ABC est isocèle en A.
      2. Soit H le milieu du segment [BC].

        Calculer la longueur AH puis l'aire du triangle ABC.
    4. Soit D le point de coordonnées (0~;~-1~;~1).
      1. Montrer que la droite (BD) est une hauteur de la pyramide ABCD.
      2. Déduire des questions précédentes le volume de la pyramide ABCD.


      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par: V = \dfrac13 \mathcal{B} \times h,

      \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante.
    Voir la correction

    1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère le point A(1 ; 1 ; 0) et le vecteur \vec{u}\begin{pmatrix}0 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix}, ainsi que la droite (d) passant par A et de vecteur directeur \vec{u}. Déterminer une représentation paramétrique de (d).

    Un point M(x~;~y~;~z) appartient à (d) si et seulement si \overrightarrow{AM} = t\vec{u} pour un certain réel t, ce qui donne la représentation paramétrique \left\{\begin{array}{l} x = 1 \\ y = 1+2t \\ z = -t \end{array}\right.,\ t\in\mathbb{R}.

    2.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+4y+2z+1=0. Justifier que la droite (d) et le plan \mathcal{P} sont sécants en un point B de coordonnées (1 ; -1 ; 1).

    En substituant les coordonnées paramétriques de (d) dans l'équation de \mathcal{P} : 1+4(1+2t)+2(-t)+1=0, soit 1+4+8t-2t+1=0, c'est-à-dire 6t+6=0, d'où t=-1.
    En reportant t=-1 dans la représentation paramétrique de (d) : x=1, \begin{aligned}y &= 1-2 \\ &= -1\end{aligned} z=1. Le système admet donc une unique solution, ce qui montre que (d) et \mathcal{P} sont sécants, au point B(1~;~-1~;~1).

    3.aOn considère le point C(1 ; -1 ; -1). Vérifier que les points A, B et C définissent bien un plan.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}0 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}0 \\ -2 \\ -1\end{pmatrix} ont la même première et la même deuxième coordonnée mais des troisièmes coordonnées différentes (1\neq-1) : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires. Les points A, B et C ne sont donc pas alignés et définissent bien un plan (ABC).

    3.bMontrer que le vecteur \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} est normal au plan (ABC).

    On calcule \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AB} &= 1\times0+0\times(-2)+0\times1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AC} &= 1\times0+0\times(-2)+0\times(-1) \\ &= 0\end{aligned} Le vecteur \vec{n} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : il lui est normal.

    3.cDéterminer une équation cartésienne du plan (ABC).

    Le plan (ABC) admet \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} pour vecteur normal, donc une équation de la forme x+d=0 avec d\in\mathbb{R}. Comme A(1~;~1~;~0) appartient au plan : 1+d=0, soit d=-1. Une équation cartésienne du plan (ABC) est donc x-1=0.

    4.aJustifier que le triangle ABC est isocèle en A.

    On a \text{AB}^2 = \|\overrightarrow{AB}\|^2 = 0^2+(-2)^2+1^2 = 5 et \text{AC}^2 = \|\overrightarrow{AC}\|^2 = 0^2+(-2)^2+(-1)^2 = 5. Donc \text{AB}^2=\text{AC}^2, c'est-à-dire AB = AC : le triangle ABC est isocèle en A.

    4.bSoit H le milieu du segment [BC]. Calculer la longueur AH puis l'aire du triangle ABC.

    Les coordonnées de H sont la moyenne de celles de B et C : H\left(\dfrac{1+1}{2}~;~\dfrac{-1-1}{2}~;~\dfrac{1-1}{2}\right), soit H(1~;~-1~;~0).
    On obtient \text{AH}^2 = (1-1)^2+(-1-1)^2+(0-0)^2 = 4, d'où \text{AH}=2.
    Le triangle ABC étant isocèle en A, la médiane issue de A est aussi la hauteur relative au côté [BC], donc \mathcal{A}(\text{ABC}) = \dfrac{\text{BC}\times\text{AH}}{2}. Or \text{BC}^2 = (1-1)^2+(-1+1)^2+(-1-1)^2 = 4, d'où \text{BC}=2.
    Donc, la réponse est \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ABC}) &= \dfrac{2\times2}{2} \\ &= 2\end{aligned} unité d'aire.

    5.aSoit D le point de coordonnées (0 ; -1 ; 1). Montrer que la droite (BD) est une hauteur de la pyramide ABCD.

    On calcule \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{BD} = -\vec{n}. Comme \vec{n} est normal au plan (ABC), \overrightarrow{BD} l'est aussi : la droite (BD), orthogonale au plan de base (ABC) et passant par le sommet D, est donc bien une hauteur de la pyramide ABCD.

    5.bEn déduire le volume de la pyramide ABCD (on rappelle que le volume d'une pyramide vaut V=\dfrac13\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur associée).

    On prend pour base le triangle (ABC), d'aire \mathcal{A}(\text{ABC})=2, et pour hauteur la longueur BD.
    \text{BD}^2 = \|\overrightarrow{BD}\|^2 = (-1)^2+0^2+0^2 = 1, donc \text{BD}=1.
    Donc, la réponse est \begin{aligned}V(\text{ABCD}) &= \dfrac13\times2\times1 \\ &= \dfrac23\end{aligned} unité de volume.

    Bac Terminale 2023 : La Réunion (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
    Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
    Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.
    Une réponse fausse, une absence de réponse, ou une réponse multiple, ne rapporte ni n'enlève de point.

    1. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = 2x\e^x.

      Le nombre de solutions sur \R de l'équation f(x) = - \dfrac{73}{100} est égal à :

      a. 0b. 1c. 2d. une infinité.
    2. On considère la fonction g définie sur \R par : g(x) = \dfrac{x+ 1}{\e^x}.

      La limite de la fonction g en - \infty est égale à :

      a. -\inftyb. +\inftyc. 0delle n'existe pas.
    3. On considère la fonction h définie sur \R par: h(x) = (4x - 16)\e^{2x}.

      On note \mathcal{C}_h la courbe représentative de h dans un repère orthogonal.

      On peut affirmer que:

      a. h est convexe sur \R.b. \mathcal{C}_h possède un point d'inflexion en x = 3.
      c. h est concave sur \R.d. \mathcal{C}_h possède un point d'inflexion

      en x = 3,5.
    4. On considère la fonction k définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par : k(x) = 3 \ln (x) - x.

      On note \mathcal{C} la courbe représentative de la fonction k dans un repère orthonormé.

      On note T la tangente à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse x = \text{e}.

      Une équation de T est:

      a. y = (3 - \text{e})xb. y = \left(\dfrac{3 - \text{e}}{\text{e}}\right)x
      c. y = \left(\dfrac{3}{\text{e} }- 1\right)x + 1d. y = (\text{e} - 1)x + 1
    5. On considère l'équation [\ln (x)]^2 + 10 \ln (x) + 21 = 0, avec x \in ]0~;~+\infty[.

      Le nombre de solutions de cette équation est égal à :
      a. 0b. 1c. 2d. une infinité.
    Voir la correction

    1.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=2x\text{e}^x. Le nombre de solutions sur \mathbb{R} de l'équation f(x)=-\dfrac{73}{100} est : a. 0 ; b. 1 ; c. 2 ; d. une infinité.

    f est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables, avec f'(x) = 2\text{e}^x+2x\text{e}^x = 2\text{e}^x(1+x), du signe de 1+x.
    f est donc strictement décroissante sur ]-\infty~;~-1] et strictement croissante sur [-1~;~+\infty[, avec \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=0 (croissances comparées) et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty, et f(-1) = -2\text{e}^{-1}\approx-0{,}736.
    Sur ]-\infty~;~-1], f est continue et strictement décroissante de 0 (limite, exclue) à f(-1)\approx-0{,}736 : comme {-0{,}736<-0{,}73<0}, le théorème des valeurs intermédiaires assure une unique solution sur cet intervalle.
    Sur [-1~;~+\infty[, f est continue et strictement croissante de f(-1)\approx-0{,}736 à +\infty : comme {-0{,}736<-0{,}73<+\infty}, on obtient de même une unique solution sur cet intervalle.
    Donc, la réponse est c : l'équation admet exactement 2 solutions sur \mathbb{R}.

    2.On considère la fonction g définie sur \mathbb{R} par g(x)=\dfrac{x+1}{\text{e}^x}. La limite de g en -\infty est : a. -\infty ; b. +\infty ; c. 0 ; d. elle n'existe pas.

    On écrit g(x) = (x+1)\times\dfrac{1}{\text{e}^x}.
    Quand x\to-\infty : x+1\to-\infty et \dfrac{1}{\text{e}^x} = \text{e}^{-x}\to+\infty.
    Donc, la réponse est a : par produit de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}g(x) = -\infty.

    3.On considère la fonction h définie sur \mathbb{R} par h(x)=(4x-16)\text{e}^{2x}, de courbe représentative \mathcal{C}_h. On peut affirmer que : a. h est convexe sur \mathbb{R} ; b. \mathcal{C}_h a un point d'inflexion en x=3 ; c. h est concave sur \mathbb{R} ; d. \mathcal{C}_h a un point d'inflexion en x=3{,}5.

    h est dérivable deux fois sur \mathbb{R} comme produit de fonctions qui le sont. On calcule h'(x) = 4\text{e}^{2x}+2(4x-16)\text{e}^{2x} = \text{e}^{2x}(8x-28).
    En dérivant à nouveau : h''(x) = 2\text{e}^{2x}(8x-28)+8\text{e}^{2x} = \text{e}^{2x}(16x-56+8) = \text{e}^{2x}(16x-48) = 16\text{e}^{2x}(x-3).
    Comme \text{e}^{2x}>0 pour tout réel x, le signe de h''(x) est celui de x-3 : h'' s'annule en changeant de signe en x=3, donc la courbe \mathcal{C}_h admet un unique point d'inflexion, d'abscisse x=3.
    Donc, la réponse est b.

    4.On considère la fonction k définie sur ]0~;~+\infty[ par k(x)=3\ln(x)-x, de courbe \mathcal{C} dans un repère orthonormé, et T la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse x=\text{e}. Une équation de T est : a. y=(3-\text{e})x ; b. y=\left(\dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}\right)x ; c. y=\left(\dfrac3{\text{e}}-1\right)x+1 ; d. y=(\text{e}-1)x+1.

    k est dérivable sur ]0~;~+\infty[ avec k'(x) = \dfrac3x-1. On a k(\text{e}) = 3\ln(\text{e})-\text{e} = 3-\text{e} et k'(\text{e}) = \dfrac3{\text{e}}-1 = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}.
    L'équation de T s'écrit y = k(\text{e})+k'(\text{e})(x-\text{e}) = (3-\text{e})+\dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}(x-\text{e}) = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}x - (3-\text{e}) + (3-\text{e}) = \dfrac{3-\text{e}}{\text{e}}x.
    Donc, la réponse est b (la droite T passe par l'origine).

    5.On considère l'équation [\ln(x)]^2+10\ln(x)+21=0, d'inconnue x\in\ ]0~;~+\infty[. Le nombre de solutions de cette équation est : a. 0 ; b. 1 ; c. 2 ; d. une infinité.

    On pose X=\ln(x) : l'équation devient X^2+10X+21=0, un polynôme du second degré de discriminant \Delta = 10^2-4\times21 = 100-84 = 16 = 4^2>0, qui admet donc deux racines réelles distinctes.
    Ces racines sont \begin{aligned}X_1 &= \dfrac{-10-4}{2} \\ &= -7\end{aligned} et \begin{aligned}X_2 &= \dfrac{-10+4}{2} \\ &= -3\end{aligned}
    Chaque valeur de X correspond à une unique valeur de x=\text{e}^X (la fonction exponentielle étant une bijection de \mathbb{R} vers ]0~;~+\infty[), donc x_1=\text{e}^{-7} et x_2=\text{e}^{-3} sont les deux solutions distinctes de l'équation initiale.
    Donc, la réponse est c.

    Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1.

    On appelle I le point d'intersection du plan (GBD) avec la droite (EC).

    L'espace est rapporté au repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

    A B C D E F G H I J

    1. Donner dans ce repère les coordonnées des points E, C, G.
    2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EC).
    3. Démontrer que la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).
      1. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (GBD) est : x + y - z - 1 = 0.
      2. Montrer que le point I a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right).
      3. En déduire que la distance du point E au plan (GBD) est égale à \dfrac{2\sqrt 3}{3}.
      1. Démontrer que le triangle BDG est équilatéral.
      2. Calculer l'aire du triangle BDG.

        On pourra utiliser le point J, milieu du segment [BD].
    4. Justifier que le volume du tétraèdre EGBD est égal à \dfrac13.

      On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par V = \dfrac13 BhB est l'aire d'une base du tétraèdre et h est la hauteur relative à cette base.
    Voir la correction

    1.On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé (A~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}). Donner les coordonnées des points E, C et G dans ce repère.

    En suivant les arêtes du cube depuis A : \text{E}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, \text{C}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \text{G}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}.

    2.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (EC).

    Le vecteur \overrightarrow{EC} a pour coordonnées \begin{pmatrix}1-0 \\ 1-0 \\ 0-1\end{pmatrix}, soit \begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} : c'est un vecteur directeur de la droite (EC), qui passe par \text{E}(0~;~0~;~1).
    Donc, la réponse est : (EC) a pour représentation paramétrique \begin{cases}x = t\\y = t\\z = 1-t\end{cases} avec t\in\mathbb{R}.

    3.Démontrer que la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).

    Les points G, B, D ne sont pas alignés, donc (GBD) est un plan, dirigé par exemple par \overrightarrow{GB}\begin{pmatrix}0 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix} et \overrightarrow{BD}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{EC}\cdot\overrightarrow{GB} &= 1\times0 + 1\times(-1) + (-1)\times(-1) \\ &= 0-1+1 \\ &= 0\end{aligned} donc \overrightarrow{EC}\perp\overrightarrow{GB}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{EC}\cdot\overrightarrow{BD} &= 1\times(-1) + 1\times1 + (-1)\times0 \\ &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned} donc \overrightarrow{EC}\perp\overrightarrow{BD}.
    Le vecteur \overrightarrow{EC} est orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (GBD), donc la droite (EC) est orthogonale au plan (GBD).

    4.aJustifier qu'une équation cartésienne du plan (GBD) est x+y-z-1=0.

    Comme (EC) est orthogonale à (GBD), tout vecteur directeur de (EC) est un vecteur normal à (GBD) ; en particulier \overrightarrow{EC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} convient.
    Le plan (GBD) a donc une équation de la forme x+y-z+d=0. En écrivant que \text{B}(1~;~0~;~0) appartient à ce plan : 1+0-0+d=0, donc d=-1.
    Donc, la réponse est : le plan (GBD) a pour équation x+y-z-1=0.

    4.bMontrer que le point I, intersection de (EC) et (GBD), a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right).

    Les coordonnées de I vérifient à la fois la représentation paramétrique de (EC) et l'équation de (GBD) : x=t, y=t, z=1-t et x+y-z-1=0.
    En substituant : \begin{aligned}t+t-(1-t)-1 = 0 &\iff 3t-2 = 0 \\ &\iff t = \dfrac23 \end{aligned}
    Donc, la réponse est : \text{I}\left(\dfrac23~;~\dfrac23~;~\dfrac13\right), car \begin{aligned}x_I &= t \\ &= \dfrac23\end{aligned} \begin{aligned}y_I &= t \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z_I &= 1-t \\ &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned}

    4.cEn déduire que la distance du point E au plan (GBD) est égale à \dfrac{2\sqrt3}{3}.

    La droite (EC) étant orthogonale au plan (GBD) et le coupant en I, la distance de E au plan (GBD) est la longueur EI.
    \text{EI}^2 = \left(\dfrac23-0\right)^2+\left(\dfrac23-0\right)^2+\left(\dfrac13-1\right)^2 = \dfrac49+\dfrac49+\dfrac49 = \dfrac{12}{9} = \dfrac43.
    \text{EI} = \sqrt{\dfrac43} = \dfrac{2}{\sqrt3} = \dfrac{2\sqrt3}{3}. Donc, la réponse est : la distance de E au plan (GBD) vaut \dfrac{2\sqrt3}{3}.

    5.aDémontrer que le triangle BDG est équilatéral.

    Les segments [BD], [DG] et [GB] sont chacun la diagonale d'une face du cube (respectivement ABCD, CDHG et BCGF), qui sont trois carrés de même côté 1, donc superposables. Leurs diagonales ont donc toutes la même longueur \sqrt2 : le triangle BDG, ayant ses trois côtés égaux, est équilatéral.

    5.bCalculer l'aire du triangle BDG, en utilisant le point J milieu de [BD].

    Dans un triangle équilatéral, la médiane issue d'un sommet est aussi la hauteur : [GJ] est donc la hauteur issue de G, et l'aire du triangle vaut \mathcal{A} = \dfrac{\text{BD}\times\text{GJ}}{2}.
    \text{B}(1~;~0~;~0) et \text{D}(0~;~1~;~0) donnent \text{J}\left(\dfrac12~;~\dfrac12~;~0\right), milieu de [BD].
    \text{GJ}^2 = \left(\dfrac12-1\right)^2+\left(\dfrac12-1\right)^2+(0-1)^2 = \dfrac14+\dfrac14+1 = \dfrac32, donc \text{GJ} = \sqrt{\dfrac32} = \dfrac{\sqrt6}{2}.
    [BD] est la diagonale d'un carré de côté 1, donc \text{BD} = \sqrt2.
    Donc, la réponse est : \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{\sqrt2\times\frac{\sqrt6}{2}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{12}}{4} \\ &= \dfrac{2\sqrt3}{4} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

    6.Justifier que le volume du tétraèdre EGBD est égal à \dfrac13.

    En prenant le triangle BDG comme base, d'aire \mathcal{A}=\dfrac{\sqrt3}{2}, et EI comme hauteur associée (E est le sommet opposé, et EI est la distance de E au plan de la base), le volume vaut V = \dfrac13\times\mathcal{A}\times\text{EI} = \dfrac13\times\dfrac{\sqrt3}{2}\times\dfrac{2\sqrt3}{3} = \dfrac13\times\dfrac{2\times3}{6} = \dfrac13\times1 = \dfrac13. Donc, la réponse est : le volume du tétraèdre EGBD vaut \dfrac13.

    Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère :

    • le plan \mathcal{P}_1 dont une équation cartésienne est 2x + y - z +2 = 0,
    • le plan \mathcal{P}_2 passant par le point B(1 ; 1 ; 2) et dont un vecteur normal est \vect{n_2}\begin{pmatrix}1\\-1\\1\end{pmatrix}.
      1. Donner les coordonnées d'un vecteur \vect{n_1} normal au plan \mathcal{P}_1.
      2. On rappelle que deux plans sont perpendiculaires si un vecteur normal à l'un des plans est orthogonal à un vecteur normal à l'autre plan.

        Montrer que les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.
      1. Déterminer une équation cartésienne du plan \mathcal{P}_2.
      2. On note \Delta la droite dont une représentation paramétrique est : \left\{\begin{array}{l c l} x&=&0\\y &=& -2 + t\\ z&=&\phantom{2+t}t \end{array}\right.,\quad t \in\quad \R.

        Montrer que la droite \Delta est l'intersection des plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.
      On considère le point A(1 ; 1 ; 1) et on admet que le point A n'appartient ni à \mathcal{P}_1 ni à \mathcal{P}_2.

      On note H le projeté orthogonal du point A sur la droite \Delta.
    1. On rappelle que, d'après la question 2. b, la droite \Delta est l'ensemble des points M_t de coordonnées (0~;~-2 + t~;~t), où t désigne un nombre réel quelconque.
      1. Montrer que, pour tout réel t, AM_t = \sqrt{2t^2 - 8t + 11}.
      2. En déduire que AH = \sqrt 3.
    2. On note \mathcal{D}_1 la droite orthogonale au plan \mathcal{P}_1 passant par le point A et H_1 le projeté orthogonal du point A sur le plan \mathcal{P}_1.
      1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \mathcal{D}_1.
      2. En déduire que le point H_1 a pour coordonnées \left(- \dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).
    1. Soit H_2 le projeté orthogonal de A sur le plan \mathcal{P}_2.

      On admet que H_2 a pour coordonnées \left(\dfrac43~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right) et que H a pour coordonnées (0 ; 0 ; 2).

      Sur le schéma ci-contre, les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont représentés, ainsi que les points A, H_1, H_2, H.

      Montrer que AH_1HH_2 est un rectangle.

    P 2 P 1 H H 2 A H 1

    Voir la correction

    1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé, le plan \mathcal{P}_1 a pour équation cartésienne 2x+y-z+2=0. Donner les coordonnées d'un vecteur normal \vec{n_1} à \mathcal{P}_1.

    Les coefficients de x, y et z dans l'équation cartésienne d'un plan donnent directement les coordonnées d'un vecteur normal à ce plan. Donc, la réponse est \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}.

    1.bLe plan \mathcal{P}_2 passe par B(1 ; 1 ; 2) et admet pour vecteur normal \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}. Sachant que deux plans sont perpendiculaires lorsqu'un vecteur normal à l'un est orthogonal à un vecteur normal à l'autre, montrer que \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.

    \begin{aligned}\vec{n_1}\cdot\vec{n_2} &= 2\times 1 + 1\times(-1) + (-1)\times 1 \\ &= 2-1-1 \\ &= 0\end{aligned}
    Les vecteurs \vec{n_1} et \vec{n_2} sont donc orthogonaux. Donc, la réponse est : les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont perpendiculaires.

    2.aDéterminer une équation cartésienne du plan \mathcal{P}_2.

    Le plan \mathcal{P}_2 admet \vec{n_2}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} pour vecteur normal, donc son équation cartésienne est de la forme x-y+z+d=0, où d est une constante réelle à déterminer.
    Le point B(1 ; 1 ; 2) appartient à \mathcal{P}_2, donc ses coordonnées vérifient l'équation : 1-1+2+d=0, soit d=-2.
    Donc, la réponse est : \mathcal{P}_2 a pour équation cartésienne x-y+z-2=0.

    2.bOn note \Delta la droite de représentation paramétrique x=0, y=-2+t, z=t (avec t\in\mathbb{R}). Montrer que \Delta est l'intersection des plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.

    Les points de l'intersection de \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 sont les triplets (x~;~y~;~z) vérifiant simultanément 2x+y-z+2=0 et x-y+z-2=0.
    En additionnant les deux équations, les termes en y et z s'éliminent partiellement : \begin{aligned}(2x+y-z+2)+(x-y+z-2) &= 3x \\ &= 0\end{aligned} donc x=0.
    En reportant x=0 dans la deuxième équation : 0-y+z-2=0, soit y=z-2. En posant z=t (réel quelconque), on obtient x=0, y=-2+t, z=t, ce qui est exactement la représentation paramétrique de \Delta.
    Donc, la réponse est : \mathcal{P}_1\cap\mathcal{P}_2 = \Delta.

    3.aOn considère le point A(1 ; 1 ; 1), qui n'appartient ni à \mathcal{P}_1 ni à \mathcal{P}_2, et H le projeté orthogonal de A sur \Delta. Les points de \Delta sont notés M_t(0~;~-2+t~;~t). Montrer que, pour tout réel t, \mathrm{AM}_t = \sqrt{2t^2-8t+11}.

    \begin{aligned}\mathrm{AM}_t^{2} &= (0-1)^2+(-2+t-1)^2+(t-1)^2 \\ &= (-1)^2+(t-3)^2+(t-1)^2\end{aligned}
    = 1+(t^2-6t+9)+(t^2-2t+1) = 2t^2-8t+11.
    Une longueur étant positive, \mathrm{AM}_t = \sqrt{\mathrm{AM}_t^{2}}. Donc, la réponse est \mathrm{AM}_t = \sqrt{2t^2-8t+11}.

    3.bEn déduire que \mathrm{AH}=\sqrt{3}.

    Le point H, projeté orthogonal de A sur \Delta, est le point de \Delta le plus proche de A : la longueur AH est donc le minimum des longueurs \mathrm{AM}_t pour t décrivant \mathbb{R}, ce qui revient à minimiser 2t^2-8t+11.
    Cette expression est un trinôme du second degré de coefficient dominant a=2>0 : son minimum est atteint en \begin{aligned}t &= -\dfrac{b}{2a} \\ &= -\dfrac{-8}{2\times2} \\ &= 2\end{aligned}
    Ce minimum vaut \begin{aligned}2\times2^2-8\times2+11 &= 8-16+11 \\ &= 3\end{aligned} Donc, la réponse est \mathrm{AH}=\sqrt{3}.

    4.aOn note \mathcal{D}_1 la droite orthogonale à \mathcal{P}_1 passant par A, et H_1 le projeté orthogonal de A sur \mathcal{P}_1. Déterminer une représentation paramétrique de \mathcal{D}_1.

    La droite \mathcal{D}_1 est orthogonale au plan \mathcal{P}_1, donc le vecteur normal \vec{n_1}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} à \mathcal{P}_1 dirige \mathcal{D}_1 ; celle-ci passe de plus par A(1 ; 1 ; 1).
    Donc, la réponse est : \mathcal{D}_1 a pour représentation paramétrique x=1+2t, y=1+t, z=1-t, avec t\in\mathbb{R}.

    4.bEn déduire que H_1 a pour coordonnées \left(-\dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).

    Le point H_1 est l'intersection de \mathcal{D}_1 et \mathcal{P}_1 : ses coordonnées vérifient à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D}_1 et l'équation de \mathcal{P}_1.
    En reportant x=1+2t, y=1+t, z=1-t dans 2x+y-z+2=0 : 2(1+2t)+(1+t)-(1-t)+2=0, soit 2+4t+1+t-1+t+2=0, c'est-à-dire 6t+4=0, donc t=-\dfrac{2}{3}.
    On en déduit \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac23\right) \\ &= 1-\dfrac43 \\ &= -\dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-\dfrac23 \\ &= \dfrac13\end{aligned} et \begin{aligned}z &= 1+\dfrac23 \\ &= \dfrac53\end{aligned}
    Donc, la réponse est : \mathrm{H_1}\left(-\dfrac13~;~\dfrac13~;~\dfrac53\right).

    5.Soit H_2 le projeté orthogonal de A sur \mathcal{P}_2 ; on admet que \mathrm{H_2}\left(\dfrac43~;~\dfrac23~;~\dfrac43\right) et que \mathrm{H}(0~;~0~;~2). Montrer que le quadrilatère AH_1HH_2 est un rectangle.

    Les coordonnées du vecteur \overrightarrow{\mathrm{AH_1}} sont \begin{pmatrix}-\frac13-1 \\ \frac13-1 \\ \frac53-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\frac43 \\ -\frac23 \\ \frac23\end{pmatrix}.
    Les coordonnées du vecteur \overrightarrow{\mathrm{H_2H}} sont \begin{pmatrix}0-\frac43 \\ 0-\frac23 \\ 2-\frac43\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-\frac43 \\ -\frac23 \\ \frac23\end{pmatrix}.
    Les vecteurs \overrightarrow{\mathrm{AH_1}} et \overrightarrow{\mathrm{H_2H}} étant égaux, le quadrilatère AH_1HH_2 est un parallélogramme.
    La droite (AH_1) est orthogonale au plan \mathcal{P}_1 (car incluse dans \mathcal{D}_1), et H_1 appartient à \mathcal{P}_1 ; donc (AH_1) est orthogonale à toute droite de \mathcal{P}_1 passant par H_1, en particulier à la droite (H_1H), puisque H appartient à \Delta\subset\mathcal{P}_1.
    Le parallélogramme AH_1HH_2 possède donc un angle droit en H_1. Donc, la réponse est : AH_1HH_2 est un rectangle.

    Bac Terminale 2023 : Métropole, Mayotte, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(1 + \text{e}^{-x}\right),

    où ln désigne la fonction logarithme népérien.

    On note \mathcal{C} sa courbe représentative dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

    La courbe \mathcal{C} est tracée ci-dessous.

    0101 M a N a C T 0

      1. Déterminer la limite de la fonction f en -\infty.
      2. Déterminer la limite de la fonction f en + \infty.

        Interpréter graphiquement ce résultat.
      3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.

        Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout nombre réel x, f'(x) = \dfrac{-1}{1 + \text{e}^x}.
      4. Dresser le tableau de variations complet de la fonction f sur \R.
    1. On note T_0 la tangente à la courbe \mathcal{C} en son point d'abscisse 0.
      1. Déterminer une équation de la tangente T_0.
      2. Montrer que la fonction f est convexe sur \R.
      3. En déduire que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) \geqslant\quad - \dfrac12x + \ln (2).
    2. Pour tout nombre réel a différent de 0, on note M_a et N_a les points de la courbe \mathcal{C} d'abscisses respectives -a et a.

      On a donc : M_a\left(-a~;~ f(-a)\right) et N_a\left(a~;~ f(a)\right).
      1. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f(x) - f(-x) = - x.
      2. En déduire que les droites T_0 et \left(M_aN_a\right) sont parallèles.
    Voir la correction

    1.aOn considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(1+e^{-x}\right). Déterminer la limite de f en -\infty.

    Quand x\to-\infty, -x\to+\infty donc e^{-x}\to+\infty (limite usuelle de l'exponentielle), donc 1+e^{-x}\to+\infty.
    Or \lim\limits_{X\to+\infty}\ln(X)=+\infty. Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.

    1.bDéterminer la limite de f en +\infty et interpréter graphiquement ce résultat.

    Quand x\to+\infty, e^{-x}\to0 donc 1+e^{-x}\to1, et \begin{aligned}\lim\limits_{X\to1}\ln(X) &= \ln(1) \\ &= 0\end{aligned}
    Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0. Graphiquement, cela signifie que la courbe \mathcal{C} de f admet l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) pour asymptote horizontale en +\infty.

    1.cOn admet que f est dérivable sur \mathbb{R}. Calculer f'(x) puis montrer que, pour tout réel x, f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

    f est de la forme \ln(u) avec u(x)=1+e^{-x} et u'(x)=-e^{-x} ; sa dérivée est donc f'(x)=\dfrac{u'(x)}{u(x)} = \dfrac{-e^{-x}}{1+e^{-x}}.
    En multipliant numérateur et dénominateur par e^{x} : f'(x) = \dfrac{-e^{-x}\times e^{x}}{(1+e^{-x})\times e^{x}} = \dfrac{-1}{e^{x}+1}.
    Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}.

    1.dDresser le tableau de variations complet de f sur \mathbb{R}.

    Pour tout réel x, e^{x}>0, donc 1+e^{x}>0 et f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}}<0 : la fonction f est strictement décroissante sur \mathbb{R}.
    Avec les limites établies aux questions précédentes (+\infty en -\infty et 0 en +\infty), on obtient le tableau : f'(x) est négatif sur \mathbb{R}, et f décroît strictement de +\infty (en -\infty) vers 0 (en +\infty), sans jamais atteindre 0.

    2.aOn note T_0 la tangente à \mathcal{C} au point d'abscisse 0. Déterminer une équation de T_0.

    La tangente en un point d'abscisse a a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a) ; ici a=0.
    \begin{aligned}f(0) &= \ln\left(1+e^{0}\right) \\ &= \ln(2)\end{aligned} et f'(0) = \dfrac{-1}{1+e^{0}} = -\dfrac12.
    Donc, la réponse est : T_0 a pour équation y=-\dfrac12x+\ln(2).

    2.bMontrer que f est convexe sur \mathbb{R}.

    f'(x)=\dfrac{-1}{1+e^{x}} ; en dérivant à nouveau, avec u(x)=-1 (constante) et v(x)=1+e^{x} : f''(x) = \dfrac{-v'(x)\times(-1)}{v(x)^2}\times(-1), plus simplement f''(x)=\dfrac{0-(-1)\times e^{x}}{(1+e^{x})^2} = \dfrac{e^{x}}{(1+e^{x})^2}.
    Pour tout réel x, e^{x}>0 et (1+e^{x})^2>0, donc f''(x)>0. Donc, la réponse est : f est convexe sur \mathbb{R}.

    2.cEn déduire que, pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

    Comme f est convexe sur \mathbb{R}, sa courbe représentative \mathcal{C} est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de T_0. Donc, la réponse est : pour tout réel x, f(x)\geqslant -\dfrac12x+\ln(2).

    3.aPour un réel a\neq0, on note M_a(-a~;~f(-a)) et N_a(a~;~f(a)) deux points de \mathcal{C}. Montrer que, pour tout réel x, f(x)-f(-x)=-x.

    \begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(1+e^{-x}\right)-\ln\left(1+e^{x}\right) \\ &= \ln\left(\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}}\right)\end{aligned} (propriété \ln(a)-\ln(b)=\ln\left(\frac{a}{b}\right)).
    En factorisant le numérateur par e^{-x} : 1+e^{-x} = e^{-x}\left(e^{x}+1\right), donc \begin{aligned}\dfrac{1+e^{-x}}{1+e^{x}} &= \dfrac{e^{-x}(1+e^{x})}{1+e^{x}} \\ &= e^{-x}\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}f(x)-f(-x) &= \ln\left(e^{-x}\right) \\ &= -x\end{aligned}

    3.bEn déduire que les droites T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

    Le coefficient directeur de la droite (M_aN_a) est \dfrac{y_{N_a}-y_{M_a}}{x_{N_a}-x_{M_a}} = \dfrac{f(a)-f(-a)}{a-(-a)}.
    D'après la question précédente appliquée en x=a, f(a)-f(-a)=-a, donc ce coefficient vaut \dfrac{-a}{2a} = -\dfrac12.
    Or T_0 a pour coefficient directeur -\dfrac12 (question 2.a). Les deux droites ayant le même coefficient directeur, donc, la réponse est : T_0 et (M_aN_a) sont parallèles.

    Bac Terminale 2023 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1 représenté ci-contre.

    On note K le milieu du segment [HG].

    On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AE}}\right).

    1. Justifier que les points C, F et K définissent un plan.
      1. Donner, sans justifier, les longueurs KG, GF et GC.
      2. Calculer l'aire du triangle FGC.
      3. Calculer le volume du tétraèdre FGCK.

    A B C D E F G H x y z K

    On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par: V = \dfrac13\mathcal{B} \times h,\mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante.

      1. On note \vect{n} le vecteur de coordonnées \begin{pmatrix}1\\2\\1\end{pmatrix}.

        Démontrer que \vect{n} est normal au plan (CFK).
      2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (CFK) est: x + 2y + z - 3 = 0.
    1. On note \Delta la droite passant par le point G et orthogonale au plan (CFK).

      Démontrer qu'une représentation paramétrique de la droite \Delta est: \left\{\begin{array}{l c l} x&=&1 + t\\ y&=&1 + 2t\\ z&=&1 + t \end{array}\right.\quad (t \in \R))
    2. Soit L le point d'intersection entre la droite \Delta et le plan (CFK).
      1. Déterminer les coordonnées du point L.
      2. En déduire que LG = \dfrac{\sqrt 6}{6}.
    3. En utilisant la question 2., déterminer la valeur exacte de l'aire du triangle CFK.
    Voir la correction

    1.On considère un cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AE}\right), et K le milieu de [HG]. Justifier que les points C, F et K définissent un plan.

    Dans ce repère : A(0~;~0~;~0), D(1~;~0~;~0), B(0~;~1~;~0), E(0~;~0~;~1).
    Donc \overrightarrow{AC}=\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AB} donne C(1~;~1~;~0), \overrightarrow{AF}=\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AE} donne F(0~;~1~;~1), et \overrightarrow{AH}=\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AE}, \overrightarrow{AG}=\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AE} donnent H(1~;~0~;~1) et G(1~;~1~;~1).
    K est le milieu de [HG] donc K\left(1~;~\dfrac{1}{2}~;~1\right).
    On a \overrightarrow{CF}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{CK}\begin{pmatrix}0 \\ -\frac{1}{2} \\ 1\end{pmatrix} : ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (aucun coefficient ne convertit l'un en l'autre).
    Donc les points C, F et K ne sont pas alignés : ils définissent bien un plan.

    2.aDonner, sans justification, les longueurs KG, GF et GC.

    \text{KG} = \dfrac{1}{2}, \text{GF} = 1 et \text{GC} = 1 (déplacements le long des arêtes ou des diagonales de faces du cube d'arête 1).

    2.bCalculer l'aire du triangle FGC.

    Le triangle FGC est rectangle en G (deux arêtes du cube perpendiculaires), donc son aire vaut \begin{aligned}\mathcal{A} &= \dfrac{\text{GF}\times\text{GC}}{2} \\ &= \dfrac{1\times1}{2} \\ &= \dfrac{1}{2}\end{aligned} unité d'aire.

    2.cCalculer le volume du tétraèdre FGCK, sachant que le volume d'un tétraèdre vaut V=\dfrac{1}{3}\mathcal{B}\times h\mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur associée.

    En prenant pour base le triangle FGC (aire \dfrac{1}{2}) et pour hauteur KG =\dfrac{1}{2} (K étant sur la droite (GH), perpendiculaire au plan (FGC)) : \begin{aligned}V &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{1}{2}\times\dfrac{1}{2} \\ &= \dfrac{1}{12}\end{aligned} unité de volume.

    3.aOn pose \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 2 \\ 1\end{pmatrix}. Démontrer que \vec{n} est un vecteur normal au plan (CFK).

    \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{CF} &= 1\times(-1)+2\times0+1\times1 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec{n}\perp\overrightarrow{CF}.
    \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{CK} &= 1\times0+2\times\left(-\dfrac{1}{2}\right)+1\times1 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec{n}\perp\overrightarrow{CK}.
    \vec{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (CFK) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

    3.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (CFK) est x+2y+z-3=0.

    Un point M(x~;~y~;~z) appartient au plan (CFK) si et seulement si \overrightarrow{CM}\cdot\vec{n}=0, avec \overrightarrow{CM}\begin{pmatrix}x-1 \\ y-1 \\ z\end{pmatrix} (car C(1~;~1~;~0)).
    \begin{aligned}\overrightarrow{CM}\cdot\vec{n} = 0 &\iff (x-1)+2(y-1)+z = 0 \\ &\iff x+2y+z-3 = 0 \end{aligned}
    Donc, la réponse est : le plan (CFK) a pour équation cartésienne x+2y+z-3=0.

    4.On note \Delta la droite passant par G et orthogonale au plan (CFK). Démontrer qu'une représentation paramétrique de \Delta est x=1+t, y=1+2t, z=1+t (avec t\in\mathbb{R}).

    \Delta étant orthogonale au plan (CFK), elle admet \vec{n}\begin{pmatrix}1 \\ 2 \\ 1\end{pmatrix} comme vecteur directeur, et elle passe par G(1~;~1~;~1).
    M(x~;~y~;~z)\in\Delta \iff \overrightarrow{GM} = t\,\vec{n} pour un réel t, c'est-à-dire x-1=t, y-1=2t, z-1=t.
    Donc, la réponse est : \Delta a pour représentation paramétrique x=1+t, y=1+2t, z=1+t, t\in\mathbb{R}.

    5.aSoit L le point d'intersection de \Delta et du plan (CFK). Déterminer les coordonnées de L.

    Les coordonnées de L vérifient à la fois le système paramétrique de \Delta et l'équation du plan (CFK) : (1+t)+2(1+2t)+(1+t)-3=0.
    Cela donne 1+t+2+4t+1+t-3=0, soit 6t+1=0, donc t=-\dfrac{1}{6}.
    On en tire \begin{aligned}x &= 1-\dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{5}{6}\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-\dfrac{2}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 1-\dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{5}{6}\end{aligned} D'où L\left(\dfrac{5}{6}~;~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{5}{6}\right).

    5.bEn déduire que \text{LG}=\dfrac{\sqrt{6}}{6}.

    \text{LG} = \sqrt{(x_G-x_L)^2+(y_G-y_L)^2+(z_G-z_L)^2} = \sqrt{\left(\dfrac{1}{6}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{6}\right)^2}.
    = \sqrt{\dfrac{1}{36}+\dfrac{4}{36}+\dfrac{1}{36}} = \sqrt{\dfrac{6}{36}} = \dfrac{\sqrt{6}}{6}.
    Donc, la réponse est : \text{LG}=\dfrac{\sqrt{6}}{6}.

    6.En utilisant la question précédente, déterminer la valeur exacte de l'aire du triangle CFK.

    Le tétraèdre FGCK admet aussi pour base le triangle CFK, d'aire \mathcal{B}, et pour hauteur associée LG (puisque (GL)\perp(CFK)) : son volume vaut donc \dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times\text{LG}.
    Ce volume valant \dfrac{1}{12} (question 2.c) : \begin{aligned}\dfrac{1}{12} &= \dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times\dfrac{\sqrt{6}}{6} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{18}\,\mathcal{B}\end{aligned}
    D'où \begin{aligned}\mathcal{B} &= \dfrac{18}{12\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{3}{2\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{3\sqrt{6}}{12} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{4}\end{aligned}
    Donc, la réponse est : l'aire du triangle CFK vaut \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

    Bac Terminale 2023 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère la fonction f définie sur [0~;~ +\infty[ par: f(x) = x\e^{-x}. On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé du plan.

    On admet que f est deux fois dérivable sur [0~;~ +\infty[.

    On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

    1. En remarquant que pour tout x dans [0~;~ +\infty[, on a f(x) = \dfrac{x}{\e^x}. démontrer que la courbe \mathcal{C}_f possède une asymptote en + \infty dont on donnera une équation.
    2. Démontrer que pour tout réel x appartenant à [0~;~ +\infty[ : f'(x) = (1 - x)\e^{-x}.
    3. Dresser le tableau de variations de f sur [0~;~ +\infty[ , sur lequel on fera figurer les valeurs aux bornes ainsi que la valeur exacte de l'extremum.
    4. Déterminer, sur l'intervalle [0~;~ +\infty[, le nombre de solutions de l'équation f(x) = \dfrac{367}{1000}.
    5. On admet que pour tout x appartenant à [0~;~ +\infty[ : f''(x) = \e^{-x}(x - 2).

      Étudier la convexité de la fonction f sur l'intervalle [0~;~ +\infty[.
    6. Soit a un réel appartenant à [0~;~ +\infty[ et A le point de la courbe \mathcal{C}_f d'abscisse a.

      On note T_a la tangente à \mathcal{C}_f en A.

      On note H_a le point d'intersection de la droite T_a et de l'axe des ordonnées.

      On note g(a) l'ordonnée de H_a.

      La situation est représentée sur la figure ci-contre.

      C f A g ( a ) H a a T a

      1. Démontrer qu'une équation réduite de la tangente T_a est: y = \left[(1- a)\e^{-a}\right]x + a^2\e^{-a}.
      2. En déduire l'expression de g(a).
      3. Démontrer que g(a) est maximum lorsque A est un point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

        Les traces de recherche, même incomplètes ou infructueuses, seront valorisées.
    Voir la correction

    1.Soit f définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=x\,e^{-x}, de courbe \mathcal{C}_f. En remarquant que f(x)=\dfrac{x}{e^{x}}, démontrer que \mathcal{C}_f admet une asymptote en +\infty et donner son équation.

    Par croissances comparées, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{x}}{x}=+\infty, donc \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{x}{e^{x}}=0, c'est-à-dire \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0.
    Donc, la réponse est : \mathcal{C}_f admet en +\infty une asymptote horizontale d'équation y=0 (l'axe des abscisses).

    2.Démontrer que, pour tout x\in[0~;~+\infty[, f'(x)=(1-x)e^{-x}.

    f est un produit de fonctions dérivables : f'(x) = 1\times e^{-x} + x\times(-e^{-x}) = (1-x)e^{-x}.

    3.Dresser le tableau de variations de f sur [0~;~+\infty[, avec les valeurs aux bornes et la valeur exacte de l'extremum.

    Pour tout x, e^{-x}>0, donc f'(x) est du signe de (1-x) : f'(x)>0 sur [0~;~1[, f'(1)=0, f'(x)<0 sur ]1~;~+\infty[.
    f est donc strictement croissante sur [0~;~1] puis strictement décroissante sur [1~;~+\infty[, avec f(0)=0, f(1)=e^{-1} (maximum) et \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=0 (question 1).
    Tableau : x varie de 0 à 1 à +\infty ; f croît de 0 à e^{-1} puis décroît de e^{-1} à 0.

    4.Déterminer, sur [0~;~+\infty[, le nombre de solutions de l'équation f(x)=\dfrac{367}{1000}.

    On a e^{-1}\approx0{,}368>0{,}367.
    Sur [0~;~1], f est continue et strictement croissante, allant de 0 à e^{-1}>0{,}367 : d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0{,}367 y admet une unique solution.
    Sur [1~;~+\infty[, f est continue et strictement décroissante, allant de e^{-1}>0{,}367 à 0 : elle y admet aussi une unique solution.
    Donc, la réponse est : l'équation f(x)=\dfrac{367}{1000} admet exactement deux solutions sur [0~;~+\infty[.

    5.On admet que, pour tout x\in[0~;~+\infty[, f''(x)=e^{-x}(x-2). Étudier la convexité de f sur [0~;~+\infty[.

    Pour tout x, e^{-x}>0, donc f''(x) est du signe de (x-2) : négatif sur [0~;~2[, nul en 2, positif sur ]2~;~+\infty[.
    Donc, la réponse est : f est concave sur [0~;~2] et convexe sur [2~;~+\infty[ ; la courbe \mathcal{C}_f admet un point d'inflexion d'abscisse 2.

    6.aPour a\in[0~;~+\infty[, soit A le point de \mathcal{C}_f d'abscisse a et T_a la tangente à \mathcal{C}_f en A. Démontrer que T_a a pour équation réduite y=\left[(1-a)e^{-a}\right]x+a^2e^{-a}.

    La tangente en A a pour équation y=f'(a)(x-a)+f(a), soit y=(1-a)e^{-a}(x-a)+a\,e^{-a}.
    En développant : \begin{aligned}y &= (1-a)e^{-a}x - a(1-a)e^{-a} + a\,e^{-a} \\ &= (1-a)e^{-a}x - a\,e^{-a}+a^2e^{-a}+a\,e^{-a}\end{aligned}
    Donc, la réponse est : T_a a pour équation y=\left[(1-a)e^{-a}\right]x+a^2e^{-a}.

    6.bT_a coupe l'axe des ordonnées en H_a, d'ordonnée notée g(a). En déduire l'expression de g(a).

    L'ordonnée de H_a s'obtient en prenant x=0 dans l'équation de T_a : \begin{aligned}g(a) &= \left[(1-a)e^{-a}\right]\times0+a^2e^{-a} \\ &= a^2e^{-a}\end{aligned}

    6.cDémontrer que g(a) est maximum lorsque A est le point d'inflexion de \mathcal{C}_f.

    On étudie la fonction g définie sur [0~;~+\infty[ par g(x)=x^2e^{-x} : g'(x) = 2x\,e^{-x}+x^2\times(-e^{-x}) = -x(x-2)e^{-x}.
    Pour x>0, e^{-x}>0 et -x<0, donc g'(x) est du signe de -(x-2) : positif sur [0~;~2[, nul en 2, négatif sur ]2~;~+\infty[.
    g est donc croissante puis décroissante sur [0~;~+\infty[ : elle admet un maximum unique en x=2.
    Or x=2 est exactement l'abscisse du point d'inflexion de \mathcal{C}_f (question 5). Donc, la réponse est : g(a) est maximum lorsque A est le point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

    Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    L'espace est muni d'un repère orthonormée \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère:

    • d_1 la droite passant par le point H(2 ; 3 ; 0) et de vecteur directeur \vect{u}\begin{pmatrix}1\\-1\\1\end{pmatrix} ;
    • d_2 la droite de représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 2k - 3\\ y &=&k\\ z &=&5 \end{array}\right.\quad \text{où }\:k \:\text{décrit }\: \R.

    Le but de cet exercice est de déterminer une représentation paramétrique d'une droite \Delta qui soit perpendiculaire aux droites d_1 et d_2.

      1. Déterminer un vecteur directeur \vect{v} de la droite d_2.
      2. Démontrer que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.
      3. Démontrer que les droites d_1 et d_2 ne sont pas sécantes.
      4. Quelle est la position relative des droites d_1 et d_2 ?
      1. Vérifier que le vecteur \vect{w}\begin{pmatrix}-1\\2\\3\end{pmatrix} est orthogonal à \vect{u} et à \vect{v}.
      2. On considère le plan P passant par le point H et dirigé par les vecteurs \vect{u} et \vect{w}.

        On admet qu'une équation cartésienne de ce plan est : 5x + 4y - z - 22 = 0.

        Démontrer que l'intersection du plan P et de la droite d_2 est le point M(3 ; 3 ; 5).
    1. Soit \Delta la droite de vecteur directeur \vect{w} passant par le point M.

      Une représentation paramétrique de \Delta est donc donnée par:

      \left\{\begin{array}{l c l} x &=&- r + 3 \\ y &= &2r + 3\\ z &=& 3r + 5 \end{array}\right.\quad \text{où }\:r\: \text{décrit }\R.

      1. Justifier que les droites \Delta et d_1 sont perpendiculaires en un point L dont on déterminera les coordonnées.
      2. Expliquer pourquoi la droite \Delta est solution du problème posé.
    Voir la correction

    1.a.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère la droite d_1 passant par H(2 ; 3 ; 0) de vecteur directeur \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix}, et la droite d_2 de représentation paramétrique x=2k-3, y=k, z=5 (k\in\mathbb{R}). Donner un vecteur directeur \vec{v} de d_2.

    Les coefficients de k dans les coordonnées de d_2 fournissent un vecteur directeur : \vec{v}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} (obtenu en prenant k=0 puis k=1, ce qui donne les points (-3;0;5) et (-1;1;5), de vecteur \vec{v}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}).

    1.b.Montrer que d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

    Les vecteurs \vec{u}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 1\end{pmatrix} et \vec{v}\begin{pmatrix}2 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} ne sont clairement pas colinéaires (il n'existe pas de réel k tel que \vec{v}=k\vec{u}, car la troisième coordonnée de \vec{v} est nulle alors que celle de \vec{u} ne l'est pas). Donc, la réponse est que d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

    1.c.Montrer que d_1 et d_2 ne sont pas sécantes.

    Une représentation paramétrique de d_1 est x=2+t, y=3-t, z=t (t\in\mathbb{R}). Un point commun à d_1 et d_2 vérifierait 2+t=2k-3, 3-t=k et t=5.
    La troisième équation donne t=5, la deuxième donne \begin{aligned}k &= 3-5 \\ &= -2\end{aligned} En reportant dans la première : 2+5=7 d'une part, et 2\times(-2)-3=-7 d'autre part : 7\neq-7, contradiction.
    Donc, la réponse est que d_1 et d_2 ne sont pas sécantes.

    1.d.Quelle est la position relative des droites d_1 et d_2 ?

    Deux droites non parallèles et non sécantes ne peuvent pas être coplanaires. Donc, la réponse est que d_1 et d_2 sont non coplanaires.

    2.a.Vérifier que le vecteur \vec{w}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 3\end{pmatrix} est orthogonal à \vec{u} et à \vec{v}.

    On calcule les produits scalaires : \begin{aligned}\vec{w}\cdot\vec{u} &= -1\times1+2\times(-1)+3\times1 \\ &= -1-2+3 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{w}\cdot\vec{v} &= -1\times2+2\times1+3\times0 \\ &= -2+2+0 \\ &= 0\end{aligned} Donc, la réponse est que \vec{w} est orthogonal à \vec{u} et à \vec{v}.

    2.b.Soit P le plan passant par H et dirigé par \vec{u} et \vec{w} ; on admet que P a pour équation cartésienne 5x+4y-z-22=0. Montrer que P coupe d_2 au point M(3 ; 3 ; 5).

    Un point de d_2 (de coordonnées x=2k-3, y=k, z=5) appartient à P si 5(2k-3)+4k-5-22=0, soit 10k-15+4k-27=0, c'est-à-dire 14k=42 donc k=3.
    Pour k=3, on obtient \begin{aligned}x &= 2\times3-3 \\ &= 3\end{aligned} y=3, z=5. Donc, la réponse est que le point d'intersection est bien M(3 ; 3 ; 5).

    3.a.Soit \Delta la droite de vecteur directeur \vec{w} passant par M, de représentation paramétrique x=-r+3, y=2r+3, z=3r+5 (r\in\mathbb{R}). Justifier que \Delta et d_1 sont perpendiculaires en un point L dont on donnera les coordonnées.

    Les vecteurs directeurs \vec{w} et \vec{u} de \Delta et d_1 sont orthogonaux (question 2.a), donc si ces deux droites se coupent, elles sont perpendiculaires.
    Un point commun vérifierait (avec la représentation x=2+t, y=3-t, z=t de d_1) : 2+t=-r+3, 3-t=2r+3, t=3r+5.
    En reportant t=3r+5 dans la deuxième équation : \begin{aligned}3-(3r+5) = 2r+3 &\iff -3r-2 = 2r+3 \\ &\iff -5 = 5r \\ &\iff r = -1 \end{aligned} d'où \begin{aligned}t &= 3\times(-1)+5 \\ &= 2\end{aligned}
    On vérifie la première équation : 2+2=4 et -(-1)+3=4 : l'égalité est vérifiée, donc les droites se coupent bien.
    En remplaçant t=2 dans les coordonnées de d_1, on obtient le point d'intersection L(4 ; 1 ; 2). Donc, la réponse est que \Delta et d_1 sont perpendiculaires au point L(4 ; 1 ; 2).

    3.b.Expliquer pourquoi \Delta résout le problème posé (trouver une droite perpendiculaire commune à d_1 et d_2).

    La droite \Delta passe par M, point d'intersection avec d_2, avec un vecteur directeur \vec{w} orthogonal à celui de d_2 : \Delta est donc perpendiculaire à d_2. Elle passe aussi par L, point d'intersection avec d_1, avec \vec{w} orthogonal à \vec{u} : \Delta est donc aussi perpendiculaire à d_1. Donc, la réponse est que \Delta est bien la perpendiculaire commune à d_1 et d_2 recherchée.

    Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère :

    • le point A(1~;~-1~;~-1) ;
    • le plan \mathcal{P}_1, d'équation : 5x +2y + 4z= 17 ;
    • le plan \mathcal{P}_2 d'équation : 10x+ 14y + 3z = 19;
    • la droite \mathcal{D} de représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l c l} x &=& 1+2t\\ y &=& - t\\ z&=&3-2t \end{array}\right.\quad \text{où } \:t \:\text{décrit } \R.
    1. Justifier que les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.
    2. Démontrer que \mathcal{D} est la droite d'intersection de \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.
      1. Vérifier que A n'appartient pas à \mathcal{P}_1.
      2. Justifier que A n'appartient pas à \mathcal{D}.
    3. Pour tout réel t, on note M le point de \mathcal{D} de coordonnées (1 +2t~;~-t~;~3 - 2t).

      On considère alors la fonction f qui à tout réel t associe AM^2, soit f(t) = \text{A}M^2.
      1. Démontrer que pour tout réel t, on a: f(t) = 9t^2 - 18t + 17.
      2. Démontrer que la distance AM est minimale lorsque M a pour coordonnées (3~;~-1~;~1).
    4. On note H le point de coordonnées (3~;~-1~;~1).

      Démontrer que la droite (AH) est perpendiculaire à \mathcal{D}.
    Voir la correction

    1.L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère le point A(1 ; -1 ; -1), le plan \mathcal{P}_1 d'équation 5x+2y+4z=17 et le plan \mathcal{P}_2 d'équation 10x+14y+3z=19. Justifier que \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.

    Un vecteur normal à \mathcal{P}_1 est \vec{n_1}\begin{pmatrix}5 \\ 2 \\ 4\end{pmatrix} et un vecteur normal à \mathcal{P}_2 est \vec{n_2}\begin{pmatrix}10 \\ 14 \\ 3\end{pmatrix}. Si ces vecteurs étaient colinéaires, on aurait \begin{aligned}\dfrac{10}{5} &= \dfrac{14}{2} \\ &= \dfrac{3}{4}\end{aligned} or \dfrac{10}{5}=2 et \dfrac{14}{2}=7 : les rapports diffèrent, donc \vec{n_1} et \vec{n_2} ne sont pas colinéaires. Donc, la réponse est que les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles.

    2.Soit \mathcal{D} la droite de représentation paramétrique x=1+2t, y=-t, z=3-2t (avec t\in\mathbb{R}). Démontrer que \mathcal{D} est la droite d'intersection de \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2.

    Les plans \mathcal{P}_1 et \mathcal{P}_2 ne sont pas parallèles (question précédente), donc ils sont sécants selon une droite. Vérifions que tout point de \mathcal{D} appartient à cette droite d'intersection.
    Pour tout réel t, en notant M le point de paramètre t : \begin{aligned}5(1+2t)+2(-t)+4(3-2t) &= 5+10t-2t+12-8t \\ &= 17\end{aligned} donc M\in\mathcal{P}_1.
    De même : \begin{aligned}10(1+2t)+14(-t)+3(3-2t) &= 10+20t-14t+9-6t \\ &= 19\end{aligned} donc M\in\mathcal{P}_2.
    Tout point de \mathcal{D} appartient donc à la fois à \mathcal{P}_1 et à \mathcal{P}_2 : \mathcal{D} est bien la droite d'intersection de ces deux plans.

    3.aVérifier que A n'appartient pas à \mathcal{P}_1.

    \begin{aligned}5\times1+2\times(-1)+4\times(-1) &= 5-2-4 \\ &= -1\end{aligned} et -1\neq17, donc, la réponse est que A n'appartient pas à \mathcal{P}_1.

    3.bJustifier que A n'appartient pas à \mathcal{D}.

    A appartiendrait à \mathcal{D} s'il existait un réel t tel que 1=1+2t, -1=-t et -1=3-2t, soit t=0, t=1 et t=2 simultanément. Ces trois valeurs sont incompatibles, le système n'a pas de solution : donc, la réponse est que A n'appartient pas à \mathcal{D}.

    4.aPour tout réel t, on note M le point de \mathcal{D} de coordonnées (1+2t~;~-t~;~3-2t) et f(t)=\mathrm{A}M^2. Montrer que f(t)=9t^2-18t+17.

    \begin{aligned}f(t) &= (1+2t-1)^2+(-t-(-1))^2+(3-2t-(-1))^2 \\ &= (2t)^2+(1-t)^2+(4-2t)^2\end{aligned}
    En développant : 4t^2+(1-2t+t^2)+(16-16t+4t^2)=9t^2-18t+17. Donc, la réponse est f(t)=9t^2-18t+17.

    4.bDémontrer que la distance AM est minimale lorsque M a pour coordonnées (3~;~-1~;~1).

    La distance AM est minimale exactement quand f(t)=\mathrm{A}M^2 est minimale, car la fonction racine carrée est croissante.
    f est un polynôme du second degré de coefficient dominant 9>0 : il admet un minimum en \begin{aligned}t &= -\dfrac{-18}{2\times9} \\ &= \dfrac{18}{18} \\ &= 1\end{aligned}
    Pour t=1, le point de \mathcal{D} a pour coordonnées (1+2~;~-1~;~3-2)=(3~;~-1~;~1). Donc, la réponse est que AM est minimale pour M(3~;~-1~;~1).

    5.On note H le point de coordonnées (3~;~-1~;~1). Démontrer que la droite (AH) est perpendiculaire à \mathcal{D}.

    \overrightarrow{\mathrm{AH}}\begin{pmatrix}3-1 \\ -1-(-1) \\ 1-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix}. Un vecteur directeur de \mathcal{D}, lu sur sa représentation paramétrique, est \vec{u}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -2\end{pmatrix}.
    Le repère étant orthonormé, on calcule le produit scalaire par les coordonnées : \begin{aligned}\vec{u}\cdot\overrightarrow{\mathrm{AH}} &= 2\times2+(-1)\times0+(-2)\times2 \\ &= 4+0-4 \\ &= 0\end{aligned}
    Le produit scalaire est nul, donc les droites (AH) et \mathcal{D} sont orthogonales. De plus, H appartient à \mathcal{D} (c'est le point de paramètre t=1) et H appartient aussi à (AH) : les deux droites sont donc sécantes en H. Étant orthogonales et sécantes, elles sont perpendiculaires.

    Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Les parties { A} et { B} peuvent être traitées indépendamment

    Partie A

    Le plan est ramené à un repère orthogonal.

    On a représenté ci-dessous la courbe d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur \R, ainsi que celle de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f''.

    012345670 1 2 31234 C 2 C 3 C 1

    1. Déterminer, en justifiant votre choix, quelle courbe correspond à quelle fonction.
    2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à la courbe \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.
    3. Donner avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

    Partie B

    Soit un réel k strictement positif.

    On considère la fonction g définie sur \R par: g(x) = \dfrac{4}{1 + \text{e}^{- kx}}.

    1. Déterminer les limites de g en + \infty et en -\infty,
    2. Prouver que g'(0) = k.
    3. En admettant le résultat ci-dessous obtenu avec un logiciel de calcul formel, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.
      \triangleright Calcul formel
      g(x) = \dfrac{4}{1 + e^{-kx}}
      1
      \to g(x) = \dfrac{4}{\text{e}^{-kx} + 1}
      Simplifier(g''(x))
      2
      \to g''(x) = - 4\text{e}^{kx}\left(\text{e}^{kx} - 1\right)\dfrac{k^2}{\left(\text{e}^{kx} + 1 \right)^3}
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Le plan est muni d'un repère orthogonal. On donne les représentations graphiques d'une fonction f deux fois dérivable sur \mathbb{R}, de sa dérivée f' et de sa dérivée seconde f'', notées \mathcal{C}_1, \mathcal{C}_2 et \mathcal{C}_3. Identifier, en justifiant, quelle courbe correspond à quelle fonction.

    La courbe \mathcal{C}_2 reste strictement positive sur \mathbb{R} : si elle représentait une dérivée, la fonction associée serait strictement croissante partout, ce qu'aucune des deux autres courbes ne vérifie. \mathcal{C}_2 représente donc f elle-même, qui est strictement croissante.
    La dérivée d'une fonction strictement croissante est positive : c'est donc \mathcal{C}_3, seule courbe restant positive et cohérente avec cette croissance, qui représente f'.
    Par élimination, \mathcal{C}_1 représente f'' : on vérifie que f' (courbe \mathcal{C}_3) croît puis décroît à partir de l'abscisse 4, ce qui correspond bien au changement de signe de \mathcal{C}_1 autour de cette valeur.

    PartieA ; 2. Déterminer, avec la précision permise par le graphique, le coefficient directeur de la tangente à \mathcal{C}_2 au point d'abscisse 4.

    Ce coefficient directeur vaut f'(4), c'est-à-dire l'ordonnée du point d'abscisse 4 sur la courbe \mathcal{C}_3 (courbe de f'), soit environ 3 par lecture graphique.

    PartieA ; 3. Donner, avec la précision permise par le graphique, l'abscisse de chaque point d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_1.

    Les points d'inflexion de \mathcal{C}_1 (courbe de f'') correspondent aux changements de sens de variation visibles sur le graphique, soit environ aux abscisses 3, 4 et 5.

    PartieB : Soit k un réel strictement positif et g la fonction définie sur \mathbb{R} par g(x)=\dfrac{4}{1+e^{-kx}}. 1. Déterminer les limites de g en +\infty et en -\infty.

    Comme k>0, quand x\to-\infty, -kx\to+\infty donc e^{-kx}\to+\infty par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to+\infty, donc, par quotient, g(x)\to0.
    Quand x\to+\infty, -kx\to-\infty donc e^{-kx}\to0 par composition ; par somme 1+e^{-kx}\to1, donc, par quotient, g(x)\to4.
    Donc, la réponse est \lim\limits_{x\to-\infty}g(x)=0 et \lim\limits_{x\to+\infty}g(x)=4.

    PartieB ; 2. Montrer que g'(0)=k.

    g est dérivable sur \mathbb{R} comme composée et quotient de fonctions dérivables ne s'annulant pas. En écrivant g=\dfrac{4}{u} avec u(x)=1+e^{-kx}, on a u'(x)=-ke^{-kx}, donc g'=-\dfrac{4u'}{u^2}, soit g'(x)=\dfrac{4ke^{-kx}}{\left(1+e^{-kx}\right)^2}.
    En x=0 : g'(0)=\dfrac{4k\,e^{0}}{(1+e^{0})^2}=\dfrac{4k}{2^2}=\dfrac{4k}{4}=k. Donc, la réponse est g'(0)=k.

    PartieB ; 3. Sachant qu'un logiciel de calcul formel donne g''(x)=-4e^{kx}\left(e^{kx}-1\right)\dfrac{k^2}{\left(e^{kx}+1\right)^3}, prouver que la courbe de g admet un point d'inflexion à l'abscisse 0.

    La courbe admet un point d'inflexion en un réel où g'' s'annule en changeant de signe : il faut donc étudier le signe de g''(x).
    Le facteur \dfrac{4k^2e^{kx}}{\left(e^{kx}+1\right)^3} est strictement positif pour tout réel x (exponentielle positive, k^2>0). Le signe de g''(x) est donc celui de -\left(e^{kx}-1\right)=1-e^{kx}.
    Or 1-e^{kx}>0 \iff e^{kx}<1 \iff kx<0 \iff x<0 (car k>0). Donc g''(x) est strictement positive sur ]-\infty~;~0[, nulle en 0, et strictement négative sur ]0~;~+\infty[ : g'' change bien de signe en 0.
    Donc, la réponse est que la courbe de g admet un point d'inflexion au point d'abscisse 0.

    Bac Terminale 2023 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point :

    1. Affirmation : La suite u définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1} est bornée.
    2. Affirmation : Toute suite bornée est convergente.
    3. Affirmation : Toute suite croissante tend vers +\infty.
    4. Soit la fonction f définie sur \R par f(x) = \ln \left(x^2 + 2x + 2\right).

      Affirmation : La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~1].
    5. On considère la fonction mystere définie ci-dessous qui prend une liste L de nombres en paramètre.

      On rappelle que len(L) renvoie la longueur, c'est-à-dire le nombre d'éléments de la liste L.

       def mystere(L) :
           M = L[0]
           \# On initialise M avec le premier élément de la liste L
           for i in range(len(L)) : 
              if L[i] > M :
                M = L[i]
           return M 


      Affirmation : L'exécution de mystere( [2, 3, 7,0 ,6, 3, 2, 0, 5]) renvoie 7.
    Voir la correction

    1.Pour chaque affirmation, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant. Affirmation : la suite u définie sur \mathbb{N} par u_n=\dfrac{(-1)^n}{n+1} est bornée.

    Vraie. Pour tout entier naturel n, {n+1\geqslant1>0}, donc \dfrac{1}{n+1}\leqslant1, d'où -1\leqslant-\dfrac{1}{n+1} et \dfrac{1}{n+1}\leqslant1.
    De plus, pour tout entier naturel n, {-1\leqslant(-1)^n\leqslant1}, donc, en divisant par n+1>0 : {-\dfrac{1}{n+1}\leqslant\dfrac{(-1)^n}{n+1}\leqslant\dfrac{1}{n+1}}.
    En combinant les deux encadrements : {-1\leqslant\dfrac{(-1)^n}{n+1}\leqslant1}. Donc, la réponse est que la suite u est bornée par -1 et 1.

    2.Affirmation : toute suite bornée est convergente.

    Fausse. La suite u définie sur \mathbb{N} par u_n=(-1)^n est bornée par -1 et 1, mais elle prend alternativement les valeurs -1 et 1 : elle n'admet pas de limite, donc elle ne converge pas. Ce contre-exemple suffit à invalider l'affirmation.

    3.Affirmation : toute suite croissante tend vers +\infty.

    Fausse. La suite u définie sur \mathbb{N}^* par u_n=-\dfrac{1}{n} est croissante (car \dfrac{1}{n} décroît) mais elle converge vers 0 et non vers +\infty. Ce contre-exemple suffit à invalider l'affirmation.

    4.Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x)=\ln\left(x^2+2x+2\right). Affirmation : f est convexe sur l'intervalle [-3~;~1].

    Fausse. Étudier la convexité de f revient à étudier le signe de f''. On pose u(x)=x^2+2x+2 (strictement positif sur \mathbb{R} car de discriminant négatif), avec u'(x)=2x+2 ; f=\ln(u) est dérivable sur \mathbb{R} comme composée de fonctions dérivables, et f'(x)=\dfrac{2x+2}{x^2+2x+2}.
    En dérivant à nouveau f'=\dfrac{v}{w} avec v(x)=2x+2, w(x)=x^2+2x+2, v'(x)=2, w'(x)=2x+2 : f''(x)=\dfrac{v'w-w'v}{w^2}=\dfrac{2(x^2+2x+2)-(2x+2)^2}{w^2}.
    Au numérateur : \begin{aligned}2x^2+4x+4-\left(4x^2+8x+4\right) &= -2x^2-4x \\ &= -2x(x+2)\end{aligned} Comme w^2>0, f''(x) est du signe de -2x(x+2), trinôme de coefficient dominant négatif, de racines -2 et 0 : il est positif entre les racines et négatif à l'extérieur.
    f''(x)>0 sur ]-2~;~0[ et f''(x)<0 sur ]-\infty~;~-2[\cup]0~;~+\infty[ : f est donc convexe sur [-2~;~0] et concave ailleurs. Sur [-3~;~1], f n'est pas concave ni convexe partout (elle est concave près de -3 et de 1) : elle n'est donc pas convexe sur tout l'intervalle [-3~;~1].

    5.On considère la fonction Python mystere ci-dessous, qui prend en paramètre une liste L de nombres (len(L) renvoie le nombre d'éléments de L).

    • def mystere(L) :# on initialise M avec le premier élément
    • M = L[0]
    • for i in range(len(L)) :# on parcourt tous les indices de L
    • if L[i] > M :# si un élément dépasse M
    • M = L[i]# on met M à jour
    • return M

    5.(suite) Affirmation : l'exécution de mystere([2, 3, 7, 0, 6, 3, 2, 0, 5]) renvoie 7.

    Vraie. La variable M est initialisée avec le premier élément de la liste, puis à chaque étape, si un élément de la liste dépasse la valeur courante de M, M est remplacé par cet élément. L'algorithme calcule donc le maximum des éléments de la liste, qui vaut ici 7 (le plus grand des termes 2,3,7,0,6,3,2,0,5).

    Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) d'unité 1 cm, on considère les points suivants :

    \text{J}(2~;~0~;~1),\quad \text{K}( 1~;~2~;~1)\:\text{et}\quad \text{L}(-2~;~-2~;~-2)

      1. Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.
      2. Calculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL en cm^2.
      3. Déterminer une valeur approchée au dixième près de l'angle géométrique \widehat{\text{JKL}}.
      1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées \begin{pmatrix}6\\3\\-10\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (JKL).
      2. En déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

    Dans la suite, T désigne le point de coordonnées (10~;~9~;~-6).

      1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.
      2. Déterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal du point T sur le plan (JKL).
      3. On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

        V\quad = \dfrac13 \mathcal{B} \times h\:\: \text{où }\quad \mathcal{B}\:\text{désigne l'aire d'une base et } \: h \: \text{la hauteur correspondante}

        Calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT en cm^3.
    Voir la correction

    1.aL'espace est muni d'un repère orthonormé. On donne J(2 ; 0 ; 1), K(1 ; 2 ; 1) et L(-2 ; -2 ; -2). Montrer que le triangle JKL est rectangle en J.

    \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{JL}\begin{pmatrix}-4 \\ -2 \\ -3\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{JK}\cdot\overrightarrow{JL} &= (-1)\times(-4)+2\times(-2)+0\times(-3) \\ &= 4-4+0 \\ &= 0\end{aligned}
    Les vecteurs \overrightarrow{JK} et \overrightarrow{JL} sont orthogonaux, donc le triangle JKL est rectangle en J.

    1.bCalculer la valeur exacte de l'aire du triangle JKL (en cm^{2}).

    \begin{aligned}JK &= \left\|\overrightarrow{JK}\right\| \\ &= \sqrt{(-1)^2+2^2+0^2} \\ &= \sqrt5\end{aligned} et \begin{aligned}JL &= \left\|\overrightarrow{JL}\right\| \\ &= \sqrt{(-4)^2+(-2)^2+(-3)^2} \\ &= \sqrt{29}\end{aligned}
    Le triangle étant rectangle en J, son aire vaut \mathcal{A} = \dfrac{JK\times JL}{2} = \dfrac{\sqrt5\times\sqrt{29}}{2} = \dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2}.

    1.cDéterminer une valeur approchée au dixième de degré près de l'angle géométrique \widehat{JKL}.

    Le triangle JKL étant rectangle en J, on utilise SOH-CAH-TOA dans le triangle rectangle JKL : \begin{aligned}\tan\left(\widehat{JKL}\right) &= \dfrac{JL}{JK} \\ &= \dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\end{aligned}
    Donc, \widehat{JKL} = \arctan\left(\dfrac{\sqrt{29}}{\sqrt5}\right)\approx 67,5^{\circ}.

    2.aDémontrer que le vecteur \vec n de coordonnées \begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} est normal au plan (JKL).

    \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JK} &= 6\times(-1)+3\times2+(-10)\times0 \\ &= -6+6+0 \\ &= 0\end{aligned}
    \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{JL} &= 6\times(-4)+3\times(-2)+(-10)\times(-3) \\ &= -24-6+30 \\ &= 0\end{aligned}
    \vec n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (JKL), donc \vec n est normal au plan (JKL).

    2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (JKL).

    Le plan (JKL), de vecteur normal \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix}, a une équation de la forme 6x+3y-10z+d=0.
    Comme J(2 ; 0 ; 1) appartient au plan : \begin{aligned}6\times2+3\times0-10\times1+d = 0 &\iff 12-10+d = 0 \\ &\iff d = -2 \end{aligned}
    Donc, une équation cartésienne du plan (JKL) est 6x+3y-10z-2=0.

    3.aOn note T le point de coordonnées (10 ; 9 ; -6). Déterminer une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (JKL) et passant par T.

    La droite \Delta, orthogonale au plan (JKL), admet \vec n\begin{pmatrix}6 \\ 3 \\ -10\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par T(10 ; 9 ; -6). Une représentation paramétrique est donc : \begin{cases}x=10+6t\\y=9+3t\\z=-6-10t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

    3.bDéterminer les coordonnées du point H, projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).

    H est l'unique point d'intersection de \Delta et du plan (JKL). On remplace les coordonnées paramétriques dans l'équation du plan : 6(10+6t)+3(9+3t)-10(-6-10t)-2=0.
    En développant : \begin{aligned}60+36t+27+9t+60+100t-2 = 0 &\iff 145t+145 = 0 \\ &\iff t = -1 \end{aligned}
    En remplaçant t=-1 : \begin{aligned}x &= 10+6\times(-1) \\ &= 4\end{aligned} \begin{aligned}y &= 9+3\times(-1) \\ &= 6\end{aligned} \begin{aligned}z &= -6-10\times(-1) \\ &= 4\end{aligned}
    Donc, H a pour coordonnées (4 ; 6 ; 4).

    3.cSachant que le volume d'un tétraèdre est donné par V=\dfrac13\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur correspondante, calculer la valeur exacte du volume du tétraèdre JKLT (en cm^{3}).

    On prend pour base le triangle JKL, d'aire \mathcal{B}=\dfrac{\sqrt{145}}{2} cm^{2} (question 1.b), et pour hauteur la longueur TH, puisque H est le projeté orthogonal de T sur le plan (JKL).
    \overrightarrow{TH}\begin{pmatrix}-6 \\ -3 \\ 10\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}TH &= \sqrt{(-6)^2+(-3)^2+10^2} \\ &= \sqrt{145}\end{aligned}
    \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\dfrac{\sqrt{145}}{2}\times\sqrt{145} \\ &= \dfrac{145}{6}\end{aligned}
    Donc, le volume du tétraèdre JKLT vaut \dfrac{145}{6} cm^{3}.

    Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Partie A

    Soit p la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

    p(x) = x^3 - 3x^2 + 5x + 1

    1. Déterminer les variations de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].
    2. Justifier que l'équation p(x) = 0 admet dans l'intervalle [-3~;~4] une unique solution qui sera notée \alpha.
    3. Déterminer une valeur approchée du réel \alpha au dixième près.
    4. Donner le tableau de signes de la fonction p sur l'intervalle [-3~;~4].

    Partie B

    Soit f la fonction définie sur l'intervalle [-3~;~4] par :

    f(x) = \dfrac{\text{e}^x}{1 + x^2}

    On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthogonal.

      1. Déterminer la dérivée de la fonction f sur l'intervalle [-3~;~4].
      2. Justifier que la courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.
    1. Les concepteurs d'un toboggan utilisent la courbe \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan. Ils estiment que le toboggan assure de bonnes sensations si le profil possède au moins deux points d'inflexion.

      01234 1 2 3 41234 Représentationdelacourbe C f C f

      Vuedeprofildutoboggan

      1. D'après le graphique ci-dessus, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ? Argumenter.
      2. On admet que la fonction f'', dérivée seconde de la fonction f, a pour expression pour tout réel x de l'intervalle [-3~;~4] :

        f''(x) = \dfrac{p(x)(x - 1)\text{e}^x}{\left(1 + x^2\right)^3}

        p est la fonction définie dans la partie A.

        En utilisant l'expression précédente de f'', répondre à la question : « le toboggan assure-t-il de bonnes sensations ? ». Justifier.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Soit p la fonction définie sur [-3~;~4] par p(x) = x^3-3x^2+5x+1. Étudier les variations de p sur [-3~;~4].

    p est dérivable sur [-3~;~4], avec p'(x) = 3x^2-6x+5, un trinôme du second degré de discriminant \Delta = (-6)^2-4\times3\times5 = 36-60=-24<0.
    Comme \Delta<0 et que le coefficient dominant (3) est positif, p'(x)>0 pour tout x de [-3~;~4] : p est strictement croissante sur [-3~;~4].

    PartieA ; 2. Justifier que l'équation p(x)=0 admet, sur [-3~;~4], une unique solution notée \alpha.

    p(-3)=-68 et p(4)=37. p est continue (car dérivable) et strictement croissante sur [-3~;~4], à valeurs entre -68 et 37 ; comme 0 appartient à cet intervalle, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation p(x)=0 admet une unique solution \alpha dans [-3~;~4].

    PartieA ; 3. Donner une valeur approchée de \alpha au dixième près.

    À la calculatrice, p(-0{,}2)\approx-0{,}13<0 et p(-0{,}1)\approx0{,}47>0 : donc, \alpha\approx-0{,}2 au dixième près.

    PartieA ; 4. Donner le tableau de signes de p sur [-3~;~4].

    p étant strictement croissante et s'annulant uniquement en \alpha\approx-0{,}2 : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[, p(\alpha)=0, et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4].

    PartieB ; 1.a Soit f la fonction définie sur [-3~;~4] par f(x) = \dfrac{e^x}{1+x^2}, de courbe \mathcal{C}_f. Déterminer f'(x).

    f est dérivable sur [-3~;~4] (car 1+x^2\neq0), et par la formule de dérivation d'un quotient : f'(x) = \dfrac{e^x(1+x^2)-e^x\times2x}{(1+x^2)^2} = \dfrac{e^x\left(x^2-2x+1\right)}{(1+x^2)^2} = \dfrac{(x-1)^2\,e^x}{(1+x^2)^2}.

    PartieB ; 1.b Justifier que \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale au point d'abscisse 1.

    f'(x)=0 \iff (x-1)^2e^x=0 \iff (x-1)^2=0 (car e^x\neq0) \iff x=1.
    Donc, f'(1)=0 : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est horizontale, d'équation \begin{aligned}y &= f(1) \\ &= \dfrac{e}{2}\end{aligned}

    PartieB ; 2.a Des concepteurs utilisent \mathcal{C}_f comme profil d'un toboggan, en estimant que le profil assure de bonnes sensations s'il possède au moins deux points d'inflexion. D'après le graphique fourni, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ?

    Graphiquement, la courbe \mathcal{C}_f semble convexe sur [-3~;~0], concave sur [0~;~1], puis de nouveau convexe sur [1~;~4] : elle change donc deux fois de convexité, aux abscisses 0 et 1. Le toboggan semble assurer de bonnes sensations.

    PartieB ; 2.b On admet que, pour tout x de [-3~;~4], f''(x) = \dfrac{p(x)(x-1)e^x}{(1+x^2)^3}, où p est la fonction de la partie A. Confirmer, en justifiant, si le toboggan assure de bonnes sensations.

    Sur [-3~;~4], (1+x^2)^3>0 et e^x>0, donc f''(x) est du signe de p(x)(x-1).
    D'après le tableau de signes de p (partie A, question 4) : p(x)<0 sur [-3~;~\alpha[ et p(x)>0 sur ]\alpha~;~4] ; par ailleurs x-1<0 sur [-3~;~1[ et x-1>0 sur ]1~;~4].
    En croisant les signes : p(x)(x-1) est positif sur [-3~;~\alpha[, négatif sur ]\alpha~;~1[, puis positif sur ]1~;~4] : f'' change donc bien de signe en x=\alpha et en x=1.
    \mathcal{C}_f admet donc bien deux points d'inflexion (aux abscisses \alpha et 1) : le toboggan assure de bonnes sensations, ce qui confirme la lecture graphique.

    Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Une exposition d'art contemporain a lieu dans une salle en forme de pavé droit de largeur 6 m, de longueur 8 m et de hauteur 4 m.

    Elle est représentée par le parallélépipède rectangle OBCDEFGH où OB = 6 m, OD = 8 m et OE = 4 m.

    On utilise le repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) tel que \vect{\imath} = \dfrac16\vect{\text{OB}}, \vect{\jmath} = \dfrac18\vect{\text{OD}} et \vect{k} =\dfrac14\vect{\text{OE}}.

    A B C D E F G H O R S T ı k

    Dans ce repère on a, en particulier C(6 ; 8 ; 0), F(6 ; 0 ; 4) et G(6 ; 8 ; 4).

    Une des œuvres exposées est un triangle de verre représenté par le triangle ART qui a pour

    sommets A(6 ; 0 ; 2), R(6 ; 3 ; 4) et T(3 ; 0 ; 4), Enfin, S est le point de coordonnées \left(3~;~\dfrac52~;~0\right).

      1. Vérifier que le triangle ART est isocèle en A.
      2. Calculer le produit scalaire \vect{\text{AR}} \cdot \vect{\text{AT}}.
      3. En déduire une valeur approchée à 0,1 degré près de l'angle \widehat{\text{RAT}}.
      1. Justifier que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}2\\-2\\3\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (ART).
      2. En déduire une équation cartésienne du plan (ART).
    1. Un rayon laser dirigé vers le triangle ART est émis du plancher à partir du point S. On admet que ce rayon est orthogonal au plan (ART).
      1. Soit \Delta la droite orthogonale au plan (ART) et passant par le point S.

        Justifier que le système ci-dessous est une représentation paramétrique de la droite \Delta :

        \left\{\begin{array}{l c r} x&=&3+2k\\ y&=& \dfrac52 - 2k\\ z &=& 3k \end{array}\right.,\: \text{avec }\:k \in \R.
      2. Soit L le point d'intersection de la droite \Delta, avec le plan (ART).

        Démontrer que L a pour coordonnées \left(5~;~\dfrac12~;~3\right).
    2. L'artiste installe un rail représenté par le segment [DK] ou K est le milieu du segment [EH].

      Sur ce rail, il positionne une source lumineuse laser en un point N du segment [DK] et il oriente ce second rayon laser vers le point S.

      A B C D E F G H O R S T

      1. Montrer que, pour tout réel t de l'intervalle [0 ; 1], le point N de coordonnées (0~;~8 - 4t~;~4t) est un point du segment [DK].
      2. Calculer les coordonnées exactes du point N tel que les deux rayons laser représentés par les segments [SL] et [SN] soient perpendiculaires.
    Voir la correction

    1.aUne salle d'exposition est représentée par le parallélépipède rectangle OBCDEFGH, muni du repère orthonormé (O~;~\vec\imath,\vec\jmath,\vec k) associé aux dimensions de la pièce, avec A(6 ; 0 ; 2), R(6 ; 3 ; 4) et T(3 ; 0 ; 4). Vérifier que le triangle ART est isocèle en A.

    \overrightarrow{AR}\begin{pmatrix}0 \\ 3 \\ 2\end{pmatrix} et \overrightarrow{AT}\begin{pmatrix}-3 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}AR &= \sqrt{0^2+3^2+2^2} \\ &= \sqrt{13}\end{aligned} et \begin{aligned}AT &= \sqrt{(-3)^2+0^2+2^2} \\ &= \sqrt{13}\end{aligned}
    Comme AR=AT, le triangle ART est isocèle en A.

    1.bCalculer le produit scalaire \overrightarrow{AR}\cdot\overrightarrow{AT}.

    \overrightarrow{AR}\cdot\overrightarrow{AT} = 0\times(-3)+3\times0+2\times2 = 0+0+4 = 4.

    1.cEn déduire une valeur approchée à 0,1 degré près de l'angle \widehat{RAT}.

    D'après la formule du produit scalaire : \overrightarrow{AR}\cdot\overrightarrow{AT} = AR\times AT\times\cos\left(\widehat{RAT}\right), donc \begin{aligned}\cos\left(\widehat{RAT}\right) &= \dfrac{4}{\sqrt{13}\times\sqrt{13}} \\ &= \dfrac{4}{13}\end{aligned}
    Donc, \widehat{RAT} = \arccos\left(\dfrac{4}{13}\right)\approx 72,1^{\circ}.

    2.aJustifier que le vecteur \vec n de coordonnées \begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} est normal au plan (ART).

    \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AR} &= 2\times0+(-2)\times3+3\times2 \\ &= 0-6+6 \\ &= 0\end{aligned}
    \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AT} &= 2\times(-3)+(-2)\times0+3\times2 \\ &= -6+0+6 \\ &= 0\end{aligned}
    \vec n est orthogonal à \overrightarrow{AR} et \overrightarrow{AT}, deux vecteurs non colinéaires du plan (ART) : donc, \vec n est normal au plan (ART).

    2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (ART).

    Le plan (ART), de vecteur normal \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix}, a une équation de la forme 2x-2y+3z+d=0.
    Comme A(6 ; 0 ; 2) appartient au plan : \begin{aligned}2\times6-2\times0+3\times2+d = 0 &\iff 12+6+d = 0 \\ &\iff d = -18 \end{aligned}
    Donc, une équation cartésienne du plan (ART) est 2x-2y+3z-18=0.

    3.aUn rayon laser orthogonal au plan (ART) est émis du point S de coordonnées \left(3~;~\dfrac52~;~0\right). Justifier que le système x=3+2k, y=\dfrac52-2k, z=3k (k\in\mathbb{R}) est une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (ART) passant par S.

    La droite \Delta, orthogonale au plan (ART), admet \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par S\left(3~;~\dfrac52~;~0\right). Une représentation paramétrique de \Delta est donc x=3+2k, y=\dfrac52-2k, z=0+3k, soit x=3+2k, y=\dfrac52-2k, z=3k, avec k\in\mathbb{R}.

    3.bSoit L le point d'intersection de \Delta et du plan (ART). Démontrer que L a pour coordonnées \left(5~;~\dfrac12~;~3\right).

    On remplace les coordonnées paramétriques dans l'équation du plan (ART) : 2(3+2k)-2\left(\dfrac52-2k\right)+3\times3k-18=0.
    En développant : \begin{aligned}6+4k-5+4k+9k-18 = 0 &\iff 17k-17 = 0 \\ &\iff k = 1 \end{aligned}
    En remplaçant k=1 : \begin{aligned}x &= 3+2 \\ &= 5\end{aligned} \begin{aligned}y &= \dfrac52-2 \\ &= \dfrac12\end{aligned} z=3.
    Donc, L a pour coordonnées \left(5~;~\dfrac12~;~3\right).

    4.aUn rail est représenté par le segment [DK], où K est le milieu de [EH] et D(0 ; 8 ; 0). Montrer que, pour tout réel t de [0~;~1], le point N de coordonnées (0~;~8-4t~;~4t) appartient au segment [DK].

    Avec E(0 ; 0 ; 4) et H(0 ; 8 ; 4), le milieu K de [EH] a pour coordonnées (0~;~4~;~4).
    \overrightarrow{DK}\begin{pmatrix}0 \\ -4 \\ 4\end{pmatrix} et \overrightarrow{DN}\begin{pmatrix}0 \\ -4t \\ 4t\end{pmatrix} : on remarque que \overrightarrow{DN} = t\times\overrightarrow{DK}, donc D, N et K sont alignés.
    Comme t\in[0~;~1], le point N se situe entre D (obtenu pour t=0) et K (obtenu pour t=1) : N appartient donc bien au segment [DK].

    4.bCalculer les coordonnées exactes du point N pour lesquelles les rayons laser représentés par [SL] et [SN] sont perpendiculaires.

    \overrightarrow{SL}\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et \overrightarrow{SN}\begin{pmatrix}-3 \\ \frac{11}{2}-4t \\ 4t\end{pmatrix}.
    Les segments [SL] et [SN] sont perpendiculaires si, et seulement si, \overrightarrow{SL}\cdot\overrightarrow{SN}=0 : 2\times(-3)+(-2)\times\left(\dfrac{11}{2}-4t\right)+3\times4t=0.
    En développant : \begin{aligned}-6-11+8t+12t = 0 &\iff 20t-17 = 0 \\ &\iff t = \dfrac{17}{20} \end{aligned}
    En remplaçant dans les coordonnées de N : x=0, \begin{aligned}y &= 8-4\times\dfrac{17}{20} \\ &= \dfrac{23}{5}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 4\times\dfrac{17}{20} \\ &= \dfrac{17}{5}\end{aligned}
    Donc, N a pour coordonnées \left(0~;~\dfrac{23}{5}~;~\dfrac{17}{5}\right).

    Bac Terminale 2022 : Amérique du Nord (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM) qui comprend six questions. Les six questions sont indépendantes. Pour chacune des questions, une seule des quatre réponses est exacte. Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question suivi de la lettre correspondant à la réponse exacte.
    Aucune justification n'est demandée.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou une absence de réponse ne rapporte ni n'enlève aucun point

    Question 1

    Le réel a est définie par a = \ln (9) + \ln \left(\dfrac{\sqrt{3}}{3} \right)\quad + \ln \left(\dfrac19 \right) est égal à :

    a. 1 - \dfrac12 \ln (3)b. \dfrac12 \ln (3)c. 3 \ln (3) + \dfrac12d. - \dfrac12 \ln (3)

    Question 2

    On note (E) l'équation suivante \ln x + \ln (x - 10) = \ln 3 + \ln 7 d'inconnue le réel x.

    a. 3 est solution de (E).

    b. 5 - \sqrt{46} est solution de (E).

    c. L'équation (E) admet une unique solution réelle.

    d. L'équation (E) admet deux solutions réelles.

    Question 3

    La fonction f est définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par l'expression f(x) = x^2(- 1 + \ln x).

    On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans le plan muni d'un repère.

    a. Pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[, f'(x) = 2x + \dfrac1x.

    b. La fonction f est croissante sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

    c. f'\left(\sqrt{\text{e}} \right) est différent de 0.

    d. La droite d'équation y = - \dfrac12 \text{e} est tangente à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{\text{e}}.

    Question 4

    Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

    La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est :

    a. 0,683b. 0,346c. 0,230d. 0,165

    Question 5

    Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons du sac.

    La probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au milllième, est :

    a. 0,078b. 0,259c. 0,337d. 0,922

    Question 6

    Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus.

    On réalise l'expérience aléatoire suivante : on tire successivement et avec remise cinq jetons du sac.

    On note le nombre de jetons jaunes obtenus après ces cinq tirages.

    Si on répète cette expérience aléatoire un très grand nombre de fois alors, en moyenne, le nombre de jetons jaunes est égal à :

    a. 0,4b. 1,2c. 2d. 2,5
    Voir la correction

    1.Le réel a = \ln(9)+\ln\left(\dfrac{\sqrt3}{3}\right)+\ln\left(\dfrac19\right) est égal à : a. 1-\dfrac12\ln(3) ; b. \dfrac12\ln(3) ; c. 3\ln(3)+\dfrac12 ; d. -\dfrac12\ln(3).

    \begin{aligned}a &= \ln\left(3^2\right)+\ln\left(\sqrt3\right)-\ln(3)-\ln\left(3^2\right) \\ &= 2\ln(3)+\dfrac12\ln(3)-\ln(3)-2\ln(3) \\ &= -\dfrac12\ln(3)\end{aligned}
    Réponse d.

    2.On considère l'équation (E) : \ln(x)+\ln(x-10) = \ln(3)+\ln(7), d'inconnue réelle x. a. 3 est solution ; b. 5-\sqrt{46} est solution ; c. (E) admet une unique solution réelle ; d. (E) admet deux solutions réelles.

    Le domaine de définition impose x>0 et x>10, donc x\in\,]10~;~+\infty[.
    Sur ce domaine, \begin{aligned} (E) &\iff \ln\big(x(x-10)\big) = \ln(21) \\ &\iff x(x-10) = 21 \\ &\iff x^2-10x-21 = 0 \end{aligned} un trinôme de discriminant \begin{aligned}\Delta &= 100+84 \\ &= 184 \\ &= 4\times46\end{aligned} donc \sqrt\Delta=2\sqrt{46}.
    Les racines sont x_1=5-\sqrt{46} et x_2=5+\sqrt{46}. Comme \sqrt{46}>5 (car 46>25), x_1<0 n'appartient pas au domaine, tandis que x_2>10 appartient au domaine.
    L'équation (E) admet donc une unique solution réelle, 5+\sqrt{46}. Réponse c.

    3.Soit f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2(-1+\ln(x)). a. f'(x)=2x+\dfrac1x ; b. f est croissante sur ]0~;~+\infty[ ; c. f'\left(\sqrt{e}\right) est différent de 0 ; d. la droite d'équation y=-\dfrac12e est tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt{e}.

    f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x(-1+\ln(x))+x^2\times\dfrac1x = -2x+2x\ln(x)+x = x\big(2\ln(x)-1\big).
    f'(x)=0 \iff 2\ln(x)-1=0 \iff \ln(x)=\dfrac12 \iff x=e^{\dfrac{1}{2}}=\sqrt e : la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse \sqrt e est donc horizontale, d'équation y=f\left(\sqrt e\right).
    \begin{aligned}f\left(\sqrt e\right) &= \left(\sqrt e\right)^2\left(-1+\ln\left(\sqrt e\right)\right) \\ &= e\left(-1+\dfrac12\right) \\ &= -\dfrac12e\end{aligned}
    Donc, la tangente au point d'abscisse \sqrt e a bien pour équation y=-\dfrac12e. Réponse d.

    4.Un sac contient 20 jetons jaunes et 30 jetons bleus. On tire successivement et avec remise 5 jetons. La probabilité de tirer exactement 2 jetons jaunes, arrondie au millième, est : a. 0,683 ; b. 0,346 ; c. 0,230 ; d. 0,165.

    Les tirages étant successifs, indépendants et avec remise, la variable X comptant le nombre de jetons jaunes obtenus suit la loi binomiale de paramètres n=5 et \begin{aligned}p &= \dfrac{20}{50} \\ &= \dfrac25\end{aligned}
    P(X=2) = \dbinom{5}{2}\left(\dfrac25\right)^2\left(\dfrac35\right)^3 \approx 0,346. Réponse b.

    5.Dans les mêmes conditions (sac de 20 jetons jaunes, 30 bleus, 5 tirages avec remise), la probabilité de tirer au moins un jeton jaune, arrondie au millième, est : a. 0,078 ; b. 0,259 ; c. 0,337 ; d. 0,922.

    X\sim\mathcal{B}\left(5~;~\dfrac25\right). P(X\geqslant1) = 1-P(X=0) = 1-\left(\dfrac35\right)^5 \approx 0,922.
    Réponse d.

    6.Toujours dans les mêmes conditions, si on répète l'expérience un très grand nombre de fois, le nombre moyen de jetons jaunes obtenus est égal à : a. 0,4 ; b. 1,2 ; c. 2 ; d. 2,5.

    L'espérance d'une loi binomiale \mathcal{B}(n~;~p) vaut E(X)=np. Ici, \begin{aligned}E(X) &= 5\times\dfrac25 \\ &= 2\end{aligned}
    Réponse c.

    Principaux domaines abordés: Manipulation des vecteurs, des droites et des plans de l'espace. Orthogonalité et distances dans l'espace. Représentations paramétriques et équations cartésiennes.

    Le solide ABCDEFGH est un cube. On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace dans lequel les coordonnées des points B, D et E sont :

    \text{B}(3~;~0 ~;~0),\quad \text{D} (0~;~3~;~0)\quad \text{et\quad E}(0~;~0~;~3).

    A B C D E F G H ı k

    On considère les points P(0 ; 0 ; 1), Q(0 ; 2 ; 3) et R(1 ; 0 ; 3).

    1. Placer les points P, Q et R sur la figure en ANNEXE qui sera à rendre avec la copie.
    2. Montrer que le triangle PQR est isocèle en R.
    3. Justifier que les points P, Q et R définissent un plan.
    4. On s'intéresse à présent à la distance entre le point E et le plan (PQR).
      1. Montrer que le vecteur \vect{u}(2~;~1~;~- 1) est normal au plan (PQR).
      2. En déduire une équation cartésienne du plan (PQR).
      3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d) passant par le point E et orthogonale au plan (PQR).
      4. Montrer que le point L\left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right) est le projeté orthogonal du point E sur le plan (PQR).
      5. Déterminer la distance entre le point E et le plan (PQR).
    5. En choisissant le triangle EQR comme base, montrer que le volume du tétraèdre EPQR est \dfrac23.

      On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

      V = \dfrac13 \times \text{aire d'une base} \times \text{hauteur correspondante}.
    6. Trouver, à l'aide des deux questions précédentes, l'aire du triangle PQR.
    Voir la correction

    1.ABCDEFGH est un cube. Dans le repère orthonormé (\text{A}~;~\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}), on donne B(3 ; 0 ; 0), D(0 ; 3 ; 0), E(0 ; 0 ; 3), et on considère les points P(0 ; 0 ; 1), Q(0 ; 2 ; 3) et R(1 ; 0 ; 3). Placer les points P, Q et R sur la figure du cube.

    P est sur l'arête [AE] (à un tiers de A en partant vers E), Q est sur la face (DHGC)... plus précisément Q se place à partir de E en avançant de 2 selon \vec{\jmath} et en montant de 3 selon \vec{k} à partir de A, et R se place à 1 selon \vec{\imath} et 3 selon \vec{k} : les trois points sont sur les faces du cube, respectivement sur l'arête [AE] pour P, et sur les faces supérieures pour Q et R (voir figure en annexe du sujet).

    2.Montrer que le triangle PQR est isocèle en R.

    \overrightarrow{RP}\begin{pmatrix}0-1 \\ 0-0 \\ 1-3\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{RQ}\begin{pmatrix}0-1 \\ 2-0 \\ 3-3\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}RP^2 &= \left\|\overrightarrow{RP}\right\|^2 \\ &= (-1)^2+0^2+(-2)^2 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned} et \begin{aligned}RQ^2 &= \left\|\overrightarrow{RQ}\right\|^2 \\ &= (-1)^2+2^2+0^2 \\ &= 1+4 \\ &= 5\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}RP &= RQ \\ &= \sqrt5\end{aligned} Le triangle PQR est isocèle en R.

    3.Justifier que les points P, Q et R définissent un plan.

    Les coordonnées de \overrightarrow{RP}\begin{pmatrix}-1 \\ 0 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{RQ}\begin{pmatrix}-1 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} ne sont pas proportionnelles (par exemple 0\times0 \ne (-2)\times2), donc ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires : les points P, Q et R ne sont pas alignés et définissent donc un plan.

    4.aMontrer que le vecteur \vec{u}(2~;~1~;~-1) est normal au plan (PQR).

    En posant \overrightarrow{PR}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix} et \overrightarrow{QR}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 0\end{pmatrix} (deux vecteurs non colinéaires du plan (PQR)) : \begin{aligned}\overrightarrow{PR}\cdot\vec{u} &= 1\times2+0\times1+2\times(-1) \\ &= 2+0-2 \\ &= 0\end{aligned}
    \begin{aligned}\overrightarrow{QR}\cdot\vec{u} &= 1\times2+(-2)\times1+0\times(-1) \\ &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \vec{u} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (PQR), donc \vec{u}(2~;~1~;~-1) est normal au plan (PQR).

    4.bEn déduire une équation cartésienne du plan (PQR).

    Le plan (PQR) admet \vec{u}(2~;~1~;~-1) pour vecteur normal, donc une équation de la forme 2x+y-z=d. Comme \text{P}(0~;~0~;~1)\in(\text{PQR}), on a 2\times0+0-1=d, soit d=-1. Donc, la réponse est que le plan (PQR) a pour équation cartésienne 2x+y-z=-1.

    4.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite (d) passant par le point E et orthogonale au plan (PQR).

    La droite (d) est orthogonale au plan (PQR), donc dirigée par le vecteur normal \vec{u}(2~;~1~;~-1). Comme elle passe par \text{E}(0~;~0~;~3), une représentation paramétrique de (d) est : \begin{cases}x=2t\\y=t\\z=3-t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

    4.dMontrer que le point \text{L}\left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac83\right) est le projeté orthogonal du point E sur le plan (PQR).

    Le projeté orthogonal de E sur (PQR) est l'unique point appartenant à la fois à la droite (d) et au plan (PQR). Il suffit donc de résoudre le système formé par la représentation paramétrique de (d) et l'équation de (PQR).
    En substituant x=2t, y=t, z=3-t dans 2x+y-z=-1 : \begin{aligned}2(2t)+t-(3-t) = -1 &\iff 4t+t-3+t = -1 \\ &\iff 6t = 2 \\ &\iff t = \dfrac13 \end{aligned}
    On obtient alors x=\dfrac23, y=\dfrac13 et \begin{aligned}z &= 3-\dfrac13 \\ &= \dfrac83\end{aligned} ce qui correspond bien aux coordonnées de L. Donc, la réponse est que L est le projeté orthogonal de E sur le plan (PQR).

    4.eDéterminer la distance entre le point E et le plan (PQR).

    \overrightarrow{EL}\begin{pmatrix}\frac23-0 \\ \frac13-0 \\ \frac83-3\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}\frac23 \\ \frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}EL^2 &= \left(\dfrac23\right)^2+\left(\dfrac13\right)^2+\left(-\dfrac13\right)^2 \\ &= \dfrac49+\dfrac19+\dfrac19 \\ &= \dfrac69 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
    La distance de E au plan (PQR) est \begin{aligned}EL &= \sqrt{\dfrac23} \\ &= \dfrac{\sqrt2}{\sqrt3} \\ &= \dfrac{\sqrt6}{3}\end{aligned}

    5.En choisissant le triangle EQR comme base, montrer que le volume du tétraèdre EPQR est \dfrac23 (on rappelle que le volume d'un tétraèdre est V=\dfrac13\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur correspondante}).

    \overrightarrow{EQ}\begin{pmatrix}0 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{ER}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} sont orthogonaux (leur produit scalaire vaut 0) : le triangle EQR est rectangle en E, d'aire \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{EQR}) &= \dfrac{EQ\times ER}{2} \\ &= \dfrac{2\times1}{2} \\ &= 1\end{aligned}
    En prenant EQR comme base, la hauteur correspondante est la distance du point P au plan (EQR), c'est-à-dire PE : \overrightarrow{PE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 2\end{pmatrix}, donc PE=2 (P et E ont même abscisse et ordonnée, seule l'altitude diffère).
    Donc \begin{aligned}V(\text{EPQR}) &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EQR})\times PE \\ &= \dfrac13\times1\times2 \\ &= \dfrac23\end{aligned}

    6.À l'aide des deux questions précédentes, trouver l'aire du triangle PQR.

    Le volume du tétraèdre EPQR peut aussi s'exprimer avec (PQR) comme base et EL comme hauteur correspondante : V(\text{EPQR}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{PQR})\times EL.
    On a donc \begin{aligned}\dfrac23 = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{PQR})\times\dfrac{\sqrt6}{3} &\iff \mathcal{A}(\text{PQR}) = \dfrac{2\times3}{\sqrt6} \\ &\iff \mathcal{A}(\text{PQR}) = \dfrac{6}{\sqrt6} \\ &\iff \mathcal{A}(\text{PQR}) = \sqrt6\end{aligned}
    Donc, la réponse est que l'aire du triangle PQR est \sqrt6 (en unités d'aire).

    Principaux domaines abordés: Étude de fonctions. Fonction logarithme.

    Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5).

    On donne ci-dessous \mathcal{C}_f la courbe représentative de f dans un repère orthogonal du plan, ainsi que la tangente (AB) à la courbe \mathcal{C}_f au point A.

    01234567 1 2 3 4 5 6 70 1 212345 A B C f

    Les trois parties de l'exercice peuvent être traitées de manière indépendante.

    Partie A

    1. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).
    2. La fonction f est définie par l'expression f(x) = \ln \left(ax^2 + 1\right) + b, où a et b sont des nombres réels positifs.
      1. Déterminer l'expression de f'(x).
      2. Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

    Partie B

    On admet que la fonction f est définie sur \R par

    f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

    1. Montrer que f est une fonction paire.
    2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.
    3. Déterminer l'expression de f'(x).

      Étudier le sens de variation de la fonction f sur \R.

      Dresser le tableau des variations de f en y faisant figurer la valeur exacte du minimum ainsi que les limites de f en -\infty et +\infty.
    4. À l'aide du tableau des variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x) = k admet deux solutions.
    5. Résoudre l'équation f(x) = 3 + \ln 2.

    Partie C

    On rappelle que la fonction f est définie sur R par f(x) = \ln \left(x^2 + 1\right) + 3 - \ln (2).

    1. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.
    2. Montrer que, pour tout nombre réel x, on a : f''(x) = \dfrac{2\left(1 - x^2\right)}{\left(x^2 + 1\right)^2}.
    3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

    \textbf ANNEXE à rendre avec la copie

    A B C D E F G H ı k

    Voir la correction

    PartieA ; 1. Soit f une fonction définie et dérivable sur \mathbb{R}. On considère les points A(1 ; 3) et B(3 ; 5), et on donne ci-dessus la courbe représentative \mathcal{C}_f de f ainsi que la tangente (AB) à \mathcal{C}_f au point A. Déterminer graphiquement les valeurs de f(1) et f'(1).

    L'ordonnée du point A donne f(1) = 3. Le nombre dérivé f'(1) est le coefficient directeur de la tangente (AB) en A : f'(1) = \dfrac{y_B-y_A}{x_B-x_A} = \dfrac{5-3}{3-1} = \dfrac22 = 1.

    PartieA ; 2.a On admet que f est définie par f(x) = \ln(ax^2+1)+b, où a et b sont des réels positifs. Déterminer l'expression de f'(x).

    Comme a\geqslant0 et x^2\geqslant0 pour tout réel x, on a {ax^2+1\geqslant1>0} : f est donc dérivable sur \mathbb{R}, avec f'(x) = \dfrac{2ax}{ax^2+1} (dérivée de \ln(u) égale à \dfrac{u'}{u}, avec u(x)=ax^2+1 et u'(x)=2ax).

    PartieA ; 2.b Déterminer les valeurs de a et b à l'aide des résultats précédents.

    Les résultats de la question 1 donnent le système \begin{cases}f(1)=3\\f'(1)=1\end{cases} \iff \begin{cases}\ln(a+1)+b=3\\\dfrac{2a}{a+1}=1\end{cases}.
    La deuxième équation donne \begin{aligned}2a = a+1 &\iff a = 1 \end{aligned} En reportant dans la première : \begin{aligned}\ln(1+1)+b = 3 &\iff b = 3-\ln2 \end{aligned}
    Donc, la réponse est a=1 et b=3-\ln2, ce qui donne, sur \mathbb{R}, f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2.

    PartieB ; 1. On admet désormais que f est définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2. Montrer que f est une fonction paire.

    Pour tout réel x, \begin{aligned}f(-x) &= \ln\left((-x)^2+1\right)+3-\ln2 \\ &= \ln(x^2+1)+3-\ln2 \\ &= f(x)\end{aligned} Donc, f est une fonction paire (sa courbe représentative est symétrique par rapport à l'axe des ordonnées).

    PartieB ; 2. Déterminer les limites de f en +\infty et en -\infty.

    \lim\limits_{x\to+\infty}x^2+1 = +\infty, et par composition avec la fonction \ln, \lim\limits_{x\to+\infty}\ln(x^2+1) = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
    f étant paire, \begin{aligned}\lim\limits_{x\to-\infty}f(x) &= \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) \\ &= +\infty\end{aligned}

    PartieB ; 3. Déterminer l'expression de f'(x), étudier le sens de variation de f sur \mathbb{R}, puis dresser son tableau de variations complet (limites en \pm\infty et valeur exacte du minimum).

    Comme x^2+1>0 pour tout réel x, f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1}.
    Le dénominateur x^2+1 étant strictement positif, f'(x) est du signe de 2x : f'(x)<0 sur ]-\infty~;~0[ et f'(x)>0 sur ]0~;~+\infty[, avec f'(0)=0.
    Donc f est strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] et strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}f(0) &= \ln(1)+3-\ln2 \\ &= 3-\ln2\end{aligned}
    Tableau de variations : f décroît de +\infty (limite en -\infty) jusqu'au minimum 3-\ln2 atteint en x=0, puis croît de 3-\ln2 jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

    PartieB ; 4. À l'aide du tableau de variations de f, donner les valeurs du réel k pour lesquelles l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions.

    D'après le tableau de variations, f décroît strictement puis croît strictement de part et d'autre du minimum 3-\ln2, avec pour limites +\infty en -\infty et en +\infty. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=k admet exactement deux solutions si et seulement si k>3-\ln2.

    PartieB ; 5. Résoudre l'équation f(x) = 3+\ln2.

    \begin{aligned}f(x) = 3+\ln2 &\iff \ln(x^2+1)+3-\ln2 = 3+\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = 2\ln2 \\ &\iff \ln(x^2+1) = \ln4 \end{aligned}
    La fonction \ln étant strictement croissante, cette égalité équivaut à x^2+1=4, soit x^2=3, soit x=\sqrt3 ou x=-\sqrt3.
    Donc, la réponse est que l'ensemble des solutions est S=\{-\sqrt3~;~\sqrt3\}.

    PartieC ; 1. On rappelle que f(x) = \ln(x^2+1)+3-\ln2 sur \mathbb{R}. Conjecturer, par lecture graphique, les abscisses des éventuels points d'inflexion de la courbe \mathcal{C}_f.

    Par lecture graphique de la courbe, la convexité de \mathcal{C}_f semble changer aux points d'abscisses -1 et 1 : on peut conjecturer l'existence de deux points d'inflexion, d'abscisses -1 et 1.

    PartieC ; 2. Montrer que, pour tout réel x, f''(x) = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

    f'(x) = \dfrac{2x}{x^2+1} est le quotient de deux fonctions dérivables sur \mathbb{R} (numérateur 2x, dénominateur x^2+1 ne s'annulant jamais), donc f' est dérivable sur \mathbb{R}.
    Avec \left(\dfrac{u}{v}\right)' = \dfrac{u'v-uv'}{v^2}, u(x)=2x, u'(x)=2, v(x)=x^2+1, v'(x)=2x : f''(x) = \dfrac{2(x^2+1)-2x\times2x}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2x^2+2-4x^2}{(x^2+1)^2} = \dfrac{2(1-x^2)}{(x^2+1)^2}.

    PartieC ; 3. En déduire le plus grand intervalle sur lequel la fonction f est convexe.

    Le dénominateur (x^2+1)^2 est toujours strictement positif, donc f''(x) est du signe de 1-x^2, qui s'annule en x=-1 et x=1, et est positif entre les deux racines, soit sur ]-1~;~1[.
    f est convexe lorsque f''(x)\geqslant0. Donc, la réponse est que f est convexe sur l'intervalle [-1~;~1], ce qui confirme la conjecture graphique de la question 1 (changements de convexité en x=-1 et x=1).

    Principaux domaines abordés: Manipulation des vecteurs, des droites et des plans de l'espace. Orthogonalité et distances dans l'espace. Représentations paramétriques et équations cartésiennes.

    Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) de l'espace, on considère les points

    \text{A}(-3~;~1~;~3), \text{B}(2~;~2~;~3),\quad \text{C}(1~;~7~;~-1),\quad \text{D}(-4~;~6~;~-1)\: \text{et K}(-3~;~14~;~14).

      1. Calculer les coordonnées des vecteurs \vect{\text{AB}},\: \vect{\text{DC}} et \vect{\text{AD}}.
      2. Montrer que le quadrilatère ABCD est un rectangle.
      3. Calculer l'aire du rectangle ABCD.
      1. Justifier que les points A, B et D définissent un plan.
      2. Montrer que le vecteur \vect{n}(-2~;~10~;~13) est un vecteur normal au plan (ABD).
      3. En déduire une équation cartésienne du plan (ABD).
      1. Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (ABD) et qui passe par le point K.
      2. Déterminer les coordonnées du point I, projeté orthogonal du point K sur le plan (ABD).
      3. Montrer que la hauteur de la pyramide KABCD de base ABCD et de sommet K vaut \sqrt{273}.
    1. Calculer le volume V de la pyramide KABCD.

      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule:

      V= \dfrac13 \times \text{aire de la base} \times \text{hauteur}.
    Voir la correction

    1.aDans un repère orthonormé (O~;~\vec\imath,\vec\jmath,\vec k) de l'espace, on considère les points A(-3 ; 1 ; 3), B(2 ; 2 ; 3), C(1 ; 7 ; -1), D(-4 ; 6 ; -1) et K(-3 ; 14 ; 14). Calculer les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{AB}, \overrightarrow{DC} et \overrightarrow{AD}.

    On calcule chaque vecteur en soustrayant les coordonnées de l'origine à celles de l'extrémité : \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}2-(-3) \\ 2-1 \\ 3-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
    De même, \overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}1-(-4) \\ 7-6 \\ -1-(-1)\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
    Enfin, \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-4-(-3) \\ 6-1 \\ -1-3\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1 \\ 5 \\ -4\end{pmatrix}.
    Donc, la réponse est \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}, \overrightarrow{DC}\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-1 \\ 5 \\ -4\end{pmatrix}.

    1.bMontrer que le quadrilatère ABCD est un rectangle.

    D'après la question précédente, \overrightarrow{AB}=\overrightarrow{DC} : le quadrilatère ABCD est donc un parallélogramme.
    Calculons le produit scalaire \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AD} &= 5\times(-1)+1\times5+0\times(-4) \\ &= -5+5+0 \\ &= 0\end{aligned}
    Les vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AD} sont donc orthogonaux : le parallélogramme ABCD possède deux côtés consécutifs perpendiculaires.
    Donc, la réponse est que ABCD est un rectangle.

    1.cCalculer l'aire du rectangle ABCD.

    On calcule les longueurs des côtés à l'aide des normes des vecteurs : \begin{aligned}AB^2 &= 5^2+1^2+0^2 \\ &= 26\end{aligned} donc AB=\sqrt{26}.
    De même, \begin{aligned}AD^2 &= (-1)^2+5^2+(-4)^2 \\ &= 1+25+16 \\ &= 42\end{aligned} donc AD=\sqrt{42}.
    L'aire du rectangle ABCD vaut \begin{aligned}AB\times AD &= \sqrt{26}\times\sqrt{42} \\ &= \sqrt{26\times42} \\ &= \sqrt{1092}\end{aligned}
    En factorisant, 1092 = 4\times273, donc \sqrt{1092} = 2\sqrt{273}.
    Donc, la réponse est \mathcal{A}(\text{ABCD}) = 2\sqrt{273} (unité d'aire).

    2.aJustifier que les points A, B et D définissent un plan.

    D'après la question 1.a, les vecteurs \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}5 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{AD}\begin{pmatrix}-1 \\ 5 \\ -4\end{pmatrix} ne sont clairement pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles), donc les points A, B et D ne sont pas alignés. Donc, la réponse est qu'ils définissent bien un plan.

    2.bMontrer que le vecteur \vec n(-2~;~10~;~13) est un vecteur normal au plan (ABD).

    On calcule \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AB} &= -2\times5+10\times1+13\times0 \\ &= -10+10+0 \\ &= 0\end{aligned}
    On calcule \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{AD} &= -2\times(-1)+10\times5+13\times(-4) \\ &= 2+50-52 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \vec n est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABD), \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AD}.
    Donc, la réponse est que \vec n est un vecteur normal au plan (ABD).

    2.cEn déduire une équation cartésienne du plan (ABD).

    Le plan (ABD) admet \vec n(-2~;~10~;~13) pour vecteur normal, donc il a une équation de la forme -2x+10y+13z=d, avec d\in\mathbb{R}.
    Le point B(2~;~2~;~3) appartient au plan (ABD), donc ses coordonnées vérifient cette équation : -2\times2+10\times2+13\times3=d, soit -4+20+39=d, donc d=55.
    Donc, la réponse est que le plan (ABD) a pour équation cartésienne -2x+10y+13z=55.

    3.aDonner une représentation paramétrique de la droite \Delta orthogonale au plan (ABD) et qui passe par le point K(-3 ; 14 ; 14).

    La droite \Delta, orthogonale au plan (ABD), admet le vecteur normal \vec n(-2~;~10~;~13) comme vecteur directeur, et elle passe par le point K.
    Donc, la réponse est \Delta : \begin{cases}x=-2t-3\\y=10t+14\\z=13t+14\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

    3.bDéterminer les coordonnées du point I, projeté orthogonal du point K sur le plan (ABD).

    Le point I, projeté orthogonal de K sur le plan (ABD), est l'unique point d'intersection de la droite \Delta (perpendiculaire au plan et passant par K) avec ce plan.
    On remplace les coordonnées paramétriques de \Delta dans l'équation du plan (ABD) : -2(-2t-3)+10(10t+14)+13(13t+14)=55.
    Cela donne 4t+6+100t+140+169t+182 = 55, soit 273t+328=55, donc 273t=-273, d'où t=-1.
    En reportant t=-1 dans le système paramétrique : \begin{aligned}x &= -2\times(-1)-3 \\ &= 2-3 \\ &= -1\end{aligned} \begin{aligned}y &= 10\times(-1)+14 \\ &= 4\end{aligned} et \begin{aligned}z &= 13\times(-1)+14 \\ &= 1\end{aligned}
    Donc, la réponse est I(-1~;~4~;~1).

    3.cMontrer que la hauteur de la pyramide KABCD de base ABCD et de sommet K vaut \sqrt{273}.

    ABCD est un rectangle (question 1.b), donc le point D appartient bien au plan (ABD). La hauteur de la pyramide KABCD, relative à la base ABCD, est donc la longueur KI, où I est le projeté orthogonal de K sur ce plan.
    \overrightarrow{KI}\begin{pmatrix}-1-(-3) \\ 4-14 \\ 1-14\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}2 \\ -10 \\ -13\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}KI^2 &= 2^2+(-10)^2+(-13)^2 \\ &= 4+100+169 \\ &= 273\end{aligned}
    Donc, la réponse est KI=\sqrt{273}.

    4.Calculer le volume V de la pyramide KABCD. On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule V=\dfrac13\times\text{aire de la base}\times\text{hauteur}.

    On applique la formule avec l'aire de la base ABCD (question 1.c) et la hauteur KI (question 3.c) : \begin{aligned}V &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{ABCD})\times KI \\ &= \dfrac13\times2\sqrt{273}\times\sqrt{273}\end{aligned}
    Or \sqrt{273}\times\sqrt{273}=273, donc \begin{aligned}V &= \dfrac13\times2\times273 \\ &= \dfrac{546}{3} \\ &= 182\end{aligned}
    Donc, la réponse est V=182 (unité de volume).

    Principaux domaines abordés: Étude des fonctions. Fonction logarithme.

    Partie A

    01234567891011121314 1 2 3 40 1 2 3 4 51234567 C 2 C 1

    Dans le repère orthonormé ci-dessus, sont tracées les courbes représentatives d'une fonction f et de sa fonction dérivée, notée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[.

    1. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente. Justifier.
    2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x) = 3.
    3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

    Partie B

    1. Justifier que la quantité \ln \left(x^2- x- 6\right) est bien définie pour les valeurs x de l'intervalle ]3~;~ +\infty[, que l'on nommera I dans la suite.
    2. On admet que la fonction f de la Partie A est définie par f(x) = \ln \left(x^2- x- 6\right) sur I.

      Calculer les limites de la fonction f aux deux bornes de l'intervalle I.

      En déduire une équation d'une asymptote à la courbe représentative de la fonction f sur I.
      1. Calculer f'(x) pour tout x appartenant à I.
      2. Étudier le sens de variation de la fonction f sur I.

        Dresser le tableau des variations de la fonction f en y faisant figurer les limites aux bornes de I.
      1. Justifier que l'équation f(x) = 3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5 ; 6[.
      2. Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.
      1. Justifier que f''(x) = \dfrac{- 2x^2 + 2x - 13}{\left(x^2 - x - 6\right)^2}.
      2. Étudier la convexité de la fonction f sur I.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Sur un graphique (non reproduit ici) sont tracées les courbes représentatives \mathcal{C}_1 et \mathcal{C}_2 d'une fonction f et de sa dérivée f', toutes deux définies sur ]3~;~+\infty[ : \mathcal{C}_1 part de -\infty au voisinage de 3 et croît ensuite jusqu'à +\infty ; \mathcal{C}_2 part de valeurs élevées au voisinage de 3 et décroît en restant positive. Associer à chaque courbe la fonction qu'elle représente, en justifiant.

    Si \mathcal{C}_1 représentait la dérivée f', celle-ci serait toujours négative puis positive selon la lecture du graphique ; or la fonction représentée par \mathcal{C}_2 n'est pas décroissante puis croissante : elle est toujours décroissante. Il y a donc une contradiction.
    \mathcal{C}_2 reste positive sur tout l'intervalle ]3~;~+\infty[, ce qui est cohérent avec une fonction f strictement croissante sur cet intervalle (comme le montre \mathcal{C}_1) : une fonction croissante a une dérivée positive.
    Donc, la réponse est que \mathcal{C}_2 représente la fonction dérivée f', et \mathcal{C}_1 représente la fonction f.

    PartieA ; 2. Déterminer graphiquement la ou les solutions éventuelles de l'équation f(x)=3.

    Par lecture graphique de la courbe \mathcal{C}_1, on lit approximativement f(5{,}6)\approx3. Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet une solution proche de x=5{,}6.

    PartieA ; 3. Indiquer, par lecture graphique, la convexité de la fonction f.

    La courbe \mathcal{C}_1 « tourne le dos » à l'axe des abscisses de façon décroissante sur tout l'intervalle observé : elle est située sous chacune de ses tangentes. Donc, la réponse est que la fonction f semble concave sur ]3~;~+\infty[.

    PartieB ; 1. Justifier que la quantité \ln(x^2-x-6) est bien définie pour les valeurs de x de l'intervalle I=\,]3~;~+\infty[.

    Le trinôme x^2-x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= (-1)^2-4\times1\times(-6) \\ &= 1+24 \\ &= 25 \\ &= 5^2\end{aligned}
    Ses racines sont donc \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{1+5}{2} \\ &= 3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{1-5}{2} \\ &= -2\end{aligned}
    Un trinôme du second degré est du signe de son coefficient dominant (ici positif, a=1) à l'extérieur de ses racines, et du signe opposé entre ses racines : x^2-x-6>0 pour x\in\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]3~;~+\infty[.
    Donc, la réponse est que x^2-x-6>0 sur I=\,]3~;~+\infty[, et donc \ln(x^2-x-6) y est bien défini.

    PartieB ; 2. On admet que f(x)=\ln(x^2-x-6) sur I. Calculer les limites de f aux deux bornes de I, puis en déduire une équation d'une asymptote à la courbe de f.

    Limite en +\infty : pour x>3, on factorise x^2-x-6 = x^2\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right). Comme \begin{aligned}\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac1x &= \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{6}{x^2} \\ &= 0\end{aligned} on a \lim\limits_{x\to+\infty}\left(1-\dfrac1x-\dfrac{6}{x^2}\right)=1.
    Comme \lim\limits_{x\to+\infty}x^2=+\infty, on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}x^2-x-6=+\infty, puis par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
    Limite en 3 : en écrivant x^2-x-6=(x+2)(x-3), on a \begin{aligned}\lim\limits_{x\to3^+}(x+2)(x-3) &= 5\times0^+ \\ &= 0^+\end{aligned} donc par composition avec la fonction logarithme, \lim\limits_{x\to3^+}f(x)=-\infty.
    Donc, la réponse est que la droite d'équation x=3 est asymptote verticale à la courbe représentative de f.

    PartieB ; 3.a Calculer f'(x) pour tout x\in I.

    La fonction x\mapsto x^2-x-6 est dérivable et strictement positive sur I (question B.1), donc f=\ln(x^2-x-6) est dérivable sur I comme composée de fonctions dérivables, et f'(x) = \dfrac{(x^2-x-6)'}{x^2-x-6} = \dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.
    Donc, la réponse est f'(x)=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6}.

    PartieB ; 3.b Étudier le sens de variation de f sur I, puis dresser son tableau de variations en y faisant figurer les limites aux bornes de I.

    Sur I, le dénominateur x^2-x-6 est strictement positif (question B.1), donc f'(x) est du signe du numérateur 2x-1.
    Pour tout x>3, on a 2x-1>2\times3-1=5>0, donc f'(x)>0 sur tout l'intervalle I.
    Donc, la réponse est que f est strictement croissante sur I, de -\infty (limite en 3) à +\infty (limite en +\infty).

    PartieB ; 4.a Justifier que l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur l'intervalle ]5~;~6[.

    La fonction f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur I, donc en particulier sur [5~;~6].
    f(5) = \ln(5^2-5-6) = \ln(14) \approx 2{,}64 < 3 et f(6) = \ln(6^2-6-6) = \ln(24) \approx 3{,}18 > 3.
    Comme 3 est une valeur intermédiaire entre f(5) et f(6), d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l'équation f(x)=3 admet une unique solution \alpha sur ]5~;~6[.
    Donc, la réponse est que l'équation f(x)=3 admet bien une unique solution \alpha\in\,]5~;~6[.

    PartieB ; 4.b Déterminer, à l'aide de la calculatrice, un encadrement de \alpha à 10^{-2} près.

    La calculatrice donne f(5{,}63)\approx2{,}999<3 et f(5{,}64)\approx3{,}004>3.
    Donc, la réponse est {5{,}63<\alpha<5{,}64}.

    PartieB ; 5.a Justifier que f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

    La fonction f'=\dfrac{2x-1}{x^2-x-6} est un quotient de fonctions dérivables sur I dont le dénominateur ne s'annule pas : elle est donc dérivable sur I, et pour tout x\in I, f''(x) = \dfrac{2\times(x^2-x-6)-(2x-1)\times(2x-1)}{(x^2-x-6)^2}.
    On développe le numérateur : \begin{aligned}2(x^2-x-6)-(2x-1)^2 &= 2x^2-2x-12-(4x^2-4x+1) \\ &= 2x^2-2x-12-4x^2+4x-1 \\ &= -2x^2+2x-13\end{aligned}
    Donc, la réponse est f''(x) = \dfrac{-2x^2+2x-13}{(x^2-x-6)^2}.

    PartieB ; 5.b Étudier la convexité de f sur I.

    Le dénominateur (x^2-x-6)^2 est strictement positif sur I, donc f''(x) est du signe du numérateur -2x^2+2x-13.
    Le discriminant de ce trinôme vaut \Delta = 2^2-4\times(-2)\times(-13) = 4-104=-100<0 : il n'a donc pas de racine réelle et garde un signe constant, celui de son coefficient dominant a=-2<0 : il est donc strictement négatif pour tout réel x.
    Donc, la réponse est que f''(x)<0 pour tout x\in I : la fonction f est concave sur I.

    Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Les six questions sont indépendantes.

    Une réponse incorrecte, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point. Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.

    1. On considère la fonction f définie pour tout réel x par f(x) = \ln \left(1\quad + x^2\right).

      Sur \R, l'équation f(x) = 2022

      a. n'admet aucune solution.b. admet exactement une solution.
      c. admet exactement deux solutions.d. admet une infinité de solutions.
    2. Soit la fonction g définie pour tout réel x strictement positif par: g(x) = x \ln (x) - x^2

      On note \mathcal{C}_g sa courbe représentative dans un repère du plan.

      a. La fonction g est convexe sur ]0~;~+\infty[.b. La fonction g est concave sur ]0~;~+\infty[.
      c. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.d. La courbe \mathcal{C}_g admet exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.
    3. On considère la fonction f définie sur ]- 1~;~1[ par

      f(x) = \dfrac{x}{1 - x^2}

      Une primitive de la fonction f est la fonction g définie sur l'intervalle ] - 1~;~1[ par :

      a. g(x) = - \dfrac12 \ln \left(1 - x^2\right)b. g(x) =\quad \dfrac{1 + x^2}{ \left(1 - x^2\right)^2}
      c. g(x)= \dfrac{x^2}{2\left(x - \dfrac{x^3}{3}\right)}d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln \left(1 - x^2\right)
    4. La fonction x \longmapsto\quad \ln \left(-x^2- x + 6\right) est définie sur

      a. ]- 3~;~2[b. ]- \infty~;~6]
      c. ]0~;~+\infty[d. ]2~;~+\infty[
    5. On considère la fonction f définie sur ]0,5~;~+ \infty [ par

      f(x) =x^2- 4x+ 3 \ln (2x - 1)

      Une équation de la tangente à la courbe représentative de f au point d'abscisse 1 est:

      a. y = 4x- 7b. y = 2x - 4
      c. y = -3(x - 1) + 4d. y = 2x - 1
    6. L'ensemble S des solutions dans \R de l'inéquation \ln (x + 3) < 2\ln (x + 1) est:

      a. S = ]- \infty~;~-2[ \cup ]1~;~+\infty[b. S = ]1~;~+ \infty[
      c. S = \emptysetd. S = ]- 1~;~1[
    Voir la correction

    1.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x) = \ln\left(1+x^2\right). Dans \mathbb{R}, l'équation f(x) = 2022 : a. n'a aucune solution ; b. a exactement une solution ; c. a exactement deux solutions ; d. a une infinité de solutions.

    \begin{aligned}f(x) = 2022 &\iff \ln\left(1+x^2\right) = 2022 \\ &\iff 1+x^2 = e^{2022} \\ &\iff x^2 = e^{2022}-1 \end{aligned}
    Le réel e^{2022}-1 est strictement positif, donc cette dernière équation a exactement deux solutions opposées : x=\sqrt{e^{2022}-1} et x=-\sqrt{e^{2022}-1}.
    Donc, la réponse est c.

    2.Soit g la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x\ln(x)-x^2, de courbe représentative \mathcal{C}_g. a. g est convexe sur ]0~;~+\infty[ ; b. g est concave sur ]0~;~+\infty[ ; c. \mathcal{C}_g a exactement un point d'inflexion sur ]0~;~+\infty[ ; d. \mathcal{C}_g a exactement deux points d'inflexion sur ]0~;~+\infty[.

    g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables, avec g'(x) = \ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-2x = \ln(x)-2x+1.
    g' est à son tour dérivable sur ]0~;~+\infty[, avec g''(x) = \dfrac{1}{x}-2.
    g''(x) = 0 \iff \dfrac{1}{x} = 2 \iff x = \dfrac12. De plus, g''(x) = \dfrac{1-2x}{x} change de signe en x=\dfrac12 (positif avant, négatif après, car x>0).
    g'' s'annule en changeant de signe une seule fois sur ]0~;~+\infty[, donc \mathcal{C}_g admet exactement un point d'inflexion, d'abscisse \dfrac12.
    Donc, la réponse est c.

    3.On considère la fonction f définie sur ]-1~;~1[ par f(x) = \dfrac{x}{1-x^2}. Une primitive de f sur ]-1~;~1[ est la fonction : a. g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) ; b. g(x) = \dfrac{1+x^2}{\left(1-x^2\right)^2} ; c. g(x) = \dfrac{x^2}{2\left(x-\dfrac{x^3}{3}\right)} ; d. g(x) = \dfrac{x^2}{2}\ln\left(1-x^2\right).

    Testons la fonction g de la réponse a, définie par g(x) = -\dfrac12\ln\left(1-x^2\right) sur ]-1~;~1[.
    En posant u(x) = 1-x^2, dérivable et strictement positive sur ]-1~;~1[, on a g(x) = -\dfrac12\ln\left(u(x)\right), donc g'(x) = -\dfrac12\times\dfrac{u'(x)}{u(x)} = -\dfrac12\times\dfrac{-2x}{1-x^2} = \dfrac{x}{1-x^2} = f(x).
    La fonction g de la réponse a est donc bien une primitive de f sur ]-1~;~1[.
    Donc, la réponse est a.

    4.La fonction x\longmapsto\ln\left(-x^2-x+6\right) est définie sur : a. ]-3~;~2[ ; b. ]-\infty~;~6] ; c. ]0~;~+\infty[ ; d. ]2~;~+\infty[.

    Cette fonction est définie exactement là où -x^2-x+6>0, c'est-à-dire là où x^2+x-6<0.
    Le trinôme x^2+x-6 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1^2-4\times1\times(-6) \\ &= 25\end{aligned} donc deux racines réelles \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-5}{2} \\ &= -3\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+5}{2} \\ &= 2\end{aligned}
    Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est strictement négatif strictement entre ses deux racines : x^2+x-6<0 \iff x\in\,]-3~;~2[.
    La fonction est donc définie sur ]-3~;~2[, ce qui correspond à la réponse a.

    5.On considère la fonction f définie sur ]0{,}5~;~+\infty[ par f(x) = x^2-4x+3\ln(2x-1). Une équation de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1 est : a. y=4x-7 ; b. y=2x-4 ; c. y=-3(x-1)+4 ; d. y=2x-1.

    Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = f(1)+f'(1)(x-1).
    \begin{aligned}f(1) &= 1^2-4\times1+3\ln(2\times1-1) \\ &= 1-4+3\ln(1) \\ &= -3+0 \\ &= -3\end{aligned}
    f est dérivable sur ]0{,}5~;~+\infty[, avec f'(x) = 2x-4+3\times\dfrac{2}{2x-1} = 2x-4+\dfrac{6}{2x-1}, donc f'(1) = 2-4+\dfrac{6}{1} = -2+6 = 4.
    Une équation de la tangente est donc \begin{aligned}y = -3+4(x-1) &\iff y = 4x-4-3 \\ &\iff y = 4x-7 \end{aligned}
    Donc, la réponse est a.

    6.L'ensemble S des solutions dans \mathbb{R} de l'inéquation \ln(x+3) < 2\ln(x+1) est : a. S=\,]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[ ; b. S=\,]1~;~+\infty[ ; c. S=\emptyset ; d. S=\,]-1~;~1[.

    Pour que les deux logarithmes soient définis, il faut x+3>0 et x+1>0, c'est-à-dire x>-3 et x>-1 : l'inéquation n'a donc de sens que sur ]-1~;~+\infty[.
    Sur cet intervalle, 2\ln(x+1) = \ln\left((x+1)^2\right), et \ln étant strictement croissante sur ]0~;~+\infty[ : \ln(x+3) < \ln\left((x+1)^2\right) \iff x+3 < (x+1)^2.
    x+3 < x^2+2x+1 \iff 0 < x^2+x-2.
    Le trinôme x^2+x-2 a pour discriminant \begin{aligned}\Delta &= 1+8 \\ &= 9\end{aligned} donc deux racines \begin{aligned}x_1 &= \dfrac{-1-3}{2} \\ &= -2\end{aligned} et \begin{aligned}x_2 &= \dfrac{-1+3}{2} \\ &= 1\end{aligned} il est strictement positif à l'extérieur de ses racines, donc sur ]-\infty~;~-2[\,\cup\,]1~;~+\infty[.
    En tenant compte de la condition x>-1 posée au début, l'ensemble des solutions est finalement S=\,]1~;~+\infty[, soit la réponse b.

    Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans l'espace, rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère les points :

    \text{A}(2~;~0~;~3),\: \text{B}(0~;~2~;~1), \text{C}(-1~;~-1~;~2)\:\: \text{et D}(3~;~-3~;~ -1).

    1. Calcul d'un angle
      1. Calculer les coordonnées des vecteurs \vect{\text{AB}} et \vect{\text{AC}} et en déduire que les points A, B et C ne sont pas alignés.
      2. Calculer les longueurs AB et AC.
      3. À l'aide du produit scalaire \vect{\text{AB}}\cdot \vect{\text{AC}}, déterminer la valeur du cosinus de l'angle \widehat{\text{BAC}} puis donner une valeur approchée de la mesure de l'angle \widehat{\text{BAC}} au dixième de degré.
    2. Calcul d'une aire
      1. Déterminer une équation du plan \mathcal{P} passant par le point C et perpendiculaire à la droite (AB).
      2. Donner une représentation paramétrique de la droite (AB).
      3. En déduire les coordonnées du projeté orthogonal E du point C sur la droite (AB), c'est-à-dire du point d'intersection de la droite (AB) et du plan \mathcal{P}
      4. Calculer l'aire du triangle ABC.
    3. Calcul d'un volume
      1. Soit le point F(1~;~-1~;~3). Montrer que les points A, B, C et F sont coplanaires.
      2. Vérifier que la droite (FD) est orthogonale au plan (ABC).
      3. Sachant que le volume d'un tétraèdre est égal au tiers de l'aire de sa base multiplié par sa hauteur, calculer le volume du tétraèdre ABCD.
    Voir la correction

    1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé, on donne A(2 ; 0 ; 3), B(0 ; 2 ; 1), C(-1 ; -1 ; 2) et D(3 ; -3 ; -1). Calculer les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AC}, et en déduire que les points A, B et C ne sont pas alignés.

    \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-3 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}.
    Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, car leurs coordonnées ne sont pas proportionnelles : \dfrac{-2}{-3}\neq\dfrac{2}{-1}.
    Les vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{AC} ne sont donc pas colinéaires, donc les points A, B et C ne sont pas alignés.

    1.bCalculer les longueurs AB et AC.

    \begin{aligned}AB^2 &= (-2)^2+2^2+(-2)^2 \\ &= 4+4+4 \\ &= 12\end{aligned} donc \begin{aligned}AB &= \sqrt{12} \\ &= 2\sqrt3\end{aligned}
    \begin{aligned}AC^2 &= (-3)^2+(-1)^2+(-1)^2 \\ &= 9+1+1 \\ &= 11\end{aligned} donc AC = \sqrt{11}.

    1.cÀ l'aide du produit scalaire \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}, déterminer le cosinus de l'angle \widehat{BAC}, puis une valeur approchée de sa mesure au dixième de degré.

    \begin{aligned}\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} &= (-2)\times(-3)+2\times(-1)+(-2)\times(-1) \\ &= 6-2+2 \\ &= 6\end{aligned}
    Or, par définition du produit scalaire, \overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} = AB\times AC\times\cos\left(\widehat{BAC}\right).
    Donc \begin{aligned}6 = 2\sqrt3\times\sqrt{11}\times\cos\left(\widehat{BAC}\right) &\iff \cos\left(\widehat{BAC}\right) = \dfrac{6}{2\sqrt{33}} \\ &\iff \cos\left(\widehat{BAC}\right) = \dfrac{3}{\sqrt{33}}\end{aligned}
    La calculatrice donne alors \widehat{BAC}\approx 58,5^{\circ} au dixième de degré près.

    2.aDéterminer une équation du plan \mathcal{P} passant par le point C et perpendiculaire à la droite (AB).

    Un point M(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{P} si, et seulement si, \overrightarrow{CM}\cdot\overrightarrow{AB} = 0, puisque \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix} est un vecteur normal à \mathcal{P}.
    Avec \overrightarrow{CM}\begin{pmatrix}x+1 \\ y+1 \\ z-2\end{pmatrix}, cette condition s'écrit -2(x+1)+2(y+1)-2(z-2) = 0.
    En divisant par -2 : \begin{aligned}(x+1)-(y+1)+(z-2) = 0 &\iff x-y+z-2 = 0 \end{aligned}
    Une équation du plan \mathcal{P} est donc x-y+z-2=0.

    2.bDonner une représentation paramétrique de la droite (AB).

    La droite (AB) passe par A(2 ; 0 ; 3) et admet \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}-2 \\ 2 \\ -2\end{pmatrix}, ou plus simplement le vecteur colinéaire \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix}, comme vecteur directeur.
    Une représentation paramétrique de (AB) est donc : \begin{cases}x = 2-t\\y = t\\z = 3-t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

    2.cEn déduire les coordonnées du projeté orthogonal E du point C sur la droite (AB), c'est-à-dire du point d'intersection de la droite (AB) et du plan \mathcal{P}.

    Les coordonnées de E vérifient à la fois l'équation de \mathcal{P} et la représentation paramétrique de (AB). On remplace x, y, z par leurs expressions en fonction de t dans l'équation de \mathcal{P} :
    \begin{aligned}(2-t)-t+(3-t)-2 = 0 &\iff 3-3t = 0 \\ &\iff t = 1 \end{aligned}
    En remplaçant t=1 dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= 2-1 \\ &= 1\end{aligned} y=1, \begin{aligned}z &= 3-1 \\ &= 2\end{aligned}
    Donc, E a pour coordonnées (1 ; 1 ; 2).

    2.dCalculer l'aire du triangle ABC.

    \overrightarrow{BC}\begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 1\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}BC^2 &= (-1)^2+(-3)^2+1^2 \\ &= 1+9+1 \\ &= 11\end{aligned} d'où BC = \sqrt{11}.
    Comme \begin{aligned}AC &= BC \\ &= \sqrt{11}\end{aligned} le triangle ABC est isocèle en C. Puisque E est le projeté orthogonal de C sur la droite (AB), le segment [CE] est donc la hauteur issue de C dans ce triangle isocèle.
    \overrightarrow{CE}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ 0\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}CE^2 &= 2^2+2^2+0^2 \\ &= 8\end{aligned} d'où \begin{aligned}CE &= \sqrt8 \\ &= 2\sqrt2\end{aligned}
    L'aire du triangle ABC vaut donc \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ABC}) &= \dfrac{AB\times CE}{2} \\ &= \dfrac{2\sqrt3\times2\sqrt2}{2} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned}

    3.aSoit le point F(1 ; -1 ; 3). Montrer que les points A, B, C et F sont coplanaires.

    Les points A, B, C, F sont coplanaires si, et seulement si, il existe deux réels \alpha et \beta tels que \overrightarrow{AF} = \alpha\,\overrightarrow{AB}+\beta\,\overrightarrow{AC}.
    \overrightarrow{AF}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}. Le système à résoudre, en utilisant les deux premières coordonnées, est \begin{cases}-1 = -2\alpha-3\beta\\-1 = 2\alpha-\beta\end{cases}.
    De la deuxième équation, \beta = 2\alpha+1. En reportant dans la première : \begin{aligned}-1 &= -2\alpha-3(2\alpha+1) \\ &= -2\alpha-6\alpha-3 \\ &= -8\alpha-3\end{aligned} d'où 8\alpha = -2, soit \alpha = -\dfrac14, puis \begin{aligned}\beta &= 2\times\left(-\dfrac14\right)+1 \\ &= \dfrac12\end{aligned}
    On vérifie avec la troisième coordonnée : \begin{aligned}\alpha\times(-2)+\beta\times(-1) &= -\dfrac14\times(-2)+\dfrac12\times(-1) \\ &= \dfrac12-\dfrac12 \\ &= 0\end{aligned} ce qui correspond bien à la troisième coordonnée de \overrightarrow{AF}, qui vaut 0.
    Donc \overrightarrow{AF} = -\dfrac14\,\overrightarrow{AB}+\dfrac12\,\overrightarrow{AC} : les points A, B, C et F sont coplanaires.

    3.bVérifier que la droite (FD) est orthogonale au plan (ABC).

    \overrightarrow{FD}\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ -4\end{pmatrix} (puisque D(3 ; -3 ; -1) et F(1 ; -1 ; 3)).
    \begin{aligned}\overrightarrow{FD}\cdot\overrightarrow{AB} &= 2\times(-2)+(-2)\times2+(-4)\times(-2) \\ &= -4-4+8 \\ &= 0\end{aligned}
    \begin{aligned}\overrightarrow{FD}\cdot\overrightarrow{AC} &= 2\times(-3)+(-2)\times(-1)+(-4)\times(-1) \\ &= -6+2+4 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \overrightarrow{FD} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), donc il est orthogonal à ce plan : la droite (FD) est bien orthogonale au plan (ABC).

    3.cSachant que le volume d'un tétraèdre est égal au tiers de l'aire de sa base multipliée par sa hauteur, calculer le volume du tétraèdre ABCD.

    Prenons pour base le triangle ABC, d'aire \mathcal{A}(\text{ABC}) = 2\sqrt6 (question 2.d). Comme (FD) est orthogonale au plan (ABC) et que F appartient à ce plan (question 3.a), la longueur FD est la hauteur du tétraèdre relative à cette base.
    \begin{aligned}FD^2 &= 2^2+(-2)^2+(-4)^2 \\ &= 4+4+16 \\ &= 24\end{aligned} donc \begin{aligned}FD &= \sqrt{24} \\ &= 2\sqrt6\end{aligned}
    Le volume du tétraèdre ABCD est donc \begin{aligned}\mathcal{V} &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{ABC})\times FD \\ &= \dfrac13\times2\sqrt6\times2\sqrt6 \\ &= \dfrac{4\times6}{3} \\ &= 8\end{aligned}
    Donc, le volume du tétraèdre ABCD vaut 8 (en unités de volume).

    Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Partie A :

    Soit h la fonction définie sur \R par

    h(x) = \text{e}^x - x

    1. Déterminer les limites de h en -\infty et +\infty.
    2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.
    3. En déduire que :

      si a et b sont deux réels tels que {0 < a < b} alors h(a) - h(b) < 0.

    Partie B :

    Soit f la fonction définie sur \R par

    f(x) = \text{e}^x

    On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath}\right).

    1. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

    Dans la suite de l'exercice on s'intéresse à l'écart entre T et \mathcal{C}_f au voisinage de 0.

    Cet écart est défini comme la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse.

    On s'intéresse aux points d'abscisse \dfrac{1}{n}, avec n entier naturel non nul.

    On considère alors la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel non nul n par :

    u_n = \text{exp} \left(\dfrac{1}{n}\right) - \dfrac{1}{n} - 1

    1. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right).
      1. Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n,

        u_{n+1} - u_n = h\left(\dfrac{1}{n + 1}\right) - h\left(\dfrac{1}{n}\right)

        h est la fonction définie à la partie A.
      2. En déduire le sens de variation de la suite \left(u_n\right).
    2. Le tableau ci-dessous donne des valeurs approchées à 10^{-9} des premiers termes de la suite \left(u_n\right).

      \begin{array}{|l|c|}\hline n &u_n\\ \hline 1 &0,718281828\\ \hline 2 &0,148721271\\ \hline 3 &0,062279092\\ \hline 4 &0,034025417\\ \hline 5 &0,021402758\\ \hline 6 &0,014693746\\ \hline 7 &0,010707852\\ \hline 8 &0,008148453\\ \hline 9 &0,006407958\\ \hline 10 &0,005170918\\ \hline \end{array}


      Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.
    Voir la correction

    PartieA ; 1. Soit h la fonction définie sur \mathbb{R} par h(x) = e^x-x. Déterminer les limites de h en -\infty et en +\infty.

    En -\infty : \lim\limits_{x\to-\infty}e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty}(-x) = +\infty, donc par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty}h(x) = +\infty.
    En +\infty : pour x\neq0, on écrit h(x) = x\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right). Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{e^x}{x} = +\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(\dfrac{e^x}{x}-1\right) = +\infty.
    Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), \lim\limits_{x\to+\infty}h(x) = +\infty.

    PartieA ; 2. Étudier les variations de h et dresser son tableau de variation.

    h est dérivable sur \mathbb{R} comme somme de fonctions dérivables, avec h'(x) = e^x-1.
    h'(x) > 0 \iff e^x>1 \iff e^x>e^0 \iff x>0, et de même h'(x)<0 \iff x<0, puisque la fonction exponentielle est strictement croissante sur \mathbb{R}.
    h est donc strictement décroissante sur ]-\infty~;~0] puis strictement croissante sur [0~;~+\infty[, avec un minimum en x=0 valant \begin{aligned}h(0) &= e^0-0 \\ &= 1\end{aligned}
    Tableau de variation : h décroît de +\infty à h(0)=1 sur ]-\infty~;~0], puis croît de 1 à +\infty sur [0~;~+\infty[.

    PartieA ; 3. En déduire que, si a et b sont deux réels tels que 0<a<b, alors h(a)-h(b)<0.

    D'après la question précédente, h est strictement croissante sur [0~;~+\infty[.
    Si 0<a<b, alors par stricte croissance de h sur cet intervalle, h(a)<h(b), ce qui équivaut à h(a)-h(b)<0.

    PartieB ; 1. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x)=e^x, de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère du plan. Déterminer une équation de la tangente T à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 0.

    Une équation de la tangente au point d'abscisse 0 est y = f(0)+f'(0)(x-0).
    Comme f'=f pour la fonction exponentielle, f(0)=f'(0)=e^0=1.
    Donc, une équation de T est y = 1+1\times x, soit y=x+1.

    PartieB ; 2. On s'intéresse à l'écart, au voisinage de 0, entre T et \mathcal{C}_f, aux points d'abscisse \dfrac{1}{n} (avec n entier naturel non nul). Cet écart est la différence des ordonnées des points de T et \mathcal{C}_f de même abscisse. On pose, pour tout entier naturel non nul n, u_n = \exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1. Déterminer la limite de la suite (u_n).

    \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac1n = 0, donc par composition, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}\exp\left(\dfrac1n\right) &= e^0 \\ &= 1\end{aligned}
    Donc, par somme de limites, \begin{aligned}\lim\limits_{n\to+\infty}u_n &= 1-0-1 \\ &= 0\end{aligned}

    PartieB ; 3.a Démontrer que, pour tout entier naturel non nul n, u_{n+1}-u_n = h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right), où h est la fonction de la partie A.

    u_{n+1}-u_n = \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-1\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n-1\right].
    En développant, les termes constants -1 et +1 s'éliminent : u_{n+1}-u_n = \exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}-\exp\left(\dfrac1n\right)+\dfrac1n.
    En regroupant : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \left[\exp\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-\dfrac{1}{n+1}\right]-\left[\exp\left(\dfrac1n\right)-\dfrac1n\right] \\ &= h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)\end{aligned} puisque h(x)=e^x-x.

    PartieB ; 3.b En déduire le sens de variation de la suite (u_n).

    Pour tout entier naturel non nul n, on a {0<\dfrac{1}{n+1}<\dfrac1n}.
    D'après la question 3 de la partie A (avec a=\dfrac{1}{n+1} et b=\dfrac1n), on a donc h\left(\dfrac{1}{n+1}\right)-h\left(\dfrac1n\right)<0.
    D'après la question précédente, cela signifie que u_{n+1}-u_n<0 pour tout entier naturel non nul n : la suite (u_n) est donc strictement décroissante.

    PartieB ; 4. Un tableau de valeurs approchées à 10^{-9} près donne : u_1\approx0{,}718281828 ; u_2\approx0{,}148721271 ; u_3\approx0{,}062279092 ; u_4\approx0{,}034025417 ; u_5\approx0{,}021402758 ; u_6\approx0{,}014693746 ; u_7\approx0{,}010707852 ; u_8\approx0{,}008148453 ; u_9\approx0{,}006407958 ; u_{10}\approx0{,}005170918. Donner la plus petite valeur de l'entier naturel n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble être inférieur à 10^{-2}.

    La suite (u_n) étant strictement décroissante (question 3.b), on cherche dans le tableau le premier terme strictement inférieur à 10^{-2}=0{,}01.
    On lit u_7\approx0{,}010707852>0{,}01, tandis que u_8\approx0{,}008148453<0{,}01.
    Donc, la plus petite valeur de n pour laquelle l'écart entre T et \mathcal{C}_f semble inférieur à 10^{-2} est n=8.

    Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par

    f(x) = x\ln (x) + 1

    On note \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère du plan.

    1. Déterminer la limite de la fonction f en 0 ainsi que sa limite en +\infty.
      1. On admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et on notera f' sa fonction dérivée.

        Montrer que pour tout réel x strictement positif :

        f'(x) = 1 + \ln (x).
      2. En déduire le tableau de variation de la fonction f sur ]0~;~ +\infty[. On y fera figurer la valeur exacte de l'extremum de f sur ]0~;~ +\infty[ et les limites.
      3. Justifier que pour tout x \in\quad ]0~;~1[,\:f(x) \in\quad ]0~;~1[.
      1. Déterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.
      2. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+\infty[.
      3. En déduire que pour tout réel x strictement positif:

        f(x) \geqslant x
    2. On définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0 élément de l'intervalle ]0 ; 1[ et pour tout entier naturel n :

      u_{n+1} = f\left(u_n\right)

      1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : {0 < u_n < 1}.
      2. Déduire de la question 3. c. la croissance de la suite \left(u_n\right).
      3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    Voir la correction

    1.Soit f la fonction définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)+1, de courbe représentative \mathcal{C}_f. Déterminer la limite de f en 0, puis sa limite en +\infty.

    On sait, par croissances comparées, que \displaystyle\lim_{x\to0}x\ln(x) = 0. Donc, par limite de somme, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to0}f(x) &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
    D'autre part, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x = +\infty et \displaystyle\lim_{x\to+\infty}\ln(x) = +\infty ; par limite de produit, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}x\ln(x) = +\infty, puis par limite de somme, \displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

    2.aOn admet que f est dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f'. Montrer que, pour tout réel x strictement positif, f'(x) = 1+\ln(x).

    La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme d'un produit de fonctions dérivables (x\longmapsto x et x\longmapsto\ln(x)) et d'une constante. En utilisant la formule de dérivation d'un produit, pour tout réel x strictement positif : f'(x) = 1\times\ln(x)+x\times\dfrac1x = \ln(x)+1.

    2.bEn déduire le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[, en y faisant figurer la valeur exacte de l'extremum et les limites.

    f'(x)\geqslant0 \iff \ln(x)+1\geqslant0 \iff \ln(x)\geqslant-1 \iff x\geqslant\text{e}^{-1} (la fonction exponentielle étant strictement croissante).
    Donc, f'(x)<0 sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right[ et f'(x)>0 sur \left]\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[ : la fonction f est donc strictement décroissante sur \left]0~;~\text{e}^{-1}\right], puis strictement croissante sur \left[\text{e}^{-1}~;~+\infty\right[.
    La fonction f admet donc un minimum en x=\text{e}^{-1}, valant f\left(\text{e}^{-1}\right) = \text{e}^{-1}\ln\left(\text{e}^{-1}\right)+1 = \text{e}^{-1}\times(-1)+1 = 1-\text{e}^{-1}.
    Le tableau de variation de f sur ]0~;~+\infty[ est donc : f décroît de 1 (limite en 0, non atteinte) jusqu'au minimum 1-\text{e}^{-1} atteint en x=\text{e}^{-1}, puis croît de 1-\text{e}^{-1} jusqu'à +\infty (limite en +\infty).

    2.cJustifier que, pour tout x\in\,]0~;~1[, on a f(x)\in\,]0~;~1[.

    D'après le tableau de variation précédent, sur l'intervalle ]0~;~1[, la fonction f prend ses valeurs entre son minimum 1-\text{e}^{-1} et sa valeur en 1 (non atteinte sur l'intervalle ouvert) : \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1)+1 \\ &= 0+1 \\ &= 1\end{aligned}
    Ainsi, pour tout x de ]0~;~1[, on a 1-\text{e}^{-1}\leqslant f(x)<1.
    Or \text{e}^{-1}<1 donc 1-\text{e}^{-1}>0 : on a donc bien f(x)\in\,]0~;~1[ pour tout x\in\,]0~;~1[.

    3.aDéterminer une équation de la tangente (T) à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1.

    Une équation de la tangente à \mathcal{C}_f au point d'abscisse 1 est y=f'(1)(x-1)+f(1).
    On calcule f'(1) = \ln(1)+1 = 0+1 = 1 et f(1)=1 (calculé à la question précédente).
    Donc, une équation de (T) est \begin{aligned}y &= 1\times(x-1)+1 \\ &= x-1+1 \\ &= x\end{aligned} c'est-à-dire y=x.

    3.bÉtudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[.

    La fonction f', définie par f'(x)=\ln(x)+1, est elle-même dérivable sur ]0~;~+\infty[, de dérivée f''(x) = \dfrac1x.
    Or \dfrac1x>0 pour tout x de ]0~;~+\infty[, donc f''(x)>0 sur cet intervalle : la fonction f est donc strictement convexe sur ]0~;~+\infty[.

    3.cEn déduire que, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

    La fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, donc sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de (T), d'équation y=x.
    Donc, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x.

    4.aOn définit la suite \left(u_n\right) par son premier terme u_0\in\,]0~;~1[ et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f\left(u_n\right). Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

    Initialisation : par hypothèse, u_0\in\,]0~;~1[, soit 0<u_0<1 : la propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité : soit n un entier naturel fixé, et supposons que 0<u_n<1. D'après la question 2.c, comme u_n\in\,]0~;~1[, on a f\left(u_n\right)\in\,]0~;~1[, c'est-à-dire 0<u_{n+1}<1 : la propriété est donc vraie au rang n+1.
    Conclusion : la propriété est vraie au rang 0, et elle est héréditaire ; donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, 0<u_n<1.

    4.bEn utilisant le résultat de la question 3.c, déterminer le sens de variation de la suite \left(u_n\right).

    D'après la question 3.c, pour tout réel x strictement positif, f(x)\geqslant x. Comme, d'après la question précédente, u_n>0 pour tout entier naturel n, on peut appliquer cette inégalité à x=u_n : f\left(u_n\right)\geqslant u_n, c'est-à-dire u_{n+1}\geqslant u_n.
    La suite \left(u_n\right) est donc croissante.

    4.cEn déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.

    La suite \left(u_n\right) est croissante (question précédente) et majorée par 1 (d'après la question 4.a). Donc, d'après le théorème de convergence monotone, la suite \left(u_n\right) converge vers une limite finie.

    Bac Terminale 2022 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    On considère les points

    \text{A}(3~;~-2~;~2),\quad \text{B}(6~;~1~;~5),\quad \text{C}(6~;~-2~;~-1)\quad \text{et D}(0~;~4~;~-1).

    On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par la formule :

    V = \dfrac13 \mathcal{A} \times h

    \mathcal{A} est l'aire de la base et h la hauteur correspondante.

    1. Démontrer que les points A, B, C et D ne sont pas coplanaires.
      1. Montrer que le triangle ABC est rectangle.
      2. Montrer que la droite (AD) est perpendiculaire au plan (ABC).
      3. En déduire le volume du tétraèdre ABCD.
    2. On considère le point H(5 ; 0 ; 1).
      1. Montrer qu'il existe des réels \alpha et \beta tels que \vect{\text{BH}} = \alpha \vect{\text{BC}} + \beta \vect{\text{BD}}.
      2. Démontrer que H est le projeté orthogonal du point A sur le plan (BCD).
      3. En déduire la distance du point A au plan (BCD).
    3. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle BCD.
    Voir la correction

    1.L'espace est muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vec\imath,\vec\jmath,\vec k\right). On considère les points A(3 ; -2 ; 2), B(6 ; 1 ; 5), C(6 ; -2 ; -1) et D(0 ; 4 ; -1). Démontrer que les points A, B, C et D ne sont pas coplanaires.

    On détermine les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{\text{AB}}, \overrightarrow{\text{AC}} et \overrightarrow{\text{AD}} : \overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}3 \\ 3 \\ 3\end{pmatrix}, \overrightarrow{\text{AC}}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -3\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{AD}}\begin{pmatrix}-3 \\ 6 \\ -3\end{pmatrix}.
    Les points A, B, C, D sont coplanaires si, et seulement si, il existe deux réels a et b tels que \overrightarrow{\text{AD}} = a\,\overrightarrow{\text{AB}} + b\,\overrightarrow{\text{AC}}. Cette égalité vectorielle équivaut au système : \left\{\begin{array}{l}3a+3b=-3\\3a=6\\3a-3b=-3\end{array}\right.
    La deuxième ligne donne a=2. En reportant dans la première ligne : 6+3b=-3, soit b=-3. Or la troisième ligne impose 6-3b=-3, soit b=3.
    Les deux dernières lignes donnent des valeurs incompatibles pour b (b=-3 et b=3) : le système n'a donc pas de solution.
    Il n'existe donc pas de couple (a~;~b) tel que \overrightarrow{\text{AD}} = a\,\overrightarrow{\text{AB}} + b\,\overrightarrow{\text{AC}} : les points A, B, C et D ne sont donc pas coplanaires.

    2.aMontrer que le triangle ABC est rectangle.

    Calculons le produit scalaire \overrightarrow{\text{AB}}\cdot\overrightarrow{\text{AC}} à partir des coordonnées \overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}3 \\ 3 \\ 3\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{AC}}\begin{pmatrix}3 \\ 0 \\ -3\end{pmatrix} : \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\overrightarrow{\text{AC}} &= 3\times3+3\times0+3\times(-3) \\ &= 9+0-9 \\ &= 0\end{aligned}
    Le produit scalaire étant nul, les vecteurs \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} sont orthogonaux : donc, le triangle ABC est rectangle en A.

    2.bMontrer que la droite (AD) est perpendiculaire au plan (ABC).

    Calculons les produits scalaires \overrightarrow{\text{AD}}\cdot\overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AD}}\cdot\overrightarrow{\text{AC}}, avec \overrightarrow{\text{AD}}\begin{pmatrix}-3 \\ 6 \\ -3\end{pmatrix} :
    \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AD}}\cdot\overrightarrow{\text{AB}} &= (-3)\times3+6\times3+(-3)\times3 \\ &= -9+18-9 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AD}}\cdot\overrightarrow{\text{AC}} &= (-3)\times3+6\times0+(-3)\times(-3) \\ &= -9+0+9 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \overrightarrow{\text{AD}} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), à savoir \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} (non colinéaires puisque ABC est un triangle) : il est donc orthogonal à tout vecteur du plan (ABC).
    Donc, la droite (AD), dirigée par \overrightarrow{\text{AD}}, est perpendiculaire au plan (ABC).

    2.cEn déduire le volume du tétraèdre ABCD.

    D'après la question précédente, la droite (AD) est perpendiculaire au plan (ABC) : le point A est donc le pied de la hauteur issue de D dans le tétraèdre ABCD, et cette hauteur mesure AD.
    Calculons les longueurs nécessaires : \text{AD} = \sqrt{(-3)^2+6^2+(-3)^2} = \sqrt{9+36+9} = \sqrt{54} = 3\sqrt6, \text{AB} = \sqrt{3^2+3^2+3^2} = \sqrt{27} = 3\sqrt3 et \text{AC} = \sqrt{3^2+0^2+(-3)^2} = \sqrt{18} = 3\sqrt2.
    Le triangle ABC étant rectangle en A, son aire vaut \mathcal{A}_{\text{ABC}} = \dfrac12\times\text{AB}\times\text{AC} = \dfrac12\times3\sqrt3\times3\sqrt2 = \dfrac{9\sqrt6}{2}.
    D'après la formule du volume d'un tétraèdre, \mathcal{V}_{\text{ABCD}} = \dfrac13\times\mathcal{A}_{\text{ABC}}\times\text{AD} = \dfrac13\times\dfrac{9\sqrt6}{2}\times3\sqrt6 = \dfrac13\times\dfrac{27\times6}{2} = \dfrac{162}{6} = 27 unités de volume.

    3.aOn considère le point H(5 ; 0 ; 1). Montrer qu'il existe des réels \alpha et \beta tels que \overrightarrow{\text{BH}} = \alpha\,\overrightarrow{\text{BC}} + \beta\,\overrightarrow{\text{BD}}.

    Déterminons les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{\text{BH}}, \overrightarrow{\text{BC}} et \overrightarrow{\text{BD}}, avec \text{B}(6~;~1~;~5), \text{C}(6~;~-2~;~-1), \text{D}(0~;~4~;~-1) et \text{H}(5~;~0~;~1) : \overrightarrow{\text{BH}}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ -4\end{pmatrix}, \overrightarrow{\text{BC}}\begin{pmatrix}0 \\ -3 \\ -6\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{BD}}\begin{pmatrix}-6 \\ 3 \\ -6\end{pmatrix}.
    L'égalité \overrightarrow{\text{BH}} = \alpha\,\overrightarrow{\text{BC}} + \beta\,\overrightarrow{\text{BD}} équivaut au système : \left\{\begin{array}{l}-6\beta=-1\\-3\alpha+3\beta=-1\\-6\alpha-6\beta=-4\end{array}\right.
    La première ligne donne \beta=\dfrac16. En reportant dans la deuxième ligne : -3\alpha+\dfrac12=-1, soit -3\alpha=-\dfrac32, d'où \alpha=\dfrac12.
    On vérifie que ces valeurs satisfont la troisième ligne : \begin{aligned}-6\times\dfrac12-6\times\dfrac16 &= -3-1 \\ &= -4\end{aligned} ce qui est bien cohérent.
    Donc, il existe bien des réels \alpha=\dfrac12 et \beta=\dfrac16 tels que \overrightarrow{\text{BH}} = \dfrac12\,\overrightarrow{\text{BC}} + \dfrac16\,\overrightarrow{\text{BD}}.

    3.bDémontrer que H est le projeté orthogonal du point A sur le plan (BCD).

    D'après la question précédente, le vecteur \overrightarrow{\text{BH}} s'écrit comme combinaison linéaire des vecteurs \overrightarrow{\text{BC}} et \overrightarrow{\text{BD}}, non colinéaires (car B, C, D forment un plan) : le point H appartient donc au plan (BCD).
    Montrons à présent que le vecteur \overrightarrow{\text{AH}} est orthogonal au plan (BCD), c'est-à-dire orthogonal aux deux vecteurs \overrightarrow{\text{BC}} et \overrightarrow{\text{BD}} de ce plan. On a \overrightarrow{\text{AH}}\begin{pmatrix}2 \\ 2 \\ -1\end{pmatrix} (avec \text{A}(3~;~-2~;~2) et \text{H}(5~;~0~;~1)).
    \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AH}}\cdot\overrightarrow{\text{BC}} &= 2\times0+2\times(-3)+(-1)\times(-6) \\ &= 0-6+6 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AH}}\cdot\overrightarrow{\text{BD}} &= 2\times(-6)+2\times3+(-1)\times(-6) \\ &= -12+6+6 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \overrightarrow{\text{AH}} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (BCD) : il est orthogonal à ce plan tout entier.
    Le point H appartient au plan (BCD) et le vecteur \overrightarrow{\text{AH}} est orthogonal à ce plan : donc, H est bien le projeté orthogonal du point A sur le plan (BCD).

    3.cEn déduire la distance du point A au plan (BCD).

    La distance du point A au plan (BCD) est, par définition, la longueur AH, où H est le projeté orthogonal de A sur ce plan.
    \text{AH} = \sqrt{2^2+2^2+(-1)^2} = \sqrt{4+4+1} = \sqrt9 = 3.
    Donc, la distance du point A au plan (BCD) est égale à 3 unités de longueur.

    4.Déduire des questions précédentes l'aire du triangle BCD.

    Le point A n'appartenant pas au plan (BCD), on peut considérer le tétraèdre ABCD en prenant BCD comme base et A comme sommet ; sa hauteur est alors AH. D'après la formule du volume d'un tétraèdre : \mathcal{V}_{\text{ABCD}} = \dfrac13\times\mathcal{A}_{\text{BCD}}\times\text{AH}.
    Or on a établi à la question 2.c que \mathcal{V}_{\text{ABCD}} = 27 et, à la question précédente, que \text{AH}=3. On en déduit : \begin{aligned}\mathcal{A}_{\text{BCD}} &= \dfrac{3\times\mathcal{V}_{\text{ABCD}}}{\text{AH}} \\ &= \dfrac{3\times27}{3} \\ &= 27\end{aligned}
    Donc, l'aire du triangle BCD est égale à 27 unités d'aire.

    Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Dans l'espace rapporté à un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right), on considère:

    \bullet~~ le point A de coordonnées (-1~;~1~;~3),

    \bullet~~la droite \mathcal{D} dont une représentation paramétrique est: \left\{\begin{array}{l c l} x&=&1+2t\\y &=& 2 - t,\\z&=& 2+2t \end{array}\right.\quad t \in \R.

    On admet que le point A n'appartient pas à la droite \mathcal{D}.

      1. Donner les coordonnées d'un vecteur directeur \vect{u} de la droite \mathcal{D}.
      2. Montrer que le point B(-1~;~3~;~0) appartient à la droite \mathcal{D}.
      3. Calculer le produit scalaire \vect{\text{AB}} \cdot \vect{u}.
    1. On note \mathcal{P} le plan passant par le point A et orthogonal à la droite \mathcal{D}, et on appelle H le point d'intersection du plan \mathcal{P} et de la droite \mathcal{D}. Ainsi, H est le projeté orthogonal de A sur la droite \mathcal{D}.
      1. Montrer que le plan \mathcal{P} admet pour équation cartésienne: 2x - y + 2z - 3 = 0.
      2. En déduire que le point H a pour coordonnées \left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right).
      3. Calculer la longueur AH. On donnera une valeur exacte.
    2. Dans cette question, on se propose de retrouver les coordonnées du point H, projeté orthogonal du point A sur la droite \mathcal{D}, par une autre méthode.

      On rappelle que le point B(-1~;~3~;~0) appartient à la droite \mathcal{D} et que le vecteur \vect{u} est un vecteur directeur de la droite \mathcal{D}.
      1. Justifier qu'il existe un nombre réel k tel que \vect{\text{HB}} = k\vect{u}.
      2. Montrer que k = \dfrac{\vect{\text{AB}} \cdot \vect{u}}{\left\|\vect{u}\right\|^2}.
      3. Calculer la valeur du nombre réel k et retrouver les coordonnées du point H.
    3. On considère un point C appartenant au plan \mathcal{P} tel que le volume du tétraèdre ABCH soit égal à \dfrac89.

      Calculer l'aire du triangle ACH.

      On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par: V = \dfrac13 \times \mathcal{B} \times h\mathcal{B} désigne l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.
    Voir la correction

    1.aDans l'espace muni d'un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vec{\imath},~\vec{\jmath},~\vec{k}\right), on considère le point A(-1~;~1~;~3) et la droite \mathcal{D} de représentation paramétrique \begin{cases}x=1+2t\\y=2-t\\z=2+2t\end{cases}, t\in\mathbb{R}. On admet que A n'appartient pas à \mathcal{D}. Donner les coordonnées d'un vecteur directeur \vec{u} de \mathcal{D}.

    En lisant les coefficients de t dans la représentation paramétrique, un vecteur directeur de \mathcal{D} est \vec{u}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix}.

    1.bMontrer que le point B(-1~;~3~;~0) appartient à la droite \mathcal{D}.

    B appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, il existe un réel t tel que \begin{cases}-1=1+2t\\3=2-t\\0=2+2t\end{cases}, c'est-à-dire \begin{cases}2t=-2\\-t=1\\2t=-2\end{cases}, ce qui donne t=-1 dans chacune des trois équations. Cette valeur commune t=-1 existe bien, donc B appartient à la droite \mathcal{D}.

    1.cCalculer le produit scalaire \overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}.

    Avec A(-1~;~1~;~3) et B(-1~;~3~;~0), on a \overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}0 \\ 2 \\ -3\end{pmatrix}. Donc \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u} &= 0\times2+2\times(-1)+(-3)\times2 \\ &= 0-2-6 \\ &= -8\end{aligned}

    2.aOn note \mathcal{P} le plan passant par A et orthogonal à \mathcal{D}, et H le point d'intersection de \mathcal{P} et de \mathcal{D} (H est donc le projeté orthogonal de A sur \mathcal{D}). Montrer que \mathcal{P} admet pour équation cartésienne 2x-y+2z-3=0.

    Le plan \mathcal{P} est orthogonal à \mathcal{D}, donc le vecteur directeur \vec{u}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ 2\end{pmatrix} de \mathcal{D} est un vecteur normal à \mathcal{P}. Une équation cartésienne de \mathcal{P} est donc de la forme 2x-y+2z+d=0. Comme A(-1~;~1~;~3) appartient à \mathcal{P} : \begin{aligned}2\times(-1)-1+2\times3+d = 0 &\iff -2-1+6+d = 0 \\ &\iff d = -3 \end{aligned} Donc, \mathcal{P} a pour équation cartésienne 2x-y+2z-3=0.

    2.bEn déduire que H a pour coordonnées \left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right).

    H est l'unique point d'intersection de \mathcal{P} et de \mathcal{D}. On substitue les coordonnées paramétriques de \mathcal{D} dans l'équation de \mathcal{P} : 2(1+2t)-(2-t)+2(2+2t)-3=0.
    En développant : \begin{aligned}2+4t-2+t+4+4t-3 = 0 &\iff 9t+1 = 0 \\ &\iff t = -\dfrac19 \end{aligned}
    En remplaçant dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac19\right) \\ &= \dfrac79\end{aligned} \begin{aligned}y &= 2-\left(-\dfrac19\right) \\ &= \dfrac{19}{9}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 2+2\times\left(-\dfrac19\right) \\ &= \dfrac{16}{9}\end{aligned}
    Donc, H a pour coordonnées \left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right).

    2.cCalculer la longueur AH (valeur exacte).

    Avec A(-1~;~1~;~3) et H\left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right), on a \overrightarrow{\text{AH}}\begin{pmatrix}\frac{16}{9} \\ \frac{10}{9} \\ -\frac{11}{9}\end{pmatrix}. Donc \begin{aligned}AH &= \sqrt{\left(\dfrac{16}{9}\right)^2+\left(\dfrac{10}{9}\right)^2+\left(-\dfrac{11}{9}\right)^2} \\ &= \sqrt{\dfrac{256+100+121}{81}} \\ &= \sqrt{\dfrac{477}{81}} \\ &= \dfrac{\sqrt{477}}{9}\end{aligned} Comme 477=9\times53, \sqrt{477}=3\sqrt{53}, donc AH=\dfrac{3\sqrt{53}}{9}= \dfrac{\sqrt{53}}{3}.

    3.aOn souhaite retrouver les coordonnées de H, projeté orthogonal de A sur \mathcal{D}, par une autre méthode. On rappelle que B appartient à \mathcal{D} et que \vec{u} est un vecteur directeur de \mathcal{D}. Justifier qu'il existe un réel k tel que \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u}.

    Les points H et B appartiennent tous deux à la droite \mathcal{D}, donc le vecteur \overrightarrow{\text{HB}} est un vecteur directeur de \mathcal{D}, tout comme \vec{u}. Deux vecteurs directeurs d'une même droite étant colinéaires, il existe donc un réel k tel que \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u}.

    3.bMontrer que k=\dfrac{\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}}{\left\|\vec{u}\right\|^2}.

    D'après la relation de Chasles, \overrightarrow{\text{AB}} = \overrightarrow{\text{AH}}+\overrightarrow{\text{HB}}, donc \overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u} = \overrightarrow{\text{AH}}\cdot\vec{u}+\overrightarrow{\text{HB}}\cdot\vec{u}.
    Or A et H appartiennent au plan \mathcal{P}, orthogonal à \mathcal{D} (donc à \vec{u}) : le vecteur \overrightarrow{\text{AH}}, contenu dans \mathcal{P}, est donc orthogonal à \vec{u}, d'où \overrightarrow{\text{AH}}\cdot\vec{u}=0.
    Donc \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u} &= \overrightarrow{\text{HB}}\cdot\vec{u} \\ &= \left(k\vec{u}\right)\cdot\vec{u} \\ &= k\left\|\vec{u}\right\|^2\end{aligned} d'où, puisque \vec{u}\neq\vec{0}, k=\dfrac{\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}}{\left\|\vec{u}\right\|^2}.

    3.cCalculer la valeur de k et retrouver les coordonnées de H.

    On a \begin{aligned}\left\|\vec{u}\right\|^2 &= 2^2+(-1)^2+2^2 \\ &= 4+1+4 \\ &= 9\end{aligned} et \overrightarrow{\text{AB}}\cdot\vec{u}=-8 (question 1.c). Donc k=\dfrac{-8}{9}.
    En notant H(x~;~y~;~z), on a \overrightarrow{\text{HB}}\begin{pmatrix}-1-x \\ 3-y \\ -z\end{pmatrix}, et \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u}=-\dfrac89\vec{u}\begin{pmatrix}-\frac{16}{9} \\ \frac{8}{9} \\ -\frac{16}{9}\end{pmatrix}.
    En identifiant coordonnée par coordonnée : \begin{aligned}-1-x = -\dfrac{16}{9} &\iff x = \dfrac{16}{9}-1 \\ &\iff x = \dfrac79\end{aligned} \begin{aligned}3-y = \dfrac89 &\iff y = 3-\dfrac89 \\ &\iff y = \dfrac{19}{9}\end{aligned} \begin{aligned}-z = -\dfrac{16}{9} &\iff z = \dfrac{16}{9} \end{aligned}
    On retrouve bien H\left(\dfrac79~;~\dfrac{19}{9}~;~\dfrac{16}{9}\right), comme à la question 2.b.

    4.On considère un point C du plan \mathcal{P} tel que le volume du tétraèdre ABCH soit égal à \dfrac89. Calculer l'aire du triangle ACH. (Rappel : V=\dfrac13\times\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur associée.)

    Les points A, C et H appartiennent tous au plan \mathcal{P} : le triangle ACH est donc une base possible du tétraèdre ABCH, et la hauteur associée est la distance de B à ce plan, c'est-à-dire BH (puisque H est le projeté orthogonal de B sur \mathcal{D}, donc aussi sur toute perpendiculaire à \mathcal{P}... plus directement : BH est la longueur du segment [\text{BH}], avec \overrightarrow{\text{HB}}=k\vec{u} orthogonal à \mathcal{P}).
    D'après la question 3.c, \overrightarrow{\text{HB}}\begin{pmatrix}-\frac{16}{9} \\ \frac{8}{9} \\ -\frac{16}{9}\end{pmatrix}, donc \begin{aligned}BH &= \sqrt{\left(\dfrac{16}{9}\right)^2+\left(\dfrac89\right)^2+\left(\dfrac{16}{9}\right)^2} \\ &= \sqrt{\dfrac{256+64+256}{81}} \\ &= \sqrt{\dfrac{576}{81}} \\ &= \dfrac{24}{9} \\ &= \dfrac83\end{aligned}
    On applique la formule du volume avec \mathcal{B}=\text{Aire}(\text{ACH}) et h=BH : \dfrac89 = \dfrac13\times\text{Aire}(\text{ACH})\times\dfrac83, d'où \text{Aire}(\text{ACH}) = \dfrac{3\times\frac89}{\frac83} = \dfrac{\frac{24}{9}}{\frac83} = \dfrac{24}{9}\times\dfrac38 = 1.
    Donc, l'aire du triangle ACH vaut 1 unité d'aire.

    Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples. Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
    Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.

    Pour les questions 1 à 3 ci-dessous, on considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur \R. La courbe de sa fonction dérivée f' est donnée ci-dessous.

    On admet que f' admet un maximum en - \dfrac{3}{2} et que sa courbe coupe l'axe des abscisses au point de coordonnées \left(- \dfrac12~;~0\right).

    Question 1 :

    a. La fonction f admet un maximum en - \dfrac{3}{2} ;

    b. La fonction f admet un maximum en - \dfrac{1}{2} ;

    c. La fonction f admet un minimum en - \dfrac{1}{2};

    d. Au point d'abscisse -1, la courbe de la fonction f admet une tangente horizontale.

    On rappelle que la courbe ci-dessous représente la fonction dérivée f' de f.

    1 2 3 4 50 1 2

    Question 2 :

    a. La fonction f est convexe sur \left]- \infty~;~- \dfrac32\right[ ;b. La fonction f est convexe sur \left]- \infty~;~- \dfrac12\right[ ;
    c. La courbe \mathcal{C}_f représentant la fonction f n'admet pas de point d'inflexion ;d. La fonction f est concave sur \left] - \infty~;~- \dfrac12\right[.

    Question 3:

    La dérivée seconde f'' de la fonction f vérifie :

    a. f''(x) \geqslant\quad 0 pour x \in \left]-\infty~;~- \dfrac12\right[ ;b. f''(x) \geqslant\quad 0 pour x \in [- 2~;~- 1] ;
    c. f''\left(- \dfrac32 \right) = 0 ;d. f''(- 3) = 0.

    Question 4 :

    On considère trois suites \left(u_n\right), \left(v_n\right) et \left(w_n\right). On sait que, pour tout entier naturel n, on a : u_n \leqslant v_n\leqslant\quad w_n et de plus: \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n= 1 et \displaystyle\lim_{n \to + \infty} w_n= 3.

    On peut alors affirmer que :

    a. la suite \left(v_n\right) converge ;b. Si la suite \left(u_n\right) est croissante alors la suite \left(v_n\right) est minorée par u_0 ;
    c. 1 \leqslant\quad v_0 \leqslant 3 ;d. la suite \left(v_n\right) diverge.

    Question 5:

    On considère une suite \left(u_n\right) telle que, pour tout entier naturel n non nul: u_n \leqslant\quad u_{n+1}\quad \leqslant \dfrac1n.

    On peut alors affirmer que :

    a. la suite \left(u_n\right) diverge ;b. la suite \left(u_n\right) converge ;
    c. \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =\quad 0 ;d. \displaystyle\lim_{n \to + \infty} u_n =\quad 1.

    Question 6:

    On considère \left(u_n\right) une suite réelle telle que pour tout entier naturel n, on a : {n < u_n < n + 1}.

    On peut affirmer que:

    a. Il existe un entier naturel N tel que u_N est un entier ;b. la suite \left(u_n\right) est croissante ;
    c. la suite \left(u_n\right) est convergente ;d. La suite \left(u_n\right) n'a pas de limite.
    Voir la correction

    Pourles questions 1 à 3, on considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur \mathbb{R}, dont la courbe représentative de la dérivée f' est donnée : f' admet un maximum en -\dfrac32 et sa courbe coupe l'axe des abscisses au point d'abscisse -\dfrac12 (courbe positive avant, négative après). Question 1 : que peut-on affirmer sur f ? a. f admet un maximum en -\dfrac32 ; b. f admet un maximum en -\dfrac12 ; c. f admet un minimum en -\dfrac12 ; d. la courbe de f admet une tangente horizontale au point d'abscisse -1.

    Par lecture graphique, f' est positive sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\right[ et négative sur \left[-\dfrac12~;~+\infty\right[ : f est donc croissante puis décroissante, avec un changement de sens de variation en -\dfrac12.
    f admet donc un maximum en -\dfrac12. Donc, la réponse est b.

    Question 2 : a. f est convexe sur \left]-\infty~;~-\dfrac32\right[ ; b. f est convexe sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\right[ ; c. la courbe de f n'admet pas de point d'inflexion ; d. f est concave sur \left]-\infty~;~-\dfrac12\right[.

    Une fonction est convexe sur un intervalle lorsque sa dérivée y est croissante. Or, par lecture graphique, la courbe de f' admet un maximum en -\dfrac32 : f' est donc croissante sur \left]-\infty~;~-\dfrac32\right[.
    f est donc convexe sur cet intervalle. Donc, la réponse est a.

    Question 3 : la dérivée seconde f'' de f vérifie : a. f''(x)\geqslant0 pour x\in\left]-\infty~;~-\dfrac12\right[ ; b. f''(x)\geqslant0 pour x\in[-2~;~-1] ; c. f''\left(-\dfrac32\right) = 0 ; d. f''(-3) = 0.

    D'après la question précédente, f' est croissante sur \left]-\infty~;~-\dfrac32\right[ et, par lecture graphique, décroissante sur \left]-\dfrac32~;~+\infty\right[ : f' change donc de sens de variation en -\dfrac32, où elle admet un maximum.
    Comme f'' est la dérivée de f', on a donc f''\left(-\dfrac32\right) = 0. Donc, la réponse est c.

    Question 4 : on considère trois suites (u_n), (v_n) et (w_n) telles que, pour tout entier naturel n, {u_n\leqslant v_n\leqslant w_n}, avec \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=1 et \lim\limits_{n\to+\infty}w_n=3. a. la suite (v_n) converge ; b. si (u_n) est croissante alors (v_n) est minorée par u_0 ; c. {1\leqslant v_0\leqslant3} ; d. la suite (v_n) diverge.

    Si (u_n) est croissante, alors pour tout entier naturel n, u_0\leqslant u_n. Or, par hypothèse, u_n\leqslant v_n pour tout n, donc u_0\leqslant v_n pour tout entier naturel n.
    La suite (v_n) est donc minorée par u_0. Donc, la réponse est b.
    (Les autres propositions sont fausses en général : le théorème des gendarmes ne s'applique ici que si u_n et w_n avaient la même limite, ce qui n'est pas le cas puisque 1\neq3 ; on ne peut donc rien conclure sur la convergence de (v_n), ni sur l'encadrement de v_0 en particulier.)

    Question 5 : on considère une suite (u_n) telle que, pour tout entier naturel n non nul, {u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\dfrac1n}. a. la suite (u_n) diverge ; b. la suite (u_n) converge ; c. \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0 ; d. \lim\limits_{n\to+\infty}u_n=1.

    L'inégalité u_n\leqslant u_{n+1}, vraie pour tout entier naturel n non nul, signifie que la suite (u_n) est croissante à partir du rang 1.
    De plus, pour tout n\geqslant1, {u_{n+1}\leqslant\dfrac1n\leqslant1} : la suite (u_n) est donc majorée par 1 à partir du rang 2, et donc bornée.
    Une suite croissante et majorée converge, d'après le théorème de convergence monotone : (u_n) converge. On ne peut cependant pas déterminer sa limite exacte avec les seules informations données (l'encadrement ne donne qu'une majoration, pas la valeur précise de la limite). Donc, la réponse est b.

    Question 6 : on considère une suite réelle (u_n) telle que, pour tout entier naturel n, {n < u_n < n+1}. a. il existe un entier naturel N tel que u_N est un entier ; b. la suite (u_n) est croissante ; c. la suite (u_n) est convergente ; d. la suite (u_n) n'a pas de limite.

    Au rang n : {n < u_n < n+1}. Au rang n+1 : {n+1 < u_{n+1} < n+2}.
    En particulier, {u_n < n+1 < u_{n+1}}, donc u_n < u_{n+1} pour tout entier naturel n.
    La suite (u_n) est donc croissante. Donc, la réponse est b.

    Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère un cube ABCDEFGH et on appelle K le milieu du segment [BC].

    On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right) et on considère le tétraèdre EFGK.

    On rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par:

    V = \dfrac13 \times \mathcal{B} \times h

    \mathcal{B} désigne l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base.

    A B C D E F G H K

    1. Préciser les coordonnées des points E, F, G et K.
    2. Montrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}\phantom{-}2\\-2\\\phantom{-}1\end{pmatrix} est orthogonal au plan (EGK).
    3. Démontrer que le plan (EGK) admet pour équation cartésienne : 2x - 2y + z - 1 = 0.
    4. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d) orthogonale au plan (EGK) passant par F.
    5. Montrer que le projeté orthogonal L de F sur le plan (EGK) a pour coordonnées \left(\frac59~;~\frac49~;~\frac79\right).
    6. Justifier que la longueur LF est égale à \dfrac23.
    7. Calculer l'aire du triangle EFG. En déduire que le volume du tétraèdre EFGK est égal à \dfrac16.
    8. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle EGK.
    9. On considère les points P milieu du segment [EG], M milieu du segment [EK] et N milieu du segment[GK]. Déterminer le volume du tétraèdre FPMN.
    Voir la correction

    Onconsidère un cube ABCDEFGH et K le milieu du segment [BC]. L'espace est muni du repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right), et on s'intéresse au tétraèdre EFGK. On rappelle que le volume d'un tétraèdre vaut V = \dfrac13\times\mathcal{B}\times h, où \mathcal{B} est l'aire d'une base et h la hauteur relative à cette base. 1. Donner les coordonnées des points E, F, G et K.

    Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},~\overrightarrow{\text{AD}},~\overrightarrow{\text{AE}}\right), le cube ABCDEFGH a pour sommets A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1) ; K, milieu de [BC], a donc pour coordonnées E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et K\left(1~;~\dfrac12~;~0\right).

    2.Montrer que le vecteur \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} est orthogonal au plan (EGK).

    D'après les coordonnées précédentes, \overrightarrow{\text{EG}}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{EK}}\begin{pmatrix}1 \\ \frac12 \\ -1\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{\text{EG}} &= 2\times1+(-2)\times1+1\times0 \\ &= 2-2+0 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec n et \overrightarrow{\text{EG}} sont orthogonaux.
    \begin{aligned}\vec n\cdot\overrightarrow{\text{EK}} &= 2\times1+(-2)\times\dfrac12+1\times(-1) \\ &= 2-1-1 \\ &= 0\end{aligned} donc \vec n et \overrightarrow{\text{EK}} sont orthogonaux.
    \vec n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EGK) : \vec n est donc orthogonal au plan (EGK).

    3.Démontrer que le plan (EGK) admet pour équation cartésienne 2x-2y+z-1=0.

    D'après la question précédente, \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} est un vecteur normal au plan (EGK), qui admet donc une équation cartésienne de la forme 2x-2y+z+d=0, avec d\in\mathbb{R}.
    Comme E(0 ; 0 ; 1) appartient au plan (EGK) : \begin{aligned}2\times0-2\times0+1+d = 0 &\iff d = -1 \end{aligned}
    Donc, une équation cartésienne du plan (EGK) est 2x-2y+z-1=0.

    4.Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d) orthogonale au plan (EGK) et passant par F.

    La droite (d), orthogonale au plan (EGK), admet \vec n\begin{pmatrix}2 \\ -2 \\ 1\end{pmatrix} comme vecteur directeur ; elle passe par F(1 ; 0 ; 1).
    Donc, une représentation paramétrique de (d) est : \begin{cases}x=1+2t\\y=-2t\\z=1+t\end{cases}, t\in\mathbb{R}.

    5.Montrer que le projeté orthogonal L de F sur le plan (EGK) a pour coordonnées \left(\dfrac59~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right).

    L est l'unique point d'intersection de la droite (d) et du plan (EGK). On remplace les coordonnées paramétriques de (d) dans l'équation du plan (EGK) : 2(1+2t)-2(-2t)+(1+t)-1=0.
    En développant : \begin{aligned}2+4t+4t+1+t-1 = 0 &\iff 9t+2 = 0 \\ &\iff t = -\dfrac29 \end{aligned}
    En remplaçant t=-\dfrac29 dans les équations de (d) : \begin{aligned}x &= 1+2\times\left(-\dfrac29\right) \\ &= 1-\dfrac49 \\ &= \dfrac59\end{aligned} \begin{aligned}y &= -2\times\left(-\dfrac29\right) \\ &= \dfrac49\end{aligned} \begin{aligned}z &= 1+\left(-\dfrac29\right) \\ &= \dfrac79\end{aligned}
    Donc, L a pour coordonnées \left(\dfrac59~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right).

    6.Justifier que la longueur LF est égale à \dfrac23.

    Avec L\left(\dfrac59~;~\dfrac49~;~\dfrac79\right) et F(1 ; 0 ; 1), on a \overrightarrow{\text{LF}}\begin{pmatrix}\frac49 \\ -\frac49 \\ \frac29\end{pmatrix}.
    Donc, \text{LF} = \sqrt{\left(\dfrac49\right)^2+\left(-\dfrac49\right)^2+\left(\dfrac29\right)^2} = \sqrt{\dfrac{16}{81}+\dfrac{16}{81}+\dfrac{4}{81}} = \sqrt{\dfrac{36}{81}} = \dfrac{6}{9} = \dfrac23.

    7.Calculer l'aire du triangle EFG. En déduire que le volume du tétraèdre EFGK est égal à \dfrac16.

    On a \overrightarrow{\text{EF}}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{FG}}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}, donc \overrightarrow{\text{EF}}\cdot\overrightarrow{\text{FG}} = 0 : le triangle EFG est rectangle en F, avec EF =1 et FG =1.
    Son aire vaut donc \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{EFG}) &= \dfrac{\text{EF}\times\text{FG}}{2} \\ &= \dfrac{1\times1}{2} \\ &= \dfrac12\end{aligned}
    Le triangle EFG est situé dans le plan d'équation z=1 (contenant E, F et G) ; la hauteur du tétraèdre EFGK relative à cette base est donc la distance de K, d'altitude z=0, à ce plan, soit h=1.
    Donc, \mathcal{V}(\text{EFGK}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EFG})\times h = \dfrac13\times\dfrac12\times1 = \dfrac16.

    8.Déduire des questions précédentes l'aire du triangle EGK.

    Le volume du tétraèdre EFGK peut aussi se calculer en prenant pour base le triangle EGK et pour hauteur la longueur LF, puisque L est le projeté orthogonal de F sur le plan (EGK) : \mathcal{V}(\text{EFGK}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EGK})\times\text{LF}.
    D'après les questions précédentes, \begin{aligned}\dfrac16 &= \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{EGK})\times\dfrac23 \\ &= \dfrac29\times\mathcal{A}(\text{EGK})\end{aligned}
    Donc, \mathcal{A}(\text{EGK}) = \dfrac{\frac16}{\frac29} = \dfrac16\times\dfrac92 = \dfrac34.

    9.On considère les points P, milieu de [EG], M, milieu de [EK], et N, milieu de [GK]. Déterminer le volume du tétraèdre FPMN.

    D'après le théorème des milieux appliqué dans le triangle EGK, les côtés du triangle PMN mesurent chacun la moitié des côtés correspondants du triangle EGK.
    L'aire du triangle PMN vaut donc \left(\dfrac12\right)^2 = \dfrac14 fois celle du triangle EGK : \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{PMN}) &= \dfrac14\times\dfrac34 \\ &= \dfrac{3}{16}\end{aligned}
    Les points P, M et N appartiennent tous les trois au plan (EGK) : la hauteur du tétraèdre FPMN relative à la base PMN est donc la même que celle du tétraèdre EFGK relative à la base EGK, à savoir LF =\dfrac23.
    Donc, \mathcal{V}(\text{FPMN}) = \dfrac13\times\mathcal{A}(\text{PMN})\times\text{LF} = \dfrac13\times\dfrac{3}{16}\times\dfrac23 = \dfrac{1}{24}.

    Bac Terminale 2022 : Métropole, La Réunion, Antilles Guyane (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Partie A : études de deux fonctions

    On considère les deux fonctions f et g définies sur l'intervalle [0~;~+\infty[ par:

    f(x) = 0,06\left(-x^2 +13,7x\right)\quad \text{et}\quad g(x) = (-0,15x + 2,2)\text{e}^{0,2x} - 2,2.

    On admet que les fonctions f et g sont dérivables et on note f' et g' leurs fonctions dérivées respectives.

    1. On donne le tableau de variations complet de la fonction f sur l'intervalle [0~;~+\infty[.

      x 0 6 , 85 +∞ f ( x ) 0 f (6 , 85) −∞

      1. Justifier la limite de f en +\infty.
      2. Justifier les variations de la fonction f.
      3. Résoudre l'équation f(x) = 0.
      1. Déterminer la limite de g en +\infty.
      2. Démontrer que, pour tout réel x appartenant à [0~;~+\infty[ on a : g'(x) = (- 0,03x + 0,29)\text{e}^{0,2x}.
      3. Étudier les variations de la fonction g et dresser son tableau de variations sur [0~;~+\infty[.

        Préciser une valeur approchée à 10^{-2} près du maximum de g.
      4. Montrer que l'équation g(x) = 0 admet une unique solution non nulle et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

    Partie B : trajectoires d'une balle de golf

    Pour frapper la balle, un joueur de golf utilise un instrument appelé « club » de golf.

    On souhaite exploiter les fonctions f et g étudiées en Partie A pour modéliser de deux façons différentes la trajectoire d'une balle de golf. On suppose que le terrain est parfaitement plat.

    On admettra ici que 13,7 est la valeur qui annule la fonction f et une approximation de la valeur qui annule la fonction g.

    On donne ci-dessous les représentations graphiques de f et g sur l'intervalle [0 ; 13,7].

    C f C g 0 1 1 13,7

    Pour x représentant la distance horizontale parcourue par la balle en dizaine de yards après la frappe, (avec 0 < x < 13,7), f(x) (ou g(x) selon le modèle) représente la hauteur correspondante de la balle par rapport au sol, en dizaine de yards (1 yard correspond à environ 0,914 mètre).

    On appelle « angle de décollage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 0. Une mesure de l'angle de décollage de la balle est un nombre réel d tel que \tan (d) est égal au coefficient directeur de cette tangente.

    De même, on appelle « angle d'atterrissage » de la balle, l'angle entre l'axe des abscisses et la tangente à la courbe (\mathcal{C}_f ou \mathcal{C}_g selon le modèle) en son point d'abscisse 13,7. Une mesure de l'angle d'atterrissage de la balle est un nombre réel a tel que \tan (a) est égal à l'opposé du coefficient directeur de cette tangente.

    Tous les angles sont mesurés en degré.

    Leschémaillustrelesanglesdedé-collageetd’atterrissageassociésàlacourbe C f Leschémaillustrelesanglesdedécollageetd’atterrissageassociésàlacourbe C g . C f

    1. Première modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et f(x) la hauteur correspondante de la balle.

      Selon ce modèle :
      1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?
      2. Vérifier que f'(0) = 0,822.
      3. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
      4. Quelle propriété graphique de la courbe \mathcal{C}_f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage de la balle sont égaux ?
    2. Seconde modélisation : on rappelle qu'ici, l'unité étant la dizaine de yards, x représente la distance horizontale parcourue par la balle après la frappe et g(x) la hauteur correspondante de la balle.

      Selon ce modèle :

      1. Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle au cours de sa trajectoire ?

        On précise que g'(0) = 0,29 et g'(13,7) \approx -1,87.
      2. Donner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle, arrondie au dixième. (On pourra éventuellement utiliser le tableau ci-dessous).
      3. Justifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité près, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle.


      Tableau : extrait d'une feuille de calcul donnant une mesure en degré d'un angle quand on connait sa tangente :

      ABCDEFGHIJKLM
      1\tan (\theta)0,8150,8160,8170,8180,8190,820,8210,8220,8230,8240,8250,826
      2\theta en degrés39,1839,2139,2539,2839,3239,3539,3939,4239,4539,4939,5239,56
      3
      4\tan (\theta)0,2850,2860,2870,2880,2890,290,2910,2920,2930,2940,2950,296
      5\theta en degrés15,9115,9616,0116,0716,1216,1716,2316,2816,3316,3816,4416,49

    Partie C : interrogation des modèles

    À partir d'un grand nombre d'observations des performances de joueurs professionnels, on a obtenu les résultats moyens suivants:

    Angle de décollage en degréHauteur maximale en yardAngle d'atterrissage en degréDistance horizontale en yard au point de chute
    243252137

    Quel modèle, parmi les deux étudiés précédemment, semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel ? La réponse sera justifiée.

    Voir la correction

    PartieA : On considère les fonctions f et g définies sur [0~;~+\infty[ par f(x) = 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) et g(x) = (-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x}-2{,}2. On admet que f et g sont dérivables sur [0~;~+\infty[, de dérivées respectives f' et g'. On donne le tableau de variations complet de f : croissante sur [0~;~6{,}85] de f(0)=0 à f(6{,}85), puis décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[ vers -\infty. 1.a Justifier la limite de f en +\infty.

    Pour tout x>0, f(x) = 0{,}06x^2\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right).
    Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{13{,}7}{x} = 0, donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(-1+\dfrac{13{,}7}{x}\right) = -1 ; de plus \lim\limits_{x\to+\infty}0{,}06x^2 = +\infty.
    Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = -\infty.

    1.bJustifier les variations de la fonction f affichées dans le tableau.

    f est une fonction polynôme, donc dérivable sur [0~;~+\infty[, avec f'(x) = 0{,}06\times(-2x+13{,}7) = -0{,}12x+0{,}822.
    f'(x) > 0 \iff -0{,}12x+0{,}822 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}822}{0{,}12} = 6{,}85, et de même f'(x) < 0 \iff x > 6{,}85.
    Donc, f est croissante sur [0~;~6{,}85] et décroissante sur [6{,}85~;~+\infty[, conformément au tableau donné.

    1.cRésoudre l'équation f(x)=0.

    \begin{aligned}f(x) = 0 &\iff 0{,}06\left(-x^2+13{,}7x\right) = 0 \\ &\iff -x^2+13{,}7x = 0 \\ &\iff x(13{,}7-x) = 0 \end{aligned}
    Un produit de facteurs est nul si, et seulement si, l'un au moins des facteurs est nul, donc x=0 ou x=13{,}7.
    Donc, l'ensemble des solutions est S=\{0~;~13{,}7\}.

    2.aDéterminer la limite de g en +\infty.

    \lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2) = -\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}\text{e}^{0,2x} = +\infty (limite usuelle de la fonction exponentielle).
    Par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}(-0{,}15x+2{,}2)\text{e}^{0,2x} = -\infty, donc \lim\limits_{x\to+\infty}g(x) = -\infty.

    2.bDémontrer que, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

    g est un produit de deux fonctions dérivables sur [0~;~+\infty[ : x\mapsto-0{,}15x+2{,}2, de dérivée -0{,}15, et x\mapsto\text{e}^{0,2x}, de dérivée x\mapsto0{,}2\text{e}^{0,2x} (la constante -2{,}2 ayant une dérivée nulle).
    g'(x) = -0{,}15\,\text{e}^{0,2x} + (-0{,}15x+2{,}2)\times0{,}2\,\text{e}^{0,2x} = \text{e}^{0,2x}\left(-0{,}15-0{,}03x+0{,}44\right) = \text{e}^{0,2x}(-0{,}03x+0{,}29).
    Donc, pour tout réel x\in[0~;~+\infty[, g'(x) = (-0{,}03x+0{,}29)\text{e}^{0,2x}.

    2.cÉtudier les variations de g sur [0~;~+\infty[ et donner une valeur approchée à 10^{-2} près de son maximum.

    Pour tout x\geqslant0, \text{e}^{0,2x} > 0, donc g'(x) est du signe de -0{,}03x+0{,}29.
    -0{,}03x+0{,}29 > 0 \iff x < \dfrac{0{,}29}{0{,}03} = \dfrac{29}{3}, et de même g'(x) < 0 \iff x > \dfrac{29}{3}.
    Donc, g est croissante sur \left[0~;~\dfrac{29}{3}\right] et décroissante sur \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[ : g admet donc un maximum en \dfrac{29}{3}.
    g\left(\dfrac{29}{3}\right) = \left(-0{,}15\times\dfrac{29}{3}+2{,}2\right)\text{e}^{0,2\times\frac{29}{3}}-2{,}2 \approx 2{,}98 (arrondi au centième).

    2.dMontrer que l'équation g(x)=0 admet une unique solution non nulle sur [0~;~+\infty[ et déterminer, à 10^{-2} près, une valeur approchée de cette solution.

    On remarque déjà que g(0) = (0+2{,}2)\text{e}^0-2{,}2 = 2{,}2-2{,}2 = 0 : x=0 est donc une solution évidente.
    Sur l'intervalle \left[\dfrac{29}{3}~;~+\infty\right[, la fonction g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, de g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98 vers -\infty.
    Comme 0 appartient à l'intervalle \left]-\infty~;~2{,}98\right[, d'après le théorème des valeurs intermédiaires (corollaire de la stricte monotonie), l'équation g(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle, avec \alpha\neq0 puisque {\alpha>\dfrac{29}{3}>0}.
    À la calculatrice, on obtient \alpha\approx13{,}72 (arrondi au centième).

    PartieB : On admet que 13{,}7 annule f et est une approximation de la valeur qui annule g. Pour x représentant, en dizaine de yards, la distance horizontale parcourue par une balle de golf après la frappe (avec 0<x<13{,}7), f(x) (ou g(x), selon le modèle choisi) représente la hauteur correspondante de la balle, dans la même unité. L'angle de décollage est l'angle d tel que \tan(d) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe au point d'abscisse 0 ; l'angle d'atterrissage est l'angle a tel que \tan(a) est l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7. Première modélisation (fonction f) ; 1.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle ?

    D'après la Partie A, le maximum de f sur [0~;~+\infty[ est atteint en x=6{,}85, avec \begin{aligned}f(6{,}85) &= 0{,}06\left(-6{,}85^2+13{,}7\times6{,}85\right) \\ &= 2{,}81535\end{aligned}
    Cette hauteur est exprimée en dizaine de yards, donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut 28{,}1535 yards, soit environ 28,2 yards.

    1.bVérifier que f'(0) = 0{,}822.

    D'après la question 1.b de la Partie A, f'(x) = -0{,}12x+0{,}822, donc f'(0) = 0{,}822.

    1.cDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

    Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 0 est f'(0) = 0{,}822, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}822.
    À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni dans l'énoncé), d = \arctan(0{,}822) \approx 39{,}4^{\circ} (arrondi au dixième).

    1.dQuelle propriété graphique de la courbe de f permet de justifier que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux, selon ce modèle ?

    La courbe de f est un arc de parabole, symétrique par rapport à la droite verticale d'équation x=6{,}85 (l'abscisse de son sommet, qui est le milieu de l'intervalle [0~;~13{,}7]). Cette symétrie échange les points d'abscisses 0 et 13{,}7 et transforme donc la tangente en 0 en la tangente en 13{,}7 (à une réflexion près), ce qui justifie que les angles de décollage et d'atterrissage sont égaux.

    Seconde modélisation (fonction g) ; 2.a Quelle est la hauteur maximale, en yard, atteinte par la balle selon ce modèle ? (On précise que g'(0)=0{,}29 et g'(13{,}7)\approx-1{,}87.)

    D'après la question 2.c de la Partie A, le maximum de g sur [0~;~+\infty[ vaut g\left(\dfrac{29}{3}\right)\approx2{,}98, exprimé en dizaine de yards.
    Donc, en yards, la hauteur maximale atteinte par la balle vaut environ 29,8 yards selon ce modèle.

    2.bDonner une mesure en degré de l'angle de décollage de la balle selon ce modèle, arrondie au dixième.

    Le coefficient directeur de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 0 est g'(0) = 0{,}29, donc l'angle de décollage d vérifie \tan(d) = 0{,}29.
    À l'aide de la calculatrice (ou du tableau fourni), d = \arctan(0{,}29) \approx 16{,}2^{\circ} (arrondi au dixième).

    2.cJustifier que 62 est une valeur approchée, arrondie à l'unité, d'une mesure en degré de l'angle d'atterrissage de la balle selon ce modèle.

    L'angle d'atterrissage a vérifie \tan(a) = -g'(13{,}7), l'opposé du coefficient directeur de la tangente au point d'abscisse 13{,}7.
    Comme g'(13{,}7)\approx-1{,}87, on a \tan(a) \approx 1{,}87, d'où \begin{aligned}a &= \arctan(1{,}87) \\ &\approx 61{,}9\end{aligned}^{\circ}, soit 62^{\circ} arrondi à l'unité.

    PartieC : Des observations sur des joueurs professionnels donnent, en moyenne : angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}, distance horizontale au point de chute 137 yards (soit 13{,}7 dizaines de yards, cohérent avec les deux modèles). Quel modèle, parmi les deux étudiés, semble le plus adapté pour décrire la frappe d'un joueur professionnel ? Justifier.

    Comparons les deux modèles aux observations professionnelles (angle de décollage 24^{\circ}, hauteur maximale 32 yards, angle d'atterrissage 52^{\circ}) :
    Avec le modèle f : angle de décollage \approx39{,}4^{\circ} (net écart avec 24^{\circ}, surestimation), hauteur maximale \approx28{,}2 yards (sous-estimation), angles de décollage et d'atterrissage égaux entre eux (alors que les observations donnent 24^{\circ} et 52^{\circ}, très différents).
    Avec le modèle g : angle de décollage \approx16{,}2^{\circ} (sous-estimation, mais ordre de grandeur plus proche que f), hauteur maximale \approx29{,}8 yards (sous-estimation, mais plus proche de 32 que le modèle f), angle d'atterrissage \approx62^{\circ} (surestimation, mais du même ordre que 52^{\circ}, et surtout nettement supérieur à l'angle de décollage comme dans les observations).
    Le modèle g reproduit qualitativement le fait que l'angle d'atterrissage est bien plus grand que l'angle de décollage (comportement observé chez les professionnels), ce que le modèle f, de par sa symétrie, est structurellement incapable de reproduire.
    Donc, même si aucun des deux modèles ne redonne exactement les valeurs observées, le modèle g semble le plus adapté pour décrire la frappe de la balle par un joueur professionnel.

    Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme.

    Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

    f(x) = x \ln (x) - x - 2.

    On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur ]0~;~+\infty[.

    On note f' sa dérivée, f'' sa dérivée seconde et \mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère.

      1. Démontrer que, pour tout x appartenant à ]0~;~+\infty[, on a f'(x) = \ln (x).
      2. Déterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x = e.
      3. Justifier que la fonction f est convexe sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
      4. En déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.
      1. Calculer la limite de la fonction f en 0.
      2. Démontrer que la limite de la fonction f en +\infty est égale à +\infty.
    1. Dresser le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
      1. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle ]0~;~+\infty[. On note \alpha cette solution.
      2. Justifier que le réel \alpha appartient à l'intervalle ]4,3 ; 4,4[.
      3. En déduire le signe de la fonction f sur l'intervalle ]0~;~+\infty[.
    2. On considère la fonction seuil suivante écrite dans le langage Python :

      On rappelle que la fonction log du module math (que l'on suppose importé) désigne la fonction logarithme népérien ln.

      defseuil(pas) :
      x=4.3
      while x*log (x) - x - 2 < 0:
      x=x+pas
      return x


      Quelle est la valeur renvoyée à l'appel de la fonction seuil(0.01) ?

      Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
    Voir la correction

    Onconsidère la fonction f définie sur ]0~;~+\infty[ par f(x) = x\ln(x)-x-2, deux fois dérivable sur cet intervalle, de dérivée f', de dérivée seconde f'', et de courbe représentative \mathcal{C}_f dans un repère. 1.a Démontrer que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f'(x) = \ln(x).

    La fonction f est une somme de produits de fonctions dérivables sur ]0~;~+\infty[, donc f est dérivable sur cet intervalle, et : f'(x) = \ln(x) + x\times\dfrac{1}{x} - 1 = \ln(x) + 1 - 1 = \ln(x).

    1.bDéterminer une équation de la tangente T à la courbe \mathcal{C}_f au point d'abscisse x=\text{e}.

    On calcule f(\text{e}) = \text{e}\ln(\text{e}) - \text{e} - 2 = \text{e}\times1 - \text{e} - 2 = -2 (car \ln(\text{e})=1), et f'(\text{e}) = \ln(\text{e}) = 1.
    L'équation de la tangente en un point d'abscisse a est y = f'(a)(x-a) + f(a), donc ici : y = 1\times(x-\text{e}) + (-2) = x - \text{e} - 2.
    Donc, la réponse est T\colon y = x - \text{e} - 2.

    1.cJustifier que la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[.

    D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x), donc f''(x) = \dfrac{1}{x}.
    Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on a x>0, donc f''(x) = \dfrac{1}{x} > 0 : la fonction f est donc convexe sur cet intervalle.

    1.dEn déduire la position relative de la courbe \mathcal{C}_f et de la tangente T.

    Comme la fonction f est convexe sur ]0~;~+\infty[, sa courbe représentative \mathcal{C}_f est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes, en particulier au-dessus de la tangente T.

    2.aCalculer la limite de f en 0.

    On sait, par croissances comparées, que \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} x\ln(x) = 0, et par ailleurs \lim\limits_{x\to0}x = 0. Par somme de limites : \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}} f(x) = 0 - 0 - 2 = -2.

    2.bDémontrer que la limite de f en +\infty vaut +\infty.

    Pour tout x de ]0~;~+\infty[, on peut factoriser : f(x) = x\left[\ln(x)-1\right] - 2.
    Or \lim\limits_{x\to+\infty}\left[\ln(x)-1\right] = +\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}x = +\infty, donc, par produit de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}x\left[\ln(x)-1\right] = +\infty.
    Par somme de limites, \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty - 2 = +\infty.

    3.Dresser le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[.

    D'après la question 1.a, f'(x) = \ln(x). Or \ln(x) est strictement négatif sur ]0~;~1[, nul en x=1, et strictement positif sur ]1~;~+\infty[.
    La fonction f est donc strictement décroissante sur ]0~;~1], puis strictement croissante sur [1~;~+\infty[ : elle admet un minimum en x=1.
    Ce minimum vaut \begin{aligned}f(1) &= 1\times\ln(1) - 1 - 2 \\ &= 0 - 1 - 2 \\ &= -3\end{aligned}
    Le tableau de variations de f part donc de la limite -2 en 0, décroît jusqu'au minimum -3 atteint en x=1, puis croît vers +\infty.

    4.aDémontrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans ]0~;~+\infty[.

    Sur ]0~;~1], f est strictement décroissante et son maximum sur cet intervalle est f(0^+) = -2 (limite en 0) : donc f(x) < 0 pour tout x de ]0~;~1], si bien que l'équation f(x)=0 n'a pas de solution sur cet intervalle.
    Sur [1~;~+\infty[, f est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec f(1) = -3 et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty. Comme 0 est compris entre -3 et +\infty, d'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur cet intervalle.
    Donc, la réponse est : l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha sur ]0~;~+\infty[, avec \alpha \in [1~;~+\infty[.

    4.bJustifier que \alpha appartient à l'intervalle ]4{,}3~;~4{,}4[.

    On calcule f(4{,}3) = 4{,}3\ln(4{,}3) - 4{,}3 - 2 \approx -0{,}028 < 0 et f(4{,}4) = 4{,}4\ln(4{,}4) - 4{,}4 - 2 \approx 0{,}119 > 0.
    Comme f est strictement croissante et continue sur [1~;~+\infty[, et que f(4{,}3) et f(4{,}4) sont de signes contraires, la valeur \alpha qui annule f est encadrée par 4{,}3 et 4{,}4.
    Donc, la réponse est \alpha \in\ ]4{,}3~;~4{,}4[.

    4.cEn déduire le signe de f sur ]0~;~+\infty[.

    D'après le tableau de variations de la question 3 et l'existence du seul zéro \alpha de f (question 4.a), on peut conclure sur le signe de f.
    Sur ]0~;~\alpha[, f(x) < 0 ; en x=\alpha, f(\alpha)=0 ; sur ]\alpha~;~+\infty[, f(x) > 0.

    5.On considère la fonction Python suivante, où l'on suppose le module math importé : def seuil(pas): x=4.3 ; while x*log(x)-x-2 < 0: x=x+pas ; return x. Quelle valeur renvoie l'appel seuil(0.01), et comment interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice ?

    • La fonction part de x = 4,3 et lui ajoute 0,01 tant que f(x) reste strictement négatif.
    • Elle s'arrête dès que f(x) devient positif ou nul, et renvoie alors cette valeur de x.
    • En simulant ce programme pas à pas, on constate que f(x) reste négatif jusqu'à x = 4,31 (f(4,31) < 0), puis devient positif dès x = 4,32 (f(4,32) > 0).
    • L'appel seuil(0.01) renvoie donc la valeur 4,32.
    • Comme f est strictement croissante sur [1 ; +infini[ et que f(4,31) < 0 < f(4,32), ceci fournit l'encadrement 4,31 < alpha < 4,32, c'est-à-dire un encadrement de alpha à 0,01 près.
    Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Principaux domaines abordés : géométrie dans l'espace

    Une maison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'une pyramide EFGHS.

    On a DC = 6, DA = DH = 4.

    Soit les points I, J et K tels que

    \vect{\text{DI}} = \dfrac16\vect{\text{DC}},\quad \vect{\text{DJ}} = \dfrac14\vect{\text{DA}},\quad \vect{\text{DK}} = \dfrac14\vect{\text{DH}}.

    On note \vect{\imath} = \vect{\text{DI}},\:\vect{\jmath} = \vect{\text{DJ}},\: \vect{k} = \vect{\text{DK}}.

    On se place dans le repère orthonormé \left(\text{D}~;~\vect{\imath},\:\vect{\jmath}, \: \vect{k}\right).

    On admet que le point S a pour coordonnées (3 ; 2 ; 6).

    A B C D E F G H S P Q I J K ı k

    1. Donner, sans justifier, les coordonnées des points B, E, F et G.
    2. Démontrer que le volume de la pyramide EFGHS représente le septième du volume total de la maison.

      On rappelle que le volume V d'un tétraèdre est donné par la formule :

      V = \dfrac13 \times (\text{aire de la base}) \times\quad \text{hauteur}.
      1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées \begin{pmatrix}0\\1\\1\end{pmatrix} est normal au plan (EFS).
      2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EFS) est y + z - 8 = 0.
    3. On installe une antenne sur le toit, représentée par le segment [PQ]. On dispose des données suivantes:

      • le point P appartient au plan (EFS) ;
      • le point Q a pour coordonnées (2 ; 3 ; 5,5) ;
      • la droite (PQ) est dirigée par le vecteur \vect{k}.
      1. Justifier qu'une représentation paramétrique de la droite (PQ) est :

        \left\{\begin{array}{l c l} x &=&2\\ y &=&3\\ z &=& 5,5 + t \end{array}\right.\quad (t \in \R)
      2. En déduire les coordonnées du point P.
      3. En déduire la longueur PQ de l'antenne.
    4. Un oiseau vole en suivant une trajectoire modélisée par la droite \Delta dont une représentation paramétrique est :

      \left\{\begin{array}{l c r} x & =& -4 +6s\\ y &=& 7 - 4s\\z &=& 2 + 4s \end{array}\right.\quad (s \in \R)

      Déterminer la position relative des droites (PQ) et \Delta.

      L'oiseau va-t-il percuter l'antenne représentée par le segment [PQ] ?
    Voir la correction

    Unemaison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'une pyramide EFGHS, avec DC=6 et \begin{aligned}DA &= DH \\ &= 4\end{aligned} On pose \begin{aligned}\vec{\imath} &= \overrightarrow{DI} \\ &= \dfrac16\overrightarrow{DC}\end{aligned} \begin{aligned}\vec{\jmath} &= \overrightarrow{DJ} \\ &= \dfrac14\overrightarrow{DA}\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{k} &= \overrightarrow{DK} \\ &= \dfrac14\overrightarrow{DH}\end{aligned} et l'on se place dans le repère orthonormé \left(D~;~\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). On admet que S(3~;~2~;~6). 1. Donner, sans justifier, les coordonnées des points B, E, F et G.

    D'après la géométrie du solide (arêtes parallèles aux vecteurs de base) : B(6~;~4~;~0), E(0~;~4~;~4), F(6~;~4~;~4), G(6~;~0~;~4).

    2.Démontrer que le volume de la pyramide EFGHS représente le septième du volume total de la maison. On rappelle que le volume d'une pyramide vaut \dfrac13\times(\text{aire de la base})\times\text{hauteur}.

    La base EFGH est un rectangle de côtés EF=6 et FG=4 (d'après les coordonnées de la question 1), donc d'aire \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{EFGH}) &= 6\times4 \\ &= 24\end{aligned}
    Le sommet S a pour cote 6, tandis que le plan de la base EFGH est à la cote 4 (coordonnées de E, F, G, H) : la hauteur de la pyramide vaut donc 6-4=2.
    Le volume de la pyramide vaut donc \begin{aligned}V(\text{EFGHS}) &= \dfrac13\times24\times2 \\ &= 16\end{aligned}
    Le parallélépipède ABCDEFGH a pour arêtes 6, 4 et 4, donc pour volume \begin{aligned}V(\text{ABCDEFGH}) &= 6\times4\times4 \\ &= 96\end{aligned}
    Le volume total de la maison vaut donc 16+96=112.
    Enfin, \begin{aligned}\dfrac{V(\text{EFGHS})}{V(\text{maison})} &= \dfrac{16}{112} \\ &= \dfrac{1}{7}\end{aligned} ce qui est le résultat attendu.

    3.aDémontrer que le vecteur \vec{n}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EFS).

    On calcule \overrightarrow{EF}\begin{pmatrix}6 \\ 0 \\ 0\end{pmatrix} (car F-E = (6,4,4)-(0,4,4)) et \overrightarrow{ES}\begin{pmatrix}3 \\ -2 \\ 2\end{pmatrix} (car S-E=(3,2,6)-(0,4,4)).
    On a \begin{aligned}\overrightarrow{EF}\cdot\vec{n} &= 6\times0 + 0\times1 + 0\times1 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\overrightarrow{ES}\cdot\vec{n} &= 3\times0 + (-2)\times1 + 2\times1 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \vec{n} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EFS) (les coordonnées de \overrightarrow{EF} et \overrightarrow{ES} ne sont manifestement pas proportionnelles) : \vec{n} est donc normal au plan (EFS).

    3.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (EFS) est y+z-8=0.

    Comme \vec{n}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EFS), une équation cartésienne de ce plan est de la forme 0x+1y+1z+d=0, soit y+z+d=0, où d est une constante réelle à déterminer.
    Le point E(0~;~4~;~4) appartient au plan (EFS), donc ses coordonnées vérifient l'équation : \begin{aligned}4+4+d = 0 &\iff d = -8 \end{aligned}
    L'équation cartésienne du plan (EFS) est donc y+z-8=0, ce qui est le résultat attendu.

    4.aOn installe une antenne représentée par le segment [PQ], avec P dans le plan (EFS), Q(2~;~3~;~5{,}5), et la droite (PQ) dirigée par le vecteur \vec{k}. Justifier qu'une représentation paramétrique de (PQ) est x=2, y=3, z=5{,}5+t (t\in\mathbb{R}).

    Un point M(x~;~y~;~z) appartient à la droite (PQ), passant par Q et dirigée par \vec{k}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, si et seulement s'il existe un réel t tel que \overrightarrow{QM} = t\vec{k}.
    Cette égalité vectorielle équivaut à x-2=0, y-3=0 et z-5{,}5=t, c'est-à-dire à x=2, y=3 et z=5{,}5+t, avec t\in\mathbb{R}.
    Donc, la réponse est confirmée : x=2, y=3, z=5{,}5+t (t\in\mathbb{R}) est bien une représentation paramétrique de (PQ).

    4.bEn déduire les coordonnées du point P.

    Le point P appartient à la fois à la droite (PQ) et au plan (EFS) (d'équation y+z-8=0). Ses coordonnées vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de (PQ) et l'équation du plan.
    En substituant y=3 et z=5{,}5+t dans l'équation du plan : \begin{aligned}3+(5{,}5+t)-8 = 0 &\iff t+0{,}5 = 0 \\ &\iff t = -0{,}5 \end{aligned}
    On obtient alors x=2, y=3, \begin{aligned}z &= 5{,}5+(-0{,}5) \\ &= 5\end{aligned}
    Donc, la réponse est P(2 ; 3 ; 5).

    4.cEn déduire la longueur PQ de l'antenne.

    On calcule \begin{aligned}PQ^2 &= (2-2)^2+(3-3)^2+(5{,}5-5)^2 \\ &= 0+0+0{,}25 \\ &= 0{,}25\end{aligned}
    Donc PQ = \sqrt{0{,}25} = 0,5.

    5.Un oiseau vole selon une trajectoire modélisée par la droite \Delta de représentation paramétrique x=-4+6s, y=7-4s, z=2+4s (s\in\mathbb{R}). Déterminer la position relative des droites (PQ) et \Delta, puis dire si l'oiseau va percuter l'antenne représentée par le segment [PQ].

    La droite (PQ) est dirigée par \vec{k}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et la droite \Delta est dirigée par \vec{\delta}\begin{pmatrix}6 \\ -4 \\ 4\end{pmatrix}. Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (les coordonnées de \vec{k} nulles en x et y ne peuvent être proportionnelles à celles, non nulles, de \vec{\delta}) : les droites (PQ) et \Delta ne sont donc pas parallèles.
    Cherchons un éventuel point d'intersection en résolvant \begin{aligned}x &= 2 \\ &= -4+6s\end{aligned} ce qui donne 6s=6, soit s=1. On vérifie avec l'ordonnée : pour s=1, \begin{aligned}y &= 7-4\times1 \\ &= 3\end{aligned} ce qui correspond bien à y=3 sur (PQ). Les droites sont donc sécantes.
    Pour s=1, la cote sur \Delta vaut \begin{aligned}z &= 2+4\times1 \\ &= 6\end{aligned} Sur (PQ), cette cote correspond à 5{,}5+t=6, soit t=0{,}5.
    Le point d'intersection des deux droites a donc pour coordonnées (2~;~3~;~6), et correspond au paramètre t=0{,}5 sur la droite (PQ).
    Or, d'après la représentation paramétrique de (PQ) et les points P et Q trouvés précédemment, le point P correspond à t=-0{,}5 et le point Q correspond à t=0 : le segment [PQ] correspond donc exactement aux valeurs de t comprises entre -0{,}5 et 0.
    Comme le paramètre t=0{,}5 du point d'intersection n'appartient pas à cet intervalle [-0{,}5~;~0], le point d'intersection des deux droites n'appartient pas au segment [PQ].
    Donc, la réponse est : l'oiseau ne va pas percuter l'antenne représentée par le segment [PQ] ; sa trajectoire croise la droite (PQ) en un point situé au-delà de Q, à une demi-unité de distance au-dessus de l'extrémité Q de l'antenne.

    Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Principaux domaines abordés : suites, fonctions, primitives

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
    Pour chacune des questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
    Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.

    1. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par

      u_n\quad = \dfrac{(- 1)^n}{n + 1}.

      On peut affirmer que:
      a. la suite \left(u_n\right) diverge vers +\infty.b. la suite \left(u_n\right) diverge vers -\infty.
      c. la suite \left(u_n\right) n'a pas de limite.d. la suite \left(u_n\right) converge.


      \decosix \decosix \decosix

    Dans les questions 2 et 3, on considère deux suites \left(v_n\right) et \left(w_n\right) vérifiant la relation :

    w_n = \e^{- 2v_n} + 2.

    1. Soit a un nombre réel strictement positif. On a v_0 = \ln (a).

      a. w_0 = \dfrac{1}{a^2}\quad +2b. w_0 = \dfrac{1}{a^2\quad +2}
      c. w_0 = -2a +2d. w_0 = \dfrac{1}{- 2a} + 2
    2. On sait que la suite \left(v_n\right) est croissante. On peut affirmer que la suite \left(w_n\right) est :

      a. décroissante et majorée par 3.b. décroissante et minorée par 2 .
      c. croissante et majorée par 3 .d. croissante et minorée par 2.
    3. On considère la suite \left(a_n\right) ainsi définie :

      a_0 = 2 \:\:\text{et, pour tout entier naturel}\: n,\quad a_{n+1} = \dfrac13a_n + \dfrac83.

      Pour tout entier naturel n, on a :
      a. a_n = 4 \times \left(\dfrac13\right)^n - 2b. a_n = - \dfrac{2}{3^n} + 4
      c. a_n = 4 - \left(\dfrac13\right)^nd. a_n = 2 \times \left(\dfrac13\right)^n + \dfrac{8n}{3}
    4. On considère une suite \left(b_n\right) telle que, pour tout entier naturel n, on a :

      b_{n+1} = b_n + \ln \left(\dfrac{2}{\left(b_n \right)^2 + 3}\right).

      On peut affirmer que :

      a. la suite \left(b_n\right) est croissante.b. la suite \left(b_n\right) est décroissante.
      c. la suite \left(b_n\right) n'est pas monotone.d. le sens de variation de la suite \left(b_n\right) dépend de b_0.
    5. On considère la fonction g définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par :

      g(x) = \dfrac{\e^x}{x}.

      On note \mathcal{C}_g la courbe représentative de la fonction g dans un repère orthogonal.

      La courbe \mathcal{C}_g admet :

      a. une asymptote verticale et une asymptote horizontale.b. une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
      c. aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale.d. aucune asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.
    6. Soit f la fonction définie sur \R par

      f(x) = x\e^{x^2+1}.

      Soit F une primitive sur \R de la fonction f. Pour tout réel x, on a :

      a. F(x) = \dfrac12x^2\e^{x^2+1}b. F(x) = \left(1 + 2x^2 \right)\e^{x^2+1}
      c. F(x) = \e^{x^2+1}d. F(x) = \dfrac12\e^{x^2+1}
    Voir la correction

    1.On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = \dfrac{(-1)^n}{n+1}. Peut-on affirmer qu'elle diverge vers +\infty, qu'elle diverge vers -\infty, qu'elle n'a pas de limite, ou qu'elle converge ?

    Pour tout entier naturel n, on a {-1 \leqslant (-1)^n \leqslant 1}. Comme {n+1 \geqslant 1 > 0}, en divisant par n+1 : {-\dfrac{1}{n+1} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n+1}}.
    Or \lim\limits_{n\to+\infty}\left(-\dfrac{1}{n+1}\right) = 0 et \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{n+1} = 0, donc, d'après le théorème des gendarmes, \lim\limits_{n\to+\infty}u_n = 0.
    La suite (u_n) admet donc une limite finie : elle converge.

    2.On considère deux suites (v_n) et (w_n) liées par w_n = \text{e}^{-2v_n}+2. Soit a un réel strictement positif, avec v_0=\ln(a). Que vaut w_0 : \dfrac{1}{a^2}+2, \dfrac{1}{a^2+2}, -2a+2, ou \dfrac{1}{-2a}+2 ?

    On remplace v_0 par \ln(a) dans l'expression de w_0 : w_0 = \text{e}^{-2v_0}+2 = \text{e}^{-2\ln(a)}+2.
    Or \text{e}^{-2\ln(a)} = \text{e}^{\ln\left(a^{-2}\right)} = a^{-2} = \dfrac{1}{a^2} (car a>0), donc w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.
    Donc, la réponse est w_0 = \dfrac{1}{a^2}+2.

    3.On sait que la suite (v_n) de la question précédente est croissante. Peut-on affirmer que (w_n) est décroissante et majorée par 3, décroissante et minorée par 2, croissante et majorée par 3, ou croissante et minorée par 2 ?

    Comme (v_n) est croissante, pour tout entier naturel n : v_n \leqslant v_{n+1}, donc -2v_n \geqslant -2v_{n+1} (multiplication par -2, qui renverse le sens de l'inégalité).
    La fonction exponentielle étant strictement croissante sur \mathbb{R}, cette inégalité entraîne \text{e}^{-2v_n} \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}, puis, en ajoutant 2 des deux côtés : \text{e}^{-2v_n}+2 \geqslant \text{e}^{-2v_{n+1}}+2, soit w_n \geqslant w_{n+1}.
    La suite (w_n) est donc décroissante.
    Par ailleurs, pour tout réel \beta, \text{e}^{\beta} > 0, donc w_n = \text{e}^{-2v_n}+2 > 2 pour tout entier naturel n : la suite (w_n) est minorée par 2.
    Donc, la réponse est : la suite (w_n) est décroissante et minorée par 2.

    4.On considère la suite (a_n) définie par a_0=2 et, pour tout entier naturel n, a_{n+1}=\dfrac13a_n+\dfrac83. Pour tout entier naturel n, laquelle de ces expressions donne a_n : 4\times\left(\dfrac13\right)^n-2, -\dfrac{2}{3^n}+4, 4-\left(\dfrac13\right)^n, ou 2\times\left(\dfrac13\right)^n+\dfrac{8n}{3} ?

    Cherchons le réel \ell tel que la suite constante égale à \ell soit solution de la relation de récurrence : \begin{aligned}\ell = \dfrac13\ell+\dfrac83 &\iff \dfrac23\ell = \dfrac83 \\ &\iff \ell = 4 \end{aligned}
    Posons alors, pour tout entier naturel n, b_n = a_n-4. On a \begin{aligned}b_{n+1} &= a_{n+1}-4 \\ &= \dfrac13a_n+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13(b_n+4)+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+\dfrac43+\dfrac83-4 \\ &= \dfrac13b_n+4-4 \\ &= \dfrac13b_n\end{aligned}
    La suite (b_n) est donc géométrique de raison \dfrac13 et de premier terme \begin{aligned}b_0 &= a_0-4 \\ &= 2-4 \\ &= -2\end{aligned}
    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}b_n &= b_0\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -2\times\left(\dfrac13\right)^n \\ &= -\dfrac{2}{3^n}\end{aligned}
    Donc \begin{aligned}a_n &= b_n+4 \\ &= -\dfrac{2}{3^n}+4\end{aligned}

    5.On considère une suite (b_n) telle que, pour tout entier naturel n, b_{n+1} = b_n+\ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right). Peut-on affirmer que cette suite est croissante, décroissante, non monotone, ou que son sens de variation dépend de b_0 ?

    Pour tout entier naturel n : b_{n+1}-b_n = \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right).
    Or, quel que soit le réel b_n, on a (b_n)^2 \geqslant 0, donc (b_n)^2+3 \geqslant 3.
    Comme 3 > 2, on en déduit (b_n)^2+3 > 2, donc {0 < \dfrac{2}{(b_n)^2+3} < 1}.
    La fonction logarithme népérien étant strictement négative sur ]0~;~1[, on a \ln\left(\dfrac{2}{(b_n)^2+3}\right) < 0, donc b_{n+1}-b_n < 0.
    Cette inégalité est vraie pour tout entier naturel n, quel que soit le premier terme b_0 : donc, la réponse est que la suite (b_n) est décroissante.

    6.On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = \dfrac{\text{e}^x}{x}, de courbe représentative \mathcal{C}_g dans un repère orthogonal. La courbe \mathcal{C}_g admet-elle une asymptote verticale et une asymptote horizontale, une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale, aucune asymptote verticale et une asymptote horizontale, ou aucune des deux ?

    Au voisinage de 0 (avec x>0) : \lim\limits_{x\to0}\text{e}^x = 1 et \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}x = 0^+, donc, par quotient de limites, \lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}g(x) = +\infty : la courbe \mathcal{C}_g admet donc l'axe des ordonnées comme asymptote verticale.
    Au voisinage de +\infty : par croissances comparées, \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (l'exponentielle l'emporte sur x). La courbe \mathcal{C}_g ne présente donc aucune asymptote horizontale en +\infty.
    Donc, la réponse est : la courbe \mathcal{C}_g admet une asymptote verticale et aucune asymptote horizontale.

    7.Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1}, et F une primitive de f sur \mathbb{R}. Laquelle de ces expressions donne F(x) pour tout réel x : \dfrac12x^2\text{e}^{x^2+1}, \left(1+2x^2\right)\text{e}^{x^2+1}, \text{e}^{x^2+1}, ou \dfrac12\text{e}^{x^2+1} ?

    Posons u(x) = x^2+1, de dérivée u'(x) = 2x. On peut alors écrire f(x) = x\,\text{e}^{x^2+1} = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{u(x)} = \dfrac12u'(x)\text{e}^{u(x)}.
    Or une primitive de u'\text{e}^{u} est \text{e}^{u}, donc une primitive de \dfrac12u'\text{e}^u est \dfrac12\text{e}^u, c'est-à-dire \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.
    Vérification directe : si F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}, alors F'(x) = \dfrac12\times2x\times\text{e}^{x^2+1} = x\,\text{e}^{x^2+1} = f(x), ce qui confirme le résultat.
    Donc, la réponse est F(x) = \dfrac12\text{e}^{x^2+1}.

    Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Principaux domaines abordés : fonctions, fonction logarithme; convexité.

    On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par

    f(x) = x^2 - 6x + 4\ln (x).

    On admet que la fonction f est deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

    On note f' sa dérivée et f'' sa dérivée seconde.

    On note \mathcal{C}_f la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthogonal.

      1. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x).

        Interpréter graphiquement ce résultat.
      2. Déterminer \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x).
      1. Déterminer f'(x) pour tout réel x appartenant à ]0~;~+ \infty[.
      2. Étudier le signe de f'(x) sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

        En déduire le tableau de variations de f.
    1. Montrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution dans l'intervalle [4 ; 5].
    2. On admet que, pour tout x de ]0~;~+ \infty[, on a :

      f''(x) = \dfrac{2x^2 - 4}{x^2}.

      1. Étudier la convexité de la fonction f sur ]0~;~+ \infty[.

        On précisera les valeurs exactes des coordonnées des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.
      2. On note A le point de coordonnées \left(\sqrt 2~;~f\left(\sqrt 2~\right)\right).

        Soit t un réel strictement positif tel que t \ne \sqrt 2. Soit M le point de coordonnées (t~;~ f(t)).

        En utilisant la question 4. a, indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.
    Voir la correction

    1.a.On considère la fonction f définie sur l'intervalle ]0~;~+\infty[ par f(x) = x^2 - 6x + 4\ln(x). Déterminer \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) et interpréter graphiquement ce résultat.

    Quand x tend vers 0, on a \displaystyle\lim_{x \to 0} x^2 = 0 et \displaystyle\lim_{x \to 0} -6x = 0, tandis que \displaystyle\lim_{x \to 0} \ln(x) = -\infty, donc \displaystyle\lim_{x \to 0} 4\ln(x) = -\infty.
    Par somme de limites, on obtient \displaystyle\lim_{x \to 0} f(x) = -\infty.
    Graphiquement, cela signifie que la droite d'équation x=0 (l'axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe \mathcal{C}_f.

    1.b.Déterminer \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x).

    Pour x>0, on factorise : x^2 - 6x = x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right).
    Or \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \dfrac{6}{x} = 0, donc \displaystyle\lim_{x \to +\infty} \left(1-\dfrac{6}{x}\right) = 1, et comme \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2 = +\infty, par produit de limites \displaystyle\lim_{x \to +\infty} x^2\left(1-\dfrac{6}{x}\right) = +\infty.
    De plus \displaystyle\lim_{x \to +\infty} 4\ln(x) = +\infty, donc, par somme de limites, \displaystyle\lim_{x \to +\infty} f(x) = +\infty.

    2.a.Déterminer f'(x) pour tout réel x de ]0~;~+\infty[.

    La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme de fonctions dérivables, et f'(x) = 2x - 6 + \dfrac{4}{x} = \dfrac{2x^2-6x+4}{x}.

    2.b.Étudier le signe de f'(x) sur ]0~;~+\infty[ et en déduire le tableau de variations de f.

    Comme x>0 sur l'intervalle d'étude, le signe de f'(x) = \dfrac{2x^2-6x+4}{x} est celui du numérateur 2x^2-6x+4, c'est-à-dire celui de x^2-3x+2 (même signe, car on divise par 2>0).
    Ce trinôme a pour racines évidentes 1 et 2 (leur somme vaut 3 et leur produit 2, ce qui correspond bien aux coefficients), donc x^2-3x+2 = (x-1)(x-2).
    Un trinôme du second degré de coefficient dominant positif est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur : f'(x)<0 sur ]1~;~2[ et f'(x)>0 sur ]0~;~1[\cup]2~;~+\infty[, avec f'(1)=f'(2)=0.
    La fonction f est donc strictement croissante sur ]0~;~1], strictement décroissante sur [1~;~2], puis strictement croissante sur [2~;~+\infty[.
    On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(1) &= 1-6+4\ln(1) \\ &= 1-6+0 \\ &= -5\end{aligned} et \begin{aligned}f(2) &= 4-12+4\ln(2) \\ &= 4\ln(2)-8 \\ &\approx -5{,}23\end{aligned}
    Le tableau de variations de f sur ]0~;~+\infty[ part donc de -\infty (limite en 0), croît jusqu'à -5 en x=1, décroît jusqu'à 4\ln(2)-8 en x=2, puis croît vers +\infty (limite en +\infty).

    3.Montrer que l'équation f(x)=0 admet une unique solution dans l'intervalle [4~;~5].

    On calcule les images des bornes : \begin{aligned}f(4) &= 16-24+4\ln(4) \\ &= -8+8\ln(2) \\ &\approx -2{,}45\end{aligned} et \begin{aligned}f(5) &= 25-30+4\ln(5) \\ &= 4\ln(5)-5 \\ &\approx 1{,}44\end{aligned}
    Ainsi f(4)<0<f(5). Or, d'après la question précédente, l'intervalle [4~;~5] est inclus dans [2~;~+\infty[, sur lequel f est continue (car dérivable) et strictement croissante.
    Donc, d'après le théorème de la bijection (corollaire du théorème des valeurs intermédiaires), l'équation f(x)=0 admet une unique solution \alpha dans l'intervalle [4~;~5].

    4.a.On admet que, pour tout x de ]0~;~+\infty[, f''(x) = \dfrac{2x^2-4}{x^2}. Étudier la convexité de f sur ]0~;~+\infty[ et préciser les coordonnées exactes des éventuels points d'inflexion de \mathcal{C}_f.

    Comme x>0, le dénominateur x^2 est strictement positif, donc le signe de f''(x) est celui du numérateur 2x^2-4.
    On résout \begin{aligned}2x^2-4 = 0 &\iff x^2 = 2 \\ &\iff x = \sqrt{2} \end{aligned} ou x=-\sqrt{2} ; seule la solution x=\sqrt{2} appartient à ]0~;~+\infty[.
    Le trinôme 2x^2-4 est négatif entre ses racines et positif à l'extérieur, donc, restreint à ]0~;~+\infty[ : f''(x)<0 sur ]0~;~\sqrt{2}[ et f''(x)>0 sur ]\sqrt{2}~;~+\infty[.
    Donc f est concave sur ]0~;~\sqrt{2}] et convexe sur [\sqrt{2}~;~+\infty[.
    Comme f'' s'annule en x=\sqrt{2} en changeant de signe, la courbe \mathcal{C}_f admet un unique point d'inflexion, d'abscisse \sqrt{2}.
    Son ordonnée vaut \begin{aligned}f(\sqrt{2}) &= 2 - 6\sqrt{2} + 4\ln(\sqrt{2}) \\ &= 2-6\sqrt{2}+4\times\dfrac12\ln(2) \\ &= 2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\end{aligned}
    Donc, le point d'inflexion de \mathcal{C}_f a pour coordonnées exactes \left(\sqrt{2}~;~2-6\sqrt{2}+2\ln(2)\right).

    4.b.On note A le point de coordonnées \left(\sqrt{2}~;~f(\sqrt{2})\right). Soit t un réel strictement positif tel que t\ne\sqrt{2} et M le point de coordonnées (t~;~f(t)). En utilisant la question 4.a., indiquer, selon la valeur de t, les positions relatives du segment [AM] et de la courbe \mathcal{C}_f.

    Le segment [AM] est une corde de la courbe \mathcal{C}_f joignant le point d'inflexion A au point M.
    Si t \in ]0~;~\sqrt{2}[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est concave : une corde d'une courbe concave est toujours située en dessous de la courbe, donc le segment [AM] est en dessous de \mathcal{C}_f.
    Si t \in ]\sqrt{2}~;~+\infty[, les points A et M sont tous deux situés sur la partie de \mathcal{C}_ff est convexe : une corde d'une courbe convexe est toujours située au-dessus de la courbe, donc le segment [AM] est au-dessus de \mathcal{C}_f.

    Bac Terminale 2022 : Nouvelle-Calédonie (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Principaux domaines abordés : géométrie dans l'espace.

    Une maison est constituée d'un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'un prisme EFIHGJ dont une base est le triangle EIF isocèle en I.

    Cette maison est représentée ci-dessous.

    On a AB = 3, AD = 2, AE = 1.

    On définit les vecteurs \vect{\imath}= \dfrac13\vect{\text{AB}},\:\vect{\jmath}= \dfrac12\vect{\text{AD}}, \:\vect{k} = \vect{\text{AE}}.

    On munit ainsi l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right).

    1. Donner les coordonnées du point G.
    2. Le vecteur \vect{n} de coordonnées (2~;~0~;~-3) est vecteur normal au plan (EHI).

      Déterminer une équation cartésienne du plan (EHI).
    3. Déterminer les coordonnées du point I.
    4. Déterminer une mesure au degré près de l'angle \widehat{\text{EIF}}.
    5. Afin de raccorder la maison au réseau électrique, on souhaite creuser une tranchée rectiligne depuis un relais électrique situé en contrebas de la maison.

      Le relais est représenté par le point R de coordonnées (6~;~- 3~;~- 1).

      La tranchée est assimilée à un segment d'une droite \Delta passant par R et dirigée par le vecteur \vect{u} de coordonnées (-3~;~4~;~1). On souhaite vérifier que la tranchée atteindra la maison au niveau de l'arête [BC].
      1. Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta.
      2. On admet qu'une équation du plan (BFG) est x = 3.

        Soit K le point d'intersection de la droite \Delta avec le plan (BFG).

        Déterminer les coordonnées du point K.
      3. Le point K appartient-il bien à l'arête [BC] ?
    Voir la correction

    1.Une maison est modélisée par un parallélépipède rectangle ABCDEFGH surmonté d'un prisme EFIHGJ, de base triangulaire EIF isocèle en I, avec AB=3, AD=2, AE=1. On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vec{\imath},~\vec{\jmath},~\vec{k}\right) avec \vec{\imath}=\dfrac13\vec{\text{AB}}, \vec{\jmath}=\dfrac12\vec{\text{AD}}, \vec{k}=\vec{\text{AE}}. Donner les coordonnées du point G.

    Dans ce repère, on a \begin{aligned}\vec{\text{AG}} &= \vec{\text{AB}}+\vec{\text{AD}}+\vec{\text{AE}} \\ &= 3\vec{\imath}+2\vec{\jmath}+1\vec{k}\end{aligned} donc les coordonnées de G sont G(3 ; 2 ; 1).

    2.Le vecteur \vec{n} de coordonnées (2~;~0~;~-3) est normal au plan (EHI). Déterminer une équation cartésienne du plan (EHI).

    Une équation cartésienne d'un plan de vecteur normal \vec{n}(2~;~0~;~-3) est de la forme 2x + 0y - 3z = d, avec d \in \mathbb{R} à déterminer.
    Dans le repère choisi, on a E(0 ; 0 ; 1) (puisque \vec{\text{AE}}=\vec{k}), et E appartient au plan (EHI), donc 2\times0 - 3\times1 = d, soit d=-3.
    Donc, une équation cartésienne du plan (EHI) est 2x - 3z = -3.

    3.Déterminer les coordonnées du point I.

    Le triangle EIF est isocèle en I, donc le projeté orthogonal de I sur la droite (EF) est le milieu de [EF].
    Or, dans le repère choisi, E(0 ; 0 ; 1) et F(3 ; 0 ; 1) (F ayant même ordonnée et cote que E, avec l'abscisse de B), donc le milieu de [EF] a pour abscisse \dfrac{0+3}{2}=1{,}5 et pour ordonnée 0.
    Le point I a donc la même abscisse (1{,}5) et la même ordonnée (0) que ce projeté, par symétrie du toit par rapport au plan d'équation y=0 contenant A, B, E, F.
    Il reste à déterminer la cote de I : puisque I appartient au plan (EHI) d'équation 2x-3z=-3, on a \begin{aligned}2\times1{,}5 - 3z = -3 &\iff 3 - 3z = -3 \\ &\iff 3z = 6 \\ &\iff z = 2 \end{aligned}
    Donc, les coordonnées du point I sont I(1,5 ; 0 ; 2).

    4.Déterminer une mesure au degré près de l'angle \widehat{\text{EIF}}.

    Avec I(1,5 ; 0 ; 2), E(0 ; 0 ; 1) et F(3 ; 0 ; 1), on calcule les coordonnées des vecteurs \vec{\text{IE}}(-1{,}5~;~0~;~-1) et \vec{\text{IF}}(1{,}5~;~0~;~-1).
    On calcule les normes : \text{IE}^2 = (-1{,}5)^2+0^2+(-1)^2 = 2{,}25+1 = 3{,}25 = \dfrac{13}{4}, donc \text{IE} = \dfrac{\sqrt{13}}{2} ; de même \text{IF} = \dfrac{\sqrt{13}}{2} (le triangle EIF est bien isocèle en I).
    On calcule le produit scalaire : \begin{aligned}\vec{\text{IE}}\cdot\vec{\text{IF}} &= (-1{,}5)\times1{,}5 + 0\times0 + (-1)\times(-1) \\ &= -2{,}25+1 \\ &= -1{,}25\end{aligned}
    Or \vec{\text{IE}}\cdot\vec{\text{IF}} = \text{IE}\times\text{IF}\times\cos\left(\widehat{\text{EIF}}\right), donc \begin{aligned}\cos\left(\widehat{\text{EIF}}\right) &= \dfrac{-1{,}25}{\dfrac{\sqrt{13}}{2}\times\dfrac{\sqrt{13}}{2}} \\ &= \dfrac{-1{,}25}{\dfrac{13}{4}} \\ &= -\dfrac{5}{13}\end{aligned}
    La calculatrice donne alors \begin{aligned}\widehat{\text{EIF}} &= \arccos\left(-\dfrac{5}{13}\right) \\ &\approx 112{,}6\degres\end{aligned} soit 113^{\circ} au degré près.

    5.a.On souhaite creuser une tranchée depuis un relais électrique R de coordonnées (6~;~-3~;~-1), assimilée à un segment de la droite \Delta passant par R et dirigée par le vecteur \vec{u}(-3~;~4~;~1). Donner une représentation paramétrique de la droite \Delta.

    Un point M(x ; y ; z) appartient à \Delta si et seulement s'il existe un réel t tel que \vec{\text{RM}} = t\vec{u}, ce qui donne la représentation paramétrique : \left\{\begin{array}{l}x = 6-3t\\y=-3+4t\\z=-1+t\end{array}\right.,\quad t\in\mathbb{R}.

    5.b.On admet qu'une équation du plan (BFG) est x=3. Soit K le point d'intersection de la droite \Delta avec le plan (BFG). Déterminer les coordonnées de K.

    Le point K appartient à la fois à \Delta et au plan (BFG), donc ses coordonnées vérifient à la fois la représentation paramétrique de \Delta et l'équation x=3.
    En substituant x=6-3t dans x=3, on obtient \begin{aligned}6-3t = 3 &\iff 3t = 3 \\ &\iff t = 1 \end{aligned}
    On reporte t=1 dans les deux autres équations : \begin{aligned}y &= -3+4\times1 \\ &= 1\end{aligned} et \begin{aligned}z &= -1+1 \\ &= 0\end{aligned}
    Donc, les coordonnées du point K sont K(3 ; 1 ; 0).

    5.c.Le point K appartient-il à l'arête [BC] ?

    Dans le repère choisi, B(3 ; 0 ; 0) et C(3 ; 2 ; 0) (C ayant même abscisse et cote que B, et l'ordonnée de D).
    Le milieu de [BC] a pour coordonnées \left(\dfrac{3+3}{2}~;~\dfrac{0+2}{2}~;~\dfrac{0+0}{2}\right) = (3~;~1~;~0), qui sont exactement les coordonnées de K.
    Donc K est le milieu de [BC], et en particulier, K appartient bien à l'arête [BC] : la tranchée atteindra donc la maison au niveau de cette arête.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Soit k un nombre réel.

    On considère la suite \left(u_n\right) définie par son premier terme u_0 et pour tout entier naturel n,

    u_{n+1} = ku_n\left(1- u_n\right).

    Les deux parties de cet exercice sont indépendantes.

    On y étudie deux cas de figure selon les valeurs de k.

    Partie 1

    Dans cette partie, k = 1,9 et u_0 = 0,1.

    On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 1,9u_n\left(1 - u_n\right).

    1. On considère la fonction f définie sur [0 ; 1] par f(x) = 1,9x(1 - x).
      1. Étudier les variations de f sur l'intervalle [0 ; 1].
      2. En déduire que si x \in [0~;~1] alors f(x) \in [0~;~1].
    2. Ci-dessous sont représentés les premiers termes de la suite \left(u_n\right) construits à partir de la courbe \mathcal{C}_f de la fonction f et de la droite D d'équation y = x.

      Conjecturer le sens de variation de la suite \left(u_n\right) et sa limite éventuelle.

      1. En utilisant les résultats de la question 1, démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n :

        {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant \dfrac12.}
      2. En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.
      3. Déterminer sa limite.

    Partie 2

    Dans cette partie, k= \dfrac12 et u_0 = \dfrac14.

    On a donc, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = \dfrac12 u_n \left(1 - u_n\right) et u_0 = \dfrac14.

    On admet que pour tout entier naturel n : {0 \leqslant u_n \leqslant \left(\dfrac12\right)^n}.

    1. Démontrer que la suite \left(u_n\right) converge et déterminer sa limite.
    2. On considère la fonction Python algo (p)p désigne un entier naturel non nul:

      def algo(p) :
      u =1/4
      n = 0
      while u > 10**(-p):
      u = 1/2*u*(1 - u)
      n = n+1
      return(n)
      Expliquer pourquoi, pour tout entier naturel non nul p, la boucle while ne tourne pas indéfiniment, ce qui permet à la commande algo (p) de renvoyer une valeur.
    Voir la correction

    Dansun pays, 7 % de la population est atteinte d'une certaine maladie. Un test de dépistage a été mis au point : chez les personnes malades, le test est négatif dans 20 % des cas ; chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas. On choisit une personne au hasard dans la population et on la teste. On note M l'évènement « la personne est malade » et T l'évènement « le test est positif ». 1. Calculer la probabilité de l'évènement M\cap T (un arbre pondéré peut aider).

    On construit un arbre pondéré à deux niveaux. Le premier niveau distingue M (probabilité P(M)=0{,}07) et \overline{M}, probabilité \begin{aligned}P(\overline{M}) &= 1-0{,}07 \\ &= 0{,}93\end{aligned}
    Chez les malades, le test est négatif dans 20 % des cas, donc positif dans les 80 % restants : P_M(T)=0{,}8 et P_M(\overline{T})=0{,}2.
    Chez les personnes saines, le test est positif dans 1 % des cas : P_{\overline{M}}(T)=0{,}01 et P_{\overline{M}}(\overline{T})=0{,}99.
    D'après la définition des probabilités conditionnelles sur une branche de l'arbre : P(M\cap T) = P(M)\times P_M(T) = 0{,}07\times0{,}8 = 0,056.

    2.Démontrer que la probabilité que le test de la personne choisie soit positif vaut 0{,}0653.

    Les évènements M et \overline{M} forment une partition de l'univers (chaque personne est soit malade, soit saine). D'après la formule des probabilités totales : P(T) = P(M\cap T) + P(\overline{M}\cap T).
    On calcule la seconde branche : \begin{aligned}P(\overline{M}\cap T) &= P(\overline{M})\times P_{\overline{M}}(T) \\ &= 0{,}93\times0{,}01 \\ &= 0{,}0093\end{aligned}
    D'où P(T) = 0{,}056 + 0{,}0093 = 0,0653, ce qui est le résultat annoncé.

    3.Dans un contexte de dépistage de la maladie, est-il plus pertinent de connaître P_M(T) ou P_T(M) ?

    P_M(T) est la probabilité que le test soit positif sachant que la personne est malade : c'est une caractéristique technique du test, fixée à l'avance et connue avant tout dépistage.
    P_T(M) est la probabilité que la personne soit réellement malade sachant que son test est positif : c'est l'information qui intéresse un patient ou un médecin une fois le résultat du test obtenu.
    Donc, la réponse est que, dans un contexte de dépistage, il est plus pertinent de connaître P_T(M), qui répond directement à la question « ce test positif signifie-t-il vraiment que je suis malade ? ».

    4.On considère que la personne choisie a eu un test positif. Quelle est la probabilité qu'elle soit malade ? (arrondir au centième)

    D'après la définition de la probabilité conditionnelle : \begin{aligned}P_T(M) &= \dfrac{P(M\cap T)}{P(T)} \\ &= \dfrac{0{,}056}{0{,}0653}\end{aligned}
    Donc, la réponse est P_T(M)\approx 0,86 au centième près.

    5.aOn choisit, avec remise, 10 personnes au hasard dans la population, et X compte parmi elles le nombre de tests positifs. Préciser la nature et les paramètres de la loi de probabilité suivie par X.

    Le tirage avec remise assure l'indépendance des 10 tirages, chacun ayant deux issues possibles (test positif ou non) avec la même probabilité de succès \begin{aligned}p &= P(T) \\ &= 0{,}0653\end{aligned} à chaque tirage. Donc, la réponse est que X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}0653.

    5.bDéterminer la probabilité pour qu'exactement deux personnes aient un test positif (arrondir au centième).

    D'après la formule de la loi binomiale : P(X=2) = \dbinom{10}{2}\times0{,}0653^2\times(1-0{,}0653)^8.
    Donc, la réponse est P(X=2)\approx 0,11 au centième près.

    6.Déterminer le nombre minimum de personnes à tester dans ce pays pour que la probabilité qu'au moins l'une d'entre elles ait un test positif soit supérieure à 99 %.

    Soit n le nombre de personnes testées et Y la variable aléatoire qui compte, parmi elles, le nombre de tests positifs. Le tirage avec remise assure que Y suit la loi binomiale de paramètres n et p=0{,}0653.
    L'évènement contraire de « au moins un test positif » est « aucun test positif », c'est-à-dire Y=0. On cherche donc le plus petit entier n tel que \begin{aligned}P(Y\geqslant1) &= 1-P(Y=0) \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
    Or \begin{aligned}P(Y=0) &= (1-0{,}0653)^n \\ &= 0{,}9347^n\end{aligned} donc l'inégalité devient \begin{aligned}1-0{,}9347^n \geqslant 0{,}99 &\iff 0{,}9347^n \leqslant 0{,}01 \end{aligned}
    En appliquant le logarithme népérien, strictement croissant, des deux côtés : n\ln(0{,}9347) \leqslant \ln(0{,}01). Comme \ln(0{,}9347)<0, diviser par ce nombre inverse le sens de l'inégalité : n \geqslant \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}.
    À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}01)}{\ln(0{,}9347)}\approx68{,}19. Le plus petit entier n vérifiant cette inégalité est donc n=69, on vérifie qu'avec n=68, 1-0{,}9347^{68}\approx0{,}9899<0{,}99, alors qu'avec n=69, \begin{aligned}1-0{,}9347^{69} &\approx 0{,}9905 \\ &\geqslant 0{,}99\end{aligned}
    Donc, la réponse est qu'il faut tester au minimum 69 personnes.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Partie 1

    Soit g la fonction définie pour tout nombre réel x de l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par:

    g(x) = \dfrac{2 \ln x}{ x}.

    1. On note g' la dérivée de g. Démontrer que pour tout réel x strictement positif :

      g'(x) = \dfrac{2 - 2\ln x}{x^2}.
    2. On dispose de ce tableau de variations de la fonction g sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ :

      x 0 1 e +∞ −∞ 0 2 e 0 Variationsde g

      Justifier les informations suivantes lues dans ce tableau:

      1. la valeur \dfrac{2}{\text{e}} ;
      2. les variations de la fonction g sur son ensemble de définition ;
      3. les limites de la fonction g aux bornes de son ensemble de définition.
    3. En déduire le tableau de signes de la fonction g sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

    Partie 2

    Soit f la fonction définie sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[ par

    f(x) = [\ln (x)]^2.

    Dans cette partie, chaque étude est effectuée sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[.

    1. Démontrer que sur l'intervalle ]0~;~+ \infty[, la fonction f est une primitive de la fonction g.
    2. À l'aide de la partie 1, étudier :
      1. la convexité de la fonction f ;
      2. les variations de la fonction f.
      1. Donner une équation de la tangente à la courbe représentative de la fonction f au point d'abscisse e.
      2. En déduire que, pour tout réel x dans ]0~;~\text{e}] :

        [\ln (x)]^2 \geqslant \dfrac{2}{\text{e}}x - 1.
    Voir la correction

    Soit\left(u_n\right) la suite définie par u_0=1 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=\dfrac{u_n}{1+u_n}. 1.a Calculer les termes u_1, u_2 et u_3, sous forme de fractions irréductibles.

    u_1 = \dfrac{u_0}{1+u_0} = \dfrac{1}{1+1} = \dfrac{1}{2}.
    u_2 = \dfrac{u_1}{1+u_1} = \dfrac{\dfrac{1}{2}}{1+\dfrac{1}{2}} = \dfrac{\dfrac{1}{2}}{\dfrac{3}{2}} = \dfrac{1}{3}.
    u_3 = \dfrac{u_2}{1+u_2} = \dfrac{\dfrac{1}{3}}{1+\dfrac{1}{3}} = \dfrac{\dfrac{1}{3}}{\dfrac{4}{3}} = \dfrac{1}{4}.

    1.bRecopier et compléter les lignes 3 et 6 du script Python ci-dessous pour que liste(k) prenne en paramètre un entier naturel k et renvoie la liste des valeurs de u_0 à u_k.

    • def liste(k):
    • L = []
    • u = 1
    • for i in range(0, k+1):
    • L.append(u)
    • u = u / (1 + u)
    • return L

    2.On admet que, pour tout entier naturel n, u_n est strictement positif. Déterminer le sens de variation de la suite \left(u_n\right).

    On étudie le signe de u_{n+1}-u_n pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= \dfrac{u_n}{1+u_n}-u_n \\ &= \dfrac{u_n-u_n(1+u_n)}{1+u_n} \\ &= \dfrac{u_n-u_n-u_n^2}{1+u_n} \\ &= \dfrac{-u_n^2}{1+u_n}\end{aligned}
    Comme u_n est strictement positif pour tout n, on a u_n^2>0 et 1+u_n>0, donc \dfrac{-u_n^2}{1+u_n}<0, c'est-à-dire u_{n+1}-u_n<0 pour tout entier naturel n.
    Donc, la réponse est que la suite \left(u_n\right) est strictement décroissante.

    3.En déduire que la suite \left(u_n\right) converge.

    La suite \left(u_n\right) est strictement décroissante (question précédente) et minorée par 0 (car u_n est strictement positif pour tout n, donc en particulier u_n\geqslant0). Donc, la réponse est que, d'après le théorème de la limite monotone, la suite \left(u_n\right) converge vers une limite réelle \ell, avec \ell\geqslant0.

    4.Déterminer la valeur de la limite de la suite \left(u_n\right).

    Soit f la fonction définie sur [0~;~+\infty[ par f(x)=\dfrac{x}{1+x}. On a alors u_{n+1}=f\left(u_n\right) pour tout entier naturel n.
    La fonction f est continue sur [0~;~+\infty[ comme quotient de fonctions continues dont le dénominateur ne s'annule pas. La limite \ell de la suite \left(u_n\right) vérifie donc l'égalité f(\ell)=\ell.
    On résout cette équation : \begin{aligned}\dfrac{\ell}{1+\ell} = \ell &\iff \ell = \ell(1+\ell) \\ &\iff \ell = \ell + \ell^2 \\ &\iff \ell^2 = 0 \\ &\iff \ell = 0 \end{aligned}
    Donc, la réponse est que la suite \left(u_n\right) converge vers 0.

    5.aConjecturer une expression de u_n en fonction de n.

    D'après les premiers termes calculés à la question 1.a (u_0=1, u_1=\dfrac{1}{2}, u_2=\dfrac{1}{3}, u_3=\dfrac{1}{4}), on peut conjecturer que, pour tout entier naturel n, u_n = \dfrac{1}{n+1}.

    5.bDémontrer par récurrence la conjecture précédente.

    Notons P_n la proposition : u_n = \dfrac{1}{n+1}.
    Initialisation : pour n=0, \begin{aligned}\dfrac{1}{0+1} &= 1 \\ &= u_0\end{aligned} donc P_0 est vraie.
    Hérédité : supposons que P_n soit vraie pour un entier naturel n fixé, c'est-à-dire u_n=\dfrac{1}{n+1}. Montrons que P_{n+1} est alors vraie.
    On a \begin{aligned}u_{n+1} &= \dfrac{u_n}{1+u_n} \\ &= \dfrac{\dfrac{1}{n+1}}{1+\dfrac{1}{n+1}} \\ &= \dfrac{\dfrac{1}{n+1}}{\dfrac{n+2}{n+1}} \\ &= \dfrac{1}{n+2} \\ &= \dfrac{1}{(n+1)+1}\end{aligned} La relation est donc vraie au rang n+1, ce qui montre que P_{n+1} est vraie.
    Comme P_0 est vraie, et que pour tout entier naturel n, P_n vraie entraîne P_{n+1} vraie, on peut conclure, d'après le principe de récurrence, que pour tout entier naturel n, P_n est vraie, c'est-à-dire u_n=\dfrac{1}{n+1}.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère le cube ABCDEFGH.

    On note I le milieu du segment[EH] et on considère le triangle CFI.

    L'espace est muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;~ \vect{\text{AB}},\: \vect{\text{AD}},\: \vect{\text{AE}}\right) et on admet que le point I a pour coordonnées \left(0~;~\dfrac12;~1\right) dans ce repère.

    A B C D E F G H I J

      1. Donner sans justifier les coordonnées des points C, F et G.
      2. Démontrer que le vecteur \vect{n}\begin{pmatrix}1\\2\\2\end{pmatrix} est normal au plan (CFI).
      3. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (CFI) est : x + 2y + 2z - 3 = 0.
    1. On note d la droite passant par G et orthogonale au plan (CFI).
      1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
      2. Démontrer que le point K\left(\dfrac79~;~\dfrac59~;~\dfrac59\right) est le projeté orthogonal du point G sur le plan (CFI).
      3. Déduire des questions précédentes que la distance du point G au plan (CFI) est égale à \dfrac23.
    2. On considère la pyramide GCFI.

      On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

      V = \frac13 \times b \times h,

      b est l'aire d'une base et h la hauteur associée à cette base.
      1. Démontrer que le volume de la pyramide GCFI est égal à \dfrac16, exprimé en unité de volume.
      2. En déduire l'aire du triangle CFI, en unité d'aire.
    Voir la correction

    L'espace est muni d'un repère orthonormal. On considère les points A(2~;~-1~;~0), B(1~;~0~;~-3), C(6~;~6~;~1), E(1~;~2~;~4), et le plan \mathcal{P} d'équation cartésienne 2x-y-z+4=0. 1.a Démontrer que le triangle ABC est rectangle en A.

    On calcule les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} à partir de celles de A, B et C : \overrightarrow{\text{AB}}\begin{pmatrix}1-2 \\ 0-(-1) \\ -3-0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -3\end{pmatrix} et \overrightarrow{\text{AC}}\begin{pmatrix}6-2 \\ 6-(-1) \\ 1-0\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}4 \\ 7 \\ 1\end{pmatrix}.
    Leur produit scalaire vaut \begin{aligned}\overrightarrow{\text{AB}}\cdot\overrightarrow{\text{AC}} &= (-1)\times4 + 1\times7 + (-3)\times1 \\ &= -4+7-3 \\ &= 0\end{aligned}
    Les vecteurs \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} sont donc orthogonaux. Donc, la réponse est que le triangle ABC est bien rectangle en A.

    1.bCalculer le produit scalaire \overrightarrow{\text{BA}}\cdot\overrightarrow{\text{BC}} puis les longueurs BA et BC.

    On a \overrightarrow{\text{BA}}\begin{pmatrix}1 \\ -1 \\ 3\end{pmatrix} (l'opposé de \overrightarrow{\text{AB}}) et \overrightarrow{\text{BC}}\begin{pmatrix}6-1 \\ 6-0 \\ 1-(-3)\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}5 \\ 6 \\ 4\end{pmatrix}.
    Leur produit scalaire vaut \overrightarrow{\text{BA}}\cdot\overrightarrow{\text{BC}} = 1\times5 + (-1)\times6 + 3\times4 = 5-6+12 = 11.
    On calcule ensuite les normes : \text{BA} = \sqrt{1^2+(-1)^2+3^2} = \sqrt{11}, et \text{BC} = \sqrt{5^2+6^2+4^2} = \sqrt{25+36+16} = \sqrt{77}.

    1.cEn déduire la mesure en degrés de l'angle \widehat{\text{ABC}}, arrondie au degré.

    D'après la formule du produit scalaire avec les normes et le cosinus de l'angle formé : \overrightarrow{\text{BA}}\cdot\overrightarrow{\text{BC}} = \text{BA}\times\text{BC}\times\cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right).
    On remarque que \begin{aligned}\sqrt{77} &= \sqrt{11\times7} \\ &= \sqrt{11}\times\sqrt{7}\end{aligned} donc l'égalité devient \begin{aligned}11 &= \sqrt{11}\times\sqrt{11}\times\sqrt{7}\times\cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right) \\ &= 11\sqrt{7}\times\cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right)\end{aligned}
    On en déduit \cos\left(\widehat{\text{ABC}}\right) = \dfrac{1}{\sqrt{7}}, d'où, à la calculatrice, \widehat{\text{ABC}}\approx 68 degrés (au degré près).

    2.aDémontrer que le plan \mathcal{P} est parallèle au plan (ABC).

    Un vecteur normal au plan \mathcal{P}, d'équation 2x-y-z+4=0, est \vec{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix} (les coefficients de x, y et z).
    Les vecteurs \overrightarrow{\text{AB}} et \overrightarrow{\text{AC}} ne sont pas colinéaires puisque ABC est un triangle (question 1.a), donc ils dirigent le plan (ABC).
    On calcule \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\text{AB}} &= 2\times(-1) + (-1)\times1 + (-1)\times(-3) \\ &= -2-1+3 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{\text{AC}} &= 2\times4+(-1)\times7+(-1)\times1 \\ &= 8-7-1 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \vec{n} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c'est un vecteur normal à ce plan, mais aussi au plan \mathcal{P} par définition. Deux plans de même vecteur normal sont parallèles.
    Donc, la réponse est que le plan \mathcal{P} est bien parallèle au plan (ABC).

    2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (ABC).

    Le plan (ABC), parallèle au plan \mathcal{P} et admettant le même vecteur normal \vec{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}, a une équation cartésienne de la forme 2x-y-z+d=0, où d est une constante à déterminer.
    Comme A(2~;~-1~;~0) appartient au plan (ABC), ses coordonnées vérifient l'équation : \begin{aligned}2\times2-(-1)-0+d = 0 &\iff 4+1+d = 0 \\ &\iff d = -5 \end{aligned}
    Donc, la réponse est que le plan (ABC) a pour équation cartésienne 2x-y-z-5=0.

    2.cDéterminer une représentation paramétrique de la droite \mathcal{D} orthogonale au plan (ABC) et passant par le point E.

    La droite \mathcal{D}, orthogonale au plan (ABC), admet pour vecteur directeur le vecteur normal de ce plan, soit \vec{n}\begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}.
    Un point M(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, \overrightarrow{\text{E}M} = t\vec{n} pour un certain réel t, avec E(1~;~2~;~4), c'est-à-dire x-1=2t, y-2=-t et z-4=-t.
    Donc, la réponse est que la droite \mathcal{D} admet pour représentation paramétrique \begin{cases} x=1+2t\\ y=2-t\\ z=4-t\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

    2.dDémontrer que le projeté orthogonal H du point E sur le plan (ABC) a pour coordonnées \left(4~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{5}{2}\right).

    Le point H, projeté orthogonal de E sur le plan (ABC), est l'unique point d'intersection de la droite \mathcal{D} (orthogonale au plan et passant par E) avec le plan (ABC).
    Ses coordonnées vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D} et l'équation 2x-y-z-5=0 du plan (ABC). En substituant x=1+2t, y=2-t, z=4-t dans cette équation : 2(1+2t)-(2-t)-(4-t)-5=0.
    En développant : \begin{aligned}2+4t-2+t-4+t-5 = 0 &\iff 6t-9 = 0 \\ &\iff t = \dfrac{9}{6} \\ &\iff t = \dfrac{3}{2}\end{aligned}
    En remplaçant t=\dfrac{3}{2} dans la représentation paramétrique : \begin{aligned}x &= 1+2\times\dfrac{3}{2} \\ &= 4\end{aligned} \begin{aligned}y &= 2-\dfrac{3}{2} \\ &= \dfrac{1}{2}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 4-\dfrac{3}{2} \\ &= \dfrac{5}{2}\end{aligned}
    Donc, la réponse est que H a bien pour coordonnées \left(4~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{5}{2}\right).

    3.On rappelle que le volume d'une pyramide est \mathcal{V}=\dfrac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} désigne l'aire d'une base et h la hauteur associée. Calculer l'aire du triangle ABC puis démontrer que le volume de la pyramide ABCE vaut 16{,}5 unités de volume.

    Le triangle ABC est rectangle en A (question 1.a), donc son aire vaut \mathcal{B}=\dfrac{\text{AB}\times\text{AC}}{2}, avec \text{AB}=\sqrt{11} (calculée à la question 1.b) et \text{AC}=\sqrt{4^2+7^2+1^2}=\sqrt{16+49+1}=\sqrt{66}.
    On a donc \begin{aligned}\mathcal{B} &= \dfrac{\sqrt{11}\times\sqrt{66}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{726}}{2}\end{aligned} Comme \begin{aligned}726 &= 121\times6 \\ &= 11^2\times6\end{aligned} on obtient \sqrt{726}=11\sqrt{6}, d'où \mathcal{B} = \dfrac{11\sqrt{6}}{2}.
    La droite (HE) est orthogonale au plan (ABC) par construction : la hauteur de la pyramide ABCE, associée à la base ABC, est donc la longueur HE.
    On calcule \overrightarrow{\text{HE}}\begin{pmatrix}1-4 \\ 2-\frac{1}{2} \\ 4-\frac{5}{2}\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-3 \\ \frac{3}{2} \\ \frac{3}{2}\end{pmatrix}, d'où \text{HE} = \sqrt{(-3)^2+\left(\dfrac{3}{2}\right)^2+\left(\dfrac{3}{2}\right)^2} = \sqrt{9+\dfrac{9}{4}+\dfrac{9}{4}} = \sqrt{\dfrac{36+9+9}{4}} = \sqrt{\dfrac{54}{4}} = \dfrac{\sqrt{54}}{2} = \dfrac{3\sqrt{6}}{2}.
    Le volume de la pyramide ABCE vaut donc \mathcal{V} = \dfrac{1}{3}\times\mathcal{B}\times\text{HE} = \dfrac{1}{3}\times\dfrac{11\sqrt{6}}{2}\times\dfrac{3\sqrt{6}}{2} = \dfrac{1}{3}\times\dfrac{33\times6}{4} = \dfrac{33\times6}{12} = \dfrac{198}{12}.
    Donc, la réponse est que le volume de la pyramide ABCE vaut bien \mathcal{V}= 16,5 unités de volume.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.
    Pour chacune des six questions suivantes, une seule des quatre réponses proposées est exacte.
    Une réponse fausse, une réponse multiple ou l'absence de réponse à une question ne rapporte ni n'enlève de point.
    Pour répondre, indiquer sur la copie le numéro de la question et la lettre de la réponse choisie.
    Aucune justification n'est demandée.

    1. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par: f(x) = x \ln(x) - x + 1.

      Parmi les quatre expressions suivantes, laquelle est celle de la fonction dérivée de f?

      a. \ln (x)b. \dfrac{1}{x} - 1c. \ln (x) - 2d. \ln (x) - 1\rule[-3mm]{0mm}{9mm}
    2. On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x^2[1 - \ln (x)].

      Parmi les quatre affirmations suivantes, laquelle est correcte ?

      a. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = +\inftyb. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = - \inftyc. \displaystyle\lim_{x \to 0} g(x) = 0d. La fonction g n'admet pas de limite en 0.
    3. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = x^3 - 0,9x^2 -0,1x. Le nombre de solutions de l'équation f(x) = 0 sur \R est :

      a. 0b. 1c. 2d. 3
    4. Si H est une primitive d'une fonction h définie et continue sur \R, et si k est la fonction définie sur \R par k(x) = h(2x), alors, une primitive K de k est définie sur \R par :

      a. K(x) =H(2x)b. K(x) =2H(2x)c. K(x) =\dfrac{1}{2}H(2x)d. K(x) =2H(x)\rule[-3mm]{0mm}{9mm}
    5. L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 1 de la courbe de la fonction f définie sur \R par f(x) = x\text{e}^x est:

      a. y = \text{e}x + \text{e}b. y =2\text{e}x - \text{e}c. y = 2\text{e}x +\quad \text{e}d. y = \text{e}x
    6. Les nombres entiers n solutions de l'inéquation (0,2)^n < 0,001 sont tous les nombres entiers n tels que :

      a. n \leqslant 4b. n\leqslant 5c. n \geqslant 4d. n \geqslant 5
    Voir la correction

    1.QCM. On considère la fonction f définie et dérivable sur ]0~;~+\infty[ par f(x)=x\ln(x)-x+1. Parmi quatre expressions proposées, indiquer celle de la fonction dérivée f'.

    La fonction f est dérivable sur ]0~;~+\infty[ comme somme et produit de fonctions dérivables sur cet intervalle. Pour tout x>0 : f'(x)=1\times\ln(x)+x\times\dfrac{1}{x}-1+0=\ln(x)+1-1=\ln(x).
    Donc, la réponse est f'(x)=\ln(x).

    2.On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x)=x^2\left[1-\ln(x)\right]. Parmi quatre affirmations sur la limite de g en 0, indiquer la correcte.

    En développant, g(x)=x^2-x^2\ln(x). D'une part, \displaystyle\lim_{x\to0^+}x^2=0.
    D'autre part, par croissances comparées, \displaystyle\lim_{x\to0^+}x^2\ln(x)=0.
    Par somme de limites, \begin{aligned}\displaystyle\lim_{x\to0^+}g(x) &= 0-0 \\ &= 0\end{aligned} Donc, la réponse est \displaystyle\lim_{x\to0^+}g(x)=0.

    3.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=x^3-0{,}9x^2-0{,}1x. Indiquer le nombre de solutions de l'équation f(x)=0 sur \mathbb{R}.

    Pour tout réel x, on factorise : f(x)=x\left(x^2-0{,}9x-0{,}1\right). Donc \begin{aligned}f(x) = 0 &\iff x = 0 \end{aligned} ou x^2-0{,}9x-0{,}1=0.
    Pour l'équation du second degré x^2-0{,}9x-0{,}1=0, on remarque que x=1 est une racine évidente, car \begin{aligned}1^2-0{,}9\times1-0{,}1 &= 1-0{,}9-0{,}1 \\ &= 0\end{aligned}
    Le produit des deux racines d'un trinôme x^2+bx+c vaut c : ici le produit des racines vaut -0{,}1, donc la seconde racine est \dfrac{-0{,}1}{1}=-0{,}1.
    L'équation f(x)=0 admet donc exactement trois solutions réelles : -0{,}1, 0 et 1. Donc, la réponse est 3 solutions.

    4.Si H est une primitive d'une fonction h définie et continue sur \mathbb{R}, et si k est la fonction définie sur \mathbb{R} par k(x)=h(2x), indiquer, parmi quatre expressions, celle d'une primitive K de k.

    On teste la fonction K définie sur \mathbb{R} par K(x)=\dfrac{1}{2}H(2x). Comme H est dérivable sur \mathbb{R} (c'est une primitive de h), K est dérivable sur \mathbb{R} comme produit d'une constante par une composée de fonctions dérivables.
    Pour tout réel x : K'(x)=\dfrac{1}{2}\times2\times H'(2x)=H'(2x)=h(2x), car H'=h (H étant une primitive de h).
    Donc K'(x)=h(2x)=k(x) pour tout réel x : K est bien une primitive de k sur \mathbb{R}. Donc, la réponse est K(x)=\dfrac{1}{2}H(2x).

    5.On considère la fonction f définie sur \mathbb{R} par f(x)=xe^x. Indiquer, parmi quatre équations proposées, celle de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1.

    La fonction f est dérivable sur \mathbb{R} comme produit de fonctions dérivables. Pour tout réel x : f'(x)=1\times e^x+x\times e^x=(1+x)e^x.
    On calcule \begin{aligned}f(1) &= 1\times e^1 \\ &= e\end{aligned} et f'(1)=(1+1)e^1=2e.
    L'équation réduite de la tangente au point d'abscisse 1 est y=f'(1)(x-1)+f(1)=2e(x-1)+e=2ex-2e+e=2ex-e.
    Donc, la réponse est y=2ex-e.

    6.Indiquer, parmi quatre propositions, celle qui caractérise les entiers naturels n solutions de l'inéquation (0{,}2)^n<0{,}001.

    La fonction \ln est strictement croissante sur ]0~;~+\infty[, donc, pour tout entier naturel n : (0{,}2)^n<0{,}001 \iff \ln\left((0{,}2)^n\right)<\ln(0{,}001) \iff n\ln(0{,}2)<\ln(0{,}001).
    Comme 0{,}2<1, on a \ln(0{,}2)<0, donc diviser par \ln(0{,}2) inverse le sens de l'inégalité : n\ln(0{,}2)<\ln(0{,}001) \iff n>\dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}2)}.
    À la calculatrice, \dfrac{\ln(0{,}001)}{\ln(0{,}2)}\approx4{,}29. Les entiers naturels strictement supérieurs à 4{,}29 sont donc les entiers supérieurs ou égaux à 5.
    Donc, la réponse est : les entiers naturels n tels que n\geqslant5.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Au début de l'année 2021, une colonie d'oiseaux comptait 40 individus. L'observation conduit à modéliser l'évolution de la population par la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par:

    \left\{\begin{array}{l c l} u_0&=&40\\ u_{n+1}&=&0,008u_n\left(200 - u_n\right) \end{array}\right.

    u_n désigne le nombre d'individus au début de l'année (2021+n).

    1. Donner une estimation, selon ce modèle, du nombre d'oiseaux dans la colonie au début de l'année 2022.

    On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 100] par f(x) = 0,008x(200 - x).

    1. Résoudre dans l'intervalle [0 ; 100] l'équation f(x) = x.
      1. Démontrer que la fonction f est croissante sur l'intervalle [0 ; 100] et dresser son tableau de variations.
      2. En remarquant que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = f\left(u_n\right) démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n :

        {0 \leqslant u_n \leqslant u_{n+1} \leqslant 100.}
      3. En déduire que la suite \left(u_n\right) est convergente.
      4. Déterminer la limite \ell de la suite \left(u_n\right). Interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.
    2. On considère l'algorithme suivant:

      def seuil(p) :
      n=0
      u = 40
      while u < p :
      n =n+1
      u = 0.008*u*(200-u)
      return(n+2021)


      L'exécution de seuil(100) ne renvoie aucune valeur. Expliquer pourquoi à l'aide de la question 3.
    Voir la correction

    1.Au début de l'année 2021, une colonie d'oiseaux comptait 40 individus. L'évolution de la population est modélisée par la suite (u_n) définie par u_0=40 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}008u_n(200-u_n), où u_n désigne le nombre d'individus au début de l'année (2021+n). Donner une estimation du nombre d'oiseaux au début de l'année 2022.

    L'année 2022 correspond à 2021+1, donc le nombre d'oiseaux recherché est estimé par u_1.
    \begin{aligned}u_1 &= 0{,}008\,u_0(200-u_0) \\ &= 0{,}008\times40\times(200-40) \\ &= 0{,}008\times40\times160 \\ &= 51{,}2\end{aligned}
    Donc, la réponse est qu'on estime la population à environ 51 oiseaux au début de l'année 2022.

    2.On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0~;~100] par f(x)=0{,}008x(200-x). Résoudre dans [0~;~100] l'équation f(x)=x.

    Pour x\in[0~;~100] : \begin{aligned}f(x) = x &\iff 0{,}008x(200-x) = x \\ &\iff 1{,}6x-0{,}008x^2 = x \\ &\iff 0{,}008x^2-0{,}6x = 0 \end{aligned}
    En factorisant : \begin{aligned}0{,}008x^2-0{,}6x = 0 &\iff x(0{,}008x-0{,}6) = 0 \\ &\iff x = 0 \end{aligned} ou 0{,}008x-0{,}6=0.
    L'équation 0{,}008x-0{,}6=0 donne \begin{aligned}x &= \dfrac{0{,}6}{0{,}008} \\ &= 75\end{aligned} valeur bien comprise dans [0~;~100].
    Donc, la réponse est que l'équation f(x)=x admet exactement deux solutions dans [0~;~100] : 0 et 75.

    3.aDémontrer que la fonction f est croissante sur [0~;~100] et dresser son tableau de variations.

    Pour tout x de [0~;~100], en développant : \begin{aligned}f(x) &= 0{,}008x(200-x) \\ &= 1{,}6x-0{,}008x^2 \\ &= -0{,}008x^2+1{,}6x\end{aligned}
    f est donc une fonction polynôme du second degré, de coefficient dominant -0{,}008<0 : sa courbe représentative est une parabole tournée vers le bas, dont le sommet a pour abscisse \begin{aligned}x_S &= -\dfrac{1{,}6}{2\times(-0{,}008)} \\ &= \dfrac{1{,}6}{0{,}016} \\ &= 100\end{aligned}
    Une telle fonction est strictement croissante sur ]-\infty~;~x_S] et strictement décroissante sur [x_S~;~+\infty[. Comme x_S=100 est la borne droite de [0~;~100], f est donc strictement croissante sur tout l'intervalle [0~;~100].
    On calcule les valeurs aux bornes : \begin{aligned}f(0) &= 0{,}008\times0\times200 \\ &= 0\end{aligned} et \begin{aligned}f(100) &= 0{,}008\times100\times100 \\ &= 80\end{aligned} Le tableau de variations de f sur [0~;~100] montre donc une croissance stricte de 0 (en x=0) à 80 (en x=100).

    3.bEn remarquant que, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=f(u_n), démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}.

    Pour tout entier naturel n, notons P_n la propriété : « {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100} ».
    Initialisation. On a u_0=40 et u_1=51{,}2 (question 1), donc {0\leqslant40\leqslant51{,}2\leqslant100} : la propriété P_0 est vraie.
    Hérédité. Soit n un entier naturel tel que P_n est vraie, c'est-à-dire {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}. Les trois nombres 0, u_n, u_{n+1} et 100 appartiennent à [0~;~100], et f est croissante sur cet intervalle (question 3.a), donc l'inégalité est conservée par f : {f(0)\leqslant f(u_n)\leqslant f(u_{n+1})\leqslant f(100)}.
    Or f(0)=0, f(u_n)=u_{n+1}, f(u_{n+1})=u_{n+2} (par définition de la suite) et f(100)=80, donc {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant80}. Comme 80\leqslant100, on en déduit {0\leqslant u_{n+1}\leqslant u_{n+2}\leqslant100} : la propriété P_{n+1} est vraie.
    Conclusion. La propriété P_0 est vraie, et elle est héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n : {0\leqslant u_n\leqslant u_{n+1}\leqslant100}.

    3.cEn déduire que la suite (u_n) est convergente.

    D'après la question précédente, pour tout entier naturel n, u_n\leqslant u_{n+1} : la suite (u_n) est donc croissante.
    De plus, pour tout entier naturel n, u_n\leqslant100 : la suite (u_n) est donc majorée par 100.
    Une suite croissante et majorée converge, donc, la réponse est que la suite (u_n) converge vers une limite \ell.

    3.dDéterminer la limite \ell de la suite (u_n) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

    La suite (u_n) converge vers \ell et est définie par la relation de récurrence u_{n+1}=f(u_n), où f est continue sur [0~;~100] (car f est une fonction polynôme) et où l'intervalle [0~;~100] contient tous les termes de la suite ainsi que sa limite \ell (d'après la question 3.b).
    D'après le théorème du point fixe, \ell est donc solution de l'équation f(x)=x dans [0~;~100], dont on a montré (question 2) qu'elle admet exactement deux solutions : 0 et 75.
    Par ailleurs, la suite (u_n) est croissante à partir de u_0=40 (question 3.b), donc \ell\geqslant40. Cela exclut la solution 0, donc \ell=75.
    Donc, la réponse est que la suite converge vers \ell=75. Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que, selon ce modèle, la population d'oiseaux de la colonie se stabilise à long terme autour de 75 individus.

    4.On considère l'algorithme Python suivant, où p est un réel donné.

    • def seuil(p) :# fonction qui cherche l'annee ou le seuil p est depasse
    • n = 0# compteur d'annees ecoulees depuis 2021
    • u = 40# valeur initiale u0
    • while u < p :# tant que le seuil n'est pas atteint
    • n = n + 1# on avance d'une annee
    • u = 0.008 * u * (200 - u)# on applique la relation de recurrence
    • return (n + 2021)# on renvoie l'annee correspondante

    4.(suite) L'exécution de seuil(100) ne renvoie aucune valeur. Expliquer pourquoi, à l'aide de la question 3.

    La fonction seuil(p) calcule successivement les termes de la suite (u_n) en partant de u_0=40, et s'arrête dès qu'un terme atteint ou dépasse la valeur p, en renvoyant alors l'année correspondante.
    Or, d'après la question 3, la suite (u_n) est croissante et converge vers \ell=75 : tous ses termes restent donc strictement inférieurs à 75, et a fortiori strictement inférieurs à 100.
    Ainsi, pour p = 100, la condition u < p (c'est-à-dire u_n<100) reste vraie pour toutes les valeurs successives de n : la boucle while ne s'arrête donc jamais, et la fonction tourne indéfiniment sans jamais renvoyer de résultat.

    Bac Terminale 2022 : Polynésie française (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    On considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur 1.

    L'espace est muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;\quad \vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}}, \vect{\text{AE}}\right). Le point I est le milieu du segment [EF], K le centre du carré ADHE et O le milieu du segment [AG].

    A B C D E F G H I O K

    Le but de l'exercice est de calculer de deux manières différentes, la distance du point B au plan (AIG).

    Partie 1. Première méthode

    1. Donner, sans justification, les coordonnées des points A, B, et G.

      On admet que les points I et K ont pour coordonnées I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et K\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
    2. Démontrer que la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).
    3. Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est : 2x - y - z = 0.
    4. Donner une représentation paramétrique de la droite (BK).
    5. En déduire que le projeté orthogonal L du point B sur le plan (AIG) a pour coordonnées L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right).
    6. Déterminer la distance du point B au plan (AIG).

    Partie 2. Deuxième méthode

    On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule V = \dfrac{1}{3} \times\quad b \times h, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée à cette base.

      1. Justifier que dans le tétraèdre ABIG, [GF] est la hauteur relative à la base AIB.
      2. En déduire le volume du tétraèdre ABIG.
    1. On admet que AI = IG = \dfrac{\sqrt{5}}{2} et que AG = \sqrt 3.

      Démontrer que l'aire du triangle isocèle AIG est égale à \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.
    2. En déduire la distance du point B au plan (AIG).
    Voir la correction

    Partie1 (première méthode) : On considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur 1, muni du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\overrightarrow{\text{AD}},\overrightarrow{\text{AE}}\right). Le point I est le milieu du segment [EF], K le centre du carré ADHE et O le milieu du segment [AG]. On donne I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et K\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right). Le but de l'exercice est de calculer, de deux manières différentes, la distance du point B au plan (AIG). 1. Donner, sans justification, les coordonnées des points A, B et G.

    Le repère étant \left(\text{A}~;~\overrightarrow{\text{AB}},\overrightarrow{\text{AD}},\overrightarrow{\text{AE}}\right) et le cube ayant pour arête 1, on lit directement : A(0~;~0~;~0) (origine du repère), B(1~;~0~;~0) et G(1~;~1~;~1).

    2.Démontrer que la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).

    Les points A, I, G ne sont pas alignés (I n'est ni sur (AG), ni confondu avec A ou G), donc les vecteurs \overrightarrow{\text{AI}} et \overrightarrow{\text{AG}} forment une base du plan (AIG).
    On calcule les coordonnées : \overrightarrow{\text{AI}}\begin{pmatrix}0{,}5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, \overrightarrow{\text{AG}}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix}, et \overrightarrow{\text{BK}}\begin{pmatrix}0-1 \\ 0{,}5-0 \\ 0{,}5-0\end{pmatrix}=\begin{pmatrix}-1 \\ 0{,}5 \\ 0{,}5\end{pmatrix}.
    Le repère étant orthonormé, on calcule les produits scalaires à l'aide des coordonnées : \begin{aligned}\overrightarrow{\text{BK}}\cdot\overrightarrow{\text{AI}} &= (-1)\times0{,}5+0{,}5\times0+0{,}5\times1 \\ &= -0{,}5+0+0{,}5 \\ &= 0\end{aligned}
    De même, \begin{aligned}\overrightarrow{\text{BK}}\cdot\overrightarrow{\text{AG}} &= (-1)\times1+0{,}5\times1+0{,}5\times1 \\ &= -1+0{,}5+0{,}5 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur \overrightarrow{\text{BK}} est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (AIG) : il est donc orthogonal à ce plan tout entier, donc la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG).

    3.Vérifier qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est 2x-y-z=0.

    D'après la question précédente, la droite (BK) est orthogonale au plan (AIG), donc tout vecteur directeur de (BK) est un vecteur normal à (AIG). Le vecteur \vec{n}=-2\,\overrightarrow{\text{BK}}, de coordonnées \begin{pmatrix}2 \\ -1 \\ -1\end{pmatrix}, est donc normal à (AIG).
    Le plan (AIG) admet donc une équation cartésienne de la forme 2x-y-z+d=0, où d est un réel à déterminer.
    Comme A(0~;~0~;~0) appartient au plan (AIG), ses coordonnées vérifient l'équation : \begin{aligned}2\times0-0-0+d = 0 &\iff d = 0 \end{aligned}
    Donc, la réponse est qu'une équation cartésienne du plan (AIG) est bien 2x-y-z=0.

    4.Donner une représentation paramétrique de la droite (BK).

    La droite (BK) passe par B(1~;~0~;~0) et est dirigée par \overrightarrow{\text{BK}}\begin{pmatrix}-1 \\ 0{,}5 \\ 0{,}5\end{pmatrix}.
    Donc, la réponse est que (BK) admet pour représentation paramétrique \begin{cases}x=1-t\\y=0{,}5t\\z=0{,}5t\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

    5.En déduire que le projeté orthogonal L du point B sur le plan (AIG) a pour coordonnées L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right).

    On cherche la valeur du paramètre t pour laquelle le point de (BK) a pour coordonnées \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) : d'après la représentation paramétrique, 1-t=\dfrac{1}{3} donne t=\dfrac{2}{3}, et on vérifie que 0{,}5\times\dfrac{2}{3}=\dfrac{1}{3} pour les deux autres coordonnées. Le point L de coordonnées \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) appartient donc bien à la droite (BK).
    On vérifie aussi que L appartient au plan (AIG), d'équation 2x-y-z=0 (question 3) : \begin{aligned}2\times\dfrac{1}{3}-\dfrac{1}{3}-\dfrac{1}{3} &= \dfrac{2}{3}-\dfrac{2}{3} \\ &= 0\end{aligned} Les coordonnées de L vérifient donc l'équation du plan.
    Le point L appartient donc à la fois à la droite (BK) et au plan (AIG) : c'est le point d'intersection de cette droite et de ce plan. Comme (BK) est orthogonale à (AIG) (question 2), L est donc bien le projeté orthogonal de B sur le plan (AIG).

    6.Déterminer la distance du point B au plan (AIG).

    La distance de B au plan (AIG) est la distance BL, puisque L est le projeté orthogonal de B sur ce plan. Le repère étant orthonormé, on calcule cette distance à partir des coordonnées de B(1~;~0~;~0) et L\left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{1}{3}\right) :
    \text{BL}=\sqrt{\left(\dfrac{1}{3}-1\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}-0\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}-0\right)^2}=\sqrt{\left(-\dfrac{2}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2+\left(\dfrac{1}{3}\right)^2}=\sqrt{\dfrac{4}{9}+\dfrac{1}{9}+\dfrac{1}{9}}=\sqrt{\dfrac{6}{9}}=\dfrac{\sqrt{6}}{3}.
    Donc, la réponse est que la distance du point B au plan (AIG) vaut \dfrac{\sqrt{6}}{3}.

    Partie2 (deuxième méthode) : On rappelle que le volume V d'une pyramide vaut V=\dfrac{1}{3}\times b\times h, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée. 1.a Justifier que, dans le tétraèdre ABIG, [GF] est la hauteur relative à la base AIB.

    Le triangle AIB est inclus dans le plan (ABF), qui est le plan contenant la face avant du cube ABFE (car A, I, B appartiennent tous trois à cette face, I étant le milieu de [EF]).
    Comme ABCDEFGH est un cube, l'arête [GF] est perpendiculaire à la face ABFE, donc perpendiculaire au plan (AIB). Le segment [GF] joint le sommet G du tétraèdre au plan de la base AIB en formant un angle droit avec ce plan : c'est donc bien la hauteur du tétraèdre ABIG relative à la base AIB.

    1.bEn déduire le volume du tétraèdre ABIG.

    Le triangle AIB a pour base [AB], de longueur 1 (arête du cube), et pour hauteur associée la distance de I à la droite (AB), qui vaut ici 1 (même longueur que l'arête [AE], puisque I est le milieu de [EF] à la même hauteur que E et F). Son aire est donc \begin{aligned}b_{\text{AIB}} &= \dfrac{1\times1}{2} \\ &= \dfrac{1}{2}\end{aligned}
    La hauteur du tétraèdre relative à cette base est h_{\text{GF}}=\text{GF}=1 (arête du cube).
    Donc, la réponse est \begin{aligned}V_{\text{ABIG}} &= \dfrac{1}{3}\times b_{\text{AIB}}\times h_{\text{GF}} \\ &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{1}{2}\times1 \\ &= \dfrac{1}{6}\end{aligned}

    2.On admet que AI = IG =\dfrac{\sqrt{5}}{2} et que AG =\sqrt{3}. Démontrer que l'aire du triangle isocèle AIG est égale à \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

    Le triangle AIG est isocèle en I (car AI = IG), donc la hauteur issue de I est aussi la médiane issue de I : elle passe par le milieu O du côté [AG], qui est précisément le point défini dans l'énoncé comme le milieu de [AG].
    On calcule la longueur IO à l'aide des coordonnées : I\left(\dfrac{1}{2}~;~0~;~1\right) et O, milieu de [AG] avec A(0~;~0~;~0) et G(1~;~1~;~1), a pour coordonnées O\left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
    \text{IO}=\sqrt{\left(\dfrac{1}{2}-\dfrac{1}{2}\right)^2+\left(\dfrac{1}{2}-0\right)^2+\left(\dfrac{1}{2}-1\right)^2}=\sqrt{0+\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{4}}=\sqrt{\dfrac{1}{2}}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}.
    L'aire du triangle AIG, dont [AG] est la base et [IO] la hauteur associée, vaut donc \begin{aligned}A_{\text{AIG}} &= \dfrac{\text{AG}\times\text{IO}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{3}\times\dfrac{\sqrt{2}}{2}}{2} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{4}\end{aligned}
    Donc, la réponse est que l'aire du triangle AIG est bien \dfrac{\sqrt{6}}{4} unité d'aire.

    3.En déduire la distance du point B au plan (AIG).

    On peut aussi calculer le volume du tétraèdre ABIG en considérant le triangle AIG comme base : la hauteur associée est alors la distance h du point B au plan (AIG), c'est-à-dire la distance cherchée.
    D'après les questions précédentes, V_{\text{ABIG}}=\dfrac{1}{6} et A_{\text{AIG}}=\dfrac{\sqrt{6}}{4}, donc : \begin{aligned}\dfrac{1}{6} &= \dfrac{1}{3}\times A_{\text{AIG}}\times h \\ &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{\sqrt{6}}{4}\times h\end{aligned}
    On en déduit \begin{aligned}h &= \dfrac{1}{6}\times\dfrac{3\times4}{\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{12}{6\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{2}{\sqrt{6}} \\ &= \dfrac{2\sqrt{6}}{6} \\ &= \dfrac{\sqrt{6}}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est que l'on retrouve bien la distance du point B au plan (AIG) égale à \dfrac{\sqrt{6}}{3}, ce qui confirme le résultat obtenu par la première méthode.

    Bac Terminale 2021 : Métropole, Mayotte, La Réunion, Antilles Guyane (jour 1) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Cécile a invité des amis à déjeuner sur sa terrasse. Elle a prévu en dessert un assortiment de gâteaux individuels qu'elle a achetés surgelés.

    Elle sort les gâteaux du congélateur à -19 °C et les apporte sur la terrasse où la température est de 25 °C.

    Au bout de 10 minutes la température des gâteaux est de 1,3 °C.

    I -- Premier modèle

    On suppose que la vitesse de décongélation est constante c'est-à-dire que l'augmentation de la température est la même minute après minute.

    Selon ce modèle, déterminer quelle serait la température des gâteaux 25 minutes après leur sortie du congélateur.

    Ce modèle semble-t-il pertinent ?

    II -- Second modèle

    On note T_n la température des gâteaux en degré Celsius, au bout de n minutes après leur sortie du congélateur ; ainsi T_0 = - 19.

    On admet que pour modéliser l'évolution de la température, on doit avoir la relation suivante

    \text{Pour tout entier naturel } n,\ T_{n+1}-T_n=-0.06\times \left(T_n - 25\right).

    1. Justifier que, pour tout entier n, on a T_{n+1}=0.94T_n + 1.5
    2. Calculer T_1 et T_2. On donnera des valeurs arrondies au dixième.
    3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a T_n\leqslant 25.

      En revenant à la situation étudiée, ce résultat était-il prévisible ?
    4. Étudier le sens de variation de la suite \left(T_n\right).
    5. Démontrer que la suite \left(T_n\right) est convergente.
    6. On pose pour tout entier naturel n, U_n = T_n - 25.
      1. Montrer que la suite \left(U_n\right) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme U_0.
      2. En déduire que pour tout entier naturel n, T_n=-44\times 0.94^n+25.
      3. En déduire la limite de la suite \left(T_n\right). Interpréter ce résultat dans le contexte de la situation étudiée.
      1. Le fabricant conseille de consommer les gâteaux au bout d'une demi-heure à température ambiante après leur sortie du congélateur.

        Quelle est alors la température atteinte par les gâteaux ? On donnera une valeur arrondie à l'entier le plus proche.
      2. Cécile est une habituée de ces gâteaux, qu'elle aime déguster lorsqu'ils sont encore frais, à la température de 10 °C. Donner un encadrement entre deux entiers consécutifs du temps en minutes après lequel Cécile doit déguster son gâteau.
      3. Le programme suivant, écrit en langage Python, doit renvoyer après son exécution la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n \geqslant 10.

        []{|p{4.5cm}|}

        def seuil() :
        n=0
        T= ...
        while T...
        T= ...
        n=n+1
        return


        Recopier ce programme sur la copie et compléter les lignes incomplètes afin que le programme renvoie la valeur attendue.

    \textsc{Exercice} au choix du candidat 5 points

    Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi: Exercice A ou Exercice B

    Pour éclairer le choix, les principaux domaines abordés sont indiqués en début de chaque exercice.

    Exercice A

    []{|l|}

    Principaux domaines abordés :

    Géométrie de l'espace rapporté à un repère orthonormé ; orthogonalité dans l'espace

    Dans un repère orthonormé \left(\text{O}~;~\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) on considère

    • le point A de coordonnées (1 ; 3 ; 2),
    • le vecteur \vect{u} de coordonnées \begin{pmatrix} 1\\1\\0\\\end{pmatrix}
    • la droite d passant par l'origine O du repère et admettant pour vecteur directeur \vect{u}.

    Le but de cet exercice est de déterminer le point de d le plus proche du point A et d’étudier quelques propriétés de ce point.

    On pourra s’appuyer sur la figure ci-contre pour raisonner au fur et à mesure des questions.

    x y z M 0 A A ı k O u

    1. Déterminer une représentation paramétrique de la droite d.
    2. Soit t un nombre réel quelconque, et M un point de la droite d, le point M ayant pour coordonnées (t~;~t~;~0).
      1. On note AM la distance entre les points A et M. Démontrer que:

        AM^2 = 2t^2 - 8t+ 14.
      2. Démontrer que le point M_0 de coordonnées (2~;~2~;~0) est le point de la droite d pour lequel la distance AM est minimale.

        On admettra que la distance AM est minimale lorsque son carré AM^2 est minimal.
    3. Démontrer que les droites (AM_0) et d sont orthogonales.
    4. On appelle A' le projeté orthogonal du point A sur le plan d'équation cartésienne z = 0. Le point A' admet donc pour coordonnées (1~;~3~;~0).

      Démontrer que le point M_0 est le point du plan (AA'M_0) le plus proche du point O, origine du repère.
    5. Calculer le volume de la pyramide OM_0A'A.

      On rappelle que le volume d'une pyramide est donné par: V = \frac{1}{3}\mathcal{B}h, où \mathcal{B} est l'aire

      d'une base et h est la hauteur de la pyramide correspondant à cette base.

    Exercice B

    []{|l|}

    Principaux domaines abordés :

    Équations différentielles ; fonction exponentielle.

    On considère l’équation différentielle

    (E)\quad y'= y + 2x\e^x

    On cherche l'ensemble des fonctions définies et dérivables sur l'ensemble \R des nombres réels qui sont solutions de cette équation.

    1. Soit u la fonction définie sur \R par u(x) = x^2\e^x. On admet que u est dérivable et on note u' sa fonction dérivée. Démontrer que u est une solution particulière de (E).
    2. Soit f une fonction définie et dérivable sur \R. On note g la fonction définie sur \R par :

      g(x) = f(x) - u(x)

      1. Démontrer que si la fonction f est solution de l'équation différentielle (E) alors la fonction g est solution de l'équation différentielle: y' =y.

        On admet que la réciproque de cette propriété est également vraie.
      2. À l'aide de la résolution de l'équation différentielle y' =y, résoudre l'équation différentielle (E).
    3. Étude de la fonction u
      1. Étudier le signe de u' (x) pour x variant dans \R.
      2. Dresser le tableau de variations de la fonction u sur \R (les limites ne sont pas demandées).
      3. Déterminer le plus grand intervalle sur lequel la fonction u est concave.
    Voir la correction

    PartieI : Cécile sort des gâteaux du congélateur, où ils étaient à -19\,^{\circ}C, pour les poser sur une terrasse à 25\,^{\circ}C. Au bout de 10 minutes, ils sont à 1,3\,^{\circ}C. En supposant que la température augmente à vitesse constante (même hausse chaque minute), quelle serait la température des gâteaux au bout de 25 minutes ? Ce modèle est-il pertinent ?

    En 10 minutes, la température a augmenté de 1{,}3-(-19) = 20{,}3\,^{\circ}C, soit une hausse constante supposée de \dfrac{20{,}3}{10} = 2{,}03\,^{\circ}C par minute.
    Au bout de 25 minutes, la hausse totale serait de 25\times2{,}03 = 50{,}75\,^{\circ}C, donc une température de -19+50{,}75 = 31{,}75\,^{\circ}C.
    Or la température de la terrasse est de 25\,^{\circ}C : les gâteaux ne peuvent pas dépasser cette température ambiante. Donc, ce modèle n'est pas pertinent.

    PartieII : On note T_n la température des gâteaux, en degré Celsius, n minutes après leur sortie du congélateur, avec T_0=-19. On admet la relation T_{n+1}-T_n = -0,06\times(T_n-25) pour tout entier naturel n. 1. Montrer que, pour tout entier naturel n, T_{n+1} = 0,94\,T_n+1,5.

    En développant : \begin{aligned}T_{n+1}-T_n &= -0{,}06T_n+0{,}06\times25 \\ &= -0{,}06T_n+1{,}5\end{aligned}
    D'où \begin{aligned}T_{n+1} &= T_n-0{,}06T_n+1{,}5 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5\end{aligned}

    2.Calculer T_1 et T_2 (arrondir au dixième).

    Avec n=0 : \begin{aligned}T_1 &= 0{,}94\times(-19)+1{,}5 \\ &= -17{,}86+1{,}5 \\ &= -16{,}36\end{aligned} soit T_1\approx-16{,}4.
    Avec n=1 : \begin{aligned}T_2 &= 0{,}94\times(-16{,}36)+1{,}5 \\ &= -15{,}3784+1{,}5 \\ &= -13{,}8784\end{aligned} soit T_2\approx-13{,}9.

    3.Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25. Ce résultat était-il prévisible dans le contexte de l'énoncé ?

    Initialisation. \begin{aligned}T_0 &= -19 \\ &\leqslant 25\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité. Supposons que, pour un entier n, T_n\leqslant25. En multipliant par 0{,}94>0 : \begin{aligned}0{,}94\,T_n &\leqslant 0{,}94\times25 \\ &= 23{,}5\end{aligned}
    En ajoutant 1{,}5 aux deux membres : 0{,}94\,T_n+1{,}5\leqslant25, soit T_{n+1}\leqslant25 : la propriété est vraie au rang n+1.
    Conclusion. La propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, T_n\leqslant25.
    Ce résultat était prévisible : la température des gâteaux ne peut pas dépasser la température ambiante de la terrasse, qui est justement de 25\,^{\circ}C.

    4.Étudier le sens de variation de la suite (T_n).

    D'après la relation de récurrence, T_{n+1}-T_n = -0{,}06\times(T_n-25).
    D'après la question précédente, T_n\leqslant25 pour tout n, donc T_n-25\leqslant0, donc -0{,}06\times(T_n-25)\geqslant0.
    Ainsi T_{n+1}-T_n\geqslant0 pour tout n : la suite (T_n) est croissante.

    5.Démontrer que la suite (T_n) est convergente.

    La suite (T_n) est croissante (question précédente) et majorée par 25 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite \ell vérifiant \ell\leqslant25.

    6.aOn pose, pour tout entier naturel n, U_n = T_n-25. Montrer que (U_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.

    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}U_{n+1} &= T_{n+1}-25 \\ &= 0{,}94\,T_n+1{,}5-25 \\ &= 0{,}94\,T_n-23{,}5\end{aligned}
    Or 0{,}94\times(T_n-25) = 0{,}94\,T_n-23{,}5, donc \begin{aligned}U_{n+1} &= 0{,}94\times(T_n-25) \\ &= 0{,}94\,U_n\end{aligned}
    La suite (U_n) est donc géométrique de raison 0{,}94, de premier terme \begin{aligned}U_0 &= T_0-25 \\ &= -19-25 \\ &= -44\end{aligned}

    6.bEn déduire que, pour tout entier naturel n, T_n = -44\times0,94^n+25.

    Comme (U_n) est géométrique de raison 0{,}94 et de premier terme -44 : U_n = -44\times0{,}94^n pour tout n.
    Or U_n = T_n-25, donc \begin{aligned}T_n &= U_n+25 \\ &= -44\times0{,}94^n+25\end{aligned}

    6.cEn déduire la limite de la suite (T_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'énoncé.

    Comme {0<0{,}94<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}94^n = 0, donc par somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}T_n = 25.
    Cela signifie que la température des gâteaux se rapproche indéfiniment de la température ambiante de la terrasse, 25\,^{\circ}C, sans jamais la dépasser, ce qui est cohérent avec la situation physique.

    7.aLe fabricant conseille de consommer les gâteaux une demi-heure après leur sortie du congélateur. Quelle température ont-ils alors atteinte (arrondir à l'entier le plus proche) ?

    Avec n=30 minutes : \begin{aligned}T_{30} &= -44\times0{,}94^{30}+25 \\ &\approx 18{,}1\end{aligned} Donc, les gâteaux ont atteint une température d'environ 18 ^{\circ}C.

    7.bCécile aime déguster ces gâteaux encore frais, à 10 ^{\circ}C. Donner un encadrement, entre deux entiers consécutifs, du nombre de minutes après lesquelles elle doit les déguster.

    À la calculatrice, T_{17}\approx9{,}6 et T_{18}\approx10{,}6 : la température franchit donc 10\,^{\circ}C entre les minutes 17 et 18.
    Donc, Cécile doit déguster son gâteau entre la 17^{\text{e}} et la 18^{\text{e}} minute après sa sortie du congélateur.

    7.cLe programme Python suivant doit renvoyer la plus petite valeur de l'entier n pour laquelle T_n\geqslant10. Recopier et compléter les lignes manquantes.

    • def seuil():
    • n = 0
    • T = -19
    • while T < 10 :
    • T = 0.94 * T + 1.5
    • n = n + 1
    • return n
    Bac Terminale 2021 : Amérique du Nord Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Les questions 1. à 5. de cet exercice peuvent être traitées de façon indépendante

    On considère un cube ABCDEFGH. Le point I est le milieu du segment [EF], le point J est le milieu du segment [BC] et le point K est le milieu du segment [AE].

    A B C D E F G H I J K

    1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.

    Dans la suite, on se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~ \vect{\text{AD}},~ \vect{\text{AE}}\right).

      1. Donner les coordonnées des points I et J.
      2. Montrer que les vecteurs \vect{\text{IJ}},~\vect{\text{AE}} et \vect{\text{AC}} sont coplanaires.

    On considère le plan \mathcal P d'équation x + 3y - 2z + 2 = 0 ainsi que les droites d_1 et d_2 définies par les représentations paramétriques ci-dessous:

    d_1\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&3 + t\\ y &=& 8 - 2t\\ z &=& - 2 + 3t\\ \end{array}\right. , t \in \R\quad \text{et}\quad d_2\quad : \left\{\begin{array}{l c l} x &=&4 + t\\ y &=&1 + t\\ z &=&8 + 2t\\ \end{array}\right. , t \in \R.

    1. Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ? Justifier votre réponse.
    2. Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal P.
    3. Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal P.

    \textsc{Exercice au choix du candidat}

    Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

    Exercice A

    Principaux domaines abordés :
    \bullet~~Fonction exponentielle
    \bullet~~Convexité

    Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

    On justifiera chaque réponse.

    Affirmation 1 : Pour tous réels a et b, \left(\text{e}^{a+b}\right)^2 = \text{e}^{2a} + \text{e}^{2b}.

    Affirmation 2 : Dans le plan muni d'un repère, la tangente au point A d'abscisse 0 à la courbe représentative de la fonction f définie sur \R par f(x) = - 2 + (3 - x)\text{e}^x admet pour équation réduite y = 2x + 1.

    Affirmation 3 : \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \left(\text{e}^{2x} - \text{e}^{x} + \dfrac{3}{x}\right) = 0.

    Affirmation 4 : L'équation 1 - x + \text{e}^{-x} = 0 admet une seule solution appartenant à l'intervalle [0 ; 2].

    Affirmation 5 : La fonction g définie sur \R par g(x) = x^2 - 5x + \text{e}^x est convexe.

    Exercice B

    Principaux domaines abordés :
    \bullet~~Fonction logarithme népérien
    \bullet~~Convexité

    Dans le plan muni d'un repère, on considère ci-dessous la courbe \mathcal{C}_f représentative d'une fonction f, deux fois dérivable sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.

    La courbe \mathcal{C}_f admet une tangente horizontale T au point A(1 ; 4).

    012345601234 T C f A

    1. Préciser les valeurs f(1) et f'(1).

    On admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

    f(x) = \dfrac{a + b \ln x}{x}\quad \text{où }\quad a \text{ et}\quad b \text{ sont deux nombres réels}.

    1. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

      f'(x) = \dfrac{b - a - b\quad \ln x}{x^2}.
    2. En déduire les valeurs des réels a et b.

    Dans la suite de l'exercice, on admet que la fonction f est définie pour tout réel x de l'intervalle ]0~;~ +\infty[ par:

    f(x) = \dfrac{4 + 4\ln x}{x}.

    1. Déterminer les limites de f en 0 et en +\infty.
    2. Déterminer le tableau de variations de f sur l'intervalle ]0~;~ +\infty[.
    3. Démontrer que, pour tout réel x strictement positif, on a :

      f''(x) = \dfrac{- 4 + 8\ln x}{x^3}.
    4. Montrer que la courbe \mathcal{C}_f possède un unique point d'inflexion B dont on précisera les coordonnées.
    Voir la correction

    Onconsidère un cube ABCDEFGH. I est le milieu de [EF], J le milieu de [BC] et K le milieu de [AE]. On munit l'espace du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), dans lequel A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), I(0,5 ; 0 ; 1), J(1 ; 0,5 ; 0) et K(0 ; 0 ; 0,5). 1. Les droites (AI) et (KH) sont-elles parallèles ?

    \overrightarrow{AI}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KH}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ 0,5\end{pmatrix}.
    Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires (leurs coordonnées ne sont proportionnelles selon aucun facteur commun), donc, la réponse est que les droites (AI) et (KH) ne sont pas parallèles.

    2.Montrer que les vecteurs \overrightarrow{IJ}, \overrightarrow{AE} et \overrightarrow{AC} sont coplanaires.

    \overrightarrow{IJ}\begin{pmatrix}0,5 \\ 0,5 \\ -1\end{pmatrix}, \overrightarrow{AE}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix} et \overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
    On constate que 2\overrightarrow{IJ}+2\overrightarrow{AE} = \overrightarrow{AC}.
    Le vecteur \overrightarrow{AC} est donc une combinaison linéaire des vecteurs \overrightarrow{IJ} et \overrightarrow{AE} : ces trois vecteurs sont donc coplanaires.

    3.On considère le plan \mathcal{P} d'équation x+3y-2z+2=0 et les droites d_1 et d_2 de représentations paramétriques d_1 : x=3+t,\ y=8-2t,\ z=-2+3t et d_2 : x=4+t,\ y=1+t,\ z=8+2t (t\in\mathbb{R}). Les droites d_1 et d_2 sont-elles parallèles ?

    d_1 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_1}\begin{pmatrix}1 \\ -2 \\ 3\end{pmatrix} et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
    Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, donc, la réponse est que les droites d_1 et d_2 ne sont pas parallèles.

    4.Montrer que la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

    Le plan \mathcal{P} admet pour vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix}, et d_2 a pour vecteur directeur \overrightarrow{u_2}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 2\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{u_2} &= 1\times1+3\times1+(-2)\times2 \\ &= 1+3-4 \\ &= 0\end{aligned}
    Le vecteur directeur de d_2 est donc orthogonal au vecteur normal de \mathcal{P} : la droite d_2 est parallèle au plan \mathcal{P}.

    5.Montrer que le point L(4 ; 0 ; 3) est le projeté orthogonal du point M(5 ; 3 ; 1) sur le plan \mathcal{P}.

    \overrightarrow{ML}\begin{pmatrix}4-5 \\ 0-3 \\ 3-1\end{pmatrix} = \begin{pmatrix}-1 \\ -3 \\ 2\end{pmatrix}, qui est l'opposé du vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}1 \\ 3 \\ -2\end{pmatrix} de \mathcal{P} : \overrightarrow{ML} est donc lui aussi normal au plan \mathcal{P}, ce qui montre que la droite (ML) est perpendiculaire à \mathcal{P}.
    D'autre part, les coordonnées de L vérifient l'équation de \mathcal{P} : \begin{aligned}4+3\times0-2\times3+2 &= 4-6+2 \\ &= 0\end{aligned} donc L appartient à \mathcal{P}.
    Le point L appartient au plan \mathcal{P} et la droite (ML) lui est perpendiculaire : donc, la réponse est que L est bien le projeté orthogonal de M sur le plan \mathcal{P}.

    Commun à tous les candidats

    En 2020, une influenceuse sur les réseaux sociaux compte 1000 abonnés à son profil. On modélise le nombre d'abonnés ainsi: chaque année, elle perd 10 % de ses abonnés auxquels s'ajoutent 250 nouveaux abonnés.

    Pour tout entier naturel n, on note u_n le nombre d'abonnés à son profil en l'année (2020 + n), suivant cette modélisation. Ainsi u_0 = 1000.

    1. Calculer u_1.
    2. Justifier que pour tout entier naturel n,\quad u_{n+1} = 0,9u_n + 250.
    3. La fonction Python nommée « suite » est définie ci-dessous. Dans le contexte de l'exercice, interpréter la valeur renvoyée par suite(10).

      def suite( n) :
      u = 1000
      for i in range(n) :
      u = 0,9*u + 250
      return u
      1. Montrer, à l'aide d'un raisonnement par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant\quad 2500.
      2. Démontrer que la suite \left(u_n\right) est croissante.
      3. Déduire des questions précédentes que la suite \left(u_n\right) est convergente.
    4. Soit \left(v_n\right) la suite définie par v_n = u_n - 2500 pour tout entier naturel n.
      1. Montrer que la suite \left(v_n\right) est une suite géométrique de raison 0,9 et de terme initial v_0 = - 1500.
      2. Pour tout entier naturel n, exprimer v_n en fonction de n et montrer que :

        u_n = - 1500 \times\quad 0,9^n + 2500.
      3. Déterminer la limite de la suite \left(u_n\right) et interpréter dans le contexte de l'exercice.
    5. Écrire un programme qui permet de déterminer en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2200.

      Déterminer cette année.

    EXERCICE 2 commun à tous les candidats 5 points

    On considère un cube ABCDEFGH d'arête 8 cm et de centre \Omega.

    Les points P, Q et R sont définis par \vect{\text{AP}} = \dfrac{3}{4}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\text{AQ}} = ~\dfrac{3}{4}\vect{\text{AE}} et \vect{\text{FR}} = \dfrac{1}{4}\vect{\text{FG}}.

    On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;\vect{\imath},~\vect{\jmath},~\vect{k}\right) avec : \vect{\imath} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AB}},\quad \vect{\jmath}= \dfrac{1}{8}\vect{\text{AD}} et

    \vect{k} = \dfrac{1}{8}\vect{\text{AE}}.

    B C G F D H E A P Q R ı k

    Partie I

    1. Dans ce repère, on admet que les coordonnées du point R sont (8 ; 2 ; 8).

      Donner les coordonnées des points P et Q.
    2. Montrer que le vecteur \vect{n}(1~;~-5~;~1) est un vecteur normal au plan (PQR).
    3. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (PQR) est x - 5y + z - 6 = 0.

    Partie II

    On note L le projeté orthogonal du point \Omega sur le plan (PQR).

    1. Justifier que les coordonnées du point \Omega sont (4 ; 4 ; 4).
    2. Donner une représentation paramétrique de la droite d perpendiculaire au plan (PQR) et passant par \Omega.
    3. Montrer que les coordonnées du point L sont \left(\dfrac{14}{3}~;~ \dfrac{2}{3}~;~\dfrac{14}{3}\right)
    4. Calculer la distance du point \Omega au plan (PQR).

    EXERCICE 3 commun à tous les candidats 5 points

    Un sac contient les huit lettres suivantes: A B C D E F G H (2 voyelles et 6 consonnes).

    Un jeu consiste à tirer simultanément au hasard deux lettres dans ce sac.

    On gagne si le tirage est constitué d'une voyelle et d'une consonne.

    1. Un joueur extrait simultanément deux lettres du sac.
      1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
      2. Déterminer la probabilité que le joueur gagne à ce jeu.

    Les questions 2 et 3 de cet exercice sont indépendantes.

    Pour la suite de l'exercice, on admet que la probabilité que le joueur gagne est égale à \dfrac{3}{7}.

    1. Pour jouer, le joueur doit payer k euros, k désignant un entier naturel non nul.

      Si le joueur gagne, il remporte la somme de 10 euros, sinon il ne remporte rien.

      On note G la variable aléatoire égale au gain algébrique d'un joueur (c'est-à-dire la somme remportée à laquelle on soustrait la somme payée).
      1. Déterminer la loi de probabilité de G.
      2. Quelle doit être la valeur maximale de la somme payée au départ pour que le jeu reste favorable au joueur ?
    2. Dix joueurs font chacun une partie. Les lettres tirées sont remises dans le sac après chaque partie.

      On note X la variable aléatoire égale au nombre de joueurs gagnants.
      1. Justifier que X suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
      2. Calculer la probabilité, arrondie à 10^{-3}, qu'il y ait exactement quatre joueurs gagnants.
      3. Calculer P(X \geqslant 5) en arrondissant à 10^{-3}. Donner une interprétation du résultat obtenu.
      4. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que P(X \leqslant n) \geqslant 0,9.
    EXERCICE au choix du candidat 5 points

    Le candidat doit traiter UN SEUL des deux exercices A ou B

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B

    EXERCICE -- A

    Principaux domaines abordés
    -- convexité
    -- fonction logarithme

    Partie I : lectures graphiques

    f désigne une fonction définie et dérivable sur \R.

    On donne ci-dessous la courbe représentative de la fonction dérivée f'.

    0123456 1 2 3 4 5 6 71 Courbedelafonctiondérivée f

    Avec la précision permise par le graphique, répondre aux questions suivantes

    1. Déterminer le coefficient directeur de la tangente à la courbe de la fonction f en 0.
      1. Donner les variations de la fonction dérivée f'.
      2. En déduire un intervalle sur lequel f est convexe.

    Partie II : étude de fonction

    La fonction f est définie sur \R par

    f(x) = \ln \left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right).

    1. Calculer les limites de la fonction f en +\infty et en -\infty.
    2. Déterminer une expression f'(x) de la fonction dérivée de f pour tout x \in \R.
    3. En déduire le tableau des variations de f. On veillera à placer les limites dans ce tableau.
      1. Justifier que l'équation f(x) = 2 a une unique solution \alpha dans l'intervalle \left[-\dfrac{1}{2}~;~+ \infty\right[.
      2. Donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près.
    4. La fonction f' est dérivable sur \R. On admet que, pour tout x \in\quad \R, f''(x) = \dfrac{-2x^2 - 2x + 4}{\left(x^2 + x + \dfrac{5}{2}\right)^2}.

      Déterminer le nombre de points d'inflexion de la courbe représentative de f.

    EXERCICE -- B

    Principaux domaines abordés
    -- Étude de fonction, fonction exponentielle
    -- Équations différentielles

    Partie I

    Considérons l'équation différentielle

    y'= -0,4y + 0,4

    y désigne une fonction de la variable t, définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.

      1. Déterminer une solution particulière constante de cette équation différentielle.
      2. En déduire l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.
      3. Déterminer la fonction g, solution de cette équation différentielle, qui vérifie g(0) = 10.

    Partie II

    Soit p la fonction définie et dérivable sur l'intervalle [0~;~+ \infty[ par

    \begin{aligned}p(t) &= \dfrac{1}{g(t)} \\ &= \dfrac{1}{1 + 9\e^{-0,4t}}.\end{aligned}

    1. Déterminer la limite de p en + \infty.
    2. Montrer que p'(t) = \dfrac{3,6\e^{-0,4t}}{ \left(1 + 9\e^{-0,4t}\right)^2} pour tout t \in\quad [0~;~+ \infty[.
      1. Montrer que l'équation p(t) = \dfrac{1}{2} admet une unique solution \alpha sur [0~;~+ \infty[.
      2. Déterminer une valeur approchée de \alpha à 10^{-1} près à l'aide d'une calculatrice.

    Partie III

    1. p désigne la fonction de la partie II.

      Vérifier que p est solution de l'équation différentielle y' = 0,4y(1 - y) avec la condition initiale y(0) = \dfrac{1}{10}y désigne une fonction définie et dérivable sur [0~;~ + \infty[.
    2. Dans un pays en voie de développement, en l'année 2020, 10 % des écoles ont accès à internet.

      Une politique volontariste d'équipement est mise en œuvre et on s'intéresse à l'évolution de la proportion des écoles ayant accès à internet.

      On note t le temps écoulé, exprimé en année, depuis l'année 2020.

      La proportion des écoles ayant accès à internet à l'instant t est modélisée par p(t).

      Interpréter dans ce contexte la limite de la question II 1 puis la valeur approchée de \alpha de la question II 3. b. ainsi que la valeur p(0).
    Voir la correction

    1.Une influenceuse compte u_0=1\,000 abonnés en 2020. Chaque année, elle perd 10\,\% de ses abonnés puis en gagne 250 nouveaux. On note u_n le nombre d'abonnés en l'année (2020+n). Calculer u_1.

    Perdre 10\,\% revient à multiplier par 0{,}9. Donc u_1 = 1\,000\times0{,}9 + 250 = 900+250 = 1 150 abonnés.

    2.Justifier que, pour tout entier naturel n, u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

    Multiplier par 0{,}9 traduit la perte de 10\,\% des abonnés d'une année sur l'autre.
    On ajoute ensuite chaque année 250 nouveaux abonnés, donc pour tout entier naturel n : u_{n+1} = 0{,}9u_n + 250.

    3.Une fonction Python suite(n) initialise u = 1000, puis répète n fois u = 0.9*u + 250, avant de renvoyer u. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, la valeur renvoyée par l'appel suite(10).

    La fonction calcule u_{10}, c'est-à-dire le nombre d'abonnés estimé en l'année 2030 ; la calculatrice donne u_{10}\approx 1 977 abonnés.

    4.aMontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

    Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 1\,000 \\ &\leqslant 2\,500\end{aligned} la propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité : on suppose que pour un entier n donné, u_n \leqslant 2\,500. Comme 0{,}9>0, la multiplication conserve l'ordre : \begin{aligned}0{,}9u_n &\leqslant 0{,}9\times2\,500 \\ &= 2\,250\end{aligned} puis en ajoutant 250 aux deux membres, 0{,}9u_n+250 \leqslant 2\,500, soit u_{n+1} \leqslant 2\,500 : la propriété est vraie au rang n+1.
    Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et héréditaire, donc, d'après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 2\,500.

    4.bDémontrer que la suite (u_n) est croissante.

    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}u_{n+1}-u_n &= 0{,}9u_n+250-u_n \\ &= -0{,}1u_n+250\end{aligned}
    Or, d'après la question précédente, u_n \leqslant 2\,500, donc 0{,}1u_n \leqslant 250, soit -0{,}1u_n+250 \geqslant 0.
    On a donc u_{n+1}-u_n \geqslant 0 pour tout entier naturel n : la suite (u_n) est croissante.

    4.cDéduire des deux questions précédentes que la suite (u_n) est convergente.

    La suite (u_n) est croissante et majorée par 2\,500 : d'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers une limite inférieure ou égale à 2\,500.

    5.aOn pose v_n = u_n - 2\,500 pour tout entier naturel n. Montrer que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500.

    Pour tout entier naturel n : \begin{aligned}v_{n+1} &= u_{n+1}-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n+250-2\,500 \\ &= 0{,}9u_n-2\,250 \\ &= 0{,}9(u_n-2\,500) \\ &= 0{,}9v_n\end{aligned}
    La relation v_{n+1}=0{,}9v_n, vraie pour tout entier naturel n, montre que (v_n) est géométrique de raison 0{,}9.
    Son premier terme vaut v_0 = u_0 - 2\,500 = 1\,000-2\,500 = -1\,500.

    5.bExprimer v_n en fonction de n, puis montrer que u_n = 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}.

    Comme (v_n) est géométrique de raison 0{,}9 et de premier terme v_0=-1\,500, pour tout entier naturel n : v_n = -1\,500\times0{,}9^{n}.
    Or v_n = u_n - 2\,500, donc \begin{aligned}u_n &= v_n + 2\,500 \\ &= 2\,500 - 1\,500\times0{,}9^{n}\end{aligned}

    5.cDéterminer la limite de la suite (u_n) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

    Comme {0<0{,}9<1}, on a \displaystyle\lim_{n\to+\infty}0{,}9^{n} = 0, donc par produit puis somme de limites, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n = 2\,500.
    Dans le contexte de l'exercice, cela signifie que le nombre d'abonnés de l'influenceuse se stabilise autour de 2 500 au fil des années.

    6.Écrire un programme qui détermine en quelle année le nombre d'abonnés dépassera 2 200, puis donner cette année.

    • n = 0
    • u = 1000
    • tant que u <= 2200 :
    • u = 0.9 * u + 250
    • n = n + 1
    • renvoyer n
    • En simulant l'évolution terme à terme, on obtient \begin{aligned}u_{15} &\approx 2\,191{,}2 \\ &\leqslant 2\,200\end{aligned} et u_{16}\approx2\,222{,}0 > 2\,200 : le programme renvoie n=16.
    • Donc, la réponse est que le nombre d'abonnés dépasse 2 200 la seizième année suivant 2020, c'est-à-dire en 2036.

    Commun à tous les candidats

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples (QCM)

    Pour chaque question, trois affirmations sont proposées, une seule de ces affirmations est exacte.
    Le candidat recopiera sur sa copie le numéro de chaque question et la lettre de la réponse choisie pour celle-ci.
    AUCUNE JUSTIFICATION n'est demandée. Une réponse fausse ou l'absence de réponse n'enlève aucun point.

    1. On considère la fonction f définie sur \R par

      f(x) = \left(x^2 - 2x - 1\right)\e^x.

      A. La fonction dérivée de f est la fonction définie par f'(x) = (2x - 2)\e^x.

      B. La fonction f est décroissante sur l'intervalle ]-\infty~;~2].

      C. \displaystyle\lim_{x \to - \infty} f(x) = 0.
    2. On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = \dfrac{3}{5 + \e^x}.

      Sa courbe représentative dans un repère admet :

      A. une seule asymptote horizontale;

      B. une asymptote horizontale et une asymptote verticale;

      C. deux asymptotes horizontales.
    3. On donne ci-dessous la courbe \mathcal{C}_{f''} représentant la fonction dérivée seconde f'' d'une fonction f définie et deux fois dérivable sur l'intervalle [-3,5~;~6].

      0123456 1 2 3 40 1 2 31234 x y Courbedelafonctiondérivéeseconde f ′′ A. La fonction f est convexe sur l'intervalle [-3~;~3].

      B. La fonction f admet trois points d'inflexion.

      C. La fonction dérivée f' de f est décroissante sur l'intervalle [0 ; 2].
    4. On considère la suite \left(u_n\right) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2 - 17n + 20.

      A. La suite \left(u_n\right) est minorée.

      B. La suite \left(u_n\right) est décroissante.

      C. L'un des termes de la suite \left(u_n\right) est égal à 2021.
    5. On considère la suite \left(u_n\right) définie par u_0 = 2 et, pour tout entier naturel n,

      u_{n+1} = 0,75u_n +5.

      On considère la fonction « seuil » suivante écrite en Python :

      def seuil() :
      u = 2
      n = 0
      while u < 45 :
      u = 0,75*u + 5
      n = n+1
      return n


      Cette fonction renvoie :

      A. la plus petite valeur de n telle que u_n \geqslant\quad 45 ;

      B. la plus petite valeur de n telle que u_n\quad < 45 ;

      C. la plus grande valeur de n telle que u_n \geqslant 45.
    Voir la correction

    1.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = (x^2-2x-1)e^x. Quelle est la limite de f en -\infty ?

    En développant, f(x) = x^2e^x - 2xe^x - e^x.
    Par croissances comparées, \lim\limits_{x\to-\infty} x^2e^x = 0 et \lim\limits_{x\to-\infty} xe^x = 0 ; de plus \lim\limits_{x\to-\infty} e^x = 0.
    Par somme de limites, \lim\limits_{x\to-\infty} f(x) = 0.

    2.QCM. Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par f(x) = \dfrac{3}{5+e^x}. Que peut-on dire des asymptotes à sa courbe représentative ?

    Quand x\to-\infty, e^x\to0 donc f(x)\to\dfrac{3}{5} : la droite d'équation y=\dfrac{3}{5} est asymptote horizontale en -\infty.
    Quand x\to+\infty, e^x\to+\infty donc f(x)\to0 : l'axe des abscisses (droite d'équation y=0) est asymptote horizontale en +\infty.
    La courbe admet deux asymptotes horizontales (une pour chaque limite infinie).

    3.QCM. La courbe ci-dessous (non reproduite ici) représente la dérivée seconde f'' d'une fonction f deux fois dérivable sur [-3{,}5~;~6], et s'annule en changeant de signe en -3, 2 et 5. Que peut-on en conclure sur f ?

    Un point d'inflexion de la courbe de f correspond à une valeur où f'' s'annule en changeant de signe.
    Comme f'' s'annule en changeant de signe exactement trois fois (en -3, 2 et 5), la courbe de f admet exactement trois points d'inflexion.

    4.QCM. On considère la suite (u_n) définie pour tout entier naturel n par u_n = n^2-17n+20. Que peut-on affirmer sur cette suite ?

    On met l'expression sous forme canonique : \begin{aligned}u_n &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{289}{4} + 20 \\ &= \left(n-\dfrac{17}{2}\right)^2 - \dfrac{209}{4}\end{aligned}
    Un carré étant toujours positif ou nul, on a pour tout entier naturel n : u_n \geqslant -\dfrac{209}{4}.
    La suite (u_n) est donc minorée (par -\dfrac{209}{4}).

    5.QCM. On considère la suite (u_n) définie par u_0=2 et, pour tout entier naturel n, u_{n+1}=0{,}75u_n+5. On exécute en Python une fonction qui initialise u=2 et n=0, puis répète tant que u<45 : u \leftarrow 0{,}75u+5 et n \leftarrow n+1, avant de renvoyer n. Que renvoie cette fonction ?

    Montrons par récurrence que, pour tout entier naturel n, u_n \leqslant 20.
    Initialisation : \begin{aligned}u_0 &= 2 \\ &\leqslant 20\end{aligned} La propriété est vraie au rang 0.
    Hérédité : supposons que pour un entier n, u_n\leqslant20. Alors \begin{aligned}0{,}75u_n &\leqslant 0{,}75\times20 \\ &= 15\end{aligned} donc 0{,}75u_n+5 \leqslant 20, c'est-à-dire u_{n+1}\leqslant20 : la propriété est vraie au rang n+1.
    Conclusion : pour tout entier naturel n, u_n\leqslant20, donc la condition u<45 est toujours vérifiée : la boucle ne s'arrête jamais.
    Aucune des trois réponses proposées n'est correcte : le programme ne s'arrête pas (boucle infinie).

    Commun à tous les candidats

    On considère un pavé droit ABCDEFGH tel que AB = AD = 1 et AE = 2, représenté ci- dessous.

    Le point I est le milieu du segment [AE]. Le point K est le milieu du segment [DC]. Le point L est défini par: \vect{\text{DL}} = \dfrac{3}{2}\vect{\text{AI}}. N est le projeté orthogonal du point D sur le plan (AKL).

    B C G F D H A K I L E

    On se place dans le repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AI}}\right).

    On admet que le point L a pour coordonnées \left(0~;~1~;~\dfrac{3}{2}\right).

    1. Déterminer les coordonnées des vecteurs \vect{\text{AK}} et \vect{\text{AL}}.
      1. Démontrer que le vecteur \vect{n} de coordonnées (6~;~-3~;~2) est un vecteur normal au plan (AKL).
      2. En déduire une équation cartésienne du plan (AKL).
      3. Déterminer un système d'équations paramétriques de la droite \Delta passant par D et perpendiculaire au plan (AKL).
      4. En déduire que le point N de coordonnées \left(\dfrac{18}{49}~;~\dfrac{40}{49}~;~\dfrac{6}{49}\right) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (AKL).

    On rappelle que le volume \mathcal{V} d'un tétraèdre est donné par la formule :

    \mathcal{V} = \dfrac{1}{3}\times\quad (\text{aire de la base}) \times \text{hauteur}.

      1. Calculer le volume du tétraèdre ADKL en utilisant le triangle ADK comme base.
      2. Calculer la distance du point D au plan (AKL).
      3. Déduire des questions précédentes l'aire du triangle AKL.
    Voir la correction

    1.On considère un pavé droit ABCDEFGH avec AB = AD = 1 et AE = 2. I est le milieu de [AE], K le milieu de [DC], et L le point défini par \overrightarrow{DL}=\dfrac{3}{2}\overrightarrow{AI}. On se place dans le repère orthonormé (A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AI}), dans lequel L\left(0~;~1~;~\dfrac{3}{2}\right). Donner les coordonnées des vecteurs \overrightarrow{AK} et \overrightarrow{AL}.

    Dans ce repère, C(1~;~1~;~0) et D(0~;~1~;~0) (ABCD est un rectangle de côtés AB et AD). K, milieu de [DC], a donc pour coordonnées K\left(\dfrac{1}{2}~;~1~;~0\right).
    On en déduit \overrightarrow{AK}\begin{pmatrix}\dfrac{1}{2} \\ 1 \\ 0\end{pmatrix}.
    D'après l'énoncé, \overrightarrow{AL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ \dfrac{3}{2}\end{pmatrix} (coordonnées de L, puisque A est l'origine du repère).

    2.aDémontrer que le vecteur \vec{n} de coordonnées (6~;~-3~;~2) est un vecteur normal au plan (AKL).

    \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AK} &= 6\times\dfrac{1}{2} + (-3)\times1 + 2\times0 \\ &= 3-3+0 \\ &= 0\end{aligned}
    \begin{aligned}\vec{n}\cdot\overrightarrow{AL} &= 6\times0 + (-3)\times1 + 2\times\dfrac{3}{2} \\ &= 0-3+3 \\ &= 0\end{aligned}
    \vec{n} est orthogonal à \overrightarrow{AK} et à \overrightarrow{AL}, deux vecteurs non colinéaires du plan (AKL) : \vec{n} est donc un vecteur normal au plan (AKL).

    2.bEn déduire une équation cartésienne du plan (AKL).

    Le plan (AKL) admet \vec{n}(6~;~-3~;~2) pour vecteur normal, donc une équation de la forme 6x-3y+2z+d=0, avec d\in\mathbb{R}.
    Comme A(0~;~0~;~0) appartient au plan : 6\times0-3\times0+2\times0+d=0, soit d=0.
    Une équation cartésienne du plan (AKL) est 6x-3y+2z=0.

    2.cDéterminer un système d'équations paramétriques de la droite \Delta passant par D et perpendiculaire au plan (AKL).

    La droite \Delta passe par D(0~;~1~;~0) et admet \vec{n}(6~;~-3~;~2) pour vecteur directeur (puisqu'elle est perpendiculaire au plan (AKL), donc dirigée par sa normale).
    Un système d'équations paramétriques de \Delta est : \begin{cases}x=6t\\y=1-3t\\z=2t\end{cases}, avec t\in\mathbb{R}.

    2.dEn déduire que le point N de coordonnées \left(\dfrac{18}{49}~;~\dfrac{40}{49}~;~\dfrac{6}{49}\right) est le projeté orthogonal du point D sur le plan (AKL).

    Le projeté orthogonal de D sur le plan (AKL) est le point d'intersection de la droite \Delta (perpendiculaire au plan et passant par D) avec ce plan.
    On remplace les coordonnées paramétriques de \Delta dans l'équation du plan : 6\times6t - 3\times(1-3t) + 2\times2t = 0.
    Soit \begin{aligned}36t - 3 + 9t + 4t = 0 &\iff 49t = 3 \\ &\iff t = \dfrac{3}{49} \end{aligned}
    En reportant dans le système paramétrique : \begin{aligned}x &= 6\times\dfrac{3}{49} \\ &= \dfrac{18}{49}\end{aligned} \begin{aligned}y &= 1-3\times\dfrac{3}{49} \\ &= \dfrac{49-9}{49} \\ &= \dfrac{40}{49}\end{aligned} \begin{aligned}z &= 2\times\dfrac{3}{49} \\ &= \dfrac{6}{49}\end{aligned}
    Le point d'intersection a bien pour coordonnées \left(\dfrac{18}{49}~;~\dfrac{40}{49}~;~\dfrac{6}{49}\right) : c'est donc le point N, projeté orthogonal de D sur le plan (AKL).

    3.aOn rappelle que le volume d'un tétraèdre est donné par \mathcal{V} = \dfrac{1}{3}\times(\text{aire de la base})\times\text{hauteur}. Calculer le volume du tétraèdre ADKL en utilisant le triangle ADK comme base.

    Le triangle ADK est rectangle en D, car (DA) et (DC) sont deux arêtes perpendiculaires du pavé et K appartient à (DC).
    On a AD = 1 et DK = \dfrac{1}{2} (K milieu de [DC] avec DC = AB = 1), donc l'aire du triangle ADK est \begin{aligned}\mathcal{A}(\text{ADK}) &= \dfrac{\text{AD}\times\text{DK}}{2} \\ &= \dfrac{1\times\frac{1}{2}}{2} \\ &= \dfrac{1}{4}\end{aligned}
    La hauteur du tétraèdre relative à cette base est DL, avec DL =\dfrac{3}{2}\timesAI =\dfrac{3}{2} (d'après la définition de L, et AI = 1 la norme du troisième vecteur de base).
    \begin{aligned}\mathcal{V}(\text{ADKL}) &= \dfrac{1}{3}\times\dfrac{1}{4}\times\dfrac{3}{2} \\ &= \dfrac{1}{8}\end{aligned} (unité de volume).

    3.bCalculer la distance du point D au plan (AKL).

    La distance de D au plan (AKL) est la longueur DN, où N est le projeté orthogonal de D sur ce plan.
    \overrightarrow{DN}\begin{pmatrix}\dfrac{18}{49} \\ \dfrac{40}{49}-1 \\ \dfrac{6}{49}\end{pmatrix}, soit \overrightarrow{DN}\begin{pmatrix}\dfrac{18}{49} \\ -\dfrac{9}{49} \\ \dfrac{6}{49}\end{pmatrix}.
    \text{DN}^2 = \left(\dfrac{18}{49}\right)^2+\left(\dfrac{-9}{49}\right)^2+\left(\dfrac{6}{49}\right)^2 = \dfrac{324+81+36}{49^2} = \dfrac{441}{2401} = \left(\dfrac{21}{49}\right)^2.
    Donc \text{DN} = \dfrac{21}{49} = \dfrac{3}{7}.

    3.cEn déduire l'aire du triangle AKL.

    En prenant cette fois le triangle AKL comme base du tétraèdre, la hauteur associée est DN, donc \mathcal{V}(\text{ADKL}) = \dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}(\text{AKL})\times\text{DN}.
    D'après les questions précédentes, \dfrac{1}{8} = \dfrac{1}{3}\times\mathcal{A}(\text{AKL})\times\dfrac{3}{7}, soit \dfrac{1}{8}=\dfrac{\mathcal{A}(\text{AKL})}{7}.
    \mathcal{A}(\text{AKL}) = \dfrac{7}{8} (unité d'aire).

    Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Cet exercice est un questionnaire à choix multiples.

    Pour chacune des cinq questions, quatre réponses sont proposées; une seule de ces réponses est exacte.

    Indiquer sur la copie le numéro de la question et recopier la réponse exacte sans justifier le choix effectué.

    Barème : une bonne réponse rapporte un point. Une réponse inexacte ou une absence de réponse n'apporte ni n'enlève aucun point.

    Question 1 :

    On considère la fonction g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x)= x^2+ 2x - \dfrac{3}{x}.

    Une équation de la tangente à la courbe représentative de g au point d'abscisse 1 est:

    a. y=7(x - 1)b. y = x - 1c. y = 7x + 7d. y = x +1

    Question 2 :

    On considère la suite \left(v_n\right) définie sur \N par v_n = \dfrac{3n}{n + 2}. On cherche à déterminer la limite de v_n lorsque n tend vers +\infty.

    a. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 1b. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = 3c. \displaystyle\lim_{n \to + \infty}v_n = \dfrac{3}{2}d. On ne peut pas la déterminer

    Question 3 : Dans une urne il y a 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue successivement 10 tirages aléatoires avec remise. Quelle est la probabilité (à 10^{-4} près) d'avoir 4 boules noires et 6 boules rouges?

    a. 0,1662b. 0,4c. 0,1115d. 0,8886

    Question 4 :

    On considère la fonction f définie sur \R par f(x) = 3\e^x - x.

    a. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = 3b. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = +\infty c. \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) =\quad -\infty\raggedrightd. On ne peut pas déterminer la limite de la fonction f lorsque x tend vers +\infty\tabularnewline

    Question 5 :

    Un code inconnu est constitué de 8 signes.

    Chaque signe peut être une lettre ou un chiffre. Il y a donc 36 signes utilisables pour chacune des positions.

    Un logiciel de cassage de code teste environ cent millions de codes par seconde. En combien de temps au maximum le logiciel peut-il découvrir le code ?

    a. \raggedright environ 0,3 secondeb. environ 8 heuresc. environ 3 heures\raggedrightd. environ 470 heures\tabularnewline
    Voir la correction

    1.QCM. On étudie g définie sur ]0~;~+\infty[ par g(x) = x^2 + 2x - \dfrac{3}{x}. Parmi les quatre équations proposées, laquelle est celle de la tangente à la courbe de g au point d'abscisse 1 ?

    g est dérivable sur ]0~;~+\infty[ et pour tout x de cet intervalle : g'(x) = 2x + 2 + \dfrac{3}{x^2}.
    On calcule g'(1) = 2 + 2 + 3 = 7 et \begin{aligned}g(1) &= 1 + 2 - 3 \\ &= 0\end{aligned}
    Une équation de la tangente au point d'abscisse 1 est y = g'(1)(x-1) + g(1) = 7(x-1), soit y = 7x - 7.
    Donc, la réponse est a. y = 7(x-1).

    2.QCM. On considère la suite (v_n) définie sur \mathbb{N} par v_n = \dfrac{3n}{n+2}. Quelle est la limite de v_n quand n tend vers +\infty ?

    Pour n \geqslant 1, on peut écrire \begin{aligned}v_n &= \dfrac{3n}{n\left(1+\frac{2}{n}\right)} \\ &= \dfrac{3}{1+\frac{2}{n}}\end{aligned}
    Comme \lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{2}{n} = 0, le dénominateur tend vers 1, donc \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.
    Donc, la réponse est b. \lim\limits_{n\to+\infty}v_n = 3.

    3.QCM. Une urne contient 6 boules noires et 4 boules rouges. On effectue 10 tirages successifs avec remise. Quelle est la probabilité, à 10^{-4} près, d'obtenir exactement 4 boules noires et 6 boules rouges ?

    Si X désigne le nombre de boules noires obtenues sur les 10 tirages, chaque tirage est une épreuve de Bernoulli de paramètre p = 0{,}6 (tirage avec remise), donc X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0{,}6.
    On veut \begin{aligned}P(X=4) &= \dbinom{10}{4}\times0{,}6^{4}\times0{,}4^{6} \\ &\approx 0{,}11148\end{aligned} soit environ 0,1115 à 10^{-4} près.
    Donc, la réponse est c. 0,1115.

    4.QCM. On considère f définie sur \mathbb{R} par f(x) = 3\text{e}^x - x. Quelle est la limite de f en +\infty ?

    Pour x \ne 0, on factorise : f(x) = x\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x} - 1\right).
    Or \lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x} = +\infty (croissance comparée), donc \lim\limits_{x\to+\infty}\left(3\dfrac{\text{e}^x}{x}-1\right) = +\infty.
    Par produit de limites (avec \lim\limits_{x\to+\infty}x=+\infty), on obtient \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.
    Donc, la réponse est b. \lim\limits_{x\to+\infty}f(x) = +\infty.

    5.QCM. Un code secret comporte 8 caractères, chacun étant une lettre ou un chiffre parmi 36 signes possibles. Un logiciel teste environ 100 millions de codes par seconde. En combien de temps, au maximum, peut-il trouver le code ?

    Le nombre total de codes possibles est 36^{8} = 2\,821\,109\,907\,456.
    Au rythme de 10^{8} codes par seconde, il faut au maximum \dfrac{2\,821\,109\,907\,456}{10^{8}} \approx 28\,211 secondes, soit environ 470 minutes, soit environ 7,8 heures.
    Donc, la réponse est b. environ 8 heures.

    Bac Terminale 2021 : Centres étrangers - Groupe 1 (jour 2) Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE et J est un point du segment [CG].

    Il existe donc a \in [0~;~1] tel que \vect{\text{CJ}} =a \vect{\text{CG}}.

    On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ).

    On note K et L les points d'intersection de la droite (d) et des droites (AE) et (DH).

    On se place dans le repère \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}}, \vect{\text{AD}},\quad \vect{\text{AE}}\right).

    Partie A : Dans cette partie a = \dfrac{2}{3}

    A B C D E F G H P J I K L

    1. Donner les coordonnées des points F, I et J.
    2. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (d).
      1. Montrer que le point de coordonnées \left(0~;~ 0~;~\dfrac{2}{3}\right) est le point K.
      2. Déterminer les coordonnées du point L, intersection des droites (d) et (DH).
      1. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
      2. Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.
      3. Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

    Partie B : Cas général

    On admet que les coordonnées des points K et L sont : K\left(0~;~0~;~1- \dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right).

    On rappelle que a \in [0~;~1].

    1. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.
    2. Montrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.
    3. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un losange ? Justifier.
    4. Existe-t-il des valeurs de a telles que le quadrilatère FJLK soit un carré ? Justifier.

    \textsc{EXERCICE au choix du candidat} 5 points

    Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi : exercice A ou exercice B.

    EXERCICE A - Fonction ln

    Partie A :

    Dans un pays, une maladie touche la population avec une probabilité de 0,05.

    On possède un test de dépistage de cette maladie.

    On considère un échantillon de n personnes (n \geqslant 20) prises au hasard dans la population assimilé à un tirage avec remise.

    On teste l'échantillon suivant cette méthode : on mélange le sang de ces n individus, on teste le mélange.

    Si le test est positif, on effectue une analyse individuelle de chaque personne.

    Soit X_n la variable aléatoire qui donne le nombre d'analyses effectuées.

    1. Montrer X_n prend les valeurs 1 et (n + 1).
    2. Prouver que P\left(X_n = 1\right) = 0,95^n.

      Établir la loi de X_n en recopiant sur la copie et en complétant le tableau suivant:

      x_i1n + 1
      P\left(X_n = x_i\right)
    3. Que représente l'espérance de X_n dans le cadre de l'expérience ?

      Montrer que E\left(X_n\right) =n + 1 - n \times\quad 0,95^n.

    Partie B :

    1. On considère la fonction f définie sur [20~;~ +\infty[ par f(x) = \ln (x) + x \ln (0,95).

      Montrer que f est décroissante sur [20~;~ +\infty[.
    2. On rappelle que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} \dfrac{\ln x}{x} = 0. Montrer que \displaystyle\lim_{x \to + \infty} f(x) = - \infty.
    3. Montrer que f(x) = 0 admet une unique solution a sur [20~;~ +\infty[.

      Donner un encadrement à 0,1 près de cette solution.
    4. En déduire le signe de f sur [20~;~ +\infty[.

    Partie C :

    On cherche à comparer deux types de dépistages.

    La première méthode est décrite dans la partie A, la seconde, plus classique, consiste à tester tous les individus.

    La première méthode permet de diminuer le nombre d'analyses dès que E\left(X_n\right)\quad < n.

    En utilisant la partie B, montrer que la première méthode diminue le nombre d'analyses pour des échantillons comportant 87 personnes maximum.

    EXERCICE B - Équation différentielle

    Partie A : Détermination d'une fonction f et résolution d'une équation différentielle

    On considère la fonction f définie sur \R par :

    f(x) = \e^x+ ax + b\e^{-x}

    a et b sont des nombres réels que l'on propose de déterminer dans cette partie.

    Dans le plan muni d'un repère d'origine O, on a représenté ci-dessous la courbe \mathcal{C}, représentant la fonction f, et la tangente (T) à la courbe \mathcal{C} au point d'abscisse 0.

    012 1 2123456 C

    1. Par lecture graphique, donner les valeurs de f(0) et de f'(0).
    2. En utilisant l'expression de la fonction f, exprimer f(0) en fonction de b et en déduire la valeur de b.
    3. On admet que la fonction f est dérivable sur \R et on note f' sa fonction dérivée.
      1. Donner, pour tout réel x, l'expression de f'(x).
      2. Exprimer f'(0) en fonction de a.
      3. En utilisant les questions précédentes, déterminer a, puis en déduire l'expression de f(x).
    4. On considère l'équation différentielle :

      (E):\quad y' +y =2\e^x - x - 1

      1. Vérifier que la fonction g définie sur \R par :

        g(x) = \e^x - x + 2\e^{-x}.

        est solution de l'équation (E).
      2. Résoudre l'équation différentielle y' + y = 0.
      3. En déduire toutes les solutions de l'équation (E).

    Partie B : Étude de la fonction g sur [1~;~+\infty[

    1. Vérifier que pour tout réel x, on a :

      \e^{2x} - \e^x - 2 = \left(\e^x - 2\right)\left(\e^x + 1\right)
    2. En déduire une expression factorisée de g'(x), pour tout réel x.
    3. On admettra que, pour tout x \in\quad [1~;~ +\infty[, \e^x - 2 > 0.

      Étudier le sens de variation de la fonction g sur [1~;~ +\infty[.
    Voir la correction

    PartieA (avec a = \dfrac{2}{3}) ; 1. ABCDEFGH est un cube. I est le centre de la face ADHE, J est le point du segment [CG] tel que \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG}. Dans le repère \left(\text{A}~;~\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AE}\right), donner les coordonnées de F, I et J.

    Le cube a pour arête 1 dans ce repère, donc F, sommet opposé à D sur la face supérieure du carré ABFE, a pour coordonnées F(1~;~0~;~1).
    I est le centre de la face ADHE, donc le milieu de [AH] (et aussi de [DE]) : I\left(0~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}\right).
    Comme \overrightarrow{CJ} = \dfrac{2}{3}\overrightarrow{CG} avec C(1~;~1~;~0) et G(1~;~1~;~1), on a J\left(1~;~1~;~\dfrac{2}{3}\right).

    PartieA ; 2. On note (d) la droite passant par I et parallèle à (FJ). Déterminer une représentation paramétrique de (d).

    \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix} (obtenu par J - F).
    (d) passe par I\left(0~;~\frac{1}{2}~;~\frac{1}{2}\right) et admet \overrightarrow{FJ} pour vecteur directeur, donc une représentation paramétrique de (d) est : x = 0, y = \dfrac{1}{2} + t, z = \dfrac{1}{2} - \dfrac{t}{3}, avec t \in \mathbb{R}.

    PartieA ; 3.a K est le point d'intersection de (d) et de (AE). Montrer que K a pour coordonnées \left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

    La droite (AE) est l'axe des cotes (points d'ordonnée nulle). On cherche donc le point de (d) tel que y = 0 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 0 &\iff t = -\dfrac{1}{2} \end{aligned}
    La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{-\frac{1}{2}}{3} \\ &= \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{4}{6} \\ &= \dfrac{2}{3}\end{aligned}
    On obtient bien K\left(0~;~0~;~\dfrac{2}{3}\right).

    PartieA ; 3.b Déterminer les coordonnées du point L, intersection de (d) et de (DH).

    Tous les points de (DH) ont pour ordonnée 1. On cherche donc le point de (d) tel que y = 1 : \begin{aligned}\dfrac{1}{2} + t = 1 &\iff t = \dfrac{1}{2} \end{aligned}
    La cote correspondante vaut \begin{aligned}z &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{2\times3} \\ &= \dfrac{1}{2} - \dfrac{1}{6} \\ &= \dfrac{1}{3}\end{aligned}
    Donc, la réponse est L\left(0~;~1~;~\dfrac{1}{3}\right).

    PartieA ; 4.a Démontrer que le quadrilatère FJLK est un parallélogramme.

    Le milieu de [FL] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{0+1}{2}~;~\dfrac{1+\frac{1}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    Le milieu de [JK] a pour coordonnées \left(\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{1+0}{2}~;~\dfrac{\frac{2}{3}+\frac{2}{3}}{2}\right) = \left(\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{1}{2}~;~\dfrac{2}{3}\right).
    Les diagonales [FL] et [JK] ont le même milieu : FJLK est donc un parallélogramme.

    PartieA ; 4.b Démontrer que le quadrilatère FJLK est un losange.

    \overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ -\frac{2}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 0\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= (-1)\times(-1) + 1\times(-1) + \left(-\dfrac{2}{3}\right)\times0 \\ &= 1 - 1 + 0 \\ &= 0\end{aligned}
    Les diagonales du parallélogramme FJLK sont donc perpendiculaires : FJLK est un losange.

    PartieA ; 4.c Le quadrilatère FJLK est-il un carré ?

    \overrightarrow{KF}\begin{pmatrix}1 \\ 0 \\ \frac{1}{3}\end{pmatrix} et \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -\frac{1}{3}\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{KF}\cdot\overrightarrow{FJ} &= 0 + 0 - \dfrac{1}{9} \\ &= -\dfrac{1}{9} \ne 0\end{aligned}
    Les côtés consécutifs [KF] et [FJ] ne sont donc pas perpendiculaires : le losange FJLK n'est pas un rectangle, donc, la réponse est non, FJLK n'est pas un carré.

    PartieB (cas général) ; 1. On admet désormais que K\left(0~;~0~;~1-\dfrac{a}{2}\right) et L\left(0~;~1~;~\dfrac{a}{2}\right), avec a \in [0~;~1]. Déterminer les coordonnées de J en fonction de a.

    G a pour coordonnées (1~;~1~;~1), donc \overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ 1\end{pmatrix}, d'où \overrightarrow{CJ} = a\overrightarrow{CG}\begin{pmatrix}0 \\ 0 \\ a\end{pmatrix}.
    Comme C(1~;~1~;~0), on en déduit J(1~;~1~;~a).

    PartieB ; 2. Montrer que FJLK est un parallélogramme, quelle que soit la valeur de a.

    \overrightarrow{FJ}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{KL}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ a-1\end{pmatrix} (en calculant \dfrac{a}{2} - \left(1-\dfrac{a}{2}\right) = a - 1).
    \overrightarrow{FJ} = \overrightarrow{KL} : FJLK est donc un parallélogramme pour toute valeur de a.

    PartieB ; 3. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un losange ?

    \overrightarrow{FL}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ \frac{a}{2}-1\end{pmatrix} et \overrightarrow{JK}\begin{pmatrix}-1 \\ -1 \\ 1-\frac{3a}{2}\end{pmatrix}.
    \begin{aligned}\overrightarrow{FL}\cdot\overrightarrow{JK} &= 1 - 1 + \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right) \\ &= \left(\dfrac{a}{2}-1\right)\left(1-\dfrac{3a}{2}\right)\end{aligned}
    Ce produit s'annule si et seulement si \dfrac{a}{2} = 1 (soit a=2) ou 1 = \dfrac{3a}{2} (soit a = \dfrac{2}{3}).
    Seule la valeur a = \dfrac{2}{3} appartient à l'intervalle [0~;~1] : dans ce cas, les diagonales du parallélogramme FJLK sont perpendiculaires, donc, la réponse est oui, uniquement pour a = \dfrac{2}{3}, FJLK est un losange.

    PartieB ; 4. Existe-t-il des valeurs de a pour lesquelles FJLK est un carré ?

    D'après la question précédente, la seule valeur de a rendant FJLK losange est a = \dfrac{2}{3}, cas déjà étudié en partie A où l'on a montré que ce losange n'était pas un carré : donc, la réponse est non, il n'existe aucune valeur de a pour laquelle FJLK est un carré.

    Bac Terminale 2021 : Polynésie française Voir le sujet complet → ✅ Voir le corrigé⬇ Corrigé (PDF)

    Commun à tous les candidats

    Dans l'espace, on considère le cube ABCDEFGH d'arête de longueur égale à 1.

    On munit l'espace du repère orthonormé \left(\text{A}~;~\vect{\text{AB}},~\vect{\text{AD}},~\vect{\text{AE}}\right).

    On considère le point M tel que \vect{\text{BM}} = \dfrac{1}{3}\vect{\text{BH}}.

    z y x M B C D H E F A G

    1. Par lecture graphique, donner les coordonnées des points B, D, E, G et H.
      1. Quelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.
      2. On admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{4}c^2.

        Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt{3}}{2}.
    2. Démontrer que les coordonnées de M sont \left(~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{1}{3}~; ~\dfrac{1}{3}\right).
      1. Justifier que le vecteur \vect{n}(-1~;~1~;~1) est normal au plan (EGD).
      2. En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est: - x + y + z - 1 = 0.
      3. Soit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) et passant par le point M.

        Montrer qu'une représentation paramétrique de cette droite est:

        \mathcal{D}\quad :\quad \left\{\begin{array}{l c l} x&=&\dfrac{2}{3} - t\\ y&=&\dfrac{1}{3} + t\\ z&=&\dfrac{1}{3} + t \end{array}\right.,\quad t \in \R
    3. Le cube ABCDEFGH est représenté ci-dessus selon une vue qui permet de mieux percevoir la pyramide GEDM, en gris sur la figure :

      x y z M B C D H E F A G

      Le but de cette question est de calculer le volume de la pyramide GEDM.

      1. Soit K, le pied de la hauteur de la pyramide GEDM issue du point M.

        Démontrer que les coordonnées du point K sont \left(\dfrac{1}{3}~;~\dfrac{2}{3}~;~\dfrac{2}{3}\right).
      2. En déduire le volume de la pyramide GEDM.

        On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule

        V = \dfrac{b \times h}{3}b désigne l'aire d'une base et h la hauteur associée.

    EXERCICE au choix du candidat 5 points

    Le candidat doit traiter un seul des deux exercices A ou B.

    Il indique sur sa copie l'exercice choisi: exercice A ou exercice B.

    Pour éclairer son choix, les principaux domaines abordés par chaque exercice sont indiqués dans un encadré.

    EXERCICE A

    Principaux domaines abordés : Fonction exponentielle, convexité, dérivation,
    équations différentielles

    Cet exercice est composé de trois parties indépendantes.

    On a représenté ci-dessous, dans un repère orthonormé, une portion de la courbe représentative \mathcal{C} d'une fonction f définie sur \R :

    0123 1 2 3123 C A B

    On considère les points A(0 ; 2) et B(2 ; 0).

    Partie 1

    Sachant que la courbe \mathcal{C} passe par A et que la droite (AB) est la tangente à la courbe \mathcal{C} au point A, donner par lecture graphique :

    1. La valeur de f(0) et celle de f'(0).
    2. Un intervalle sur lequel la fonction f semble convexe.
    Partie 2

    On note (E) l'équation différentielle

    y' = -y + \text{e}^{-x}.

    On admet que g :\quad x \longmapsto\quad x\text{e}^{-x} est une solution particulière de (E).

    1. Donner toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (H) : y' = -y.
    2. En déduire toutes les solutions sur \R de l'équation différentielle (E).
    3. Sachant que la fonction f est la solution particulière de (E) qui vérifie f(0) = 2, déterminer une expression de f(x) en fonction de x.
    Partie 3

    On admet que pour tout nombre réel x, f(x) = (x + 2)\text{e}^{-x}.

    1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
      1. Montrer que pour tout x \in \R,\quad f'(x) = (-x - 1) \text{e}^{-x}.
      2. Étudier le signe de f'(x) pour tout x \in \R et dresser le tableau des variations de f sur \R.

        On ne précisera ni la limite de f en - \infty ni la limite de f en + \infty.

        On calculera la valeur exacte de l'extremum de f sur \R.
    2. On rappelle que f'' désigne la fonction dérivée seconde de la fonction f.
      1. Calculer pour tout x \in \R,\quad f''(x).
      2. Peut-on affirmer que f est convexe sur l'intervalle [0~;~+\infty[?

    EXERCICE B

    Principaux domaines abordés: Fonction logarithme népérien, dérivation

    Cet exercice est composé de deux parties.

    Certains résultats de la première partie seront utilisés dans la deuxième.

    Partie 1 : Étude d'une fonction auxiliaire

    Soit la fonction f définie sur l'intervalle [1 ; 4] par :

    f(x) = - 30x + 50 + 35\ln x.

    1. On rappelle que f' désigne la fonction dérivée de la fonction f.
      1. Pour tout nombre réel x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que:

        f'(x) = \dfrac{35- 30x}{x}.
      2. Dresser le tableau de signe de f'(x) sur l'intervalle [1 ; 4].
      3. En déduire les variations de f sur ce même intervalle.
    2. Justifier que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution, notée \alpha, sur l'intervalle [1 ; 4] puis donner une valeur approchée de \alpha à 10^{-3} près.
    3. Dresser le tableau de signe de f(x) pour x \in [1~;~4].

    Partie 2 : Optimisation

    Une entreprise vend du jus de fruits. Pour x milliers de litres vendus, avec x nombre réel de l'intervalle [1 ; 4], l'analyse des ventes conduit à modéliser le bénéfice B(x) par l'expression donnée en milliers d'euros par :

    B(x) = - 15x^2 + 15x +35x \ln x.

    1. D'après le modèle, calculer le bénéfice réalisé par l'entreprise lorsqu'elle vend 2500 litres de jus de fruits.

      On donnera une valeur approchée à l'euro près de ce bénéfice.
    2. Pour tout x de l'intervalle [1 ; 4], montrer que B'(x) = f(x)B' désigne la fonction dérivée de B.
      1. À l'aide des résultats de la partie 1, donner les variations de la fonction B sur l'intervalle [1 ; 4].
      2. En déduire la quantité de jus de fruits, au litre près, que l'entreprise doit vendre afin de réaliser un bénéfice maximal.
    Voir la correction

    Onconsidère un cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé \left(A~;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AD},~\overrightarrow{AE}\right), et le point M défini par \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}. 1. Donner, par lecture graphique, les coordonnées des points B, D, E, G et H.

    Dans ce repère : B(1 ; 0 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1).

    2.aQuelle est la nature du triangle EGD ? Justifier la réponse.

    Les segments [EG], [GD] et [ED] sont chacun la diagonale d'une face carrée de côté 1 du cube, donc \begin{aligned}EG &= GD \\ &= ED \\ &= \sqrt2\end{aligned} (diagonale d'un carré de côté 1) : le triangle EGD est équilatéral, de côté \sqrt2.

    2.bOn admet que l'aire d'un triangle équilatéral de côté c vaut \dfrac{\sqrt3}{4}c^{2}. Montrer que l'aire du triangle EGD est égale à \dfrac{\sqrt3}{2}.

    Avec c=\sqrt2, l'aire du triangle EGD vaut \begin{aligned}\dfrac{\sqrt3}{4}\times\left(\sqrt2\right)^{2} &= \dfrac{\sqrt3}{4}\times2 \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned}

    3.Démontrer que les coordonnées de M sont \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

    \overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} (coordonnées de H moins celles de B), donc \overrightarrow{BM} = \dfrac13\overrightarrow{BH}\begin{pmatrix}-\frac13 \\ \frac13 \\ \frac13\end{pmatrix}.
    Comme \overrightarrow{BM}\begin{pmatrix}x_M-1 \\ y_M \\ z_M\end{pmatrix}, on obtient \begin{aligned}x_M &= 1-\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} y_M=\dfrac13 et z_M=\dfrac13.
    Donc, la réponse est que M a pour coordonnées \left(\dfrac23~;~\dfrac13~;~\dfrac13\right).

    4.aJustifier que le vecteur \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} est normal au plan (EGD).

    \overrightarrow{EG}\begin{pmatrix}1 \\ 1 \\ 0\end{pmatrix} (coordonnées de G moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{EG} &= -1+1+0 \\ &= 0\end{aligned}
    \overrightarrow{ED}\begin{pmatrix}0 \\ 1 \\ -1\end{pmatrix} (coordonnées de D moins celles de E), donc \begin{aligned}\overrightarrow{n}\cdot\overrightarrow{ED} &= 0+1-1 \\ &= 0\end{aligned}
    \overrightarrow{n} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (EGD) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

    4.bEn déduire qu'une équation cartésienne du plan (EGD) est -x+y+z-1=0.

    Un plan de vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} admet une équation de la forme -x+y+z+d=0, avec d réel à déterminer.
    Le point E(0 ; 0 ; 1) appartient au plan (EGD), donc ses coordonnées vérifient cette équation : \begin{aligned}-0+0+1+d = 0 &\iff d = -1 \end{aligned}
    Donc, la réponse est que le plan (EGD) a pour équation -x+y+z-1=0.

    4.cSoit \mathcal{D} la droite orthogonale au plan (EGD) passant par M. Montrer qu'une représentation paramétrique de \mathcal{D} est x=\dfrac23-t,\ y=\dfrac13+t,\ z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

    La droite \mathcal{D} est orthogonale au plan (EGD), elle est donc dirigée par le vecteur normal \overrightarrow{n}\begin{pmatrix}-1 \\ 1 \\ 1\end{pmatrix} de ce plan ; elle passe de plus par M\left(\frac23~;~\frac13~;~\frac13\right).
    Un point P(x~;~y~;~z) appartient à \mathcal{D} si, et seulement si, \overrightarrow{MP} = t\overrightarrow{n} pour un certain réel t, c'est-à-dire x-\dfrac23=-t, y-\dfrac13=t et z-\dfrac13=t.
    Donc, la réponse est que \mathcal{D} admet pour représentation paramétrique x=\dfrac23-t, y=\dfrac13+t, z=\dfrac13+t, avec t\in\mathbb{R}.

    5.aSoit K le pied de la hauteur issue de M dans la pyramide GEDM. Démontrer que les coordonnées de K sont \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

    La droite \mathcal{D} passe par M et est perpendiculaire au plan (EGD) : c'est donc la hauteur de la pyramide GEDM issue de M, et son pied K est le point d'intersection de \mathcal{D} avec le plan (EGD).
    Les coordonnées de K vérifient donc à la fois la représentation paramétrique de \mathcal{D} et l'équation du plan (EGD) : en substituant x=\frac23-t, y=\frac13+t, z=\frac13+t dans -x+y+z-1=0, on obtient \begin{aligned}-\left(\frac23-t\right)+\frac13+t+\frac13+t-1 = 0 &\iff 3t = 1 \\ &\iff t = \dfrac13 \end{aligned}
    En remplaçant t par \dfrac13 : \begin{aligned}x &= \dfrac23-\dfrac13 \\ &= \dfrac13\end{aligned} \begin{aligned}y &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned} et \begin{aligned}z &= \dfrac13+\dfrac13 \\ &= \dfrac23\end{aligned}
    Donc, la réponse est que K a pour coordonnées \left(\dfrac13~;~\dfrac23~;~\dfrac23\right).

    5.bEn déduire le volume de la pyramide GEDM. On rappelle que le volume d'une pyramide est V=\dfrac{b\times h}{3}, où b est l'aire d'une base et h la hauteur associée.

    \overrightarrow{KM}\begin{pmatrix}\frac13 \\ -\frac13 \\ -\frac13\end{pmatrix} (coordonnées de M moins celles de K), donc \begin{aligned}KM^{2} &= \dfrac19+\dfrac19+\dfrac19 \\ &= \dfrac13\end{aligned} d'où \begin{aligned}KM &= \sqrt{\dfrac13} \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned}
    K est le pied de la hauteur issue de M pour la base EGD, donc \begin{aligned}h &= KM \\ &= \dfrac{\sqrt3}{3}\end{aligned} et \begin{aligned}b &= \mathcal{A}(\text{EGD}) \\ &= \dfrac{\sqrt3}{2}\end{aligned} (question 2.b).
    Le volume de la pyramide GEDM vaut donc \begin{aligned}V &= \dfrac{\frac{\sqrt3}{2}\times\frac{\sqrt3}{3}}{3} \\ &= \dfrac{\frac{3}{6}}{3} \\ &= \dfrac16\end{aligned}
    Donc, la réponse est que la pyramide GEDM a un volume égal à \dfrac16.

    Les trois questions suivantes sont indépendantes.

    1. \text{A} = 2x(x - 1) - 4 (x - 1).

      Développer et réduire l'expression A.
    2. Montrer que le nombre -5 est une solution de l'équation (2x + 1) \times (x-2) = 63.
    3. On considère la fonction f définie par f(x) = -3x + 1,5.
      1. Parmi les deux graphiques ci-dessous, quel est celui qui représente la fonction f ?
      2. Justifiez votre choix.

    GraphiqueA -2 -2 -1 -1 1 1 2 2 3 3 4 4 0 (d 1 ) GraphiqueB -2 -2 -1 -1 1 1 2 2 3 3 4 4 0 (d 2 )

    Voir la correction

    1.Développer et réduire A = 2x(x-1)-4(x-1).

    A = 2x(x-1)-4(x-1) = 2x^2-2x-4x+4 = 2x^2-6x+4.

    2.Montrer que -5 est solution de l'équation (2x+1)(x-2)=63.

    Pour x=-5 : (2\times(-5)+1)\times(-5-2) = (-10+1)\times(-7) = (-9)\times(-7) = 63, ce qui correspond bien au membre de droite : -5 est solution.

    3.aOn considère la fonction f(x) = -3x+1{,}5. Deux droites sont représentées sur deux graphiques : laquelle représente f ?

    L'ordonnée à l'origine de f est 1{,}5 et son coefficient directeur est -3.
    C'est la droite dont l'ordonnée à l'origine vaut 1,5 et qui est décroissante (pente -3) qui représente f.

    3.bJustifier ce choix.

    La droite choisie est bien celle qui coupe l'axe des ordonnées en 1,5 et qui descend de 3 unités à chaque fois que x augmente de 1, ce qui correspond exactement au coefficient directeur -3 et à l'ordonnée à l'origine 1{,}5 de f.

    Dans tout l'exercice l'unité de longueur est le mm.

    On lance une fléchette sur une plaque carrée sur laquelle figure une cible circulaire (en gris sur la figure), Si la pointe de la fléchette est sur le bord de la cible, on considère que la cible n'est pas atteinte.

    On considère que cette expérience est aléatoire et l'on s'intéresse à la probabilité que la fléchette atteigne la cible.

    • La longueur du côté de la plaque carrée est 200.
    • Le rayon de la cible est 100.
    • La fléchette est représentée par le point F de coordonnées (x~;~y)x et y sont des nombres aléatoires compris entre -100 et 100.

    x y 050 50 1000 50 10050 050100 50 1000 50 10050100Cible O H F

    1. Dans l'exemple ci-dessus, la fléchette F est située au point de coordonnées (72 ; 54).

      Montrer que la distance OF, entre la fléchette et l'origine du repère est 90.
    2. D'une façon générale, quel nombre ne doit pas dépasser la distance OF pour que la fléchette atteigne la cible ?
    3. On réalise un programme qui simule plusieurs fois le lancer de cette fléchette sur la plaque carrée et qui compte le nombre de lancers atteignant la cible. Le programmeur a créé trois variables nommées :

      carré de OF, distance et score.

      Quand estcliqué mettre score à 0 alleràx: nombrealéatoireentre -100 et 100 y: nombrealéatoireentre -100 et 100 mettre CarrédeOF à abscissex * abscissex + mettre distance à racine de ajouterà score 1 si distance < ... alors répéter 120 fois

      1. Lorsqu'on exécute ce programme, combien de lancers sont simulés ?
      2. Quel est le rôle de la variable score ?
      3. Compléter et recopier sur la copie uniquement les lignes 5, 6 et 7 du programme afin qu'il fonctionne correctement.
      4. Après une exécution du programme, la variable score est égale à 102.

        À quelle fréquence la cible a-t-elle été atteinte dans cette simulation ?

        Exprimer le résultat sous la forme d'une fraction irréductible.
    4. On admet que la probabilité d'atteindre la cible est égale au quotient : aire de la cible divisée par aire de la plaque carrée.

      Donner une valeur approchée de cette probabilité au centième près.
    Voir la correction

    1.Une fléchette est représentée par le point F de coordonnées (72 ; 54) dans un repère d'origine O. En notant H le projeté de F sur l'axe des abscisses (donc OH = 72 et HF = 54), montrer que la distance OF vaut 90.

    Le triangle OFH est rectangle en H (par construction, HF est vertical et OH horizontal).
    D'une part, \text{OF}^2 est la quantité que l'on cherche à calculer.
    D'autre part, d'après le théorème de Pythagore appliqué au triangle OFH rectangle en H, \text{OF}^2 = \text{OH}^2+\text{HF}^2 = 72^2+54^2 = 5\,184+2\,916 = 8\,100.
    On a donc \text{OF} = \sqrt{8\,100} = 90.
    Donc, d'après le théorème de Pythagore, la distance OF est bien égale à 90.

    2.La cible est un disque de rayon 100 centré en O. D'une façon générale, quel nombre ne doit pas dépasser la distance OF pour que la fléchette atteigne la cible ?

    Pour que le point F soit à l'intérieur du disque, il faut et il suffit que la distance OF soit strictement inférieure au rayon du disque : la distance OF ne doit pas dépasser 100 (elle doit même lui être strictement inférieure).

    3.aUn programme simule des lancers de fléchette, avec des coordonnées x et y aléatoires entre -100 et 100, répétés dans une boucle « répéter 120 fois ». Combien de lancers sont simulés à chaque exécution ?

    La boucle du programme est répétée 120 fois : le programme simule donc 120 lancers.

    3.bQuel est le rôle de la variable score dans ce programme ?

    La variable score compte, au fil des 120 lancers simulés, le nombre de fléchettes qui ont atteint la cible.

    3.cLe programme utilise trois variables : carré de OF, distance et score. Comment compléter les lignes qui calculent le carré de OF, la distance, puis testent si la cible est atteinte ?

    La variable carré de OF doit recevoir la somme du carré de l'abscisse et du carré de l'ordonnée du point simulé, soit (abscisse x)\times(abscisse x) + (ordonnée y)\times(ordonnée y).
    La variable distance doit recevoir la racine carrée de la variable carré de OF.
    Le test doit ensuite comparer la variable distance à la valeur 100 : si distance est inférieure à 100, on ajoute 1 au score.

    3.dAprès une exécution du programme, la variable score est égale à 102. À quelle fréquence la cible a-t-elle été atteinte ? Exprimer le résultat sous forme de fraction irréductible.

    La fréquence de réussite est \dfrac{102}{120}.
    On simplifie : \begin{aligned}\dfrac{102}{120} &= \dfrac{51}{60} \\ &= \dfrac{17}{20}\end{aligned} (en divisant par 2 puis par 3).
    Donc, la réponse est \dfrac{17}{20}.

    4.On admet que la probabilité d'atteindre la cible est égale au quotient de l'aire de la cible par l'aire de la plaque carrée (côté 200, rayon de la cible 100). Donner une valeur approchée de cette probabilité au centième près.

    L'aire de la plaque carrée est 200^2 = 40\,000.
    L'aire de la cible (disque de rayon 100) est \pi\times100^2 = 10\,000\,\pi.
    La probabilité est donc \dfrac{10\,000\,\pi}{40\,000} = \dfrac{\pi}{4} \approx 0,79 au centième près.